Permettez-moi, mon cher ami, de vous dédier cette brochure consacrée: :: à la défense de nos idées. Dès le début vous avez été l’un des plus ardents soutiens de notre cause et vous fütes toujours à nos côtés à l'heure : du donger. Je voudrais pouvoir mieux vous exprimer ma reconnaissance, mais je préfère vous laisser la parole; car votre prochaïn :: ouvrage sera pour vous, j'en suis persuadé, la consécration définitive 4e votre réel savoir, déguisé sous votre trop grande modestie.
FAPÜUSe
; L'Occultisme a conquis, dépuis quelques années, üne - place importante dans l'esprit de beaucoup de chercheurs ._ contemporains. Lorsque l'on fut certain que la plupar * des phénomènes produits par. la force psychique étaient . rééls, on se souvint qu'il existait une théorie partieue -Hète de.ces phénomènes: la us |
! Les Mages de Perse prét endaient expliquer et produir. a volonté des faits du même genre ; il étail donc intéres: , sant de connaître leurs idées à cet Po -
Cés idées. ne sont pas aussi perdues qu on pouriäit ; sa croire. au premier abord. Une étude, même superficie :. des auteurs qui se sont occupés de Magie et d'Alchitniée travers les âges et quelques rapprochements entre les idée re par ces auteurs et celles émises dans le Zen vesta d'une part, et la Kabbale d'autre part, permet d reconnaître, sous les so ét nn des termes à tra versles siècles, une concordance parfaite dans les idées Dé tout cela se dégage une doctrine particulièr -qu ‘chose curieuse, peut très bien s’allier à nos ihéories scien hifiques contemporaines et, bien plus, peut aider... ‘science à déblayer un peu le cahos des jee, encore ine® Pliqués, de la Nature,
PRÉFACE
L'Occultisme est une doctrine qui vaut ce que valent outes les doctrines. Il n’a pas la prétention de posséder : eul la Vérité sur les points qu'il aborde, loin de là. Mais es théories qu'il expose tendent à remplacer partout le. mysticisme par un certain rationalisme. Notamment, dans l'étude des faits spiriles, l'occultisme, sans nier l'inervéntion dans certains cas des entités personnelles êtres défunts, restreint considérablement le rôle qu'on put aitribuer à ces entités et prétend ramener la plupart de ces faits à des phénomènes d'la ypnotisme transsendant produits principalement par les forces émanées di ‘médium et des assistants,
est là qu'il faut chercher l'origine de le faveur dont
occultisme a été l'objet auprès des esprits éclairés et la ause de son rapide succès en France; c’est là aussi qu il faut:voir le raison d'être des attaques acerbes dont l'Oc-_ Voullisme est et sera l'objet déla part de certains écrivains
“smries. Ne pas nier la réalité des faits produits. “applaudir au contraire à la publication de tous les ou- » vrayes, à toutes les expériences prouvant l’éxistence de ces ais, mats chercher à ramener les expériences spirites de M: Henry Lacroix avec.Alfred de Musset ou les commu-. ications de Victor Hügo et de Jeanne d'Arc à de simples its. de psychiatrie, sans jamais nier loutefois la comunication possible d'un enfant à son père, c'est s'attirer
surement l’animosité de ceux qui veulent étre. éonsolés phi tout. On a fort malmené l’ Occultisme sans.le conitre, le plus souvent; nous avons fait nos efforts dans. s brochure pour? ramener la question sur sOf véritahle
e-titre donné à re brochure! n'a pas: Late pré- htion que celle d'indiquer l'origine historique, des docies.que nous avons essayé d exposer de notre mieux. : st-à la Science des Mages que l’occultisme se. rattache. ctement, et, pour le prouver, nous avons pris soin de. dès œuteurs, choisis dans tous les siècles, depuis - que du Zend Avesta et de la K abbale jusqu'en 1895, istant particulièrement sur le xvi siècle, remar- -
PRÉFACE | VE
tions faites par des membres de notre Université, afin qu'on ne puisse pas nous accuser d'avoir trahi la pensée d'un auteur. Enfin nous renvoyons à l'auteur, en conservant par devers nous le nom des traducteurs et le renvoi .: au chapitre, à seule fin de pouvoir dire, s'il le faut, sic vos non vobis. |
Nous espérons ainsi répondre de notre mieux à ceux qui, faute de connaître les premiers éléments de l'histoire …. des doctrines philosophiques, se figurent que nous avons _:
_inventé l’occultisme. | SN
Nous n'avons pas plus de titre à un tel honneur qu'à porter le nom de « Mage » qu'on à voulu nous imposer, “malgré nos vives protestations. Nous considérons en -: * effet l'emploi de ces titres d’un autre âge comme des sa-
tisfaciions d’une sotte vanité, excusables pour un débu- . * tant, mais ridicules au premier chef pour un écrivain: sérieux et surtout comme fort nuisibles à laconsidcration : qui doit s'attacher à touterecherche sincère. Au xix° siècle, :: n'y a de titre sérieux que ceux qu'on gagne à l'examen, : : que ceux qu'on peut conquérir dans les Facultés. Réfor-.: mez les examens, créez-en de nouveaux si tel est votre plaisir ; mais n'affichez jamais un titre n'offrant aucune garantie de savoir comme ceux de « Mage » ou « d’hié- rophante ». On peut n'avoir aucun diplôme et manifester ..- du génie. Pourquoi singer dans ce cas ce qu’on est en. : droit de dédaigner ? ict#
Mais, pour revenir à l'Occultisme, à cette antique : science des Mages, rappelons que le but du présent tra-..: vail est d'offrir un résumé très succint de la question. Nous sommes obligés d'énoncer, sous forme d’affirmations .” . dogmatiques, des idées qui demanderaient souvent de longs :: développements. Aussi renvoyons-nous les lecteurs curieux d'autres délails sur la Naissance, la Mort, les Sept Principes et l'Histoire, etc., etc., à notre précédent … “ouvrage Traité méthodique de Science Occulte, / 200 pages ‘ _in-8 (1) où ts trouveront des tables nombreuses et des:
(1) En vente chez Carré, éditeur, 58, rue Saint-André-des-Arts,
et à la Librairie ün Merveilleux, 29, rue de Trévise, Paris.
"VA PRÉFACE
renseignements complémentaires soit sur la Bibliographie, soit sur la doctrine.
= Toutefois le résumé que nous présentons au public est entièrement inédit ef n'est pas formé d’un choir éclectique
_ entre nos précédentes études, C’est donc un essai de diffu-
x. sion de nos idées, essai dont le lecteur saura excuser les F . obscurites et les faiblesses.
Papus.
AMIENS Ve, * 4
PRÉLIMINAIRES
LA TRI-UNITÉ —— LES CORRESPONDANCES ET I, ANALOGIE — L'ASTRAL,
L'histoire rapporte que les plus grands penseurs de l’antiquité qu'ait vus naître notre Occident allérent parachever leur instruction dans les mystères égyptiens.
La Science enseignée par les détenteurs de ces mystères est : connue sous différents noms : Science occulte, Hermétisme, : Magie, Occultisme, Esotérisme, etc., etc.
Partout identique dans ses principes, ce code d'instruction constitue la Science traditionnelle des Mages, que nous appe-" : lons généralement : Occultisme. Cette science embrassait la . théorie et la pratique d'un grand nombre de phénomènes dont : une faible partie seulement constitue de nos jours le domaine du magnétisme ou des évocations dites spirites. Ces pratiques, renfermées dans l'étude de la Psychurgie, ne formaient, notous-le bien, qu’une faible partie de la Science occulte, qui comprenait encore irois grandes divisions : la Théurgie, la Magie, l'Alchimie.
L'étude de l'Occuitisme est capitale à deux points de vue : elle éclaire le passé d’un jour tout nouveau et permet à lhis-. torien de reprendre l'antiquité sous une forme encore peu. connue. Cette étude présente d'autre part à l'expérimentateur contemporain un système synthétique d’affirmations à contrdler par la science et d'idées sur des forces encore peu con- . nues, forces de la Nature ou de l'Homme à contrôler par l'observation.
L'emploi de lanalogie, méthode caractéristique de locenilisme, et sou application à nos sciences contemporaines ou à nos conceptions modernes de l'Art et de la Sociologie, permet de jeter un jour tout nouveau sur les preblèmes les plus insolubles en apparence.
L'Occultisme ne prétend cependant pas donner la seule solution possible des questions qu'il aborde. C'est un outil de travail, un moyen d'études, ei un sot orgueil peut seul faire pré-
| PRÉLIMINAIRES
éndre à ses adeptes qu'ils possèdent la Vérité absolue, sur
quelque point que ce soit. L'Occultisme est ur système philo-
sophique qui donne une solution des questions qui se posent
le plus souvent à notre esprit. Cette solution est-elle l'expres-
‘sion unique de la Vérité ? C’est ce que l’expérimentation et observation peuvent seules déterminer.
L’Oceultisme doit être divisé, pour éviter toute erreur d’interprétation, en deux grandes parties : É |
5:40 Une partie immuable formant la base de ia tradition et qu'on peut facilement retrouver dans les écrits de tous les
“hermélistes, quelle que soit leur époque et quelle que soit ëur origine. | |
2:UÜne partie personnelle à l’auteur et constituée par des mimentaires et des applications spéciales (1).
‘La partie immuable peut être divisée en trois points : 49 L'existence de la Tri-Unilé comme loi fondamentale Vaction dans tous les plans de l'Univers (2).
20 L'existence de Correspondances unissant intimement uies les portions de l'Univers: vicible et invisible (3), ; 8 L'existence d’un monde invisible, double exact et perpé- uel facteur du monde visible (4).
“La possibilité donnée à chaque intelligence de manifester ses potentialités dans les applications de détail est la cause effitiente du Progrès des études, l’origine des diverses écoles et a preuve de Ja possibilité qu'a chaque auteur de conserver Fr es sa personnalité, quel que soit le champ d'action abordé par lui.
{1} C’est en-confondunt ‘avec intention ces deux parties, que les détracteurs de l'occultisme ont toujours cherché des arguments.
:-(®) L'homme ne peut concevoir l'Unité qu'après avoir analysé les trois plans de manifestation de cette Ünité. De là la Trinité, divine de Ja plupart des Cosmogonies, la Trinité humaine (Esprit-Ame-Corps) dé l’hermétisme, Trinités synthétisées dan la conception unitaire de Dieu et de l'Homme. k
:.: (8) C’est par là qu’on remonte, par Pemploi de l’analogie, des faits j: aux lois et des lois aux’ principes. La doctrine des correspon- - dances implique l’analogie et nécessite son emploi.
i.: (4) Tei prennent place les enseignements ésotériques sur le monde astral, les forces occulies de la nature et de l'homme et les êtres invisibles qui peuplent l'Espace. |
nee ee
CHAPITRE PREMIER
$ 4,— LE MICROCOSME OU L'HOMME
in ne paraît plus compliqué au premier aspeet que l'être ; humain. Comment analyser tous les détails de la consti- AR tution anatomique et physiologique de cet être, sans parler même de sa constitution psychologique.
L’Esotérisme recherche partout la synthèse et laisse l'étude des détails aux puissants efforts des sciences analytiques. Voyons s’il est possible de déterminer synthétiquement Îles principes constituant l'être humain.
Généralement tous les organes constituant cet être humain nous apparaissent en pleine période d'action. Tout cela fonctionne, s’agite, se manifeste à nous sons mille aspects, et ce n'est qu'avec la plus grande difficulté qu'on peut déterminer les causes peu nombreuses à travers la multiplicité des effets.
Mais voici le soir venu ; les membres fléchissent, les yeux se ferment, le monde extérieur n'a plus d'action sur Pêtre humain, et lui-même n'a plus d'action sur le monde extérieur : il dort. Profitons de ce sommeil pour commencer notre étude,
L'homme dort, et cependant ses artères battent, son cœur fonctionne, et le sang circule; ses organes digestifs, continuent leur travail, et ses poumons aspirent et expirent rythmiquement l'air vivifiant. Pendant ce sommeil, ce que nous appelons l'homme n’est capable ni de mouvement, ni de sensation, ri de pensée; il ne peut ni aimer, ni hair, ni être heureux, ni
. souffrir; ses membres reposent inertes, sa face est immobile, et cependant son organisme fonctionne comme si rien de nou- _ veau n'était arrivé (1). | : .— -Nous sommes donc amenés forcément à considérer dans - l’homme : 1° Une partie machinale continuant son action aussi bien -: pendant le sommeil que dans la veille ; c’est l'organisme pro- “..prement dit. .…. Une autre partie, intellectuelle celle-là, apparaissant | -seulement dans l'état de veille ; c’est ce que nous appelons la ., Conscience, l'Esprit. | .… Le domaine de l'organisme semble done aussi bien tranché . que celui de l'esprit. Mais que se passe-t-il dans cet orga- . / misme?
| Tout ce qui dépend de l'Esprit, les membres, la face et ses : organes, la voix, la sensibilité générale même, taut cela repose, …. nous l’avons vu. Maïs tout cela entoure l'être humain, tout cela :. est périphérique. C'est dans l'intérieur dn tronc, dans les trois segments qui le constituent : ventre, poitrine où tête que se passent les phénomènes producteurs de la marche automatique de la machine humaine.
= Comme toute espèce de machine, l'organisme humain pos- -.'sède des organes mus, une force motrice et un centre d'en- ‘ ‘tretien et de renouvellement de cette force motrice
‘Ainsi, si nous considérons, en prenant un exemple très ma- . tériel, une locomotive, nous y trouverons des organes d’acier _ mus par dé la vapeur, et le renouvellement de cette vapeur ‘ est entretenu par un dégagement continuel de chaleur,
".. De même dans organisme humain nous trouvons des organes -: de constitution particulière {organes à fibres lisses) artères, veines, organes digestifs, etc. etc., mus par de la force nerveuse trausportée par les filets du grand sympathique. Cette force, ainsi que la vie particulière de chacune des cellules cons- ... tituant les organes, est entretenue par le courant sanguin arté- :.. riel. Donc : organes, centres d'action des forces diverses, force motrice nerveuse et force animatrice sanguine, tels sont les
principes essentiels qui constituent la machine humaine en action. L
: (1) Le phénomène du rêve vient à peine troubler ce repos et rappeler l'existence du principe supérieur, É
Muis l’homme s'éveille. Quelque chose de plus vient s’ajouter aux forces précédentes. Les membres, qui reposaient, s'agitent ; le visage s’anime, et les yeux s'ouvrent; l'être humain :; qui était étendu se dresse el parle. Une vie nouvelle va com- : méncer, pendant que la vie organique poursuivra mécani- :
quement son action.
Le principe qui vient d'apparaître diffère essentiellement des : principes précédents : il a ses organes d'action particuliers dans. le corps (organes à fibres striées) ; il a un systeme nerveux spé-
cial, il se sert du corps comme un ouvrier se sert d'un outil,
comme le mécanicien se sert de la locomotive: il gouverne É tous ces centres et Lous ces organes périphériques qui repo-: saient tout à l'heure. Ce principe, nousl'appelons l'Esprit cons-.;
cient.
Si nous résumons l'exposé précédent, nous trouvons dans l'homme trois principes: ce qui supporte lout, C’est LE CORPS
PHYSIQUE ; Ce qui anime et ce qui meut tout, formant les denux-
pôles d'un même principe, L'AME ; enfin ce qui gouverne l'être tout entier, L'ESPRIT. | |
Le corps physique, l'âme ou médiateur plastique double- : ment polarisé, l'esprit-conscient, tels sont les trois principes .:
généraux constituant l'être humain.
Si l’on prend garde que le médiateur plastique est doubie, on°
peut dire que l’homme est composé de trois principes orga-
niques : ce qui supporte, ce qui anime, ce qui meut, le Corps,
le Corps astral et l'Etre psychique synthétisés et ramenés à l'unité “action par un principe conscient: ce qui gouverne l'Esprit,
Voilà un exemple de ce qu’on appelle la Trinité dans l'Unité É
ou la Tri-Unité en Occuitisme.
LES TROIS PRINCIPES
L'Etre humain est done composé de trois prinapes ; le | corps physique, le médiateur plastique ou âme et l'Esprit
Conscient Ce dernier terme synthétise Les termes précédents ettransforme en unité la Trinité organique (1).
(1) il yatrinité et unité dans l’homme, ainsi que dans Dieu. L'homme est un en personne; il est triple en essence ; il a le souffle de Dieu ou l’âme, l'esprit sidéré etle corps.
(PARACELSE xvi° siècle).
RE Wen que Re done À LEA AT RO DR Le ET RD E
: «Rappelons que les occultistes de tous les âges et de toutes : les écoles sont d'accord sur cette division fondamentale en {rois principes. Cependant l'analyse de ces principes, l'étude ‘de leur action physique, passionnelle ou intellectuelle, de leur localisation anatomique ou psychologique, a conduit diverses écoles à des subdinisions, purement analytiques, du reste. Mais la base immuable de l’enseignement ésotérique, £g’est la doctrine des trois principes (1).
. Le corps physique supporte tous Îes éléments constituant l’homme incarné. Il a son centre d'action dans l'abdomen.
Le corps astral anime tous les éléments constituant homme incarné. Il « son centre d'action dans la poitrine et constitue le principe de la Cohésion de l'Etre humain. :.L'Etre psychique meut tous les éléments constituant ‘homme incarné, à l'exception des éléments placés sous la dépendance de lEsprit: il a son centre d'action à la partie postero-inférieure de la tête (2). :
"L'Esprit, synthétisant er -lui les trois principes précédents, ne Lire par ‘Intelligence et servi par la Vplonté, ‘l'organisme tout entier. L'Esprit a son point d'appui dans le -cerveau matériel ; mais, sauf de rares exceptions, il n’est pas - complètement incarné dans J’Etre bumain (3).
(1) La loi de toutes ces subdivisions a été donnée au point de vue Sr par Hœné-Wronski, en 1809, sous le nom de Loi de Création, .
-"YUnité se manifeste d'abord en un ternaire (comme dans notre première analyse de l'Etre humain.
. De’ces trois éléments primitifs dérivent quatre éléments secondaires (8 +47), ce qui norte à sept le nombre des éléments résultant de la première analyse. |
- Les théosophistes en sont là.
“Mais Wronskè& va plus loin et détermine trois nouveaux éléments, dérivés de l'action des éléments positifs sur la série négative et récipromenens ce qui porte à dix les termes de l'analyse. (Les dix Séphiroth de ja Kabbale).
-. En synthétisant ces termes par l'Unité, on obtient la série complète ..de Wronski, l’auteur qui a atteint la synthèse la plus complète qu’ait “produite le xrx° siècle. |
one @) Trois mères dans l’homme : la Tête, le Ventre et la Poitrine. -. Latête a été créée du Fen, le ventre de l'Eau, et la poitrine, milieu .: entre eux, de l'Espric.
te STPHER JESina (Ile siècle, d'après Ad. Franck). 7 - ..(8} La tête est le siège de l'âme intellectuelle ; la poitrine, de l'âme .: vitale ; le ventre, d2 l'âme sensitive. a Roserrt Fiupp (xvi* siècle).
ab d
LE CORPS PHYSIQUE
Ce qui supporte tous les éléments constituant l'être humain sur [a Terre, c'est le corps physique.
Le Corps physique fournit à sa propre constitution le squelette, les muscles et les organes digestifs, ainsi que toutes leurs dépendances. {1 fournit au corps astral les hématies, les organes circulaioires et toutes leurs dépendances. Î! rournit à l'être psychique tous les principes matériels du système nerveux ganglionaire. 11 fournit enfin à l'Esprittous les principes matériels du système nerveux conscient.
Les éléments matériels de l'être humain se renouvellent sous l'influence des aliments transformés par l'appareil de la digestion en chyle. Le centre de renouvellement et d'action du corps physique est donc placé dans l'abdomen.
Le Corps physique circule dans l'organisme par le système des vaisseaux lymphatiques, sur le trajet desquels sont placés des ganglions, centres de réserve matériels,
Le corps physique, dirigé dans sa marche organique par l'7ns” tinct, se manifeste à l'Esprit conscient par ïies besoins.
LE CORPS ASTRAL
Ce qui anime 1ous les éléments constituant l'être humain, c'est le Corps Astral.
Le corps astral est le double exact du corps physique. Il constitue une réalité organique, et il possède des organes physiques, des centres d'action et des localisations.
Les organes physiques spécialement sont les organes de la respiration et de ieurs dépendances,
anta LE EC
és au Corps astral a circulation et toutes
Le centre d'action du corps astral est donc dans la poitrine. _Ses fonctions organiques s’entretiennent sous l'influence de
De LA SCIENCE DES MAGES
a air * atmosphérique, transformé par l'appareil. respiratoire en jones vitale fixée sur le globule sanguin (oxyhémogiobine (1).
L’ appareil circulatoire diffuse la force vitale dans tous les points de l'organisme et fournit à l’être psychique les principes nécessaires à l'élaboration de la force nerveuse (2).
$ Le <corps astral, dirigé par le sentiment, ‘se manifeste à : REsprét. c conscient par la Passion.
L'Étre Psychique.
à Ce qui meur vous les éléments constituant l'organisme humain, c'est l’Etre Psychique. .
L'Etre psychique est à SM eetnent parler je! centre Fe subli- | ation et de condensation du corps astral. il a ses 0rstnes physiques de circulation et d'action.
Les organes physiques spécialement affectés à l'Etre. psy chique sont les organes contituant le système nerveux gang ionpairé et toutes ses UE M [Are — "Grand sympa . fhique. N. vaso-moteurs G): #°
: Le centre d'action de l'Etre psychique 0 est done dans la ête (partie postero-inférieure). Ses fonctions crganiques s'entretiennent sous l'influence de la force vitaleapportée par le :
; ) L'âme sensitive ou élémentaire réside dans le sanget est: l'agent de la sensation, de la nutrition, de la reproduction, en un - ot. de toutes les fonctions organiques. “ RoserT FLun» (xus siècle). ee 42) Pythagore enseignait que l’âme a un corps qui est donné sui + vant sà-nature bonne ou mauvaise par le travail intérieur de ses : facultés, Il appelait ce ‘corps le-char subtil de l’âme et disait que le :. corps mortel n’en est que l'enveloppe grossière. Cest,. ajoutait-il, n pratiquant la’ vertu, en embrassant la vérité, en ‘s’abstenant de; toute chose impure, qu il faut avoir soin de Vâme et de son Ses lumineux. | | de
| HéRocLÈs, Aurea Carnäna, v. 68 (vs SCde. ne
{8 H ya deux sortes d’Intelligencés ‘dans l’homme ; L'intelligence . :
matérielle à pour tâche de diriger, de coordonner les mouvements “
du u corps. (elle ne peut-point se séparer de la matière)... _:: +
As LI nlelhigence acquise et communiquée, indépendante de l'organisme}. cé
est une émanation directe de l'intelligence active ou Universelle.
” Elle a pour attribut spécial la Science proprement dite, la. connais- F
: sance de lPabsolu: et de Nu pur, des principes divin; où ce prénd sa source
Marmoyoes enr siècle.
l'Esprit par l'inspiration.
_ la Conscience, c'est l'Esprit immortel.
. les organes constituant le système nerveux conscient, avec : toutes ses dépendances. | |
-le corps astral lui fournit la force vitale qui anime cetie.
. plement l’esprit (mens) qui n'appartient qu’à l’homme.
: partie matérielle et mortelle de lui-même il est soumis au destin. . 2 PimANDRE D'RErxEs {u* siècle d'après la critique universitaire.) : ":
: saire à son action. De plus chacun des trois principes fournit:
‘‘demeures ou cellules du cerveau (quoique Aristote ait voulu que -Forgane du senscommun fût dans le Cœur) et la pensée ou la faculté : - de . penser tient le haut et le milieu de la tête et ensuite la
‘ LA SCIENCE DES MAGES ur À .
L'appareil nérveux de la vie organique diffuse le mouvement ee dans tous les points de l'organisme et fournit à l'Esprit conscient : les éléments nécessaires à l'élaboration de la Pensée (2). ne
L'Etre Psychique, guidé par l'intuition, se manifeste: à
L'ESPRIT CONSCIENT
© Ce qui gouverne l'être humain tout entier, ce qui sent, ce qui pense et ce qui veut, ramenant la trinilé organique à l'unité de
L'esprit a, dans l'être humain, un domaine d’action bien. délimité avec un centre d'action, des organes et des conduc-'
teurs particuliers.
Les organes physiques spécialement affectés à l'Esprit sont.
L'Esprit a done pour centre d'action la Tête. Le corps physique lui fournit la matière du système nerveux conscient,
matière, l'être nsychique lui fournit !a force nerveuse réces
à l'esprit un ou plusieurs organes des sens (3).
(4) H y a deux espèces d’âmes: l’âme sensitive, commune :à
lhomme'et aux animaux; l'âme intellectuelle, immortelle ou sim-’ — Van Hecmonr (xvie siècle.)
(2) Or ces sens (sens commun et imagination) ont leurs organes dans la tête; là le sens commun et l'imagination tiennent les premières, places, les premiers sièges, les premières habitations,
mémoire tient le dernier ou le derrière de la tête. 1e Re LS = AGrtppA (xvis siècle.)
” (8) L'homme est mortel par rapport au corps ; mais il est ifimor-: :tel par rapport à<l'âme, qui constitue l’homme essentiei. Comme immortel, il a autorité sur toutes choses; mais “relativement à la:
ren Tee de en annee nee cer mens + cree cn
Le corps plysique fournit à l'Esprit le toucher et le goût, - Je corps astral lui fournit l'odorat, l'Étre psychique lui fournit Pouie et la vue.
Ces divers sens mettent l'Esprit en rapport avec le monde extérieur.
:.. L'Esprit est d'autre part en rapport avec l'être intérieur qui _se.manifesie à lui par l'impulsion sensuelle, passionnelle où ‘intellectuelle. |
: C'est par la moelle épinière (portion postérieure), que les .Communications s’établissent entre l'Esprit conscient et cha- -cun des trois centres organiques de l'être humain: Ventre, Poîtrine et Tête, |
“7 L’Essence de l'Esprit consiste dans sa Liberté de se laisser * aller aux impulsions venues de l'être intérieur ou d'y résister. . C’est en cette faculté primordiale que consiste essentiellement Je Libre arbitre. : |
.: L'Esprit, quoique indépendant en lui-méme de chacun des “trois centres organiques, agit cepeñdant sur eux, non pas immé- «. diatement mais médiatement. |
. L'Esprit ne peut pas modifier directement la marche des ‘.. organes digestifs, mais il a tout pouvoir dans le choix des aliments, et la bouche, porte d'entrée de l'abdomen, est sous la
: dépendance exclusive de l'Esprit, avec le Goût comme adjuvant sensoriel, à
: . L'Esprit ne peut pas modifier directement la marche des organes circulatoires, mais il a tout pouvoir dans le choix du “milieu respiratoire, et les fosses nasales, porte d'entrée de la ‘poitrine, sont sous la dépendance de l'Esprit, avec j'Odorat :. Comme adjuvant sensoriel.
5: KG résulte de là que l'Esprit peut volontairement modifier Ja .. constitution du corps physique en modifiant convenaltement Îles aliments (4"° phase de magie pratique), et que l'Esprit peut ”, aussi agir sur le corps astral en agissant sur le rythme respi- - ratoire et en modifiant par des parfums spéciaux l'air atmos- *. phérique inspiré (2 phase de magie pratique).
‘Enfin l’action de l'Esprit sur les yeux et les oreilles permet “de développer la clairvoyance et le clairaudience conscientes : {39 phase de magie pratique).
LINE
Par les aliments, par l'air inspiré, par les sensetions, l'Esprit agitsur l'être intérieur; par les membres, il agit sur la Nature.
Le larvnx, les veux, considérés comme organes d'expression, la bouche, considérée de mème, s'ajoutent encore aux membres dans l'action consciente de FEsprit sur les autres hommes, et le Monde extérieur; sur 1e non-moi.
En résumé, les fonctions de l'Esprit se réduisent aux données suivantes : |
Grâce aux éléments matériels, vitaux et
Anatomie et physiologie } psychiques à lui fournis par les trois prin-
philosophique. cipes de l'être intérieur, l'Esprit possède des moyens d'action spéciaux.
De FÊtre intérieur des impulsions sensuelles, animiques et intellectuelles. |
Du Non-Moi des sensations diverses.
Il percoit les idées qui dérivent de ces divers. Ce qui pense. états psychiques, Iles compare, les classe, en tire son jugement et formule enfin sa volonté. | / Sur lEÉtre intérieur par les portes d'entrée des trois centres, portes d’en- | trée qui sont sous sa dépendance, ec
Ce qui sent, il recoit :
par les éléments introduits dans chacun des trois centres,
| Il peut aussi agir sur la périphérie de son Etre par les membres.
T agit
Th F4 a Ce qui veut. ensuite :
le Non-Moi par les membres pla- U lépendance et par cer-
ns au ganes d'expression : la Voix, le Regard, le Geste, etc., etc.
Ce qui sent et ce qui veut est en relation directe avee les organes corporels; ce qui pense les domine au contraire.
De l’action de PAbdomen sur le Non-Moi (aliment) résulte le chyle; de laction de fa Poitrine sur le Non-Moi (air) résulte le dynamisme du sang; de Paction de la Tête sur l'argane (la sensation) résulte l'idée.
| Que résulie-t-il done de l’action de l'Esprit conseient et sur
lire intérieur et sur le monde extérieur?
DE LA DESTINÉE
L'Étre humain conçu comme un tont, fabrique, par le libre emploi que fait sa volonté, des éléments qui lui sont confiés, de
: la chance ou de la malchance pour son évolution future. C’est - le libre arbitre qui règle lui-même la destinée de la Monade humaine (1).
SAC Luc S nées —15.7-haneinee en dite ef RME SORTE LE = à
Explication de la Figure
Cette figure demi-schématique représente les domaines res- …pectifs de l’Inconscient et de l'Esprit conscient dans l'homme.
.… (1) La partie sensitive et intelligente de notre êtredoit être considé- ‘rée comme les réunions de jrois principes distincts : “49 Le Djan, qui conserve la forme du corps et entretient dans toutes ses parties l’ordre et l'harmonie (Corps astral). -. 20 L'Akko, principe divin et inaltérable, qui nous éclaire sur ie bien
LA SCIENCE DES MAGES ii
Tout cequi est blanc est placé sous la direction de l'Incouscient ou subit l'influence de cet Inconsciert. Tout ce qui est teinté en noir est placé, au contraire, sous la direction de la Volonté conscisnte. Les parties figurées en gris représentent la partie sensriive consciente de l'Etre humain, les noires indiquent les parties motrices.
à 2, — LE MACROCOSME OU LA NATURE
L'homme a bâti des villes superbes; autour de ces cités des champs bien cultivés se sont étendus; dans les prairies, on a vu de beaux troupeaux paitre en pleine tranquillité ; une société humaine, avec ses organes sociaux et ses facultés nationales, s'est fixée dans ce merveilleux pays d'Egvpte. æ
Mais l'axe magnétique des civilisations s'est déplacé d'un degré, la guerre et l'incendie ont porté leurs ravages dans les cités, les ruines ont remplacé les villes superbes, les herbes folles et les forèts ont pris la place des champs cultivés, les bêtes féroces et les serpents venimeux ont succédé aux gras troupeaux, et, maintenant, aucune société humaine n'apparaît plus dans ces déserts,
Quelle est donc cette puissance mystérieuse qui défait ainsi .les œuvres des hommes, quelle est cet adversaire caché qui
reprend pied à pied possession de son bien, des que l'homme cesse de lutter : c’est la Nature. La Nature, c'esc la force fatale qui dirige tout ce que l'homme aperçoit autour de lui dans FUnivers, depuis le Soleil jusqu'au brin d'herbe. Ge n'est qu'au prix de la lutte de tous les instants, ce n'est qu'en déployant sans cesse les efforts de sa Voionté que l'Homme parvient à dominer la Nature et à s’en faire un auxillaire précieux dans sa marche vers l'Avenir. La Volonté humaine est aussi puissante que la Fatalité naturelle; ce sont deux des forces cosmiques les plus élevées qui se soient manifestées dans l'Absolu,
qu'il faut faire, sur le mal qu'il faat éviter, et nous annonce dès cette vie une vie meilleure (Esprit conscient).
3° L’ Ame, ou personne humaine, comprenant l'intelligence (Boc) le: jugement et limagination (ronan) et la substance propre de FPàme (Ferouer) (Etre psychique),
A la mort, l’'AKko retourne au ciel, et l'âme demeure seule responsable de nos bonnes ou de nos mauvaises actions.
" LOROASTRE (Sad-der) (500 av. J-C,)
L
Ée CAN
H
Considérons un coin quelconque de notre planète dans : lequel la Nature manifeste sa puissance sans partage avec l’ac- 5. ‘tion de l’homme, et voyons si nous ne retrouverons pas là des |”.principes et des lois générales cachés sous la multiplicité des : 8fforts apparents. l
D RE LETTRE
es RAS LR
‘Voici un coin de forêt tropicale. La Terre et ses couches séologiques entremêlées de veines métalliques forme la base, fe support de la presque totalité de ce que nous pouvons
:- apercevoir,
. Un ruisseau trace silencieusement sa route au milieu des arbres et des plantes qui surgissent de toutes parts. Sans Veau fertilisante, agissant dans la Planète comme le chyle agit
dans l’homme, rien ne pousserait sur la Terre desséchée.
. Entre ces plantes, des insectes circulent, rapides et affairés gl lutte pour l'existence. Sur ces arbres, des oiseaux s’ébatent, et, dans les profondeurs de la forêt, on entend le siffle-
+’ ment des serpents et le rugissement des fauves.
‘. Au-dessus de tous ces êtres végétaux ou animaux, un fluide - subtil.cireule invisible, impalpable : l'air atmosphérique, origine . ‘du mouvement vital qui meut foüte la nature animée. Enfin, : 1à-haut, dans le ciel, le Soleil darde de ses rayons brülants ce “coin de terre. Les rayons solaires apportent le mouvement à : Ja Planète tout entière, le mouvement dont les combinaisons lus ou moins intenses avec la matière produisent toutes les - forces physiques connues. Le soleil se condense dans Ia subs- . tance des arbres, d’où l'homme l’extraira plus tard à l’état de chaleur en brûlant le bois ou la houille. Le mouvement venu “du Soleil se condense dans l'intérieur de la Terre sous forme : de magnétisme, et se manifeste à sa surface sous forme d'attraction moléculaire.
’ Résumons.— De la Terre gui supporte, de l'Eau et de l'Air qui - animent, nu Feu solaire qui meut en créant toutes les forces : physiques, et la Fatalité qui gouverne la marche de toutes ces . forces et de tous les êtres, voilà ce que nous apprend [a vue .* de ce coin de Terre. Est-ce tout?
“_. Non. Toutes ces forces, tous ces éléments circulent à tra-
vers trois règnes, les minéraux lentement décomposés par les :: racines des végétaux qui les assimilent et les transforment en :. Substance végétale que les rayons solaires viennent charger de “principes dynamiques, et que l'air atmosphérique vient animer,
Mais les animaux, saisissent à leur tour la substance végétale qu'ils digèrent et transforment en substance animale. Et la : vie universelle, identique pour tous les êtres, circule à travers . :
tous les règnes, animant aussi bien le brin d'herbe que le cerveau du grand quadrumane.
Trois règnes constituent le corps matériel de chacun des continents de notre Planète, et chacun de ces trois rêgnes manifesie un centre particulier de l'organisme terrestre. Le règne minéral en est l’ossature, le centre de digestion et d'ex- . crétion, le règne végétal en est le centre animique digérant le : minéral et purifiant sans cesse l'air atmosphérique indispen- : sable à tous les êtres ; enfin, le règne animal en est le centre : intellectuel, évoluant l'instinct et l'intelligence à travers l'ascen- : sion pénible vers la conscience (1). s
Ce qui supporte tous les principes en action sur la Planète, É c'est la Terre avec sa triple évolution minérale, végétale et ° animale. É
Ce qui anime, ce sont l'Eau et l'Air. L'Eau agissant dans la’: Nature comme Ia partie liquide du sang dans l’homme, et :
l'Air agissant dans la Nature comme le globule du sang dans. l'homme. k
Ce qui meut, ce sont les forces physico-chimiques produites ; par les combinaisons des rayons solaires avec la matière orga- * nique ou inorganique, c’est le mouvement dans son essence : que les anciens appelaient Feu. :
De la Terre, de l'Eau, de l’Air et du Feu, tels sont les quatre : principes que nous voyons agir dans la Nature si nous aban- : donnons le champ de l'analyse pour rester sur le terrain essentellement général. Nous ne craignons donc pas d’être taxé d'ignorance ou d’être accablé sous le poids du ridicule en : osant revenir, à la fin du xix° siècle, sans crainte aux quatre: éléments de l’ancienne physique des initiés. e
E Mais nous venons d'analyser là, seulement un coin de notre: plarète. Les forces physico-chimiques, l'Air, l'Eau et la Terre. (1) L'âme des minéraux se développe sous l’action des planètes. - : L'âme des végétaux sous l’action du soleil, et en se développant elle:
se multiplie ; car chaque graine de la semence renfermée dans le:
calice des fleurs est une âme distincte que recouvre une légère enve-: loppe d’eau et de terre. ;
Rogsert FLupr {xviv siècle.)
istituent uniquement les principes en action dans la portion a: Nature qui nous entoure immédiatement, ce que les Fans Appelatent le Monde élémentaire. Poursuivons notre
Ban à
inalyse. .. Le:
“Nous venons de voir des faits se passant sur une faible partie’‘de notre planète. L'emploi de Fanalogie nous permet ‘espérer que, de même qu'une même loi dirige la marche une cellule et celle d'un organe dans l'homme, de même une Y'identique doit diriger la marche d’un continent et celle de üte la Planète, conçue comme un être organique spécial.
Noôtré planète, isolée dans l'Espace, baigne alternativement plus grande parti: d’un de ses “émisphères dans le fluide dire. De là, l'existence du jour et de la nuit correspondant rss et une expiration de l'être humain. Dans l’orisme humain: le fluide réparateur, le sang, circule à travers “organes qu'il baigne. Dans l’orgañisme du monde, au conre, ce sont les planètes (organes du système solaire), qui Hent dans le fluide solaire réparateur. La Terre aspire le uvement par l’équateur-et l’expire par les pôles (4).
te planète reçoit du monde extérieur trois influx spéciaux : elui du Soleil. | ds | “Celui de là Lune; satellite de la Terre. |
» Célui des autres planètes du système solaire (Nous conidérons les étoiles fixes comme trop éloignées pour avoir une )n-Spéciale sur les planètes.) | étude de ces courants fluidiques et de leur action physioque: constitue l'astrologie. : nr
Mais notre Terre dégage de son côté plusieurs fluides.
$ Elle est immédiatement entourée d’une couche atmosphé-
é spéciale, Un on nr nes
° Elle est lumineuse .vuedes autres planètes. | Elle possèdé une force d'attraction particulière. qui agit
ries corps placés à la surface de la planète que sur
Y
aol La Lumière, eh se mêlant à l'air invisible a produit l’éther, autre
spèce de feu plus subtil et plus actif, principe de la génération et C ‘orgapisme, véhicule de la vie dans toute l'étendue de l'Univers. |
L'éthier’ n'est pas à proprement parler un corps, mais un terme
hoyen, une sorte de médiateur entre les corps'et la force vivifiante
ont.ils sont pénétrés, c'est-à-dire l'âme du monde. | Le us ie. : R. FLupp (xvie siècle.) :
la lune et spécialement aussi sur les autres planètes du sys-
La Lune étant une dépéndance cosmique de la Terre rentre : dans sa sphère d'attraction, et la planète unie à son satellite forme un système planétaire. La Lune agit vis-à-vis de la Terre comme le Grand sympathique vis-à-vis de l'organisme humain, et elle régularise et distribue la force dynamique, et par là préside à Faccroissement et à la décroissance de tout les organismes vivants, suï la Terre.
Mais la Terre et son satellite ne forment qu'un des organes de notre système solaire. qui, seul, constitue un tout, un orga- ” nisme spécial dans l'Univers.
‘-- Un système solaire est composé :
- ‘D’organes matériels hiérarchisés en trois catégories:
49 Les Satellites obéissant à Patiraction d’une Planète ; 99 Les Planètes obéissant à l'attraction d’un Soleil ; es 3° Un Soleil obéissant à l’attraction d’un centre particulier.’ :
Entre les satellites et les planètes agissent les forces physico-: * chimiques et les fluides dits élémentaires. 1h
Entre les Planètes et le Soleil agissent les forces cosmiques et les fluides dits astraux. NES
Entre le Soleilet le centre d’atiraction plus élevé agissent les forces phychiques etles fluides dits principiateurs. |
( | 15 l'homme, le soleil agit: comme le cœur dans l’homme, et le centre d'attraction du Soleil -"
. En résumé, un système solaire comprend trois ordres de “principes: | es ds su supporte : Lesorganes du système : satellites, planètes :
:<Ce qui anime : fluide dynamique émané du Soleil. RSS - © °G6.qui meut: force d'attraction localisée dans les satel “-ites de la planète et dans le soleil et émanée du centre d’attrac- :- tion du Soleil. | pie - ‘Ce qui gouverne: La puissance cosmique appelée Nature : “où Destin.
E L'ancienne physique des hermétistes considérait l'Univers. -comme constitue de trois plans ow mondes. SO & |
.- 4° Le monde élémentaire constitué par les forces en action “sur -notre planète, appelé aussi monde sublunaire, et dont le domaine s'étendait de la Terre à son satellite : La Lune, :- (domaine des forces physico-chimiques.)
:. % Le monde des orbes constitué par les forces en action “. dans le système solaire, et dont le domaine s’étendait du soleil . aux planètes du système (domaine des forces astrales.)
80 Le monde empyrée constitué par les forces en action dans l'Univers tout entier, et dont le domaine, s’étendait du cenire (encore peu déterminé scientifiquement) d'attraction de notre soleil aux soleils situés dans la même sphère d’attrac-
tion (domaine des forces-principes.)
‘Et ces trois plans ne constituaient pas des centres d'action | Strictementdélimités. De même que, dans Phomme, on retrouve dans toutes les parties de l'organisme.de la lymphe, ‘du sang t, dé l'action nerveuse, quoique l’abdomen, le thorax etla tête soient les plans qui centralisent l’action de ces trois éléments, de même, dans la moindre planète on retrouve des forces physiques, de la vie et de l’attraction, manifestation respectives du monde élémentaire, du monde des orbes et dû monde
empyrée. Een > d Sn | $ 3. — L'ARCHÉTYPE
“Lorsque nous voulons nous figurer l’homme, c'est toujours: : Fimage de son corps physique qui se présente la première à notre esprit. ES PCR 0e
: Et-cependant, un peu de réfléxion suffit pout nous faire com’ rendre: que ce corps hysique ne fait que supporter et maniester l'homme véritable, l'Esprit qui le gouverne,
sique en coupant un membre sans que pour cela l'unité Conscience subisse la moindre-äâtteinte. L’honime, intellectuel: qui esi en nous est indépendant en lui-même des organes qui. se sont que des supports et des moyens de communication. ‘°
‘On peut enléver des millions _de cellules de ce corps phy À
se n
‘Il n’en est pas moins vrai cepéndant que, pour nous, dans. notre état actuel, ces organes physiques sont des plus. utiles, :. sont mêmes indispensables pour nous pérmetire de remonter : : à l'action de l'Esprit et de %a comprendre. Sous cette base *.
toute physique, nos déductions prendont le caractère vague et, . mystique des données exclusivement métaphysiques. _
Mais une analyse toute superficielle peut seule nous conduire à ‘confondre l'homme intellectuel avec l'homme organique, ou à rendre la Volonté entièrement solidaire de la marche des organes, Le
_ Or, quand il s’agit de traiter la question de Dieu, on tombe la plupar£ du temps dans.un des excès que nous venons de signaler à propos de l’homme, -
L'ensemble des êtres et des ‘choses existants supporte et manifeste la Divinité comme le corps physique de l'homme : supporte et manifeste l'Esprit, Re:
Vouloir traiter de Dieu sans s'appuyer sur toutes ces mani- festatiens physiques, c’est risquer de se perdre dans les nuages de la métaphysique, c’est demeurer incompréhensible pour la plupart des intelligences. C’est donc en nous appuyant sur la :: constitution de l'homme d’une part et sur celle de l'Univers de l’autre que nous allons nous efforcer de nous faire une idée de Dans l’homme, nous avons vu un être physique, ou plutôt organique, fonciionnant d’une façon machinale aussi bien durant la veille que pendant le sommeil. Au-dessus de cet être : organique, nous en avons déterminé unautre : l'être intellectuel :: entrant eu action dès le réveil et en manifestant presque exclusivement pendant l'état de veille.
..La partie organique de l'être humain répond à l’idée que
- nous nous sommes fait de la Nature. C’est la même loi fatale et régulière qui dirige la marche de l'homme organique, comme celle de l'Univers, ce deruier étant formé d'organes cosmiques au lieu d'être formé d'organes humains.
" L'être intellectuel dans l'homme répondra par suite, mais .- d'üñe façon très élémentaire, à l'idée que nous pouvons nous :: faire de Dieu, Les rapports de l’homme physique à Fhomme intel- - léctuel nous éclaireront sur les rapports de la Nature et de .-: Dieu, comme les rapports entre l'être physique et l'Esprit dans - l’homme pouvant nous éclairer analogiquement sur Ar a _ ports de l'Homme avec Dieu. SL PTE N Par là, nous pouvons dès maintenant poser en princibé que, ‘:: “si notre analogie est vraie, Dieu, quoique manifesté par ‘;
nan 27
18 On LA SCIENCE DES MAGES . l'Humanité et par la Nature, quoique agissant sur ces deux . . grands principés cosmiques, a cependant une existence propre et indépendante; “.
Mais l'Unité Première ainsi coñçue n’a pas plus à intervenir
dans la marche des lois naturelles que l'Esprit conscient de
l’homme n'intervient, à l’état normal, dans la marche du cœur et dans celle du foie.
L'homme est le seul créateur et le seul juge de sa destinée. . Ilest libre d'agir à sa guise dans le cercle de sa fatalité, autant qu'un voyageur peut, dans un train ou dans un steamer, “agir comme il jui plaît dans sa cabine ou dans son comparti- . ment. Dieu ne peut pas plus être rendu complice des fautes : humaines que le chef du train ou le capitaine du steamer ne : sont responsables des fantaisies des voyageurs qu’ils condui- - sent en avant.
- distinguer que Dieu, tel qu’il apparaît au premier abord, est
: l’ensemble de tout ce qui existe, de même que l’homme est
l'ensemble de tous les organes et de toutes les facultés qui apparaissent en premier lieu. :
“+ Mais l’homme véritable, l'Ésprit, est distinct du corps physique, du corps astral et de l'être psychique, qu'il perçoit et qu'il domine. De même Dieu:Unité est distinet de la Na- +" ture et de.l'Humanité qu'il perçoit et qu’il domine. À parler … d'une façon grossière, la Nature est le corps de Dieu, et l’'Hu- .. manité est la vie de Dieu. mais autant que le corps matériel
. -est Le corps de l’homme, et le corps astral et l'Étre psychique
- - sont les principes vitaux de l’homme ; il s’agit là de l’homme - ©rganique et non de l'homme Esprit, qui, encore une fois, : m’use de ces principes que comme moycn de manifestation (4).
: _ Îl n'en est pas moins vrai cependant que l'Esprit de l’homme
=. {1) D'abord, Dieu n'existe qu’en uissance, dans Punité ineffable :
C’est la première personne de la Trinité ou Dieu le Père; puis il se
“7 révèle à lui-même et se crée tout un monde intelligible ; il s’oppose _ comme la pensée, comme la raison universelle : c’est la seconde per- … sonne de la Trinité ou Dieu le Fils, enfin, il agit et il produit, sa #:-volonté s'exerce et sa pensée se réalise hors de lui : c’est la troisième
- Personne de la Trinité ou l'Esprit. Dieu, passant éternellement par £es trois états, nous offre l’iriage d’un cercle dont le centre est par- .: tout et là circonférence nulle part.
(Philosoph. mor. sect. I, liv. IE, ch. 1v.) | R. FLuob (xvi® siècle).
“7 11 faut donc, afin d'éviter toute erreur dans la suité, bien
est en relation par le sens interne avec la moindre parcelle de son 6rganisme, parcelle sur laquelle il ne peut agir, mais qui, elle, peut se manifester à l'Esprit par la souffrance. De même, Dieu est présent médiatement ou immédiatement dans la moindre parcelle de la création, il est en chacun, de nous; comme la conscience humaine est présente à titre de réceptrice ou de motrice consciente dans chacune de nos cellutes
ja ral Ce corporelles.
La Nature et l'Homme agissent donc librement entourés de toutes parts par l’action divine circonférentielle, qui entraine l'Univers vers le Progrès, sans intervenir despotiquement dans les lois naturelles ou dans les actions humaines. Ainsi le capitaine du steamer qui agit sur le gouvernail de son navire vogue vers le but du voyage sans intervenir dans le détail de la machinerie motrice (image de la Nature), ou dans les occupations des passagers. Le capitaine gouverne circonférentiellement le système général ; il n’a que faire de ce qui se passe à l’intérieur des cabines.
Cependant l’action du capitaine s'exerce sinon immédiatement, du moins médiatement.
4° Sur la machinerie par le porte-voix.
2° Sur les voyageurs par les règlements de bord élaborés par le capitaine (1).
En Kabbale, on appelle Père le principe divin qui agit sur la marche générale de l'Univers (action sur la Barre), Fils le principe en action dans l'Humanité, et Saint-Esprit le principe
en action dans la Nature. Ces termes mystiques indiquent les
diverses applications de la force créatrice universelle.
L'Univers conçu comme un tout animé est composé de trois principes qui sont : la Nature, l'Homme et Dieu, ou, pour employer le langage des hermétistes, le Macrocosme, le Microcosme et l’Archétype (2). |
: qu Le principe unique de l’univers, c’est le pére de la triade intelgible.
| Porpayre (nie sièqle), (2) ya trois mondes, le monde archétype, le macrocosme et le . microcosme, C'est-à-dire Dieu, la Nature et l'Homme.
R. FLupp (xvie siècle),
: L'homme est appelé microcosme ou petit monde parce qu'il. ôntient analogiquement en lui les lois qui régissent l'Uni-
centre de manifesta-
: La Nature forme le point d'appui et le “tion générale des autres principes. . .+ L'homme agissant sur la Nature par l’action, sur les autres
h6mmes par le Verbe, et s’élevant jusqu’à Dieu par la Prière. et l'Extase constitue le lien qui unit la création au Créateur. «Dieu enveloppant de son action-providentielle les domaines . dans lésquels agissent librement les autres principes, domine
“FUnivers dont il ramène tous les éléments à l’unjté de direc- -
on et d'action,
Dieu se manifeste dans l'UniverS par l’action de la Provinee qui vient éclairer l'homme dans sa marche ; mais qui
peut s'opposer dynamiquement à aucune des deux autres es primordiales 2). "2
L'Homme se manifeste dans l'Univers par l'action de la olonté qui lui permet de ‘lutter contre le Destin et d'en ire le serviteur de ses conceptions. Dans Fapplication de sés volitions:au monde extérieur, l’homme a touté liberté de faire ‘aux lumières dé la Providence ou d'en mépriser l'ac-
l'homme forme à lui seul tout un monde appelé Je microcosme atéé qu'il offre. en abrégé toutes les parties de l'univers. Ainsi {à ête répond à l'empyrée, la poitrine au ciel éthéré ‘ou moyen, le’ htreà. la région élémentaire, CN Es. NS NOIR E R. Fcrup» (xvi siècle). Y C'est la nature . qui préside à notre naissance, qui nous donne père, une mèré, des frères, des sœurs, des relations de parenté, position sur la terre, un état dans là société; tout Cela ne dépend e nous: tout cela, pour Île vulgaire; est l'ouvrage - du hasard ; pour le philosophe pythagoricien, ce sont les conséquences :
t fondament
La nature se manifeste dans l'Univers par l’action du Destin qui perpétue d'une manière immuable et dans un ordre strictement déterminé les types fondamentaux qui constituent sa
_ base d'action. Les faits sont du domaine de la Nature, les Lois du domaine de l’homme, Les principes du domaine de Dieu. |
Dieu ne crée jamais qu’en Principe. La Nature développe les Principes créés pour constituer les faits, et l’homme, . établissant, par l'emploi que fait sa volonté des facultés qu'il”
- possède, les relations qui unisent les faits aux Principés, transforme et perfectionne ces faits par la création des Lois.
Mais un fait, quelque simple qu'il soit, n’est jamais qüe là: : traduction par la nature d'un principe émané de Dieu, et :: l'Homme peut toujours rétablir le lien qui relie le fait visible au principe invisible, et cela par lénonciation d'une Loi. - _(Fondement de la méthode analogique.) Re
: Un steamerest lancé sur l'immense Océan et vogue vers le :: but assigné par le terme du voyagé. . é
Tout ce que contient le steamer est emporté en avant. Le
Et cependant chacun est libre d'organiser sa cabine comme :
il lui plaît. Chacun est libre de monter sur le pont contem-
- pler l'infini ou de descendre à fond de cale. Le progrès en.
avant s'effectue chaque jour pour la masse totale ; mais chaque
| individualité est libre d’agir à sa guise dans le cercle d'action.
{qui lui est dévolu en partage. | | Ph.
.. Toutes les classes sociales sont là sur ce navire, depuis le
pauvre émigrant, qui couche tout habillé dans un sac, jusqu'au : :: riche yankee, qui occupe une bonne cabine. 5 ie
+ Et la vitesse est la même pour tous, riches, pauvres, grands et : ” pétits, tous aboutiront en même temps au terme du voyage. -”
. Une machine inconsciente fonctionnant d'après des lois
_-Strictes mêut le système tout entier.
:. Une force aveugle (Iæ vapeur) eanalisée dans des tubes et":
: dés organes de métal générée par un facteur spécial (la - cha-. :
7 1eur) anime la machine tout entière.
:HUne volonté, dominant et la machine organique et l’ensemble ‘des passagers, gouverne tout : le capitaine. Li :::lndifférent à; l’action particulière de chaque passager, le .: .” gapitaine,-les. yeux fixés sur le but à atteindre, la main à la | ‘barre, conduit l'immense organisme vers le terme du voyage,
: donnant ses ordres à l’armée des intelligences qui-lui obéissent.
Le Capitaine ne commande pas directement l'hélice qui meut le steamer, il n’a d'action immédiate que sur le gouver- . nail.
- Ainsi l'Univers peut être comparé à un immense steamer dont ce que nous appelons Dieu tient le gouvernail; la Nature est la machinerie synthétisée dans l'hélice qui fait marcher tout le système aveuglément d'après des lois strictes, et les humains sont jes Passagers.”
-+ Le Progrès existe, général, pour tout le système, mais ”* chaque être humain est absolument libre dans le cercle de sa - fatalité. |
.:. Telle est l’image qui peint assez clairement les enseigne- +. ments de l'Gccultisme sur cette question.
PE TEE —
CHAPITRE HN.
$ À. — LE PLAN ASTRAL
Les Phénomènes occultes et la Pratique
=. Ce que nous avons dit jusqu'à présent, sauf peut être ce qui … a rapport à Dieu, ne choquera pas outre mesure un lecteur + passant pour avoir « un esprit positif. » Cela tient à ce que . nous avons fait fous nos efforts pour rester dans un domaine : aussi Scientifique que le permettent ces questions. | 5. Mais il nous reste à parler du Monde invisible et de sa cons- .. titution, des êtres invisibles et de leur action, en un mot de la :. partie vraiment occulte ou plutôt occultée de la Science des . anciens. | .” - Le lecteur va voir, résumés sans presque aucun commen- ‘\ taire, vu le cadre de notre exposé, les enseignements de l’oc- -_ cultisme sur les spectres, les fantômes, les élémentals et les “+ élémentaires, les propriétés magiques du corps astral et dû .… monde astral, ete., etc;
.. - Ce sont là des sujets qui déroutent tant la raison vulgaire, . à notre époque, que plus d’un lecteur, aura la certitude que ces " pages sont le produit d’une forme quelconque d’aliénation men-
tale, si tant est qu’il n'ait pas déjà posé une conclusion analogue avant d'aborder ce chapitre. Pour nous, nous avons la certitude que les phénomènes inex-
Fa Fychique
ul Îynque
(e LU smts)
CAES 5 DS un
ee. Thu
Eure À s + all nünvemoi Uineuat ; FL {A anus -V tin } qe gten nai G Free ET Thu tueurs viqirique (F) gites sanques PE fui nrvue conso (E) Là U ù Eu os cher is
NE Toerass Cortocbuess Let aol & 1 L L à b.. plicables dont nous aurons à parler sont des réalités. Quelles que soient donc les conclusions des lecteurs, nous en appelons - à la Puissance qui saura rendre justice à tous : au Temps. Dans l’homme, nous constatons l'existence d’une partie visible et d'une partie invisible (1).
_(1) Au-dessous de la nature éternelle, nous rencontrons la nature visible qui est une émanation et une image de la première, Tout ce
La partie visible nous manifeste la partie invisible comme le récepteur du télégraphe reproduit la dépêche envovée de loin.
Dans la Nature, il existe également, d’après l’occultisme, toute . une partie invisible, à côté des objets et des forces physiques _ qui frappent nos sens matériels. °
De même que dans l'homme invisible circulent des fluides et des cellules (fluides sanguin et nerveux, hématies et leucocytes) facteurs incessants de lorganisme, de même dans la Nature invisible circulent des forces et des êtres, facteurs incessants du plan physique (2).
L'occultiste, qui a constaté dans l'homme l'existence d'un corps astral, facteur et conservateur des formes organiques,
: ne saurait s'arrêter, dans l'étude de la Nature, à la constata- 3 tion des forces physico-chimiques ou des résultats de lévolu-
-: on: Ces choses visibles ne sont, encore une fois, que le résul- ::. at de principes invisibles à nos sens physiques.
sun pos que la partie invisible de l'homme com- “prend deux grands principes : le corps astral et l’être physique d'une part, et l'Esprit conscient d'autre part.
La Nature conçue comme une entité spéciale comprend également, dans sa partie invisible, un plan astral, un plan phy- Sique d'une partet un plan divin d'autre part.
-. La connaissance du plan astral est indispensable si l’on -veut comprendre les théories présentées par loccultisme pour expliquer tous les phénomènes en apparence étranges, susceptibles d’être produits par l’homme, développé d'une façon -particulière.
… Le sujet est fort obscur en lui-mème. Cependant, il suffit de ‘s'appuyer le plus possible sur la constitution de l’homme pour Comprendre ce qui nous reste à exnpser.
. Du’éntend-on par ce terme, en apparence si bizarre, de : plan: astral ?
. que contient celle-ci dans les conditions de l'éternité, Pautre nous la présente sous une forme créaturelle, c'est-à-dire que dans son sein ‘ Tes essences se traduisent en existence, et les idées en phénomènes. ! dJacos BœŒux (xvie siècle).
ce (2) L'âme se fait son corps à elle-même, c’est-à-dire que non seule- :.." ment elle le gouverne et l’anime, mais qu’elle le façconne.
ue Porenyre (10 siècle),
Nous allons nous servir de quelques comparaisons assez grossières il est vrai; mais aussi tres suggestives, pour nous metre sur la voie d'une définition compréhensible de ce terme.
Voici par exemple un artiste qui a l'idée de faire une statuette. Que lui faut-il pour réaliser son idée? De a maticre, un peu de terre par exemple. Estcee tout?
Sans doute, oui, au premier abord, Mais supposez Île malheureux artiste manchot on paralysé ?
Qu'adviendra-t-il ?
ii arrivera que son idée de statuette sera aussi nette que pos: sible dans son cerveau. D'autre part la terre sera toute prèle à recevoir et manifester cette forme: mais L'INTERMÉDIAIRE, Îa main, u'obétssant plus au cerveau d'une part, et ne pouvant agir sur la matitre, d'autre part, rien ne se produit,
Pour LS l'idée de l'artiste puisse être manifestée par Ï«. matière, l'existence d'un intermédiaire entre l'idée et la matière est necessaire.
Pour rappeler une de uos comparaisons Îles plus connues, l'idée de l'artiste peut être assimilée au cocher d'un équipage et la matière à la voiture.
L'intermédiaire entre le cocher et [a voiture, c'est le eheval. Or, sans cheval, le cocher, assis sur le siège, ne peut pas plus agir sur la voiture, que, sans bras, l'artiste ne peut modeler Ia terre. Tel est le role de l'intermédiaire dans les comparaisons précédentes,
Revenons à notre artiste ct à sa statuette.
Supposons que la matière, vaincue par le travail, se soit pliée aux impulsions de la main qui la pétrit, et que la statuette soit terminée.
Qu'est-ce, en somme, que cette statuette: une image phy: sique de l’idée que l'artiste a dans le cerveau. La main a fait l'office d’un moule dans lequel la matière à été modelée, et cela est tellement vrai que, si un accident brise la statuette de terre, l'artiste en retrouvera la forme originelle toujours exis: tante dans son cerveau et pourra refaire une nouvelle statuette, image plus ou moins parfaite de l'idée qui sert de modèle.
Il existe cependant un moyen de prévenir la perte de la sta: tuette dès qu'elle est terminée, c'est de mouler cette statuette. Par le moule, on obtient un négatif de la chose à reproduire, tel que la matière qui sortira du moule manifes’era toujours la forme primitive, sans que l'artiste ait jamais à intervenir.
:. Hsuffit donc qu’il existe un seul négatif de l'idée originale ::.pour. que des muititudes d'images positives de cette idée, ‘images toujours identiques les unes aux autres, prennent nais- «sance par l’action-de ce négatif sur la matière.
: Æh bien, chaque forme organique ou inorgauique qui se ‘manifeste à nos sens est une statuette d’un grand artiste qui -s’äppelle le créateur, ou plutôt, qui vient, d’un plan supérieur _: ‘he nous appelons le plan de création. |
: Mais dans ce plan de création primordiale, il n'ya que des ‘idées, des principes, de même que dans le cerveau de l'artiste. <-“Bptre ce plan supérieur et notre monde physique, visible, ‘ikexiste un plan intermédiaire chargé de recevoir les impres- -sions du plan supérieur et de les réaliser en agissant sur la matière, de même que la maïn de l'artiste est chargée de écevoir les impressions du cerveau et de les fixer a Ma- .
Cé Plan intermédiaire entre-le principe des choses et les hoses elles-mêmes, c'est là ce qu'on appelle en‘ occultisme le an astral (1). | : Qu’on ne se figure pas cependant que ce plan astral est dans ñe-région métaphysique impossible à percevoir autrement ue par le raisonnement. Nous ñé saurions trop répéter’ que. nee étroitement emboîté dans la Naturé aussi bien que ans l’homme, et que chaque brin d’herbe porte avec lui son “plan astral et son plan divin. La ‘nécessité de l’anaiyse nous blige seule à séparer des choses absolument connexes. -Nous ‘venons de déterminer la qualité d'intermédiaire de ce plan
istral ; mais ce n'est pas tout. :S$f Von a bien compris cette comparaison, il est maintenant
cile'de se faire une idée de ce que l’on entend en cccultisme ar Ja seconde propriété du plan astral ; la création des formes.
DE SR
Ge principe passe alors dans le plan astral et s’y manifeste : en négatif ». — C'est-à-dire que.tout ce qui était lumineux.
(1) Ormuzd n’a pas produit directement les êtres matériels et pirituels dont l'Univers se compose; il fes a produits par Pinter-;".. médiaire de la parole, du Verbe divin, du saint Hanover, + . ::" ;.
RU a AT Aa LE ZEND AVESTA. ©:
D États
dans le principe devient obscur, et réciproquement tout ce qui était obscur devient lumineux ; ce n'est pas l'image exacte du principe qui se manifeste, c’est le moulage de cette image. — .:: Le moulage une fois obtenu, la création « en aStral» est ter-
C'est alors que commence la création sur le plan physique, dans le monde visible. La forme astrale agissant sur la matière donne naissance à la forme physique, comme le moule donne naissance à ces statuettes. Et l'astral ne peut pas - changer les types auxquels il donne naissance, plus que le moule ne change l'image qu'il reproduit. Pour modifier la forme, il faudra créer un nouveau moule, c’est ce que pourront faire Dieu immédiatement et l’homme médiatement, — Mais - n’anticipons pas, |
Pour revenir à notre point de départ, constatons qu'en définitive, l’image physique reproduit exactement le principe : divin qui lui a donné ‘immédiatement uaissance, l’astral n'a eu d'autre utilité que celle de multiplier à l'infini, et sans avoir besoin de recourir à l'artiste primitif, le principe, point ..: de départ de la création. ou "
Notons toutefois que là création sur le plan physique, dont :.° nous venons d'exposer la genèse d’après l’occultisme, est plus détaillée que nous ne l'avons fait. L'analyse nous conduirait .* en définitive à 22 (21 1) sphères d'action, le plan divin, le: plan astral, le plan physique comprennent en effet chacun :-’ trois sphères actives, trois sphères passives, et une sphère équilibrante, soit 3 fois 7 sphères plus la tonalisante irerselle. . ce qui fait 22. Mais notre cadre nous astreint à la clarté, et la ::
tri-unité a le mérite, tout en restant très générale, d’être la: plus claire des méthodes d'exposition, aussi nous en tien- ::: _ drons-nous là. En
Pour résumer ce que nous venons de dire au sujet de Ja:
seconde propriété du plan astral, que le lecteur se reporte aux diverses opérations de la photographie, il aura une image très pe de ce qu’on peut entendre par la création dans lés trois | mondes. Ro
{i) Au dessous du Verbe divin, de l'intelligence ou de la Raison: Universelle qui a préexisté et présidé à la formation des choses, nous “rencontrons les /erouers, c'est-à-dire les formes divines, les types: “-jmmortels des différents êtres. Le feu et les animaux ont leurs — ferouers comme l’homme : les nations, les villes, les provinces aussi bien que les individus. + À
ZEND AvESrA,
En effet, le paysage à reproduire est l’image du Principe de création du monde divin. Ge paysage, après avoir traversé la chambre noire, devient un négatif, une image négative de la réalité, image dans laquelle les blanes sont noirs et les noirs sont blancs. |
Mais une nouvelle série de manipulations va permettre au photographe de tirer de cette image négative toute une série d'épreuves positives reproduisant exactement le paysage initial. Si vous ajoutez que la Nature reproduit les couleurs, ce que ne fait pas encore Île photographe, vous aurez, dans l'image initiale le type du monde divin, dans l’image négative le type du monde astral, et dans l'épreuve positive le iype du monde physique. ”
LES FLUIDES
Mais vous allez m'arrêter là et me dire: Toutes ces opéra-
‘tions dont vous nous parlez ne s’accomplissent pas toutes
seules. I] faut des agents, ne seraient-ce que des doigts hu
mains, pour faire votre moule, votre eliché photographique ou
toutes ces choses dont vous nous entretenez. Quels sont done les agents du monde astral ® FO |
Puisque nous avons parlé de photographie, gardons cette comparaison, et poursuivons avec elle notre étude, pour ré- _ pondre à la question précédente.
_ Nous avons à considérer deux actions principales: 14° la transformation de notre paysage en image négative ; 2 la trans- - formation de notre image négative en épreuves positives,
Rappelons avant tout nos bases analogiques ; le paysage à - reproduire est l'image du Principe émané. par le monde divin, : le cliché négatif représente la reproduction de ce Principe en :‘astral, et l'épreuve represente la réalisation du Principe en - physique. | 2. -Voilà notre paysage devant nous, et, d'un autre côté voilà notre cliché sensibilisé, c’est-à-dire préparé à recevoir l’impres- * sion. Cela nous suffit-il ? | à Nous savons bien que non, puisque, S'il faisait nuit, nous n’obtiendrions rien. | Entre notre paysage et notre cliché, il faut un intermédiairé, Cet intermédiaire sera, dans le cas présent, un fluide impon- érable : la Lumière,
Nous allons condenser un pey de cette lumière dans un Heu obseur : a chambre noire et le faisceau de lumicre transformé par son passage brusque de son milieu naturel À ce nouveau milieu à travers un petit trou où un objectif va manifester sur notre cliché une image renversée du paysage.
Mais cette image n’est pas là qu'en puissance d’être. Pour la faire apparaître, Ia lumière primitive est désormais inutile et même nuisible. C'est dans une chambre obseure où éclairée de rayons particuliers que nous allons faire subir à notre cliché l'action de fluides physico-chimiques particuliers. Sous cette influence, l'image négative du paysage apparail, et peut désormais subir l'action de Ia Jumicre sans danger, Notre « moule » est créé.
C'est alors que nous faisons de nouveau anpel au fluide prt mitif: à la Lumicre si nuisible en astral. Cette lumiere agissant sur une nouvelle couche de substance sensible, placée sous notre cliché, va manifester sur le plan réel, et non plus négatif, l'image de notre paysage, image que faction de quelques fluides chimiques rendront stable.
Résumons.
Deux sortes.d’opérations.
Les opérations faites en Lumière et celles faites en l'absence de Lumiere. C'est en passant alternativement d'un de ces cas à l'autre que les diverses opérations photographiques s'accomplissent.
Dans les opérations faites en Lumière, c'est ee fluide qui agit; mais alors rien n'est stable ; les images obtenues sont invisibles ou sont transitoires ! tout est en puissance d'être, en principe.
Mais que de nouveaux fluides viennent agir à Fabri de eette lumière, dans le laboratoire, et aussitôt ce qui était en puissance d’être se réalise en négatif, et le positif qui était transitoire devient permanent,
C'est donc en passant alternativement des fluides du monde divin (opération en Lumière) dans les fluides du monde astral (opération en laboratoire) que les êtres et les choses physiques sont créés si notre comparaison est juste. D'autre part les fluides du monde divin sont eréaieurs et ceux du monde astral sont fixateurs ou conservateurs, conséquence de notre comparaison, qui répond exactement aux enseignements de l’occultisme.
= Les agents: Elémentals, Elémentaires.
:* Qutre les fluides, fluides créateurs, de l’Archétype, et fluides .: conservateurs, de l'Astral, il existe des agents particuliers =. acüonnant les fluides. Le
-. Dans notre co'nparaison précédente. les doigts de l’opéra-
. teur, les mille cellules qui entretiennent le mouvement et la vie «de ces doigls représentent les agents dont nous parlons.
.* . Étant donné que tout ce qui est visible est la manifestation | :-et la réalisation d’une idée invisible, l'occultisme enseigne qu'il : “existe, dans la Nature, une hiérarchie d'êtres psychiques, de “même qu’il existe dans l'homme, depuis la cellule osseuse ‘jusqu'à la cellule nerveuse, en passant par l’hématie, une véri- -table hiérarchie d'éléments figurés. :
.“Les êtres psychiques qui pEspIe H région dans laquelle agissent les forces physico-chiniques ont reçu le nom d'élé- mentals ou esprits des éléments. Ils sont analogues ‘aux glo- Dules sanguins et surtout aux leucocytes de l’homme. Cé sont les élémentals qui agissent dans les couches. inférieures du pla astral en rapport immédiat avec le plan physique. | “Cette question des dog qui obéissent à {a volonté: bonñe ou mauvaise qui les dirige, qui sont irresfonsables de leurs actes tout en étant intelligents, a soulevé de curieuses ” olémiques ences derniers temps. Les citations des auteurs anciens que nous donnons ci-dessous prouveront que l'occul- : tisme à connu et enseigné depuis longtemps l'existence des éntités astrales (4). aa Le DE |
De-plus, il suffit de se rappeler que, dans notre plan physique, un animal fort intelligent : le chien, joue le même : vôle.— Le-chien d’un brigand n'attaquera-1-il pas un honnête iomme, sous l'impulsion de son maître, etle chien du fermier ‘ ne sé jelte-t-il pas sur le voleur qui tente d'entrer dans la: - ferme ? Dans. les deux cas, le chien ignore s’il:a affaire à ün.
È si
(1 Je révolterai peut être bien des gens contre moi, si je: dis: ‘qu'il y a des cré:türes dans les quatre éléments qui ne sont ni des :. purs ‘animaux, si. des hommes, quoiqu’ils.‘en: aient la figure et le raisonnement, sans .en avoir l'âme raisonnable. Paracelse en parle...
clairement ainsi que Porphyre. 2 Sie :: On prétend que ces créatures extradrdinaires sont d’une nature spirituelle; non pas dure spiritualité qui exclue toute matière; mais d’une spiritualité qui n'admet pour fondement substantiel ‘qu'une matière infiniment diluée et. autant EnpeRcepiEDIe que l'air?
2 + GRIMOIRE du xvv siècle {Petit Albert p.99'et 128).
honnête homme ou à un bandit ; il est irresponsable de ses actions et se contente d'obéir à son maître, qui reste, seul. . entièrement responsable. Tel est le rôle des élémentals dans l'astral (4).
Dompter des élémenta@gs ne peut êlre comparé qu'à l'action de la discipline militaire. Le chef d'armée a su grouper autour lui par le dévouement ou la crainte des êtres conscients et responsables, qui ont bien voulu asservir leur volonté à celle du chef ou ont été forcés de le faire. Cette seconde action est bien plus difficile penses sur le chien. 1l en est . de même en astral, où l'élémentake n'obéit que par dévouement ou par crainte, mais reste toujours libre de résister à la volonté du Nécromant.
Les Elémentals son: cr circulation presque continuelle dans les fluides de l'Astral. Outre ces entités, il en existe d'autres. de l’avis de tous les voyants. Ce sont les /ntelligences directrices formées par les esprits des hommes qui ont subiune évolution considérable. Ces êtres, analogues aux cellules nerveuses des centres sympathiques de l'homme; ont. reçu des noms très divers dans toutes les cosmogonies des anciens. Nous nous contentons d'indiquer leur existence.
.… On trouve encore, d’après l’enseignement de la Kabbale dans Je plan astral des entités douées de conscience, ce sont les . : resles des hommes qui viennent de mourir, et dont l’âme n’a pas encore subi toutes ses évolutions. Ces entités répondent à ce que. les spirites appellent « des esprits», à ce que l'occultüiste appelle « des élémentaires » (9). |
-_ Les élémentaires sont donc des entités humaines évoluées, ‘tandis que les élémentals n'ont pas encore passé par l'humanité, point très important à retenir (3). |
© (t) lis habitent un lieu près de la lerre: bien plus, ils sont dés
“- entrailles de la terre; il n’y a méchanceté qu'ils n’aient l'audace de : :
“pousser à bout; ils ont l'humeur tellement violente et insolente. c'est :." ce qui fait qu'ils machinent le plus souvent et tendent des pièges et
.….embüches des plus violentes et les plus soudaines, et, quand ils-font
: leurs sorties d'ordinaire, ils sont cachés en partie, et en partie ils : .: font violence, se plaisent fort partout où règne l’injustice et !a discorde. . ne | | PorPayre {ine siècle).
: (8) Quand on a des raisons solides de croire que ce sont des esprits .…. des.hommes défunts qui gardent les trésors, À est bon d’avoir des +’ cierges bénits au lieu de chandelles communes, -
d GRiMoiRE pu xvis siècle (Petit Albert).
(3) La réintégration sera universelle ; elle renouvellera la nature et
; . finira par purifier le prinicipe même du mal. Toutefois, pour cette.
L'IMAGE ASTRALE
La théorie des « images astrales » est une des plus pnarticulières parmi celles qui sont exposées par loccultisme, pour l'explication des phénomènes les plus étranges, aussi devonsnous [a résumer de notre mieux.
À propos de notre exemple de l'artiste et de la statuette, nous avons vu qu’une des fonctions du « plan astral » était de conserver les types des formes physique et de les reproduire, comme le moule conserve et reproduit les formes de notre
statuette. :
. Cette propriété vient de ce fait que le plan astral peut être
- considéré comme un miroir du monde divin qui reproduit en
négatif les idées principes, origine des formes physiques * futures.
_ Mais l'occultisme enseigne que, de mème que toute chose .ou tout être projette une ombre sur le plan physique, demême tout projette un reflet sur le plan astral: Fe,
:. «Quand une chose ou un être disparaît, son reflet en astral
persiste et reproduit l’image de cette chose ou de cet être, * telle que cette image était au moment précis de la disparition. : — Chaque homme laisse donc «en astral » un reflet, une image, caractéristique. — A la mort, l'être humain subit un changement d'état caractérisé par la destruction de ta cohésion qui maintenait unis des principes d’origine et de tendance irès . différentes.
: ‘Le corps physique ou enveloppe charnelle retourne à la Terre, au mondé physique d'où il était venu. . Le corps astral et l'être Psychique éclairés par la Mémoire, ” Plntelligence et la Volonté des souvenirs et des actions ter- : restre passent dans le plan astral surtout dans ses régions Îles . plus élevées où ils constituent un élémentaire ou un « esprit.»
œuvre, les êtres inférieurs ont besoin de l'assistance de ces esprits qui peuplent l'intermonde entre le ciel et la terre. Il faut dont entrer ei commerce avec eux; établir des communications par:
degré jusqu’à ce qu’on parvienne aux plus puissants, ï Martinez Pasquanis (xvrie siè: 5)
La somme des aspirations les plus nobles de l'être humain, dégagée de la mémoire des choses terrestres autant que lé somnambule est dégagé des souveuirs de l'état de veille, en un moi l'idéal que Fêtre humain s'est créée pendant la vie, devient une entité dynamique qui n'a rien à voir avec le MOI actuel de cet individu et passe dans le monde divin.
C'est cet idéal plus ou moins élévé qui sera la source des existences futures et qui en déterminera le caractère.
C'est en se mettant en relation avec ces « images astrales » aue le voyant retrouve toute lhistoire des civilisations évanouies et des êtres disparus. Une découverte toute récente, celle de la Psychométrie est venue montrer que ces affirmations de l’occultisme, qu'on pourrait prendre pour de la métaphysique pure, correspondent à des réalités absolues.
Supposez que votre reflet dans un miroir persisie, après votre départ, avec sa couleur, ses expressions et toutes ses apparences de réalité, et vous aurez une idée de ce qu’on peut entendre par « l'image astrale d'un être humain. »
Les anciens connaissaient parfaitement ces données et appe lant : ombre l'image astrale, qui évoluait dans les régions les plus inférieures du plan astral, mäne l'entité personnelle, le MOI qui évoluait dans les régions supérieures de l'astral et enfin esprit proprement dit l'idéal supérieur de l'être,
Que les incrédules ou ceux qui se figurent que l’occultisme est une invention moderne écoutent Ovide (1) :
Dans l'évocation d’un être défunt, i faudra donc bien prendre garde si l'on à affaire à son « image astrale» où à son MOI, véritable.
Dans le premier cas l'être évoqué se conduira comme un reflet dans un miroir. I sera visible il pourra faire quelques gestes, il sera photographiable : mais il ne panLeras pas. Tel est le fantôme de Banco dans Macbeth, fantôme visible seulement pour le Roi, et qui ne profère aucune parole.
Shakespeare était fort au courant des enseignements de l'occultisme. |
Dans le second cas, l'être évoqué parierA, et plusieurs mor-
(4) ! y a quatre choses à considérer dans l’homme : les mânes, la chair, l’esprit et l'ombre; ces quatre choses sont placées en chacun son lieu, la terre couvre La chair, l'ombre voltige autour du tombeau, les mûânes sont aux enfers, et l'esprit s'envole auciel.
Ovine,
‘ls pourront le voir en même temps. C'est le cas du fantôme is en action par Shakespeare dans Hamlet.
Les phénomènes spirites dits de « Matérialisation » étaient
connus de tous temps. Agrippa au xvi° siècle en donne une
. théorie complète, d'après loceultisme, dans sa Philosophie
‘occulte. Si cependant le xvi® siècle semblait encore trop
- rapproché, le lecteur peut lire avec fruit tous les détails
: d'unñe évocation d’après l’occultisme dans Homère, Odyssée, . chant XI, où l'image astrale s'appelle Eïëwaov (1).
RÉSUMÉ
.En-résumé, le plan astral intermédiaire entre le plan physique et le monde divin renferme :
49 Des entités directrices présidant à la marche de tout ce
ii évolue en astral. Ces entités psychiques sont constiluées “par les hommes supérieurs des humanités antérieures, évolués par leur propre initiative. (Esprits directeurs de Ia Kabbale.}
20 Des fluides particuliers formés d’une substance, analogue ‘à l'électricité, mais doués de propriétés psychiques : la lumière astrate.
: 80 Dans ces fluides circulent des êtres divers, susceptibles ‘de subir l'influence de la Volonté humaine : les Elémentals. ‘40 Outre ces principes propres au plan astral, nous y trouvons encore : les formes de l'avenir prêtes à se manifester “dans le plan physique, formes constituées par la réflexion en
négatif des idées créatrices du monde divin. | ;
(4) Voici, du reste, à titre de curiosité, la description d’une conversation « par coups frapnés », en 1528 : ; | ‘« Advint'aucuns jours après qu'Antoinette ouyt quelque chose enour d'elle faisant aucun son, et comme soubz ses pieds frapper “aucun peliz coups, ainsi qui heurteroit du bout d’un baston dessoubz ‘“‘ung carreau ou un marchepied, Et sembloit proprement que ce que "fesait ce son et ainsi heurtait fust dedans terre profondément; mays le son. qui se faisoit estoit ouy quasi quatre doys en terre toujours ;soubz les pieds de la dicte pucelle. Je l’ay ouy muintes fois el en me répondant sur ce que l’enqueroys frapoit tant de coups que demandoys.; HE « AÂDRIEN DE MONTALEMBERT (1528 :..» "A -S'ensuit toute une conversation entre l’âme de la morte et les nonnes, communication obtenue entièrement par coups frappés,
50 Les « images astrales » des êtres et des choses, réflexion en négatif du plan physique.
6° Des fluides émanés de la Volonté humaine ou du monde divin et actionnant lastral.
Molie Dis
ERESENT
fe cle ysique
7° Des corps astraux d'êtres surchargés de matérialité (snicidés), d'êtres en voie d'évolution (élémentaires) et d’Entités humaines traversant l'astral, soit pour s’incarner (Naissance), soit après s'être désincarnés (Mort). On peut aussi y rencontrer les corps astraux d'adeptes ou de sorciers en période d'expé- rimentation. |
$ 2. — L'ÉVOLUTION ET L'INVOLUTION
(La Réincarnation)
Les fluides qui circulent dans l'homme suivent dans leur marche plusieurs direciions déterminées.
Ces directions sont établies d’après la situation respective el la fonction des centres d'action principaux de ces fluides.
On appelle évolution la marche suivie par un fluide pour s'élever d’un centre inférieur comme l'abdomen à un centre supérieur comme la poitrine.
On appelle involution, au contraire, la marche suivie par uu fluide pour s'abaisser d’un centre supérieur comme la Tête,
: dans un centre inférieur comme la Poitrine.
I ya donc dans l'être humain une évolution et une involution, dont nous allons dire quelques mots. °
Chaque centre (tête, poitrine ou ventre} est pourvu d'organes qui reçoivent plusieurs courants fluidiques. Dans chaque centre, ‘ya d’abord un courant venu de l'extérieur et qui y retourne ès avoir traversé le centre (aliments pour labdomen, air r la poitrine, sensations pour la tête.) il y a ensuite un courant fluidique venu du centre inférieur, ’est-à-dire évolué (chyle pour la poitrine, sang pour la tête). Le résultat de l'action d'un centre dépendra done de ces trois facteurs : 4° Qualité de l'organe recepteur ou transformateur. 29 Qualité du courant venu de l'extérieur. . 3° Qualité du courant évolué.
Ainsi la qualité matérielle et dynamique du sang est entière-
… ment liée à la qualité des organes recepteurs (poumons), d’une
. pass la qualité du chyle d'autre part, et enfin à la qualité de ’air inspiré.
Les partisans de la doctrine de l’évolution considérée dans ‘* son aspect analytique s’en tiennent à cette constatation que, . dans la Nature (et ils pourraient ajouter dans l'Homme) on ‘” constate une progression de formes et de forces depuis les plans inférieurs jusqu'aux plans les plus supérieurs. Mais Quelle est la cause de cette progression ? Pourquoi cette transformation se produit-elle? La réponse à cette question est : reléguée dans le monde dit de l'inconnaissable, et, cependant un peu d'attention permel d’entrevoir celle solution.
. Voici une parcelle d’aliment introduite dans les organes . digestifs. Elle ne deviendra assimilable que quand elle aura - Subi une évolution particulière, la transformant en matière - organique humaine, c’est-à-dire en chyle.
… Le positiviste se contenterait de constater cette évolution en la mettant sur le compte de la marche fatale de l'organisme sans aller plus loin. ‘ RS |
Or demandons-nous quelle est la cause intime de la marche des organes digestifs? N'est-ce pas l'afflux sanguin d’une part, et l’afflux de force nerveuse motrice d'autre part ?
Ces deux courants viennent des centres supérieurs; le premier de la poitrine, le second de Ia tête. Ce n’est donc que parce qu'il existe une double involution de forces agissant sur l’organe digestif que l'évolution de l'aliment en chyle se praduit, ou pour réduire ces faits en une loi :
TOUTE ÉVOLUTION EST PRÉCÉDÉE D'UNE INVOLUTFION
Ce qui se produit dans le microcosme se produit analogiquement dans le macrocosme, et la clef de l’évolution naturelle ne réside pas dans la constatation des changements de formes: mais bien dans la recherche des forces involutives génératrices de ces changements de formes.
Réincarnation
L'esprit immortel de l'homme paye dans une existence les fautes qu'il a commises dans une existence antérieure.
Pendant la vie terrestre, nous fabriquons notre destinée future. |
À la mort du corps matériel, l'esprit passe d'un état infé- rieur à un état supérieur : il évolue. Au contraire, quand la naisssance dans un nouveau corps va se produire, PEsprit passe d'un état supérieur dans un état inférieur : il involue.
Mais pendant ces séries d'évolutions et d’involutions l'Univers hysique, astral et psychique poursuit sa marche en avant dans le emps et dans l'Espace, si bien que ces séries ascendantes et descendantes que subit l'Esprit ne sont perceptibles que pour lui et n’agissent en rien sur le Progrès général de l'Univers.
C'est ce que nous montre l'exemple du steamer (Univers) qui poursuit sa route en avant sans tenir comnte des ascensions ou des descentes que peuvent être amenés à faire les passagers, du pont aux diverses classes dont les cabines sont étagées dans le Navire. La liberté des passagers est entière,
quoique circonserite par la marche en avaut Gu steamer qui les porte tous.
Pendant la série d'évolutions (mort) et d'involutions (nais- ‘Sance) que subit l'esprit immortel, lEtre traverse diverses - classes sociales dépendant de sa conduite dans les existences antérieures (1).
Entre les réincarnations, l'Esprit immortel jouit de l’état de - #élicité correspondant à l'idéal qu'il s’est créé pendant son +“ incarnation.
4. Un riche qui a mésusé de sa richesse, un puissant qui a .- abusé de son pouvoir se réincarnent dans Île corps d'un &: homme qui aura à lutter presque toute sa vie contre l’adversité. :.: Gette adversité ne vient pas de Dieu, elle vient de f'emploi :. qu'a fait l'Esprit immortel de sa volonté dans les existences :..Antérieures. Mais pendant celle incarnation l'Esprit pourra, sn la patience dans les épreuves et J'opiniatreté dans la “lutte, reconquérir en partie la place perdue (2).
-Le Progrès existe donc pour le général et par suite il existe médiatement pour chaque être particulier. Mais inrmé- : Giatement. chaque être est susceptible de monter ou de descendre dans l'échelle sociale soit pendant sa vie, soit lors de sa “réincarnation. : | d
EXPLICATION DE LA FIGURE
4. — L'Esprit dans le monde divin (état de félicité). 4 à 2. — Involution de l'Esprit vers l'Incarnation. | 2. — Incarnation dans le corps d’un homme riche et puis-
.s (4) L'homme doit connaître la source des malbeurs qu’il éprouve . nécessairement: et lois d'en accuser cette mème Providence, qui dispense les biens et les maux selon son mérite et ses actions ‘antérieures, ne s’en prendre qu’à lui-même s’il souffre par une suite : inévitable de ses fautes passées. Car Pythagore admettait plusieurs éxistences successives et soutenait que le présent qui nous frappe et l'avenir qui nous menace ne sont que l'expression du passé, quia été notre ouvrage dans des temps antérieurs.
us HiÉROCLÈS (ve siècle).
{2} La puissance inévitable des lois de Dieu, qui. dansles siècles à. venir rend à un chacun ce qui lui appartient selon la manière et les mérites de sa vie passée, de sorte que celui qui régaait durantsa pre- Mière vie injustement retombait dans l’autre vie en état de ser-
F ‘vitude,
AGrippA (xvie siècle),
sant. La Destinée fabriquée par cet homme durant sa vie est détestable.
8. — Evolution de l'Esprit vers le monde divin. Réalisation de l'idéal inférieur conçu pendant Ia vie.
4. — Réincarnation de l'Esprit dans le corps d’un homme accablé par l'adversité : conséquence de la vie antérieure.
4 à 5. — Pendant son incarnation, l'Esprit reconquiert une classe sociale plus élevée que celle qui lui était primitivement destinée.
Imvoluiion et Ew lubcon de d'Esh ri -lmnrortel- CRétnecarnation)
Aon de Ele men laird
nearnalicr}
Eobtimdmiqut Suicide Esfant
6.— Evolution vers le monde divin. Réalisation de l'idéal conçu dans la souffrance. 7. — Réincarnation dans le milieu social le plus éleve.
SUICIDE (1)
À. — Un homme appartenant à la classe sociale la plus
élevée se suicide (B).
(1) En cas de suicide, l’âme reste quelque temps attachée à l'espèce de fantôme d'image vide du corps qu’elle a voulu quitter. Porpayre (ne siècle).
A0 LA SCIENCE DES MÂGES
B à €. — Son esprit n’évolue qu’en astral, et est en proie à Vaetion des élémentais. |
B. — Réincarnation presque immédiate dans la classe sociale
- la moins élevée — souvent dans un corps infirme ou difforme.
E. — Evolution relative pendant la vie. Késignation à Ja souffrance.
F. — Evolution de l'Esprit dans le monde divin.
G. — Réincarnation dans une classe sociale assez élevée.
MORT-NÉ
8. — Départ de l'Esprit pour l’Incarnation. 9. — Incarnation. Le corps ne permet pas à l'Esprit d'accomplir sa carrière, L'Enfant meurt dans sa prime jeunesse. 10. — Réincarnation immédiate apres un court passage en astral. (Une classe sociale plus élevée récompense l'Esprit des ‘ premières souffrances éprouvées.) 41. — Evolution vers le moude divin.
$ 3. — LA PRATIQUE
La Science occulte enseignée dans les sanctuaires antiques se divisait en quatre grandes sections. L'étude ei le maniement des êtres et des forces élémentaires - Où Alchimie. L'étude et le maniement des forces asirales ou Hagie. L'étude et le maniement des forces oceuites de l'homme ou Psychurgie. Enfin l'étude des forces de l'Empyrée et de leurs relations ou Thiéurgie. 4 an de ces sections comprenait des subdivisions spé- - ciales. |
De nos jours, des bribes de ces enseignements pratique ont
| été retrouvées et soni mises en œuvre par des profanes sous
les noms de : Magnétisme, Hypnotisme, Spirilisme. Télepsv-
. Chie, Télépathie, Psychométrie et Sorcellerie. Nous allons pas-
.ser cependant en revue les rapports de ces études, toutes . modernes, avec les enseignemeuts de l’occultisme.
L'homme, par un entraînement spécial portant sur la respiration, peut accumuler en Jui le dynamisme nerveux.
LA SCIENCE DES MAGES A
Par la Prière, il spiritualise cette force accumulée. par le Verbe, il la concrète. et. par l'Action et Fa Volonté, il ja dirige hors de lui ({}.
L'ebranlement nerveux déterminé par cette série d'entrainements produit un état spécial, état danslequel une partie du corps astral s'ertériorise et peut agir à distance.
Cetle action est alors consciente et répond au Fakirisme des indous Où à la Magie des anciens. | |
Mais, dans la plupart des cas actuels, cetie action est semi- - consciente (experiences de Horace Pelletier) ou inconsciente tout à fait (expériences des médiums) et des objets pourront être mus à distance et sans contact sous cette influence.
Ces phénomeres sont analogues à ceux de l'aimant agissant à distance et Sans contact. et même à travers certaines subslances matérielles, sur des objets métalliques, mais ici l’aimant est remplacé par un être humain, ctle corps astral tient lieu de modificateur du champ magnétique.
Les phénomènes du Hagnétisme des modernes sont produits par l’action du corps astral (fluide) d'un être humain sur le corps physique ou le corps astral d'un autre.
Cette puissance d'action était décrite au xvi° siècle par Agrippa dans son chapitre sur la Sorcellerie (2).
riser que se rapportent les idées des anciens sur l'envoûtement et L'action à distance, idées confirmées tou fi ü
dernièrement par
nypnotid lepsychie, et par les derniers travaux de M. de Rochas (/niliation, avril
(1) L’ôme purifiée par la prière tombe sur les corps comme la foudre ; elle chasse les ténèbres qui les enveloppent et les pénètre intimement.
PARACELSE (xvi® siècle).
(2) La sorcellerie est une liaison ou un charme qui, de l’esprit du sorcier passe par les yeux de celui qu'on ensorcèle à son cœur, et le sortilège est l'instrument de l'esprit. |
C'est-à-dire une vapeur pure, luisante, subtile, provenant du plus
ur sang capene par la chaleur du cœur, lequel renvoie continuelement par les yeux des rayons qui sont semblables, et ces rayons portent avec eux une vapeur ; cetie vapeur porte le sang comme nous en voyons dans les yeux chassieux et rouges, dontile rayon envoyé aux yeux de ceux qui le regarde attire, avec la vapeur, du sang corrompu, et leur fait contracter la même maladie.
Aihsi un œil étendu ou ouvert qui jette ses rayons sur quelqu'un
La Psychurgie étudiait l'évocation des âmes et leur action sur le microcosme.
L'évocation pouvait porter sur des « Images astrales » ou sur des Elémentaires. ni . Dans Île premier cas, un entrainement particulier mettait .. l'évocateur en état de somuambulisme demi-conscient, c'est à- -. dire ouvrait à ses yeux le monde astral, tout en respectant le . reste de son organisme. (Presque tous les yhénomènes modernes : . de TÉLÉPATHIE rentrent dans ce ca.) Dans le second cas, l'évocateur était isolé électriquement (par ses vêtemeuts et par le sol) et psychiquement (par le :. cercle) du monde astral dont on altirait les êtres au moyen . de l'évocation mentale aidée de substances capables d'aug- -_ menter le dynamisne des êtres évoqués (1).
. Dans ce cas, l'âme évoquée s'entourait de fluide astral (s'entourait d'un petit corps d air, disent les anciens) qui lui per- +. mettait de se rendre visible et de se matérialiser.
__ La substance constituant ces fluides qui entourent l'être . évoqué à beaucoup d analogie avec l'électricité. De là Les pointes + métalliques qu'on employait dans ces sortes d'évocations.
.… Aujourd'hui, l'empirisme le plus complet a remplacé ces " rites de l'occultisme, basés sur une eonnaissance approfondie * de la question.
Les séances de matérialisations cpirites sont très rares, ne peuvent être produites à volonté, et ce sont le plus souvent des entités astrales qui dirigent ies phénomènes, d'ailleurs
:, très vérilables, qui prennent naissance.
avec une forte imagination suivantla pointe de ces rayons qui sont les
- Voituriers et les charriots ou porteurs de l'esprit, cet esprit [ent bat-
:’.: tant tes yeux de l’ensorcelé, étant excité par le cœur de cefui qui le
: bat, étant entré dans l'intérieur de celui qu’il frappe et s’en étant
: rendu maître comme d'un pays qui-lui appartient, cet esprit étranger blesse son cœur et l’infecte.
AGrippa (xvi° siècle).
É (1) Et partant, cetie image de l'âme prenant quelquefois un corps .” d'air, se couvre d’une ombre, et, s'en enveloppant, elle donne tantôt . des avis à ses amis, tantôt elle travaille ses ennemis ; car les pas- :.. -Sions, le ressouvenir, les sensations restent avec lime après qu'elle … est séparée d’avec le corps.
AGrippa (xvie siècle).
Un auire HS d'évocation consistait à remplacer le MOI d'un sujet entraiñé par la Personnalité évoquée.
De là les sybilles de l'antiquité, dont « la fureur » correspondait à nos modernes manifestations de la crise hystérique, de là les médiums à incarnations, sujets somnambuliques avant subi un entrainement particulier.
L'occultisme a toujours enseigné la possibilité qu'ont les entités de l'astral d’uuliser les êtres humains pour leurs
communicaiions (1).
L'évocation des «images astrales », dont l'existence est affirmée par l'occultisme depuis longtemps, vient d'être mise à jour expérimentalement dans le monde profane par la découverte de la Psychométrie (2).
Plusieurs expériences faites sous nos yeux à Paris ont pu nous convaincre de la réalité des faits observés en Amérique et en Allemagne.
En résumé :
Tous ces phénomènes de déplacement d'objets sans contact, d'apparilions de personnes décédées, de matérialisation : ou d'incarnations, de télépsychie et de télépathie se rapportent presque tous à la Psychurgie des anciens. Ils sont basés sur ce fait que les appareils physiques, générateurs des forces étudiées jusqu’à present, sont remplacés par un être humain qui a subi un certain ébranlement nerveux, c’est-à-dire par un
appareil psychique, générateur Ge forces encore non définies.
(4) L'on dit, outre cela, que l'humeur mélancolique est si impé- rieuse que par son feu, sa violence et son impétuosité, elle fait venir les esprits célestes dans les corps humains, par la présence et l'instinct ou l'inspiration desquels tous les Anciens ont dit que les hommes étaient transportés et disaient plusieurs choses admirables.
Hs disent donc que l'âme étant poussée par l'humeur mélancolique rien ne l'arrête, et qu'ayant rompu la bride et les liens des membres de son corps, elle est toute transportée en imagination et devient aussi la demeure des démons inférieurs, desquels elle apprend souveni ces manières merveilleuses des aris manuels : c’est par là qu’on voit qu’un homme fori ignorant et fort grossier devient tout d’un coup un habile peintre où un fameux architecte ou un habile maitre en quelque autre art.
AGrippa (xvi siècle).
(2) Tout un chapitre du Crocodile de Saiat-Martin est consacré
à la description de ces imanes astrales.
à Doi Jà les conditions si difficiles d’expérimentation, de à la fraude, le mensonge, l'orgueil des médiums et des sujets: Mais encore une fois rien n’est surnaturel dans tout cela, il
nous connaissons, et voilà tout. : Dans quelques villages on trouve encore des « sorciers » : oduisant des phénomenes sérieux. Le sorcier a conservé tant Don. que mal @es bribes d'anciennes pratiques d'occuitisme, t; servi par: une volonté exercée par la solitude, il manie les fluides magnétiques et psychiques avec assez de puissance: Le sorcier est à l'occultiste ce que l’ouvriér est à l'ingénieur. “L’ ouvrier. sait faire « sa pièce» d'après les règles qu'il a prises à l’atelier ; mais il ne sait pas les discussions mathé- iques touchant les courbes que son tour produit.
F.
vent guider Touvrier serait fort embarrassé s’il lui fallait ire lui-même.et ajuster une pièce complète.
iénomènes occultés dont Foceuhiste cornaîit la raison € ét la théorie‘(1). :
apts en Afrique et dans l'Inde; est comparable à l'ingé- ieur ‘qui connait pratiquement plusieurs métiers é ‘qui en a É ün Sérieux apprentissage. |
1SSi yoit-on l’inanité de ceux qui. 8 ’intitalent emages » ou iérophantes » à notre époque et qui sont inçäpables de’ pis
‘phénomènes psychiques de dernier ordre. .
iéei : no is amène à dire quelques mots des “spé, pra ques de Voccultisme.
Diréprise. : . | ue ;
s-cérémonies ,. les diffcultés accumulées ‘par “je tituel,. s-symbolés, constituent les procédés les. pue élémentaires 0 atnement de la: volonté Humaine,”
(ES ‘Le”Serpent ‘de ‘la Génèse. C'est sans contredit la plus belle e snennprsiné eue | L Sorcellerie et Fiistotee du Diab (CR
n'y a Jà que du « naturel » un peu plus élevé que celui que |
-son côté, l'ingénieur capable, d'établir les règles qui isi le sorcier produit en quelque sorte mécaniquement
éceultiste pratiquant, dont il se trouve quelques repré- |
En. rè le générale, le prineipe. directeur dans toute opération ; . Volonté humaine, le moyen d'action, l'outil employé é flüide astral humain ou naturel, -et le but à atteindre est alisation (sur le plan physique néralomont Le l'opéra- :
Ï chyéitne physique (aliments, végétarisme, jedné), animique ne: FPApRrA toire) at. psychique GROS ANR des: sensa-
“à Gé. é propôs Pimpo tant. et savant ouvrage de Stanislas nl
LA' SCIENCE DES MASGES AS tions} sont destinées à l'entrainement da corps astral ni que les parfums. | Fra Par contre, l'emploi de l'épée, de la coupe, du sceptre, du cercle et des talismans aiasi que les paroles proférées avec : force sont destinées à l’action sur l'astral de la nature et sur les êtres qui la peuplent. PRE Le problème magique consisie à obtenir conscierment et sans médium tous les phénomènes obtenus par les modernes _ . spiritualistes dans leurs séances obscures et d’autres £ncore.
I faut donc qu’une partie du corps astral de loyérateur :: soit projetée au dehors et trouve un appui dans les suKstances - :: disposées d'avance à cet effet, Et l'opératenr ne doi jamais ‘perdre conscience,-car alors ce serait non plus un oëjultisie pratiquant, mais un sujet ou un médium inconscient, Ce: résultat d'action consciente sur l’astral est journellement obtenu dans l'Inde. L'emploi des sujets magnétiques facilite beaucoup lesiopérations magiques, en permettant la suppression de la victime, dont le corps astral étaïi utilisé et permet d'obtenir des phénomènes très importants ; c'est ce que nous avons pu constater nous-même. PL
Le groupement des étudiants sérieux est donc fort important, et c’est là ce que redoute partieulièrement certain autegr. contemporain, très grand artiste, mais piètre homme de: science, qui, dans une sorte de « catéchisme du mage », exhorte. ses disciples à s'égoiser dans la solitude et l’orgueil. Un étu diant en occultisme qui travaille depuis un an seulemen comprend assez la raison d’être de telles exhortations pou qu’il nous soit inutile d’insister. & . rie _ En résumé, l'occultismie pratique demande une série d'efforts > très sérieux, basés sur une connaissance assez approfondie de: forces occultes de. la Nature ei de l'Homme pour mériter l’at tention de tout chercheur ronsciencieux. :
“Et, plus on étudie, plus on peut se rendre compte qu’il n’y -fà rien qui aille à l'encontre des énseignements positifs dé. nos sciences actuelles. Les forces étudiées sont analogues au. : magnétisme et à l'électricité, avec l'intelligence animale en:
pue les générateurs de ces forces sont des êtres vivants, aû “lieu d’être des machines .ou des appareils physiques ; de là de.
nouvelles propriétés et de nouvelles méthodes d'éxpérimentation; maïs, encore une fois, rien de tout cela n’est surnaturel car le surnaturel n'existe pas (1). na Lis dr : (1) De cette manière, tout ce que pense l'Esprit d’un homme.qi . aime ardemment a de l'efficacité pour Pamour ; et tout ce que peñs :. J’esprit d’un homme qui hait beaucoup a de l'efficacité pour nuire. ét: pour détruire, : AçcrippA (xvi° Siècle), * ::
LA SCuExCE DES “MAGES
Éereorcier qui cueille à minuit des plantes sur Ja montagne en. prononçant des mots étranges el en faisant des gesles izarres n’est pas plus aliéné en soi que là locomotive qui, Île. et qui jette des ammes sur la voie ferrée. Lä locomoive est une machine génératrice de forces physiques, le sorjer est une autre machine génératrice ctistiente de force psychique et qui s'entraine. Quand on voudra bien ramener le problème à ces justes limites, les expériences spirites pourront devenirila base d’un enseignement réellement scientifique. Les nystiques y perdront ; mais la science y gagnera. |
Æncore une fois, toutes ces pratiques, Si étranges et si noules. pour | nous, étaient Par UEnenE connues de lanti- Da vhseignait, dans les Mystères, que l'homme qui s’exerçait è pratiques psychurgiques et qui parvenait à l'extase puisait à ourcedirecte de toutes les connaissances (1).
ñ :s’élevant seulement jusqu’au plan astral par La ‘fureur se:-de.ros jours), l'être devenait capable d'exercer les pous du prophète. Ce don de prophétie n'était développé qu'à te:de pratiques lengues et très sérieuses.
“cela est perdu, ou à peu près, pour no$ comtemporains sent Re
CHAPITRE. UE
! LES APPLICATIONS DE L'OCCULTISME È
rès- ‘avoir parcouru ‘ce qui. récéde, le iecteur se dira
lus. ou moins: > HeneE sur des. mie si: Re Lu
Là. fine: ssancé par excellence a lieu sans l'aide dé l'intelligence.
Porpaye (nie siècle). *:: La prophétie est un état” de perfection que la” providence. Wacpas à tous les hommes, mais qui ne peut exister’ cependant
ques, les. äutres morales, les autres intellectuelles. preinier rang de ces conditions, il faut placer l’ima ination ; .car eule peut expliquer.les:visions, les songes prophétiques, et ce
ÈS des:prophètes,-. is ré imagination doit sé ‘joindre une. raison prompte et tellement
que: ‘sûrement : ‘« On vient de nous. exposer. un Sÿs-
Pextase,. analogue à la vision qu'on éprouve dans le sommeil, : °°. ee cértaines facultés et certaines conditions naturelles, ies unes
ÿ'a souvent de bizarre et de choquant pour. nous dans les |
au positivisme contemporain, que tout cela nous semble bien métaphysique. Des citations, prises à des auteurs ayant vécu à des époques très différentes, nous montrent que ce système est très vieux, dans ses grandes lignes, et qué l'humauité, lasse de la solide nourriture de la Science, revient aux sucreries de la philosophie à chaque « fin de siècle».
Le lecteur aurait pleinement raison si notre but était de nous en tenir là et de remplacer par du mysticisme philosophique le pessimisme qui à envahi toute la précédente géné- ration. Le mysticisme est aussi dangereux à notre avis quele : matérialisme, et les études scientifiques seront toujours le ”: refuge des esprits inquiets ou découragés. 18
Mais tout est à refaire dans les méthodes d'exposition scien- . tifique. La mulliplicité des détails et l'absence d’une synthèse générale écrase les esprits les plus friuents, et la spécialisation s'impose à tous de très benne heure. |
Or, si fous disons à tous les jeunes. avides, de travail et de nouveauté : « Tournez-vous sans crainte vers ce passé qu'o: vous à défiguré ; cherchez la méthode qui a permis à l'Egypt de faire éclore la civilisation intellectuelle de la Grèce, cher chez les traces de cet enseignement dans la profonde philo sophie des alchimistes. » ce n’est pas dans l’espoir d'imposer. à leur efforts la connaissance d'une vieille science archéolo : gique et momifiée. : à
Non certes. C'est dans lespoir qu'ils trouveront, gràce cette étude, une clef générale des sciences de l'avenir, c'es
exércée qu'elle puisse saisir les choses d’un seul coup d’œil et: ‘ passer de l’une à lPautre, sans avoir conscience de sa marche. os 7: {lexiste, en effet, dans chacun de nous, une certaine faculté d juger de l'avenir par le présent, et qui se change par l'exercice en: une véritable intuition : cette faculté, portée à sa plus haute perfe “tion devient un des éléments de la prophétie, ue Mais ce n’est rien de voir promptement les choses éloignées ‘ de-les voir avec son esprit, comme on pourrait le faire avec: . yeux ; il faut encore avoir le désir de les faire connaître aux aut quand elles peuvent leur être utiles et le courage de les proclämer “ enface même de la mort; en un mot, le caractère doit être au - niveau de l'intelligence. A Je ro -. Enfin, la première condition que le prophète doit remplir, c’est que . Son tempérament et sa constitution physique n’apportent point d’obstacle à ce noble essor de l'âme ; car il existe une relation . Mtime entre certaines facullés de lesprit et certains organes & : Corps, notamment entre l’imagination et le cerveau. _- - “2
MamoniDe (xne siècle): (2 partie, ch. xXxvI1 à xxxXV
dans la certitude qu’allant de l'avant, ils sauront éviter le ‘grand danger de toutes les réactions spiritualistes : le cléricaisme. Et nous leur dirons : |
…. &« Le matérialisme se meurt en science comme en art; : Yous sentez que des aspirations nouvélles s’éveillent en : vous; et, guidés par les idées de votre enfance, vous avez besoin didéal. Prenez garde, le cléricalisme veille. I} vous -parlera de cette noble figure de Jésus de Nazareth, des gran- -deurs de la Foi et des plaisirs mystiques de l’Amour divin, «H vous incitera à suivre la carrière qu'il vous indique et couvrira votre esprit de cette sombre teinte qui couvre le corps dé ses prêtres. : . nes
:.« Si, l’enseignement clérical ne conduisait pas l'esprit au sectarisme, en voulant imposer cette erreur grossière qu’une religion est seule capable de sauver l'humanité, si cet enseimement nincitait pas à la guerré pour des questions de oi, à la guerre de religion totalement inconnue de toute ‘antiquité soit disant paienne et de tout l'Orient, — je vous dirais tout le premier : allez chercher là votre idéal. Mais, en uté conscience, je ne le puis, car vous seriez trompés. »
ny .a pas de Religion plus élevée que la vérité, disent les aharajàh de Bénarès, et le premier caractère de Ia vérité ést d'être synthétique et: non sectaire'— Allez donc sans va la Science, et prenez pour devise: Ni Voltaire ni OYOIA.
“La science fera d’ahord de vous des matérialistes, soit; mais elle vous armera ainsi contre les entreprises futures de tous les clergés, des pharisiens de tous pays. Vous serez les premiers à Youüloir sortir de la myopie intellectuelle que le positivisme inrpose à ses adhérents, et alofs n'hésitez plus: étudiez les
enseignements du Passé, et vous vous ferèz votre foi à vous
nème par la Raison et par la Science.
“Océultisme ne vaut pas par son caractère archéologique, il Yaut pas par l'étude qu’il fait des phénomènes étranges prosde nos jours. On n’établit pas une doctrine scientifique né-vieille pierre, pas plus que sur la foi d'un hystériqne qui double. L'occultisme ne vaut que par ses applications G’ést parce que ceux qui étudient la science occulte peuvent apporter de nouvelles méthodes à l'artiste aussi bien qu'au ‘savant, à l'homme politique aussi bien qu’au philosophe que.
(1) La raison et la science sont pour nous la véritable source de érité et le culte le plus pur que nous puissions rendré à Dieu, NE + Maxmomnes (xn° siècle).
A
l'occultisme peut être étudié par des hommes sérieux. Ce sont ses applications à l'avenir qui permettent de le défendre hautement à notre époque toute de Raison.
Dans cette dernière partie de notre exposé, nous voulons
aborder très sommairement les applications de la Science
Occulte à quelques-uns des problèmes scientifiques et philosophiques contemporains. Nous terminerons en indiquant l'état actuel du mouvement provoqué en France par l'occultisme dans ces dernières années.
Le problème qui, généralement, intéresse le plus l'homme, c'est lui-même.
Que sommes-nous, et, par suite, où allons-nous, et d'où venons-nous ? La vie a-t-elle un but ? Sommes-nous libres ou
Le catholicisme nous ppt que nous sommes composés L Q s ie immortelle. L'un vientde
la poussière, c’est le corps. et il y retournera ; l’autre vient de
—.da.satisfaire pleinement les intelligences moyennes. Mais Pana- = siologiste se demandent encore comment €e
tomiste DAY:
- principe si pur eùt bien actionner le rectum ou se livrer aux douceurs de la chyldication.
Entre ces deux estrêmes, la philosophie dite spiritualiste,
à l'usage des bachelfrs et des élèves de l'Ecole normale... : ‘fait de l'histoire et de la éritique. Cest ce qu'il y a de plus
Or l'occultisme entendaPporter une série d’'hypothèses sus-
y # h ne
. “ceptibles d'expliquer rationnellementla constitution de l’homme _ aussi bien au physiologiste qu’au philosophe (1).
L'existence, non pas comme entité métaphysique, mais . bien à titre deréalité physiologique d’un principe d'action intermédiaire entre les organes physiques et les facultés intellectuelles, permet de résoudre simplement la plus grande partie … des problèmes posés. Le matérialiste a parfaitement raison dans ses affirmations, mais il s'arrête à l'étude du corps physiques ; le spiritualiste est aussi dans le vrai, maïs il n’étudie -* que je pôle opposé de la balance : l'Esprit conscient. L'oceul- ::* tiste cherche, non pas à détruire, mais à unifier les effurts de ‘la Philosophie et ceux de la Science (2). ‘. Le But de la vie, dit-il. c'est de fabriquer soi-même sa des- :-ctinée future, car l'homme es1 libre dans le cercle de fatalité qui ‘" -Pentraîne, comme le passager du steamer est libre dans sa Cabine. ::". Tout ee qui existe a droit à notre respect : le Corps phy- --.“sique autant que l'Esprit. Le Mysticisme est une perte de - l'équilibre moral, aussi grande que le Sensualisme. La sanction “ de nos actes, c'est nous-mêmes qui la créons, c'est nous- .Anmêmes qui Supportons les erreurs de nos mauvaises actions - soif dans cette vie, sur nos biens matériels, soit dans une existence future lorsque nous nous réincarnerons, É
.:. Ea doctrine de la réincarnation soit sur cette Terre soit dans un autre lieu de FEspace, donnée comme sanction morale de :. nos actions et comme origine de notre situation daas la société, "a toujours été enseignéé par l’Occuliisme (3).
- (1) But de la vie. — L'on doit s'occuper de ses intérêts et exercer ‘une profession honnête, non pour amasser des richesses mais pour se -procurer les choses nécessaires à la vie, | | RL Ou doitse procurer les choses nécessaires à la vie et même l'à- ‘sance, si l'on peut, non en vue des lor pm qu’elle procure, mais - -pour écarter de soi les soucis et la douleur, pour conserver un esprit
Aibre dans un corps'sain. . ui nr
-Enfin, il faut employer ce double avantage : la liberté de l'esprit et a sinté-du corps, à développer son intelligence et à la conduire.-ÿar . -le-chemin de la science, à la connaissance de Dieu.
PRE 0 es Marmonipes-{xue siècle).
:- (8) Acquérir la Vérité par ses facultés intellsctuelles, la Vertu par | :ses facultés animiques, la Pureté par sès facuités instinetives.
M DS ce ER Fisre D'ouver (1820). . ‘ - (3) Sur cette terre, lés âmes passént daïs plusieurs corps: mais | “uñé fois qu'elles ont atteint un corps huinain, elles ne descendent plus dans celui des animaux, . s
: PorPayRE {ae sièele). .
Chacun des principes constituant l’homme vient d'un plan d'action différent. Le corps physique vient du monde phyjsique et y retourne. Le corps astral vient du plan astral. L'Etre psychique est une résultante de la eombinaison du corps astral avec l'Esprit ; c'est l’étincelle du MOI actuel qui ne sera plus le MOI de la prochaine existence (1).
A la mort, l’homme change d'éfat et non de lieu. Il réalise l'idéal qu'il s’est forgé dans sa derniere existence et cet idéal subsiste d'autant plus longtemps qu'il a été conçu avec plus d'intensité. |
Puis l'entité spirituelle se réincarne et poursuit ainsi sdbn évolution individuelle, monte et descend dans l'échelle sociale, mais progresse malgré elle; Car le système entier évolue vers la Réintégration finale. Le Progrès existe pour la géné- ralité s'il semble ne pas exister pour l'individu (2).
Mais l'évolution, pour être réelle, doit être collective. Les collectivités ont les mêmes lois d'existence, de maladie et de mort que les individus ; Fhomme est à l'humanité ce qu’une cellule du corps humain est à l’Etre tout entier. Il
.exisie donc une science du social, une anatomie et une phy-. siologie de la Nature ignorées de nos politiciens coutempo-
rains et à la réédification desquelles travaillent un grand nombre d'occultisies. (Citons surtout à ce point de vue les travaux de F.-Ch. Barlet et de Julien Lejay).
La société est un être complet, ayant ses organes : économiques ou abdominaux, juridiques ou thoraciques et enseignants ou céphaliques.
La Science de Îa société, de son évolution et de sa trans-
formation normale où pathologique, c'est là la véritable clef de l'Histoire, qui est à refaire pour celui qui saura aprliquer à
cette branche du savoir humain les enseignements de l'oceul- ::
tisme.
(1) L'âme de homme, venant immédiatement de Dieu, se joint par des moyens convenables au corps matériel ; et à cet effet. premièrement à sa descente même et aux premières approches elle :
se trouve revêlue d’un petit corps d'air, qu'on appelle le véhicule éthéré de l'âme, d’autres le nomment Le chariot de l'âme.
Lorsqu'elle joint son charriot à la chaleur, elle se joint à l'esprit :
provenant du cœur, et, par cet esprit, elle se plonge dans les hu-
meurs, elle se prend aux membres ct s'approche de tout également F
du plus près qu’elle peut.
; : | AGrippa (xvie siècle), (2) Ce n’est pas notre âme qui souifre ei qui meurt, c’est le per- -sonnage. ë
PLomix (ue siècle).
DE LS =
Se | LA SCIENCE DES MAGES
: . La Tradition historique concernant les anciennes eivilisa- - ons de la Lemurie et de V'Attantide, ainsi que la Loi d'évolu- : tion des races générées chacune et à époques fixes par un Continent particulier, puis anéanties également à époques fixes pas un eataclysme cosmique, cette tradition est à peine ‘Soupçonnée dans ses conséquences par les contemporains ({).
Tri-Unité de l'Homme. Identité des lois physiologiques et psyne ae de l’individuel et du collectif. Sauction morale donnée par la Réincarnation. Progrès général et liberté de «monter ou de déchoir dans le cercle de la fatalité, pour Findiwidu.. L'homme facteur personnel de sa chance et de sa mal- --thiance, sans avoir à subir après la mort d'autre jugement que “Celui de l'idéal que sa conseience a manifesté. Tels sont, résumés, . les points principaux mis à jour par la Science
Occulte concernant l'homme. Ajoutons Pesistenee des êtrès androgynes formés sur le plan divin par la fusion des âmes sœurs, la théorie des images astrales, es élémentaires et de - Févocation, et nous aurons montré comment l'occultisme -@xplique les phénomènes qui déroutent tant nos savants contemporains, presque tous imbus des principes matérialiistes.
‘Extension de l'anatomie et de la physiologie par la création ; de Tanatomie philosophique et de la physiologie synthétique, création presque entière de lh psychologie par Â’étude des faculiés normales et transcendantes dé l'être psychique et de l'esprit conscient ; réédification de l’histoire et création de la “politique synthétique, de l'anatomie et de la physiologie ‘’sociales, telles sont les principales appliéations que l'étude de l’homme individuel ou collectif permet d'offrir aux occultistes : fe l'avenir. Et certains jeunes gens prétendent que leur activité n'a plus de débouchés ! :* -Après avoir parlé tant bien que mai de l’homme, que dironsnous des aspects divers sous lesquels nos contemporains envi- :.Sagent la Nature?
-: "(DUne constatation curieuse peut être faite à propos du Progrés et
des inventions humaines. L'homme, dans ses inventions, reproduit, plus ou moins exactement, sa propre constitution. Après avoir inventé les machines mues par des ressorts ou des leviers, il en est srrivé à inventer lés machines à vapeur, dans lesquelles la. multiplicité des tubes rappelle la poitrine de l’homme et les vaissaux dans lesqmels ciréule le sañg. Actuellement les machines électriques, rappelant par leurs innombrables fils la constitution du système nerveux, sont à l’ordre du jour. La machine idéale serait donc celle qui représenterait 16’ mieux l’homme tout entier en offrant un mélange de res: sorts (abdomen) de tubes (thorax) et de fils conducteurs (tête). |
Le hasard conduit tout. Des boules réliées par des hypothèses constituent l'Univers infini et le Progrès et l'Évolution etle Transformisme actionnent minéraux, végétaux et anr maux, au petit bonheur de la sélection naturelle. Toute Ja nature avec ses forces physiques et ses affinités chimiques évolue majestueusement pour atteindre l'homme, et, quand cette évolution arrive à l'homme, celui-ci retourne au neant, et ainsi de suite à perpétuité. Voilà très hativement résumé l'enseignement du matérialisme.
Faut-il parler de l'enseignement de la foi catholique ? Cet enseignement, considéré comme un dogme, étant basé sur une traduction erronée d'un livre de physique écrit par un prêtre d'Osiris surnommé Moïse, nous n'en parlerons pas :.car la collection de barbarismes accumulés par les traducteurs, ne mérite certes pas qu'on s'y arrête un seul instant.
Entre les physiciens et les philosophes, nous voyons encore apparaître les occultistes. À la théorie de l’évolution du physique vers le psychique, ils ajoutent l'affirmation de l’involution du psychique vers le physique, et c'est du jeu de ces deux courants que résulte la crenñtion.
L'unité de force et l’unite de substance, condensées ellesmêmes dans l’unité du mouvement, origine et de la force et de la substance, a toujours été enseignée par les alchimistes, détenteurs de la tradition ésotérique.
Enfin l'existence du plan astral, facteur et conservateur du plan physique, intermédiaire entre le plan créateur et la matière, permet de résoudre une quantité de problèmes encore obscurs (1).
Les relations étroites qui unissent le Macrocosme et le Microcosme donnent, de plus, à l’occultiste des nouvelles facilités. pour la solution de ces problèmes par l'emploi de la méthode analogique.
Etablir à côté des enseignements analytique des contempo- -rains sur l’astronomie la physique, la chimie et les diverses seiences naturelles, une série d'ouvrages synthétiques où les caractères généraux de ces sciences, découverts à l'aide de l'analogie, seraient intégralement mis au jour, montrer qu’une seule et même loi dirige toutes les manifestations de la Nature,
. {N Il n’y a point de membre dans l'homme qui ne corresponde à un é élément, une planète, une intelligence, une mesure, une raison dans l’archétype. | PARACELSE (xvie siècie).
me ee, PAPE ee ENS
“£a | SCIENCE DES MAGES
roià encore un nouveau champ ouvert à Factivité du chercheur qui veut étendre les applications de l’occuitisme.
‘La question de l'existence d’un principe créateur universel, indépeudant de l'action immédiate de Ja_création, grâce à J'existence du plan astral et du microcosme, soulève à notre ‘époque des querelles purement métaphysiques. Aussi ne nous “appesaäntirons-nous pas sur ee point, renvoyant le lecteur à te que nous avons dit touchant FARINE:
. PURE LES SOCIÉTÉS
Le L'Occultisme, considéré au point de vue de son action sur
fre individuel, a pour but, avant tout, de développer dans. ét'être la spontanéité etd ’exalier la personnalité. |
“Noilà pourquoi les premières études doivent être indivi-
uellés et faites dans le recueillement et le travail. Il faut
ipprendre : à connaître Ja puissance de sa volonté.
“Mais c’est là seulement le, débui, c'est la création par
être d'un. dynamisme qui. 16 pérdra s'il n'est pas æxerecé sur
“le nronde extérieur.
‘Une fois armé, il faut pouÿoir | sans crainte se lancer dans
la mêlée ; 3 il faut agir sur la société rebelle par lac tion, par
Le science.ou par l'art.
C'est alors que le jeune chercheur voudra entrer en rela-
juestions. Il entrera soit dans ün groûpe Spirite, soit dans une
ues...
Aussi nous faut-il, pour terminer, dire quelques mots: des liverses idées représentées et des principales écoles existant: actuellement en: France. Tout à d'abord, vue) titre prends le: : iouvean veau 2 -
DES TITRES ET DES GRADES
Dane: l'antiquité, les grades scientifiques étant délivrés pe
iques;: ces grades aväient tous un caractère sacerdofal.
tions avec les sociétés s'occupant de près ou de loin de ces :
es magnétique, soit dans un groupe d'é études philoso- :
des facultés conférant tous les titres après des épreuves initiar, .
HS que les mot d Hermès trismégiste désignait l'Uniee
versité centrale, dont toutes les facultés régionales appelées : Temples étaient les branches. Pue Les docteurs de chacune de ces facultés prenaient le nom de prétres: prêtre d'Esc'lape, doctèur en médecine , prêtre d'Apollon, docteur ès arts, etc., etc. — De plus, les hauts grades scientifiques conférés dans les divers ccntres donnaient . les titres successifs de fils de la femme (licencié), fils des Dieux : (agrégé), fils de Dieu (initiateur pratique et professeur) ete., etc. : Ces noms changeaient du reste suivant les Universités. En Egypte, le myste et l'éponte indiquaient des grades équiva- : lents aux hauts grades des mystères de Mithra, en Perse, et. Pépopte équivalait au titre de mage, qui, chez les Juifs initiés, équivalait au kabbaliste. — .. À nofFe époque, les sociétés secrètes ont conservé cerlaines appellations sacerdotales. Mais, pour éviter le ridicule, ces : grades sont généralement désignés par une lettre M .., ou par un chiffre 18 .;.-., à moins qu'ils n'appartiennent au titre de l'ordre. | “2 Aussi, lorsque vous : errez, à notre époque, des individus - ‘ s'iutituler « Mages» ou’ « Hiérophantes » ou : fils de Dieu »,: 7 sans qu’il existe d'Assemblée patente ou occulte capable de ;:: leur délivrer de pareils titres, à l'examen, soyez persuadés qué ‘ des avez affaire à des ignorants ou à des vaniteux, si ce n'est : plus. Hu
L'OCCULTISME ET LE SPIRITISME
Nous avons déjà souvent parlé, dans le cours de noire. exposé, des phénomènes dits spirites. L'existence de ces phé- * _ nomènes constitue aujourd hui un fait aussi indéniable que’ : l'existence des phénomènes de l'hypnotisme et de la sugges-
‘tion. :: Mais Îles savants qui se sont occupés de ces faits, comm Crookes et Lombroso, s'ils en ont certifié la réalité, ont toujour . fait.les plus grandes réserves concernant la théorie spirite. * Hi suffit du reste de lire un article, assez -mal -documenté -d’aîlleurs, mais exposant bien les idées de nos savants con: :-temporains, dans la Hevue lhilosophique du 1®%-avril. 4892:° ‘L'auteur est M. Paul Janet. On y verra comment les théoriés: sont considérées par les philosophes contemporains. nn :*., C’est après avoir reconnu l'insuffisance de la théorie .spirite. ‘au point de vue des exigences de la science Von UE “nous avons été amenés à exposer les idées de l’occultisme touchant.les mêmes faits. |
RE PAC
L'occultisme ne nie pas, n’a jamais nié la possibilité de
: communiquer avec les êtres défunts ; mais il restreint considé- : rablement le nombre des communications réelles. La plupart - du temps, en effet, il s’agit de faits d’auto-suggestion où d'hypno- ‘ .tisme transcendant, faits dans lesquels les forces des médiums - et des assistants interviennent seules. .. Mais l’occultisme fournii de ces faits une théorie compliquée, ‘abstraite, par quelques points, pour certaines intelligences, susceptible de saüsiaire un esprit rigoureux, mais trop peu : simple pour beaucoup de personnes, | .: Voilà pourquoi nous conseillons vivement à tous nos lecivurs, encore peu familiarisés avec ces questions, d'étudier 4'abord la théorie spirite et de pratiquer le spiritisme au - moyen de tous les médiums dont ils pourront disposer. ‘r. Et si même le spiritisme leur semble être l’expression ‘totale de la vérité, si cette doctrine essentiellement consolatrice suffit à leurs aspirations, qu'ils se gardent bien de chercher autre chose. | — Le spiritisme enseigne, en effet, la covstitution ternaire de ‘Fêtre humain, l'état de l'Esprit dans le plan astral est bien “déerit par la doctrine de l’erraticité, la loi de la réincarnation ‘avec toutes ses conséquences sociales est bien exposée, et un membre de l’ancienne université hermétique d'Egypte recon-
aîtrait dans cette doctrine simple et consolante Îles prétimimaires de toute initiation. | Le philosophe contemporain chercheraïit vainement, il est vrai, dans le spiritisme, une théodicée, une cosmegonie ou ‘encore une métaphysique originale ; mais le spiritisme affecte ‘un amour si intense pour l’expérimentation et un tel mépris “pour toute doctrine métaphysique, fût-elle scientifique, que le philosophe n’a rien à dire. | :.. Aussi, répétons-le encore, commencez toujours par le sniriisme, et, si cette doctrine répond'pléinement à vos aspirations, estez.en là. Nous ne sommes pas des sectaires prétendant à la jossession exclusive de la vérité, nous sommes des chercheurs ndépendants, et toute conviction sincère mérite notre respect. : Si toutefois l'action constante des « Esprits » dans la produc-- ion de ces phénomènes ne vous semble pas si évidente qu’on veut bien le dire; si vous remarquez des analogies étroites ntre les communications obtenues et l’intellectualité du mé- dium,_si vos études conduites d’après les prineipes du posi- - : ‘Aivisme, vous portent'à étudier les rapports de l'hypnotisme et ‘des faits spirites que vous pourrez constater, alors abordez
’occultismè, rendez-vous compte des théories qu’il met en ayant par l'explication de ces faitsencore étranges. .. ‘L'étude et l'explication des phénomènes de l’astral ne cons ituent qu'une infime portion du domaine de l’occultisme ; nous
l'avons vu. Aussi n’avons-nous parlé de ces faits que pour montrer que, si beaucoup de ceux qui travaillent actuellement à l'application de l'occultisme à nos connaissances contémporaines ont commencé par étudier pratiquement le spiritisme, c'est qu’en effet c'est là la voie que nous conseillons vivement à tous les commençants de suivre. .:
Un occultiste qui ne connaitrait pas la théorie spirite et les phénomènes spiriles serait certes une exception parmi nous. Ce n'est qu'en commençant par là qu'on peut se rendre Compte ultérieurement des complications et des difficultés apparentes que présente l’occultisme aux débutants. nn
On a voulu faire des occultistes les adversaires des spirites. Pourquoi ? L'occultisme est bien plus abstrait, bien plus compliqué dans ses explications que le spiritisme. Aussi sommesnous persuadés qu'il suffit de s'entendre et que le temps se chargera de mettre tout le monde d'accord.
LA « SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE »
Si nous conseillons vivement à nos lecteurs de commencer sans crainte leurs études par les phénomènes et les théories . : spirites, c'est qu'il se trouveront là en présence de chercheurs dont la sincérité ne peut généralement pas être mise en doute.
Par contre, nous leur conseillons la lus grande prudence si
- jamais il viennent à être mis en rapport de près ou de loin avec a Société dontle nom figure ci-dessus. Qu'il leur suffise de savoir que tous les écrivains français se sont retirés subitement de cette Société, et que nous-même nous avons dû demander par . deux fois notre expulsion d’un tel milieu. Nous ne voulons pas : en dire plus.
Mais, si quelque lecteur désire s'occuper d'orientalisme et spécialement de l’occultisme en Orient, qu'il se rendre au Musée Guimet s’il est à Paris et qu'il se mette en relations avec la direction. Sinon, qu'il se procure les publications, en langue anglaise et faite par l'Etat, concernant le Bouddhisme etles religions et philosophies de l'Inde. Us Tout cela ne lui coûtera rien, ou, tout au moins, lui coûtera _irès peu de chose, et il apprendra ainsi sérieusement la question. Ensuite, s'il veut s'amuser, qu'il étudie les enseignements dits « ésotériques » de la Société Théosophique, et nous sommes persuadé qu'il sera le premier à nous remercier du
-Æonseil que nous lui avons donné tout d'abord,
LA Le. ri PA RS Se à Sr DE
LE GROUPE INDÉPENDANT D'ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES
FF at “a
.H y a bientôt trois ans (novembre 4889), était fondé le Groupe indépendant d'Études ésotériques. Le bul était le suivant : 49 L'étude impartiale, en dehors de toute académie et de tout Téricalisme, des données scientifiques, artistiques et sociales, “Cachées au fond de tous les symbolismes, de tous les cultes et khfe toutes les traditions.
2 L'étude scientifique, par l'expérimentation et l’observatior, ::.des forces encore iuconnues de la mature et de l’homme
phénomènes spirites, hypnotiques, magiques et théurgiques).
#: à Le groupement de tous les éléments épars en vue de la. uité contre les doctrines désespérantes du matérialisme et de
“f'athéisme. Ro |
Aucun droit d'entrée, aucune cotisation ne sont demandés aux
membres. Les abonnés d'une des revues publiées par le Groupe
Ont de droit partie des cercles d'études, sur leur demande.
À l'heure actuelle (1892), le Groupe, fondé à l'origfne dans un -pétit bureau, possède à Paris, 29, Rue De TRrévisE, une salle de “evnférences et une salle de lecture annexées à une librairie, a Librairie du Merveilleux, spécialement consacrée à la vente et ‘à l'édition des ouvrages spiritualistes. De plus, le Groupe compte, tant à Paris qu'en Province et à l'Etranger, 96 Groupes d'expérimentation, Branches et Correspondants. C’est ja seuie Société spiritualiste qui, en France, ait pu constituer un tel roupement, régulièrement établi. | Les travaux se poursuivent à Paris dans des commissions groupes d'études fermés) s’occupant chacune d’une question “spéciale. ©".
Les rapports sont publiés dans le Voile d'Isis, organe heb-
domadaire du Groupe,
Ea plus de ce Voile d'Isis (Rédacteur en chef : Julien Lejay, | seérétaire de la rédaction, L. Mauchel}, le Gronpe possède
Michelet, secrétaire de la rédaction Augustin Chaboseau) The light “of Parts, hebdomadaire (directrice Mile À. de Woiska). OL * Enfin plusieurs Sociétés d’études philosophiques ont fait, ”.
autonomie et toute son indépendance : citons spécialement: |
nitintion, reyue mensuelle dirigée par Papus, Psyché revue mensuelle d'Art et de iittérature (Rédacteur en chef, Emile
-dhésion au Groupe ; mais en conservant chacune son entière
La Société de Psychologie scientifique de Munich, La Fraternité occulte V'H. B. of L, l'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix, pré- sidé par Stan slas de Guaita, le Suyréme Conseil de l'Ordre Mariniste, Bibliothèque internationale des œuvres des Femmes, ete., etc.
Tel est l'état actuel de cette Société que nous recomman-. dons à nos lecteurs. Les personnes..qui désireraient de plus amples renseignements nous parent taus les mercredis de 9 h.à7 h., 29, rue de Trévise; oÙ peuvent nous écrire à cette adresse. PR NU ES ns |
CONCLUSION
Dans ces derniers temps l'occultisme a été en butte à des attaques passionnées tant en France qu’à l'Etranger. Certains + auteurs fort peu érudits ou mal informés ont voulu nier l'anti- -quité et l'invariabilité de la tradition ésotérique à travers les “âges ; certains autres Ont voulu, s'appuyant sur des détails ‘secondaires, chercher des contradictions en s'adressant à diffé- ‘rentes écoles. : : ; =... Or nous avons fait tous nos efforts pour délaisser les pole- -miques chères aux esprits superficiels. Nous renvoyons douc es auteurs précédents aux trois points fondamentaux de la. cience occulte : Tri-Unité — Analogie — Monde invisible, et aux itations prises dans les époques les plus diverses et chez les auteurs les plus différents depuis le Zend Avesta jusqu'à Wronski. ‘Cette réponse, par le fait, vaudra mieux que toutes les polé- miques et que toutes les discussions touchant les relations qui “unissent l'Occultisme coritempôrain aux anciennes’initiations. :" D'autre part, on a cru que notre siècle avait la primeur des théories et des pratiques unissant les êtres visibles au monde invisible. -: La théorie des phénomènes modernes de suggestion. d'incarnations, de matérialisations. de réponses intelligentes par coups frappés, etc., etc., donnée dès le xvie siècle, réfutera suffisamment cette assertion. . ‘Enfin le retour à l’étude sérieuse des faits exiraordinaires se attachant à cet ordre d'idées, la recherche des théories plus scientifiques que sentimentales cenduiront le chercheur, nous ‘en. sommes convaincus, à s'intéresser davantage à cette vieille :« Science des Mages » qu'on connaît si péu. 7 À -vous tous qui, confiants dans l'avenir, cherchez un autre. ‘idéal que la pièce d'or, à vous tous qui fatigués du positivisme, .comme je le fus jadis, croyez à la toute-puissance de la Raison ‘humaine secondée par l'intuition, à vous, nobles artistes, ‘jeunes savants, futurs directeurs d'hommes, je fais appel au ‘nom de la Morale qui s'éteint, de ja Science qu'on méconnaît “et de l'Idéal qu'on matérialise. Réagissons contre les étroites conceptions du matérialisme et du cléricalisme, songeons à la ‘transformation profonde qui s'accomplit dans ns sociétés ef ‘sachons, si Les événements qui s'apprêtent doivent être considérables, élever nos âmes à la hauteur de tels événements,
PAGES PRÉRAGES 2 un MAS en ee à M re v La Tvei-Unité. — Les Correspondances et l'Anulogie. VEL CHAPITRE PREMIER Les Trois Principes (p. 3;,. — Le Corps physique, le Corps astral {p. 5: — L'Etre psychique (p. 6). — L'Esprit conscient (p. 7). Pa & 2. Le Macrocosme où la Nature... . . .. SR ETE IE “* SE CP A UE RE RE RE ES Mo acaennt #. “AD: via CHAPITRE 11 UE Les Fluides (p. 28). — L'image astrale (p. 32). 1 "se $ 2. L'Evolutionr et l'Involution. . . . .. Dans A SR à; Réincarnation (p. 37,. -— Suicide (p, 39). — Mort-né CHAPFFRE EI Les Applications de l'Occullisme . . . .. nt dars us a 46 Les Sociétés (p. 54). — Des Titres et des Grades {p. 54). — L'Oceultisme et le Spiritisme (p. 55}. — La Société Théosophique (p. 57). — Le Groupe
Indépendant d'Etudes ésotériques (p. 58). ee,
. Spérations & ka Librairie ont: pour pat ” soutenir _. |
propager le. Spiritualisme. ‘Aucune cotisation, aucun droif - entrée.n'étant exigés des membres du GROUPE IxpéPenDaxr- : énelces FÉES les. ressources des. fondateurs et: les
néfices de lé Librairie sont consaërés ! à a ro ‘extension de nos idées. ME P paginde. et. ie
ne, DS
ENVOI FRANCO pu CATALOGUE ILLUSTRÉ -
ur a
L'Occultisme a conquis, depuis quelques années, une place importante dans l'esprit de beaucoup de chercheurs contemporains. Lorsque l’on fut certain que la plupart des phénomènes produits par la force psychique étaient réels, on se souvint qu'il existait une théorie particulière de ces phénomènes : la Magie.Les Mages de Perse prétendaient expliquer et produire à volonté des faits du même genre ; il était donc intéressant de connaître leurs idées à cet égard.Ces idées ne sont pas aussi perdues qu'on pourrait le croire au premier abord. Une étude, même superficielle, des auteurs qui se sont occupés de Magie et d’Alchimie à travers les âges et quelques rapprochements entre les idées exposées par ces auteurs et celle émises dans le Zend Avesta d’une part et la Kabbale d'autre part, permet de reconnaître, sous les transformations des termes à travers les siècles, une concordance parfaite dans les idées. De tout cela se dégage une doctrine particulière qui, chose curieuse, peut très bien s’allier à nos théories scientifiques contemporaines, et, bien plus, peut aider la science à déblayer un peu le chaos des faits, encore inexpliqués, de la nature.
La Science des mages. Paris, 1892. Hermetic Cloud, https://hermeticcloud.com/library/papus-la-science-des-mages/. Public-domain text reproduced in full; markup only.
Machine-read text of the Internet Archive scan la-science-des-mages; the reading is uncorrected apart from the removal of page numbers, running heads, line-end hyphens and the scan's own marks.