L'Archéomètre

Saint-Yves d'Alveydre · 1911

Paris, 1911 · Public domain

L'Archéomètre
L'Archéomètre: clef de toutes les religions et de toutes les sciences de l'antiquité; réforme synthétique de tous les arts contemporains. Par Saint-Yves d'Alveydre. Paris: Dorbon-aîné, 1911.

L’impitoyable destin qui a brusquement mis fin à vos jours terrestres, nous a valu le périlleux honneur de remplacer, par l’union de vos amis, l’unité de votre intelligence, pour la publication de l’Archéomètre, Si vous aviez vécu, pour assister à cette naissance de votre œuvre intellectuelle, la dédicace de cette œuvre eût été faite par vous à l’Ange qui a présidé, de l’autre côté, à son édification. C’est à votre chère femme, c’est à cet esprit angélique descendu sur terre pour illuminer de tout le rayonnement de sa beauté et de sa spiritualité notre pauvre enfer d’ici-bas, c’est à cle que voire œuvre aurait rendu hommage.

Aussi, est-ce un devoir pour nous d'évoquer en tête de cette publication qui vient d’un double plan, la mémoire de celle qui en a été l’inspiratrice dans le Monde de la Parole vivante. |

Nous dédions donc l’Archéomètre à Madame la Marquise de Saint-Yves d’Alveydre, qui est maintenant unie éternellement à vous dans le nom de Notre-Seigneur Jésus-

Christ et par la bonté de Marie, la Vierge de pitié et de lumière.

SAGESSE VRAIE : BRASbITh BRA ALHIM. Genèse, I, 1.

BRA-ShITR HalaH HaDaBaR. Saint-Jean, Ev, I, 1.

AVERTISSEMENT

Fa CCE & de

Voilà deux ans: à “prine que notre Maître vénéré, quittant le monde visible, a franchi Porte des Aines, pour s'unir à jamais dans le Verbe divin à l’Ame angélique, qui fut toujours, même invisible, son soutien et sa vie ici-bas.

La dispèrition Lee lumineux génie lui a fait surgir de toules parts une quantité de disciples, et nous ne pourrions qu'en être heureux, si certains de ces convaincus d'hier, eéagérant quelque peu leur sèle de néonhytes, ne tentaient de se persuader el de persuader les autres qu’ils sont vraïment les dépositaires des suprêmes confidences du Maitre, et de ses plus intimes pensées. Inutile d'ajouter que tous possèdent à fond l’'Archéomèétre, dont la description exacte, celle que nous tenons de la main même de son Inventeur, est pourtant entièrement inédite encore. ”

D'aucuns n'hésitent pas à donner des interprétations quabbalistiques de cet Instrument d'interprétation. D’autres, qui ne rougissent pas d'affirmer connaître les derniers secrets de la Science archéométrique, promettent des Iniliations grandioses et des fantasmagories qui n’eæisteront jamais, Dieu merci, que dans ieur imagination eæaltée. D'autres enfin, iout en Se réclamant de Saint-Yves, livrent pour toute pâture, à leurs lecteurs, des éluéubrations d un anlicléricalisme et d'un antipapisme vraiment par trop rudimentaires et enfantins, dignes au plus d'un sous-comité électoral de village ou d'une Loge de dixième ordre du G.. O.., el qui eussent valu à leurs auteurs, du vivant du Maître, d'être clouëés au pilori par un de ces mots cinglants dont il avait le secret.

Parmi ceux des esprits qui lurent et apprécièrent sincèrement Saint-Yves, quelques-uns Hs pu se demander pourquoi ses Amis paraissaient mettre S1 peu d'empressement à défendre sa mémoire. La raison en est simple. Un être comme celui que nous ne regretterons jamais assez n’a pas besoin d'être défendu ; même mort à la Terre, il est assez puissant pour se défendre seul, ayant laissé derrière lui assez d'œuvres inédites pour fermer la bouche à tous les imposteurs. Celle que nous publions aujourd’hui en est une preuve éclatante. Elle vient à son heure, à l'heure voulue et choisie par le Maître, et elle répond comme par un coup de tonnerre à toutes les insanîités débilées depuis deux ans sous le couvert de son nom.

Complément et sceau final des « Missions », ce livre est la véritable Introduction à l'Étude de l'Archéomètre. Jamais, dans aucune de ses œuvres antérieures, Saint-Yves n’a dévoilé conme dans celle-ci, le fond de son intime pensée ; jamais, dans aucune, les Mystères n’ont élé par lui aussi audacieusement scrutés ; jamais, comme ici, il ne s’est aussi complétement révélé.

Ce n’est plus seulement le génie chrétien, le Rénorateur inspiré de la Synarchie que nous retrouverons, c’est le véritable successeur des Nabis antiques, le dernier Prophète, Une flamme terrible court dans son œuvre d'Isaïe moderne, aussi sévère pour les Pharisiens et les Scribes contemporains que le fils d'Amos le fut pour les Lettrés tel les prêtres de Juda. Aussi terrifiantes sont ses visions touchant l'avenir de la France et de l'Europe, aujourd'hui retombées à la pire Anarchie païenne ; plusieurs déjà, hélas! se sont réalisées, d’autres sont en voie d'accomplissement, el, si nous n'avions entendu, de la louche même du Maître, la lecture de ces prophéties il y a plus de sept ans, devant l'infini de la Mer, qui leur donnait, s’il est possible, encore plus d’'ampleur et de majesté, nous pourrions croire qu'elles furent écrites aprés COU?.

Mais, en même temps qu’il montre les calastrophes imminentes pour les Peuples soumis aux Lois implacablès des Cycles historiques, son cœur saigne devant cette Fatalité qui semble inévitable. el qui pourrait cependant ne pas l'être. Et il adjure ses frères humains d'abandonner la fausse voie pour suivre la Voie véritable, celle qu'il leur a, déjà depuis vingt ans indiquée, celle qu'il leur indique encore. Îlles supplie de vouloir enfin faire l'essai loyal des moyens qui, seuls, peuvent encore s'opposer au Destin et sauver l'Humanité. El en cela il est vraiment homme, homme à qui « rien de ce qui est humain n’est étranger », et là n’est pas le moindre de ses titres à notre vénération et ànotre affection profondes.

C’est vers 1903, ainsi que l’indiquent certaines allusions aux événements d'alors, que fut composée l'Œuvre que nous livrons aujourd'hui au public. Notes éparses et parties complètes, nous la recueillimes pieusement, et n’en voulûmes être strictement que les simples ordonnateurs. Nous en avertissons le lecteur qui comprendra ainsi pourquoi nous avons du rejeter en appendice un fragment écrit sur un mode el dans un style tout différents de l'ensemble de l'œuvre. ÆEt si nous l'avons conservé et publié, ce fragment inachevé, c’est dans la conviction qu’il sera lu avec plaisir par tous ceuæ qui ont connu le Maître et quelque peu fréquenté chez lui ; car ils l’y retrouveront tout entier avec -cetle fine ironie, cet esprit pétillant et cet exquis mélange de sels attique et gaulois qui mettaient tant de charme, d'originalité 'et d’imprévu parfois, dans ses conversations les plus élevées et les plus sérieuses.

Quant à la forme et à la division de l'ouvrage, nous n'en parlerons pas; elle est assez claire, surtout maintenant que certaines planches de l'Archéométre ont élé répandues et reproduites un peu partout.

Les Anis DE SanT-Yves.

L” ARCHÉOMÈTRE

E SAINT-YVES

AVANT-PROPOS

Les études classiques ; leur influence. — Les hiérarchies des Peuples. — L'astronomie humaine, — Athé- niens et Romains ; leur caractère anarchique. — Origine des Grecs. — Les Cycles antiques. — Les Métropoles, — La Protosynthèse verbale. — Le Paganisme méditerranéen. — Les Invasions. — Apparition de Pythagore, — L'époque actuelle comparée à celle de Pythagore. — Pourquoi nousavons écrit cœ livre. 7

Voilà cinq siècles que les études classiques sont nées, trois qu’elles usurpent de plus en plus les Directions européennes et les mènent à leur perte successive, au profit de l'Amérique et de l’Asie, Depuis les princes héritiers, jusqu'aux boursiers de collège, on entre de moins en moins chrétien dans ces catacombes à rebours, et l'on en sort de plus en plus païen.

Elles sont donc de trop ou il manque quelque chose à la seconde issue de cette descente aux enfers, à la sortie de ce pays des Ombres d’où les jeunes générations engouffrées roses ressortent pâles. Ce qui manque, c’est une comparaison, un jugement, une initiation en pleine vie, une Cure de vér itable Humanité, d’air céleste, de lumière divine.

Au sortir de ces études, nous tenions déjà leur esprit en suspicion. Nos hautes études nous ont fait ensuite découvrir, au-dessus de cette anarchée des Enseignements, le Principe universel de la Connaissance ct de la Sociologie, dont la Loi d’État a fait plus tard l’objet de nos démonstrations historiques.

Il y a des hiérarchies parmi les peuples ; surtout parmi leurs guides, selon leur Essence originelle et la greffe que ces peuples peuvent porter.

Comme réglés par une Astronomie humaine, ces guides reparaissent d’âge en- âge, de peuple en peuple, illuminant les ténèbres, les flots, les écueils et la direction des Collectivités. Ils en débrouillent, pour un temps plus ou moins long selon la nature des milieux, les déformations enchevêtrées, leur rendant un sens général et une recrudescence de destinées. Ils viennent à leur heure, accomplir une des: fonctions que nous avons décrites (1), et qui toutes s’attirent et s'entraînent, comme un système de gravitation.

Le plus haut degré étant la Théocratie, les peuples .sont toujours visités à temps, par un des types du prernier Ordre qui lui aussi a ses degrés : : Orphée, Numa, Pythagore. Ils sont conviés ainsi au maximum de la Vie sociale et de la civilisation, pour leur propre paix comme pour l'exemple de l'Humanité.

Nos Missions prouvent que nul plus que nous n’a admiré les grands hommes de tous les temps, par conséquent ceux de l’Ancienneté gréco-latine. Nous n’en pouvons dire autant des Athénienset des Romains, repoussoirs municipaux de ces remarquables individualités. -

Parmi tous les milieux historiques, en effet, il n’en fut j jamais de plus réfractaires à cet Organisme suprême, que les Athéniens et les Romains. Jamais la qualité humaine n’a eu affaire à quantité plus chaotique, plus incohérénte, plus anarchiste par essence, plus individualiste en masse banale; par conséquent plus rebelle à l’Individualité.

Jamais atômicité trépidante ne fut moins susceptible d’une cohésion moléculaire autre que la compression sous la force des choses, dénudée dans la force armée.

C’est le gâchis civil permanent, voué au règlement militaire ou à l'invasion.

C'est alors que, pour la sauvegarde momentanée de ces milieux, réapparaît un iype de second Ordre, une étoile secondaire de l’Astronomie humaine. Il s’appelle Alexandre et César ; et, pour que le désordre civil ne se dévore pas lui-même, son chef d’ État-major lui fait dévorer le Monde.

Le premier | Ordre était social, le second est politique. L’un crée, l’autre conserve ce qui existe, mais il ne le modifie qu’extérieurement. La pourriture ‘intellectuelle et sociale reste en dedans.

C'est pourquoi tout s'écroule en Bas-Empire romano-bysantin ; c’est la suite d’affaires de Babylone. L'Europe est inféodée à ce souvenir ancien mais non antique, mouvementé comme un roman. d'aventures et de scandales, Dieu merci | ce n’est pas la Normé de la longue Histoire universelle, mais c’est la série évolutive d’une suite de décadences, son ondulation de serpent. Les Athéniens et les Romains n'étaient eux-mêmes, dès l’origine, que des décadents réfugiés, presque des étrangers dans ces villes, à plus forte raison en Grèce et en Iialie.

L’Archéologic chez les modernes, la Mythologie chez les antiques, puisque sur l’ordre des Universités Sacerdotales indo-égyptliennés, l'Histoire comme les autres

(4) Voir Mission des Juifs. Note des A. St-Y.

Sciences, n’était écrite qu’en énigmes, les Livres sacrés, enfin, nous ont permis d'ouvrir ailleurs les voiles des âges reculés (1).

On n'aura jamais assez de vénération pour les deux Péninsules qu’amorcent à ñotre Continent les chaînes des Balkans et des Alpes. C’està chaque pas que l’on peut dire : « Sta viator, heroem calcas ! » Mais le voyageur n’y foule pas seulement un pauvre héros clairsemé de l'Histoire ancienne, presque récente ; ce sont les nécropoles des Ages héroïques et plus encore, les Métropoles des Cycles patriarcaux qui gisent sous ses pieds. |

Lorsque Philippe de Macédoine répondait avec une douceironie, à loutrecuidance des ambassadeurs du Péloponèse : : « Combien y a-1-il de vrais Grecs parmi vous ? » il leur donnait, sans en avoir l’air, une petite leçon d’histoire, sachant mieux qu'eux que les Graïoi, ou Totémistes de la Grue, étaient des Celto-Slaves épirotes et que la Grèce antique elle-même était Slave et Pélasge, jusqu’à l'invasion des mercantis révolutionnaires de l'Asie : Yonijas et Yavanas de Manou, Yavanim de Moïse, Un Larthe étrusque, un Numa, aurait pu dire également aux Levantins du Tibre : combien y a-t-

il de vrais Italiens parmi vous ? | En effet, les vrais Grecs étaient des Slaves des Balkans ; ie. vrais Italiens étaient des Celto-Slaves descendus eux aussi des montagnes, Alpes occidentales et orientales. Tous faisaient partie de l’immense confédération des Pélasges d'Harakala, avant lui du Rama de Moïse et des Brahmes, le Bacchus des Gréco-latins, et encore plus avant du premier Cycle des Patriarches.

Ces redresseurs de fleuves, de mers, de terres inondées, ces dompteurs de l’animalité et de la nature sauvage, étaient des sacerdotes nue des ingénieurs militaires, des laboureurs et des fondateurs de villes comme on n’en a plus revués.

Leurs Aryas groupées en dodécapoles s’étendaient de l’Italie jusqu’à la Grèce, des Balkans jusqu’au Caucase, de la Tauride aux plateaux de la Tartarie, de l'Iran des Ghiborim à l’'Hébyréh des Néphilim, et de toute l’Aryavarta.

«O Hébyréh, séjour de la Loi pure dans l’Aryavarta. »

Ainsi parle le premier Zoroastre, vingt-huït siècles avant notre ère, douze siècles avant Moïse. Ce dernier relève fidèlement l’'Héber de l’'Hébyréh. Il le cite à son rang parmi les Patriarches qu’il prête pour ancêtres à ses Hyksos, à ceux que Manéthon appélle des Pariahs de l'Égypte. Les Brahmes, en ce qui regarde l'Inde, disent la même chose que Manéthon, mais Zoroastre explique le tout.

Rien qu’en Italie, on peut citer les Métropoles de ces zodiacs de villes, des Argylas aussi grandiosement belles que Thèbes et Memphis, aussi antiques que Babylone et Ninive, et témoignant de la même science qui illumine les cités universitaires du nord de l’Inde, telles que Kaçi, chère aux Chaldéens, et Tirohita, la bien-aimée des prêtres égyptiens. Ainsi, en Europe même, la chute sociale antédilu-

vienne tombe comme unvoile de plus en plus opaque, jusqu’à l'avènement du Rédempteur.

(4) Saint-Yves d’Alveydre, Loc. cit. Note des A. St-Y.

Mais si l’on remonte de pli en pl, le voile déchiré par Jésus, Verbe Incarné, s’amincit et laisse iransparaître, puis resplendir la lumière de la civilisation primordiale, l’Empire universel des Aryas et des Rutas, la Théocratie indo-européenne et égyptienne d’Ishv:-Ra et d'Oshi-Ri, de Jésus, Verbe-Créateur, Jésus Rex patriarcarum, disent avec raison nos litanies,

« Au commencement était lé Verbe », dit le disciple que Jésus aimait et pour lequel le Maître n’avait rien de caché. On ne peut pas désigner plus clairement le Cycle de la Proto-Synthèse gouvernementale, l’ère primordiale où le Verbe-Créateur adoré sous son vrai nom fut prophétisé comme Verbe Incarné, comme Sauveur de l’État social déchu.

Et quand se produisit le Paganisme méditerranéen, le sabbat des Bourgeoisies esclavagistes, les Sociétés régulières d'Europe, d'Asie, d'Afrique, leurs Universités, leurs Temples ne cessèrent de protester contre les Sophisiés, les faux démocrates, les politiciens, les rhéteurs rebelles à tout ordre et à toute paix sociale,

Rome et Athènes ont été mises au ban de l'Humanité, comme Babylone, Tÿr et toute la pourriture intellectuelle et morale de lIonie.

Druths celto-kymriques, Droths celto-slaves, Volas scandinaves, Vellès germaniques, Larthes d’lialie et d’Ibérie, Prophètes d'Égypte, Nabis d'Israël, Mages de Perse et de Kaldée, Brathmas manaviques, Rishis védiques, Lamas du Thibet, Shamans tartares et mongols, partout même anathème contre l’Edom et l’Yavan de Moïse, contre les Yavanas et les Mlektas de Manou.

Enfin se lève le justicier du Nord le grand Ase d’Asgard, Frighe fils de Fridolf, et la fureur séculaire des Peuples gronde en lui. Moitié druide, moitié bouddhiste, 1l redresse sur son pavois Vodân porté sur les douze glaives de ses Apôtres. Il prend le nom de Trismégiste boréal, pour rassembler, dans son déisme militant, toute l’Europe. du Nord, du Centre, de l’Est et ses réserves : Og, Gog et Magog, jusqu’au cœur de la Hate haie.

Puis ces déluges d’hommes, lentement amoncelés, roulent sur la civilisation de Satan. Réalisant la prophétie du Christ, Rome païenne a, sans le savoir, vengé le ‘ciel | en dévorant Jérusalem, l’Europe venge la Terre en donnant Rome vide aux Pontifes de Jésus-Christ.

Reste Byzance où toutes les pestilences de Rome et d’Athënes se fondent pour vicier Barbares et Chrétiens. Alors surgit le Vodan du Sud, et Mohamed souffle le Koran, la Sunna et le Djehad dans les trombes humaines de l’Islam. Ce que la race des.neiges n’a pu achever, estaccompli par celle des flammes et des:tisons : Arabes, Touraniens, Turkomans et Osmanlis.

L'Europe actuelle encourt les mêmes destins. Elle les provoque tous à la fois, depuis qu’elle rejette l'Esprit vivant pour l'esprit mort, l’Espritchrétien pour le païen.

Et si les énergies humaines ne suffisent à la ramener à son Principe, Jéhovah lâchera celles des éléments sur cette Adamah nouvelle et sur son Ailantide.

| De gré ou de force, par le Fils ou par le Père, la Chrétienté reviendra à l’Esprit-

Saint.

LA SAGESSE VRAIE | g

Six siècles avant NS. Jésus-Christ, dans la sombre ténèbre du Paganisme méditerranéen qui succède à la céleste clarté de la synthèse Orphique ; dans la période anarchique consécutive à la révolution des Sondras au profit de la Bourgeoisie esclavagiste et de la Clergie agnostique ; de toute la hauteur d’un Epopte, un homme se dresse, Pythagore, qui ressemble à un Patriarche de l’Ancien-Testament ; qui mérite plus encore et mieux que tout ce qu'on en a dit, et que, pour cette raison, nous inscrivons en tête de ce livre destiné à préparer l’intelligence à la compréhension et à l’utilisation de l’Instrument de précision qui rend expérimentale la Révélation universelle du Verbe, la divine Sagesse.

C'est qu’à vingt-cinq siècles de distance, notre époque, quant à l’état mental et gouvernemental européen, présente une identité remarquable avec celle de Pythagore. Au moment en effet, où Pythagore entreprit la Mission de l’Europe, la Synthèse orphique, reprise de la Proto-Synthèse patriarcale ou verbale, avait disparu ou presque, noyée sous le flot envahisseur du Paganisme des Lettrés asiatiques et ioniens. De même, de nos jours, le Christianisme obnubilé depuis le Concordat du 1v° siècle, et complètement privé de sa Maîtrise, depuis la Renaissance, cède partout le pas à l’'Humanisme néo-païen, |

Pythagore, son époque, son œuvre et les conclusions qu’elle comporte, nous offrent donc une base solide pour l’étude que nous avons entreprise, et l'exposition des moyens scientifiques à employer, pour redresser l’Étai social déchu, et rétablir la synthèse que le grand philosophe entreprit vainement de reconstituer:

Or, dès notre vingtième année, nous avions résolu d’être le Pythagore du Christianisme, supplanté depuis la Renaissance par l'Esprit païen. De là, vivgt ans après, ‘nos quatre missions chez les gentils modernes, et notre action à Paris, à Bruxelles, à Rome et ailleurs, et, dans ce témoignage rendu à la Vérité, nous comptions sur Dieu seul, et sûr son aide de camp, le Temps. |

Et maintenant, en pleine vieillesse, jetant un regard rétrospectif sur la longue trajectoire de notre devoir accompli, nous voyons, avec une grande paix d’esprit et de conscience, qu’elle n’a dévié ni dans nos livres, ni dans nos actes publics ou privés. Elle plane sur la méconnaissance et sur la calomnie, plus haut que le dédain, aussi haut que la pitié divine, pour ces malheureux aveugles conduits par des aveuglés à l'Enfer humain qui va les engloutir.

C'est cette même Charité qui, malgré le plus cruel des deuils, malgré l’âge, malgré la maladie, nous fait terminer l’œuvre que nous avions promise au divin Maître d’entreprendre, et avec son aide d'accomplir. |

La gloire n’en doit donc revenir qu'à Jésus-Christ seul, et en Lui, à l'âme angélique à laquelle il nous a uni et dont il a voulu que la mort elle-même ne put nous séparer. Aussi, avant d’ävoir l’indicible joic d’épingler sur cette planète notre carte de visite avec P. P. C., nous sommes charmé de saluer la glorieuse mémoire de Pythagore avec le même respect que dans notre jeunesse,

PREMIÈRE PARTIE

. La Sagesse de l'Homme et le Paganisme

Omnis homo mendax

LA RÉGRESSION MENTALE

De la Synthèse verbale universelle à la Philosophie individuelle L'Instruction païenne et l'Éducation chrétienne

Définition du Paganisme. — Son caractère. — Son Essence est l’Anarchic. — La Volonté humaine érigée en Prinéipe. — La Trimourti de Krishna. — Les Soudras. — Mentalité de la troisième caste, — Leur rejet par les Corps religieux. — Le millénaire du Paganisme méditerranéen. — Le Paganisme domine Clergé et Clergie depuis quatre siècles. — Instruction exclusivement païenne. — Éducation religieuse réduite à la catéchisation. — Déséquilibre en faveur du Paganisme. — L'Être et l’Avoir. —- Phryné et l'Aréopage, — Le Paganisme expérimental chez l'Enfant. — Le Père et la Mère ; leur rôle. — L'école de la Vie. — Où trouver l'Esprit de Vie ? — La Richesse. — Évolution païenne de l'Enfant. — Le Prêtre ; son rôle. — Le Catéchisme. — L'Université. — La Possession païenne.

Le Paganisme est un État mental et gouvernemental regressant de la greffe au sauvageon. Sa formulc : Primo mihi et sequere naturam. Il est toujours symptomatique, non d’une Évolution mais d’une Révolution. Il procède d’une instruction viciée, fruit d’une éducation vicieuse. L'une est à l’autre comme l'Avoir à l’Être, et l'être vicié soit par lui-même, soit par son milieu, vicie tout, même un avoir vrai, à plus forte raison un faux. ‘

Son caractère est d'être philosophiste et politicien, antireligieux et antisocial. Il

est philosophiste et anti-religieux parce qu’il subordonne la Raison universelle à l’individuelle, les deux critères ohjectifs de la première au subjectif de la seconde, Il est politicien et antisocial parce que cette subversion dans l’entendement devient supplantation dans la Volonté, et qu’il tend à se saisir, par tousles moyens, de la Légalité pour l’opposer à la Légitimité.

Périodique dans ses crises historiques, chronique dans sa cause ontologique, cet état morbide est naturel à l’Esprit humain déchu, privé de ses deux critères vrais que nous aurons à étudier plus loin: la Science et la Vie. I a beau ériger sa propre Philomanie en système, sous le nom de Philosophie et même de Théosophie, son Essence est l’Anarchie, ét cette Anarchie est : Fiat Voluntas mea ! C’est la Volonté de l'Homme. En faire un principe, et la mettre en balance avec un ou plusieurs autres décorés du nom de Providence et de Destin, c’est ne reconnaître aucun principe. C’est créer trois Dieux, dont deux de trop, et © est là, vraiment, l’Essence intellectuelle du Paganisme, le Polythéisme au premier chef.

Fabre d’Olivet, sur RU aurons à revenir, a prêté, après d’autres, cette docirine à Pythagore, mais elle n’a jamais. été celle de ce grand homme. Il connaissait trop à fond la Trimourti que, sous des noms divers, dans les Indes, en Kaldée, en Égypte, Krishna avait substituée à la Trinité patriarcale, celle de la Proto-Synihèse rappelée par saint Jean. Quelque concession, que le fondateur du Brahmanisme actuel ait voulu faire, il y a cinq mille ans, à l'État mental des Lettrés Soudras, jamais il n’a pré- tendu dire que Brahma, Siva et Vishnou fussent autre chose que la personnification des trois Pouvoirs d’un seul et même Dieu Créateur, Transformateur et Conservateur, et cette Triade elle-même, n’était que l’inversion voulue de la Trinité antérieure, abaissée du Principe éternel à l’Origine temporelle des Êtres et des Choses; de l'Univers divin à l'Univers astral ; de la Biologie à‘ la Physiologie ; du Monde des Espèces à l’Embryogénie des Individus ; de l'Involutionàl’Évolution, !

La mentalité de cette troisième casie usurpatrice, des Soudras, ne correspondait qu’à l'Enseignement primaire antique et à quelques débris du secondaire. Leur cupidité homicide avait envahi et anéanti l’État social des deux péninsules, ses métropoles contemporaines de Ninive et de Babylone, l’Alliance Templière des Slaves Aryens, Argiens, Achéens et des Pélasges hindous, reconstituée par Orphée, le Ribhou des Védas. Elle s’était donc fermé, en Droit religieux comme en Ontologie, les sens correspondants aux degrés supérieurs de la Révélation. Seules, les exceptions rares allaient, de métropole en métropole, expierau prix des plus rudes épreuves leurs origines anathématisces d’Yavanas, de Mlechtas, de Pinkshas, de Soudras et d'Hyksos révolutionnaires. C'est ce que fit Pythagore, pendant plus de vingt ans, d’autres idisent quarante. Et même alors, après loutes les purifications physiques, morales, intellectuelles, spirituelles, les Corps savants religieux les maintenaient cn longue observalion avant de rouvrir en eux les Sens intimes de la Grâce et de sa vie d’En-haut. Dans la plupart des cas ils ne révélaient que les internes.

Quant à la masse letirée, dégénérée du Verbe Orphique en son propre verhiage, elle était plus loin de la Vérité qui est la Vie, que ses derniers esclaves. Aussi ne vit-

elle jamais dans la Philosophie que sa propre Philomanie d’ergotage, de casuistique, de dialectique sans fin, d’anarchie mentale et gouvernementale. Et malgré tout, toujours cette plèbe intellectuelle, érigée en classe dirigeante, demeura curieuse autant que profanatrice de la Sophya perdue. |

De Pythagore à Hiéroclès s’étend presque toutela ligne d'horizon des Études grécolatines secondaires el supérieures, onze siècles sur soixante que compte l'Histoire la mieux documentée de notre terrestre Humanité, puisqu'elle ne va pas, sauf dans les Livres sacrés, au delà de six mille ans.

Voilà quatre siècles que ce millénaire de Paganisme esclavagiste, de Bourgeoisie antisociale est l’unique modèle mental et gouvernemental de toutesles Universités européennes, tant sacerdotales que laïques.

Clergés et Cilergies, dont nous ferons ailleurs la différence, tirent ce même cliché d’Anarchie à autant d'exemplaires que d'élèves. Ceux-ci, à leur tour, en estampillent tout : Science, Art et Vie, Législation, Politiqueet Mœurs. Mais, plus on va, plus lesurmoulage abaisse limitation déjà stérile et mortelle au génie chrétien de nos races.

Chaque lettré diplômé de cette manière, depuis le prince héritier d’un trône jusqu’au dernier boursier de séminaire ou de lycée, a la même instruction vulgaire, la même mentalité banalisée. Seule l’édncation diffère un peu là où existe le foyer chrétien, et s’il est possible à ce foyer de la donner. Mais cette possibilité devient de plus en plus rare, exceptionnelle même, grâce au morcellement des fortunes, au déracinement des existences, à l’anarchic économique, fruits de ce même système classique incapable de régir le monde qu’il prétend gouverner. En tous cas, l'instruction et l'éducation religieuses s'arrêtent pour tous, indistinctement, à la catéchisation pure et simple.

Ces faits jetés dans la balance montrent un poids énorme en faveur du Paganisme el une énorme diminution au détriment du Christianisme. C’est donc la démagogie intellectuelle des païens trop faiblement tempérée d’un peu de bourgeoisie chrétienne qui siège sur les trônes européens comme sur toutes les chaires de Clergie, y compris celles des Hautes-Études et des Religions comparées, point culminant de cette Anarchie.

Il n’est pas besoin ‘d’être grand clerc pour voir, au résultat, que la Lumière des Mystères du Père et du Saint-Esprit brille par sa totale absence, du haut en bas de ces hiérarchies laïques. Mais du même coup, la même Lumière contenue dans les Mystères du Fils, Pontife et Roi de l'Univers, Verbe créateur, Incarné, Ressuscité et Glorifié est complétement obnubilée par ce Paganisme mental et gouvernemental.

Pourtant, l’Instruction est faite pour la Vie et non le contraire, comme la Loi est faite pour l’Homme ct non l'Homme pour la Loi, selon la parole de saint Paul.

C'est toujours la méthode du Verbe formulant en toutes choses la Vie, etil s'agit ici de la Vie sociale. L'éducation prime donc l'instruction parce que la première relève de l'Étre et la seconde de l'Avoir. L'une est essentielle, l’autre est auxiliaire. Mais le caractère de l'Esprit classique est de substituer son verbiage au Verbe et de

supplanter le spirituel pour usurper le temporel. Il veut être à la fois Raison enseignante et Raison d’ État, tête et bras séculier.Il est donc exclusif de l'Éducation, parce que limitation politique des païens est exclusive de l'Étre, et n’aboutit qu'à une possession démoniaque.

On peut avoir des milliards et n'être rien. On peut ne rien avoir et être d’une valeur sansprix. L’instruction ne vaut donc que selon l'usage qu’on en ” comme la fortune, le talent, la beauté.

Quand les hellénistes de l’'Aréopage absolvent Phryné de tous ses crimes, parce qu’elle fait choir sa chemise jusqu'aux pieds, Thémismarque au dos ces verrats de la Vénus terrestre pour le char de triomphe du charcutier romain. C’est le système pénitentiaire suppléant à l’absence d’éducation. Le Mystère est tel : il faut que la Vie sociale dévore la mort ou toute cause de mortalité collective, Aussi, mille ans après Zoroastre, Moïse répète : : «Notre Dieu est un feu dévorant ». L'histoire militaire, depuis Babylone ; jusqu’à nos jours, n’est que le long et pénible commentaire de cette non moins terrible parole.

L'observation pratique et l'expérience directe du Paganisme sont chaque jour :

devant nos yeux. Cest l'enfance et l’adolescence passant de la famille sous le balancier de l’État politique usurpateur de l'État social et de son pouvoir d’Enseignement. L’Instruction publique déracinée ainsi est l’Arbre dela Mort, racines en l'air ; son esprit marche la tête en bas. Elle prend à la Société représentée par la Famille

une bonne et vraie monnaie d’or vivant, marquée J.-C, Jésus-Christ et, par une transmutation à rebours, elle rend une fausse médaille en cuivre marquée J. C., Jules César,

Pontife ét Empereur des païens.

L'enfant est une page blanche sur laquelle on peut tout écrire, le Ciel ou l'Enfer. C’est un cher petit sauvageon humain sur lequel on peut greffer toutes les fleurs des deux arbres du Paradis. À sa droite, invisible, 1l y a un Ange de Lumière, mais à sa gauche un noir Démon. L’Ange apporte les sept Dons rayonnants du Saint Esprit, l’Universel ; le Démon apporte les sept présents ténébreux du Self-Esprit individuel. Il y a donc, dès le berceau, lutte entre la Révolution chrétienne et la Réaction païenne, et cette invisible bataille entre la Lumière et les Ténèbres est visible dans le petit enfant. |

A peine sur ses projets de pieds, il est le type charmant du véritable sans-culottes le seul bon et qu’on puisse aimer. Déjà il fait à sa manière la déclaration des droits de l'homme... individuel. Cela signifierait bientôt dans son jeunc entendement que les devoirs sont pour les parents ; mais l’Ange est là !

Combien ravissantes à voir éclore ces jolies floraisons du premier âge, ces renoncules de la libre-pensée, de la libre-conscience, de la libre-action avec toutes ses conséquences, depuis le pot de confitures secrètement absorbé, jusqu’à la colique et aux chaussettes endommagées. Mais l’Ange fait un signe : la Religion et la Société sont là! Jésus est représenté par le Père, l'Église par la Mère ; car, la profondeur du lien con-

er Ed —

jugal mesure toute la hauteur de la Vie éternelle. Aussi, bien heureuse la mère, car le saint Esprit de Jésus vit en elle, joyeuse d’assumer tous les devoirs d'amour que commandent tous ces jeunes droits naissants. Et son amour ne veut plus d'ailes, combien lourdes ! ne veut plus de liberté, ni de pensée, ni de conscience, ni d'action, mais toutes leurs chaînes, tout leur joug, combien légers !

Gomme le divin Maître lavant les pieds de ses Apôtres, elle est toute à sa céleste servitude, à la | greffe du sauvageon bien aimé. Jésus dit : «Que celui qui veut être le premier parmi vous, soit d’abord votre premier serviteur. » Paroles de grand seigneur du Ciel que les mères seules peuvent comprendre parce qu’elles ont l’entendement cé- leste, celui du Cœur...

Lui soufflant son esprit et son âme avec sa vie, elle veut que sa renoncule devienne la plus belle des roses du Paradis humain et divin. Mais, dans le train actuel de ce monde et surtout de son esprit, combien peu de jeunes femmes peuvent se livrer à ce séraphiqué esclavage, combien peu le poavant, saveut garder leur clairvoyant amour du bandeau de leur propre idolâtrie. C'est là que commence le danger que redoute l’Ange et qu’espère le Démon.

Le berceau puis le petit lit sont le centre de l’épopée éternelle, celle de la Vie. Ce tout petit être souriant est la plus grande et la plus grave chose qui puisse intéresser à la fois Ciel et Terre, tout le présent, tout l’avenir terrestre et céleste, non seulement d’une famille mais d’une Société.

C'est pourquoi le divin Maître veut qu ’on laisse venir àlui les enfants, c’est pourquoi il dit :« Le Royaume du Cielest à ceux qui leur ressemblent. » Leur ressembler, c'est écouter et enténdre, L'enfant comme la femme a l entendement vrai, celui du cœur ;

“il écoute tout ce qu'on dit, mais il n’entend que ce qu’on vit. Aussi l’éducateur doit-il

vivre ce qu’il dit, sous peine d’instruire sans éduquer, ce quiest pire que laisser dans l'ignorance. Pire, car l'École de la Vie est la seule vraie ; toutes les Universités réunies ne valent pas sa plus humble leçon.

Le petit ouvrier a cette école chez ses pauvres parents, et de ce fait l’ouvrier dé- passe du cœur, toutes les classes lettrées de fabrique universitaire. Des sept dons noirs du Self-Esprit, à peine a-t-il les deux derniers, et c’est parce qu’il n’a rien en propre, ou péu de choses, sauf ses affections qui sont des biens d’Étre, plus

Ca à - que d’Avoir et les seuls Vrais. ;

Mais l’éducation ne doit pas se borner au savoir-vivre du Monde, car alors ce serait simplement le savoir du paraître et non celui de l’Étre, qui est le savoir réel de la Vie. Le dernier sans le premierembaume les dernières profondeurs ; le premier sans le second est un pot de pommade qui, parfumé en surface, n’est en dessous que relents.

Où trouve-t-on aujourd’hui cette essence, cetesprit de la Vie? Rarement dans l’âme deslettrés ; encore un peu chez les êtres de dévouement ou de discipline volontaire, sacerdotes et soldats de vocation ; beaucoup chez les pauvres gens, chez ceux qui portent le poids du jour, sans sécurité du lendemain, chez les chevaliers du travail, sur les épaules desquels pèse si lourdement tout le ARE isme contemporain. Mais cela même ne durera

16 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES ü

pas longtemps, grâce aux lettrés mendiants du suffrage universel, ces chevaliers d'industrie politiques.

« Il est plus difficile à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu, qu’à un chameau dans le Trou de l’aiguille », dit Jésus. (Le Trou de l’Aiguille était une des portes basses de Jérusalem.) La richesse est tout ce qu’on a en propre, à commencer par l’instraction ; et, quand elle est fausse, quand on ne s’en croit pas le simple détenteur responsable devant Dieu, mieux vaut rien, la richesse, en ce cas, ne servant qu’à alourdir le Moi et le rendre ventripète. Quand le Seigneur recommande la simplicité de l’esprit il entend la disponibilité de la réflexion à la Vie, du cœur à la tête ; mais si la tête est encombrée de choses inutiles ou nuisibles, elle est la plus grande des protestataires et sa Réflexion est fermée à l’Incidence.

C’est pourquoi, ou pas d’Instruction sauf lé élémentaire, ou toute l’Instruction possible ramenée à la simplicité, à l'unité, à l'humilité de la raison individuelle devant l'incidence du Verbe-Dieu dans la réflexion universelle de l’homme.

On ne refera qu ainsi les trois races de la véritable hiérarchie terrestre et céleste ; : mais n’anticipons pas sur ce qui doitsuivre, et retournons au petit enfant gâté, auquel l'entrée du Royaume dû Ciel est difficile. La femme dans l'Église est seule éducatrice, l'homme dans le Seigneur est seul éducateur. L'enfant qui ne sent pas cette maîtrise d’amour et de sagesse, devient lé maître de l’idolâtrie paternelle et maternelle. Peu à peu la petite-raison subordonne la grande, la petite volonté la moyenne, là petite supplantation tout le jardinage et le jardinier de l'Éden conjugal. D’année en année, le mental du mignon se sera fait au dedans une boîte à jouets défendus, une arche de Noé pleine d’idoles, toute une philosophie païenne à son usage, et il aura vite transjformé cette philosophie en vouloir gouvernemental, gentiment d’abord, ensuite à tout casser, Le présent s’assombrit, l’avenir est noir. Le Démon rit, la maman pleure, elle perd de plus en plus la ferme direction et ne sait à quoi recourir. En vain elle invoque le bras séculier paternel ;:verges, martinet, claques, tout l’Arsenal de la Sagesse de Salomon se montre impuissant là où la sagesse désarmée de l'Évangile, aurait déjà tout amené à perfection.

L'ange prie ; coryphée des sept vertus sociales, la piété religieuse est la mère de “la piété filiale. Le prêtre vient au secours de la prêtresse maternelle. Il ena la tendresse, mais il y joint cette gravité douce des deux premières races, celles du sacrifice, la sacerdotale et la royale. Il rayonne de lui un souffle du Saint-Esprit qui exorcise le Self- Esprit et dans lequel se rectifie le mental de l'enfant rebelle. Des genoux de la mère sur ceux de son modèle l’Église, la catéchisation reprend l’œuvre indécise sinon comnpromise. Elle commence la greffe divine au point où-elle aurait pu réussir quand le Verbe, à travers les lèvres maternelles, enseignait la Parole dans sa source divine : la Prière, et donnait lui-même, à travers la jeune femme, la réponse du Dieu-Vivani : sourires, caresse, baiser, lumière et chaleur de la Vie.

Le catéchisme est l’Enscignement primaire de l'Évangile, le meilleur qui puisse exister. Mais où est hélas ! le secondaire, celui de la deuxième race ; le supérieur celui de la première ? Ils sont pourtant indispensables aux âges virils, aux phases initia-

tiques de la vie, à l’initiation et à la conduite des individus, et, par leurs Fraternités, comme par les Ordres de leurs races, à la conduite des Sociétés.

L’Évangile n’a qu’une seule Lumière, celle de la Vie éternelle, mais cette Lumière a plusieurs degrés, de la veilleuse à la lampe, de la lampe à la Lune, de la Lune au Soleil vivant des existences et de leurs esprits.

À peine la première communion est-elle accomplie, à peine l’enfant sort-il des portes d’or de l’Église ouvertes sur la Cité de Dieu, que les portes d’airain de l’Université baillent, l’avalent et se referment. Finie l'éducation de la Vie. Elle est à peine commencée que linstruction de la mort va souffler dessus. Derrière les grilles où veille Cerbère, l’enfant va redescendre le degré qu’il vient de monter, changer d’âme et d’esprit. Puis les autres degrés de l'abîme s'ouvrent devant le jeune homme ; de la puberté vers la virilité, le mental de l'âme sent peu à peu peser sur lui l'Esprit glacial, le mort, la politique enseignant des mercenaires du Gouvernement, au lieu de l'esprit chaud de la Vie, le social de tous les dévouements gratuits. La greffe de nouveau se flétrit, le sauvageon reprend ses droits, la sève des sens usurpe celle du cœur, et,

n’étant plus exorcisé, le jeune esprit se dresse dans la rébellion ou s’étiole dans la contrainte.

Mais voici la lanterne magique du Paganisme qui commence ses projections, ses évocations et hélas! ses réincarnations mortuaires sur une foule .attentive de Jeunes médiums, âmes vivantes. Homère, Horace, Virgile, Démosthènes, Cicéron, puis toutes les saturnales de l’individualisme philosophique et des politiciens, des sophistes et des rhéteuts, toute la lycantropie bourgeoise de la Louve romaine, toute l’Aïgotropie mé- diocrate du Bouc grec. |

Quelle possession infernale +s’abattant sur des enfants ! et comment résisteraientils, puisqu elle a raison des hommes faits, faute d’une éducation complète, faute d’un enseignement intégral, contrôlant une à une chaque doctrine, pour en constater les erreurs ou les vérités à la lumière des deux critères objectifs dont nous aurons à nous occuper dans la seconde partie de ce livre.

L'ERREUR TRIOMPHANTE

Lutte de Pythagore contre la mentalité païenne. Ses efforts pour la reconstitution de la Proto-Synthèse

Le Paganisme au temps de Pythagore. — Résistance des Tiers-Ordres, — Pythagore et Aristote, — Pythagore est-il un philosophe? — Ses maîtres. — L'Unité religieuse antique. — Les différentes Synthèses ; leur snperposition. — Adam, — Citation de Moïse. — Koush : les Kashidins, — Pythagore pèlerin de l'Unité. — Livres d'Orphée. — Thoïth et Thoth. — Noms du Verbe dans lesdeux premières synthèses. — Pythagore répudie le Paganisme. — Théophanie de Pythagore. — L'Orphisme.— La maîtrise Noachide. — Les OSloï. — Pythagore détruit ses propres œuvres.

Le Paganisme philosophique, résultat de cette régression mentale dont nous venons de suivre la marche chez l'enfant devenant un leitré, et qui domine l’Europe actuelle, l’esclavageait déjà à l’époque de Pythagore. C'est contre lui que le grand Initié et les Ordres qu’il fonda sur les plans de la Synthèse orphique essayèrent en

vain de faire fonction de thérapeutes sociaux, parmi les débris de Tiers-Ordres ioniens et phéniciens qui avaient vicié l’esprit, et bouleversé cette organisation de la Grèce et de l'Italie antiques celto-slaves et pélasges, dont nous avons parlé plus haut.

Ces théologiens laïques qui se détachent, Pythagore et Aristote surtout, sur le fond banal de leur temps comme des hommes d’une autre race et d’un autre Cycle, sortaient des Temples métropolitains du Polythéisme, pour s’efforcer de conjurer un double fléau perpétuel, celui de la Révolution civile et de son correctif militaire, la Guerre. Dans ses Épitres aux Romains, saint Paul définit merveilleusement la médiocrité de la troisième caste mentale et morale, et l’on dirait que ces philosophes l’ont pressent.

L’histoire ne prouve que trop, hélas ! combien ces milieux sont restés réfractaires à l’action de ces hommes, à tout esprit hiérarchique, à toute sociologie, et comment

seule, la seconde race mentale, celle des États-Majors militaires, a pu les lier à sa paix forcée.

Cet admirable Pythagore qui a inauguré dans la langue grecque le mot Philosophie, était-il lui-même un philosophe, dans le sens où nous prenons le terme, Philosophie : l’Avoir de sa propre sagesse ? Un religieux, oui ; un fondateur d’Ordres, soit ; le saint Benoît du presque divin Orphée, bien ; mais un philosophe, c'est beaucoup dire et pas assez.

Les chefs de confréries orphiques qui dirigeaient alors la Grèce et l'Italie s'appelaient, depuis des siècles, théologiens et prophètes. Avant Pythagore, Numa avait été un de leurs envoyés à l'anarchie naissante des Romains. C'était le roi élu d’un SacréCollège étrusque, selon les rites pairiarcaux. Les maîtres méditerranéens du grand Samien portaient-le même caractère : Épiménide, Phérécyde de Syros, Aristéas de Proconèse ; tous théologiens ét prophètes, le second thaumaturge, le troisième prêtre. Son prédécesseur en Italie, Xénophane, le père spirituel des Éléates, théologien également, combattait à face ouverte le Paganisme des loniens et même leur polythéisme, ainsi que celui des Phéniciens.

À plus forte raison, les hiérophantes qui instruisirent Pythagore n'étaient pas des philosophes : : Thémistoclée, grande prêtresse de Delphes; Abaris, prêtre du Verbe solaire chez les Hyperboréens; Aristéas, déjà nommé ; Zalmoxis, le chef des Sacerdotes thracides ; ; Aglaophème, grand prêtre de Lesbetra, etc., etc.

Je n’ai cité ici que. les chefs des Temples de la proto-Grèce, l’Orphique, la Slave, traits d’union de toutes les Fédérations celto-slaves et pélasges remontant à l’Église patriarcale que Manou et Moïse désignent sous les noms de Koush et de Rama.

Mais suivons Pythagore dans les métropoles initiatiques de l'Afrique et de l’Asie. Ses maîtres sacerdotaux sont, à Saïs, le prophète d'Oshi ; à Om, Héliopolis, dans le temple où Moïse, sous le nom d'Oshar-Siph avait été le prophète d'Oshi-Rish et l’initiateur d’Orphée, c’est le prophète Hôn-Ophi. A Babylone. c’est Nazarath (et ce nom est suggestif, le prophète Daniel, le nazaréen, étant alors le Grand-Maître du Sacré- Collège des Mages). En Perse c’est le chef des Néo-Zoroastriens, le Gheber Zarothosh. Dans le Népäl, visité aussi par Lao-Tsée, c’est le premier pandit du Sacré-Collège de Brahma depuis Krishna, et avant ce dernier d’IShVa-Ra.

Arrêtons-nous ici, pour marquer quelques stades importants de l’antique Unité religieuse. Elle comptait plusieurs Synthèses et Alliances superposées et que voici :

1° L’Universelle d’IShVa-Ra :

20 L'Indienne des races ee et dorées, celle du Bharat d’IShVa-Ra ;

3°.L ‘Aryenne conquérante, celle de Pavan, de l’Hanouman scythique de Rama ;

4 Le système de Nared se ratiachant à la Protosynthèse ;

5° La Brahmanique concordataire, celle de Krishna, source de l'Abrahamisme des Cashidim ; ces derniers étant une branche des Iyotishikas de Caçi, Cashi. L'Égyptianisme conconialaire suit les Pouranikas de Tirohita.

Cette : superposition des systèmes anté et postdiluviens, de leurs Cycles et de leurs doctrines est presque impossible à saisir du fait de l’inversion du Sceau de l’'AMaTh,

qui, accomplie par Krishna près de 3,000 ans avant Pythagore, entraîna celle de la Paroledu Verbe BRA-ShITh, de son ShéMa et de son SéPheR. Mais, avec l’Archéomètre, il est relativement facile de se reconnaître et la superposition indiquée ci-dessus devient dès lors très nette.

Moïse appelle la Protosynthèse et la première alliance : Adam, en vède AD-Am,

Unité-Universalité ; etelle se multiplie en autant d'Églises ethniques que Moïse, d’après les Égyptiens, les Chaldéens, les Brahmes, les Mages, le Kouo-Tsé-Kien de l’'Extrême- Orient et les Votanides de l’Extrême-Occident, mentionne de Patriarches jusqu’à Noé. Alors commencent la Deutosynthèse, et la deuxième Alliance universelles. S'il nous fallait citer ici tous les documents historiques de ces deux Églises catholiques, ce livre y suffirait à peine. Moïse qui les avait tous sous les yeux, enregistre entre autres, avec son exactitude habituelle, ce qui regarde et intéresse aujourd’hui plus que jamais les avant-gardes de la race blanche en Asie dans le Népâl et dans la Perse. Voici, la traduction de ses paroles extrêmement mystérieuses et voilées avec un très grand art, parce que le fond en est très simple, très réel surtout, sans métaphore, ni philosophie.

1. — « L'Eglise du Patriarche Adam s'étant pervertie en raison de la multiplication des races et de leur mélange, -sur la face visible (PhaNa-l), de la Terre spirituelle (ADaMaH), il en résulta que de nombreuses confréries de Vierges s’y formèrent.

2. — « Les fils des. Alhim célestes aimèrent ces filles d'Adam. Ils prirent pour épouses spirituelles, pour inspirées, pour Nashim, celles que leur Amour avait le plus ravies en esprit : (B’Ha-ROu, inversion de Ba-ROu-aH).

4, — « Car les Nephilim existaient désormais sur la Terre astrale de ces Ya-Mim, Époques et Ondes lumineuses du Ya. En effet, depuis que les Fils des Alhim avaient hanté les confréries virginales de l’Église d'Adam, l'Alliance ghiboréenne, la grande Boréale était née de cette Inspiration et elle avait fondé dès Antiquité la plus reculée l’Anosh- Ya, la corporation virile du Ya, l'Etat-Major sacré de Ha-Shem, du Shéma céleste de la Gloire divine. »

Voilà pour l'antique Alliance dite aujourd’hui aryenne, fondée par une réaction de Vierges inspirées contre une décadence universelle. Pythagore n’oubliera pas, comme chef d’Ordres, de rendre au féminisme vrai toute sa Mission, toute sa part légitime d'influence.

Outre l'Alliance ci-dessus, mais bien des siècles après, nous avons à mentionner celle qui date du Patriarche Koush avant la Révolution Nemrodique. Les métropoles orientales, dont les Sacrés-Collèges avaient pour correspondants tous les autres centres plus ou moins attachés à l’Ancien Ordre, étaient : la capitale du Jana-Cadesha, Mithilä, pour la section des Sciences divines et humaines dites, Pouraniques, ou Humanités

saintes, et Kashi, pour la section des Sciences dites positives ou iyothiques, parce que l’Astronomie poussée jusqu’à la physiologie cosmique était regardée comme la Synthèse de ces Sciences.

C'est de ces stades historiques que datent, bien avant Moïse, les relations sacerdotales de l’Inde avec l'Orient et l’Extrême-Orient d’une part, le Nord de l’Asie et l’Europe y compris la Grèce et l'Italie, d'autre part. Et enfin, avec l'Égypte et l'Ethiopie. C’est de Kashi, aujourd’hui Bénarès, qu'était venu le Collège des Kashidim (mot à mot : donnés par Kashi), les Chaldéens. C’est là aussi, que les Mages de l'ancien Iran allaient acheverleurs Hautes Études Iyothiques. Mais, depuis le premier Zoroastre, et sa répudiation du culte des Dêvas qu’il regardait comme contraire à l’ancienne Orthodoxie, ils s’abstenaient de Mithilä, le grand collège pouranique fréquenté par les prêtres égyptiens, colchidiens, delphiens etautres.

Pythagore était donc un religieux, un pieux pèlerin de l'Unité et de l’Université patriarcales, un fidèle de leur double Révélation et de leur double critère que nous étudierons plus. loin : la Vie et la Science. La Vie, vie éternelle, car sans cela le Thanatisme étant la finalité de tout être en serait le Principe ce qui est absurde. La Science, et non pas. celle de l’homme, mais celle qui avant lui était déjà inscrite dans tous les faits; depuis l’infiniment grand jusqu’à l'infiniment petit. La Biologie enfin, de l'Univers invisible et la Physiologie de l'Univers visible.

Du reste, écoutons-le à travers ‘ses :diciples et il nous dira :si les critères de la Vérité sontobjectifs ou-subjectifs, réels ou métaphysiques, vivants ou morts, universels ou individuels. |

« La raison humaine n’a, par elle-même, qu’une valeur de conjecture. La Science et la Sagesse n’appartiennent qu’à la Divinité et nous n’avons pouvoir d’en prendre connaissance, selon notre degré de réceptivité. »

Ces paroles que nous rapporte Proclus sentent l’encens, les autels du Verbe, son Christianisme un et universel, sa Révélation indiscontinue depuis les premiers Patriarches jusqu’à ceux de notre temps.

Commençons par les Autels du Verbe.

Il est bien historiquement certain que Pythagore reconstitua, grâce à la documentation des Temples, un des livre d’Orphée : « Le Verbe hiératique ». I] le dédia à la mémoire de ce prophète slave, rénovateur de la Grèce et de l'Italie patriarcales. Îl est non moins sûr que les prêtres égyptiens conservaient, sous le nom de Thoïth, des livres provenant de la Protosynthèse, l’antédiluvienne du Verbe et sous celui de Thoth, ceux de la Deutosynthèse, le postdiluvienne. Il est hors de doute que le fonds de ces livres était commun aux Universités religieuses d'Europe, d'Afrique, d’Asie et même d'Amérique jusqu’à la révolution philosophique politicienne qui en 3.100 avant l’Incarnation brisa cette Sainte Alliance et la força à se voiler. Ilest incontestable que parmi les titres myrionymes du Verbe, épars dans ces deux Synthèses, figure de toute antiquité son Nom direct ou renversé : en Ethiopien ShOu-I, en Zend 10Sh, en Chaldéen

IShO, en Vède IShVa, en Sanscrit ISOua, en Chinois ShOul et SOul. C’est le léShU, Roi des Patriarches de nos litanies. Ce même nom est celui de Moïse écrit comme l'Infante Thermouthis le lui donna: M’OShl, voué à OShlI.

Les Quabbalistes ont donc raison, quand ils disent par rpuiine de tradition : le Nom de Dieu est dans celui de Moïse ; mais ils n’en peuvent donner la preuve : elle est dans ce qui précède.

Nous aurons à reveniren détail sur tous ces points; mais, ce que nous notons ici prouve que le point d’appui pris par Pythagore sur le Verbe dans les Temples d'Europe et d'Asie est religieux et non philosophique. Il appartient à la Révélation une, universelle et indiscontinue de l'Église et des Églises patriarcales. Du même coup, Pythagore ne peut manquer d’avoir répudié le Paganisme ionien, son polythéisme athée, . son anarchie mentale, sa politique antisociale. Et, en cela, il n’a fait que suivre les traces de Numa et de Xénophane en Occident, de Lao-Tsé en Chine, de Daniel en Chaldée, de Zaratas en Persé. Bien plus, c’est l’Invisible même qui le lui aurait commandé.

Ses biographes, Grecs ét Alexandrins disent en effet qu’il reçut la grâce de sa première Théophanie, sinon sa vocation, en Crète, vers l’an 550 ou 553. Il avait alors atteint et même: dépassé la trentième année. Îl était ainsi dans une des conditions rituelles imposées par les Églises patriarcales à la seconde naissance, la spirituelle, à l'ouverture des sens physiologiques dans la Biologie divine, à l'entrée par la Porte de la Mort, dans l’expérience de l’Immortalité.

Le Verbe Incarné accomplissant en tout sa propre Loi, comme Verbe Créateur, observera ce rite dans sa retraite au désert.

C’est ainsi que Pythagore aurait vu le Ciel et l’Enfer pour la première fois, et, dans les Cercles les plus effroyables de ce dernier, les deux coryphées du Paganisme, les deux Mages de l’Ilonisme méditerranéen : Hésiode et Homère, dont les chants admirables avaient bercé son élégante jeunesse, chez son père, le riche banquier de Samos. Désolé, n’osant en croire ses yeux, il regardait ces esprits en proie à l'Esprit des Ténèbres, à la tourbe des Démons, à leur lumière noire et rouge, — « Pourquoi ? » leur cria-t-il. Et ils lui répondirent : « Hélas ! pour avoir souillé Dieux et hommes, les « Dieux en leur donnant pour maîtres l'Athéisme, en les calomniant, en les montrant « vicieux comme nous; les hommes en déifiant leurs vices. »

Voilà donc une antinomie bien tranchée, prise sur le vif, du premier choix de Pythagore. D’un côté, Orphée prophète et le Verbe divin saintement voilé dans sa céleste Majesté; d’un autre côté le verbiage humain dans la nudité prestigieuse de tout son art emprunté à l’Art sacré, de son panthéisme où tout est Dieu, excepté Dieu luimême, de son Théosophisme où tout est divinement vrai, excepté la Vérité, l’Amath, le Sceau du Verbe éternel ét Lui-même.

L'Orphisme, mille ans avant Pythagore, avait été, en Europe, un des suprêmes

efforts de l'Alliance templière contre l'invasion de la Révolution asiatique, de ses

rhéteurs, de ses sophistes, de ses mercantis, de ses politiciens supplanteurs et esclavagistes.

A l’époque de Moïse et d' Orphée, la Crète aux cent Villes avait été réaffiliée à la Sainte Alliance des Temples de Manou et de Ménès. Les Curètes étaient une mission sacerdotale des Kourous célébrés dans les poèmes hindous. La Minoa de Minos lesavait vus renouer l’un des Nœuds gordiens, symboles de l'Orcos et de l’Orcus orphiques, du serment d’alliance en Dieu. La philosophie et la politique les tranchent facilement ces nœuds sacrés, pour le malheur des péuples ; la Religion seule peut les refaire pour leur paix:

Ces noms : Minoa, Minos, Ménès, Manou, signifient dans la langue du Béréshith : Ma-Noaïl, la Règle, l’Orthodoxie de Noé. Pendant ce temps, lO-Riphée, le Ribhou des Védantas, le fils dés rois Sarmates de la Thrace : Orphée renouait le même lien dans le sanctuaire Slave et Pélasge de Delphes. C’est la Daliph' égyptienne, la Dalipha sanscrite. En dévanagari, Dalapha ou Dalapa exprime un de ces lieux saints, neutralisés, et aussi un de ces trésors sacrés de lAlliance. Même observation pour Dodone, l’une des Dyomnas du Danou védique et des Dodonim de Moïse.

La Grande Maîtrise Noachide rénovant l'Adamique, a semé de semblables Dalaphas sa marche sacerdotale d'un bout à l’autre de la planète.

En Europe il existait des syringes de ce genre depuis le Caucase jusqu'aux Pyrénées et le catalogue de ces bibliothèques souterraines n’était possédé que par les Souverains Pontifes métropolitains. La Colchide avait, elle aussi, sa Dalipha qui motiva l’expédition orphique des Argonautes. Ce dernier nom désigne une des antiques époques de l’Alliance dite Arga ou Arka. Son conseil de surveillance s’appelait Argus, le chien de Pan, de Phanès et du Grand Pan.

Orphée avait donc été chargé d’être, en Europe, le rénovateur de l’Amphictyonie Celto-slave et Pélasge, datant de Krishna, en ce qui regarde le culte des Dieux, des Dévas, des Alhim, fruit païen de la Révolution des bourgeoisies asiatiques.

Derrière ce néo-concordat, il avait sauvegardé l’antique orthodoxie des OSl-oï, dont les Pontifes de Delphes conservèrent toujours le saint Nom. Il avait aussilié à la paix sacrée en Colchide, en Grèce, en Tauride, eu Italie, et jusque dans l’Espagne et la Gaule, les envahisseurs révolutionnaires, refoulés de siècle en siècle sur l’Europe, par la digue orientale des Mages puis des rois de Perse. Ses enseignements gravés en langue déva, puis dorienne sur plaques de cuivre, étaient, dans chaque cité centrale, gardés par des familles : autochtones qui, même à Athènes, jouissaient encore de grandes

prérogatives, au temps de Pythagore. A plus forte raison, ces usages subsistaient-ils en Grèce et en Italie.

L'œuvre détruite d'Orphée fut, comme nous l’avons dit, reconstituée par Pythagore qui, pour mieux sceller l’impersonnalité de sa pensée, la soumission de sa propre

raison à la Raison suprême, dédaignant de cueillir les lauriers faciles des loniens, n'écrivit pas ou détruisit ses propres œuvres, pour n’en confier l'essence qu’à la mémoire de ses adeptes. Ce dédain de toute doctrine, de tous succès individuels, réuni à beaucoup d’autres signes, fait de Pythagore un Grec unique; il le rapproche des Sacerdotes patriarcaux autant qu’il l’éloigne des philosophes.

Cette manière de le comprendre est la chrétienne, la vraie, celle que .nous avons développée dans notre première « Mission ».

H Les Successeurs de Pythagore — Les Vers dorés

Manuscrits achetés par Platon, — Les Pythagoriciens persécutés, — Lysis et les Vers dorés, — Le Grand Pan. — Les trois Crédos. — Le serment d'Orcos et la triple certitude. — Fondation de l'État social uni-

versel.

Pythagore, pour les raisons ci-dessus et pour d’autres peut-être encore, celles-ci imposées par les Initiations templières, ayant laissé d’autre documentation que la mémoire de moins en moins certaine de ses disciples, son Enseignement supérieur reste en réserve sous un voile impénétré mais non impénétrable.

Trois manuscrits achetés par Platon ont heureusement échappé à la cruelle discipline. Œdipe et Sophocle digne d'un tel Sphynx, l’auteur du Timée est donc, en date comme en rang, le premier des commentateurs des notes mêmes, sinon des résumés de Pythagore.

Le titre que l’ami d’Archytas et de Timée de Locres donne à son admirable dialogue indique sa filiation. Vu les circonstances, l'Ordre ne tenait sans doute pas à ce que Platon s’affichât davantage, comme sectateur de Pythagore. Des appuis indépendants étaient nécessaires à cet Ordre ; l’envieuse bourgeoisie qui l’avait décimé et dispersé continuait à le haïr comme une menace à ses usurpations. Elle sentait derrière lui et son Fondateur, la Synthèse sacrée résurrectionnée par le royal fils d'Œagre à qui Pythagore, en ce qui concerne l’Europe, rapportait, comme tout le reste, sa théologie cosmologique que nous a transmise le Timée.

Parmi les reliques fragmentaires des enseignements de l’École italique, une des plus connues est certainement les Vers dorés, qui furent écrits par Lysis au ve siècle avant notre ère, et qui formulent l’exotérisme, l’enseignement primaire de l'Ordre semi-orphique des Pythagoriciens dispersés.

Ces vers, en effet, sont le catéchisme du Grand Pan, mais non du Panthéisme.

Pan est ün des noms cosmiques du Verbe, le Pasteur cosmique des Étoiles, des Puissances qui les guident, des Ames qui les peuplent. Ce mot vient du sanserit Pana, le Tutélaire. Ce symbole exprime aussi, au point de vue terrestre, l'Alliance universelle des Temples dans ce même Verbe, dont Argus signifie la Surveillance. Ce qui précède éclaire ce qui va suivre.

Les deux premiers vers sont un Credo, et ce credo, dans son opposition des termes est analogue aux deux hiérogrammes de Moïse : ALHIM les Dieux ou les Puissances de Dieu et IHOH l’Être absolu. Et pendant que l’Epopte égyptien dit : « Écoute, Israël, Dieu, tes dieux, l’Être absolu, Un », Orphée disciple de Moïse, Pythagore rénovateur d’Orphée, Lysis rédacteur de Pythagore disent :

Rends l'hommage légal aux dieux des nations, Et garde le sérment à leur Dieu légitime.

Tous les cultes antiques dérivent, en effet, plus ou moins fidèlement, d’une même source une et universelle: la Révélation primordiale, la Protosynthèse ou Religion chré- tienne des Patriarches : « Religio vera», dit Saint Augustin, et ce fait culminant, clef de voûte de la Science des Religions comparées, mine tousles systèmes antichrétiens qui président aujourd’hui au double degré des enseignements classiques et de leur consé- quence : les Hautes-Études.

Dans l'Empire des Patriarches, avant Krishna, l’acte de foi était : « Om, Sas, Tat, IShOua-Ra, Hamo! » — Om, Sas, Tat ; à leShU-Roi, Gloire ! I glorifiait de la sorte le Vérbe, sous le nom conforme à l'Alliance, Depuis Krishna il fut: « Om, Sas, Tat, BRAH- Ma, Hamo ! » IShVa exprimait l’Étre existant par Lui-même, BRA-H-Ma exprime son image réfléchie dans les Ondes du Temps:sans bornes, son énergie créatrice en œuvre dans la substance et pour la subsistance des Êtres.

En lisant les premières Slokas du Manava-Dharma-Sastra, on comprendra que ce qui précède en est la clef. C’est ainsi, en effet, que le Vyasa Krishna en refondant les Lois de Manou a indiqué la filiation de la Deutosynthèse indoue, celle de Noé, Ma- NoaH, à la Protosynthèse des premiers Patriarches, l’Universelle, l’Adamique de l’Héden, la Chrétienne-Catholique.

Quinze cents ans après Krishna, huit cents après A-BRA-HaM, Moïse ramenant tout à l’Unité primordiale subordonne les ALHIM, non à BRA-H-Ma, mais à BRA-ShITh, le Verbe de l’Hexade génésique : « BRA-ShITh BRA ALHIM » , et le nom de IHOH n’est prononcé que dans l’accomplissement du septième I0M cosmique. Le credo qu’il impose aux pariahs indo-égyptiens dont il fait un peuple shématique, est : « SheMWa ISRRAL ! IHOH ALHI(M)NO, IHOH AHD. » — Écoute, Israël ! Dieu tes dieux ; l’Étre absolu, Un. |

Pour le Juif, non pour Moïse, ni pour les Prophètes, Israël c’est lui seul ; pour les fils de Japhet, c’est l'Humanité dans son Zodiac ou Organisme universel. En Vède, Israël

lu à l’Européenne est le renversement de RASHI, le Zodiac ; L est le symbole monoliitère d’Indra, le Ciel astral divinisé.

pe Moïse, Pythagore et Lysis.

Les différents cultes ethniques issus de la religion universelle n’accordaient qu’aux meilleurs et à leur trentième année seulement, comme nous lavons vu pour lépopte Samien, la redoutable Révélation de l’Invisible, la réintégration de l'existence humaine dans la Vie absolue, par et dans cet état de ravissement aussi peu connu des Européens modernes que la validité de tous les autres mystères religieux. Même dans les initiations plus ou moins pures des trois embranchements de la Deutosynthèse, le deux fois né de l'Évangile, le Dwija des Thorahs patriarcales, rapportait de l’autre Monde en celui-ci les trois certitudes fondamentales suivantes : l’Existence de Dieu, de son Verbeet de ses Puissances ; l’Immortalité de l’Ame autrement dit de l’Existence humaine: et enfin sa Responsabilité devant le Tribunal de ce même Verbe et deces mêmes Puissances : l’Osiris de l’Amenti disaient les prêtres égyptiens, le Mahadéva Ishvara, disaient les prêtres aryas. C’est à ce grand Juge dans le nom duquel est enfermé celui de Jésus, que, pendant sa double naissance, l’Initié prêtait le Serment : l’Orcos, l’Orcus des Orphiques, de la Grèce et de l'Italie patriarcales. Et ce nom, Orcus, désignait aussi le grand Juge, le Seigneur du Triloka védique.

C’est sur la triple certitude qui précède, que le premier État social universel a été. fondé, et toutes les fois qu ’on a essayé ou qu’on essaiera de lui retirer cette triple base sacrée, on est retourné ou on retournera à l'Esprit dela Bête, à sa loi de guerre et d’Anarchie et à tous les châtiments du Monde invisible.

Lysis n’a pas manqué d'enregistrer cet Orcos dans son second vers qui, réuni au premier, s'explique ainsi : « Respecte la diversité des Cultes, la Puissance et le-rôle du Nôme, et sois fidèle à l’Orcos, c’est à dire à la Religion uné et universelle qui a reçu ton serment, »

Le faux Pythagorisme ancien et moderne Les trois Races mentales

Les Vers dorés inclinent au Panthéisme, —— Les principaux commentateurs de Lysis. — Les trois Conclusions ; les trois Races mentales et leurs rapports avec le Christianisme. — L'Eclectisme Alexandrin. — Hiéroclès. — Les théologiens concordataires, — Dacier, — Le néo-Paganisme.— Jordano Bruno. — Fabre d'Olivet. — Réserves sur les derniers Vers dorés. — Empédocle. — La Race blanche pure. — Dangers résultant de la compromission avec le Paganisme.

Malgré cette réserve de toute première importance, mais qui n’était accessible qu aux seules mentalités des deux degrés supérieurs, les Vers de Lysis, du fait de ce niveau voulu, mais dangereux, d'enseignement primaire, ne pouvaient manquer

d'entraîner vers un philosophisme païen à tendances panthéistiques, ceux qui en firent leur code philosophique et religieux.

C'est ce qui arriva à la plupart de leurs commentateurs, à la plupart de ceux qui se dirent et, de bonne foi, purent se croire de véritables Pythagoriciens.

Parmi ces commentateurs, trois sont à retenir : Hiéroclès, Dacier, Fabre d’Olivet ; car, qui mieux qu'eux ne peut faire clairement observer cette dérivation de la véritable Doctrine de Pythagore : le Christianisme universel et éternel vers le Paganisme, ni synthétiser plus exactement pour les fervent des Études païennes, les trois conclusions que ces Études comportent à l'égard du Christianisme et de la Chrétienté, et

qui sont :

{re Conclusion : l’Éclectique, type Marc-Aurèle ; 2% — la Concordataire, type Constantin ; ge — la Païenne pure, type Julien l’Apostat.

Ces caractéristiques n’ont pour but que de faciliter le discernement des races d'esprits correspondantes. Pour nous faire-mieux comprendre, nous appellerons noir, le Paganisme ; blanc, le Christianisme théologal, inséparable de sa forme vraie qui est le Catholicisme. Par conséquent nous nommerons mulâtresse, la race Eclectique, quarteronne la Concordataire, négresse la Païenne pure : Nigra sed pulchra, naturellement. Car, si nous réservons, comme Pythagore, notre foi à une quatrième, à la toute blanche voilée qui est la Sagesse même, raisonde plus pour couvrir de fleurs les trois Grâces auxquelles nous refusons la pomme. |

Ces trois conclusions ne nous intéressent que dans leurs rapports avec le Christianisme. À ce point de vue le type de la première est Marc-Aurèle. C’est le libéralisme. de M. Prudhomme : il est bon de s'appuyer sur les baïonnettes, mais il est mauvais de s’y asseoir. Ce libéral n’en est pas moins persécuteur, au nom de la Raison enseignante de l’Empire, et au nom de la Raison d'État. Mais les temps sont changés depuis Constantin. Les baïonnettes d'alors passent peu à peu au Christianisme et la Philosophie fait patte de velours, parce que les évêques montrent des griffes qui défendeni vigoureusement les fidèles.

La deuxième conclusion mérite le nom de Concordaire entre l’autonomie théologale et cette même philosophie. De part et d’autre les griffes sont rentrées, quittes à sortir de temps en temps, selon que les directions politiques s’opèrent par le flanc droit ou par le flanc gauche.

La troisième conclusion est celle de Julien l’Apostat ; en plein flanc gauche. Ge personnage bien parisien de son vivant, car il disait ma chère Lutèce, a pris une part considérable à l'Encyclopédie du xvme siècle et à ses aimables conséquences aussi politiques qu’antisociales.

Retournons à la première qui, devenue l’Éclectique alexandrine il y a quinze siècles, fut revue et corrigée par un admirable professeur de philosophie officielle : Hiéro-

28 L'ARCHÉOMËTRE DE SAINT-YVES

clès. Elle n’est au fond que l’Impériale romano-grecque, la raison enseignante des philosophes posant la raison d’État du Panthéon et même de Sainte-Sophie, depuis Auguste jusqu'aux Augustules.Plus ou moins imprégnée, à son insu ou non, du double Christianisme antérieur et postérieur à l’Incarnation du Verbe, elle en méconnaît l’essence divine et la portée humaine, en croyant pouvoir soit l’éliminer, soit le subordonner à son critère et à ses méthodes,

Nommé pour pacifier une terrible guerre civile pagano-scolaire et ecclésiale, Hiéroclès est digne du choix de l’empereur byzantin. On sent, à la: beauté douce ét à la profondeur de ses enseignements, que la période concordatairé va naître. C'est un théologien orphique comme tous les Pythagoriciens. Ce n’est pas un philosophe au sens ordinaire du mot. Sans doute Pythagore demeure, après Orphée, le plus grand unitaire que le polythéisme slave et pélasge, puis grec et romain ait jamais produit ; mais depuis le fondateur de l’Académie jusqu’à Hiéroclès, la tendance du pythagorisme initial se retrouve d'autant plus que lés systèmes individuels fondent davantage leurs nuées, en formant une dernière gloire extatique au coucher de Lune de la Doxie des Temples.

Nous pouvons suivre par la pensée Hiéroclès à Alexandrie, dans le Bruchiun qui avait survécu à'la destruction du Sérapéum. Les traditions sur Pythagore y sont éparses dans plus de quarante auteurs et de soixante volumes. Successeur d’Hypathie, après un long interrègne auquel mit fin la mort de saint Cyrille, Pélégant maître, aux cheveux blancs comme sa robe, avait en outre pour amis ious ces innombrables livres entassés de rayon en rayon. Dans une âme semblable, dans une pareille intelligence, tous ces trésors plus ou moins contradictoirés entre eux, se cherchent, par une sorte d'attirance, vers l'Unité perdue, vers l’accord parfait de la Lyre. Combien de méditations en cet homme depuis près d’un demi-siècle ; combien d’entretiens avec les mystérieux affiliés de la Ligue des philosophes et des prêtres des dieux irrémédiablement vaincus par l’Église, après avoir essayé en vain de l'écraser sous le bras séculier des Empereurs.

Hélas ! les mystères dégénérés de son époque ne lui avaient pas donné d ‘Épiphanie réelle, comme celle qu’avaient encore tant de chrétiens, sans quoi Pythagore lui eût dit: Va à Jésus ! mais il sut garder sur la chaire profane une simple et très réelle majesté d’enseignement. Pas l'ombre, non seulement d’une expression mais d’un mouvement d’âme indiquant un ressentiment quelconque contre le triomphe du Christianisme ; comme Pythagoricien il ne s'afflige en rien de.la déroute du Paganisme, au contraire, peut-être, et de toute son âme qui est à l’Héllénisme, il baiserait la Croix si elle avait été plantée sur le mont Olympe et non sur le Golgotha.

Les ténèbres s’amoncellent de plus en plus et de tous les horizons le déluge des Barbares vient submerger cette civilisation, fille décadente d’une mère autrement belle et pure, immortalisée par les Livres sacrés de tous les peuples. Aussi, la volonté d’Hiéroclès n’est pas seulement de ramener à l’ancestrale Unité de Pythagore une anarchie d'enseignements déjà harmonisés depuis Plotin, mais de faire rivaliser avec l'Évangile cet hellénisme idéal et redevenu religieux, et de le faire survivre lumineux malgré cetie Lumière des lumières.

LA SAGESSE VRAIE a9

Il veut que sa charmante Phébé soit la sœur aînée de cet éblouissant Appollon, et que son dernier sourire, illuminant encore les générations à venir, agenouïlle leur intelligence devant le passé des gloires les plus pures de sa race, C’est pourquoi ses commentaires, vivifiés à son insu par les Évangélistes et par les Pères, ont un accent d'adieu, une majesté de dernier soupir d’Ame nationale rendue à l’Ame de l'Humanité. C’est un legs social que des mains à la Phidias élèvent vers l’incomparable Testament de N. S. Jésus-Christ ; quelque chose de beau, de pieusement recueilli, de presque divin ; une sorte de Testament aussi, celui d’une Hellade transfigurée, mise artistement à son point d’immortelle perspective, avec Orphée pour Moïse, Pythagore pour Élie, Lysis pour Élisée.

C’est avec cette noble race. d’esprils, si bien représentée par Hiéroclès, que la seconde est néo-concordataire depuis 1648 surtout; mais sans la dominer scientifiquement de la puissance invincible de ses réserves et de son Principe. Cette seconde race est la Thomiste, puis l’opportuniste de Loyola, la luthérienne de la Confession

d’Augsbourg, la calyviniste en passant par les Orthodoxies nationales grecqueset autres et par l’Anglicane, que nous rangeons comme sœurs et comme cousines avec l’Église romaine à ce point de vue d'intérêts communs.

Dans son modeste” rôle de traducteur, le bon Dacier représente très dignement cette seconde race, et 1l a beaucoup plus d'importance que ‘ne: le feraient croire son effacement, son humilité et surtout son pauvre habit. Quel habit ! quel sac d’interminables périodes effilochées, quel style !... oui, mais quelle conscience et quelle belle lumière chrétienne dans cette pauvre lanterne qui honora l’Académie. On a dit de lui et de sa femme que c'était le mariage du Grec et du Latin, mariage d'amour et combien prolifique ! Dacier est le père Gigogne des traductions. Toute une nuée d’érudits y a pioché sans l’épuiser.

Mais il y a plus que cela dans l’œuvre qui nous occupe. Outre son érudition toujours si sagace, outre sa réelle valeur de philologue et de scoliaste, c’est un passionné à froid. Comme il aime son Hiéroclès, comme il sait ajouter, sans en avoir l’air, des pierres précieuses à son chapelet ! Combien sérieuses ses études chrétiennes que son admiration pour les commentaires d’Hiéroclès ne lui fait jamais oublier ! Quel souci discret il a de prémunir la jeunesse studieuse contre le déraillement qui emporte partout maîtres et élèves, C’est pourquoi dans ses notes on trouve, disséminées, ses propres conclusions ramenant la Renaissance païenne à la. Renaissance patriotique, au point juste du Concordat.

Il se garde bien, en cela, de se tromper d'heure historique. Il ne règle pas sa montre sur les étoiles de la Scolastique, ni sur la Lune de la Somme. IL va, sinon au Soleil théologal, du moins à ceux de ses adorateurs; qui après les Apôtres, en furent le plus près. C’est un bon catholique, un honnête chrétien de l'Enseignement religieux

primaire, de la Catéchisation. Ce degré d’instruction religieuse est purement théologal ; mais les deux autres de même nature: le degré secondaire et le degré supérieur manquent depuis Constantin.

Cette réelle sagacité fut aussi, dès le xiv° siècle, un des mérites de Pétrarque. Sans doute Saint Thomas d'Aquin reste, à juste titre, le maître théologien du Clergé ; mais il ne faut rien moins à la Clergie, pour se défendre, que le Grand-Maître lui-même, Saint Augustin celui, de tous les Pères, dont la compréhension s’est le plus approchée de la Suprême Maîtrise, celle du Verbe Créateur et du Verbe Incarné, celle du double Christianisme antérieur et postérieur à l’Incarnation. Mais quelle différence entre la foi de Daciér et celle de Pétrarque! Pétrarque c’est la fidélité des Lettrés catholiques énamourés de l’intellect païen, lui donnant toute leur raison et réservant leur cœur au sentiment chrétien. C’est l’adultère moins le dernier acte, Dacier, au contraire, beaucoup plus solide dans sa double érudition païenne et chrétienne, ne livre pas toute sa raison aux attraits de la Philosophie. De plus, | la monomanie de la gloire, l’atavisme, le patr iotisme nécropolitain de la République et de l'Empire romains, le déchainement sourd de la possession païenne dans l’amour de soi et dans tous les instincts, sont repoussés sans effort, etn’atteignent pas le moral du bon Dacier.

Comme nous n'avons Jamais eu la vocation si répandue de voler au secours des vainqueurs, nous nous faisons un honneur d’ajouter que celle des conclusions qui se rapproche le plus de la Reine des Intelligences, de la Parfaite immaculée, c’est la noble vaincue d’aujourd’hui : la Concordataire, au sens mental et gouvernemental du mot. Païenne par la tête, oui, c'est là sa faiblesse atavique, sa faute classique, et en cela seulement qu elle ressemble à ses deux sœurs Atrides, dont elle n’a que la toute petite lunule noire au blanc nacré des ongles. Mais elle est chrétienne par le cœur, et cela suffit pour être certain que ce feu vivant se changera de nouveau en divine lumière cérébrale.

De plus,.et cette fois en tant que sacerdotale, elle est la dépositaire unique de la Tradition sacrée et de la Promesse. A ce titre, elle est la mère à jamais vénérable de tous les chrétiens, la sauvegarde de la Chrétienté et l’Europe païenne d’aujourd’hui, ne soupçonne pas plus tout ce qu'elle lui doit, que tout ce qu’elle a encore à en recevoir.

Dans Fabre d'Olivet, enfin, nous avons l’antichristianisme classique, le laïcisme pontifiant des philosophes ct des lettrés, opposant les Enseignements secondaires et supérieurs gréco-latins, à l'Enseignement religieux primaire du Catéchisme, la Philosophie païenne, à la Théologie des Concordataires.

On voit déjà poindre cette race, qui est très propre dans la personne de Fabre d’Olivet, le Néo-Pythagoricien du xvnr siècle, chez les immondes Secrétaires apostoliques, dont nous parlerons ailleurs, qui exploitaient la Papauté dès la première moitié du

xive siècle. Son type moderne le plus vrai est le pauvre Pythagoricien Jordano Bruno désarçonné du Catholicisme par l'Humanisme, pour tomber d’abord dans le Protestantisme, rebondir ensuite hors du Christianisme de la Révélation, pour enfin piquer une tête dans le Pythagorisme. On lui donna la fin de Pythagore, un bûcher, alors qu’une douche et quelques bonnes paroles auraient peut-être suffi à le ramener à Jésus-Christ. Quant à Fabre d’Olivet, il se poignarda. On ne renie pas en vain le Christianisme ; et ce genre d’Humanisme est celui de Julien lApostat, une véritable possession infernale. Fabre d’Olivet subit cette possession; mais il a ceci de curieux entre autres choses, qu’il élève délibérément autel contre autel. C’est l'esprit le plus systématique de la Franc-Maçonnerie d'alors qui dépassait de cent coudées celle d’aujourd’hui. Parmi les Pontifes laïques qui prenaient l’érudition pour une tiare, on en pourrait citer beaucoup et non des moindres : Court de Gébelin, Boulanger, Dupuis, Volney; en Allemagne, Schelling et bien d’autres, amis du commentateur de Lysis. N'oublions pas La Reveillère-Lepeaux, le fameux théophante, l’illustre théophilanthrope que personne ne connaît plus aujourd’hui, et qui pontifiait lui aussi, avec des somnambules pour Pythies.

Il est certain que Fabre d'Olivet fonda un culte néo-grec de ce genre, qui heureusement ne lui survécut pas. Comme il est mort en 1824, etque je suis né en 1842, il me serait difficile d’en parler directement, et la seule personne qui pût m'en entretenir en connaissance de cause, voilait tristement ce sujet. Mais un manuscrit qui m'a été communiqué par M. Rosen, en 1885, me prouve que c’est rendre service à la mémoire de ce grand classique, que de laisser son culie là où il est, dans les oubliettes de l’Histoire.: Cela n'’ôte d’ailleurs rien à la valeur de ses’ Commentaires, belle et patiente mosaïque de citations où il nous présente comme une nouveauté sa conclusion antichrétienne des Études secondaires et supérieures.

Avant de quitter Lysis, nous devons faire les plus expresses réserves au sujet des dernières lignes des Vers Dorés, celles qui regardent le Surhomme intellectuel, cher à la mentalité païenne, :l’Homunculus philosophique s’autoadministrant les honneurs de la déification. Jamblique, bien autrement documenté qu’on ne l’est aujourd'hui, nous avertit charitablement que cette apothéose est d’Empédocle. Cet illustre philosophe nous ne nous permettrons pas de dire philomane, est le Nietzsche du xv° siècle avant le nôtre. La Confrérie, le trouvant trop compromettant, l’avait discrètement consigné à la porte. Mais, croyant sans doute quele jour de gloire était arrivé, 1l continua Sa parade en plein vent. Affublé d’une robe de pourpre, les cheveux épars, couronne en tête comme la Pythie, il chantait dans les rues sa propre divinité, en des Vers

qui évoquent involontairement les Cantates de la déesse Raison et des Théophilanthropes, dans la cathédrale de Paris.

Au sein des Immortels, deviens un Dieu toi-même.

Rien que cela !.…. Conseiller municipal, député, sénateur, ministre, président du Conseil, président de la République, mannequin dans Îles palais, statue dans les

carrefours, le tout aux dépens de l'Économie sociale, passe encore ; mais Dieu !.… Ges sortes de Grecs, prototypes de nos Jourdains et de leur professeur de Philosophie, ne doutaient de rien, et d'eux-mêmes, moins que de toute autre chose.

Mais combien la manie de ces Grecs pour la gloire foraine, leur récherche de

l’opinion, et leur goût du parvenir était loin de la pensée de Pythagore et de son caractère !

Pour résumer, et lever les moindres doutes sur notre pensée à l'égard des trois Races, il nous faut ajouter ceci : toute notre Foi, nous l'avons dit et nous le répétons encore, va, au-dessus des Colorées à Îa Blanche pure, à la Théologale autonome, exclusive de tout mélange ; maisla seconde, la Théologique concordaiaire n’en a pas moins notre respect. Ce que nous éritiquons, dans, la Théologie chrétienne, c’est tout flirt à engagement synallagmatique avec la païenne, aveé le nègre-blanc plus au moins mitigé. Il ne faut jamais oublier que celui-ci estantisocial, médiocrate, supplanteur, esclavagiste. Quand il offre les biens de ce Monde, vu plutôt de son Monde, il le fait toujours à la manière obligatoire mais non gratuite. Caboteur, mais aussi hélas! Cabotin de l’Antiquité patriarcale, il ne la donne jamais qu’altérée. Il en est le camelot philosophique et politicien. Son État mental en a toujours un de gouvernemental de derrière la tête et rien moins qu’orthodoxe: République! romaine ou grecque, Césarisme romain ou byzantin, avec Raison enseignante et Raison d’ État ; toujours, en fous cas, antisociale. Sa maitrise peut laisser subsister un peu de Christianisme sent imental dans le cœur ; ; mais elle chasse tout Christianisme du cerveau. Or, c’est celui-ci, réuni à l’autre, qui peut seul conduire à la maîtrise. du monde actuel et remettre le nègre à :son rang.

Le nègre, c’est Méphistophélès, car Faust n’est que son Polichinelle, Le concordat, même mental, c'est la scène des bijoux quelle qu’en sait la musique entremetteuse. Nous voulons être tendrement respectueux pour celle des trois Grâces classiques, que nous aimons le mieux, sans pour cela haïr les autres que nous nous voudrions convertir aussi, Mais, nous n’avons pas laissé ignorer à Marguerite que ces sortes d’histoires renouvelées de Constantin le Grand, finissent toujours déplorablement avec des Tartempions quelconques. C’est l’adultère sacerdotal, disent sévèrement les Prophètes aux Juifs dirigeants devenus Théologiens concordataires. La Race qui en est résultée nous a valu comme celle d’Esdras à sa Judée, pas mal de coups de Jéhovah, parmi lesquels l'Islam et les Mongols, qui ne demandent qu’à recommencer leur sabbat de plus belle et plus fort que jamais. Mais ces moxas, ces pointes de fer et de feu sont bienfaisants comparés aux maux intérieurs passés, présents et futurs, occasionnés à la Chré- tienté par l'imprévoyance de la même race.

Est-ce parce qu’elle est sacerdotale ? Oui ! clabaudent les nègres-blancs. Nous disons : elle ne l’est pas assez !

Est-ce parce qu’elle est théologale? Oui! grognent les Démons de Julien l’Apostat. Nous disons : c’est parce qu’elle est Théologique Concordataire.

LA MORT SPIRITUELLE La Renaissance et le Triomphe du Paganisme par l'Humanisme moderne

Naissance de l'Humanisme au xve siècle. — Son Esprit. — Son action sur l'État social chrétien. — Ses conséquences. — Papes et Église enseignante devant l'Humanisme. — Dangers des études païennes. — Utilité de la catéchisation. — Le Clergé pouvait éviter le danger ; son point vulnérable, — La Renaissance païenne accueillie sans crainte par les Réguliers.— Les ‘Études ; païennes et la Clergie. — Eclosion infernale chez les Lettrés de la Renaissance. — Les Secrétaires apostoliques: Pétrarque, Boccace, Coluccio Salutati, Poggé, Laurent Valla, l’Arétin, etc. — Leur influence sur les siècles suivants. — Résultat païen de l’'Humanisme ; est-il inévitable ? qui l’a rendu tel ? — Les Papes devaient-ils recevoir les Orientaux ? — Le véritable Humanisme, — Les deux Esprits de l'Hi stoire. — Les Faits et lesLois. —Le Principe de la Sociologie; sa Clef. — Lois régulairices de l'Humanisme, — Les trois Ordres sociaux, et les trois degrés d'Enseignement. |

Cest au xiv* siècle, à la Cour pontificale, que l’'Humanisme est né. D’Italie en France, puis d'Avignon à Rome, prônée par des Lettrés laïques qui l’escomptaient déjà, en exploitant et en faisant chanter princes temporels et spirituels, la Renaissance a surpris, ébloui, suborné l’Église enseignante dans sa plus haute représentation humaine : Papes et Cardinaux.

Quelle Renaissance ? car il y ena deux: la forme et le fond, la chair et l'Esprit. C’est celle de l'Esprit, et cet esprit est mortel à tout état synthétique et vivant, religieux et social. [l s’appelle la raison mentale et gouvernementale païenne. À sa source, dans son œuf, c’est, nous l’avons déjà dit, la Raison individuelle s’érigeant exclusivement en Principe, en Loi, en Critère de l'esprit humain; et le dernier va au diable sans le premier. C’est la Soudra demi-lettrée, renégate, qui démembra l'Église et l’État social des Patriarches, il y a cinq mille ans; c’est l’apostate Soudra moderne qui tua, il y a plus d’un siècle, la vraie Bourgeoisie, et l'Économie sociale de notre nation.

Elle démembra aussi l’Église et les États généraux de N. S. Jésus-Christ ; car, dans tous les temps, sa marche est la même : tout bouleverser pour tout occuper; se faire l’intermédiaire illégitime, parasitaire de toute l'Économie publique pour l’asservir

à sa vénale voracilé, Son vrai nom est l’Anarchie, l’Individualisme, l'Envie et la Cupidité, jusqu’à la folie collective du meurtre et de la Curée. Sa pensée vient toujours du ventre, même quand elle a l’air d’émaner du cerveau. Elle marque tout de ce signe ventripète qui la fait reconnaître partout et en toutes choses. Cogitant du gaster, elle agit du colon, et tout ce qu’elle usurpe et touche est presque irréparablement souillé : Enseignement, Justice, Économie; Foi, Lois, Mœurs ; Science, Art, Vie. Monstre humain, faite par elle-même à l’image de Satan, elle se vautre, aveugle, dans tous les rayons de la lumière de Dieu.

C’est Madame « Ote-toi de là, que je m’y mette », Madame « Coupe la tête », en cas de besoin ; Madame « Pot Bouille» toujours, mais pour elle seule et pour sa bande.

Cette mère de tous les krachs, et des sept péchés capitaux, n’est donc pas l’Éve, mais la Lilith dé l'Esprit humain, C'est aussi Madame Jourdain folle du Serpent, son professeur de Logique et tuant pour lui son brave homme de mari qui l’eût faite baronne et fermière générale, comme tant d'autres. Après avoir auné du drap avec une fausse mesure, elle soumet tout à la même fraude, tout, jusqu'aux Thabors et aux Calvaires: elle appelle cela l’Exégèse, la sicnne ; et elle s’en fait des prébendes à nos dépens. Aujourd'hui son cléricalisme de clergie nous coûte autant de milliards par an, que celui du clergé en dix siècles. |

Selon les temps, c’est la tricotteuse, puis la lécheuse de guillotine. C'était son rêve : elle devient ainsi princesse du sang à sa manière. Cette mentalité commence et finit par deux pronoms : son entendement signe : Moi, et sa volonté : Je, avec majuscules, à l’anglaise. Pickpocket née, elle louche toujours vers un porte-monnaie quelconque, et, pour l’escamoter, elle s’intitule, selon les circonstances : athée, philosophe, philanthrope, théosophe, théophilanthrope, humaniste, concordataire, tout ce qu’on veut, excepté chrétienne. Elle a l’horreur des reliques des saints, des autels consacrés et, dès qu'elle voit un crucifix, possédée des pires démons, elle écume. Elle vient d’en jeter un dans le Mont Pelé et la réponse du feu central n’est pas finie.

La Révolution babylonienne qui provoqua un second déluge de sang et de boue lui avait décerné les honneurs, non seulement impériaux mais divins, sous le nom de Madame Nemrod: la raison du plus fort. Sans Moïse qui lereconstitua, elle eût anéanti le testament des patriarches, car, hurlant contre le Verbe-Créateur, elle criaït déjà : « Mort à l’infâme !»

La Révolution antifrançaise, la sienne, retour de Rome, en a fait, elle aussi, une idole rouge sang, en poussant le même blasphème, mais contre le Verbe sous tous ses aspects : Créateur, Incarné, Ressuscité, Pontife et Roi de la Vie éternelle. Dans la personne d’une prostituée, la Carmagnole philosophique l’a assise sur le Maïître-autel de Notre-Dame, sous le nom de Déesse Raison, comme à Babylone.

Luther, en homme du Nord, avait gardé plus de retenue et de mesure, Il s’était bornéà préparer cette apothéose en disant : « Tout homme doué de raison est interprète-né de l’Écriture. » L'interprétation de la mégère a consisté à s’asseoir sur l'Écriture etsur Luther.

Cette raison-là a done pour dernier mot: Sit pro ratione voluntas ! Mea, bien entendu ! Elle est apache des études classiques. De là ses coquilles d’huître banissant toute perle, ses odieux ostracismes, cette remontée infernale de damnés, chauvins nécropolitains, fanatiques, païens, médiocrates haineux en espadrillés ou en cothurnes, rastas de Rome et d'Athènes, sophistes de l’Agora, rhéteurs du Forum, payant leur clientèle électorale en nouveaux circénses à ses dépens, et lui prenant panem sous forme d'impôts. De là tous ces monastères violés et vides, toutes cesécoles éventrées et veuves, tous ces asiles sacrés profanés et déserts. De là, cette foule lamentable et sans nombre d’exilés, femmes et hommes, sœurs célestes des pauvres gens, Anges de la vraie Démocratie, Religieux de tous les Ordres, qui soufflèrent sur cet Occident l'Esprit militant de la Vie chrétienne, la responsabilité des grands envers les petits, la discipline tou- Jours prête au dévouement, au sacrifice de soi. Ils devancent à l’étranger l’Église épiscopale de France, et ses derniers fidèles, dans cette exécräble expatriation qui chasse de” nouveau avec eux l’'Ame dece corps national. Elle n’y laissera bientôt plus, pour le guider, que la Légion de Satan qui l’a déjà possédée. Elle croit en vain échapper ainsi au châtiment terrible qui l’attend ; mais, la Guerre sociale comme au temps de Rome païenne la dévorera, car, sa politique la déchaîne, de même qu’elle ouvre la porte à l'invasion étrangère.

La mauvaise raison_ est en effet, du même coup, la mauvaise volonté, celle qui n’aura jamais la paix, ni au dedans, ni au dehors. Elle ne l’aura jamais parce qu’elle ne la laisse à personne, depuis Caïn jusqu’à la Tour de Babel, depuis le Sabbat philosophique et politique des Grecs et des Romains esclavagistes, jusqu’à l’encyclopédie et à l’Anarchie des Enseignements actuels.

Comment donc Papes et Cardinaux se sont-ils laissé aller au vertige de lAbime dont nous touchons aujourd’hui le fond ? Leur sainteté ne voyait pas le mal ; leur foi croyait celle du monde laïque aussi solide que la leur; beaucoup d’autres mobiles non moins nobles les animaient.

Il faut reconnaître, d’ailleurs, que lesétudes païennes offraient un danger beaucoup moindre pour le Clergé que pour la Clergie, du fait du Concordat intellectuel signé en 313, sous le nom de Théologie scolastique. Ce traité bilatéral n’était certes pas la perfection. 11 laissait subsister le paganisme à côté du christianisme; l'Enseignement chrétien d’une part, la philosophie païenne de l’autre. Il abaissait le Théologal ; il instituait une inévitable confusion entre les races, et c’est pourquoi nous voyons perpétuellement la Concordataire tendre vers la Païenne ; mais, tel qu’il était, il maintenait et maintient encore une discipline mentale qu’il fixait par la catéchisation primaire et la théologie secondaire. Aussi, et nous le répétons, est-ce à cette race concordataire que, malgré ses défaillances et ses imperfections, vont encore tous nos respects.

Ces études auraient même pu être sans danger aucun pour le Clergé, sous condition que le Séculier recrutât dans le Régulier toute l’Église enseignante, l’Épiscopale, et l’y retrempât périodiquement dans un bain de vie intellectuel, moral et spirituel,

absolument pur de tout mélange mondain. Dans ces conditions de milieu, le sacerdoce de N.S; Jésus-Christ avait, pour défendre sa maîtrise, toutes les armes directes et imdirectes de l'Évangile : une forte éducation chrétienne assurant Pinvulnérabilité du cœur et de la vie; une puissante instr uction non pas seulement théologique, mais théologale et scientifique, trempant l intelligence et la rendant maîtresse synthétique de toute analyse; le contrôle mutuél et hiérarchique de la charité cénobitique; la discipline, non de la contrainte, mais de l'Obédience volontaire, celle du Fiat voluntas tua en toutes choses ; l’iidépendance économique, foncière et mobilière vis-à-vis de tout pouvoir politique et civil : l'assurance du vivre éloignant de l’individu toutes les suggestions du ventre ; le renoncement au Monde repoussant de l’Être toutes celles des sens, toutes les sollicitations du paraître et du parvenir.

Les Ordres grecs et latins, pépinières du Clergé séculier, réunissaient la plupart de ces conditions ; mais, tous offraient un double point faible, universitaire et social. Le premier avait pour cause la Théologie, concordat mental d'interprétation, entre le Théologal objectif, et la Philosophie subjective des Gentils, la raison individuelle et sa

subjectivité métaphysique et dialectique. Tel était le premier côté vulnérable, inclinant

l'entendement sacerdotal à se conformer à la mentalité païenne, au lieu de l'asservir en toutes choses à l’invincible intelléciualité chrétienne, armée comme nous le montrerons ailleurs, dés deux critères objectifs de la Tradition sacrée : La Vie et la Science. Tout cela était, remédiable et les remèdes sont actuellement : la Science dépouillée de toute interprétation philosophique, et les textes théologaux pris dans les mêmes conditions.

Au point de vue social, c’est-à-dire à l'application de la Tradition à la bonne volonté collective, manquait la certitude en ce qui regarde les conditions organiques de l’État -politique et celles de l'État social ; d’où, la tendance à subir, à ce sujet, des notions toutes faites, celle des païens te

Ces deux lacunes dérivent l’une de l’autre, et le correctif de la première entraîne forcément celui de la seconde. À part cela, les Ordres grecs et latins, en tant que pépinières épiscopales du Clergé régulier, réalisaient bien au delà de ce que Pythagore avait vainement tenté pour la réforme du Paganisme, après avoir consulté toute la Tradition pairiarcale.

Aussi, voyons-nous, dès le xrve siècle, les Réguliers dont les chefs ont rang d’évêques et font parlié de l Église enseignante, el avec eux la Hiérarchie des princes séculiers de cette Église, accueillir sans crainte la Renaissance païenne, et l’encourager avec une libéralité d'intelligence et une munificence d’hospitalité sans rivales.

C'est Benoit XII qui, en 1335, nomme Pétrarque, ce véritable parrain de la Renaissance et de J'Humanisme, chanoine de Lombez ; c’est Clément VI qui confie à ce même Pétrarque l’ambassade de Naples en 1343, qui le fait en 1346 protonotaire et secré- taire apostolique, puis archidiacre de Partie en 1348, enfin chanoine de Padoue en 1349. Innocent VI, bien que d’un esprit plus austère que Ciéaiént VI, son prédécesseur, nomme Zanobi secrétaire apostolique. Urbain V continue les mêmes traditions et, sous son règne, nous pouvons relever parmi les secrétaires, les humanistes : Coluccio Salutati, et

Francesco Bruni, dont le neveu Léonard, dit l’Arétin, fut lui-même secrétaire apostolique, chef de service, en quelque sorte, de la Chancellerie pontificale, au commencement du xv° siècle.

Sous Martin V, qui revint d'Avignon à Rome, c’est Poggé qui est le chef du Collège des Secrétaires, sorte d’Académie ne contenant que des humanistes. Dans ce Collège, des chrétiens, comme Ambroise Traversari, le Camaldule, Mafféo Vegio, coudoient des païens pourris de vices comme Poggé et l’Arétin, Beccadelli le Panormite et Filelfe.

Enfin, avec Nicolas V, la Renaissance prend pour ainsi dire possession du trône pontifical. Pieux et dévôt, il distribua, sans distinction, ses faveurs à tous les humanistes, aux païens comme aux chrétiens. Il donne, à Théodore Gaza, la chaire delangue et de philosophie grecques à l’Université romaine. Sous son règne, Marsile Ficin est l’oracle de l’Académie de Florence, et c’est sous son inspiration que Gianozzo Manetii entreprend la savante édition trilingue de la Bible, sur le texte direct.

Nous ne pourrions, sans allonger indéfiniment cette étude, énumérer tous les membres du Sacré Collège qui, entraînés par l'exemple des Papes, s’intéressèrent au mouvément de la Renaissance, Parmi les plus marquants, citons: Louis Alaman, archevêque d’Arles; Nicolas Albergati, évêque de Bologne ; Hugues de Lusignan ; Prosper Colonna ; Dominique Capranica ; Julien Césarini.

C’est Césarini qui découvre et protège cet humaniste destiné à devenir une gloire de l'Église et des Lettres : l'Allemand Nicolas de Cusa. C’est le cardinal de Saintange qui, discernant la valeur morale et la culture intellectuelle de Bessarion, l’illustre métropolite de Nicée, fixe en sa personne l'Hellénisme en'ltalie, et c’est à Gésarini que ce savant humaniste dut son chapeau de Cardinal.

Promu Cardinal en même temps que Césarini, Dominique Capranica fut, comme ce dernier, la providence des étudiants, des artistes et des lettrés. Il fait construire un palais à Rome pour les jeunes gens pauvres, et y fonde trente bourses pour les étudiants en théologie et en littérature. C’est de ce Collège que, distingué par Capranica qui en fit son secrétaire, sortit Æneas Silvius Piccolomini, pauvre mais intelligent et énergique, et qui devint pape sous le nom de Pie Il. De ce même centre sortirent aussi Jacques Ammanat, futur Ca rdinal-évêque de Pavie; Agnili et Blondus.

Parmi ces protecteurs, ces promoteurs de l’Humanisme, nous ne pouvons oublier le Cardinal Pierre Barbo, artiste, collectionneur, archéologue, qui fait construire un splendide palais pour abriter ses riches collections, ni Gérard d'Estouteville apparenté aux rois de France, et qui rivalise avec Barbo de luxe et de libéralité.

Ces quelques citations feront comprendre avec quelle libéralité, avec quelle ardeur, et de quel esprit libéré de toute crainte de danger pour l’entendement et la foi du Clergé, l'Église se lança dans la Renaissance des études païennes.

Maïs, ces mêmes études païennes, si elles ne sont pas un danger réel pour le Clergé, tant régulier que séculier, éclatent dès le début, comme un péril social sans

exemple pour toute la Clergie, à commencer par ses maîtres, lettrés-philosophes ou juristes de même genre.

Une faible éducation chrétienne, bien plus forte pourtant que de nos jours; une faible instruction religieuse limitée au degré primaire, à la catéchisation, et pourtant beaucoup plus étendue qu’aujourd’hui ; une discipline relâchée et cependant gardée par une série d’organismes familiaux et sociaux totalement brisés depuis un :siècle ; un contrôle mutuel hiérarchique encore empreint d’esprit chrétien, mais déjà corrompu en haut par la cour, et au milieu par la mode et par l” opinion de cette même cour ; le souci du vivre beaucoup moindre qu’à notre époque, grâce aux corporations et à la garantie que les individus y trouvaient ; les suggestions du ventre chez les lettrés laïques en rupture de leur Ordre et passant forcément du dilettantisme au parasitisme ; les sollicitations de tous les sens par le naturalisme et par l’esprit du Monde, tous deux païens ; la soif de paraître pour parvenir ; la haine instinctive contre toute contrainte” sociale à ce dégagement de l’Anarchie individuelle : telles étaient les conditions de milieu où le Paganisme devait se réveiller comme chéz lui, sous toutes les formes possihles, mais infiniment pires que leurs modèles, car l’esprit d’imitation outre les défauts et jamais les qualités.

Aussi, quelle éclosion infernale ‘chez tous les lettrés de cette époque, et particulièrement chez les immondes Secrétaires apostoliques.

Le premier de ces humanistes, Pétrarque, reste cependant chrétien et s’efforce de concilier l’Instruction païenne avec l'Éducation chrétienne. Il respecte l'Église et ses dogmes, visite les sancluaires et les tombes des Apôtres et des Martyrs, mais il est un ami de Boccace et de Léontius Pilatus. Si saint Augustin est l’inspirateur de sa Conscience, Cicéron et Virgilé sont ses maîtres littéraires. Bien que très sincèrement dévot, il à pour la gloire un amour déréglé allant jusqu'à la monomanie, une vanité sans bornes qui le pousse à envier et haïr ses rivaux, et lui-même déplore cet amour païen de la renommée dont il ne peut se corriger. Il est déjà, dès le xiv° siècle, le type de Poggé et de Machiavel. Son patriotisme d’antiquaire lui fait saluer le triomphe de Rienzi, et se répandre. en amères critiques contre la Papauté ; car, imbu des idées politiques qu’on retrouve chez la plupart des humanistes de la Renaissance, il rêve d’une Rome, reine des Nations, non pas en tant que ville pontificale, mais en tant qu’archaïque païenne : République romaine ou Empire universel. Plus tard, Valla et Machiavel dénonceroni de même la Papauté comme ennemie de Rome et de l'Italie.

Le Paganisme qui ne se montre encore que timidement chez Pétrarque, type de la Race concordataire, n'allait pas tarder à s'imposer en maître incontesté de l’Humanisme. Dès le commencement du xv° siécle, Coluccio Salutati, le maître de Poggé, écrivait, dans ses Travaux d’Hercule, que le « Ciel appartient aux hommes forts ». C'était proclamer que l’homme tire de lui seul ct de ses efforts sa fin dernière et sa perfection. C’était déjà l'Humanisme païen, la quatrième Race mentale, la négation radicale du Christianisme. Le Collège des Secrétaires apostoliques, emboîtant le pas, développa cette thèse: « La nature humaine est bonne pour elle-même », et, au siècle suivant, partageant cet optimisme, Rabelais écrira,en parlant des Thélémistes : « En leurs règles n'était que cette clause: ais ce que voudras, parce que gens bien nés, bien instruits, conversant en compagnies honnêtes, ont par nature un instinct, aiguillon qui

toujours les pousse à faits vertueux. » C’est la morale réduite à la satisfaction de tous les instincts.

De plus en plus païenne, la Renaissance, sous prétexte de suivre la Nature, donne la préférence à la jouissance sous toutes ses formes. Le futur favori de Nicolas V, Laurent Valla, est épicurien. En 1431, il publie son traité : De voluplate, où il affirme que le plaisir est le vrai bien, et il dédie, à Eugène IV, le De vero bono qui développe la même doctrine : celle de la jouissance sans frein.

: Faut-il donc s’étonner si une telle théorie conduit tout droit au développement de cette littérature obscène représentée à la cour des Papes par tant d'illustres humanistes. Pour mémoire des plus marquants, citons: Léonard Bruni l’Arétin et son discours d’'Héliogabale discutant avec les courtisanes de Rome sur les différentes sortes de Voluptés ; livres dont les Secrétaires apostoliques font leurs délices. À côté de lui, le Panormite écrit un livre infâme : L’Hermaphrodite; Poggé publie un recueil de facéties ordurières. Sous Nicolas V, Pierre Niceto et Æneas Sylvius Piccolomini, le futur Pie II, échangent une correspondance sur le mariage et l'union libre.

Les mœurs des Secrétaires répondent à leur littérature : Poggé, qui a reçu Îles Ordres mineurs, a quatorze bâtards reconnus. « Comme laïque, dit-il, j’ai des enfants ; comme diacre, je me passe de femme. » Filelfe, Porcello, Valla, Poggé encore, sont des Sodomites, et quand on reproche à Pomponius ses vices ignobles, il allègue l'exemple de Socrate.

Mais pourquoi remuer plus longtemps cette boue. Gens de lettres à tout faire, crapule de l'esprit humain, pornographes, pamphlétaires, maîtres chanteurs, cupides, vaniteux, pourris de mœurs, vénals comme des filles publiques, souilleurs éhontés de tout ce qui est digne de respect, voilà ce que furent les Secrétaires apostoliques, les humanistes de la Renaissance païenne, les représentants de la quatrième Race mentale ; et, grâce à eux et à leurs successeurs, de cette Renaissance au Protestantisme, de celuici à l’Apostasie complète de la Clergie encyclopédique, le gouffre s’est creusé .assez profondément pour que le feu de l'Enfer en sorte avec tous ses démons. Nous décrivons ailleurs cette possession mentale et son influence antisociale sur la Révolution

française (1).

Telle est la raison mentale païenne : Agrippine, mère de Néron, ou Phryné, maitresse de l’Aréopage. Et voilà pourquoi, depuis la Renaissance, l’Église sacerdotale, la bonne poule de l'Évangile, couve autant de canards païens que de bacheliers diplômés par l’État usurpateur de l’Instruction publique. La couvaison est chrétienne, l’Instruction est païenne et pire que son modèle, le Paganisme ionien. De l’Église à l’anti- Église, de la Mer à la Mare, il y a l'Humanisme concordataire de l’Université qui mène tous les canetons, de l’eau pure du Baptême à l’Eau sale du Déluge.

Alma mater !.. Alma c’est beaucoup dire, et Mater plus encore depuis que l'État

(1) Voir Appendice, II.

40 L'ARCHÉOMÈTRÉ DE SAINT-YVES

politique, nouveau Caïn, a anéanti l'État social, Abel, ses États généraux, le Peuple même en corps vivant, et esclavagé ses trois Pouvoirs : l'Enseignement, la Justice et l'Économie publics.

Cette inhumanité païenne dont le Jugement dernier suit son cours, est un résultat de l’Humanisme. En est-elle un résultat nécessaire ? L'admettre serait être païen comme elle. Ce serait ignorer l'Évangile et ses clefs, sa science, sa Sagesse voilée, sa Synthèse divine et humaine, sa Religion une et universelle, C est là, et là seulement, qu’est la suprême Maîtrise de tous les Humanismes ; et comme elle est Esprit et Vie, elle les veut tous ressuscités, lavés dans sa lumière, purifiés dans son amour, transfigurés dans sa gloire.

Que sont toutes Églises ethniques de la Terre, sinon les corps spirituels de tous les Peuples tués par Rome païenne, et rappelés à la Vie comme autant de Lazares par l’Église de Jésus-Christ ? Ces corps glorifiés sont les Anges gardiens de ces Nations et de toute leur Histoire passée, présente et future. Mais malheur à cellés qui chassent ces Anges, car les Démons exorcisés rentrent en elles, pires qu'avant, et elles en meurent.

Si le résultat de l’Humanisme n’était pas fatalement païen, qui donc l’a rendu tel ? La Volonté, le libre choix des lettrés de Clergé comme de Clergie, de cette dernière surtout, avec responsabilité pleine et entière et sanction pénale des Loïs en acte dans les Faits, et du Principe qui parle dans ces Lois.

Pouvons-nous cependant blâmer les Pontifes romains d’avoir ouvert leurs bras, leur cœur, leur esprit, leurs palais, leurs trésors, toute notre Église, à leurs saints et vénérés frères d'Orient, aux Moines et aux Abbesses des Couvents orientaux fuyant Byzance sur laquelle s’abattait le cimeterre des Turcs? Ils avaient en vain appelé, demandé, prié, supplié pour une Croisade l’incorrigible, l’anarchique Europe; la batailleuse enferrée en elle-même, était restée sourde à leurs voix, Comment, dans ces conditions, reprocher aux Papes d’avoir aidé les Patriarches byzantins : à sauver du fer et du feu des sectaires musulmans les moines érudits apportant, pêle-mêle, de tous les couvents de la terre slavo-grecque et ionienne, non seulement les manuscrits de leurs ancêtres païens, mais ceux des Pères de leur Église ! Comment faire un grief à ces Pasteurs de peuples européens d’avoir embrassé, dans un même enthousiasme, devant le triomphe insolent d’un envahisseur antichrétien et asiatique, toute la solidarité chronologique de notre Continent, y compris son idolâtrie méditerranéenne maîtrisée par la Croix !

Ce cri: l'Humanisme! comme il était beau, au fond, à cette heure de l'Histoire et dans l'Esprit vivant de cette crise de honte et de douleur ! Sur ces lèvres de Saints lettrés il signifie: Charité. Cette majestueuse Église latine a été, en effet, la sœur de charité de sa noble et infortunée sœur. Oh ! ces deux sœurs! Dans la prospérité on les trouve rivales de beauté, jalouses de puissance, hostiles même ; mais si l’une plie sous l’adversité, l'autre prend la croix, leur amour resplendit, et il en sera ainsi de siècle

en siècle.

LA SAGESSE VRAIE 4i

Cet Humanisme dé la première heure est le nôtre à son premier degré ; Mais nous sn avons deux autres encore en réserve, et dans le même esprit : Souvenir et Espérance. Les chefs-d’œuvre de l'Humanité entière témoignent de la même cité de Dieu, de la même civilisation antérieure et future. Ils appartiennent tous à la source ee de toute vérité, étant dans la Vérité mais seulement par les gouttes diamantines qu ils en ont reçues ; et les purs rayons, les humano-divins qui brillent dans ces eaux toujours vives, viennent tous dû même Soleil d'où procèdent toutes les raisons et toutes les langues

humaines : le Verbe-Dieu.

Donc que ceux d’entre nous qui, à la place de ces Papes et de ces Cardinaux, n’en eussent pas fait autant, se jettent dans la bouche la première et la dernière pierre, Les vociférations des Protestants à ce sujet, contre le Papisme et la grande Babylone, sont autant d’éjaculations d’humanisies énergumènes ou d'ivrognes bibliques illettrés ; coups de gueule politiques, sinon coups de pied de l’Ane scolaire.

Il ne s’agit pas de l'acte des Papes, en ce qui regarde l'Humanisme, mais de l'usage qui en pouvait être fait. L’acte en lui-même est au dessus de tout éloge comme de tout blâme, et toute l’Europe n’a qu’à remercier avec vénération Rome pontificale comme un enfant sa mère, pour lui avoir rendu les auteurs grecs. Les Jésuites méritent la même gratitude pour nous avoir révélé les Kings chinois et les Anglicans, prêtres et nobles, fidèles lettrés, pour nous avoir communiqué les textes sanscrits, les Védas, les Pouranas et leurs interprétations faites alors d'accord avec les Brahmes.

Nous poussons non seulement aussi loin, mais plus loin que quiconque, ce sens de l’'Universalité humaine qui est, au fond, celui de l’Infini céleste. Il est chez nous impé- rieux comme notre foi à l’Université de la Parole primordiale : mais, non moins impé- rieux parle dans notre esprit, le sens de l’Unité, l’Absolu, celui du Divin dont l’axe polaire est l’Action: directe du Verbe, son Christianisme éternel, au commencement, au m'lieu et à la fin dé tous les Cycles, non seulement sur la Terre, mais dans le Ciel entier. k

Nous allons nous faire mieux comprendre encorc, en descendant du superlatif au positif. L'Histoire a deux esprits connus, dont le moindre n’est pas celui de l'escalier, si l’on en juge par le nombre de ses écrivains modernes, et au concert peu harmonieux de leurs interprétations. Que ceux-là continuent à leur guise cette musique à airs variés, joués à la fois mais sans ensemble. Nous avons inauguré pour nous-même, pour notre exacte compréhension, un troisième esprit. Il conserve intact le premier : celui des faits ; il écarte de notre conscience, en ce qui nous regarde, le second: celui des réflexions subjectives ; mais il le remplace par un troisième : celui des Lois.

Des Lois, mais pas au sens individualiste, juriste, politicien et païen de Montesquieu, notre sens est l'objectif, celui de la Science pure. Or, celle-ci est inséparable de

la Vie qui l'instrumente, et cette Vie, la Vie du Verbe Législateur, est la Religion même et toutes trois sont la Sagesse sacrée.

L'esprit des Faits est purement ct simplement l’observation, dans l’homme, de l'expérience humaine à tous ses degrés historiques et de sa solidarité dans tous les temps. Cest le Comment. Ensuite vient le Pourquoi. Pourquoi l'existence des Peuples et des Races ; pourquoi leur naïssance, leur croissance, leur apogée plus ou moins long, leur décadence, leur décrépitude, leur mort? Enfin, pourquoi leur survie dans le Verbe, par leur parole; pourquoi leur résurrection dans un nouveau corps glorifié par Lui. Ces corps glorieux sont les Églises des Nations, sans préjudice pour celles des Races et enfin de l'Humanité toute entière. |

Ce pourquoi répété de degré en degré, c’est l'Esprit des Loïs sociologiques intrinsèques aux Faits, et cette science est sacrée comme toute science réelle. Le Principe de la Sociologie est dans tous les Livrés saints, ceux des Aryas, ceux des Iraniens, ceux des Mogols, ceux des Égyptiens, ceux d’Orphée, ceux des Druides, dans tous, depuis les Patriarches jasqu’à l'Évangile. Mais, dansce tourbillon de l’Universalité, il faut que la main tienne avec force l'Unité, le Centre absolu et l'Axe polaire passant par ceCentre, sous peine d’être emportée par la force centrifuge. Ce Gentre, c’est le Verbe Dieu, son Axe va du pôle patriarcal à celui du Jugement derniér, en passant par tous les Patriarches, par Moïse, par les Prophètes, par le Verbe Incarné, Crucifié et Ressuscité, par les Apôtres et par leurs successeurs passés, présents et futurs.

IL est utile de redire ces choses; car l’Essence païenne de l’Intellectualité contemporaine, fille de la Renaissance, aura bientôt répété son Sabbat aux dépens de la Sociologie comme de tout le reste. Chaque bachelier aura la sienne en poche, son socialisme à lui, ce qu est le contraire de la vraie sociologie.

Sans la clef, à la fois scientifique et religieuse de cette dernière, l'Histoire est un phare sans Iumière. C’est la lanterne des bourgeois de F alaise. Grâce à cette clef, le phare s'allume, et il est aussi utile aux hommes d’État qu'aux hommes d'Église, non en tant que lettrés par dilettantisme, mais en tant que guides conscients et responsables de la marche humaine. C'est pourquoi nous nous sommes noirei les doigts, il y a vingt ans, à écrire nos Missions ; et c’est pour le même motif de charité qu’aujourd’hui, à une époque où tant de sortes de gens tiennent la plume, qu’on ne la prendra plus bientôt qu'avec des pincettes, nous la reprenons, quitte à faire siffler, plus fort que jamais, pharisiens et païens, et tous leurs sous-reptiles.

Voyons donc quelles sont les Lois régulatrices de l’'Humanisme, si l’on entend par ce mot les Études classiques. Les Lois en acte sont le Christianisme lui-même, dans sa Maîtrise première sur les Gentils, ainsi que nous le montrerons dans la seconde partie de ce livre, Maîtrise intellectuelle autant que spirituelle, car de quel droit séparer les deux chez les Apôtres et les Disciples, depuis la Pentecôte.

Pour que cette maitrise sacrée, par son contrôle incessant sur la montée de néo- Paganisme de la Renaissance, püt endiguer les catastrophes qui ont déjà atteint et atteindront encore l'Humanité, il eût fallu de sa part une double intervention dans l’entendement laïque et dans sa volonté collective.

Dans l’entendement, les remèdes préventifs indiqués par la Maîtrise théologale étaient lestrois degrés d'Enseignement du Tri-Regno, correspondantaux trois Personnes de la Trinité: Père, Fils, Saint-Esprit ; Essence, Existence et Substance.

Dans la volonté collective, la prophylaxie évangélique indiquait les trois ordres sociaux correspondant aux trois degrés de l'Enseignement (1). Voici, de bas en haut, le rapport de ces degrés et de ces ordres.

io Ala Clergie de l’ordre économique correspond le degré primaire de la Caté- chisation, complétée par une solidarité de Communion et par une Sélection toujours ouverte, se rattachant à :

2° La Clergie de l'Ordre juridique, celle d'épée et de robe. Elle répond au degré secondaire; celui-ci n’étant plus banal comme le précédent, mais initiatique. Il se rattache par une solidarité de Communion et de Sélection à :

3 La Clergie de l'Ordre enseignant Universitaire. Elle répond au degré supérieur de la Société des Fidéles, au degré initiateur, uni lui-même à l'Église enseignante, l’abbatiale mitrée régulière, et l’épiscopale séculière,par un enchaînement de communion et de sélection: 1° Prêtrise privée, ad missam ; 2 Mitrée abbatiale, Canonnicat ; 3 Pourpre cardinalice.

En somme, les Études secondaires et supérieures gréco-latines, adéquates au second degré, ne devraient conduire à rien qu’à des études plus fortes encore, avec le Sanscrit comme langue aryenne proto-classique. Le vide se ferait ainsi rapidement, et il ne resterait, sur les bancs, que de véritable élites cherchant la Vérité pour elle-même et non une vaine Instruction pour en tirer un avantage, un moyen anormal d’existence, ou parasitaire ou corrupirice.

L'autre mentalité serait pus _objective ent poussant par une éducation proportionnelle à l'instruction ; jusqu’à l'Étude suprême dont nous parlerons plus loin et qui est celle de la double Vie visible et invisible: et deleur amphibie l'Humanité.

(1) Voir, pour les développements, la Mission des Français. (Note des A. de St-Y.)

SECONDE PARTIE

La Sagesse de Dieu et le Christianisme

ee “x

Ego sum Via, et Veritas, et Vita. Saint Jean. Ev. XIV. 6

LA VOIE

La Mathèse chrétienne

Reconstitution de la Proto Synthèse. — Nos guides. — Le Christianisme est l’unique Religion. — La Mathèse chrétienne et les trois Synthèses. — Tableau synoptique. — Les Livres sacrés divisés en trois Synthèses. — Leur origine commune. — L’Évangile. — Jésus. — L'AMaTh. — La Mathèse et saint Jean. — Daniel, Esdras ; reconstitution de la Synthèse. — La CaBaLaH et ses Clefs. — Les Universités antiques. — Sceau du Dieu-Vivant dans les Védas ; dans FARKA-METRA. — Le Nom de JeShU et ses correspondances. — La Tradition devant la Mentalité européenne endormie. — Nos efforts pour la réveiller.

Quelques ossements ont suffi à Cuvier pour reconstituer la paléontologie antédiluvienne. L'Histoire et la pré-Histoire consignées dans les Livres sacrés de tous les peuples, nous laissent un mérite beaucoup moindre, en ce qui regarde la Proto-Synthèse humaine. Toute la difficulté consistait à la laisser se rétablir elle-même suivant la double méthode objective, et son double critère. |

Nos guides principaux ont été, parmi les Pères de l'Église : saint Augustin ; parmi les Évangélistes : saint Jean ; parmi les aütres Apôtres : saint Paul et saint Pierre ;

parmi les écrivains sacrés de l'Ancien Testament : Moïse ; parmi les auteurs antérieurs à Moïse et conformes à la Tradition patriarcale la plus pure: Job; parmi les Universités antiques des Patriarches, mais encore vivantes de nos jours, celle du Brahmanisme, datant de Krishna, mais renfermantune documentation bien antérieure au xxxn° siècle avant l’Incarnation du Verbe,

À cette Université nous joignons l’Iranienne, encore représentée par les Guèbres, et, en Extrême-Orient, le Kouo-Tsé-Kien ; en Extrême-Occident, les documents de la Race rouge.

Toute cette documentation se lit et se place d’elle-même, avec toutes ses correspondances, sur l’Instrument de précision dont nous avons déjà maintesfois parlé, l’Archéomètre ; ; comme tout l'Enseignement qui en découle se centralise et se résume dans un monument verbal vivant: le Carisnanises.

Le Christianisme, en effet, n’est pas une des religions de ce monde : toutes les autres n’en sont qu’un démembrement, 1l est la Religion de tous les Mondes, la Mathèse du double Univers visible et invisible et de leur Amphibie : l'Humanité.

La Mathèse chrétienne renferme donc trois Synthèses : l'Univers visible, l'Univers invisible, l'Humanité, amphibie des deux, telles qu’elles sont résumées dans le Tableau synoptique suivant :

Univers Invisible, Visible, Homme amphibie La Gloire divine : SheMa Essence, — Sujet. — Support. — Centre. — Appui. — Père.

La Vie éternelle 4 Existence. — Verbe. — Principe. — Rayon. — Puissance. — Fils, Substance. — Objet. — Finalité. — Cercle. — Mouvement. — Saint-Esprit.

Le Ciel de la Gloire, l’Involutif radiant : SheMaY

ns Puissances spécifiantes du Verbe. — ALHIM. L’Existence à ; e hall Puissances spécifiques du Saint-Esprit. — ROHa. ba Puissances spécifiées. — Espèces. — Ha — OR.

Le Ciel réflexe de la Gloire réfléchie, l’Involutif des Ondes éthérées : SheMaYm.

L'Erist Société cosmogonique des Anges de la parole vivante. — ATh-Ha-Sha-Ma-Ym. . nes Facultés androgoniques involutives, — ATh-Ha-ADaM Pa oi Société des ] Élus glorifiés, — ATh-Ha-AReTs

Le Ciel physique Involutif et Evolutif des Forces et des Atmosphères : She Mi — DWu

Anges et Facultés anthropogoniques : Involutives. Société des Ames évoluées.

L'Existence | Anges et Facultés animales et végétales : Involutives.

intermédiaire

L'Astralité shématisée — Involutiveet Évolutive : AReTs. AsTRa

physique Les Animaux — — évoluante Les Végétaux — —

L'Existence | Les Hommes individuels visibles,

L’Astralité dynamisée __'Involuante et Évoluant

La substance

physique évoluée Les métaux : Supports des Forces. Occlusion des Gaz.

Les Forces réflexes et les Gaz. La matière cadavérique rentrant en transaction de Substance.

L’Astralité résorbante, disjonctive, en contre-Shéma

L'Éxistence Puissances sarcophagés des Ténèbres.

papa Démons involutifs.

infernale Damnés évolués d’Hommes. =

Le Feu du Chaos disjonctif, putréfiant et annihilant L'Existence Démons des Forces répulsives et des Gaz explosifs. = | Démons des Haines et des Fléaux. salanique | Satan : l’Anti-Verbe de Per dition et de Destruction.

Chaque degré des sept premiers Ternaires est commenté d’un bout à l’autre de l'Histoire humaine par les Livres sacrés de tous les peuples. Ces Livres se trifurquent eux-mêmes, conformément à la Mathèse divine en trois Synthèses relatives au double Univers et à la double Humanité, Invisibles et Visibles.

Malgré leurs apparentes divisions, sous les étendards des Religions, des Universités, des Langues et des Législations qui se partagent l'Humanité terrestre, les Védas, les Kings, l’Avesta, les Livres de Moïse, ceux des Prophètes et jusqu'aux Mythologies asiatiques, européennes et africaines ne sont rien moins que l’expression de Systèmes individuels présidés par l’Anarchie. Ils ne sont pas philosophiques; ils n° émanent pas du Critère subjectif, et nous montrerons qu’ils ont entre eux un lien d'Unité qui décèle une origine commune en ce Monde, et un même Principe révélateur dans l'Autre. On peut en dire autant des Systèmes scientifiques qui accompagnent ces œuvres, autant encore des Systèmes sociaux qui en sont l’application.

Tous les savants qui se sont donné la peine d'étudier les uns et les autres, sont arrivés, à nos conclusions, savoir que ces démembrements sont d'autant plus conformes aux Lois réelles des Faits universels, que l’on remonte plus haut dans l'Antiquité, jusqu’à un point de départ, voilé mais translucide, où l’on entrevoit leur triple Synthèse primordiale. Et, il nous a été donné de constater, avec toutes les rigueurs possibles de la raison la sis exigeante, que cette triple Synthèse et sa Mathèse sont la Religion

chrétienne, celle du Verbe Créateur et devant s’incarner pour le salut des Hommes. Du reste, l'Évangile nous le dit en toutes lettres, et, après lui, les Apôtres et les Disciples qui le prêchent à toutes les Nations. Les Pères de l'Église, sortis pour la plupart de toutes les Initiations méditerranéennes et orientales, continuent la conquête chrétienne en rappelant aux Gentils ce fait incontestable.

C’est pourquoi Jésus parle à la fois comme Verbe Créateur, Inspirateur de toute. Révélation passée et future, et comme Verbe Incarné devant remonter dans la Gloire d’où il est descendu, lorsqu'il dit: « Je suis l’'AMaTh », la Vérité vivante d’où procède toute vérité.

AMaTh, en effet, renferme : 1° ThaMA, le Miracle de la Vie, sa Manifestation dans J’Existence universelle ;

20 AThMa, l’Existence infinie de l’Essence absolue, . l’Ame des âmes : ATh:

3° MaThA, Mata, la Raison suprême de toutes les raisons vraies, l’Incidence de toutes Réflexions; la Législation de toutes les lois, l’Eudoxie de toutes les doctrines.

En parlant ainsi, le Seigneur exprime, non seulement toute la tradition sacrée révélée par lui aux Patriarches, non seulement la Thorah de Moïse qui les résume, mais sa propre Thorah directe, celle du double Univers, et dela double Humanité.

Nous avons assez dit ailleurs que le confident le plus intime de la divine pensée de Jésus, saint Jean, a consigné la Mathèse antique et le Principe des trois Synthèses dans le commencement de son Évangile.Il est impossible, en lisant ce Livre et l'Apocalypse, avec un esprit religieux et scientifique en même temps, de ne pas voir qu’ils sont du même auteur. Ilsexpriment les mêmes Mystères, de la même manière hiératique, et en particulier l’AMaTb qui nous occupe 1ci.

« Je vis un Ange monter de l'Orient avec le Sceau du Dieu-Vivant. » Je prie le lecteur de bien retenir cette parole de l'Apocalypse, VIH, 2. Elle prophétise que la Mathèse de PAMaTh, inséparable en Jésus, mais en apparence désunie dans l'Humanité religieuse, scientifique, universitaire et sociale, sera reconsiituée entre l'Orient et l'Occident. Echo de Daniel à travers Esdras, en ce qui concerne certaines traditions et clefs des Mystères, le Talmud dit: « Le Sceau du Dieu vivant est AMaTh. »

Les Prophètes sachant ce que cela voulait dire, eussent reconnu le Messie immé- diatement, à chaque énoncé qu'il eût fait de Mystères aussi décisifs. Mais les Prophètes étaient tous morts, tués par l’État mental et gouvernemental de la Bourgeoisie supplanteuse, celle de la tribu de Juda.

En remontant le cours des Temps, arrêtons-nous à la source universitaire où les textes de Moïse furent reconstitués en caractères assyriens vulgaires et en langue moitié hébraïque, moitié chaldéenne. Daniel était alors le Grand-Maître du Sacré-Collège des Kashidim. Les Clefs par lui données ouvrent les portes de tous les Sanctuaires de la Tradition, ainsi que de leur Unité et de leur Universalité prédiluviennes et même postdiluviennes pendant quelques siècles. Parmi ces Clefs communes à toutes les Universités directement ou indirectement patriarcales, il faut citer la Ca-Ba-LaH, telle que nous l’avons définie, dans nos not-. à ce sujet, en Solaro-lunaire, Lunaire, Horaire, Mensuelle, Décanique, etc., selon les Langues et leur repérage sacré. Ces Clefs sont

scientifiques, et, à ce titre, aussi claires que les prophéties de Daniel ; aussi exactes que l'époque qu'il indique pour l’Incarnation du Messie. Tout cela, et bien d’autres choses, faisaient partie de la Mathèse de l’'AMaTh. | |

Le même Mystère nous amène de sa seconde transcription à la première, de Babylone à Thèbes, où, sous le nom fonctionnel d’Oshar-Shiph, Moïse comme fils de roi, fut épopie, puis chef d'état-major royal préposé comme ingénieur militaire, à la ré- fection des forteresses et des machines de guerre. Sa renommée comme savant et comme inventeur est passée des Égyptiens aux Romains.

L'Universalité thébaine nous conduit, en remontant les Temps, à une autre qui fut, non sa mère, mais sa sœur aînée : Tirohita, la ville savante des antiques Brahmes du Nord. Les prêtres thébains et ceux de l’Éthiopie, ainsi que léurs initiés royaux, venaient y achever leurs Hautes-Études en ce qui regarde l'Univers invisible. De même, les Kashidim de Babylone allaient parfaire les leurs, dans leur Université d’origine : Kashi en sanscrit Caçi, aujourd’hui Bénarès, en ce qui regarde l’Univers visible.

Arrêtons-nous à Tirohita, et pour voir l’Université et l’Universalité chrétiennes. dans un fait aussi important que l’AMaTh, Seeau du Dieu-Vivant, ouvrons l’Atharva- Véda : « Le Sceau du Dieu-Vivant porte le Soleil, parce que sa Révélation illumine l'Univers.» Ainsi, N.-S. Jésus-Christ, en cela comme en toutes ses paroles shématiques, n’a fait que se résumer Lui-même, comme Verbe Créateur et Inspirateur de Sa Religion éternelle, uné et universelle, |

L’Atharva-Véda nous conduit à sa filiation antédiluvienne. C’est là que nous retrouvons l'empreinte du Sceau de la Mathèse, son Shéma verbal et cosmologique solaire dans l’'ARKA-METRA que nous avons reconstituée sur les documents antiques vérifiés par la Science moderne, C’est l’Archéomiètre de cette Parole primordiale du Verbe que saint Jean désigne dans son Apocalypse. La lecture de l’un et de l’autre ne nous laisse aucun doute que cette empreinte du Sceau, ne lui eût été révélée par son divin Maître.

Nous voilà donc ramenés par les Védas au Cycle antédiluvien, celui de la triple Synthèse et de sa Mathèse signée sur ce même Sceau : JeShU-Verbe et MeShlaH. Dans nos notes sur la CaBa-LaH, et dans la première partie de cet ouvrage, nous avons rappelé-que les Litanies de notre Église nomment le Seigneur « Roi des Patriarches ». C'est un fait, et non une manière de parler. et il en est ainsi de toute la Tradition reli-

Bieuse, depuis ses textes théologaux jusqu’à l'Archéomètre liturgique qui les encadre : dans toutes les correspondances du double et triple Univers. |

En Vattan, la Langue shématique du premier Cycle, nous trouvons IShVa-Ra, JeShU, Roi des Rishis. Le sanscrit articulé sur cette langue shématique, d’où procède aussi le Vède, dit IShOua et ISOua ; mais il faut toujours ramener les Langues sacrées cosmologiquement systématisées aux XXII Lettres vattanes du Sceau et à toutes leurs correspondances archéométriques. Nous ne mentionnerons ici que celles des Nombres. Celui du Nom divin qui nous occupe, est 316. Nousle retrouvons dans l’Osiris égyptien : OShI = 316. Riet Risch, Roi de l’Amenti, l’Univers invisible. En hébreu c’est IShO, mais antérieurement à l'hébreu, en éthiopien, c’est ShOI. Et toujours, quelle que soit

sa position, le nom se vérifie par le nombre. En sanscrit :.ISh signifie le Seigneur: Va, le Mouvement cyclique universel,

Après ce qui précède, nous ne serons plus étonnés de voir, dix-sept siècles avant notre ère, une initiée de l'Enseignement supérieur de la Tradition, l’Infante égyptienne vouer à OShI-Ri, un petit enfant sauvé des eaux, et l’appeler M'OShl, comme nous disons : Enfant dé Jésus, Enfant de Marie.

Nous aurons à revenir ailleurs, et avec plus de détails, sur tous ces points, mais nous avons voulu montrer de suite comment, en s’affirmant l’AMaTh,N.-S. Jésus-Christ s’affirmait le Verbe-Créateur, Fondateur du Christianisme, Réligion éternelle, confirmée par toute la Tradition, l’antédiluvienne aussi bien que la postdiluvienne,

La mentalité européenne peut difficilement comprendre tout cela, dominée qu’elle est par celle des Gentils gréco-latins, et à peine éveillée encore de la raison individuelle à la Raison divine par les méthodes scientifiques récentes. Déjà, nous le verrons plus loin, celles-ci recoupent l'Ether des Anciens, son Système ondulatoire et le Milieu intermédiaire dela transmission des Puissantes divines : ALHIM, aux Forces physiques : ShéMalM, par les vibrations musicales des Nombres.

Pourtant il n’y a pas d'efforts que nous n’ayons faits, il y :a vingt ans, pour expliquer tout ce que la Mathèse évangélique offrait de ressources pour parer aux maux nationaux et internationaux qui menacent la vie de notre pays et de ce qui fut la Chrétienté. Tout ce qui s’est passé depuis, tout ce qui est en cours d’accompplissement a été relevé fidèlement par nous, comme une conséquence des Lois divines de l'Histoire, et de la méconnaissance dé ces Lois par nos lettrés d'Église et d'Université, le Clergé et la Clergie, depuis la Renaissance païenne. Tout pouvait être évité et nous avons adjuré pendant trois ans, à gauche comme à droite, la Direction de notre pays, de prendre les mesures nécessaires, très simples, mais très efficaces que la Tradition leur indiquait. Il était temps alors ; l'heure est passée aujourd’hui, et nous n’écrivons plus que pour demain, pour le éndemain des catastrophes de tous genres, où il faudra bâtir à nouveau, ce que le Paganisme aura détruit.

Il . Les Critères constitutifs de la Mathèse

Gycles sociaux des Patriarches. — AD-aM. — Origine de la Religion. — La Certitude et l'Évidence. — Les trois Critères.

Comme Religion du Verbe Créateur, Conservateur et Sauveur, le Christianisme a donc été celle des premiers hommes et de leurs Cycles sociaux désignés sous le nom des Patriarches qui les ont fondés. Bien antérieurement aux Hébreux, les premiers peuples de l’Inde ontenregistré ce souvenir dans leur énorme documentation historique et mythique. AD-àM signifie en sanscrit Unité-Universalité, Indivisibilité de l’ensemble. Le même Patriarche est désigné par les Kashidim sous le nom d’AL-OuR-OShI, Dieu- Lumière, et ce même nom inversé dit JeShU-Esprit-Saint-Dieu (1). Le Verbe était donc connu sous ce Nom archéométrique, et les Patriarches arboraient comme un drapeau ce divin Hiérogramme et l’inscrivaient sur leurs’ fronts en lettres d’or et de pierres précieuses.

Comment cette Religion s’imposa-t-elle à la raison humaine? Provint-elle de l'ignorance ou de la peur, ainsi que l’a affirmé Voltaire? Ni de l’une ni de l’autre. Cette Religion est née de deux Révélations qui ont conduit les hommes au vrai Système du Monde et au vrai Système l'Humanité.

La Certitude est à la. Vérité, en effet, ce que l’Évidence est à la Lumière. Mais, la même évidence, bien qu’elle ne change pas, a différents aspects selon l’état des yeux, leur ouverture et le point de vue ; elle n’en a aucun pour les yeux qui se ferment volontairement ou pour les aveugles. Il en est de même de la Certitude. Elle a ses conditions; ses degrés critiques, ses signes crisiaques correspondants chez l’homme à son Existence collective et individuelle enscignante et enseignée, involuante et évoluant, C’est ce que l’École nomme Critères, mais:nous ajoutons à ce mot abstrait son substratum vivant.

On peut dire sans crainte de se tromper que trois critères se partagent l'Esprit humain. Selon l’ordre de leurs influences, ce sont ceux que nous fournissent :

1° la Philosophie ; 2° ja Science ;

(4) Le renversement, en effet, donne IShO-ROu(aH')

-AL. — Il ne faut pas oublier que O et U sont une seule et même lettre : le Vav. (Note des À. de St-Y.) :

Si la philosophie occupe, par son influence, le premier rang parmi ces trois Critères, 1l est loin d’en être ainsi au point de vue de sa réelle valeur.

PREMIER CRITÈRE

Critère des Philosophes. — Ses conséquences sur la Vie sociale. — La Science et la Vie.

Ce premier critère, celui des Philosophes, n’a par lui-même qu’une simple valeur d'opinion et de conjecture ; c’est un babillage plus ou moins élégant, selon l’éloquence native, plus ou moins innocent, selon l'éducation, mais semi-inconscient toujours et qui tend à ériger en Principe l'Individualisme, en Autorité Opinion, en toutes choses l'Anarchie. La première partie de cet ouvrage et toutes nos œuvres antérieures le prouvent surabondamment,

La formule rajeunie par Descartes : « Je pense, donc je suis », est d’uneinexactitude évidente; l’homme ne vit pas parce qu’il pense, il pense parce qu’il vit, et la pensée n’est juste que proportionnellement à l’éducation donnée par la Vie et à l'instruction donnée par la Science.

Livrée à elle seule et non subordonnée aux deux autres, la voie philosophique ne conduit donc pas à la Vérité qui est la Vie ; elle s’en éloigne, et l’avènement des Philosophes au Gouvernement des :Sociétés, ouvre toujours la liquidation de ces dernières.

Tel a été le sort du monde antique à partir de la division des Langues et de Vapparation du Naturalisme païen, Babel a commencé ; chez les Juifs sortis de Babylone, le règne des Scribes et des Pharisiens a continué ; chez les Grecs qui avaient oublié la Synarchie orphique comme les Juifs celle de Moïse, les Philosophes et les Sophistes nous ont donné jusqu’au 1 bout la preuve de ce que vaut pour l'État social, le Critère philosophique .par lui seul. Enfin, nous avons vu ici même, et nous verrons encore, où tend le destin de l'Europe ictuelle: grâce aux. études secondaires qui, depuis la Renaissance, ont opéré la résurrection païenne, le réveil de cette anarchie mentale et par suite gouvernementale digne fille de la philosophie individuelle.

Le premier Critère liquidé nous nous trouvons en face des deux autres: la Science et la Vie.

La Science est la Vérité constitutive de l'Univers visible, son fait légiféré.

La Vie est la Vérité constituante des deux Univers, visible et invisible, leur Principe légiférant verbal.

Ces deux Critères sont ‘objectifs. Tous deux se démontrent à lObservation par l’'Expérience, Tous deux procèdent par Révélation et cette double Révélation est la Religion.

L'Univers visible et l'Univers invisible sont entre eux dans le rapport d'Exotérisme à Ésotérisme, semblables bien qu’inversement proportionnels. Leur concordance esi

la Sagesse même.

SECOND CRITÈRE Premuer degré : Positif

Le prêtre et le savant, — La Science n'est pas un produit de l'Esprit humain. — La Science législation du fait. — La Pensée humaine Réflexion de l'Incidence universelle. — Les sens externes, individuels, collectifs. — Biologie et Physiologie. — Les instruments. organes épigénétiques. — Les"différents degrés de constatation. — Les Séries sont évolutives, leur enchaînement involutif. —- Les deux Lois d’attraction.

— Le Temps organique. — Le Faït cosmique n'est pas purement mécanique. — L'Harmunie témoigne d’une suprême Raison. — Où s’arrèête le critère scientifique. — Sa Conclusion.

Le prêtre qui monte à l’autel du Verbe et du Monde invisible dit: « Je laverai mes mains parmi les justes. » Le Savant, en abordant le Monde visible, lave toutes ses facultés d’observation, tous ses instruments d’expérience dans la justesse et l'exactitude.

C'est une nouvelle race mentale dans notre Monde néo-païen, race pure et non bâtarde, aussi puissante qu'était la primordale, celle qui, par la même voie, est arrivée de l’Analyse à la Synthèse, de la Science à la Religion. Sa méthode n’a rien d’humain au mauvais sens du mot ; elle est le contraire de :la fantaisie philosophique.

Plus le savant est puissant par: la pensée, plus il craint de se tromper et de tromper les autres; aussi éloigne-t-il, comme enfantines, toute métaphysique, toute philosophie, toute cogitation à vide. Il-fait table rase de l’Anarchie multiforme dont les études secondaires païennes encombrent l'intelligence et l'opinion depuis la Renaissance, sachant mieux que personne, qué ce qu’il constate existe de tout tem ps sans sa permission.

« Nous puisons l’eau de l’Océan-avec une coquille, » dit Newion. L’Émission newtonienne était cette coquille, mais l’Ondulation permet de refaire le Périple antique des Patriarches : le Tour du Monde cognosciblé jusqu’au Principe inclusivement.

La Science, pas plus que la Religion, ne peut donc être un produit de l'Esprit humain ; l'une comme l’autre ne lui sont données que par Révélation, la Vérité constitutive de l'Univers visible existant, et son fait étant légiféré des Siècles et des Cycles, avant que l’homme n’y apparût. Ce dernier n’a pouvoir que de prendre connaissance de la Science, selon les progrès de sa propre Évolution.

La Science est la Législation cyclique du fait d'ensemble de l'Univers visible, sa Thorah cosmogonique, son Code cosmologique, son Habeas corpus. Elle n’esi pas signée de la Raison humaine, mais de la Raison sociale de cet Univers. L'homme n'en prend connaissance que par abnégation de sa pensée personnelle : car, celle-ci, par elle seule, a

le mensonge pour essence, ou, si l’on veut, l'illusion conjecturale. Ce n’est que par une stricte discipline mentale et jusqu’à un certain point morale qu’elle s'élève à sa vraie valeur de culture. Ainsi le sauvageon, rectifié par la greffe, devient support d’un type supérieur.

La pensée humaine greffée par la Science est la Réflexion de l’Incidence universelle . du Verbe considéré en tani que Raison de l'Univers visible.

C’est donc bien de Révélation exotérique qu’il s ’agit ici. Elle saisit l'homme dès son berceau, à travers tous sés sens externes. Cette pénétration de la Réflexion par l’Incidence se fait, elle aussi, par inversion proportionnelle ; de sorte que l’Incidence qui, en elle-même, est le Cycle entier de la Phénoménie, l’Involutif, se décompose dans la Réflexion en autant de séries évolutives que d'objets correspondants à chaque sens,

La Phénoménie universelle affecte toute l’Existence cosmique; et il va de soi que l’Existence n’est pas la Vie, mais son mode exotérique : son nom le dit clairement.

Le processus mental du savant ou plutôt de l'étudiant est semblable, bien que rectifié à celui de l'enfant. Il interroge,, mais sans conjecturer ; il observe, mais sans imaginer ; il expérimente, mais en magnifiant et en rectifiant ses sens externes, ceux de la Physiologie terrestre qui lui est commune avec les animaux.

Ces sens sont individuels, suffisants à l'animal, insuffisants à l’homme par rapport à la puissance de Réflexion qui, chez lui seul, correspond à Incidence universelle. Cette Puissance, Raison de son Espèce, le place au-dessus et en dehors de la série physiologique, comme un biologue amphibie dela Terre et de l'Univers, de l’Évolution planétaire et de l’involution cosmique.

C’est pourquoi, aux organes individuels de ses sens, il en ajoute d'autres, collec-. tifs, plus correspondants à sa vie que ceux de son existence. Ce sont d’abord les animaux qui ont des appareils sensitifs plus développés que les siens : le faucon pour la vue, le chien pour l’odorat et l’ouïe, le cheval pour le mouvement, le taureau pour la force, etc., etc. Mais ce sont ensuite les instruments de précision qui suppléent à la limitation des organes terrestres de la vue, de l’ouïe, du toucher, du goût, de l’odorat,. et enfin du sixième sens, le mouvement. |

Ce fait d’armatures épi-organiques, transorganiques, prouve, nous ledirons plus bas, que la Biologie prime la Physiologie et transforme son organisme selon ses besoins. Il prouve aussi que l'Homme greffé par la Révélation, même simplement exotérique, cesse en partie d’être terrien, pour devenir cosmique et dominer les conditionnalités physiologiques, les séries soumises aux durées du Temps, et aux étendues de l'Espace.

En effet, quand l’astronome observe un astre invisible à l'œil nu, mais non à la vue, le télescope, œil augmenté, équivaut en durée et en étendue à un rapprochement proportionnel non pas seulement du phénomène observé, mais de la voyance observante.

De même, en ce qui regarde, non plus l’infiniment grand, mais l'infiniment petit et le microscope. Ces exemples sont multipliables par tousles instruments scientifiques,

véritables organismes que l’homme ajoute ou peut ajouter à ceux de tous ses autres sens, connus ou inconnus. |

Le degré positif de {a constatation de la Science incidenté par la Connaissance ré- flective a pour objet toutes les séries de Faïts et de Lois qui concernent les Forces et les supports, leurs existences, leurs organismes et leurs milieux. Ensuite vient la constatation du degré comparatif. Elle découvre les Relations des Séries entre elles, to tout un Ordre nouveau de Faits et de Lois où l'Involution commande les évolutions. Alors se dévoilent l’'Harmonie, l'Organie et la Logie des Espèces invisibles qui président aux individus visibles, puis des Puissances qui spécifient et enchaînent tout, depuis les plus petits détails jusqu’à l’ensemble cosmique:

Les séries individuelles sont évolutives, leur enchaînement cyclique est involutif. Il semble tout d’abord queles premières sont les supports du second; mais, unexamen plus approfondi montre que c’est le contraire qui est vrai. C’est l'Ordre universel qui spécifie tout ordre particulier. De sorteque, pendant quetout individu, dans chaque .série, comme sa série elle-même, sont réglés par une loi de Self-attraction particulière, leurs rapports le sont par une Loi d'attraction universelle qui agit d’un règne à l’autre et entre tous les règnes, Pour qu’ils se prêtent un mutuel appui dans la finalité toujours actuelle d’un seul et même principe d’Existence générale. Celle-ci est le Fait cosmique suprême, le Fait cyclique de cette Loi, à la fois physiologique, harmonique et logique.

Ce Fait suprême a beaucoup d’aspects, nous ne nommerons que le plus facile à saisir, Ils’ appelle le Temps organique, qu il s'agisse du cycle universel de l’Année cosmique englobant tous les systèmes solaires, ou de la Grande Année d’un seul de ces système, ou de la simple année d'une seule Planète ou de celle du dernier satellite.

Le Temps ést à l'Espace, ce que le Nombre est à l’Intervalle sur la Corde sonore. Mais, dans l'Univers, la Corde est tout le Dynamisme, tout le Ciel fluidique dont le Ciel astral est le tenseur.

Le Fait cosmique ne se limite pas à ce caractère mécanique. Ce dernier n’y existe qu’en fonction de Physiologie générale où, du plus grand au plus petit, les Cycles annuels eux-mêmes sont rénovateurs des conditions d'existence. Leurs rôlesphysiologiques sont eux-mêmes subordonnés à à une Loi supérieure d'harmonie qui règle leur interorganie en les embottant de mode en mode, de nombre en nombre, d'intervalle en intervalle.

Cette harmonie elle-même n’est encore qu’une expression de Logie, de Pensée en Acte perpétuel. Et l’acte témoigne de la Volonté consciente d'une suprême Raïson législatrice, une dans son Essence, universelle dans sa Forme, globale dans sa manière d'’opérer, toujours tendue sur cette même Fin : la garantie et le renouvellement de l’Existence cosmique et de toutes celles qui en résultent.

Le Critère dela Science s’arrête là, et cette suprême constatation de la Raison sociale qui régit l’Univers visible, amène totalement dans la Réflexion une des Incidences expérimentales du Verbe, l’Exotérique. Cette incidence, embrassant tout le Cycle des séries et des harmonies de la Connaissance exotérique, correspond dans le Verbe à la Genèse et à la Synthèse désignées sous le nom de Science, et dans l’Esprit humain à la Hiérarchie et'àä la Synthèse des connaissances naturelles et humaines. Dans cette

hiérarchie, la Physiologie aboutit à la constatation de la Perennité de la Forme et de l’Ame de Vie, quels que soient les milieux astraux ou fluidiques que cette Ame et cette Forme s’assimilent dans leur double Existence visible et invisible.

Cette double Existence accessible à l’observation et à l'expérience, entraînecomme conclusion l’Immortalité, la Liberté morale, la Responsabilité individuelle, Cela, sans sortir des conditions d'observation et d’expérience propres au Critère désigné sous le nom de Science qui, seul avec la Vie, peut nous mener à la Certitude.

SECOND CRITÈRE (suite) Second degré : Comparatif

Marche des Patriarches vers la Synthèse. — Les Faits conduisent aux Lois ; celles-ci au Principe. —- Né- gation de la Matière et de l'Esprit pur, au sens métaphysique. — La racine MaT, — Matière et substance, — Le corps n’implique pas l’état matériel. — Les Minéraux et les Végétaux. — Résurrection expérimentale de leurs formes. — L'homme ne crée pas les Nombres. — Le Son. — Les Forces et les Puissances ; leurs rapports ; leur nature. — Ondulation et Vibration. = Loi de l’Intensité dynamique. — Lois des Puissances vivantes, — De la première Révélation à la seconde.

Dans leur marche ascensionnelle vers la Synthèse, la Sagesse et la Religion universelle, les premiers Maîtres de l'Esprit humain connus sous le nom des Patriarches ont parcouru tout ce double Cycle.

Rapidement ils ont abandonné le premier Critère, enfantin faute de science et de conscience, et passé au second qui, peu à peu, leur livra tous ses degrés pour lesamener à ceux du troisième ; car, l'observation et l'expérience exactes sont la condition commune de la connaissance de tous les faits réels. Or, le Monde divin est la Réalité suréthérée du Monde astral.

L’inventaire des faits physiques terminé ainsi que celui de leurs Lois d’harmonicité et d’organicité, la raison et la conscience humaines, en arrivent toujours comme conclusion nécessaire, au « Verbum Viiæ » du « Sum qui Sum » : Loi suprême, Principe parlant dans les Lois, comme celles-ci sur la plaque vibrante des faits.

Les harmonicités universelles, celles de chaque chose et de toutes entre elles, sont les Lois des Faits, et elles proclament le principe commun dont elles sont les équivalents fonctionnels et convertibles. Aussi, après avoir observé et expérimenté, par tous les procédés de l’analyse, les organismes des trois Règnes : les minéraux terrestres et cosmiques, les végétaux et les animaux de la Terre, les substances et les forces ; après avoir étudié la cristallisation des premiers, la cellule et l’organicité des autres, les résistances et les mouvements des derniers, on a été et on sera toujours amené à ce

qui suit.

Négation de la Matière et de l'Esprit pur au sens métaphysique païen et grec de ces mots ; car, si nous demandons aux Langues archéométriques ou shématiques de l’antiquité l’éthymologie du mot Matière, voici ce qu’elles mous répondent :

Le Kaldéen, le Syriaque, l’Hébreu nous disent : MaT, Passivité, inertie et mortalité.

Le Vède, le Sanscrit et le Pali indiquent l’idée d’avoir, de chose possédée par l'Être.

C'est clair ; mais au point actuel de l’anarchie des rapports entre les Clergés et les Clergies, dans la guerre civile présente entre les Théologiens philosophes et les lettrés, les uns empruntant leurs arguments à la Science contre la Religion et les autres à la Religion contre la Science, il est bon de renvoyer dos à dos ces politiciens et ces camelots de l’une et de l’autre.

Et nous dirons: la Matière et la Substance organique, loin d’être la même chose, sont le contraire. La Matière est un rejet, un Caput mortuum, un excrément inorganique, amorphe, de la substance organique et morphique. Mais, à peine excrémentée d’un Organisme antérieur, à peine chaos ét matière, elle est reprise par les Forces en travail dans les milieux d'organisation. Leur activité entraine de nouveau son inertie, à sortir de sa condition de matière chaotique, et à rentrer dans celle de substance définie dans un corps, et qualifiée dans une forme. Car, l’état de corps n'implique

nullement l’état matériel, mais, au contraire, celui de substance et de forme en fonction d‘harmonicité et d’organicité spécifiques.

Un morceau de fer ou de quelque minéral que ce soit n’est pas de la Matière, car celle-ci est inorganique et amorphe, tandis que le métal oule minéral est complètement organisé selon son espèce, chacune caractérisée par une arithmologie et par une morphologie spéciales. Cette arithmologie correspond aux équivalents des chimistes, et cette morphologie à l’architecture moléculaire ou cristallométrique des physiciens.

De plus, l’harmonisme et l'organisme des métaux et des minéraux en eux-mêmes sont exactement correspondants à leurs relations avec les Règnes végétal, animal, hominal et cosmique y compris les gaz par l’occlusion, les forces par la conductibilité, et tout le reste de leurs rapports connus ou non.

De même, un fragment de végétal quelconque n'est pas de la Matière tant qu'il n’est pas désorganisé ; il est de la Substance, celle de son Règne, dans la forme de son Espèce, de son genre et de sa variété. Son ar ithmologie est l'expression de sa fonction dans l’harmonie végétale, sa morphologie est la signature de son organisme dans son règne, et la cellule en est la structure rudimentaire comme la molécule: cristalline est celle du minéral et du métal. De plus, quelque destruction physique que l’on fasse subir au végétal comme au minéral et au métal, on peut toujours faire réapparaître leur forme typique par des moyens très simples et par l’action de la chaleur polarisée sur le minéral, de la lumière polarisée sur le végétal.

C'est la résurrection des corps glorieux et l'affirmation de la perennité de la Vie

à l’état de fait de laboratoire.

Cette arithmologie qui régit les substances organisées, conduit directement aux Nombres que l’Esprit humain ne crée pas plus que quoi que ce soit. Il les constate par l'observation et l'expérience, car tout est nombré, pesé et mesuré, Le Nombre est l’Harmonie même, inséparable de toutes les Lois et de tous les Faits, même de ceux qui semblent lui échapper.

La musique des sons n’est qu’un des aspects de cette musique universelle, mais comme elle rend le nombre expérimental en même temps que le chiffre, elle a une exceptionnelle importance scientifique.

Le régime des Forces cosmiques, dont le son fait partie, est exactement correspondant et obéissant aux Puissances cosmiques du Verbe par ses Lois vivantes d’involution et d'évolution,

Equivalents verbaux du Principe, les Puissances et le Monde de la Gloire sont supraëthérés en eux-mêmes. Ils sont intraéthériques dans leur action, dans leur omniprésenceet dans leurs manifestations. Celles-ci relèvent du troisième degré du troisième Critère : la Religion.

Les Forces correspondantes aux Puissances sont intraéthériques dans-leur état direct ; elles sont subéthériques et atmosphériques dans leurs manifestations, Gellesci slévent du second critère : la Science positive.

À ce degré, l'observateur ne perçoit pas le régime des Forces dans l’'Éther même, mais dans leur réflexion à travers le prisme de l’atmosphère, des substances terrestres et de ses propres organes. Il ajoute à ces derniers des instruments appropriés, et ceux-ci sont dyalistiques, les méthodes de ce degré étant dualistiques.

L’Ondulation est le mouvement direct des Forces dans leur milieu: l’impondé- rable Éther. La Vibration est leur Mouvement réflete dans les milieux denses. L'Éther traverse ces milieux avec ses sept Modes dynamiques. Les êtres physiques soumis à la pesanteur centrale ne perçoivent donc tout d’abord les forces: que par la Vibration de leurs milieux denses; mais, un fait fera comprendre que ce n’est pas la vibration des corps pondérables qui produit la Force.

A une certaine hauteur dans l'atmosphère, les organes physiques ne resséntent plus les Vibrations. En plein midi, la lumière la plus éclatante du Soleil fait place pour eux à une nuit d’Érèbe, cette hauteur (qui a son nombre correspondant à une densité moindre du prisme atmosphérique), outrepassant le potentiel vibratoire du système nerveux.

Les Forces n’ont donc pas pour cause la Vibration des Corps, et c'est le contraire qui est. vrai ; car, le Soleil n’a pas cessé de briller, parceque l’homme aux confins de notre atmosphère ne perçoit plus son éclat.

Un autre fait, celui-ci à la surface de la terre, complètera le premier.

Les sons graves, qui provoquent moins de vibrations que les aigus, ont une puissance dynamique plus grande ; ils vont plus vite. Au-dessous de soixante vibrations, l'oreille ne les perçoit plus ; à plus forte raison les sons universels de toute la Dynamie éthérée sont-ils inaudibles à nos oreilles de chair, et le son fondamental est inouï du

Cosmos lui-même ; car, son audition serait la fin du Monde visible : c’est la trompette du jugement dornisé.

L’intensité dynamique est donc directement proportionnelle à l'Ondulation et aux Nombres dans l’Éther impondérable et inversement proportionnelle à la Vibration etau chiffre dans les milieux denses et par conséquent réfractaires.

Ce qui est vrai pour les Forces cosmiques relevant du second Critère l’est à plus forte raison pour les Puissances vivantes et les Modes organiques du « Verbum Vitæ » observable et expérimental du troisième Critère.

Quand les spécialistes ont suffisamment observé et expérimenté les faris de surface qui font l’objet de la Science positive, quand ils les ont classés Imdépendamment les uns des autres, quand ils ont approximé la Loi de chacun selon son Espèce physique, chimique, géologique, végétale, minérale, botanique, zoologique, ete., ils les comparent et sont amenés au second degré de leur Critère. Les Faits de Réflexion les conduisent aux Faits d’Incidence, l’indirect au direct, l’approximation des Loisaux Lois elles-mêmes, lesanneaux à leur chaîne, la Vibration des corps pondérables à l’Ondula-

tion des Forces dans l’impondérable Éther, le chiffre inharmonique au nombre harmo- -nique, le mutisme à la parole. Alors un second pli du voile s’ouvre et la beauté du Vrai laisse entrevoir les Faits et les Lois de ses harmonicités et de ses organicités.

C’est la seconde Révélation qui commence. Elle a eu du mal à se dégager du système de Newton ; mais c’est fait, et le premier quart du xx” siècle épuisera cette phase en préparant le degré suivant : la Science superlative naïssant de la comparative, comme celle-ci était née de la positive.

Ce sera alors l’indissoluble union de la Science et de la Religion, du second Critère et du troisième, par la Synthèse dans la Sagesse. :

SECOND CRITÈRE (suite) Troisième Degré : Superlatif

Le Témoignage des Patriarches. — Alphabets sacrés. — Le Sceau cosmologique. — - L'État social humain. — Les deux Modes d’Existence ouverts par la Naissance etla Mort. — La civilisation primordiale. — Le Culte des Moris. — La Physiologie du Temps. — Aucune Université existante n’a inventé la Proto-Synthèse. — La Raison sociale de l'Univers visible est-elle le Verbe ?-— L'Homme a-t-il en lui le Verbe et la Vie? — Les Puissances du Verbe. = Les ALHIM sont au Verbe comme les lettres à la Parole. — Leur Harmonie. — L'existence est-elle la Vie ?

À ce point parvinrent les Patriarches.. C’est pourquoi ils en ont témoigné de diverses manières dont nous citerons deux :

4° Ils ont greffé la Parole humaine sur la Cosmologie ou Raison sociale des Puissances et des Fonctions de l’Univers. De là les Alphabets sacrés solaro-lunaires, leurs dérivés horaires, lunaires, mensuels, décaniques, etc., et toute celte langue merveil-

leuse des Équivalents scientifiques de la Parole, dite Langue des Anges. Nous avons reconstitué tout cet ensemble cosmologique perdu depuis la division des Langues, 1] en restait néanmoins des traces sous le nom de Sceau cosmologique du Dieu-Vivant. Chez les Aryas, c’est l’Arka-Métra des Védas; chez les Egyptiens, c’est le Sceau divin porté par le Prophète dans les processions hiératiques ; chez les Juifs, c’est le Sceau de IHOH, dit AMaTh par Moïse, par ses ALHIM et leurs successeurs les Collèges de Nabim fondés par Élie et Élisée. Enfin, dans la Barith ha Kadosha, c'est le Sceau de Dieu désigné par saint Jean à plusieurs reprises, le signe de lAnge ou Envoyé divin réglé sur l’Orient spirituel:

2° Ils ont fondé l’État social humain sur le modèle de l'État social cosmique et de ses Puissances. Un théologien dirait, avec raison, la même chose sous d’autres mois : Ils ont fondé l'Église militante sur la Triomphante.

Ces termes ne sont à employer que lorsqu'il s’agit de la Religion ; nous dirons seulement ici que, rien qu’au point de vue dela Science, les premiers Patriarches ont connu la solidarité des deux modes de l’Existence qu’ouvrent la Naissance et la Mort, et des milieux propres à ces deux modes. Ces milieux sont : le Ciel astral pour l’assimilation physiologique de ses substances par voie de Reproduction et de Nutrition végé- tue et, après la Mort, ou plutôt après letranspassage, le Ciel fluidique pour le retour

à l’Espèce et l'assimilation directe des substances sur-éthérées. Cela, conformément au degré de pureté réalisé par la Liberté et la Responsabilité de l’Ame.

Tout les Savants dignes de ce nom qui ont étudié l’Antiquité sous quelque angle de spécialité que ce soit, ont tous conclu à une civilisation DARornens àune unité et à une universalité de l'Esprit humain d'autant plus parfaites qu’on s ‘approche davantage de cette source. Notre civilisation, sauvagéonne encore, permet à peine d'en comprendre l'État mental, gouvernemental, et la Sociologie. C'est pourquoi, aussi, on voit tout cét État social fondé sur le Culte des prétendus morts, c’est-à-dire sur la Vie immortelle constatée dans la Science, par la Connaissance et par la Conscience.

Si nous en parlions à fond, preuve en main, nous serions à peine compris, même par le courant d’intelligences que nous avons suscité, depuis près de trente ans, un peu partout.

Parmi les monuments qui témoignent du degré de Connaissance des plus antiques Patriarches, il faut inscrire au premier rangla Physiologie du Temps, l'Organisme de ses fonctions, l’'Harmonie de ses Puissances, la logique de ses Révolutions. C’est cette Synthèse renfermant en elle-même toutes ses analyses contendantes, qui était pour eux la Science même, subordonnée à la Conscience et à la Prévoyance ou Providence de la Raison cosmique du Verbe universel, Créateur de toute existence et son Conservateur par perpétuelle Rénovation cyclique (1).

Aucune Université existante, pour si antique qu’elle soit : la Brahmanique ou la

(4) Voir Appendice I: le Cycle de 500 ans.

Chinoise, ou aucune Université disparue, aussi antique que les précédentes : l’'Éthiopienne, l’Égyptienne, la Chaldéenne, ne peuvent se targuer d’avoir inventé cette Protosynthèse merveilleuse. Toutes en ont recueilli des débris, des formules, sans en posséder en entier l'Unité ni les Lois. Toutés en ont des Clefs partielles, mais non la Clef générale. Toutes l’affirment, toutes la confirment; aucune ne s’en peut dire ni la conservatrice complète, ni même l’interprète scientifique.

L’Archéomètre suppléera aux lacunes pour toutes les preuves que peut donner le Principe suprême : le Verbe, à l'observation des Lois dans l’expérimentation des Faits.

Ce qui apparaît comme Raison sociale, comme concert de Puissances et de Fonctions harmoniques dans l'Univers visible est-il le Verbe Lui-même ? L'Existence universelle, sans cesse rénovée, est-elle la Vie? L'homme, réflexion de l’Incidence universelle, a-t-il ‘en lui et ce: Verbe et cetie Vie? Telles sont les questions qui se sont nécessairement posées devant l'intelligence des premiers Patriarches, quand ils eurent pris connaissance du Cycle de la Science, de son Unité rationnelle, et de son Universalité

physiologique. La force du Vrai les amènera à conclure par la négative sur tous ces points, et cela par observation et par expérience.

La Raison sociale de l'Univers visible porte le Sceaudu Verbe, mais elle n’est pas plus le Verbe Lui-même, que le sceau royal n’est le Roi, qu’une Thorah écrite n’est Dieu.

Cette Raïson est sociale par association de Puissances en fonctions harmoniques et ces Puissances sont intelligentes et libres. 'Leur harmonie est le fruit même de la liberté de leur intelligence et de leur amour. Leur État social a pour base, non pas seulement la Thorah divine qui est leur charte, la Science dont l’Univers visible est le Fait confié à à leur garde, mais l’Être ineffable, à jamais adorable qui les a créées avant cet Univers. Pour cet Être, la Science elle-même n’est qu’un instrument de suprême intelligence, d’inconcevable amour, de prévoyance et de providence inépuisables pour toutet pour tous qui, sans lui, ne seraient à jamais que Chaos et Néant.

De quelque nom qu’on les nomme: Puissances, ALHIM, Anges, ou Dieux, ces Gardiens des Fonctions universelles sontau Verbe comme les lettres à la Parole. Chacun, selon sa fonction, préside à tout un Régime de Forces dans les Cieux astraux. De sorte que, par les Cycles du Temps organique, cette Fonction s'étend instantanément à travers l’Éther, dans tout l’Univers, à toutes les hiérarchies d'êtres et de choses que le double Ciel visible renferme en lui, jusqu'au Feu central de chaque Globe, feu qui lui-même ne fait pas seulement partie du Ciel astral, mais surtout du Giel fluide.

Telles sont les Puissances, chacune dans sa fonction prise isolément. Mais leur Harmonie fonctionnelle constitue leur Etat social, et son produit est l'Existence universelle, sans cesse renouvelée selon les Règnes, les Espèces, les Genres, dont la

conservation et, s’il y a lieu, la destruction, leur sont commises par la Raison suprême. :

L'Existence est-elle la Vie? Les premiers Patriarches n’ont eu qu’à s’observer pour trouver la réponse, L’homme n’a la pensée vraie que par réflexion. Il n’a l’existence que par reproduction. Il en est ainsi de tout Astre, de tout système Solaire, et de l’Univers astral dans sa totalité. Seulement, ce qui est réflexion chez l’homme, s’y nomme évolution dans linvolulion annuelle, et ce qui est reproduction dans la Physiologie humaine, s s’y nomme Rénovation dans la Physiologie générale.

Et pourtant l’Existence proclame la Vie, Fait suprême, indéniable ; elle affirme ce miracle inexplicable par la seule science exotérique.

TROISIÈME CRITÈRE

La Religion

Le Critère de la Religion union des deux Critères vrais. — Les Sens : externes, internes ; les intimes et la Biologie. — Rapport entre les internes et les intimes. — Expérimentation des sens intimes. — Leur dernier vestige : la Conscience. — Les sens internes et le développement autonome de l’Être individuel. — L'Homme ne peut atteindre par lui-même ce degré, qui pourtant n’est pas sa dernière possibilité de Vie. — Intégration des Patriarches dans la Vie. — Leur Certitude de la Vié verbale. — L’Instase. — La Révélation ésotérique du Verbe. — La Révélation suprême du Principe.

Le Critère de la Religion, union intime des deux vrais Critères, de celui de la Science avec celui de la Vie, a pour conditions l'observation et l’expérimentation internes, celles non pas seulement de l'Existence manifeste, mais de la Vie et de sa Ré- vélation. Quand il s’agit de l’Univers visible, l’observation .et l’expérimentation ont pour instruments les sens physiologiques terrestres simples ou mécaniquement augmentés. Quand il s’agit de l'Univers invisible et de la Vie, l'observation se transforme en Observance, l Expérimentation en Expérience, préliminaires de la Sapience, etelles se poursuivent par les sens internes et par les intimes de ceux-ci.

Les externes ont pour Sens commun ou central, le foyer de la réflexion cérébrale qu’on nomme Sensorium commune.

Les internes ont pour Sens commun leur point de convergence avec les intimes, point vital connu sous le nom de Conscience et correspondant au siège direct de la Vie, au Cœur.

Les Sens internes sont les directs de la Biologie, comme les externes sont les directs de la Physiologie. C’est à tort que l’on confondrait ces deux Ordres organiques, correspondants et inversement proportionnels. La biologie n’appartient en propre qu’à la Vie, quels que soient les milieux qu’elle s’assimile pour exister. La physiologie n’ap-

partient en propre qu’à l’Existence évoluant selon les milieux astraux ou dynamiques, pondérables ou non ; car, l’Organisme ne se pèse pas au kilogramme, et il a bien d’autres milieux et conditionnalités possibles que ceux soumis à la Pesanteur ou à l’Attraction centrale d’un Astre déterminé. Une onde éthérée, un rayon de lumière, un son, portent en eux tous les régimes d’Harmonie et d’Organie dont ils sont les véhicules.

En ce qui regarde les Étres, ces mêmes régimes correspondent aux sens internes ou directs de la Vie. Les métaphysiciens appelléraient ces Sens les Facultés de l’Ame ; mais la métaphysique est une abstraction humaine, et ses définitions sont loin d’exprimer les qualités vivantes de leurs objets ; il y a là toute la différence de l’abstraction vaine à la Vie elle-même.

De même que les Sens externes, ou plutôt leurs organes, peuvent être magnifiés mécaniquement, c’est à dire pénétrer plus profondément les extériorités de l’Existence

et de l’Univers visible tout entier, de même les Sens internes peuvent être magnifiés des Intimes.

La communication des externes aux internes se fait par le Sensorium coïnmune, physiologiquement, c’est à dire d’une manière mécaniquement organique, bien que déjà biologisée.

La communication des internes aux intimes se fait par la Conscience ; mais ici il n'y a plus rien de mécanique, tout est organiquement vital, bien -qu’avec réaction immédiate sur le support physiologique.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu'à faire l'observation et l’expérience suivantes : penser avec force, c’est à dire dans le cœur comme dans la réflexion cérébrale, qu’on aurait pu, même involontairement, faire du mal à des êtres bons. Imaginer ces êtres, c’est à dire les concevoir et les rendre présents, les revoir en esprit avec toutes les qualités qui les faisaient admirer et aimer. Alors, à la pensée, qui cette fois est réflexe de la Vie, répond un trouble de la Vie même etla Physiologie enregistre cette émotion sous forme d’une contraction au cœur, et d’une sensation d’étouffement aux poumons.

La Conscience est donc biologique et non métaphysique, et elle influe par la Vie, sur l’Existence et sur sa physiologie.

Le mot Conscience signifie : avec la Science, c’est à dire d'accord avec la Vérité constitutive de l'Univers visible. Cette Vérité n’est elle-même qu'une des manifestations du Verbe. La conscience est donc le sens commun par lequel le Verbe Législateur, celui de la Science, éclaire directement la Vie par sa propre Sapience. Ce sens par lequel les internes communiquent aux intimes et qui appartient à la fois à ces deux régimes, est le seul qui reste de ces derniers. Car, par suite du profond mystère qu’on appelle la Chute, tous les sens intimes de l’Être humain se sont refermés et atrophiés, sauf celui-là.

Ce que je désigne sous le nom de sens internes, correspond au développement autonome de l'être individuel appuyé sur l'épanouissement préalable de ses sens externes, ou de sa Physiologie. Équilibre et santé résument cet épanouissement. Raison et Conscience résument le développement qui s’y appuie et y grandit sans pourtant en résulter. Le plus haut degré de ce développement comme Raison et

comme conscience, donne-1-il la mesure dernière de toute la somme de vie que l’homme est susceptible de vivre en lui-même et de manifester au dehors ? Non, puisqu'il ne s’agit ici que d’un second développement d’autonomie individuelle.

Par sa raison, comme par sa conscience, l’homme ne vivra et ne manifestera que ce que ces deux Modes de Vie peuvent donner : la Justesse en ce qui regarde la Science, la Justice en ce qui regarde la Conscience. C’est déjà beaucoup et loin de nous la pensée de diminuer le type humain de ce degré : non que le mérite en revienne à l'individu, comme beaucoup d'hommes de cette espèce sont portés à le croire.

L'esprit de Justesse n’est pas le propre de l’homme, puisque c’est. la Raison universelle qui le révèleà sa raison, la Science à sa Connaissance.

Pas davantage, l'Esprit de Justice n’est le propre de l'individu humain, puisque c’est l'Être de cette Raison universelle qui le révèle à l’être intime de l’homme ; puisque c’est la Sapience vivante qui parle ainsi dans la Conscience.

Le mérite de l'individu est d’avoir été assez vivant pour que cette greffe double l’'amenûât à ce développement qui le constitue dans la Vérité comme Être intellectuel et moral, apte à servir de base à ce degré supérieur de Vie ou de participation dela Vie dont nous allons maintenant parler.

Comme il y a communication par relation entre les Existences, de même entre les Vies etentre celles-ci et la Vie absolue qui les spécifie par son Verbe.

Lorsque les premiers Maîtres de l'humanité, les Patriarches, dans la fleur de leur Virginité psychique furent arrivés à la constatation du Verbe, par le caracière exotérique, ils eurent la commotion du Dieu-Vivant au cœur. Jusque dans Îa plus profonde solitude ils sentirent que cette émotion ne venait pas. d'eux seuls, mais qu’elle était double, partagée et comme réciproquée, avec une douceur d’attention et d'énergie à la fois humaine et surhumaine.

Leur substance psychique n'étant point viciée, leurs sens internes n'étant point atrophiés par une longue suite séculaire de sophistications mentales, ni de dégénérescences ontologiques, ils observèrent pieusement, en dedans, l'expérience de cette émotion extraordinaire.

Alors, les plus puissants par le cœur, comme par la pensée, soupçonnant puis étant sûrs que le Verbe créateur était non seulement vivant, mais présent, le prièrent et l’adorèrent.

La réciprocité d'amour augmenta, et quant le Verbe de Vie les sentit assez forts pour ne point s’effarer de la sentir elle-même dans sa plénitude absolue, il les engloutit dans son Essence et à travers l’ouverture des sens internes, les intimes s'ouvrirent pénétrés de part en part.

Cet État divin, cette suprême expérience, qui révèlent à l'homme l’Univers invisible, ses faits, ses Lois, ses degrés el son ces S ‘appelle d’un nom connu quoique insuffisant : l’'Extase. Insuffisant, car ce dont il s’agit ici mérite plutôt le nom d'Instase,

d’Intégration, sinon de Réintégration dans la Vie directe et dans ses milieux. Ces derniers sont intraéthériques et suréthériques, comme l'Univers invisible de Vie.

Tel est l’État théologal, c’est à dire l’instase de l'Homme dans le Verbe divin de

C’est ainsi que lui fut donnée la Révélation ésotérique du « Verbum Vitæ », celle de lPUnivers invisible. C’est ainsi que la Parole humaine fut amenée, comme nous l'avons dit, à parfaité concordance avec ce Verbe de Dieu et que la Synthèse suprême, celle de la Vie éternelle, la Religion, fut révélée avec la même exactitude que son exotérisme, la Science. Mais, ce qui était Science dans la Révélation externe, est Sapience dans l’interne. Le Verbe n'avait été perçu jusque là que dans son Ombre, qui est la Lumière extérieure de ses Lois. Il fut connu dans sa Gloire, dans la Lumière directe de Sa Vie. - :

Car, si l'Univers visible renferme tous les signes de la Logie du Verbe, seul l’Univers invisible en contient et en donne la signification vivante, la Verbalité directe. Seul le Principe révèle le sens des Lois qui sont ses moyens et la Finalité de son Acte- éternel. :

Sans lui, l'Homme prisonnier des conditionnalités évolutives ne verra que les Individus soumis à la formation et à la déformation physiologiques. Aveugles aux Espèces biologiques quin appartiennent pas au Monde Visible, 1l sera entraîné à conclure à la Mort définitive, suprême attraction de tout centre astral, et, par la mort, à l'Irresponsabilité individuelle et à l’Anarchie collective. Cette conclusion, pourtant, sera fausse même au point de vue du Critère externe qui conduit de lui-même par l’Universalité à l'Unité, par le Cycle entier des Lois à l'affirmation du Législateur.

Mais, pour un Esprit aigle qui ira jusqu’au bout du pouvoir réflectif de sa raison, sous l’incidence externe de la Raison suprême, combien d’esprits hiboux seront incapables de cet effori victorieux et en nieront l'Épiphanie, la Vue d’en haut, parce qu’ils n’en seront jamais dignes.

LA VÉRITÉ

Identité du Christianisme avant et après l’'Incarnation

Constitution dela première Église. — Nécessité d’un seul Pasteur, — La religion du MeShl-aH seule peut donner la Paix. — Adam premier chef eccléstal terrestre. — Pythagore et la Philo-ShOPh-Ya, — Sagesse et Philosophie. = - ShOPh-Ya et Minerva. -— Définition de ShOPh-Ya. — La Trinité ; ses dix aspects. — Le Nom du Père ;son importance. — La Clef de sapience révélée par Daniel. — Le SheMaM et le SheMa. — Manifestation de ShOPh-Ya par le Verbe divin. — Les ALHIM pattiarcaux et Pythagore. — Y a-t-il deux Religions ; deux Sag gesses ? — Réponse évangélique, — Pythagore et saint Pierre. — AMaTh et BRAShITh, — Le nombre 1440. — BRA et BaRaT dans Bharata-Varsha. — Nécessité de proclamer la Vérité, — Notre accord avec l'Ordre théologique. — Saint Augustin. — Coursier et Cavalier dans la Langue prophétique,

C'est en suivant la Voie que nous venons de parcourir, c’est de Science en Science, de constatation en constatation, que la première Université de la Terre conslitua la première Église, autrement dit le premier État social terrestre, en correspondance avec le Céleste. C’est par échelons et degrés successifs de la hiérarchie des Faits et des Lois que l'Esprit humain est arrivé à l’Esprit divin : Substance, au Verbe divin : Existence, et à l’Etre, à la Vie en soi: Essence de Dieu.

Nous l’avons dit, et nous avons ajouté que, depuis, l'Humanité avait perdu successivement, par sa propre faute, tout un régime de Facultés dont une seule lui reste: la Conscience. Sauf celle-là, elle est aujourd’hui sourde et aveugle à ce qui lui était expérimentalement intelligible, sensible, évident. Jésus lui avait tout rendu ; l'Esprit païen lui a fait tout perdre denouveau.

Depuis son organisation primordiale relatée par saint Jean, et tant qu'il lui fut fidèle, le genre humain fut chrétien, Chrétien du Verbe créateur et Sauveur ayant

promis à ses alliés de descendre sur la Terre et de s’y incarner pour tout y réunir en Lui, quand tout aurait été divisé par son adversaire. C’est pourquoi, de Cycle en Cycle, ses représentants, Pontifes et Rois, Patriarches bibliques, Rashis des Védas Tis des Kings, s’appelaient comme nous le dit toutdictionnaire hébreu: MeShlaH-I[M,

Chrétiens. De même, à partir de l’an 590, les Rois de France se sont appelés ainsi;

mais ce ne sont _Pas là les vrais successeurs des Patriarches MeShlaH-IM. Seuls, nos Papes les continueraient, si le Néo-Paganisme n'avait fait rétrograder la marche normale de la chrétienté vers l’accomplissement de la promesse, vers l’État social et la civilisation universelle dont toutes les Clefs d'Or sont dans l'Évangile.

Un seul Pasteur : l'Humanité n’a jamais eu dans les Cycles antiques, elle n’aura jamais dans les temps futurs d’autre unité possible que celle-là ; c’est pourquoi à la naissance de Jésus, les Anges partagés en deux chœurs, chantent la strophe et l’antistrophe suivantes : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux. Paix sur la terre aux hommes de bonne Volonté! » |

En effet, sans la religion du MeShlaH, sans son double État Universitaire et Social, il n'y a pas, nous Île verrons plus loin, de paix possible entre les Nations, ni dans aucune, quand même Empereurs et Rois, aux sens moderne et païen de ces mots, danseraïent la Carmagnole avec tous les disciples de Julien l’Apostat. Donc, pour avoir la paix de Dieu sur la Terre, il faut glorifier son Verbe jusqu’au plus haut des Cieux : SheMa des ‘SheMalM : car la Paix c’est Lui-même dans la réflexion de son Shéma, dans son Organisme social vivant.

L’Adam terrestre de Moïse fut le premier Patriarche qui fit passer le genre humaim de l’Anthropologie à l’Andrologie, de la poussière individuelle à un même Esprit, à une même Âme à un. même Corps ecclésial ayant pour chef, comme celui des ALHIM et de leur MIHLA le MeShlaH céleste représenté sur Terre. C’est de là que date l'Unité de tous les Enseignements, l'Unité de la Langue repérée sur la parole divine, l'Unité sociale. d’un bout à: l’autre dela Terre, à l'exclusion detoute politique, de toute anarchie. Nous avons dit ailleurs comment cette tradition se confirme par l éthymologie sanscrite du nom AD-aM.

Héritier de la Tradition patriarcale, c’est Pythagore qui a fait passer des langues sacrées dans le grec ionienle mot Philo-SoPh-Ya, Amour pour la Sagesse de Dieu. Or, cette sagesse de la Protosynthèse du Verbe, ou des vestiges qui en restaient alors au fond des Universités plus ou moins orthodoxes d'Europe, d'Afrique et d'Asie, n'était rien moins que la Philosophie humaine que nous avons signalée comme le faux critère par excellence. Objective, expérimentalement démontrable, elle formait le troisième degré de l'Enseignement pairiarcal ; elle constituait à elle seule le sommet des Hautes- Études : la Sapience. Elle était l’objet suprême de la Révélation.

C'est cetie sagesse de l'origine qui prête d’en haut à l'Esprit humain et à sa vaine philosophie un nimbe de Paradis perdu, une gloire d'avant la Chute, une auréole de demi-dieu tombé qui se souvient vaguement des cieux, un prestige d'ange déchu, fou-

droyé et aveugle. Elle est la Reine du Ciel de la pensée, l'Étoile du Berger des intelligences, le Refuge sacré des ailes et des essors, la Muse des vrais poètes, l’Avocate des vrais philosophes même égarés. Mais elle est aussi l’Accusatrice térrible qui, d’un clin d'œil, dresse tous les Anges, pointe tous leurs glaives, darde tous leurs traits contre les prévaricateurs, contre les simoniaques, contre les souilleurs, penseurs, lettrés, artistes, qui font des Ténèbres dans les ses qui accumulent des nuées d'Enfer entre l’Esprit humain et le divin.

Elle a dans Jésus neufs éclairs ; neuf, nombre du Lion solaire, neuf malédictions rugissantes et tonnantes contre les Scribes et les Pharisiens d’Église, d’État et d’Université et par surcroît, des Agora, des Forum, des Emporium, des rues et des ruisseaux de toutes les Babylones et de tous les Temps. Ici je prie le lecteur de faire attention au Siboléthi-Shiboleth (1).

ShOPh-Ya, la Théogène, ne doit pas être confondue avec Minerva la Cosmogône : l’Incidence divine avec la Réflexion non pas seulement humaïîne, mais cosmique ; ni le Ya du Père et du Fils avec l’'M d'Adam et de PAdamah. Nous avons ailleurs dévoilé ce mystère, à propos de la CaBa-LaH des XXII Puissances du Verbe et de sa Protosynthèse, et nous y reviendrons encore.

ShOPh-Ya c’est l’union, Ya, de l'infini psychique SOPh et de l’Absolu spirituel, Ya, encore. C’est l’Union de IShO et de 1HOH du Fils et du Père, de la Parole et de la Pensée vives, Golos et Logos, du Verbe par qui tout existe: IPhO, et de l’adorable Essence génique qui l’engendra : IHOH, en qui noussommes et parLüi-Verbe. Et cette Union est faite dans la Puissance co-essentielle, celle qui préside à la fonction de la Lettre Ya, commune au Père et au Fils. Enfin, c’est l’Union du Père et du Fils avec le Saint-Esprit, l'I0-Ga et l'I0-Va de la divine Essence et de la divine Existence avec.la Substance également divine et par les vertus lumineuses de laquelle tout subsiste : ROaH, Ha-OR. Et cetie union'est faite dans la Puissance de Conjonction divine qui préside à la LettreO : IHOH ;IPhO-IShO ; ROaH. Cette troisième Union est Ya-O dans l'I0-Ga et l’10-Va évangéliques (2) ; et, les trois : Essence, Existence et Substance, sont un seul Dieu et une seule Vie en trois Personnes ou Aspects fonctionnels d'Un Seul Être. Un seul, c'est à dire, Unique, Absolu et Universel, Infini.

Une longue investigation dans les Livres saints de toute la Terre, nous a amené à la conclusion que ce Mystère a été parfaitement connu des Orthodoxes pairiarcaux et par suite des dissidents, sous un des dix aspects suivants, sous plusieurs de ces aspects, ou sous tous à la fois.

(4) Exotériquement, ne pas confondre Siboleth avec Shiboleth, ces deux mots de prononciation si rapprochée ayant les sens diamétralement opposés de Bonheur et de Malheur. Esotériquement re pas confondre le Shin et le Samech; le S du centre dualistique, symbole de la philosophie humaine :-Sophia, avec le Shtri-unitaire symbole de l'Incidence verbale dans l'Univers visible: ShOPh-Ya, (Note des A. de St Y.

. 10-Ga ; Splendeur d’IHOH ; I0-Va : Union, Unitéen IHOH. Nous prioss le lecteur de se reporter à l'Évangile de saint Jean, ch. xvir et particulièrement aux versets 5, 21, 22, 93. (Note des A. de St-Y.)

I. Pére. Fils. = | I. Essence. Existence. HI. Sujet. Verbe. IV. Pensée. Parole. V. Support. Principe. VI Appui. Puissance. VII. Absolu. Relation. VII. Unité. Rapport. IX. Centre, Diamètre,

X. Univers invisible. Humanité amphibie.

Le Père est IHOH, Dieu-Vie. Ce pierres précieuses sur le frontal d’or

Parole,

_:r#aint-Esprit. . Substance. “Objet. Accomplissement. Finalité. Radiance. Infini. Universalité. Circonférence. Univers visible.

Un seul Dieu.

Un seul Être.

Un seul Entendement. Une seule Volonté. Une seule Direction. Une seule Énergie.

Un seul Mouvement. Une seule Éternité.

Un seul Cycle, ou Ciel. Une seule Révélation.

nom selit en caractères vaitans tracés en des Bratmahs du Népâl, anciens Souverains Pontifes universels dont Moïse désigne les ancêtres antédiluviens sous le nom de Népalim ou Néphilim ; et, dans ce Nom du Père, ainsi que nous le prouverons ailleurs, est exprimée son Essence qui est la Vie, son Existence qui est son Verbe vivant, sa Substance qui est le Feu créateur vivant et vivifiant. C’est pourquoi Moïse, après ‘les Védas et le premier Zoroastre dit : « Notre Dieu est un feu dévorant. » Et cette parole est répétée dans l'Évangile. Ce Feu spirituel est, en effet, aussi terrible aux méchants qu’il est doux aux bons et quand sa colère s’émeut contre les premiers pour la défense des seconds, elle déchaîne jusqu’au feu central des Âstres. Puisse, hélas ! aucune Babylone moderne ne s’engloutir instantanément dans les entrailles embrasées dela Terre etsous les tonnerresdu ciel,

Quant à la ShOPh-Ya, elle réunit les deux noms du Fils ; sa clef de Sapience est ce que Daniel désigna secrètement à Esdras, sous le nom de « Nicod bilo ShkOPh ». Esdras n’en retint que l’abstraction SOPh et à sa suite tous les Quabbalistes Juifs.

Ces trois mots : Nicod bilo ShOPh, écrits ainsi, signifient en effet : le Point dans ‘TInfini. Mais le point Nicod désigne aussi la lettre lou le Ya divin. Néanmoins ce voile sérait impénétrable et son interprétation métaphysique ne ferait que l’épaissir, sans l’Archéomètre, où les Lettres se placent d'elles-mêmes, et non par volonté d'homme, objectivement, et non subjectivement.

Or, celles que fait sonner le premier triangle, celui de la Trinité divine et de son angulaire Nord, définissant le Cercle de l’Infini, sont précisément Sh, O, Ph, Ya, les trois du Nom du Verbe : IPhO, les trois du Nom de Jésus : IShO. Il n’y a plus ici d’abstraction, mais un fait qui porte en lui-même sa Loi, et le Nicod bilo ShOPh de Daniel, devient alors la ShOPh-Ya, d’où Sophia, par l’Union du Ya au SheMaM.

Le SheMaM, en effet, marque l'angle solsticial Nord, (Capricorne ; Saturne) du Verbe Créateur et Incarné, le Noël de la Terre et des Cieux et son nombre : donc SheMaM. C’est pourquoi Daniel appelait ces deux létires SheMaM, le Signe suprême, celui du Roi de la Gloire, en hébreu du Meshiah, du SheMa. Et cetie Gloire. est la divine Théogonie des Lettres sacrées, des Archangéliques Puissances de la

Quant au SheMa dont le Nombre est 340, il a aussi pour Équivalent SPhR, SéPheR, Cercle et Livre ; en sanscrit Ciel dans Svar-Ga, en Slave antique, dialecte russe, Svar-0G.

Telle est, par démonstration expérimentale, l’Archéomètre sous les yeux; la différence entre la Quabbalah métaphysique des Juifs et la GaBa-La mathésique des Patriarches, de Moïse, des Prophètes et des Apôtres, c’est à dire du Christianisme éternel. De plus, le Nicod bilo ShOPh de Daniel, démontré par cet instrument de précision, donne, en même iemps que le mot ShOPh-Ya, l’Arcane divin qui la manifeste non seulement comme Essence en Ya, mais comme Existence en Ph et Sh, et enfin en O comme Substance des Êtres existants. Ce qui la manifeste ainsi est donc le Verbe de Dieu : I-PhO, le Fils de Dieu : I-ShO car, en sanscrit ce dernier mot signifie également cela : I-SOu.

Dans le Shéma archéométrique dont Moïse avait enserré et scellé en Dieu même ses pariahs noirs et sémites, toute la Vie ésotérique de ses ALHIM ‘égyptiens et patriarcaux était lancée par le Verbe Créateur, vers son réavénement comme Verbe Incarné.

Pythagore n'était pas dans ce courant terrible et doux de l'Esprit et du Feu divins ; ses Sens intimes n’étaient point ouverts, mais les internes étaient puissamment orientés par la. Tradition orphique vers le Verbe créateur, vers le Principe de la Parole perdue et non vers la Finalité reconquise ‘Le degré de Vie est moindre et cependant j” ai qualifié sa tenue et son influence de royales, conformément aux Lois de la Sapience antique.

Ai-je eu tort ? Y aurait-il deux Sapiences, la patriarcale et la chrétienne ? Y aurait-il donc deux Religions, deux Synthèses de la Vérité objective ? Alors toutes deux s’opposant entre elles seraient par cela même erronées ; elles tomberaient au rang des systèmes humains que génère. et emporte le vent des décadences ; elles crouleraient du haut du Trône de l’Objectivité du Vrai.

Les saints oracles dela Barith Ha-Kadosha vont nous rassurer. Pilate : « Vous êtes donc Roi?» — Jésus : « Vous le dites, je suis Roi. Je suis né, je suis venu en ce Monde pour rendre témoignage à la Vérité. » (Saint Jean, Év. XVIII, 37.)

Étre Roi, c’est faire la Lumière, la Vérité disaient lesantiques sacerdotes du Verbe, « Vous êtes la Race choisie, l'Ordre des Prêtres-Rois, la Nation sainte, le Peuple conquis et conquérant, afin que vous publiiez les sublimités de Celui qui vous a appelés des Ténèbres à son admirable Lumière. » (Saint Pierre, Ép. I, v. 9.)

Quelle joie céleste pour Pythagore lorsque, du sein des Limbes, 1} a entendu l'Éther lui apporter cette parole du Roi des rois, puis de ses Apôtres opposant ainsi la Légitimité du Vrai à la Légalité du Faux. Mais quels grincements de dents jusqu’au fond de l’Enfer pour tous les Apostats du Verbe, quand les Trompettes angéliques du premier Jugement les font tomber à la renverse, en leur sonnant ces mêmes paroles.

Certes, il ya loin du Rénovateur d'Orphée, non à Jésus-Christ, l’Incomparable,

mais à saint Pierre, l’humble pêcheur de Galilée, divinement transfiguré par le Seigneur en vrai Pontife et en vrai Roi. L'esprit de Pythagore est tout de reflet lunaire, celui de l'Apôtre est tout de rayonnement solaire. L'un est interne, supérieurement humain, individualisé pour la Vie immortelle par sa Raison et par sa Conscience ; mais l’autre n’est plus ni externe ni interne, il est déjà résorbé dans l’intime, réintégré dès ici-bas dans la Vie même, non seulement de l’Immortalité individuelle, mais de l’Éternité divine. Ce Dwi-Ja de Jésus s’est donné tout entier : Raison, Conscience, Existence pour recevoir cette Vie suprême. Il est dans le Saint-Esprit, dans le divin Remous vivant de Ascension du Fils, à travers les hiérarchies angéliques d’où il était descendu, jusqu’à la droite du Père qu’il avait quittée pour nous rendre l’Exisience et la Substance célestes, jusqu'à son Trône de Roi de Gloire qu’il avait abandonné pour venir se faire méconnaître, calomnier, insulter, frapper de verges, couronner d'épines et clouer sur une croix. Cependant, n’y-a-t'il pas une parenté spirituelle entre les derniers fidèles du Verbe Créateur et les Adorateurs de l’Incarné ? N’y a-1- il pas un peu de la couronne - d'épines sur le front de Martyr de Pythagore, comme sur celui de son maître Orphée.

S'il en était autrement 1l y aurait deux Verbes divins, c 'est à dire aucun.

Mais iln'y a qu'un Roi des rois, qu’un Sceau royal de sa Vérité, dit saint Jean avec les ALHIM de Moïse, et eux-mêmes après les proiogènes Aryas du Véda..

S

Nous avons assez dit ce qu'était ce Sceau du Dieu-Vivant que se transmettaient à l’oreille Moïse et ses collègues égyptiens et patriarcaux, que Daniel, prophète israélite. et Grand-Maître de l’Université des Mages chaldéens, avait répété à Esdras, cette Clef du Sceau, cet AMaTh de la Matha ou Mathèse patriarcale. Mais la Parole dont parle Saint Jean va plus loin que cela encore; elle unit toujours la Religion à la Science. « BRA-ShITh est Ha-DaBRa, le Don verbal, la Parole et DaBRa est l’'ATh des ALHIM », écrit saint Jean, au premier verset de son Évangile. Nous aurons à dire ailleurs ce que sont Îles ALHIM, mais nous pouvons déjà comprendre, pourquoi le Verbe Incarné dit: « Je suis l’A et le Th », le Rayon et la Circonférence, l’Ame divine de l’Univers divin AThMa.

Ce même mot AThMa, dans la Langue angélique primordiale, celle des Correspondances de la Parole du Verbe est en même temps un Nombre : 1440. Ce même nombre, en sonométrie moderne, est l’hiérarque verbal, du mode central chromatique de mi et en angélie, la Harpe archangélique solaire de notre Système zodiacal. Multiplié par 100, il est l’hiérarque du Mode enharmonique de la divine Sagesse. Il est la Harpe de son Archange : Herm-ès-Thoïth, Raphaël-Trismégiste ; mais cela dans le Monde de Gloire, dont le Soleil vivant est le « Lumen de lumine » du Credo de Saint Athanase et de la Genèse de Moïse : Ha-OR. Et, pour qu’on ne puisse s’y méprendre, saint Jean (Apoc. 144.000 Élus. L'étalon d’or de l’Archéomètre donne sa vérification sonométrique comme l’Archéomètre lui-même toutes ses Correspondances sacrées.

Passons du Sceau royal au Roi de Gloire, et revenons sur un point que nous avons effleuré déjà, voyons s’il y a deux Verbes divins.

On peut constater historiquement dans la documentation brahmanique que la Proto-Synthèse de saint Jean, est celle d’IShVa-Ra, altérée phonétiquement en ISOua-Ra. Et cette Synthèse est l’universelle, la primordiale. La suivante, abrégée de la première, est ethnique dans l’antique Empire Indien et dans ses colonies. Elle porte le nom de BRA et de Bha-Ra-T, la Parole représentée pontificalement et royalement. C'est pourquoi l’Inde de cette époque antédiluvienne s'appelle Barata-Varsha, Continent du Verbe Créateur.

Pour qu’on ne puisse pas douter que Jésus : IShO, ISh Va, OSh]— 316, ait été connu comme le Verbe Créateur dès la plus haute Antiquité, interrogeons les Védas. Écrits en Vattan, retranscrits et abrégés par le Vyasa de Krishna, 3.200 ans avant l’Incarnation, ils nomment le Verbe ShVa-DHA qui en vattan égale 316: En vède et en sanscrit, il se prononce SWÀ-DHa. Ce mot, composé de deux Datous, signifie Sôi-même Don. C'est le Datou-Sho du premier Zorvastre, le Donateur de Lui-même.

Il n’y a donc pas plus deux Verbes divins que: deux Religions de ce Verbe, que deux Sapiences de cette Religion, que deux Sagesses de Dieu.

L ’Évangile de saint Jean a eu beau nous ledire, il faut, à vingt siècles de distance, reproclamer ainsi la Vérité, l'AMaTh de l'ATRMa, et réappliquer définitivement le Sceau du Dieu vivant sur le sommet des Hautes Études, malgré les Scribes et les Pharisiens modernes, qui ont intrônisé l’Agnosie puis l’Anarchie, enfin l’Anti Dieu et l’Anté

Christ.

__ Nous venons de voir que nous sommes en: parfait accord avec l'Ordre théologal universel, celui du Verbe et de ses Inspirés de tous les Temps et de tous les Temples. Voyons si nous sommes en même harmonieavec l'Ordre théologique post-apostolique, celui de l'Église enseignante, C'est à dire Épiscopale : Papes, Patriarches, Primats, Mé- tropolites, Archevêques « et Évêques de tous les Cultes unis où non unis à Rome. J'y

comprends l’Épiscopat Anglican car, laïque, tout en étant fidèle à mon culte, j’ai posé mes œuvres sur le terrain purement laïque des Hautes Études, pour la Paix de Jésus entre tous les Cultes de la Terre, à commencer par ceux de la Religion directement chrétienne.

Saint Augustin va nous répondre en ce qui regarde le Christianisme et la postapostolique chrétienté. Si nous le choisissons, c’est qu’il est venu au Seigneur par son Église, après avoir épuisé, comme Pythagore, et jusqu’à la lie, la coupe de toutes les soi-disant initiations de son temps.

« Je lus tous leurs Livres et jy trouvai toutes ces grandes vérités :

« Que le Verbe était en Dieu, et que le Verbe était Dieu ; que cela était Dieu dès le Principe, que toutes choses ont été faites par le Verbe ; que de tout ce qui a été fait, il n’ya rien qui ait été fait sans Lui ; qu’en Lui est la Vie; que cette Vie est la Lumière des hommes; mais que les Ténèbres ne l’ont point comprise ; qu’encore que l’âme de

l’homme rende témoignage à la Lumière, ce n’est point elle qui est la Lumière, mais le Verbe de Dieu ; que le Verbe de Dieu est Dieu lui-même et la véritable Lumière dont tous les hommes qui viennent au Monde sont éclairés ; qu’il était dans le Monde et que le Monde a été fait par Lui et que le Monde ne L’a point connu. Car, quoique cette doctrine ne fut pas en propres termes dans ces livres, elle y est dans le même sens, et appuyée de plusieurs sortes de preuves. Mais que ce Verbe soit venu dans sa propre maison (celle de la Parole et de sa CaBa-LaH), que les siens n'aient pas voulu le recevoir, et qu’il ait donné à ceux qui l'ont reçu, qui croient en Lui, et qui invoquent son saint Nom, le pouvoir de devenir Enfants de Dieu, c’est ce que je n’y trouvai point.

« J’y trouvai bien que le Fils est né dans la Forme du Père, et qu’il n’usurpa rien quand il se dit égal à Dieu, puisque, par sa nature, il est même substance avec Dieu, etcette doctrine est exprimée dans leurs livres, én plusieurs différentes manières. Mais que ce fils de Dieu se soit anéanti, en prenant la forme de serviteur ; qu’il se soit fait semblable aux hommes ; qu’il ait paru à l’extérieur comme un homme du peuple; qu’il se soit humilié et rendu obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix, et qu’en récompense, Dieu l’ait ressuscité d’entre les morts ; qu’il lui ait donné un Nom qui est au-dessus de tout autre nom, en sorte qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse au Ciel, sur la Terre et dans les Enfers , et que toute langue publie que le Seigneur Jésus-Christ est dans la Gloire de son Père, c’estce qui ne se trouve point dans ces livres-là.

« On y trouve bien que votre Fils unique est avant.tous les Temps, au-dessus de tous les Temps, qu’ilest éternel, immuable comme Vous, et que c'est de sa Plénitude que‘ nos Âmes reçoivent cé qui peut les rendre heureuses; que c’est en participant à cette Sagesse éternelle qui habite en Elle-même, qu’elles se renouvellent et qu'elles deviennent sages. Mais que ce Fils unique soit mort dans le Temps, pour des impies, que vous ne rage point épargné, et que vous l’ayez livré à la mort pour nous tous, C 'est ce qu ’on n y trouve point. D)

Quel, élan ! quelle course au Vrai! et avec quelle précision coursier et cavalier arrivent au but: l'Unité du Verbe à travers tous les Enseignements, tous les Cultes, tous les démembrements de la Religion éternelle, Religio vera dit-il ailleurs, la synthèse vraie, l'Amath de l’Athma, et l’Athma de l'Amath et leur Matha.

J'ai dit coursier et cavalier ; ces deux mots employés dans la Langue prophétique méritent une. mention qui n’est pas étrangère au sujet.

Chez les poètes, parfois, toujours chez les prophètes, les sens intimes perçoivent vivants les rapports, les relations de la Réflexion humaine à l’Incidence divine du Vrai, et vice-versa ; rapports morts, rélations de glaciers et d’avalanches dans la pensée des métaphysiciens qui les croient purement subjectifs, comme leur réflexion sans incidence vitale.

Les plus directs de ces rapports, de ces « chemins cheminants », comme dit Rabelais, de ces Sephiroth au sens mathésique du mot, apparaissent en certains cas, aux âmes les plus divinement Doro aux Prophètes, comme des Chevaux célestes de différentes couleurs. On diraïi qu'un de ces coursiers em porte saint Augustin.

Aucun peintre n’a jamais vu, aucun ne pourra rendre la parfaite beauté de tous ces

Types, premiers modèles non seulement des individus physiologiques ou visibles, mais même de leur Espèce invisible.

Dans leur Séphire correspondante, les Prophètes les voient, les entendent, les montent ou les regardent montés par une des XXII Puissances de la Parole, ou par un des Anges de sa divine et cosmologique Archangélie.

Ces Théophanies objectives se succèdent indiscontinüment, dans di oc in de saint Jean.

Saint Augustin est-il donc un Prophète ? Il n’en sort guère de la Gentélité grécolatine, bien qu’elle enfante des légions de Saints. Dans tous les cas c'est un métaphysicien dégelé par le soleil direct de l'Évangile et qui s’est approché de son berceau oriental. Cette Lumière a réveillé en lui l’Ame vivante ; elle en a faitun Barde, un Vates un Aède, un Cavi sacré, diraient les Vedantins. 1] n’a pas encore la vision divine directe, l’intime ; il ne parle pas en Inspiré théologal éomme saint Jean, comme saint Paul, comme saint Pierre, il s'exprime en théologien, mais tel et si puissant, qu'aucun que ce soit, et jusqu’à nos jours, ne peut lui être comparé.

‘Nul, en effet, n’a pensé, senti ainsi, (nan seulement dans cette clarté, mais dans cetie chaleur), la Lumière et le Feu, l’Universalité et l'Unité solaire du Verbe, l’Autonomie de sa Religion d’où tout est sorti, et où tout doit rentrer.

Il voit subjectivement, rationnellement, mais avec une force étonnante d’influx évangélique, cette Genèse et cette Synthèse éternelle des deux Mondes invisible et visible qui, des deux côtés, portent lamême marque, mais inversée, le même Sceau du même Seigneur. C’est bien la Sagesse de Dieu qui se penche vers cette sublime intelligence et qui la baise au front. Splendide baiser de Lumière vivante, auréole éclatante qui dévoile tout le Cycle de la pensée et la Phanie divine, et illumine du même coup tout son miroir: l'Esprit humain.

Verbe Créateur d’une part, Verbe Incarné et Crucifié de l’autre, tel est, dans la musique des Intelligences, l’accord de seconde que serre et que module à plusieurs reprises l’'Ange de la Théologie chrétienne, le grand etsaint fils de sainte Monique.Mais, dans cetie fugue sacrée qui monte de ion en ton, sinon de mode en mode, il subit trop les Lois de l’'Harmonie éternelle, pour ne pas résoudre ses secondes en septièmes, ses oppositions en amplexions sabbatiques de rayons, en septenaires symphoniques de l’Universalité radieusement accomplie.

Christianisme ésotérique

Saint Augustin et Moïse. — AReTs. — Origine du mot Chrétien. — MESbhl-Ha et MeShla-H. — ShaNaH et NafaSh. — Le Bapte. — L'IONaH. La lettre N.— I.N.R.I. — Fonction de N ; ses rapports avec IONaË et NaHaSh. — La Chute et ses conséquences. — Nécessité de l’Incarnation du Verbe. — La Génération. — Les deux cerveaux de la Femme. — La conception chez la Femme et chez la T.S. Vierge. — Mystères de la Femme. — La Faute d'Êve. — L'amour réciproque de l'Homme et de la Femme. — Nécessité d’une Vierge à l’Incarnation du Meshiah. — La Religion unique affirmée par saint Augustin. — Les Néo-Sabéens. — La raison divine et ses puissances dans l Univers, — L'action de Jésus-Verbe shématisée dans la Substance humaine. — Le Mythe solaire. — Concordance des Livres sacrés.

L' enseignement anti-chrétien ; ; sès conséquences. — La Bahou symbolique. — Les Épîtres de saint Pierre — L'Humanisme anti-chrétien ; ; ses conséquences. — Le Gihen. — Citation de saint Luc. — L'Eau : sa fonction, son symbole. — Les Lois vivantes. — Le Destin. — L'Ontologie humaine ; son triple hiérogramme. — Le SHIN. — Les SHeMAH-IM. — L'énergie est à elle-même son support — La Fonction des ALHIM. — Le Verbe Créateur est Jésus. — La Clef de 5. — MAeTaTRON.— Le Nom du Père proclame celui du Fils. — IG et AG ; IGnis et AGni ; AGaus Dei.

Si nous rapprochons saint Augustin de Moïse, nous pourrons, d’un regard, mesurer tout l’ espace qui sépare le plus grand des Théologiens du Christianisme postapostolique; d'un Prophète théologal du Christianisme patriarcal.

Quand l’évêque d'Hippone nous dit : « Tousles Asiressont devant Dieu comme une seule Terre », il commente et avec quelle lucidité le mot de Moïse : AReTs, l’Unité et l’'Universalité gravitante, l'AsTeR-ité, l’Astralité. Mais l'Univers visible, le Ciel astral, n’est lui-même que le Chaos shématisé. Il n’est pas shématique par lui seul, mais par les Puissances de Logie, d'Harmonie et d’Organie que renferme l'Univers invisible, celui des Cieux fluides ondulatoires : SheMa-IM, SheMa des Ondes immenses dit Moïse, résumant en cela comme “en tout, ses devanciers MeShlaH-IM, les Chrétiens patriarcaux.

Car, si notre glorieux Nom de Chrétiens vient du latin Christiani, et celui-ci du Grec Christos, il n’en dérive pas moins de MeShlaH-IM, les Royalistes du Roi des Cieux, et de son Royaume Sur-Astral ,Cosmique, solaire et zodiacal : ISh-Ra-ÉL, trois mots qui en Thibétain, en Vède comme en Sanscrit, signifient: Seigneur-Roi-Terre Céleste. Christos, en effet, est la traduction en langue vulgaire d’un des hiérogrammes les plus por tants de la Parole sacrée commune à toutes les Universalités patriarcales jusqu’à la Division des Langues et même plusieurs siècles après. C’est cette Langue qui nous a transmis, par l’intermédiaire du Vatian et du Vède le mot MEShI-Ha = 360. Sur le Sceau du Verbe sur son blason archéométrique, 360, Nombre musical préside

le double cercle des degrés. C’est un des modes chromatiques de l’Année lumineuse divine: l’Éternité, et de sa correspondance l’Année liturgique de l'HâOuR céleste, le Temps sans bornes, puis l’Année astrale et tous ses cycles solarisés.

MESbhl-Ha, 360, est donc le Roi de la Gloire, le SheM-a des SheMa-IM, du Ciel des Cieux fluides, et de l’AReTs, l’Astralité et non pas seulement la Terre, comme l’a si bien vue Saint Augustin.

À travers les variations du Sanscrit, du Zend, du Chaldéen, de l’Égyptien et enfin de l’Hébreu, nous avons MeShla-H — 358. Sur le Sceau du Verbe, ce Nombre 358, préside au Diamètre solsticial, à l’axe des Pôles du double Univers, à l’année lunaire : ShaNal, 358, celle des Incarnations et des dés-Incarnations. Son antinomie est NaHaSh, le Serpent des générations, celui sur lequel Moïse prophétise que la Femme doit marcher. En effet, la T. S. Vierge Marie Victorieuse foule le Serpent sous le croissant lunaire, Blason astral de l’Ange Annonciäteur Gabriel, qui l’exalte dans Assomption par le MEShI-Ha.

Après ce qui précède, on comprend pourquoi les Patriarches antiques ont divisé les Langues en pracrites, sauvageonnes ou naturelles, et en dévanagaries, langues de Cité divine, de Civilisation céleste, autrement dit repérées sur la Parole cosmologique du Verbe.

Quant à NaHaSh, l’adversaire du MEShI-aH, c’est le Serpent de l'Éden, le Dragon des Eaux-Vives, célestes, l’Atiracteur de:la Biologie à Physiologie évolutive. C’est la Bête la plus subtile du Champ de l'Étendue substantialisée par le ROuaH-ALHIM.

Dans le travail des Mystères patriarcaux qu ’on n'abordaïit qu’à la trentième année, le Bapte, dans les eaux courantes, les maintes jointes sur la poitrine, les yeux fermés, recevait le Saint-Esprit, le ROuaïi des ALHIM. Quand ses sens internes puis intimes étaient ainsi ouverts, la tête tournée vers le Soleil, les yeux toujours fermés, il n’en voyait plus que la Lumière spirituelle et spiritueuse. Et dans cette Lumière déscendaient vers lui l IONaH, sous forme d’une Colombe, et un 'NaHaSh, en forme de Crosse patriarcale ou de Bâton augural. Saint Jean-Baptiste n’a point reçu par hasard un nom archéométrique qui renferme celui de la Colombe, Il n’est le IOHaN de l’IONaH que parceque le Verbe l’avait marqué de-son Shéma, accomplissant ainsi la Thorah céleste de son Sceau, avant d’accomplir celles qu’il avait inspirées sur la Terre.

Na est la Lettre centrale et, en Dieu, la Puissance qui préside à tout centre lumineux et solarisé. Elle est assignée au Fils de l’Homme en tant que Fils de Dieu. Aussi, pour accomplir en tout sa Parole dans les Langues sacrées inspirées par Elle, Jésus aura, sur l’écriteau de sa Croix, les quatre lettres I.N.R.I : en Vattan, en Vède et en Sanscrit I-NRI, Lui, l'Humanité ; I-NaRa, Lui l’Ame de l'Univers ; I-Na-Ra-Ya, Lui le NaRa-Déva, l'Homme-Dieu.

On retrouve, mais moins pures, les traces-de la Tradition sacrée dans la Mythologie indo-égyptienne d’Orphée et des autres prophètes ethniques. À Delphes et à Dodone, Apollon, le Serpent Python, les Colombes prophétiques, les Chênes votifs, les Eaux courantes des Sources et Fontaines consacrées indiquent autant de correspondances avec la Mathèse patriarcale.

Qu’est-ce done que NaHaSh ? Une créature spirituelle qui accomplit son rôle et sa fonction de faire passer l’Ame et sa Forme de l'Espèce invisible à l’Incarnation visible par la génération. |

La Lettre N, d'IONañ et de NaHaSh est la Focale, l’Archéométrique centrale et, dans les Puissances verbales du Verbe, celle qui homologue au Centre, en rayons blancs, tous les Rayons complémentaires du Cercle radiant de l’Infini, 360 ; c’est à dire de la Substance lumineuse biogénée, universellement distribuée. Ce foyer est Soleil dans les SheMa-IM, dans les Cieux fluides ondulatoires, avant de l’être dans l'Astralité gravitante, Aussi, toute cette dernière peut disparaître dans une vibration fondamentale de l’Éther, qui ne laisserait subsister aucun Corps grave; mais les Astres seraient alors transfigurés en Substances impondérables, radiantes, réglées par le même Shéma, et diversement lumineuses, comme le montre leur Spectroscopie.

La Puissance N naturalise done les Ames et leurs Formes dans l'Univers invisible comme dans le Visible. Dans le premier cas, la Lumière est directe, dans le second elle est réflexe à travers la série des Modes musicaux qui règlent le régime des Forces et de leur déploiement. Dans le premier cas, son unique véhicule est l'Éther des She- Ma-IM, dans le second le même se complique du dynamisme descendant des Cieux ondulatoires à l’Astraliié et àson Métallisme support des Forces et occluseur des Gaz, condensateur et conducteur de leurs transactions logiques, harmoniques et organiques. Enfin, dans le premier cas c’est l'IONaH qui est en jeu, et dans le second c’est NaHaSh.

Aussi, quand la Naturalisation psychique ne se fait qu'en NaHaSh, la remontée de la vie mortelle ne peut-elle pas dépasser, dans le meilleur des cas, le point du Trigône des Eaux vives d’où elle est descendue sous le souffle du Dragon des Générations. C’est ce qui a eu lieu depuis la Chute.

Ce séjour des Ames s’appelle, selon les langues : Limbes ou Nirvana, Sein d'Abraham ou de Brahma. Et ce retour aux Eaux de leur Embryogénie cosmique n’a pour issue que les Renouvellements annuels du Temps, et qu’une nouvelle Embryogénie matricielle. C’est la Chute hors du Monde du Principe éternel dans celui des Origines temporelles, hors de la Porte divine de l'Archéomètre, Solstice Nord, vers la Porte Lunaire des Hommes, Solstice Sud.

Pour qu’il en soit autrement, pour que l'Homme puisse être réintégré des Origines évolutives, dans le Principe de l’Involution divine, il faut que toute la trajectoire de la Substance qui le constitue soit biologisée à nouveau par le Principe Lui-même, assumant par Voie descendante, par abaissement volontaire, par Esprit vivant de sacrifice, les Modes invisibles et visibles de l’Existence humaine.

De là Fincarnation du MeShla-H, 358, après la descente du même MEShI-Ha, 360, dans la pures divine du ROuaH-ALHIM, subordonnant d’un Ordre angélique à l’autre et jusqu’à celui de Gabriel, toute la Puiane de NaHaSh.

Encore une fois, ce dernier n’est pas plus mauvais, en lui, qu'aucune Créature invisible ou visible que ce soit, La lumière polarisée et celle des rayons caloriques et chimiques, infra-rouges et ultra-violets retournant au bleu, ne sont pas davantage

mauvaises en elles-mêmes, pourvu qu'elles ne rompent pas l'Onde lumineuse où plane PIONaï.

Quand le Dieu Vivant Lui-même a dit aux espèces invisibles: « Croissez et multipliez sur toute l’Astralité », il a béni toute la Génération et toute génération, pourvu qu’elles s’accomplissent chez les Hommes dans l'esprit saint de cette Béné- diction. C’est pourquoi le danger de NaHaSh est de faire oublier l’Espèce céleste pour l’Individualité terrestre, l’Involution pour l'Évolution, la Biologie pour la Physiologie, lPAndrologie pour l’Anthropologie, l’Immortalité pour la Mortalité, le Principe pour l'Origine. Son danger, c’est de présenter la Génération comme une Fatalité animale ‘et non comme une Coopération de la Femme avec toutes les Puissances constitutives du double Univers, visible et invisible, avec leurs angéliques Correspondances dans: les deux cerveaux féminins et dans leur double imagination. De ces deux cerveaux, l’un est nerveux, l'autre ést sanguin ; l’un est idéal, l'autre plastique et immédiatement réalisateur, l’un est le viscère dé la tête, l’autre celui de l'Enfantement.

La Femme réalise ce qu’elle conçoit, non pas seulement physiquement, mais, et avant tout, spirituellement.

Alma des Temples jusqu’à sa puberté, la Sainte Mère de Jésus marquée par Lui comme Verbe, du Nom des Eaux-Vives célestes, offrait l’encens aux ALHIM, et elle mangeait leur Pain céleste dans le Temple du Dieu Vivant. Elle a eonçu plastiquement le Messie incarné MeShla-H, 358, parce.qu'elle avait conçu et vu idéalement le Messie, roi de la Gloire, MEShl-Ha, 360. Comment l’avait-elle vu et conçu idéalement? Voici.

Comme nous l’avons dit et répété, l'Homme n’a pas que des sens externes servis par desorganes du même nom. Ces sens ne sont que des points d'appui épigé- nétiques et évolutifs, pour une double série de sens internes et intimes, les premiers moitié évolutifs moitié involutifs, les seconds enfin qui ne relèvent que de l’Involution, de l'Univers biologique et de ses Puissances.

Les développements possibles de la vie humaine sont donc illimités, puisqu'ils peuvent rentrer dans la Vie divine elle-même par son Médiateur: le Verbe, et ses puissances spirituelles : ROuaH-ALHIM. 5

La profanation de la Femme par l'Homme, et réciproquement, est donc une Chute formidable des plus hauts Modes de la Vie dans.les derniers, de la Colombe sous le Serpent, du Saint-Esprit sous la Bête subtile qui, sans être essentiellement impure par elle-même, nous rend tels per notre _eniendement, Si nous ne Concevons qu’elle, et par notre volonté, si nous n’aimons qu elle.

Dans le premier cas, l'Homme et la Femme étant dans Amour, sont dans le ROuaH-ALHIM : dans le second, étant dans l'Égoïsme non pas à deux, mais individuel, ils sont sous NaHaSh, au lieu d’être au-dessus.

Mais le mystère va plus loin encore. La Femme peut être directement dans l’Un, les Égyptiens disaient le Même, celui qui est toujours identique à Lui-mêmel'Éternel, ou dans l'Autre, celui dont l’Essence est de changer selon le cours du Temps. NaHaSh est au Temps en Spires, ce que le ROuah en Cycles, est à l’Eternité. La

faute d'Êve, l’Épouse du premier Patriarche, fut avant tout cosmogonique, et, si l’on veut bien se rappeler que la Pythonisse de Delphes coopérait avec le Python d'Apollon qui l’embrasait de son délire, on sera moins surpris que NaHaSh exprime aussi le genre de Divination auquel il préside.

L’épouse sacerdotale du premier Patriarche, en réglant de cette manière les Initiations du Sacré-Collège féminin, amena forcément la Chute de tous les Modes de la Vie humaine, et leur réduction comme sens, à la seule Existence temporelle.

Il ya là un Mystère de Substance et de transmission de Substance qui ne milite nullement contre l’Amour réciproque de l'Homme et de la Femme, avec toutes ses conséquences ; car, ce serait blasphémer le Dieu de la Vie et le Saint-Esprit Lui-même, que de le croire. Au contraire, ce Mystère milite contre le danger d’une trop grande séparation de leurs facultés initiatiques. C’est pourquoi Saint Paul dit: « L'Homme n'est pas sans la Femmeen Notre Seigneur, ni la Femme sans l'Homme ».

L'époque du plus grand danger de cet entraînement de la Substance humaine dans le NaHaSh temporel, a été solennisée dès la plus haute Antiquité. Mais ce n’était pas le Saint-Esprit qui était présent dans les Mystères Orgiaques, c’était l'Autre, non maîtrisé par le Saint-Esprit.

Seul donc le MEShI-Ha pouvait refaire, comme MeShla-H, toute la Trajectoire divine qui va de la Substance spirituelle de l'Homme à la charnelle, en descendant du sein de la divinité à travers tous les degrés du double Univers angélique et astral. Et pour cela :l fallait une Vierge, non seulement de Corps, — l’Ame peut-être violée sans que le Corps césse d’être vierge, malgré ce monstrueux attentat; — il fallait une Vierge d’imagination, de cœur, de fait, ne voyant, n'imaginant, ne concevant pas le .mal, mais seulement la Vie vraie : IHOH, et son image : IShO-MEShI-Ha. s

Cette conclusion de la nécessité de l’Incarnation du seul MEShI-Ha, revient à dire qu'il n’y a et qu’il ne peut y avoir qu’une seule Religion vraie dans les Cieux, sur la Terre, sur toutes Les Terres ; dans l’Éternité, dans le Temps d’un bout à l’autre de tous les Temps ; et le grand Évêque africain ne manque pas de le promulguer, d'ailleurs avec cette clarté d’intelligence et cette puissance de conscience qui le caractérisent. Pourquoi ?

Parce que, du: fait de son investigation antérieure, de son pèlerinage dans tous les centres d'initiation, de son contact, non seulement avec la rationalité super ficielle et d’autant plus présomptueuse et brutale du Monde latin, avec la puérilité sophistique, brouillonne et exclusivement dialecticienne du Monde grec, mais avec la mentahté plus ataviquement profonde et plus réfléchie des autres communions humaines, il s’est élevé de la plaine vers les montagnes de l'Esprit humain.

Les rapports universels qu’il embrassait, correspondent précisément au point d’observation et à l’orographie des Hautes-Études de nos jours. De même la jeune et anarchique mentalité gréco-latine répond à nos Enseignements secondaires et, hélas ! supérieurs. Ces derniers, sans double contrepoids scientifique et religieux, constituent

ce qu'avait si bien vu Molière, l'Humanisme le plus haut de M. Jourdain et de son professeur de philosophie. Et nous avons avec le Paganisme philosophique des Humanistes, le Paganisme scientifique des nouveaux Sabéens, pires que les anciens.

Or, à la Lumière éclatante du double Critère scientifique et religieux, qu'ils ignorent ou méprisent, pourraient-ils ne pas constater que tout système zodiacal s0- laire, par exemple, est un mode vibratoire de la Raison divine et de ses puissances. Leur Logie, leur Harmonie, et leur Org ganie, shématisent ainsi toute Ondulation dynamisante de l’Éther, du Son, de la Lumière, de la Chaleur, de l’'Électricité, du Magné- tisme, puis toutes les substances dynamisées : gaz, liquides et solides. Une plaque vibrante circulaire manifeste, sous l’archet, un shéma solaro-zodiacal, par une vériu objective et qui n’a d’humain que son observation, par uné Puissance qui, à la fois Logie, Harmonie et Organie, règle les Équivalences et les Correspondances dü Nombre et de la Forme, comme de tous les autres signes de la Parole cosmogonique,

Pour la même Raison surhumaine, mais manifeste dans les Faits, le globule d'eau, vu en plan sous le microscope, nous montre le Shéma dont tout PUnivers visible est marqué. Vibrant sous le Nombre de sa Forme, et sous le Son inaudible que ce Nombre commande au degré zéro, à la gelée, ce Cercle se définit d’abord en triangle équilatéral équivalent du Nombre 3, puis en étoile hexagonale équivalent du Nombre 6, puis en étoile double ou dodécagonale équivalent du Nombre 12, et il est ainsi solar et zodiaqué.

La goutte d'Eau, comme tout le Ciel éthéré d’un Système solaire est donc vérbalisée par une arithmologie correspondante à sa morphologie, Aussi, lorsqu’avec une outrecuidance et une impudence qu’égale seule leur ignorance, nos Sabéens scientiformes militent contre la Religion parcequ'ils croient avoir trouvé la truffe du Mythe solaire, ils nous feraient sourire, s’ils ne faisaient pleurer Jésus sur notre humanité gouvernée par une telle race !

Enfin, si Jésus Verbe Incarné a shématisé son Action dans la Substance humaine déchue, en se choisissant douze Apôtres soixante-douze Disciples puis trois cent soixante Affiliés, il n’a fait qu'accomplir sa propre Loi logique, harmonique, organique comme Verbe Créateur. Et il n'appartient pas plus à la mentalité de la troisième caste de l’Esprit humain de comprendre la raison de la Raison suprême, que, d’ériger son propre verbiage en Enseignement à l’encontre de la Parole Sacrée.

Et si le même Sceau archéométrique marque les Œuvres des MeShaHIM, anté- rieurs à l'Incarnation : Numa, Minos, Orphée, Moïse, Zarathoshtra, Pho-Y, Chrishna et Manou, si aujourd’hui encore, malgré sa décrépitude, l’Université-Mère du Brahmanisme, porte cette marque patriarcale, cela prouve toute autre chose que l'inepte conclusion des pariahs volontaires du Royaume, Royaume suprême de la Raison de toutes choses, aussi bien que de la Conscience qui en prépare la compréhension.

Que l’un de ces perroquets de Macrobe s’élève donc jusqu’à la Fonction opératoire que recouvre leur prétendu Mythe solaire, jusqu’à l'Unité et l’Universalité d’action centrale et cyclique sur le Cycle humain.

Ainsi tombe, et du même coup, tout le système d'interprétation néo-païenne des

Livres sacrés de tous les Temps l’allégorisme panthéistique et naturaliste des mé- taphysiciens comme Fabre d’Olivet. Loin d’être le résultat de la volonté individuelle et dela raison subjective d’une série de théosophes à la moderne, fieligions et Livres saints concordent pour ceux qui en comprennent la Sagesse et la Science. Mais

la Maîtrise de cette concordance n’appartient qu’au MEShl-Ha, parce qu’il est seul la Religion des religions.

Hélas ! de nos jours, nos Enseignements universitaires aveuglés et complétés par Macrobe et Dupuis, forment l’anti-Religion et l’anti-Christianisme de la mauvaise Clergie bourgeoise, la politicienne, la supplanteuse, l’anti-soctale, la sectaire. Elle remplit la fonction diluvienne et résorbante, mais pestilentielle, de ce que les Brahmes appelaient la Bahou du Chaos, la Truie des Mystères, la Gastromante des déiritus et des excréments d’érudition. C’est ce symbole qu’ont revendiqué les Troyens et après eux les Romains dans la Gens Julia, posant ainsi nettement le caractère de la civilisation sauvageonne qu'ils opposaient à celle des Temples, Louve dévorante d'abord; Truie exégétique ensuite.

C’est cette race que le Prophète et saint Pierre désignent ainsi, Ép. 2°, II, 22, « Le Pourccau nettoyé s’est vautré de nouveau dans l’ordure, le chien est retourné à son vomissement. » Notez ce IL, et ce 22, à propos de l’opposition au Verbe apostasié, et des XXII Puissances de la Parole divine, ainsi reniée et de nouveau perdue.

Mais l'Apôtre ne se borne pas là. Ép. 1", 1V,.17. « Voici le temps où Dien va commencer Son jugement par Sa propre Maison. » Il s’agit ici des divisions de l’Église en églises rivales, de la Religion en cultes hostiles, de la Catholicité en éthnicités caï- nites, enfin de l'État social chrétien en nationalités fratricides. « Et s’il commence par nous, quelle sera la fin de ceux qui ne croient pas à l'Évangile de Dieu. » Ici c’est la Clergie renégate qui est visée après le Clergé.

« Fontaines sans eau, ajoute l’Apôtre, Ép. 2%, II, 17, nuées agitées par des trombes de vent : de noirés et profondes ténèbres leur sont réservées. »

18. — « Car tenant des discours pleins d’insolence et de folie, ils amorcent par les cupidités instinclives et les satisfactions de la matière, ceux qui auparavant étaient séparés des gens qu'infecte l'erreur. »

19.— «ls leur promettent la liberté étant eux-mêmes esclaves, serfs de la conception, puisque quiconque est vaincu, devient esclave de celui qui l'a vaineu.

Voici maintenant l'avertissement qui vient éclairer les noires et profondes ténèbres réservées aux peuples aveuglés qui se laissent conduire par ces aveugles de Clergie.

21. — « En effet, il eut mieux valu pour eux qu’ils n'eussent point connu la Voie de la Justice, que de retourner en arrière après l’avoir connue et d'abandonner la Loi sainte qui leur avait été donnée. » De même, le Seigneur dit de Judas : « Il eut mieux valu pourlui qu'il ne fût pas né, »

De ce mauvais humanisme à l'Humanité, il ÿ a toute la différence de la Régression au Progrès, de l'Instinet à l’Intelligence, du Sauvageon à la Greffe, du pire Paganisme

au Christianisme, de l’Anarchie par Agnosie au Principe divin de la raison et de la conscience humaines.

Écoutons encore l’Apôtre à ce sujet, Ép. 2, IF, 2. —« Les Anges quoique supérieurs en force et. en puissance ne s’ostracisent point les’ uns les autres, avec des paroles d’exécration et de malédiction. » - -

12. — « Mais ceux-ci, semblables à des animaux sans raison, sont nés pour être la proie des hommes qui les font périr, (les conquérants et les invasions militaires). Ils attaquent par leurs blasphèmes ce qu’ils ignorent, (Agnosie) et périront par suite dans les révolutions honteuses où ils se plongent. (Anarchie.) Ils récevront la récompense que mérite leur iniquité. »

L'humaniste anti-chrétien est en effet un deshumanisé ; c'est un démentalisé, châtré de l'Esprit Saint ct sain de la Vie et de son Critère vrai : Vie céleste, Vie terrestre, Vie sociale, Vie individuelle à tous les degrés de ces Hiérarchies.

C'est cet humaniste qui au nom de Îa philosophie jeta Pythagore, nouvel Hercule, dans les flammes, Cest lui qui avait jeté dans l'Ébre la tête sanglante d’Orphée, nouvel Abel. C’est lui enfin qui, après avoir massacréles Prophètes successeurs des ALHIM de Moïse, avait substitué à la Loi sociale de Dieu, sa propre loi politique.

Chez nous, le genre d'humanisme dont il s’agit ici était sévèrement qualifié par Voltaire : « Race de singes et de. perroquets! » C’était exprimer à l’égyptienne une mentalité d'imitation. Par les lois secrètes de l'assimilation psychique elle peut même aller jusqu'à la possession infernale, crisiaque, et dégénérer de Philosophie prétendue en Philomanie, de folie rationnelle individuelle en délire raisonneur collectif, chevauché par l'esprit des Démons .anthropophages, que les Védas nomment Rakshasas.

Les Brahmes, d’après les anciens Patriarches et cela par observations et expé- riences, assignent pour séjour à ces démons, ceriain désert torride dont ils précisent le lieu géographique, correspondance d’état psychique. C’est la Gühanna des Védas,, le Gihen ou Gihenan de la Bible, et ils ajoutent : « Dans le désert des Shuman, point de départ des trombes, des typhons et des souffles mortels du midi. » L'empire détruit du Dahomey avait été sous cette influence.

Comme tous les mystères, celui-ci est dévoilé dans la Barith-Ha-Kadoshah : Ha Bashorah, Ha Kadoshah de Saint Luce : VITE, 27, Remarquez ces nombres lunaires et

« Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint à Lui un homme qui, depuis fort longtemps, était possédé du Démon. Il ne portait point de vêtements, el ne demeurait point dans les maisons, mais dans les cavernes sépulcrales. »

28. — « Mais dès qu'il aperçut Jésus, il se prosterna devant Lui et, s'écriant de toute sa force, il dit : Qu’y a-t-il entre Vous et moi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? » (L'Hélion de Melchissédec.) « Ne me tourmentez point, je vous en conjure. »

29, — « Car Jésus commandait à l'Esprit impur de sortir de cet homme qu’il agitait souvent avec violence. On Île gardait enchaîné, les fers aux pieds ; mais il rompait ses chaines, et le Démon l’entrainait vers les déserts. »

30. — « Jésus lui dit : Ton Nom ? — Légion, lui répondit-il; parce que plusieurs démons étaient entrés dans cet homme. »

31.—«Etces démons priaient Jésus de ne pas leur commander d'aller dans | Abadôn.»

Ici, comme partout, éclate l'Iuinanité céleste de Jésus, celle da divin Modele, de la divine Image de IHOH, sur le Type de laquelle l'Homme fut créé dans le Monde divin, dans l’Aïn-Shoph du Verbe : Aïn, l’Antérieur dit Moïse. Le Verbe Créateur et Incarné exauce les démons. Grâce à Sa Pitié, ils vont passer de la plus terrible épreuve, celle du Feu, à une plus douce, celle de l'Eau.

32. — « Or, comme il y avait [à un grand troupeau de pourceaux qui paissaient sur la montagne, les démons le suppliaient de leur permettre d’entrer dans ces porcs et Il le leur permit ».

33. — « Ils sortirent donc de cel homme et entrèrent dans les pourcraux. Aussitôt le troupeau se jeta ‘avec furie du haut des rochers dans le lac, où tous se noyèrent. »

Que de choses à dire sur ce qui précède ! Dans toute la Sapience antique, l'Eau est le véhicule de l'Esprit, et l'Esprit animateur a pour correspondance zoomorphique une Colombe aérienne et aqueuse, comme l'Esprit animal, impur, une Truie. Aussi le Nom du Baptiste est-il celui de la Colombe qu'on peut lire sur lArchéomètre dans l’Immergence des Lettres du Trigône de la Terre des Vivanis, sous la ligne d'horizon du Triangle des Eaux-Vives. ES

Cet hiérogramme est [O0 ratiaché à la lettre solaire N. C'est l'Ioni cosmogonique des Védas et l’'IONaH de Moïse : IOaN, Jean.

Pour les faire remonter d’un degré dans l’Existence d’un Monde qui n’est invisible qu'aux yeux demi-aveugles de la chair, ces Démons savaient qu’il leur fallait la grâce de Jésus et la possibilité de rejeter sur des corps impurs, le feu subéthéré qui les consumait. Îls savaient qu'après ce sacrifice à la divine Substance, il leur fallait enfin l'Eau lustrale que la Présence seule du Seigneur vivifiait.

Et comme c’étaient des Ames d'hommes, en quelque sorte infernalisées par leurs crimes, elles souffraient ; la divine Pitié lessexauça parce qu'elles La priaient. Elle cxaucera de même le Larron de droite.

Je sais bien que les Philosophes qui fabriquent Dieu et l'Univers à leur image admettent peu, en général, la Grâce, la Pitié, tout ce qui de prés on de loin a trait au cœur plus qu’au cerveau. Leur idéal subjeclif est une sorte d'impassibilité dédaigneuse des passions et même du sentiment puisque, passible, on Île retrouve aussidans la Psychologie diteanimale et, au fond, analytique de l’humaine. Ils oublient que derrière la Passiviié qu'implique le mot passion, il y a lÉnergic-mèrc, active, qu'exprime le mot Affection, le Feu dont la Pensée est la Clarté ; mais quoi d'étonnant quand on met lPAbstraction à la place de la Vie. |

Ils eussent laissé mourir le possédé dans une suprême attaque d’épilepsie, de catalepsie ou de paralysie, parce que leurs sens internes et à plus forte raison les intimes étant fermés, ils n’eussent rien vu, entendu ni compris.

Que le Verbe soit Créateur, Incarné ou Ressusciié, il est l'Existence de la Vic éternelle et cette Vie, dans toute la Synergie de la Sagesse divine, dans toute l'Énergie du

gs L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

divin Amour : l’Exisience de la Vie souveraine avec son Don royal de Grâce. Ses Lois directes ne sont pas abstraites; vivantes, ce sont des Êtres créés, existants et subsistants.

Elles affectent dans l'Univers visible ou physiologique bien des Aspects d'Équivalence. L'un des derniers est mécanique et d’apparente Fatalité. Mais, ces décrets vivants de la divine Liberté ne sont rien moins que le Fatum antique, que l’Ananké, que l’Athéisme, iniquement préposés par l’École ionienne, par Hésiode et par Homère, au gouvernement des Dieux qui sont nos Anges, (nos démons parfois,) et. de l’ordre universel invisible à nos yeux terrestres.

Ce Fatum prétendu est, au fond, un Don du Verbe : PhaO, Fa-ri, un Don de Grâce royale octroyé par l’Existence divine au Néant ou au Chaos. C'est un Habeas corpus universel et cette soi-disant Anankë, est en réalité la Providence, la Prévoyance, la Pourvoyance de cette même Grâce souveraine. De plus, cette charte de l’Existence divine est librement et éternellement acceptée dans sa Substance même, dans un Acte perpétuel de Vie et d'Amour, comme la meilleure possible, par ces mêmes Étres archangéliques, et ces tres sont à la Parole vivante du Verbe comme les Lettres de son Alphabet psychique : A-Th.

C’est pourquoi saint Jean, lu en langue de XXII Lettres, en syriaque, ou en hébreu, dit: « Le Principe est le Verbe, et le Verbe est l’ATh des ALHIM » ; ce qui signifie que les ALHIM sont au Verbe comme dans l’Ontologie androgonique les Fonctions ou Facultés du ROuaH au NePheSh, et celles du NePheSh au NiSheMa.

Tout cela se lit encore en objectivité sur l’Archéomèétre. Cherchons-y, par exemple, les trois hiérogrammes de l’Ontologie humaine. Nous verrons immédiatement toutes leurs correspondances dans le double Univers,:à commencer par la divine Trinité, son Hexade et leur Centre solaire, celui du « Lumen dé Lumine », ou de quelque Soleil ou Cœur astral de quelque chœur solaire que ce soit.

| THÉOGONIE ANDROGONIE Een "© Essence : IHOH. NiShAMaH hébreu HaM(n)SHIN vattan et vède Existence : IPHO-IShO. NePheSh — ShaPhaN — Substance: ROuaH, ROuaH Er HaOuR à

En cela comme toujours, il faut écarter les lettres de prononciation vulgaire. Celles qui restent ici sont, dans ce qui précède, communes à l’Androôgonie et à la Théogonie.

Dans les deux premiers hiérogrammes, elles s'appuient à la centrale solaire N. Celle-ci par la Lumière invisible ec. visible ourdit le Nœud, opère la Naturalisation : NaT.— © €Q.

Il est à remarquer aussi que NiShAMaH, tel qu’il est écrit, a pour équivalent numéral 396. Il réflète donc ShOPh-Ya, dans la somme de ses nombres donnés par les lettres de IPhO et de IShO. Le contrôle de l’hébreu par le vattan et le vède, donne

HaM-SHIN, car il ne faut pas tenir compte de la transformation de l’M en N, selon les règles de la Table euphonique du Ramayana ; pure question de prononciation qui a d’ailleurs son importance spéciale. - Fo

L'hiérogramme double HAM et SHIN a pour nombre 45 d’une part, et 360 de l’autre. Leur somme est le nombre 405 — 45 x 9. 45 est le Nombre d'ADaM. 360 est le Nombre de l'Esprit présidant à l’Harmonie du Temps sans bornes, le Ga-Na hébreu du Na-Ga védique. 360 — 45 X 8; 8 —H commande le Cancer, la Porte de l'Homme. C’est le H de Héva. 360 — 9 X 40 et 40 — M. Nous verrons en relatant la réforme de Krishna, la fonction de cette dernière lettre.

Tous ces faits que l’Archéomètre rend expérimentaux, en les révélant dans leurs Lois, jettent une Lumière céleste sur le Mystère qu'exprime le degré de Vie superéternelle que donne seule la divine Sagesse de la Très Sainte Trinité.

SHIN, dans toutes les Langues de l'Orient central et de l’Extrême-Orient, telles que le Thibétain, le Japonais et le Chinois, exprime l'Esprit en tant qu'Être vivant et existant dans la Substance des Cieux fluides et non astraux. Ces Cieux fluides sont l’Univers invisible. L’Attraction universelle procède par eux du ROuaH-ALHIM. Elle involue la Pesanteur évolutive ou attraction centrale de chaque Astre. Elle renferme la triple Maîtrise logique, harmonique et organique de leur rapports entre eux, c’est à dire des Lois qui les règlent ensemble.

En retournant maintenant au mot hébreu qui a, pour équivalent subordonnant, le Nombre de la Sagesse divine 396, il n’est pas indifférent de voir que les Cieux fluides écrits ainsi: SheMAH-IM, donnent aussi le Nombre 396. Et cette mauière d'écrire ce nom correspond au Ciel des Cieux, celui de l'Esprit pur, du ShIN de IShO, ou Ciel divin sur-éthéré. Ce Ciel, par l’Étre soumis: au ROuaH-HaOuR des ALHIM: commande toute l’Énharmonie vue par saint Jean, tout le Chromatisme, toute la Diatonie des Puissances, des Forces organiques qui leur sont soumises et de l’Astralité support pondérable de ces Forces. Je dis pondérable, car il y a d’autres supports, en remontant du Ciel astral au Ciel fluide.

L’Observation etl’Expérience armées comme elles le sont aujourd’hui ne tarderont pas à découvrir que, dans ses Modes directs, l'Énergie est à elle-même son support, de mode en mode, jusqu’au fondamental qui les renferme tous dans son Universalité : cela en remontant du particulier à l’Universel, de l’Astralité à l’Éther et au-dessus encore. De sorte que, en cela, comme en tout, il faut en revenir à l'Essence absolue constituant toute Existence relative par sa Puissance d’Existence et de Substance autrement dit Support.

C’est précisément ce que, d'accord avec saint Jean, Moïse dit dès ses premiers mots. ,

« BRA-ShITh, le Principe Hexadin, le Support vivant de l’'Hexade, le Créateur des Six, de la Sixte phénoménique, BRA créa les ALHIM, ATh-Ha-ShaMa-IM, Ame des Cieux fluides et ATh-Ha-A-ReTs, Ame de l’Unité et de l'Universalité gravitante, » (Car

À = 1,et ReTs signifie Graviter, Courir en Cercle, en Sanscrit: STaR: Étoile, Astre, Astralité.

Or, quel est le Principe de l'Hexagone inscrit, puis du Cercle, sinon le Trigône ? Il résulte de ceci et de ce qui précède, que les ALHIM sont à la Trinité comme la Ré- flexion à l’Incidence ; qu’ils sont l’Ame logique, harmoniqueet organique de la Duitédes Cieux fluides et du Ciel gravitant ; qu’ils sont enfin la Réalité substantielle des premiers et du dernier, même si la matière qui paraît servir de support à la Substance retombait dans le Chaos primordial, dans le Tohu : Amorphie, dans le Bôhu : Inanité

nébuleuse, Inorganie. N'oublions pas non plus que les ALHIM opèrent selon le ROuaH, l'AH-OuRa du

premier Zoroastre.

Nous ne saurions trop prouver que le Verbe désigné sous le nom de Principe Créateur de la divine Hexade, lPlnspirateur de Moïse, est bien le même que Jésus. Comme toujours, nous ne nous contentcrons pas de la tradition d’une seule Université.

Le Nom donné par l’Infante égyptienne à Moïse comporte, comme nous l’avons vu, le nom deJésus M-OShI,IShO. Siles Rabbins n'ont pu le retrouver dans l'écriture habituelle du nom de Moïse: MOShÉ, c’est qu’ils ignoraient l’ablation de la Clef de 5, faite par Daniel en de nombreux mots qu’il importail de voiler (1). En hébreu, cependant, cette Clef est restituée dans un autre hiérogramme : MOShI-Wo, le Libérateur. Moïse fut en effet le Libérateur, moins des Juifs que de lOrihodoxie patriarcale dont il leur imposa le Sceau divin au Nom de Jésus.

Le Talmud et la Quahbalah désignent l’Inspirateur céleste de Moïse sous le nom de Mœætatron, mais ce n’est qu'un voile du vrai Nom. La prononciation l’a aliéré en effet, en affectant chez les peuples Juifs et Arabes le son é, à certaines positions de la lettre a, comme dans Alhim prononcé Elohim ; mais, écrit ainsi : MAeTATRON 316 IShO. ‘Les Rabbins ont en vain cherché partout l’éthymologie de Matatron, elle est dans le Sanscrit MATA, Mathèse, TRON, Trâna Sauveur et Salvation.

La correspondance des mots par les Nombres survécut à la Division des Langües. Par exemple : M, 40, prononcé Ma signifie l'Eau en vattan, en vède et dans beaucoup d’autres langues orientales. En ExtrêmeOccident, chez les Incas, ATL, 40 racine du mot Atlante, signifie également Pau. Cette clef qui n’explique qu’une des correspondances sacrées de la Parole archéométrique s'applique donc à tous les Livres saints et même à toutes les Mythologies. Elle prouve ce que nous avons dit dans nos notes sur la CaBa- Lall des Patriarches et de N.S. Jésus-Christ leur Inspirateur. En cela, encore, les Juifs n’ont été que des intermédiaires, le plus souvent involontaires et inconscients sauf les

Prophètes.

(4) Cette Clef de 5 était basée sur an dédoublement comprenant une partie cxotérique Écrite, et une partie ésotérique Orale, marquée chacune du Nombre 5, et dont la réunion constituait le nombre 10, correspondant à la Lettre I, affcctée à l'Identité dans le double Univers. La Clef enlevée l’I, devenait scripturairement JF ou É — 5 ; et celte cryptographie sacrée n’était accessible qu'à l'Initié possesseur de la Clef et des Noms auxquels il devait l'adapter. Telle est la raison, encore, de la division en cinq parties, de tous les Livres sacrés se référant à la Proto-Synthèse. Voir Appendice HT. (Note des À. de St-Y.)

Les difficultés qui rendent le sens du mot Matatron si obscur à ceux qui ignorent ces correspondances, surgissent devant un autre Non qui a lassé lui aussi la patience des Rabbins, c’est Shadaï; car il y a deux écritures de ce nom qui, lu ainsi : ShADAI =316 le Verbe, le ShVa-DHA vattan, le Swadha védique, ISLO, Jésus (1).

D'ailleurs, même les Cabalim des Alphabets que j'appelle lunaires et entre autres les Koranites ésotériques disent, d’après le Livre liturgique nommé Maksurâ, folio 40 : « On appelle Maetatron le Chef qui voit Dieu face à face; on l'appelle également IeShOua. » La figure biblique de IShO sous ce rapport théoptique, est Josué fixant le Soleil.

J'espère que toutes ces preuves seront concluantes en ce qui regarde l'identité du Verbe et de Jésus, à travers tous les démembrements de la Protosynthèse patriarcale. Je suis loin d’avoir épuisé toutes celles que Je pourrais donner, mais il me faut clore et je clorai les précédentes par une seule qui ne sera pas la moins extraordinaire. |

Le Nom du Père proclame le Fils, la divine Essence et la divine Existence. IHOH qui signifie : « Moi la Vie » et « Je suis », a pour Nombre 926. Ce nombre mystérieux rendu lettre pour chiffre donne CO en vattan et en vède, puis en sanscrit CV, CaVi, le Créateur par son Verbe, Dieu-Poëte. Sur le premier Trigône archéométrique, celui du Verbe et de Jésus, cette Poésie divine se lit PhOSh-Ya, et nous voici ramenés par le véde et le sanscrit et les groupes dits sémitiques, mais antérieurs à Moïse, à cette PhOSh-Ya dont nous avons parlé ailleurs, et qui, dans ces langues antiques, a le sens de Manifestation solaire, de Cosmo-Phanie du Ya, de Suprême Beauté créatrice, et c'est sa splendeur radiante dans les mêmes Lettres, celles du Nicod bilo ShOPh.

Faut-il prolonger cette vérification ascensionnelle des évidences hiérarchiques de la divine Vérité ? La Sainte Essence inaccessible IHOH, va encore nous répondre par la Parole de son Verbe. Mais interrogeons-la pieusement, car la Raison suprême n’a pas peur de notre raison ; car le Principe divin demande notre vérification en tant que Verbe-Créateur, comme lorsque, revêtu de notre chair, Il disait à saint Thomas de vé- rifier les plaies de Son Côté et de Ses Mains.

Qu’y a-t-il derrière cette manifestation de l’Existence divine, derrière cette Poésie de son Verbe, derrière la Sagesse même dont cette Cosmo-Phanie est la Splendeur créatrice ? Quel en est le fond, le mobile, le moteur, dans le Centre même de l'Énergie absolue du Père ?

Est-ce le reploiement de la Pensée sur elle-même ? Est-ce le Me... de l’École vé- dique lunaire substitué par Krishna à la solaire du Verbe, 3100 ou 3200 ans avant l'Incarnation de Notre-Seigneur ?

Voici la réponse : 26, somme des nombres de IIOÏI, nous a donné Île Ca-Vi des Védas : « Brahma-Cavi », disent les Livres sacrés datant de Krishna. Or, il n’y a aucune correspondance numéralc d'extraction entre ces deux mots juxiaposés, et celle qui exisle indéniablement entre CaVi et IHOÏH, 26, provient évidemment de la Proto-

(1)L'autre écriture est ShaDal, c’est le petit Shadaï, dont le nombre 314 ou 3.14, exprime le rapport du Diamètre à la Circonférence, (Note A. de St-Y.)

synthèse patriarcale, dont l’École aryenne a hérité sans en conserver le Principe premier.

Allons plus loin. Le radical de 26, son intime est 13, Or, en Étrusque, 13 est IG ; en vède et en sanscrit décimal, ce même nombre se lit AG, 1 et 3. Cette racine a donné naissance à IGnis, AGni, AGiosh. L’inversion donne GA et GI ; GA en hébreu la Splendeur, en vède la Puissance organique d’AGni, et aussi sa pénétration universelle. « Notre Dieu est un Feu dévorant. »

Ce Feu de la divine Essence, s’il peut être ,parfois terrible, n’en est pas moins le fond même de la Vie ; son Cœur est l’Amour Créateur, l'Amour Conservateur, l'Amour Rénovateur et Sauveur, Absolu, Éternel, Infini. C’est bien le ShVa-DHA vattan, le Swadha védique et sanscrit, le DatU-ShO du premier Zoroasire, 2800 ans avant Notre-Seigneur.

C’est donc bien le Sacrificateur de Soi-Même à tous, l’Agni des Védas, notre AGNUS DEI. -

Le Ganon organique de Vie de l'Humanité et sa Révélation

Les Soudras. — Étymologie du mot Paganisme. — Go ; Go-Y. — Kahal et Kahalah. — Triple organisme du Kahal. — Paroïsses ou Kahals aux prises avec l'État Go-Y. — L’Impôt de jeûne et ses ressources. — Nécessité de l’Autonomie chrétienne. — Le Canon social de la Tradition sacrée. — Légitimité et Légalité. — Le Canon social est-il positif ou mystique ? Pourquoi le Sacerdoce n’en a pas cherché le sens positif. — Tendances de l'Église d'Occident à l'Or œanisation sociale. — Pourquoiles États généraux européens ne peuvent s'établir sur le modèle des États-Unis d'Améri ique. — Conséquences du Congrés de Wesphalie. — Nécessité du rétablissement des trois Pouvoirs sociaux. — La Révolution européenne et le Souverain

Pontificat. — La Révolution française et ses suites sociales. — Nos efforts auprès du Gouvernement fran- çais, — Les Lois de l'Histoire à l’œuvre dans les Faits.

Il serait injuste d’envelopper sous la même désignation que la caste entière des Soudras du monde antique, celle que nos « Missions » appellent l’Économique. Elle est, en effet, la base de tout État social conforme à la Tradition sacrée, religieuse et catifque à la fois.

Rapportée à la Vie divine, elle correspond à la Substance dans la Trinité; à son rang, dans la vie sociale elle est la subsistance collective. Le mot Paganisme ne fut donc pas appliqué primitivement à toute la classe économique, elle fut réservée aux Lettrés révolutionnaires el politiciens du Tiers État et à leurs sectateurs, et cette caractéristique verbale date de l’époque connue sous le nom de Division des Langues qui signifie aussi et surtout des Doctrines.

En Vède et en Sanscrit, Pakkana veut dire Bourg de refuge des Hors-caste, Bourgeoisie révolutionnaire. Aussi, quand les loniens avec les Phéniciens envahirent

la Grèce et lltalie patriarcales, ils y portèrent leur Pakkana, Pagos, Pagus, d’où Paganus, l’homme du Bourg, l'intermédiaire entre la campagne et la ville, entre l'Économie provinciale et les deux autres Pouvoirs sociaux, Mais, en entraînant par leur philosophisme, et leur politicisme de substitution, les Burghmen à renverser les deux premiers Pouvoirs et à esclavager toute l'Économie provinciale du troisième, les Lettrés ioniens ont forcément rénové chez les Orthodoxes, le mauvais sens du Pakkana sanscrit.

C’est pourquoi les Chrétiens de la première heure appliquent le mot Paganisme à tout l’État mental et gouvernemental de l’Empire romano-grec esclavagiste.

Les Apôtres, en leur langue shématique, disaient la même chose sous une autre forme : Go, Go-y, Goïm. Ce mot, traduit par Gentils, perd sa valeur d’hiérogramme non seulement par le calembour auquel il prête, mais en passant d’une Langue shématique à d’autres qui ne le sont pas. GO signifie, en sanscrit, bœuf, vache, troupeau, En hébreu c’est tout peuple inorganique ou privé de son organisation directe, au profit d’un État politique de Lettrés parasitaires.

Krishna le fondateur du Brahmanisme actuel, fut nommé Go-Pata, pour avoir, aux dépens de la Proto synthèse, celle d’'ISOua-Ra, fait un Concordat avec le Proto paganisme, celui des Soudras.

GO est l’antinomie du type normal Kahal, Kahalah, Kahalim. Le Canon social de la Tradition sacrée est renfermé dans ce dernier hiérogramme. La racine vattane, védique et sanscrite est Ka jointe à AL. Ka signifie l’Union de l'Esprit, de l’Ame et du Corps, soit dans l'individu, soit dans la Société. AL exprime la forme parfaite de l’'Essence pure, sa contenance, son organisme intégral, la Beauté du Vrai, eic. Kahal exprime donc en ces langues, plus clairement encore qu’en hébreu, le Canon social des Patriarches, adopté par Moïse comme il l'avait été par Manou.

Ecclesia, Église, en tant qu'État social ,céleste et terrestre, en tant que Société divine et humaine, vient du mot hébreu: Ha-Kahalah comme celui-ci des Langues sacrées ci-dessus. Nous avons traité à fond ces questions il y a longtemps, mais il n’est pas sans intérêt, à l’heure actuelle, de revenir sur nos Missions. Dès 1876, et plus tard, 1882, nous avons donné, preuves en mains, les clefs historiques des problèmes religieux, universitaires, sociaux, et par suile politiques, dont la France et l’Europe sont travaillées. Nous avons confié ces œuvres à la conscience de nos contemporains, et avec plus de confiance encore, à la vérification du temps par les événements. Celle-ci est assez complète déjà pour que nous puissions revenir sur nos pas à propos des mots : Kahal et Église.

Kahal est la Paroisse, la Municipalité-Type des Fidèles présidés par leurs prêtres presbyiériens. La pression séculaire de la Raison mentale et gouvernementale Go-Y, a fait passer ce type de l’État organique à l’état mystique et c’est ce fait si important que nous voulons signaler de nouveau.

L'organisme de la Paroisse ou du Kahal, quand :l est conforme à son Canon scientifique et théologal en même temps, est tri-ordinal. Kahal ou Paroisse est le premier groupement, celui des Familles Pères et Mères, hiérarchisés en trois ordres.

Kahalah ou Église, dans un sens plus général, est la Fédération provinciale des Paroisses présidée par l’Épiscope ou Évêque. -

Puis vient un autre degré fédéral, celui des Provinces et des Évêchés présidé par le Primat. Enfin vient l’Universalité terrestre, le degré primatice présidé par le Souvcrain-Pontife.

L'Humanité n’aurait pas besoin d'autre Organisation, si les Hommes en étaient dignes: c’est le Socialisme scientifique et religieux, tout autre est une erreur d’Idéologues ou une politique de Lettrés parasitaires.

Retournons à la molécule organique, à la Paroisse. Aux termes du Canon patriarcal, de l'Unité et de l’Universalité indéfectibles de la Tradition sacrée, la Paroisse a donc un triple organisme.

Considérons-le aux prises avec un État social et gouvernemental Go-y, avec sa Raison enseignante et sa Raison d’État païennes:

Parmi les attributions du premier Pouvoir social dont font partie les prêtres, ainsi que lespères et mères de famille, se trouve l'Enseignement dont lecaractère est de mener de front l'Éducation et l’Instruction avec prédominance de la première, pour des raisons que nous avons déjà longuement exposées.

Aucun État Go-y que ce soit, ne peut empêcher les Pères et Mères de famille, de se dévouer à cette fonction en se choisissant entre eux dans ce but. Nous allons voir tout à l’heure sur-quelles ressources inépuisables ils peuvent compter au terme du Canon social.

Parmi les attributions du deuxième Ordre est le Conseil juridique des Arbitres. Aucun État Go-y que ce soit ne:peut empêcher la Paroisse de se passer dela Magistrature du Gouvernement politique en recourant .à ce tribunal d’Arbitres pour régler ses propres différends. Il en résulte une énorme économie et pas de scandale public.

Saint Paul ne laisse aucun doute au sujet de la valeur théologale de tout ce qui précède ; et elle n’est théogale que parce qu elle formule exactement la Vérité scientifique de la Sociologie.

Parmi les prérogatives du troisième Ordre paroissial, celui qui représente l'Économie de la Paroisse, se trouve l'appel de l’Impôt de Jeûne, tel qu'il se pratiquait dans les premiers siècles. L’année ecclésiastique compile environ soixante jours du jeûne anodin qu’elle nous demande. Aujourd'hui ce jeûne est mystique, il n’intéresse que l’Individu et n’a aucune portée pratique pour le Bien de la Communauté. Mais remonions au temps où il avait une utilité sociale, et voyons ce qui peut en résulter de nos jours.

Il va sans dire que l’Impôt de Jeûne, réclamé comme nécessaire par le troisième Ordre purement laïque, est obligaloire pour les trois Ordres en excecptant les Indigents.

Supposons que du plus riche au moins riche, la nourriture de chaque jour soit dans le rapport de trente francs à trois. La tradition fixe la dime: trois francs pour l’un, trente centimes pour l'autre ; moyenne : un franc soixante cinq centimes.

Qu'en Franceil y ait seulement vingt millions de catholiques voulant ou pouvant observer les soixante jours de jeûne ou à peu près que comporte l’année liturgique, et un simple calcul nous fera constater la somme colossale que cet impôt, qui ne coûte rien à personne, puisque pris en somme sur le superflu, peut produire. Et, au bout de dix ans, que serait-ce ?

L'Église de France peut donc se passer d’être inféodée à l’État Go-y el conquérir son autonomie économique qui assurerait non seulément son indépendance et sa dignité, mais l’accomplissement par elle de l'Organisation chrétienne et de la Promesse de N.-S. Jésus-Christ. Sérictement laïque quant à son Ordre économique, elle saurait bien aussi se mettre à l’abri de la Fiscalité des Païens.

Le dixième seulement de ce que produirait l’Impôt de Jeûne serait plus qu’il n’en faudrait pour assurer contre la mendicité les balayares de Séminaires, de Lycées et de Basoche, dont la Cupidité éternise chez nous PÉtat mental et gouvernemental païen.

Et quand cette race Go-y, après avoirtout souillé, aura tout ruiné, l’Écclésial pourra toujours tout reconstruire sans rien demander au Gouvernement des frelons, s1 ce n'est de laisser ses ruches tranquilles. Il pourra même solder entièrement l’Armée, Ja Marine, la Gendarmerie et sa propre police pour assurer cette tranquillité en cas de nécessité.

L’Autonomie chrétienne n’a donc besoin de personne mais l'Univers a besoin d'elle. C’est en vertu de cette autonomie mentale et sociale que nous avons dit il ya vingt ans : Nous ne sommes ni Conservateur, ni Destructeur, mais Allié du Créateur. Cette alliance est le nom même de l'Évangile, en hébreu: Ha-Barith, Ha Kadoshah, ce qui signifie la Sainte Parole donnée, la Sainte Alliance.

Après avoir décrit l’Organisme chrétien, écoutons sur ce point capital l’Apôtre des Gentils, dans sa Langue shématique pour ne pas perdre une nuance de sa pensée.

Le lecteur est prié de comparer ce qui va suivre avec les traductions en langues non shématiques, il verra ainsi pourquoi j’en appelle, en cas de besoin, de ces dernières à l’hébreu ou au syriaque, dans toutes les questions de cette importance. Je sais que le Concile de Trente a donné à-la Vulgate une prééminence qu’elle n'avait pas auparavant. Il l’a fait en vue de retenir les Catholiques sur la pente du libre examen qui, procédant sans principe et sans loi scientifiques, était à la merci du philosophisme individuel sous le nom de Protestantisme, Mais je n’oublic pas non plus, et je l'ai rappelé plus haut, me reportant à des années en arrière, que le pape Nicolas I avait encouragé le très religieux et très savant Gionnozzo Manetti à traduire la Bible en trois colonnes, trois versions dont une directe de l’hébreu; le même encouragement lui avait été donné en ce qui regarde le Nouveau Testament. La Papauté a donc pratiqué l'Exégése avant la naissance du Protestantisme, ét ne s’est arrêtée dans cette voie que par peur des mêmes conséquences anarchistes.

Mais les Temps ont changé et la Liberté ne fait plus peur à personne. Au contraire,

on l'entrevoit partout comme le plus sûr bouclier contre l’Anarchie mentale et gouvernementale de l'État Go-y.

D'ailleurs, comme laïque, nous nous sommes toujours tenu sur le terrain libre des Hautes-Études, telles qu’elles sont sinon comprises, du moins pratiquées de nos jours d’un bout à l’autre de l Europe. C'est pourquoi, dans toutes les questions vitales, et parmi toutes, en Sociologie, je compare toujours l'Église chrétienne avec la Moï- siaque, celle-ci avec la Patriarcale, la traduction des Livres théologaux en langues non shématiques avec l’hébreu ou les autres Langues de XXII lettres, et celles-ci enfin avec le sanscrit, le vède et le vattan. Les versions hébraïques dont je me sers, portent les dates : Londres, 1828 et 1886.

Voici le Canon social de la Tradition sacrée dans ce que saint Denis l’Aréopagite appelait les sainis Oracles théologaux, autrement dit: l'Évangile.

« De même que le BWâL, Le Soleil; le Seigneur de la Maison, le Marti, est le RASh, le Chef de l’AïShall, la Lune, la Dame, l Épouse, de même le MeShlall est le chef de Ha-Kahalah l'État social, etle MOShIWo, le Libérateur, Ha-GO de la Gentilité.» Épitre aux Éphésiens, V, 23 ; en hébreu : AGaRTha AL APRSEAI. — IT.CG:

Ainsi, le Messie par cela même qu’il est le Roi de l’État social est le Libérateur, le Sauveur de l’État politique. Il le délivre de sa mentalité par l'Esprit Saint, de sa gouvernementalité par l'Évangile, de sa Loi de Mort par sa Loi de Vie, de sa Légalité mortelle par la Légitimilé éternelle. |

Je souligne ces deux mots : la Légitimité, la Légalité. La première n’appartient qu’à l'État social seul, la seconde à l’État politique. La Légalité politique est toujours 1llé- gitime, quand elle n’est pas légitimée par l’État social. Cette Légalité est le sauvagcon susceptible de la grelle, à la condition que la greffe prenne, et que le sauvageon ne la fasse pas regresser à sa nature Panae: Dans ce cas il ne vaut que du bois mort, bon pour le feu. La Légalité c’est le moi humain, la seule volonté humaine érigée en principe métaphysique pour la possession et le maintien du Gouvernement politique païen. La Légitimité, c’est la verbalisation du Principe vivant dans l'État social, sa manifestation par ses Lois éternelles vivantes de Logie, d'Harmonie et d'Organie.

Il nous reste à savoir s’il faut entendre le Canon social des textes théologaux au sens mystique ou au sens positif.

D'un bout à l’autre de la Tradition sacrée, depuis les premiers Patriarches jusqu’ aux Apôtr es, le même Canon vise la triple Sociologie de l'Univers visible et de F'U- nivers invisible. Son sens est positif en ce qui regarde l'Organisation de l'État social terrestre, en correspondance parfaite avec la réalité des deux autres : le Divin et l’Intermédiaire céleste. Mais ce sens est my stique en même tempsque pratique. Il est mystique en ce qui regarde les Mystères scellés ; il est pratique en ce qui regarde la Science et l'Art des mêmes Mystères ouverts.

Il va de soi qu’en ce monde, Ha-Kahalah, l’État social doit être organiquement consiitué pour que le MeShlaï soit en Roch ton de MOSRhIWo à l'égard de Ha-GO l'État politique ; sinon HaGO esclavagera par sa nature sauvage, toute la Kahalah mystique

94 L'ARCH ÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

non pratiquement constituée et organisée. Pourquoi, parceque les Pasteurs du MeShlaH, au lieu de ne relever que de sa Royauté, seront à la merci de Ha-Go auquel l’Apôtre n’accorde point de Chef direct : GO-y. Et pourquoi les Pasteurs seront-ils à la merci de l'État mental et gouvernemental des Go-ïm ? Faute de Fidèles socialement organisés. Ges derniers, individuellement, auront beau être Kahalim de droit ; politiquement, ils seront Go-ïm de fait. Bien plus, ils seront Go-ïm mentalement aveugles à la Sociologie sacrée, sourds à son Canon, païens parasitaires en compétition pour le même État politique Go-y.

Nous avons entendu saint Paul et son Oracle théologal définissant le Socialisme vrai. Nous allons maintenant écouter .les théologiens sacerdotaux qui ont rédigé le Caiéchisme. Ont-ils conservé, enregistré fidèlement le Canon et la Tradition sacrée ? Écoutons. |

« L'Église est l'État social des Fidèles sous la conduite .des Pasteurs de Jésus- Christ. » On ne pouvait pas mieux dire puisqu'il n’y a qu’à recourir au texte théologal pour que le Canon social révèle sa Loi organique.

Qui donc a empêché le Sacerdoce de chercher le sens positif de sa formule, de passer de la Parole à l’Acte, du Principe à la Finalité, de l'Esprit à Ja Vie, cette Vie de chaque jour que la Prière du Meshiah appelle le Pain quotidien, non seulement des Individus mais des Sociétés ?

À cette question on ne peul faire qu’une seule réponse. vraie. ‘L’obstacle, l'empé- chement ne viennent pas proprement du sacerdoce. Ils proviennent d’abord de l'État mental et gouvernemental Go-y, de-la suite d’affaires du Paganisme depuis le Concordat de Constantin [#; ensuite de la Renaissance da Néo-Paganisme, de sa raison mentale et gouvernementale dans l’humanisme moderne dès le x1v* siècle, et surtout depuis le Concordat de François I. Nous en pourrions donner beaucoup de preuves. Les plus importantes sont développées dans nos Missions et surtout dans la « Mission des Français » ; mais, si on ne remonte pas à l'an 313, au point de départ de la soudure et de l’amalgame des Go-ïm païens et des Kahalim chrétiens évangéliques, ilest impossible de maitriser scientifiquement l’Ilisitoire du Christianisme et de la Chrétienté. Alors l'esprit de confusion fait attribuer au Christianisme par les non-Croyants ce qui est le fait du Paganisme, et conduit en même temps les Croyants à défendre ce dernier au lieu du premier. Toutc la Renaissance possible du Christianisme opposée par nous depuis trente ans à celle du Paganisme, a pour clef ce simple discernement.

Pourtant, dès qu’elle fut libérée de la pression de l’Empire byzantin, l'Église d'Occident, souvent d’accord avec l’Église d'Orient 1endit à l’ore ganisation directe des Gouvernés ct à l’accomplissement de sa Loi de Vie : Conciles en pu Ordres ; Franc- Maçonnerie architectonique triordinale ; Chevalerie à trois degrés ; Élats communaux ou paroissiaux, États provinciaux, généraux puis continentaux à trois Ordres; Zollverein, ou plutôt Économic européenne, union des Hanses depuis Novogorod jusqu’à Bordeaux ; Consultat de mer, de l'Espagne à la Palestine, etc.

Ces faits laissent peu de doutes que le Mysière du Canon social ait été l’objet

LA SAGESSE VRAIE 9ù

d’une Révélation théologale puisée directement dans l'Évangile, soiten hébreu, soit en langue syriaque, avant, pendant et depuis les Croisades. Ils concordent avec la période apostolique et en continuent à la fois l’enseignement initiatique et la réalisation positive.

Dans cette Vérité, dans cette Voie de la Vie, et si l'Humanisme n'avait pas à la fois démentalisé et deshumanisé toute la Direction laïque, sinon sacerdotale, voyons ce qui serait advenu et ce qui est à faire comme efficace sociale de l'Évangile.

L’Unité continentale si admirablement esquissée se serait accomplie d’ellemême. La formule organique se serait incarnée en États Généraux européens. Il va sans dire que ces États Généraux ne sont pas les États-Unis d'Amérique que nous prêche le Go-ïsme anti-chrétien et anti-européen.

Les États-Unis n’en sont encore qu’au degrééconomique de la Kahalah du Meshiab. Mais combien ce degré lui-même est loin d’être réalisé ! Tout le politicisme de ce grand pays est à la merci et à la solde des Monopoles industriels et autres, comme nous l'avons montré dans la Afission des Français.

Si l'Europe, ce qui lui est impossible, même au prix de Révolutions ct de Guerres sans fin, se mettait à imiler les Élais-Unis, comme elle imite depuis des siècles les Systèmes politiques païens ou le Système :anglais, on pourrait écrire sur le Cap Finistère : Continent à vendre. Les trusts américains ne manqueraient pas ici de lettrés parasitaires à leur solde, de traitants, de camelots politiques et de croquants. Toute l'Économie continentale et coloniale y passerait. À la remorque de ces trusts l’ensemble des peuples ne paraïîtrait plus qu’un tout petit Bertrand derrière un énorme Robert Macaire. Nous, nous ne voyons pas notre antique Continent, ses vieilles races, ses vieilles nations sacerdotales et royales, riches d’une Histoire éblouissante qui se perd dans la nuit des siècles, s’abdiquer eux-mêmes au profit de ces nouveaux Atlantes d’avant-hier et de leur Moloch industriel.

Mais ilest temps d’y aviser, et pour cela il faut commencer à réfléchir sur les faits et en dégager les Lois.

L'Europe actuelle subit les conséquences de sa demi-apostasie. Elle a abandonné la Loi sociale du Meshiah en méconnaissant la portée de ses États Généraux que sa propre vie, plus encorc que la réflexion, avait inspirés. Cet abandon et sa constitution: païenne actuelle sont l’œuvre non des militaires mais des humanistes. Nous les avons montrés rédigeant, en 1648, au Congrès de Westphalie, ce que leur aveuglementet leur vanité appelaient le Code des Nations. Ce Code est la diplomatie et la guerre permanente remplaçant les anciens rapports sociaux de peuple à peuple, le contrôle de l'Église enseignante et l'arbitrage impérial sur la politique internationale des États.

Nos deux cardinaux : Richelieu et Mazarin, Richelieu qui inspira cette œuvre, Mazarin qui la réalisa, étaient des humanistes concordataires.

Aussi ont-ils reconstitué, en l’étendant à toute l’Europe, le Cirque romain des Nations. Ils ont rouvert le Cycle des antagonismes universels, religieux, politiques, économiques qui démembra l’État social des Patriarches, il y à 5.000 ans. Dans ces arènes planétaires, États, Nations, Races, Continents sont en fonction de bêtes fauves et de belluaires, de gladiateurs et de victimes. Mais, prise entre l'Amérique

et l’Asie, la Direction européenne est aujourd’hui ramenée par nous à son Principe de cohésion. Sous peine de mort, il lui faut rectifier son système d’antagonismes conformément à la Loi de N.-S. Jésus-Christ. Comment ? En rétablissant ses trois Pouvoirs sociaux et en assurant leur Fonctionnement suivant les bases indiquées parnous, dans nos Missions.

._ Premier Pouvoir social: l’Enseignant: Fédération, Alliance et non Union des Églises ; Fédération des Universités au nom de la Promesse évangélique. La représentation légitime est l'Assemblée arbitrale des Primats, des grands Maîtres universitaires, des Ministres de l'instruction publique, présidée par le Souverain Pontife ou par son Légat.

Second Pouvoir social : le Juridique : sa Base est donnée par tous les Traités politiques ‘existants. La représentalion toute indiquée est l’Assemblée arbitrale des Souverains ou Chefs d’États chrétiens, assistés de leurs Ministres de la Justice, des Affaires étrangères, de la Guerre et de la Marine.

Troisième Pouvoir social : l'Économique: saiBase est donnée par les Traités de commerce et de communications maritimes et terrestres. La représentation naturelle est l’Assemblée arbitrale des Ministres des Finances, de l'Industrie, du Commerce, de l'Agriculture, de la Marine marchande et des Colonies de chaque pays.

C’est ainsi que de l’État Go-y, l’Europe peut passer à l'État social de la Kahalah messianique. Du même coup le Meshiah sera le Moshiwo, le Libérateur et le Sauveur des États politiques européens en les socialisant en Lui. |

Ce programme entrera tôt ou tard dans un cerveaü pontifical, puis dans une tête couronnée digne d’être impériale, et du coup ce Pontife sera le plus grand de tous, et cet Empereur dépassera de haut Constantin, Charlemagne et Napoléon.

La plus grande Révolution qui ait jamais victimé l’Europe et après elle la Terre entière, a été la Constitution anti-sociale dont nous venons de montrerle remède. La place qu'elle a laissé au Chef de tout l’épiscopat chrétien, au Souverain Pontife qui représente en Jésus l'Unité européenne, a été relevée par nous en détail (1).

Résumons-la en un mot : Présidence d'honneur du Corps diplomatique, autrement dit: Enterrement politique de première classe. Toutes les conceptions politiques de la France à cette époque (1648) portent ce caractère demi-païen, inefficace, concordataire encore, et décorativement mondain, mais déjà médiocrate et centre gauche, entre la Papauté, l’'Empireet le Protestantisme. Il n’en pouvait être autrement, l’Humanisme ayant fait passer le génie de notre nation de la Vie à la Mort, de la Création à l’Imitation païenne, en Philosophie, en Art, en Politique, en anti-Sociologie, etc.

Les Catholiques français doivent se rappeler leur propre Histoire avant de reprocher à la Papauté actuelle son inertie et son mutisme en face de leur Gouvernement païen. Qui a réduit la Curie romaine à ce rôle de Belle au bois dormant et de Muette de Portici? la Politique de l’'Humanisme concordataire et gallican, menée par deux

(4) Voir Mission des Souverains. (Note des À. de St-Y.)

Cardinaux. Que peut faire à cela le Souverain Pontife ? Ce qu'il a fait, sous peine de n'être plus rien dans l Europe dirigeante et des y voir retirer Îles seuls points de contact qui lui restent avec elle, savoir : cette Présidence honoraire du Corps diplomatique et ses conséquences, Nonciaiures auprès des Gouvernements, Ambassades auprès du Saint-Siège (1). j

Pour que la Papauté puisse faire autre chose sous peine de disparaître de la direction européenne, comme le Patriarche de Constantinople sous les Osmanlis, il faut que la Constitution européenne soit modifiée,

Et pour que cette modification ait lieu et elle doit avoir lieu, dans l’intérêt même des États et de leurs Gouvernements, il faut avant tout que le Canon social du

Meshiah soit promulgué par ses Sacerdotes dans ses Églises, et observé par leurs Fidèles.

La deuxième révolution suscitée par le Paganisme est l’œuvre des Humanistes non seulement anticoncordataires, mais renégats. Elleest moins importante que la précédente puisqu'elle n’intéresse qu’une nation continentale, bien qu’elle atteigne toutes les autres indirectement. C’est la Révolution française.

Nous avons scruté aussi complètement que possible cette Révolution (2) et montré que c’est une réaction païenne anti-sociale. Tout ce qui en est résulté d'utile procède directement des Cahiers sociaux rédigés par les États Généraux, autrement dit par l'État social français. Ce qui en est résulté de funeste, c’est don. au mépris de la Tradition nationale, faussé tout d’abord le fonctionnement, puis supprimé tout l’organisme des États Généraux, provinciaux et communaux, au lieu de les rectifier comme la Sociologie le commandait.

Cette œuvre des Humanistes païens ne pouvait être qu'antisociale comme ses modèles. Elle a presque tué la France en tuant l’Église de France comme Société des Fidèles, comme État social français, et en expropriant ses Pasteurs pour les esclavager politiquement.

Mais, tout attentat de ce genre a ses conséquences inéluctables, et aujourd’hui le Jugement dernier sonne ses Trompettes dansles Faits. Faute de Socialisme vrai, scientifique et théologal en même temps, toute l’œuvre de la Révolution païenne, régularisée impérialement par Napoléon I et rendue par lui concordataire, est en liquidation légale, en faillite. Cette banqueroute législatrice inévitable est celle de l’'Humanisme païen soit radical, soit même concordataire et nullement celle de la Science, et encore moins de la Religion.

Nous avons relaté dans 'la Afission des Français tous nos efforts auprès du Gouvernement républicain à partir de la publication de nos premières Missions. Nous l'avons averti, éclairé, sommé autant qu’il nous a été possible. Nous lui avons demandé

(4) Cette vision de l'avenir, ces paroles prophétiques écrites vers 1903 se sont réalisées depuis, en France du moins, et pour les causes expresses signalées ici-même. {Note des A. de,St-Y.) | (2) Voir Mission des Souverains, Mission des Français et appondice IT. (Note des 4. St-Y.).

J8 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

au nom de sa conservation comme de celle du Pays tout entier la conclusion de sa propre loi sur les syndicats professionnels : la rénovation des États généraux.

Nous avons réclamé d’abord l'Ordre économique professionnel parce qu’il est la base, la substance des autres; parce que nous savions la Richesse publique déjà atteinte dans ses sources, menacée de ruine, deliquidation par voie de socialisme antisocial.

Nous avons fait tout notre devoir en cela et avec joie, négligeant pour le moment les autres services que nous avions à rendre à laChrétienté et qui nous occupent exclusivement aujourd’hui.

La France est-elle donc destinée à mourir? Nous ne voulons pas l’admettre. Néanmoins les Lois de l'Histoire sont à ‘l'œuvre dans les Faits et leur parole est effrayante. Puisse ce:pays n'être pas lui aussi le figuier stérile et maudit de l'Evangile. La Judée était autrefois comme elle fertile, et nourrissait son peuple qu'elle ne pourrait plus alimenter aujourd’hui. Qui donc a desséché la Vie de ce sol jusque dans son tréfond ?

Le Père vengeait le Fils! de quoi? De l’apostasie des Lettrés Juifs qui l’avaient crucifié ? Pas même. Ces humanisies de Babylonie, ces Kahalim de la théologie d’Esdras, ces Pontifes, ces Prêtres, ces Pharisiens, ces Scribes, ces Docteurs de la Loi, ces athées Saducéens, ce Sanhédrin tout entier n'étaient pas apostats. Négateurs aussi aveugles que féroces, oui ; Renégats, non ! Ils ne croyaient pas crucifier le Dieu-Vivant dans le Verbe de sa Vie. Malgré le Testament prophétique des Patriarches, de Moïse, d’Élie, d'Élisée, de tous les Nabim, malgré le commentaire des événements prédits par Daniel, malgré l’abaissement sous tous les Empires où l’'Humanisme concordaiaire, datant de la captivité, avait réduit le Ponuficat et toute la Direction politique de leur Nation, ils ne comprenaicnt pas, ils ne savaient pas.

Un Souverain Pontife appelé Jésus les avait ramenés de la captivité, et ils ne voyaient pas que le Jésus qu’ils faisaient flageller et mettre en croix était le Type éternel, l’Essence, l’Existence, la Substance du Souverain Pontificat, le Meshiah et le Moshiwo de leur Kahalah devenue Go-y -sous le Go-ïsme universel.

Si ce Peuple a été dispersé aux quatre vents, si sa terre elle-même a été stérilisée par le Feu central, si la tentative de Julien l’Apostat pour lui rendre sa ville a fait sortir ce Feu de la terre, si ce même Feu ébranle encore aujourd’hui ce même sol pour répondre d’avance à toute tentative de ce genre : quel est donc le châtiment réservé aux Peuples, non seulement négateurs mais apostats, à la Direction de ces peuples, à l'Économie qui les substante, au sol même qui les nourrit?

Les sociétés de la Terre n’y sont pas seules, celles du Ciel les regardent du sein de l’Invisible ; leur Roi des Rois a beau vouloir n’user que de son droit de Grâce, quand on touche au Fils et au Saint-Esprit, le Père n'écoute plus que sa colère, et son cœur est un Feu dévorant: Ca-Vi, IGnis, le Feu d'Amour, le Feu divin qui dévore tout ce qui lui est contraire, toutce qui tend à souiller l’Essence, l’Existence et la Substance de la Vie et de toute vie, d’un bout à l’autre du double Univers.

Dira-t-on que nous judaïsons parce que nous scrutons les Écritures à travers

toutes les Langues sacrées de la Terre? Cela ferait sourire ceux qui, nous ayant lu sans attention, une première fois, prendraient la peine de nous relire.

Aujourd’hui les Humanistes concordataires, bien qu'averiis par nous à temps, se plaignent, non sans raison, d’être mâtés politiquement par les Kahals juifs et par leur Alliance. Il n’en pouvait être autrement, et voilà vingt ans que nous leur avons dit pourquoi. Ce minimum d'organisation, le Kahal, étant la Loi même de la Charité sociale dans un milieu national ou dans une Race, a suffi aux Juifs pour émerger cohé- sivement, à mesure que la Chrétienté s'engouffrait en mode universel sous le paganisme, faute de ce minimum.

Est-ce à dire que le Sceptre va être enlevé à Shilo pour être restitué à Juda? Libre aux Juifs de le croire ; mais les Prophètes ne mentent pas. Cela signifie seulement que dans ce cas spécial et en attendant qu'elle devienne chrétienne, la Grâce divine permet à la société de Juda, non le Sceptre qui estä Shilo pour toujours, mais

une petite compensation : le maillet de la Franc-Maçonnerie de démolition, et le marteau du Commissaire-Priseur.

La Vie divine et la Révélation des Mystères

La Révélation des mystères de la Trinité. — Citation de Saint-Cyrille. — La sélection initiatique. — Saint- PauletiaLégalité. — Les Correspondances liturgiques. — Noël. —Le Jour des Ames. —Le Verbelncarné a résumé toute la Tradition. — Le Sceau de Dieu. — Le Mode de Hi. — MIHAeL et la MIHeLA. — Les

Mystères du double Univers. — L'Ascension ; la Pentecôte, — La Communion des Ames. — Action du Saint-Esprit.

L’'ARKA-METRA, — Rappel de la Proto-Synthèse, —L'œuvre deKrishna.— Son Naturalisme.— La Lettre M. — Les Castes. — Prudence politique de l’Angleterre. — Fondation de l'Université de Calcutta. —

Léon XIII etles Églises d'Orient. — Christianisation des Indes. — Soudure du système de Krishna à la Proto-Synthèse, — Zoroastre et Moïse. — État de l'homme réintégré.

En dehors du Canon social, les autres Mystères peuvent-il être également l’objet d’une Révélation théologale, et, celle-ci a-t-elle jamais eu lieu comme la précédente? L'Évangile est également formel sur ce point. Après lui, l'Histoire de l’Église post-apostolique, celle des premiers Pères témoigne dans le même sens. Dans l'Évangile, tout saint Jean et presque tout saint Paul sont à consulter, en mème Lemps que les Épitres de saint Pierre. La Kahalah du Meshiah après la remontée au ciel de ce Roi de Gloire,

SheMa des SheMalM, est restée marquée de son ordination triordinale pour continuer, en Lui, la triple Révélation graduée des Mystères du Père, du Fils et du Saint- Esprit ; autrement dit de l’'Essence, de l'Existence et de la Substance divine : Un seul Dieu essentiel, existentiel, et subsistantiel.

Cette Révélation triordinale des Mystères se montre encore quelques années après le Concordat de Constantin I* dans saint Clément d'Alexandrie, dans saint Cyrille, et dans le continuateur par excellence de l'œuvre de saint Paul, saint Augustin.

« IL y a deux ordres de Mystères que nous nerévélons pas aux Gentils ni même aux Caiéchumènes. Si nous en parlons devant eux, nous ne le faisons qu’à mots couverts », dit saint Cyrille. En effet, la Raison mentale et gouvernementale des Go-ïm était aux écoutes à travers tous les Philosophes, et il n’était pas bon de dire ouvertement comment la Cité de Dieu devait et pouvait remplacer la Cité du diable, comment, à travers sa Kahalah, le MeShlaH, agissant comme MOSRhIWo, pouvait libérer les Gouvernés esclaves de l’État politique romano-grec, en les conviant à l’État social divin.

En dehors de cette raison de prudence il y en a d’autres, initiatiques, qu’on trouve d’un bout à l’autre de la Tradition sacrée. Il ne faut pas confondre, mais au contraire sélécter, une à une, les trois Races mentales de l'Église; sans cela on ne fera jamais qu’une bourgeoisie de Kahal inclinant à la Démagogie. Et les trois Races ont pour caractère de se différencier entre elles, non selon l'Esprit de Domination mais d'après celui de la Vie, l'Esprit de Dévouement et de Sacrifice à la Collectivité. « Celui qui sera le plus grand parmi vous sera votre serviteur. » (Saint Mathieu, XXIIL, 11.)

Celle de la Catéchisation tient encore à celle: des Gentils. Elle'sé meut par des: motifs externes, intéressés qui $e résument dans un seul mot : Légalité.

Les deux autres Races ne se meuvent que par des motifs internes qui se résument également en un seul mot : Légitimité. Il y a un abîme entre ces types, et il faut toute l'initiation évangélique de la Vie pour passer de l’un à l’autre ; de l'Esprit de devoir par crainte à l'Esprit de sacrifice par amour.

Saint Paul est éblouissant lorsqu'il dévoile ces Mystères de l’Ontologie spirituelle, soit qu'il s'adresse aux Kahalim Juifs, soit qu’il initie la Kahalah chrétienne.

Avec sa franchise et sa fougue d’aigle, l’Apôtre ne craint pas de dire que même la Loi religieuse, la Thorah commandant le devoir n’est faite, au fond, que pour les, coquins ou pour les ignorants: tentés de l’enfreindre. Quant à la loi purement civile, non seulement elle est faite pour les coquins, mais souvent par les coquins euxmêmes.

Chacun des trois Degrés répondait donc à un développement normal de la Vie, selon les Ages qui en marquent les phases initiatiques dans le Dieu-Vivant et dans le double Univers, dont l'Humanité est le lien et l’Amphibie.

La corrélation du Triple État social de ce double Univers est trop bien indiquée, ses correspondances de la Kahalah terrestre aux deux autres sont trop bien observées dans la Liturgic et jusque dans son année, pour ne pas témoigner d’une Révélation théologale extraordinaire. Il n’y a pas une fête principale ou. secondaire de l’année

sacrée qui ne soit posée au point juste où la réalité positive de son Mystère s’accomplit dans les trois Kahalahs, ou Églises, conformément aux Lois éternelles du Verbe. Nous ne prendrons pour exemples que la première et la dernière Grandes Fêtes de l’année liturgique : Noël et le jour des Ames.

Noël marque le renouvellement universel. C’est le moment où le Soleil remonte sur l'Écliptique. Mais il ne fait lui-même qu’accomplir une Loi conservatrice, une Fonction organique, et celle-ci n’est physique que parce qu’elle est, avant tout, verbale dans la Vie en Lui. Et son accomplissement ne regarde l’État social des Corps terrestres et leur Église humaine militante que parce qu'il procède de celui des Puissances divines du Verbe, de leur État social divin et de l’Église triomphante. Cette dernière est indiquée par Moïse comme nous l’avons relaté dans la Mission des Juifs, mais Moïse lui-même n’a fait en celà que répéter la Tradition des Patriarches, et ceuxci la Protosynthèse dont parle saint Jean.

Le jour des Ames, dernière fête majeure de l’Année sacrée est également une réalité dans l’État social psychique intermédiaire et dans le divin. C’est l’époque où les Ames remontent, de la Terre, vers lAxe magnétique de l'Univers : Olympe d’Orphée, Al-Borj du premier Zoroastre, Mérou des Védas. L’hiérogramme zend et pehlvi indique par quel Pôle se fait cette ineffable Remontée à laquelle correspond une descente et une bienvenue proportionnelle ‘des Patriarches et des Saints : Pitris brahmaniques, Richis de Manou, Archis des Védas, Shings et Tis des Écoles patriarcales de lExtrêéme-Orient. Dans celles de ces Écoles où ce 1 Mystère est encore pratiqué par les premiers Ordres, lés animaux eux-mêmes, les psychomantes en sentent la réalité, et autour des Temples les chiens hurlent pendant la nuit des Pitris.

Le Verbe Incarné a résumé, en la remettant à son point de pureté et de Vérité, toute la Tradition sacrée qu’il avait révélée, comme Verbe Créateur, à la Conscience et à la Science des Patriarches. Copie | disent les Goïm. Faits et Lois éternels du double Univers, répondons-nous après vérification, Unité et Universalité de la Religion du Verbe, Créateur, Incarné, Ressuscité et Remonté sur le Trône de Gloire, à la droite du Père.

Les Goïm des Hautes-Études: ont beau dire et beau faire ; ce qu ls nomment la Science des Religions comparées n’est qu’ un inventaire de commissaire-priseur, un vestiaire de marchand d’habits, un magasin d’antiquités, une statistique d’ossementis arides de la vallée de Josaphat. Ce n’est pas une Science au terme sacré, loyal etobjecuf de ce mot. Pour qu’il y aït science, il faut que les Lois soient dans les Faits et que le Principe parle dans les Lois par les Faits.

Or, comment la mentalité Go-y connaïtrait-elle les faits religieux et à plus forte raison leurs Lois et leur Principe ? Pour connaïtre les Faits des Mystères, il: faut les avoir expérimentés et l’œuvre des érudits ressemble à cette expérience comme le sépulcre blanchi et la poussière qu’il contient ressemblent à Ame et à l'Esprit qui vivifiaient jadis cette poussière.

Le VerbeIncarné n’a accompli la Thorah de Moïseet celle des Patriarches antérieurs que parce qu’elle venait de la sienne, celle qu’il avait donnée au Double-Univers comme

Verbe Créateur. C’est pourquoi nous le voyons en fonction centrale comme Meshiah de la Kahalah,afin d’être à travers cet Organisme en fonction de Moshiwo, à l'é gard de Ha-Go. C'est pourquoi, comme nous l’avons déjà dit, son premier Cercle organique, celui de ses Malakim, Anges ou Apôtres, porte le nombre zodiacal : 12. C’est pourquoi son deuxième Cercle, celui de ses Affiliés qui seront tous appelés à l'Episcopat porte le nombre décanique : 72 qui, multiplié par l'Extensif 5, donnera plus tard 360.

Mythe solaire ! répétent les Goïm, les Apostats fétichistes du zoomorphisme et dela cellule autogène depuis Haeckel. Nous doutons fort que ces philosophes néoioniens atteignent jamais aux: honneurs du Mythe solaire. Il faudrait pour cela qu’ils élevassent leurs lampions jusqu’à la fonction de Soleil social du Double-Univers. Alors ce serait la Nuit par excellence, l’Erèbe d’Orphée, l’Horèb de Moïse, le Chaos, le Tohu-Wa-Bohu complet, intellectüel, moral ét physique, politique, social et économique.

Le Verbe Incarné, Lui, a appliqué sur son Organisation le Sceau du Dieu-Vivant qui, disent les Védas, est solaire, « parce que le Dieu-Vivant illumine Univers ». (Atharva-Véda, VI, 128, 3.) Les Quabbalim mystiques, après Esdras; disent le Sceau du Dieu-Vivant est AMaTh; mais sans que le Zohar puisse expliquer scientifiquement la positivité, la réalité de ce Mystère, ni la valeur arithmologique 1440 de ce mot.

Or, ce nombre, nous l’avons déjà signalé, est l’Hiérarque sonométrique du Mode musical de fi. Les premiers Patriarches sous le Règne céleste de Jésus-Roi, ISQua-Ra, ét après eux la Synthèse chrétienne, assignent ce nombre au mode musical de si celui de l’Archange solaire dont le nom est MIHAeL et résume sa Fonction. Les Quabbalim cherchent métaphysiquement et mystiquement ce Nom, par la méthode que chacun sait; la Cabalah évangélique le trouve plus simplement, mais exactement dans le nom renversé des Puissances du Verbe, les ALHIM de Moïse. Ce renversement : MIHLA dit : Milice céleste dont MIHAeL représente la fonction centrale.

En sanscrit MI exprime tout ce qui traverse et embrasse, rayonne et encercle, pénètre et comprend. LA est un hiérogramme d’Indra le Ciel fluide, l’Ethéré que Moïse oppose comme Contenant ou Ciel continental au Contenu gravitant, astral :

A-ReTs.Ce dernier mot signifie, nous l’avons dit ailleurs, l'Unité gravitante, l’A-STRalité que l'on a traduit par Terre. Comme, en effet, le sanscrit À signifie l'Unité, l’hébreu ReTs signifie tout ce quitend à graviter. La fonction organique centrale repré- sentée par MIHAeL, attire et propulse, dirige et équilibre toutes les autres fonctionnalités angéliques. Elle maintient la commune mesure proportionnelle, la Justice et, la Justesse de leurs homologues et de tous leurs rapports circonférentiels à tous les degrés hiérarchiques du Double Univers.

Ce Double-Univers est nettement distingué par Moïse comme par tous les Patriarches antérieurs. SheM est le Ciel divin, celui du Verbe dans sa Gloire, celui de la « Parole perdue » maïs retrouvée en Lui et par Lui. Dans ce Ciel de la Gloire sont les Cieux fluides SheMalM, ceux des Forces soumises aux Puissances de la Parole, aux ALHIM du Verbe et à leur MIHeLA. Enfin lA-ReTs, l’astralité gravitante et son Évolution dans la double Involution précédente.

Ces Mystères à la fois scientifiques et théologaux se démontrent à l’observation et à l'expérience par la Science archéométrique des premiers Patriarches ; et cette Science est renfermée dans l'Évangile. Il faut donc qu'elle ait été non seulement connue, mais remise à son point vrai par N.-S. Jésus-Christ. Elle aurait été communiquée par Lui à saint Jean, puis aux 12, puis aux 72 et enfin aux 360 après la Résurrection, et 1 ‘intelligence parfaite en aurait été donnée après l’Ascension. J'ai des raisons de croire aussi que la nouvelle rédaction de la Quabbalah juive par Siméon-Ben-Jokaï, aurait reçu une partie de cette Révélation, mais non sa mathèse archéométrique.

L’Ascension nous amène à la Pentecôte et à la Révélation théologale d’un des plus grands Mystères du Fils et du Saint-Esprit.

L’Ascension est la remontée du Meshiah éternel au sommet de la Triple Kahalah ou Église, sur le Trône et sous la couronne de Gloire, SheMa des SheMa-IM, dont Jésus est le SheMaM. Mais la substance spécifique, l’Espèce de l'Homme déchu ou tombé de la Substance divine y remonte en Forme humaine avec le Corps glorieux, lumineux ét l’Ame de Viedu Verbe Incarnéet Ressuscité. Jésus a donc réintégré en Lui l'Espèee dans le Règne; la Voie,la Vérité, la Vie éternelles sont donc réellement et positivement rouvertes ainsi par l'Ascension de N.-S. Jésus-Chrit. du bas au haut du Double-Univers. Avant la Rédemption les Vies humaines ne pouvaient pas remonter plus haut que le Ciel des Limbes, Ciel des Eaux-Vives, Seins de Brahima et d'Abraham. La porte inférieure du Royaume (celle de l’Ange Gabriel), dit sous d’autres noms la Tradition des Temples, était tellement encombrée d’Ames, que les plus saintes elles-mêmes ne pouvaient la franchir. Par son Ascension, Notre-Seigneur est venu la dégager et a rouvert biologiquement et en mode inverse toute la trajectoire de la Chute.

Par contre l’Ascension à opéré un mouvement de remous, dansla Substance divine, de haut en bas, depuis la Stase zénithale dite Porte de Dieu, jusqu’à son homologue du Nadir, dite Porte des Hommes, en passant par le Centre radiant du Double Univers et de la Mihéla des Alhim.

C'est l’envoi zénithal du Saint-Esprit, par le Père et le Fils Homme et Dieu, Homme-Dieu à jamais réunis.

Ce remous de la Substance divine ayant pour véhicule l’Éther, l’'Omnia pervadens Ether, a définitivement biologisé dans l’Ha-OR du Dieu-Vivant, l’Ame de Vie des Apôtres, des saintes Fémmes, des Disciples, et leur Psychologie physiologique.

. Ce même remous, cette même descente da Saint-Esprit, accompagne, bien qu'à un moindre dégré, la remontée de toute vie sainte, c'est-à-dire de toute Ame bonne et digne de la divine Humanité de N.-$. Jésus-Christ. Expérimental en Notre-Seigneur et en ses Apôtres, ce mystère peut l'È l'être aussi pour chacun de nous, dans les conditions voulues d'Amour et de Douleur, c’est-à-dire de Vie interne. Tout être qui aime avec assez de force, un être qui l’aime avec la même puissance et remonte en Dieu, émeut par cela même et par sa douleur sans bornes, l’Essence, l’Existence, la Substance de la Divinité, et tout le double État social céleste. Il peut donc ressentir cette Communion des Ames en Dieu, pourvu qu'il en appelle à Lui, Homme comme nous, Verbe de

notre Espèce et Roi de notre Règne, en s'appuyantsur le Critère suprême, celui de la Vie. « Vita erat lux hominum », dit saint Jean en parlant de la Protosynthèse des Patriarches. Pourvu aussi qu’il ne doute pas du Dieu-Vivant, qu'il n’admette pas la Mori, qu’il en appelle comme Job, et qu’il ne se laisse pas renverser en arrière par Satan, par l’Ange noir de la Mort, dans le souvenir, dans le passé, au lieu de se dresser vers l’Omni présent et de lui demander la Présence réelle.

En cela comme en tout, le Verbe Incarné n’a pas fait d'exception pour lui-même, Ila accompli sa propre Loi d'Amour, et cette Loi qui est la Volonté du Père, s'appelle la Vie éternelle.

Tout le Christianisme tient dans la Résurrection, dans l’Ascension et dans la Pentecôte, C'est ainsi ue les Apôtres ont reçu la vivification supienie de tout leur Être affectif et, par surcroit, réflectif ou intellectuel, en Dieu même. Le Saint-Esprit est nommé par les Arabes comme par Moïse : ROuaH-ALHIM ; son Action réfléchie s’exerce, selon l’inversion proportionnelle de son Nom : : H4-OuR, la Lumière des lumières ; Ha- OR dit Moïse; Ahoura dit le premier Zoroastre : Ahaur disent les Vèdes, ét lé sanscrit répond aussi, au nom de toute la Tradition Patriarcles : Abar et As-OuRa, l’Aurore éternelle, et Celui qui possède et donne la Vie céleste dans cette Lumière.

Tout ce qui précède n’est qu’un petit extrait fragmentaire de nos travaux, des applications de notre Archéomètre. Les personnes qui l’ont vu connaissent expérimentalement le renversement de ROua-H en Ha-OuR et l’ondulation lumineuse qui en résulte, donnant raison aux découvertes scientifiques les plus modertes.

Archéomètre vient de deux mots védique et sanscrit : ARKA-METRA.

ARKA signifie le Soleil, emblème central du Sceau divin. Pour qu’on ne puisse pas. se méprendre et tomber din le Sabéisme antique’et qui pis est. moderne, ces Langues patriarcales disent encore tout ce que leurs gardiens peuvent avoir oublié, AR ést le Cercle armé de ses rayons, la Roue radiante de la Parole divine. KA rappelle la Mathèse primordiale unissant l'Esprit, l’Ame et le Corps de la Vérité, et démontrantainsi à l’Observation par l'Expérience, l’Unité de son Universalité dansle Double-Univers et dans son Triple État social. ARK signifie la Puissance de la Manifestation, de l’Existence, leur Célébration par la Parole, leur solemnisation. L’inversion de ce mot: KRA,KAR, KRI, signifie créer, accomplir une œuvre, manifester une Loi, gouverner, C ’est-à-dire conserver une création en la continuant, rendre hommage en illustrant, rendre gloire en adorant, tous caractères qui sont bien fonctionnels de la deuxième Personne de Îa Trinité à l’égard de la Première. Le latin dit : creare, le dialecte celte irlandais dit : Kara-

ARKA va plus loin comme Révélation des mystères du Fils par la Parole ; en tant que Verbe Créateur. C'est la Parole elle-même, incantant avec nombre et rythme. C'est l’Hymne des hymnes, la Poésie du Verbe.

MATRA est la Mesure Mère, par excellence, celle du Principe ; c’est le Barasheth des Temples d'Égypte, la Bérazet du premier Zoroastre, la BaRatA du Bharata divin.

MATRA, Mesure-Mère est vivante dans le Verbe-Dieu comme toutes ses pensées créatrices. C'est elle qui manifeste en toutes choses l'Unité, par l’Universalité de ses proportions internes, la Substance en fonction d’équivalences organiques distributives à tous les degrés. Ce qui précède indique des attributs ; mais lé même mot les met aussi aux pieds de la Mère divine, de l'Énergie féminine - de Dieu qu’il signifie. MAe- TRA est lui aussi le signe métrique du Don divin, celui de la Substance à tous les degrés proportionnels de ses Équivalences. Au Degré psychique universel, Athma, Amath et Matha, c’est l'Amour féminin, la Bonté maternelle de Dieu pour tous les êtres et pour toutes les choses; en un mot, la Charité universelle dans sa source, embrasant et embrassant les trois Kahalahs, les trois Églises dans l’I0-GA et l’IHO-Va du Verbe.

Nous avons prouvé ailleurs, avec toute la rigueur d’une démonstration mathématique, que la fonction créatrice, conservatrice et salvatrice du Verbe, avait été la suprême découverte, le couronnement de toutes les Hiérarchies des Sciences naturelles, humaines, divines, dans la Protosynthèse des Patriarches invoquée par. saint Jean en tête de son Évangile.

Nous avons indiqué dans nos notes sur la Cabale chrétienne et universelle, et nous avons redit ici-même, avec quelle science profonde de la Tradition, les très-mystérieuses litanies du Saint nom de Jésus ont enregistré ce même fait : JeSU Roi des Patriarches. Le caractère historique de ce fait est attesté sur toute la Terre, en Europe, en Asie, en Afrique, en Orient, en Extrême-Orient, jusque chez les Rouges d'Amérique, jusque chez les Regressés des Iles, jusque chez les Caraïbes. Nous en avons mille preuves pour ee |

En nous bornant ici aux Universités existantes, nous prendrons: à témoin l’une des plus remarquables de toutes, en ce qui regarde sa documentation ; c’estla Brahmanique dite Agartha.

C'est Krishna qui, 32 siècles avant le Verbe Incarné, a voilé dans sa Deutosynthèse concordataire, cette Protosynthèse du: Verbe Créateur rappelée par l'Évangile de saint Jean; celle du Cycle d'IShVa-Ra et d’OShI-Ri.

Nous avons donné jadis, dans les notes de notre Jeanne d'Arc victorieuse, la composition archéométrique de l’Université brahmanique reproduisant elle-même en cela la Patriarcale antédiluvienne.

Là, comme en ce qui regarde la même correspondance universelle rétablie par N.-S. Jésus-Christ, on ne peut pas dire non plus : Mythe solaire, puisque cette Université existe encore, bien que pliant sous le poids des Siècles et des Cycles.

Krishna, en fonction de Brathma, fut, à la tête de son Sacré Collège, le Vyasa, le Compilateur; le Révélateur à nouveau, l’Abréviateur ; en un mot l’Esdras des Védas qui étaient au nombre de cinq, suivant la formule : « Pantcha-Vedam Eka-Sastra », « Cinq Védas dont une seule Arme. » Pour faire face à la subversion qui démembrait tout : doctrine, langue, société, Krishna dut donner à son Œuvre un caractère concordataire avec le Naturalisme transcendant des Palis prakrites. Aussi, dans le remaniement des Védas, y compris le cinquième, fit-il tout partir de la lettre M et de la Mer

des Eaux-Vives, du point virtuel de l'Embryogénie, de la Matrice cosmique, de l’Ovule métaphysique, et en lui de la protocellule imaginative d'où procède ensuite l'Évolution, cette Évolution qui n’est pas seulement terrestre, mais est la Physiologie de l’Univers dynamique et astral. C’est le Monismé transcendental qui fut adopté par les Universités Chaldéennes et Égyptiennes ; or, cette Monade n’est autre chose qu’un Fétiche philosophique ; c'est le Fétichisme même auquel retourne forcément toute culture scientifique séparée du Divin. :

Mais si le Naturalisme était contenu dans l'Œuvre de Krishna, il y était à son degré, à l'exclusion de toute métaphysique, dans la Mathèse primordiale que le Grand- Maître hindou avait .sous les yeux. L'Univers visible en tant que théâtre d'une : Physiologie se montrait bien soumis à un Processus d’Évolution universelle, commandé par des Espèces interastrales, ‘mais cette soumission n'était relative qu’à ses Origines planétaires et non à son Principe. Et ce même univers était tout entier contenu dans l’autre, l’Invisible.

1 suffit de lire à notre Lumière évangélique le Sastra séparé des Védas par Krishna et devenu le Manava-Dharma-Sastra, pour être convaincu de ce fait et pour voir que la Doctrine sacrée de l'Ancien Cycle y est résumée dans les premiers versets, pour ne laisser ensuite en scène que la deuxième partie : base du Concordat avec le Naturalisme.

Les hommes de la Race mentale de Krishna, en effet, sont incapables de détruire la Tradition sacrée, même en l’inversant sous la pression d’un Concordat imposé par une Bourgeoisie sectaire et supplanteuse. Ils y demeurent fidèles même sous les apparences contraires, auxquelles ils sont ou se croient forcés par raison d’État ou de race. C’est le cas de Krishna et de son Œuvre.

Il faut lui rendre la justice de constater qu'il a conservé jusqu’à nos jours, malgré toutes les invasions étrangères, malgré toutes les Révolutions intimes, le Centre sacerdotal de l’ancien Empire universel des Patriarches et-la hiérarchie individuelle des Races.

Au sommet de celles-ci, son Système a maintenu; jusqu’à présent, la nôtre, l'Aryenne Brahmanique pure et l’Ordination suprême de son Ontologie répondant au premier Ordre de la Kahalah.

Nous ne sommes pas partisan du régime des Castes en ce qui regarde l'Europe. Nous y voyons un abus de la triordination, de la triple Élection patriarcale et évangé- lique. Néanmoins il est antiscientifique, autant qu'antireligieux et qu’antisocial de faire table rase des Faits, Si jamais le Régime des Castes a été justifié, c’esten présence du problème des Races qui nulle part n’a été aussi compliqué que dans les Indes, depuis l'Himalaya jusqu’à Ceylan.

Ébranler cet édifice, c’est écraser toutes ces Races à la fois, sans bénéfice pour aucune, et au seul profit d’une invasion future de la masse Mongolique, aux prises avec les Arabes, après avoir été momentanément alliée avec eux dans une même haine, soutenue par le mercantilisme américain, dans un même massacre refoulant l'Europe avant de la submerger.

L'Angleterre a procédé depuis plus d’un siècle, avec une prudence politique confinant à la sagesse, en n’ébranlant pas l’antique édifice de Krishna, et en se contentant de s'y abriter, L'organisme anglais doit sa force ne intellectuelle que physique, plus psychique que matérielle, à toute autre cause qu’on le croit ; il est, quoiqu ‘à un degré faible encore, plus éloigné des modèles païens ORRRe que les États politiques continentaux, et tout le degré de sa force est dans ce fait. Ce fait lui-même ne tient nullement au système représentatif, mais à ses bases sociales qui furent les nôtres, et qui organisèrent l'Angleterre à travers notre Invasion normande. Ces bases sociales sont presque une Kahalah et l’État politique n’est qu’une instrumentalité de cet État “social. Dans la colonisation, la troisième Race mentale à prédominance anglo-saxonne, l'Économique, marche en tête ; la seconde, celle du dévouement, l’État-Major militaire à prédominance celio-normande, ne fait que suivre, pour protéger l'œuvre de Vie créée par la précédente, bien qu'aux dépens plus ou moins grands de la Vie des colonisés. Mais, la première Race, la spirituelle et l'intellectuelle, à prédominance également celto-normande, celle de la Religion unie à la Science, celle du premier dévouement à la Communauté, ne reste pas inactive non plus.

Aussi voyons-nous les Universitaires de l'Église anglicane, qu’il ne faut pas confondre avec le Protestantisme, donner dans la colonisation des Indes un exemple à retenir. La fondation de PAcadémie de Calcutta est cet exemple ; et, si après s'être ouvert à cette noble et haute fraternité des esprits, le Brahmanisme s’est refermé, c'est à cause de l’intervention moins éclairée des Ordres protestants. Aujourd’hui les mêmes Ordres laissent le champ libre, ou moins encombré, à la Compagnie de Jésus. Sa grande prudence en Chine, depuis ses premières Missions eut amené elle aussi une fraternité spirituelle et intellectuelle des Directions, si elle n'avait pas élé traversée par des impulsions moins graduées.

En ce qui regarde les Indes, rien d’utile à l'Europe et à l'Humanité ne sera fait tant qu'une fraternité sociale suivié d’une alliance religieuse ne s’établira pas entre l'Enseignement religieux et universitaire européen d'une part, et celui du sacré Collège brahmanique de l’autre. Dans ses rapports avec les Églises orientales, Léon XIII a montré ce dont il est capable vis-à-vis des questions européennes, s’il avait eu en Europe le champ aussi libre qu'en Orient, au lieu du rôle effacé que lui a imposé la Constitution diplomatique de 1648.

Toutes les instructions du Souverain Pontife au sujet des Église d'Orient, sont dignes de la période apostolique et de celle des premiers Pères de l'Église. Le respect des mœurs, de la loi et de la foi de chaque Église, ; jusque dans les formes traditionnelles de sa Liturgie et de sa Langue Sacrée, y est promulgué d'une manière admirable, émotionnante pour toute intelligence qui possède à fond son Christianisme et l'Histoire de la Chrétienté.

Cette direction pontificale se résume en deux mots : Substituer l’Ésprit de Charité à l'Esprit de Domination, aider les Pasteurs, ne pas leur prendre leur troupeau, les ramener à l’Unité spirituelle, sans attenter à leur position historique et à leurs droits ethniques dans l’Universalité.

En ce qui regarde le Sacré Collège brahmanique, le même Esprit s'impose, sinon au même degré, du moins à celui de la préparation évangélique, par une Alliance universitaire. Ce même Collège brahmanique a été une des Universités du Verbe Créateur, de la Proto synthèse de Jésus, Roi des Patriarches, et de leur Christianisme primordial. À la base de tous ses Livres sacrés on trouve cette vérité, ce fait, et sa loyauté, loin de l’effacer, en a laissé subsister les irréductibles témoignages.

Essayez de dire ce qui précède à des Brahmes de haut grade : Bagwandas ou même Richis et vous verrez, Ô nos chers et vénérés Missionnaires, s'ouvrir leurs lèvres à jamais closes pour vous.

Ils comprendront enfin que vous n’apportez pas la Révolution dans leur État social, la guerre d’influences à leur Direction, la Mort à tout ce qui fut leur Vie, y compris leur Langue sacrée, Langue européenne des Patriarches, mère de toutes les nôtres ét de leurs intelligences. La Christianisation des Indes est donc rene, en procédant par la tête, par le Corps enseignant ethnique. Il est désirable qu’elle s "opère ainsi et cela par Charité chrétienne, car autrement chaque conversion fait une victimé en faisant un hors Caste. Le Corps enseignant ne peut être coRyAes qu’en étant ramené scientifiquement et par ses propres textes, au Principe même de la Tradition sacrée, et alors il Jui sera facile, en se faisant ordonner par des Églises orientales, de se transformer en premier Ordre de l'Église universelle, ,en Ordre enseignant à la fois religieux et universitaire, chrétien et catholique, ayant sa propre liturgie, et, pour Langue liturgique, le

Ce sera à lui, réintégré dans l'Unité et l’Universalité chrétienne de réformer le Système de Krishna, en rénovant celui d'IShVa-Ra, la Synthèse du Verbe Créateur puis Incarné, selon sa promesse patriarcale, Ressuscité comme Roi de la Gloire, et enfin reconstituant de siècle en siècle l'État social terrestre sur le modèle du céleste dont il est le Pontife-Roi.

Et ainsi seront consommées l'Unité et l’Universalité cycliques de toute la Tradition sacrée, et la Maîtrise aryenne, celle du Shilo de Moïse et des Shelatas de Manou, En ce qui regarde | les temps antédiluviens et leur suite, cette Maîtrise aryenne a été relevée par Moïse avec son exactitude habituelle, Il enregistre sous le nom de Ghi-Bor une des Églises aryennes devenue plus tard iranienne, et, sous le nom de Nephal, le Sacré Collège Arya qui existe aujourd’hui encore dans le pays de ce nom, C'est celui qui nous occupe en ce moment.

Revenons à la soudure qui rattache le Système de Krishna-à la Proto-synthèse. Dès le début du Manava-Dharma-Sastra, dès les premiers Slokas ou versets représentant la deuxième Personne de la Trinité, l’Étre existant par lui-même est interrogé dans l'Univers divin, à travers Manou, le Noah de Moïs se, parles Rishis supra cosmiques, ceux du Péle Nord céleste. Manou leur répond et leur montre cet Être existant par lui-même, quittant l'Univers divin pour s'engloutir dans la Mer des Eaux-Vives, y

disparaître et y accomplir la Création de l'Univers visible, sous le nom de Brah-Ma, le Bra-Shith de Moïse.

C’est de cette transition que dépend le retour du Brahmanisme à l’Isvarisme, et, par une conséquence inéluctable, leur arrivée par conviction au Christianisme du Verbe intégral, Krishna, conformément à la Science et à l'Art de la Parole sacrée, à employé chaque mot, chaque lettre sanscrite selon ses rapports avec les xxu Lettres vattanes. Le mot qui exprime l’Être existant par lui-même est : SWa-Ya-M-Bouva, SWaYàM Büû, Celui quiexiste. Les deux premières syllabes renversées et lues en vattan, disent : I-ShVa, et le Nombre de ce mot qui signifie Jésus Verbe-Créateur est 316.

Nous avons vu ailleurs la référence aux autres Védas par ShVa-DHA, et, suivant notre Méthode évangélique (celle des premières lignes de saint Jean), au témoignage ‘des Aryas Nepalim, nous avons ajouté celui de leurs frères patriarcaux les Iraniens Ghiborim, C’est pourquoi après avoir archéométré l'Œuvre de Krishna, nous avons vérifié avec le même Instrument de précision, celle du premier Zoroastre, et, dans l’Avesta nous avons retrouvé le ShWa-DHA vattan et Swâda védique, sous le Nom de Datou-Sho, le Donateur de Soi-même. Le Nom se retrouve aussi dans la prédiction du Sauveur par le même Prophète : Sous-IOSh. Enfin dans Moïse, héritier des Patr larches, le ShWa-DHA dévient ShADAI, littéralemént: Soi-donnant Dieu, et, comme ce moi n’a pas ses racines dans l’hébreu, 1 n’est pas étonnant, nous le répétons, que Quahbalim et Rabbins Talmudistes, soient encore en discussion à ce sujet depuis Siniéon- Ben-Jokaï,

Ces correspondances, qui ne peuvent être un effet du hasard, sont une des preuves de la Protosynthèse et de son action à partir des Deutosynthèses qui commencent à l’époque de Krishna-pour se continuer à travers les Abrahmides, Moïse, Orphée et Pythagore, sans interruption, jusqu’à l’Incarnation du Verbe Rédempteur, N.-S. Jésus-Christ.

« Et le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous ; et Il nous a donné à tous, à tous ceux qui croient en son Nom, en son SheMa, le pouvoir de devenir dés Fils de Dieu » », ‘dans une Humanité restituée à l’ Image du Monde de la Gloire.

Telle est l'Information, tel est le point de vue des Hautes Études que le Christianismeassure, donnant l'évidence du. Vrai et remettant toutes choses en leur perspective réelle et non illusoire.

Tel peut être l’État de l'Homme réintégré dans la Biologie divine. C’est l’État théologal complet, déjà sur-vivant dans: l'Unité enharmonique ou trinitaire de Dieu Vie éternelle, dans sa Mathèse vive ct toutes les virtualités vitales inconnues à qui ignore les puissances et les possibilités inhérentes à ce triple État.

Tout y est vivifié et c’est pourquoi l’Intellectualité et la Parole des Livres théologaux et par-dessus tous du Nouveau-Testament sont scellées sept fois à l’Intellect mort-né, celui des philosophes, des métaphysiciens subjectifs etdialecticiens, à l’Intellect né mort, celui des intelligences regressées dans leurs Sens externes physiques et physiologiques.

Tous les sens ont leur degré de Vie latente ou existante; les externes ont le moindre : l’Animal anthropoïde du Moi ; les internes ont l’animé humain : l’Androïque de l'Individu sociable; les intimes ont l’animant, le personnel objectivement impersonnalisé : PAndrotheste en N.-S. Jésus-Christ, le Social de la Biologie du Double Univers, et son centre est la Vie même.

Personne n’a Jamais possédé ce dernier sens en entier si ce n’est Dieu seul dans son Verbe, l’Essence dans son Principe d’Existence ou d'Humanitédivine. C’est pourquoi la qualité que signifie ce mot est l’Espèce divine des hommes androïques biologisés en Dieu, conjoignant en eux la personne humaine à la seconde Personne divine: l’Image vivifiée de la vivifiante Image de Dieu-Vivant : Jésus.

CONCLUSION

Réserves du Christianisme opposées au Paganisme. — Absence de Direction dans l’Europe actuelle. — Paganisme et Démocratie. — Les Humanistes, — La souveraineté du Peuple est-elle possible ? — Rappel des Missions, — Nos prévisions, — La Sauvegarde.

Dans ce livre et dans ceux que nous avons publiés antérieurement, nous avons opposé au Paganisme quelques-unes des réserves du Christianisme :

1° La Loi sociale dont il est seul détenteur, et que seul il peut réaliser ;

2 L'application de cette Loi, d’abord à une seule Nation comme la France, ensuite à l’Europe entière avec accession des Représentants de tous les Cultes, comme nous l'avons indiqué dans notre Centenaire de 89,

3° La Maîtrise universitaire chrétienne, pouvant s’étendre à toutes les Universités de la Terre, ses trois degrés d'Enseignement et d'initiation sur la base des mystères de la T.S. Trinité.

Ces réserves et leur mise en vigueur dans la Mentalité européenne sont seules capables de s’opposer aux résultats désasireux que le Paganisme, à travers les Grecs et les Romains, a eu pour la Terre entière,

Nous avons montré, en effet, la Mentalité païenne présidant à toutes les Universités européennes et trônant sur toutes les Chaires des Étndes secondaires et supé- rieures sans contre-poids réel, du fait que la Catéchisation, déjà jugée insuffisante par les Apôtres et par les premiers Pères, l’est encore bien plus aujourd’hui.

Aussi l’Europe actuelle n’a-t-elle plus à sa tête ni sacerdotes ni classes dirigeantes portant les caractères de leur Ordre et de l’Initiation de leurs degrés. Les trois Races spirituelles sont confondues sans pouvoir se dégager l’une l’autre de ce chaos païen. Elles sont remplacées par trois autres Races non spirituelles mais humanistes.

Entre ces dernières, toutes les doctrines et toutes les armes possibles ont été forgées puis utilisées jusqu’ à anéantissement, pour atteindre le même but païen: posséder l’État politique sans rénover l’État social. Mais l’époque actuelle présente ceci de remarquable que ces trois directions sont épuisées, à bout de forces, à bout de doctrines, en face de leurs conséquences : l'Anarchie d’en bas, fille de l’Anarchie d’en haut:

Socialisme anti social sous toutes ses formes possibles. Chez les Romains païens,le Proto-Type de ce mouvement s’est appelé aussi la Guerre sociale.

Le Paganisme, en effet, ne laisse partout subsister, au-dessus de son esclavagisme, qu’une seule distinction dans sa médiocrité bourgeoise décorée du nom de démocratie. , Cette distinction est Richesse et Pauvreté. C’est le plus bête de tous les classements humains.

Nous serions certes, et délibérément avec les païens pauvres contre les païens riches, s’ils pouvaient aboutir à la véritable Démocratie, la seule qui soit possible, celle de l'Évangile ; ; mais là encore la question ne se pose pasentre le Sectarisme économique de la Main-d’œuvre et les autres branches solidaires du même Ordre à reconstituer. Si elle se posait ainsi, la soi-disant Classe ouvrière, la plus haute dans mon esprit et dans mon cœur parce qu'elle est la moins humaniste’ et la plus humaine, aurait vite fait de régler toutes les questions par voie d’arbitrage avec les autres Facultés de l'Économie publique. Elle le fait en Angleterre parce qu’elle a en face d'elle un Tiers-ordre: une Bourgéoisie, un Second Ordre: une Aristocratie, et un premier Ordre religieux et üniversitaire qui sont encore réguliers et presque conformes au Canon social. Mais, sur le Continent, le problème est envenimé par les haumanistes du Sous-Tiers Ordre d'État qui, lui aussi, répète le mot de l'abbé Siéyès au nom du Tiers: Que suis-je? Rien! que dois-je être ? Tout !

Le sous-Tiers n’a pas d’autre visée et une fois porté au Pouvoir par le tremplin de la Question. sociale, il répondra inévitablement par des balles de plomb aux électeurs à qui il a promis la Lune, lorsque ceux-ci, faute de travail, lui demanderont un simple pain de munition, Néanmoins, il continuera à s’intitnler Démocratie et à invoquer la Souveraineté du Peuple.

Cette dernière est-elle possible ? Parfaitement, si l’on entend ce saint mot: Peuple comme toute la France l’entendait avant d’être affolée par les humanistes : non pas une poussière atomique de suffrage universel, mais l’agglomération en Corps organique de toutes les Facultés productrices de la Nation.

L'État politique n’est souverain qu’à la condition d’avoir ses trois Pouvoirs définis : Délibératif, Judiciaire, Exécutif.

Le Peuple n’est souverain que, lorsqu’ aggloméré en État social, il possède lui aussi son Organisme de souveraineté, ses trois Pouvoirs : : Enseignant, le Juridique, l’'Économique, qui seuls réellement le constituent sur Terre dans sa vie harmonique et organique et le font l’Image-vivante du Dieu-Vivant:

Ceciet tous les développements que comporte un tel sujet, nous l’avons exposé dans nos Missions. Par elles nous avons inauguré la Biologie et la Thérapeutique sociales fondées sur l’Observaiion et sur l’Expérience cliniques de l'Histoire, sur les Lois de Série et d'Harmonie résultant, non de l’Anthropologie seule, science naturelle, mais de l’Andrologie science humaine subordonnée elle-même à la Cosmologie visible et ‘invisible, physique et hyperphysique, Science el Sagesse divines.

C’est ainsi que nous avons pu relever successivement le triple point de vue d'État

LA SAGESSE VRAIE ans

mental, politique et social de l'Humanité : Mission des Juifs ; de l'Europe : Mission des Souverains ; de la France : Afission des Français ; prédire exactement, par le cours même des Faits et de leurs Lois évolutives, leur sens fatal d’accomplissement ; indiquer avec une précision qu'avaient seules jusqu'ici les Sciences physiques, comment ces Lois de série pouvaient et peuvent toujours être librement conjurées par un retour à la Loi d'Harmonie.

Dans ces conditions étrangères à tout procédé subjectif, à tout système personnel, nous n'avons eu que peu de peine et par conséquent de mérite à annoncer.

1° Aux Juifs, près de dix ans d’avance, l’Antisémitisme en France. Nous leur avons montré partout leur salut, non dans la perte des autres communions à réactions certaines, mais dans la Loi sociale et universelle, celle dù Verbe Créateur réarborée pour l'Humanité entière par N.-S. Jésus-Christ, Verbe Incarné.

2° Aux Humanistes français, Vingt ans d'avance, la maîtrise des Juifs sur eux non en tant que Chrétiens, mais au contraire, en ‘tant que lettrés païens, Goïm, non Kahalim. Nous leur avons montré la force redoutable de cette petite Compagnie de Juda, grâce à cette même Loi observée dans ses Kahals ou Paroisses et dans la sainte Alliance de celles-ci. Nous avons adjuré non seulement la Compagnie de Jésus mais Clergés et Clergies de toutes sectes, de prendre plus que jamais en considération cette expérience historique, ce minimum d'organisme laïque, sans lequel l’Église, Société des Fidèles, n’est qu’un nom et l’État social populaire une fiction.

Car, Moïse n’a relancé ce type à travers toutes les civilisations anti-sociales, ou devenues telles, que pour leur servir de ShéMa, de Signe régulateur, à la fois andrologique et cosmologique. |

3° En France encore, à la triple Race de nos lettrés classiques, Frères atrides, type Marc-Aurèle, type Constantin, type Julien l’Apostat, nous avons montré la banqueroute de leur même Raison enseignante païcnne et de leur commune Raison d’État antisociale, les résultats passés, présents et futurs de Icur triple Paganisme mental et gouvernemental : au-dehors, depuis son œuvre internationale maîtresse, le traité de Wetphalie, jusqu'à sa conséquence, celui de Francfort : au-dedans, depuis la Révolution dite française jusqu’à sa suite présente et à venir, ainsi définie : Suprême guerre civile de ces mêmes Races, sur les ruines dés trois Pouvoirs sociaux de l'État social esclavagés par l'État politique, dès le 17 juin 1789 ; banqueroute économique à répercussion mondiale universelle, et, pour compléter la suite d’affaires des bourgeoisies païennes, des prud’hommies latines, guerre sociale sous le nom de Socialisme et Invasion de l'Étranger, puis de barbares anti-chrétiens. <

4° Aux Puissances contractantes Européennes, le sort de leur initiatrice païenne, la France, leur décomposition, leur déchéance et leur ruine, grâce au même Esprit d'imitation et de mort, l'Esprit païen.

Nous leur avons montré l'Anarchie d’en haut, mère de celle d’en bas ; à toutes ensemble nous avons prouvé jusqu’à satiété que la Constitution continentale de leurs

A4 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

relations mutuelles, telle qu’elle se poursuit et comporte depuis deux siècles et demi, incarne le même Esprit d’Anarchie et de Mort et que la suprématie de l’Europe mourra après avoir empoisonné, jusqu’à la rage, les autres continents qui s’en vengeront en lPécrasant.

Nous avions ausculté pendant vingt ans les Sociétés asiatiques, africaines, et américaines, comme les nôtres jusqu’au fond de leur triple Vie, lorsque nous prédisions depuis 1880, dans nos « Missions » et jusque dans la préface de notre « Jeanne d’Arc », la ruée des Races jaunes, puis leur marche en avant, le réveil d’Islam et l’intrusion des États- Unis. Nous avons ajouté aussi, que la guerre industrielle et commerciale, jointe à la guerre soit justicière, soit de proie, assigne la Victoire aux Continents des Matières premières et des Masses humaines susceptibles de Foi et de Discipline.

C’est pourquoi, de la part des Puissances européennes, il y a crime contre l’Europe entière à soutenir et à exciter Japon, Chine et Turquie, alors qu’il faudrait, au besoin, aider notre rempart continental, la Russie, non seulement à se maintenir mais

s'étendre en Asie, et toute la Slavie des Balkans à opposer au Turc un bouclier fédéral.

Ces prévisions résultant de l'Observaiion des Faits et de leurs Lois, ces fléaux en cours d’accomplissement, nous ne les eussions pas dévoilés s’ils étaient inéluctables. Nous eussions laissé la Fatalité continuer sa marche sourde et voilée dans l’Inaudible et l’Invisible ; car, alors, à quoi bon réveiller de leur fausse sécurité des condamnés à mort continuant leur rêve !

Mais la Science et la Sagesse divines n’éclairent que pour sauver. Leur Soleil à double face faisant front sur le Double Univers, ne montre la Voie et la Vérité que parce qu’elles sont aussi la Vie.

La Loi de Vie de l’Andrologie est celle que nos « Missions » ont appelée sociale, Statut des Gouvernés, Canon organique de l’Humanité depuis sa molécule paroissiale ôu communale, jusqu’à son Organisme provincial, puis national, ensuite continental et enfin mondial. :

Nous avons dégagé cette Vérité de premier ordre, de la double tranchée de Faits, que montre l'Histoire universelle.

Dans la première, la Païenne, on ne trouve nulle parti cette Loi observée ni formulée. Les Enseignements du Paganisme devenu le Grand Maître universitaire et politique de ce qui fut la Chrétienté, sont muets sur ce point capital. Et cela est vrai, non seulement du Paganisme méditerranéen, mais de toutes son antécédence asiatique qui remonte à cinq mille ans,

De plus, et par une conséquence rigoureuse, à la place de la Loi sociale, du Statut des Gouvernés, du Canon organique de l'Humanité il y a l’esclavage non seulement militaire mais domestique, Enfin, comme la Raison gouvernementale est toujours le résultat de la mentale enseignante, la volonté de son entendement, à ce fait indéniable correspond celui-ci qui ne l’est pas moins : pas un philosophe, pas un poète païen n’a

jamais protesté contre l’esclavage, contre l’asservissement de l'Économie populaire au Système parasitaire des Lettrés gouvernants.

Nous avons montré toutes les conséquences de cette Régression de l’Andrologie à l’Anthropologie, de l'Esprit de Vie à l’Esprit de Mort, de l'Homme à pire que la Bête, de l'Alliance divine à l’infernale.

Par contre, dans l’autre tranchée historique qui remonte non à cinq mille ans seulement, mais à la première Unité andrologique, au premier État social universel et au premier des Pontifes Meshiah-im, nous avons fait voir cette Loi sociale, ce Statut et ce Canon révélés du sein de la Double Cosmologie au nom de leur seul et même Verbe,

Raison suprême de l'Univers visible, Parole créatrice de l’Invisible, Science de l’un Sagesse de l’autre :

Gloire à LUI.

APPENDICE I Les Cycies millénaires

Les Cycles de Mille ans sont chromatiques et se scandenteux-mêmes en périodes similaires ou Octaves de Cinq cents ans. Leur harmonie ou triplicité s’effectue par trois millénaires scandés en périodes de six cents ans.

C’est ainsi que de Pythagore à Hiéroclès s’étend un millénaire et le Paganisme méditerranéen a vécu, entraînant dans sa mort, après les avoir anéanties, la plupart les divisions ethniques de l’ancien Empire patriarcal, lui-même en décadence un millé- naire avant Pythagore.

Ce millénaire se divise lui-même en deux périodes de cinq cents ans. De Pythagore à Jules César, cinq cents ans, l’apothéose de Nemrod est renouvelée. Tout l’ancien Paganisme oriental est de es reflété et aggravé en Occident. C’est alors que le Verbe adoré par les Patriarches s’incarne et redresse en Lui, au-dessus de toute l'Humanité, toute sa Tradition, toute sa Révélation passée ou future.

Cinq siècles après, continuant son œuÿre du haut du Trône de l’Invisible, Il a enlevé l’Apothéose aux Césars, rendu à Dieu ce qui appartient à Dieu : le Principe, la: Loi, la Raison enseignante et la Raison sociale de l'Humanité. Dès lors, la tête des Césars est courbée par Lui, sous la puissance spirituelle des Apôtres représentés par la Résurrection d’un Patriarche universel et d'autant de Pairiarches que d’Églises ethniques.

C’est alors. que paraît Hiéroclès. Cinq siècles après lui, toutes les ethnicités anéanties par Rome païenne sont ressuscitées sous la bénédiction des Patriarches de Jésus-Christ, et leur vivification s ’achemine vers l’accomplissement de sa civilisation, de son État social, de sa Promesse du règne de Dieu sur la Terre comme au Ciel. France en tête, les Nations revivent dans le Souffle évangélique.

Cinq siècles après, l’Anti-Verbe, le grand Adversaire, fait surgir l'Esprit païen de son Enfer: c’est la Renaissance humaniste païenne.

Cinq siècles encore et l'Unité sociale de l’Europe est à ce point anéantie, que tout ce Continent est désormais à la merci de l'Asie et de l'Amérique. .

APPENDICE II

Influence du Paganisme sur la Révolution Française Démonolâtrie de Charles de Secondat:

Lorsque Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, allait chercher L'Esprit des Lois, non dans l'Évangile, mais dans le Temple de Gnide, il s’y livrait en inconscient, mais non pas en irresponsable, à une vraie démonolâtrie.

De là ces véntriloquies classiques avec les plus mauvaises sociétés de l'autre Monde :. Soliloque de Lysimaque, Dialogue de Sylla et d'Eucrale, puis tout le sabbat réuni: Grandeur et Décadence des Romaïns. C’est plus d’esprits grecs et latins qu’il n’en fallait pour gyroscoper de droite à gauche la tête d’un légiste gascon, si ce n’est sa table à écrire. Mais les vieux Démons du Midi avaient un médium de premier ordre dans ce majestueux bordelais, insuffisamment catéchisé par les Révérends Pères. Du reste, c’étaient ces Mentors qui avaient fait faire à leur Télémaque ces déplorables connaissances. Grâce à cette démonomanie qui nous arrivait du Saint-Siège et de la Minerva, tous les roussis de dessous terre, cuisinaient à feu de soufre quelque chose qui ne sentait pas bon. Ce rata des rastas à cothurnes et à espadrilles pourrait s’appeler la revanche des Gentils, ainsi nommés parce qu’ils sont tout ce qu’il y a de plus vilain.

Une vapeur de perdition sortait des fentes de l’Abîme où la neige et la glace tuté- laires du Moyen Age fondaient jusqu’à l’ébullition. On prenait cela pour le printemps.

Comme les gamins.des Champs-Élysées assaillent les victorias de bouquets de violettes, d’affreux gnômes fourraient Rosa la Rose sous tous les nez. Mais elle était artificielle, pleine d’onguent d’herbe à sorciers, de belladone et de jusquiame. Elle affolait grands et petits, maîtres et écoliers.

Comme autant de choucas et de perroquets ayant mangé sur leurs perchoirs trop de graines de pavot, clergé et clergie vaticinaient le Passé d'Athènes, prophétisaient le rococo romain.

Les fantômes à toges, les lemures à cnémides se promenaient en plein midi dans tous les livres, en plein minuit dans tous lesthéâtres, leurs démons aussi. La cour et la ville en avaient la coqueluche.

Hermès aux pieds légers rédigeait le Mercure galant. Vénus dansait le menuet avec le Roi-Süleil ; elle posait la couronne sur la tête de Louis XV, en lui donnant en tapinois un petit coup de pied mignon. Cupidon troussait le madrigal à toutes les Chloris à paniers : Neptune ondulaït les cheveux des plus belles pour les coiffer « à' la frégate » ; Flore flirtait avec tous les jeunes abbés ; Pomone offrait la forte pomme aux vieux chanoines qui y laissaient leur dernière dent.

Les diables mettaient du poivre dans la fontaine de Castalie. L’Hippocrène donnait

118 _- L'ARCHÉOMÉTRE DE SAINT-YVES

l’hystérie, les abeilles de l’'Hymète, la tarentule, Tout encrier avait son Narcisse ou

son crapaud et très souvent les deux ensemble, comme aujourd’hui. Le serpent Python sortait tout doucement du noir séjour et soufflait, en dactyles et en spondées, le délirium tremens des orgies de l'esprit en attendant celles du sang. Silène et Sancho chantaient ensemble les Contes de La Fontaine et les odes de Sapho. Leurs ânes ouvraient l’ère de la fraternité universelle. Ils faisaient dans le monde un bruit d’enfer ; rivalisaient de tonitruances et d’incongruités.

Bacchus et Don Quichotte bras-dessus, bras-dessous, s’embarquaient en z1g-zag pour l’Ile d'Utopie. Ils lisaient sur le tillac du navire Argo, Cyrus et l’abbé Terrasson.

Pégase et Rossinante ruaient aux croix des carrefours, où Panthée réinstallait Priape tandis qu’au coin du bois la bacchanale anthropophage attendait Panthée et les voyageurs en chaise de poste, route de Varennes.

Diane au cor d’argent, à l'arc d’ébène, au carquois de cristal, illuminait de sa svelte nudité les nuits du Parc aux Cerfs ; les Nymphes aux pieds rapides lançaient au loin ses lévriers. Écho criait : tayaut ! les flèchés volaient et la déesse sonnait l’hallali de tous les maris. Elle préludait ainsi à la rupture du mariage chrétien, à l’union libre, au féminisme sans ovaires.

L'Hydre de Lerne, narguant Hercule et Déjanire d'être en marbre, refaisait dans tous les bassins de Le Nôtre des masses d’horribles progénitures. Celles-ci sentant l’heure venir couraient à tous les ruisseaux de Paris. Enfin la vieille Louve des forêts de Bondy de l’ancienne Rôme allaitait des portées sans fin de louveteaux tirant la langue pour les lycantropies prochaines, grinçant des dents pour le craquement des os des saints dans tous les reliquaires, puis de l’Église de France et de l’État social français.

Qu’un médium dégagât sa formule politique, et‘le Paganisme allait se constituer moins Orphée, les sept Sages et Pythagore. Montesquieu en fut le Thomas d'Aquin en pourpoint, culottes courtes et souliers à boucles, jabot et manchettes en point d’Angleterre, épée en verrou d’un côté, écritoire en sautoir de l’autre. Le saint avait passé un Concordat avec la moins mauvaise philosophie des Gentils ; le baron passa aux Gentils sans Concordat.

Aussi les Démons exultaient. Leur Compagnie de Judas tirait par les pieds les élèves de la Compagnie de Jésus, pas mal de Jansénistes, quelques Oratoriens, nombre de Moines, tous les Curés jaloux des mitres, des cardinaux comme Dubois, des évêques comme celui d'Autun, la jeunesse d’épée et de robe, tout le gratin du Grädus ad Parnassum, tout l’État-major du ge Viris illustribus, en goguette de Mardi-Gras.

Pendant que lesempanachés rossaient le guet du Christianisme, les simples capitaines d'aventures enrôlaient prud'hommes et bourgeois et les habillaient en carnaval romain.

Tous les professeurs de logique faisaient déraisonner leurs Jourdain, Monsieur, Madame et la Famille, jusqu’à l’intéressant petit dernier. Monsieur devenait Numitor, Madame incarnait Lucrèce tout en faisant de l’œil aux garçons de magasin, avec un couteau de cuisine à la main. L’intéressant petit dernier était débaptisé, 1l parlait latin, s’appclait Brutus et crevait son tambour en attendant celui de Santerre.

Les Don Juan ruinés jouaient les Catilina ; les Messieurs Dimanche prenaient leur

dernière aune de drap pour se draper à la Ménénius Agrippa. La statue du Commandeur esquissait, de sa jambe de pierre, le pas fatal du Rubicon.

Tartuffe mis à la porte méditait la loi des suspects. Il soufflait le feu des cuisinières pour la confection des Jacobins et des Tricotteuses. Le Misanthrope rêvait Burrhus, Philinte Sénèque, Oronte Néron tenant la lyre. Vadius ruminait « l’Ami des Hommes », Trissotin « le Père Duchêne ». Tous les Diafoirus sans clientèle se changeaient en Pompilius avec la seringue en bandoulière. La cour et la ville ne voulant pas mourir de leurs pilules, ils attendaient le jour de gloire en s’entretenant le bistouri sur les plus hautes têtes de pavot de leur jardin pharmaceutique.

Bicntôt devait sortir de leurs rangs l’Esculape de l’Humanisme, le grand « saigneur » de la Philanthropie, l’excellent docteur Guillotin.

Vouées aux pédants à tabatière, les Femmes savantes ne décoléraient pas contre les grâces des duchesses et leurs essaims de freluquets pimpants. Elles en avaient la jaunisse, et s’habillant en Muses, elles épouvantaient les tout jeunes clercs, le jour ; car la nuit tous les chats sont gris dans le « Jardin des racines grecques ».

Mais ce qui précède n’était rien aupres de l’avocat Pathelin. Il déclarait la guerre à toute la société française au nom des De Cujus du Forum, ‘de l’Agora et même du parlementarisme Anglais qu’il prenait pour un moulin à paroles.

Le tricorne en bataille, la queue poudrée de soufre, dressée horizontalement, il brandissait L'Esprit des Lois. Ses yeux de loup étincelaient, ses dents claquaient, sa voix hurlait. Il mettait le diable au corps de la Basoche et de la Sorbonne dont il se constituait le gosier séculier, Il en appelait à Mascarille contre les hôtels, à Cartouche et à Maudrin contre les châteaux, aux Droits du citoyen contre la Crié, de:l’homme contre l'Humanité, du summum Jus à la summa Injuria contre toutes les causes dont sa bourse plate n’était pas chargée...

APPENDICE HI

Shéma de la clef dactyle de 5, E — ——

Les 5 livres sacres

ORIENT-ARYA EXTRÈME-ORIENT-MONGOL AFRIQUE SÉMITE KALDÉE SÉMITE nn" "RER ee RS Re SE Re nn PANGHAvEDAN ZexD-Avesra Kines PENTATEUQUE 4, Rig-véda, 4. Vendidad Sadé, 1. Ÿ-King. 4. Genèse. Mème méthode 2. Yadjour-véda; 2. Izeshné. 2. Chou-King. 2. Exode. suivant Joséphe 3. Säma-véda, 3. Vispered. 3 Chi-King. 3. Lévitique. après étude des 4 Atharva-véda, 4, Yeshté-Sadé. 4. Li King. 4. Nombres. livres de l'hisio- $. Manava- Dharma, 5. Siroz. 5. Yo-King. 5. Deutéronome. rién Bérose. Les 5 facultés divines ORIENT EXTRÊME ORIENT Aptr-Bouposa, BouppHEsWwARA PRADINA Srou-Fo Les 5 Dyanas : Les 5 Boddhisativas Les 5 degres de la sagesse 4. Vairoichana. 4. Samantabhadra. 4. Tsin. 2. Akchobya. 2, Vadjrapani. 2. Gi. 3. Ratnasambhava. 3. Ratnapani. 3. Ré. É 4. Armitabha. 4. Padmapani. 4. Tsi. ÿ. Amoghasidda. ÿ. Vishyapani. ÿ. Sin.

Les 5 degrés sacerdotaux

AFRIQUE

EE en ro

LE SACERDOCE ÉGYPTIEN Les 5 Grades Prètres egyptiens

4. L’Aëde : Lyre, Livres d'Hermès (Thoïth).

2. L'Horoscope : Horloge, Paline. Livres d'Hérmès. 8. L'Hiérogrammate : Plume, Livres d'Hermês.

4. Le Stoliste : Coudée, Vase, Livres d'Hermès. 5 Le Prophète : Sceau divin. Livres d’Hermés.

EUROPE OCCIDENT, NORD ET NORD-EST

LE SAGERLOCE DRUIDIQUE ‘

Les à grades

Druiths Bretons et Gaulois: Drotts, Ases, Varaighes

et Slaves.

4, Vacies.

4. Bardes.

4. Eubages. 5. Causidiques.

2, Séronides.

4. Analogues,

A Ré AN XX Vi LT ST NE SE: 4 PORT NE ERA) NOEL ARE DRE ASE 7 TASER THIN

| NN | SS g "S

Mox Cner Aa (1), #

Je me fais un vrai plaisir de répondre à votre bonne lettre. Je n’ai rien à ajouter à votre remarquable livre sur la Cabale juive. Il est classé au premier rang par l’appré- ciation si éminente et si méritée qu’en a faite le regretté M. Franck, de l’Institut, l’homme le plus autorisé à porter un jugement sur ce sujet.

Votre œuvre complète la sienne, non seulement quant à l’érudition, mais aussi quant à la bibliographie et à l’éxégèse de cette tradition spéciale, et, encore une fois, je crois ce beau livre définitif.

Mais, sachant mon respect pour la tradition et, en mêmetemps, mon besoin d’universalité et de vérification par tous les procédés des méthodes actuelles, connaissant en

outre les résultats de mes travaux, vous ne craignez pas que j’élargisse le sujet, et, au_

contraire, vous voulez bien me le demander.

Je n'ai, en effet, accepté que sous bénéfice d'inventaire les livres de la Cabale juive, quelque intéressants qu’ils soient. Mais l’inventairenne fois fait, mes recherches personnelles ont porté sur l’universalité antérieure d'où procèdent ces documents archéologiques, et sur le principe ainsi que sur les lois qui ont pu motiver ces faits de l’esprit humain.

Chez les Juifs, la Cabale provenait des Kaldéens par Daniel et Esdras.

Chez les Israélites antérieurs à la dispersion des dix tribus non juives, la Cabale provenait des Égyptiens, par Moïse. L

Chez les Kaldéens comme chezles Égyptien s, la Cabale faisait partie de ce que toutes les Universités métropolitaines appelaient la Sagesse, c’est-à-dire la synthèse des sciences et des arts ramenés à leur Principe commun. Ce Principe était la Parole ou le Verbe.

Un précieux témoin de l’antiquité patriarcale prémoïsiaque déclare cette Sagesse perdue ou bouleversée 3.000 ans environ avant Notre-Seigneur. Ce témoin est Job et

(1) Lettre de Saint-Yves à Papus.

AIDE

ASP NS

NANTES

SSII RATER EX | ME EU / SÉSSSSSENSEN SSSR SÉSESSS ESS DAS MAS ; FS SU etat) STE S CS

fohuque dit de DENDE

Taureau. Les Gémeaux.

12, Le Cancer.

, Le Versigu.

L

Le Live. !

Le Scorpion,

#8, Les l'oissons. 9, Le Bélier,

Sagillaires

5 Le

La Vivrge.

Laprivornés

la Nature.

La Balance,

# représente

La Figure a Droit

l'antiquité de ce livre est autologiquement signée par la position des constellations qu’il mentionne : « Qu’est devenue la Sagesse, où donc est-elle ? » dit ce saint patriarche.

Dans Moïse, la perte de l’unité antérieure, le démembrement de la Sagesse patriarcale, sont indiqués sousle nom de division des Langues et d'Ëre de Nimroud. Cette époque Kaldéenne correspond à celle de Job.

Un autre’ témoin de l'Antiquité patriarcale est le Brahmanisme. Il a conservé toutes les traditions du passé superposées comme les différentes couches géologiques de la terre. Tous ceux qui l'ont étudié au point de vue moderne ont été frappés et de ses richesses documentaires ct de l’ impossibilité où sont leurs se de les classer d’une manière satisfaisante, tant au point de vue chronologique qu’au point de vue scientifique. Leurs divisions en sectes brahmaniques, vishnavistes, sivaïstes, pour ne parler que de celles-là, ajoutent encore à cette confusion.

I n’en est pas moins vrai que les Brahmes du Népaul font remonter au commencement du Kaly-Youg la rupture de l'antique univer rsalité et de l’unité primordiale des enseignements. -

Cette synthèse primitive portait, bien avant le nom de Brahma, celui d’Isvha-Ra, Jésus-Roi: Jesus' Rex Patriarcarum, disent nos litanies.

C'est à cette synthèse primordiale que saint Jean fait allusion au commencement de son Évangile ; mais les Brahmes sont loin de se douter que leur Isoua-Ra est notre Jésus, Roi de l'Univers, comme Verbe Créateur et Principe de la Parole humaine. Sans cela, ils seraient tous Chrétiens.

L’oubli de la Sagesse Patriarcale d’Ishya-Ra date de Krishna, le fondateur du Brahmanisme et de sa Trimourti. Là encore, il y a concordance’entre les Brahmes, Job et Moïse, quant au fait et quant à l’époque.

Depuis ce temps babélique, aucun peuple, aucune Université, n’a plus possédé qu’à l’état de débris fragmentaires l’ancienne Universalité des connaissances divines, humaines et naturelles, ramenées à leur Principe : le Verbe-Jésus. Saint Augustin désigne sous le nom de Religio vera cette Synthèse primordiale du Verbe.

La Cabale rabbinique, relativement récente comme rédaction, était connue de fond en comble dans ses sources écrites ou orales par les adeptes juifs du premier siècle de notre ère. Elle n’avait certainement pas de secret pour un homme de la valeur et de la science de Gamaliel. Mais elle n’en’ avait pas non plus pour son premier et prééminen disciple, saint Paul, devenu l'Apôtre du Christ ressuscité.

Or, voici ce que dit saint Paul, Première Épitre auæ Corinthiens chapitre f1,

« Nous prêchons la Sagesse aux parfaits, non la Sagesse de ce monde, ni des princes de ce monde qui se détruisent ;

« Mais nous prêchons la Sagesse de Dieu, renfermée dans son Mystère ; Sagesse qui était demeurée cachée, que Dieu, avant tous les siècles, avait prédestinée et préparée pour notre gloire.

Qu’aucun des princes de ce monde n'a connue ; car s'ils l’eussent connue, ils n’eussent Jamais crucifié le Seigneur de la Gloire. »

Toutes ces paroles sont pesées comme de l'or et du diamant au carat, et il n’en est pas une qui ne soit infiniment précise et précieuse. Elles proclament l’insuffisance de la Cabale juive.

Ayant ainsi éclairé l’Université dela question qui vous intéresse, concentrons cette lumière sur ce fragment néanmoins précieux de la Sagesse antique, qu'est ou que peut être la Cabale juive.

Avanttout, précisons le sens du mot Cabale.

Ce mot a deux sens, selon qu’on l'écrit, comme les Juifs, avec le Q, c’est-à-dire avec la vingtième lettre de l’alphabet assyrien, celle qui porte le nombre 1006, au avec le C, la onzième lettre du même alphabet, celle qui porte le nombre 20.

Dans le premier cas, le nom signifie Transmission, Tradition; etla chose reste ainsi indécise ; car tant vaut le transmetteur, tant vaut la chose transmise ; tant vaut le traditeur, tant vaut la tradition.

Fançare Aramane

DEscuP TION ÉRANMANIQUE C A Vois 2e PER RE à Losose drug du Vaiten l Perir Cencie V4 Vryelles mage das Vu Datus

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L'Alphabet Watan ou Adamique.

Nons croyons que les Juifs ont transmis assez fidèlement ce qu’ils ont reçu des savants Kaldéens, avec leur écriture et la refonte des livres antéricurs par Esdras, guidé lui-même par le grand Maître de l'Université des Mages de Kaldée, Daniel. Mais, au point de vuescientifique, cela n'avance pas la question. Elle n’en est que reculée à un inventaire des documents assyriens et ainsi de suite jusqu’à la source primordiale. Dans le second cas, Ca-Ba-La signifie la Puissance, La, des XXII, CaBa, puisque

Mais alors, la question est résolue exactement, puisqu'il s'agit du caractère scien- üifique attaché dans l'antiquité patriarcale aux alphabets de vingt-deux lettres numérales.

Faut-il faire de ces alphabets un monopole de race, en les appelant sémitiques ? Peut-être, si c’est réellement un monopole, non dans le cas contraire.

Or, d’après mon investigation des alphabets antiques de Ca-Ba-La, de XXII lettres, le plus caché, le, plus secret qui a très certainement servi de prototype, non seulement à tousles autres du même genre, mais aux signes védiques et aux lettres sanscrites, est un alphabet aryen. C’est celui

que j'ai été si heureux de vous communi- L’'ALPHABET SANSCRIT

de ét je le tiens moi-même des Brahmes

éminents qui n’ont jamais songé à m'en VOYELIES

demander le secret. Al Ta & Su ir Il se distingue des antres dits sémi- Am ir Sin Te Ve UE ds

tiques en ce que ses lettres sont morpholo- à n F à CONSONNES

giques, c’est-à-dire parlant exactement par F Te A

leurs formes, ce qui en fait un type abso- Sülraes. la Gite IT Cite Sja

lument unique. De plus, une étude attentive ojatales … … .©Cfida Qi dj ja Or

m'a fait découvrir que ces mêmes lettres fjmks_ Tte Gta da die Uma

sont les proto 1 1 t prototypes des signes zodiacaux et Dates. Ga ie C Ut Tina

planétaires, ce qui est aussi de toute importance. | Lälieles ee pa ét “ba ma

Les Brahmes nomment cet alphabet Zemi-voyees…. ja Qra la a Wu Vaitan ; et 1l semble remonter à la première Sffines Ta Noa Usa Vza

race humaine, car, par:ses cinq formes Aspirès eh Etes Dita Airra

mères rigoureusement géométriques, il se signe de lui-même, Adam, Éve et Adama. Des ——ÎMqu Th te Vu à Fnie

Moïse semble le désigner dans le verset

19 du chapitre u de son Sepher Barashith. CHIFFRES .

De plus, cet alphabet s'écrit de bas en haut, El. cn Ti nn Sn A io D Daran.

et ses lettres se groupent de mauière à for- SIGNES DÉRIVÉS

mer des images morphologiques ou par- Ti Ti Mi ou Sen in Une Se

lantes.. Les pandits effacent ces caractères TN on S apcstronhe.

sur l'ardoise, dès que la leçon des gourous est finie. Ils l’écrivent aussi de che à droite, comme le sanscrit, donc à l’européenne. Pour toutes les raisons précédentes, cet alphabet prototype de tous les Kaba-Lim appartient à la race aryenne. On ne peut donc plus donner aux alphabets de ce genre le nom de sémitiques, puisqu'ils ne sont pas le monopole des races qu’on nomme ainsi, à tort ou à raison. Mais on peut et on doit les appeler schématiques. Or le schéma ne signifie pas seulement signe de la Parole, mais aussi Gloire. C’est à cette double signification qu’il faut faire attention, en lisant le passage ci-dessus de saint Paul.

Elle existe aussi dans d'autres langues comme le Slavon. Par exem ple, l’étymologie du mot slave est Slovo et Slava qui signifie parole et gloire.

Ces sens portent déjà haut. Le sanscrit va corroborer cette altitude. Sama, qu’on retrouve aussi dans les langues d’origine celtique, signifie similitude, identité, proportionnalité, équivalence, etc.

Nous verrons plus loin l'application de ces significations antiques.

Pour le moment, résumons ce qui précède.

Le mot Cabale, tel que nous le comprenons, signifie Alphabet des XXII Puissances, ou la puissance des XXII Lettres de cet Alphabet. Ce genre d’alphabet a un prototype aryen ou japhétique. Il peut être désigné, à bon droït, sous le nom d’alphabet de la Parole ou de la Gloire.

Parole et Gloire! Pourquoi ces deux mots sont-ils rapprochés dans deux langues antiques aussi distantes que le Slavon et le Kaldéen ? Cela tient à une constitution primordiale de l'Esprit humain dans un Principe commun, à la fois scientifique et religieux : le Verbe, la Parole cosmologique et ses Équivalents.

Jésus, dans Sa dernière prière si mystérieuse, jette, én cela comme en tout, une lumière décisive sur le mystère historique qui nous occupe ici :

« O Père! Couronne-moi de la Gloire que j’ai eue avant que ce Monde ne füt !»

Le Verbe incarné fait allusion en cela à Son Œuvre, à Sa création directe comme Verbe créateur, Création désignée sous le nom de Monde divin et éternel de la Gloire prototype du Monde astral et temporel, créé par les Alahim sur ce modèle op

Que le Principe créateur soit le Verbe, l’Antiquité n’a sur ce point qu’une voix unanime, Parler et créer y sont synonymes dans toutes les langues.

Chez les Brahmes, les documents antérieurs: au culte de Brahma représentent ISOu-Ra, Jésus-Roï, comme le Verbe créateur.

Chez les Ée gyptiens, les livres d'Hermès Trismégiste disent la même chose, et OShI-Ri est Jésus-Roi lu de droite à gauche.

Chez les Thraces, Orphée, initié aux Mystères d’ Égypte vers la même époque que Moïse, avait écrit un livre intitulé le Verbe divin.

Quant à Moïse même, le Principe est le premier mot et le sujet de la première phrase de son Sépher. Il n’y s’agit pas de Dieu dans son Essence, IHOH, qui n'est nommé que le septième jour, mais de Son Verbe, créateur de l'Hexade divine : BaRa- Shith. Bara signifie parler et créer; Shith signifie Hexade. En sanserit mêmes significations : BaRa-Shath.

Ce mot BaRa-Shith a donné lien à des discussions sans nombre. Saint Jean l’arbore comme Moïse, dès le commencement de son Évangile, et dit, en Syriaque, langue cabalistique de XXII lettres: Le Principe est le Verbe, Jésus avait dit : Je suis le Principe.

Le sens exact est ainsi fixé par Jésus même corroborant toute l’Universalité anté- rieure, prémoisiaque.

Ce qui précède explique que les Universités véritablement antiques considéraient le Verbe créateur comme l’Incidence dont la Parole humaine est la Réflexion exacte,

quand le processus alphabétique emboîte exactement le Planisphère du Kosmos.

Le processus alphabétique, armé de tous ses équivalents, représente alors le Monde éternel de la Gloire : et le processus cosmique représente le Monde des cieux astraux,

Cest pourquoi le Roi-Prophète, écho de toute l'Antiquité patriarcale, dit : Cæli enarrant Dei Gloriam. Ou en français : Le Monde astral raconte le Monde de la Gloire divine. L'Univers invisible parle à travers le visible.

Restent ici deux choses 'à déterminer: 1° le processus cosmique des Écoles antiques ; 2 celui des Alphabets correspondants.

Pour le premier point, III Formes mères: le centre, le rayon ou diamètre et le cercle ; XII signes involutifs ; VII signes évolutifs.

Pour le second point, auquel les anciens accordaient le premier rang : III Lettres constructives ; XII involutives ; VII évolutives.

Dans les deux cas :11I1 + XII + VII— XXH— CaBa,

Les alphabets de vingt-deux lettres correspondaient donc à un Zodiac solaire on solaro-lunaire, armé d’un septenaire évolutif.

G’étaient les alphabets schématiques. -

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Alphabet de XXIT (Voir Livre 11)

Les autres, suivant la même méthode, devenaient par 24 lettres les horaires des précédents ; par 28 lettres, leurs lunaires ; par 30, leurs mensuels solaro-lunaires ; par 36, leurs décaniques, etc.

Sur les alphabets de vingt-deux lettres, la Royale, l'Émissive de l’aller, la Rémissive du retour, était l’I ou Ÿ ou J, et, posée sur le premier triangle équilatéral inscrit, elle devait former autologiquement, avec deux autres, le nom du Verbe et de Jésus IShVa-(Ra), OShI-(R:).

Au contraire, tous les peuples qui ont embrassé le schisme naturaliste et lunaire ont pris pour Royale la lettre M, qui commande le deuxième trigone élémentaire.

Tout le système védique, puis brahmanique, a été ainsi réglé après coup, par Krishna, à partir du commencement du Kaly-Yous. Telle est la clef du Livre des guerres de IÉVÉ, guerres de la Royale I ou YŸ contre l’usurpatrice M.

Vous avez vu, mon cher ami, les preuves toutes modernes, c’est-à-dire de simple observation et d’expérimentation scientifique, par lesquelles la tradition la plus antique a été à la fois rétablic et vérifiée par moi. Je ne dirai donc ici que le strict nécessaire à

‘élucidation du fait historique de la Cabale.

D'après les patriarches qui les ont précédés, les Brahmes ont divisé les langues humaines en deux grands .groupes : 1° Devanagaries, langues de Cité céleste ou de civilisation ramenée au Principe cosmologique divin; 2% Pracrites, langues de civilisations sauvageonnes ou anarchiques. Le sanscrit est une langue Dévanagari de quarante-neuf lettres; le Vède également, avec ses quatre-vingts lettres ou signes dérivés du point de 'AUM, c’est-à-dire de la: lettre M.

Ces deux langues sont cabalistiques dans leur système particulier, dont la lettre M forme le point de départ et de retour. Mais elles ont été, dès leur origine, et demeurent, jusqu'à nos jours, articulées sur une langue de temple de vingt-deux lettres, dont la Royale primitive était l'I.

Toutes rectifications deviennent possibles et faciles, grâce à cette clef, aux plus grands triomphe et gloire de Jésus, Verbe de IËVÉ, autrement dit de la Synthèse primordiale des premiers Patriarches.

Les Brabmes actuels prêtent à leur alphabet de vingt-deux lettres une vertu magique ; mais ce mot n’a d'autre signification pour nous que superstition et ignorance.

Superstition, décadence et super-station d'éléments archéologiques et de formules plus ou moins altérées, mais qu’une étude-approfondie peut quelquefois, comme c’est ici le cas, rattacher à un enseignement antérieur, scientifique et conscient, et non métaphysique ni mystique.

Ignorance plus ou moins grande des faits, des lois et du principe qui ont motivé cet enseignement primordial.

Du reste, l’École lunaire védo-brahmänique n’est pas la seule où la science et sa synthèse solaire, la religion du Verbe, soient dégénérées en magie. Il suffit d'explorer un peu l’universalité terrestre à partir de l’époque babélique, pour voir une décadence croissante attribuer de plus en plus aux alphabets antiques un caractère superstitieux et magique.

De la Kaldée à la Thessalie, de la Scythie à la Scandinavie, des Kouas de FO-HI et des Musnads de l’antique Arabie aux Runes des Varaighes, on peut observer la même dégénérescence.

La vérité, en cela comme en tout, est infiniment plus merveilleuse que l’erreur, ét vous connaissez, cher ami, cette admirable vérité.

Enfin, comme rien ne se perd dans l'Humanité terrestre pas plus que dans le Kosmos tout entier, ce qui a été est encore, et témoigne de l'antique universalité dont parle saint Augustin dans ses Rétractions.

Les Brahmes cabalisent avec les quatre-vingts signes védiques, avec les quaranteneuf lettres du sanscrit dévanagari, avec les dix-neuf voyelles, semi-voyelles et diphtongues, c’est-à-dire toute la massore de Krishna surajoutée par lui à lalphabet vattan ou adamique. Les Arabes, les Persans, les Soubbas cabalisent avec leurs alphabets lunaires de vingt-huit letires, et les Marocains avec le leur ou Koreïsh.

Diane ur

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Les Tartares mandchoux cabalisent avec leur alphabet mensuel de trente lettres. Mèêmes observations à faire chez les Thibétains, chez les Chinois, etc.; mêmes réserves quant aux altérations de la Science antique des équivalents cosmologiques de la Parole,

Reste à savoir dans quel ordre ces XXII équivalents doivent être fonctionnellement rangés sur le planisphère du Kosmos.

Vous en avez sous les yeux, cher ami, le modèle conforme à celui qui a été légalement déposé sous le nom d’Archéomètre.

Vous savez que les clefs de cet instrument de précision, à l’usage des hautes études, m'ont été données par l'Évangile, par certaines paroles très précises de Jésus,

à rapprocher de celles de saint Paul et de saint Jean.

130 È L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

Permettez-moi maintenant de me résumer en aussi peu de mots que possible.

Toutes les Universités religieuses, asiatiques et africaines, munies d’alphabets cosmologiques, solaires, solaro-lunaires, horaires, lunaires, mensuels, etc., se servent de leurs lettres d’une manière cabahistique.

Qu'il s'agisse de Science pure, de Poésie interprétant la Science ou d’Inspiration divine, ious les livres antiques, écrits dans des langues dévanagaries et non pracrites, ne peuvent être compris que grâce à la Cabale de ces langues.

Mais celles-ci doivent être ramenées aux XXII équivalents schématiques, et ceux-là à leurs positions cosmologiques exactes. |

La Cabale des Juifs est donc motivée par toute la constitution antérieure de l'Esprit humain; mais elle a besoin d’être archéométrée, c’est-à-dire mesurée par son Principe régulateur, contrôlée sur l'Instrumént de précision du Verbe et de sa Synthèse primordiale. -

Je ne sais, cher ami, si ces pages répondront à votre affectueuse attente. Je n'ai pu qu’y résumer des chapitres entiers en quelques lignes.

Veuillez done en excuser les imperfections, et ne voir, dans ce qui précède, qu’un témoignage de ma bonne volonté et de ma vieille amitié.

A

LIVRE I DESCRIPTION ET ÉTUDE DE L'ARCHÉOMÈTRE

. CHAPITRE I

LES AMIS DE SAINT-YVES

La mort surprit le marquis de Saint-Yves d’Alveydre d’une manière inopinée. Son œuvre considérable était en pleine voie d’exécution, mais non terminée ; certaines parties étaient complètement écrites et mises au point, certaines autres étaient, au contraire, à peine esquissées.

- Une foule de documents, une quantité considérable de’ clichés photographiques et typographiques devaient être placés. Fallait-il laisser perdre le fruit de tant d'années de labeur en arrêtant l'Archéômètre dans son exécution ? Fallaitil au contraire chercher à mettre au jour l’œuvre du Maître, malgré les difficultés à surmonter ?

C'est là le problème qui s’est posé devant la famille du marquis de Saint-Yves et il nous faut dire comment ce problème a été résolu et, à notre avis, résolu d’une façon aussi éclairée que Juste.

La Comtesse Kezzer et le Comte Alexandre Keucer, héritiers du Marquis de Saint-Yves, ont chargé un ami et élève du Marquis, le docteur Gérard Excausse (Papus) de faire le nécessaire pour la publication de l’Archéomètre.

Le Docteur Encausse était dans l'impossibilité d’établir seul la mise au point d’un travail aussi considérable.

Il fit donc appel à tous ceux à qui Saint-Ÿves avait permis d'étudier quelques points de son Œuvre. La Société « Les amis de Saint-Yves » fut légalement créée comme société civile de publications et de conférences, avec un des plus chers amis du Marquis, Monsieur Duvrenau de LanNEAU et cette société établit le groupement des collaborateurs destinés à mettre au point et à présenter l’œuvre du Maître.

M. Lesreron, le dévoué secrétaire de Saint-Yves, fit un premier classement des documents et il reste le lien sensible entre le Maître mort et les élèves vivants.

M. Jsman, qui avait été le collaborateur précieux du Maître dans toute son adaptation musicale, voulût bien se charger de tout ce qui concernait cette adaptation.

M. Gouey, architecte diplômé du Gouvernement, qui avait travaillé avec le Maître toutes les

132 *‘ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

adaptations à l'architecture, nous a donné un lumineux résumé de ses travaux et a mis à notre disposition tous les clichés nécessaires.

Notre ami, le docteur À. Cuauver, de Nantes (Saïr), qui avait particulièrement travaillé avec ‘le Maître, a été d’un secours considérable dans la publication de cet ouvrage. Il a consacré plu-

sieurs mois de travail à la mise au point de la Sagesse vraie; on lui doit également la mise au point de l’herméneutique sanscrite et une foule d'autres travaux aussi importants.

M. Baricrar, un littérateur de grand talent, fût, pour la partie littéraire, le collaborateur de choix du marquis de Saint-Yves et tous les amis du Maître lui gardent une profonde reconnaissance. è

A côté de ce groupement, constituant la phalange dont chaque individualité a voulu devenir anonyme, pour se fondre dans lé terme général « les amis de Saint-Yves », d’autres amis personnels du marquis ont conservé de lui une irés haute idée et ont gardé pieusement le culte de sa mémoire. Nous citerons au premier rang de ceux-ci le comte Léonce de Larmandie, puis, notre ami Sédir, puis encore F, Ch. Banuer, qui fut un des premiers et ardents défenseurs du Maître et qui a écrit

sur lui un opuscule remarquable, avec cependant quelques erreurs concernant l’'Archéomètre, provenant du manque de documents positifs.

Comme tous les maîtres, le Marquis de Saïnt-Yves a eu des élèves d’abord admirateurs et qui l'ont ensuite insulté ou trahi. Le mieux que nous puissions faire est dé ne pas citer de noms, le Maître avait oublié et pardonné. Son Œuvre réste et elle suffit pour remettre les envieux à leur véritable place.

Les amis de Saint-Yves se sont efforcés de mettre au jour, non seulement lArchéomètre, mais aussi certaines adaptations antérieurement faites. Nous signalerons principalement la Théog gonie des Patriarches, adaptation des clés archéométriques à une nouvelle traduction des premiers chapitres de la Genèse et du premier chapitre de l'Évangile de saint Jean. Cette édition de grand luxe a été déposée chez l' éditeur Dorbon-Aîné, boulevard Haussmann, 19, à Paris. É

Nous devons en passant remercier au nom de tous les admirateurs du Maître, l’érudit et artiste éditeur Dorbon-Aîné, pour le dévouement dont il a fait preuve, en assumant la publication de l’Archéomètre.

Les amis de Saint-Yves ont enrore réédité les Mystères du progrès avec les trois chapitres sur la naissance, les sexes et l'amour, et la mort; La Mission de l'Inde, ouvrage contenant sur l'Inde, ses mystères et sur le Mahatma. des révélations prodigieuses et totalement inconnues

en Europe. Enfin, ils ont établi une table alphabétique de la Mission des Juifs qui était devenue indispen-

sable.

Tout cela, les amis de Saint-Yves l'ont fait sans rechercher aucun intérêt matériel, en souvenir d’abord de lillustre Maître disparu, et en remerciement ensuite pour ses héritiers, qui ont fait tous eurs efforts pour aider ses élèves à mettre au jour l'Archéomètre et ses multiples adaptations.

CHAPITRE Il

ÉCLAIRCISSEMENTS PRÉLIMINAIRES

Ilest important, avant d'aborder l’étude de l’'Archéomètre, de bien établir le caractère particulier de cette découverte. L’Archéomètre est un outil de construction, mais non pas une maison toute bâtie. Avant d’édilier une maison, on voit chaque corps de bâtiment apporter ses outils de travail : le maçon apporte sa truelle; l’architecte, ses compas el sa règle, et ainsi de suite pour chaque corps de bâtiment.

L’Archéomètre est un outil qui a cette qualité: particulière, d’être le même pour tous les arts ; c’est en même temps la clé de Péchelle sonométrique du musicien, de la gamme des couleurs du peintre et la clé des formes de larchitecte.

Il est indispensable de bien établir cette distinction fondamentale, qui fait que cet instrument synthétique est un instrument, el non pas une adaptation toute faite. Il L'Archéomètre n'apporte pas une maison toute construite, mais un moyen d’en construire beaucoup d'après des règles nouvélles. Ce n’est donc pas une prime à la paresse, c’est, au contraire, une invitation au travail, avec des moyens nouveaux. Il laisse à chaque artiste toute son originalité, en lui donnant une base scientifique. C’est un outil qui a des qualités spéciales que nous allons résumer de notre mieux :

1° Il estile même pour tous les Arts .

2° J1 ramène tous les Arts à une commune Synthèse et, en même iemps, il : donne la clé des adaptations religieuses et scientifiques de l’antiquité ;

8° Il ramène toute les mesures aux unités métriques actuelles : le mètre et le cercle ; mille millimètres et 360°.

L’Archéomètre est un outil commun à tous les arts ; le peintre y voit les couleurs composées, issues des trois couleurs primitives : le jaune, le rouge et le bleu et placées autour du cercle de 360°, de telle façon que la couleur blanche est toujours

-théoriquement reconstituée par les deux couleurs opposées à 180°. On peut donc déterminer, grâce à l'Archéomètre, une échelle de 360 teintes, au moins, ayant chacune un numéro et non plus un nom de fantaisie. Ce numéro permet de déterminer non seulement chaque teinte, mais encore la composition de chacune de ces teintes par rapport aux couleurs primitives. Le musicien trouve dans l’Archéomètre les rapports des notes aux couleurs, aux formes et aux lettres ei, de plus, les échelles sonoméiriques qui ramènent les deux séries : la série verbale et la série physique inversement proportionnelles à l’étalon du mètre courant,avec la note ré bémol égal 100.000 ou un mètre ; ce chiffre de 100.000 représentant la multiplication de 625 par 160. (Pour les détails et les adaptations, voir plus loin l'étude de l’étalon archéométrique.)

L'architecte trouve dans l’Archéomètre la clé d’un Canon universel, permettant la construction des formes, d’après un nom, une idée ou une couleur déterminée ; on établit ainsi des rapports étroits entre la hauteur et la largeur d’un édifice d’une part, et entre son adaptation industrielle, religieuse, ou esthétique d’autre part.

Mais ce qui étonnera le plus les artistes contemporains, c’est l’adaptation de l'Archéomètre à la littérature, Les rapports des lettres et des couleurs, entrevus intuitivement par Rimbaut et ses imitatcurs, sont déterminés scientifiquement par l Archéomètre ; de plus, cet instrument détermine les rapports entre les mots, les idées, les couleurs et formes.

Si cet instrument cst utile aux créateurs d’adaptations nouvelles, 1l revêt un caractère tout spécial quant à l’étude des sciences de l’antiquité. Le chercheur des choses cachées et l'historien sont mis en possession de l'outil employé par les antiques initiations pour toutes leurs adaptations à Part et à la révélation scientifiques. Quelques mots d'explication sont ici nécessaires dès maintenant. hs"

Les anciens, en effet, avaient pris comme clé générale d'adaptation le Ciel et sa constitution. De la sorte, que toutes les archives terrestres vinssent à disparaître, il était toujours possible de reconstituer l’insitrument qui formait la base de tous les arts et de toutes les sciences, en calquant sur un papyrus ou sur une table de bois la constitution du Ciel. C’est pour cela que la connaissance de l’Astrologie antique est indispen-

sable aux véritables chercheurs, ainsi qu'à l'historien digne de ce nom. Le Ciel était divisé par les anciens en douze grandes divisions correspondant à chacun des douze

ÉCLAIR CISSEMENTS PRÉLIMINAIRES 135

Signes du Zodiaque. Ces divisions formaient des maisons astrologiques, dans lesquelles se mouvaient les astres : ces astres avaient des domiciles positifs ou négatifs, c’est-à-dire diurnes ou nocturnes dans chacune de ces maisons. Si l’on se souvient que pour l’ancien, chaque Signe du Zodiaque avait une lettre, chaque planète avait également une lettre, si bien que le Ciel était constitué par un véritable alphabet mouvant où les lettres planétaires venaient se présenter devant chacune des lettres fixes zodiacales ; il y avait donc, inscrits dans le Ciel, des noms que nous retrouverons dans toutes les grandes religions : Ichwa-ra ou Jésus-roi, Mariah ou Mayah, Maha-\aya ou la Vierge des grandes Eaux célestes, ont leurs noms écrits en lettres de feu dans le Ciel depuis la constitution des premiers éléments terrestres. 11 en est de même pour les noms de Pho, de Shiwa, de Brahma, etc.

. Il faut ici bien insister sur ce double caractère de l’Archéomètre. C’est un outil qui doit rénover tout l’art moderne entre les mains d’artistes de génie d’une part, mais c’est aussi le témoin et la clé de toute la Science de l’antiquité, dont les sciences occultes sont un restc déformé. Les occuliistes ne considèrent généralement l’Archéomètre que sous ce dernier point de vue, ct les commentaires généralement cnfantins qui ont été faits, jusqu’à présent, sur cet admirable instrument d’adaptation, portent presque exclusivement sur son dernier aspect. Or, l’Astrologie donne bien la clé de la Science antique et ce sera un des grands mérites de Saint-Yves d’Alveydre d’avoir rétabli les rapports des lettres,: des couleurs et des planètes, mais, cet instrument resterait un évocateur des cimetières intellectuels, si son auteur n’en avait pas fait le moyen de synthèse et de régénération de toute l’intellectualité future.

Cet outil est le même pour tous les arts ; il en établit la synthèse, il en détermine les rapports.

Le même Cercle de 360° nous donne : 1° une double échelle de nombres ; 2 les rapports des couleurs et des formes, des notes de musique, des lettres des anciens alphabets sacrés entre eux. Comme nous venons de le dire plus haut, ïl synthétise ces clés artistiques avec les données de l'antique Astrologie, qui est la clé véritable de toutes les religions et de toutes les sciences sacrées de l'antiquité. Grâce à l’Archéomètre, le ciel cesse d’être muet : il parle, il prononce des noms et ces noms sont ceux de toute la révélation religieuse de” tous les temps, ainsi que nous l'avons dit tout à l'heure. Saint-Yves d'Alveydre a consacré une grosse partie de son travail à cette étude des adaptations religieuses, que nous ne pouvons que faire pressentir ici.

Ainsi qu'on le verra en jetant les yeux sur la figure en couleurs de l’Archéomètre, tout est iuscrit dans un cercle de 360°, divisé par des triangles en !2 sections de

chacune 30°. On remarquera les deux échelles de nombres : l’une de 0 à 36089 et

l’autre de 360 à 0°. On trouvera dans le cours de l’ouvrage plusieurs modèles d’adaptation ; ces modèles sont forcément incomplets, quoiqu’ils forment des indications précieuses ; car, si un auteur est compétent spécialement pour unart,.on comprend que malgré un cerveau prodigieux, il ne peut être aussi compétent pour tous les arts et pour toutes les sciences connues. Il faut ajouter encore que, lorsque la famille héritière du marquis de Saint-Yves, la comtesse Keller et le comte Alexandre Keller ont fait au docteur Encausse le grand honneur de le choisir, pour mettre au jour la publication de l’'Archéomètre, le travail de Saint-Yves était loin d'être terminé. Il a fallu plusieurs mois de récherches et de travaux délicats ; il a fallu faire un groupement de tous les collaborateurs du génial auteur, pour mettre au point son travail, On verra combien Saint-Yves s'était spécialement étendu sur la musique, qui était son art de prédilection. On verra aussi, combien les données concernant l’architecture présentent d'intérêt. Chacune de ces sections a été revue par un des collaborateurs de Saint-Yves, dont on trouvera le nom dans la liste des amis de Saini-Yves.

CHAPITRE III

LA PAROLE ET LES ALPHABETS — LE PLANISPHÈRE ARCHÉOMÉTRIQUE —

1. La PAROLE ET LES ALPHABETS. — 2. La PAROLE TIéANTHROPOLOGIQUE 3. La PAROLE ANDROLOGIQUE ET COSMOLOGIQUE — 4. LA PAROLE THÉANDROLOGIQUE 5. Le Sceau pu VERDE 6. Ses rRACES DANS LA Tripze ÉcGuise ÉVANGÉLIQUE MoïsiAQUE, PATRIARCALE 7. CONSÉQUENCES DE SA RÉSURRECTION

RÉGULATEUR, MENSURATEUR ET COMPOSITEUR UNIVERSEL

Intéresse la Métrologie et la combinaison exacte des Idées cosmologiques et de leurs moyens d'expressions : Formes, Nombres, Couleurs, Suns, ainsi que leurs rapports correspondants, et, par conséquent, les Arts et Métiers qui les emploient.

LE PLANISPHÈRE ARCHÉOMÉTRIQUE

Instrument organique, harmonique et symétrique, est fondé sur la combinaison de plusieurs Zones de Cercles, de Rayons et Polygones concentriques susceptibles d'évo-

luer autour d'un point central commun.

Lesdites Zones comporteni : 1° Un double Cercle de 360° évoluant chacun en sens inverse, de sorte que,

chaque degré donnant deux nombres, leur total soit toujours 360, et que leur inversion dextrogyre ou lévogyre permette une métrologie facile dans les deux sens ;:

20 Une Zone dodécennale fixe dite Zodiac des Lettres modales. Elle est divisée en parties égales, chacune de 30e, subdivisibles mêmes en minutes et secondes. Chaque douzième de cette Zone renferme, à son milieu, sa lettre morphologique et Île nombre de cette lettre dans un Écusson portant une couleur spéciale exactement correspondanie ;

Total : XII Lettres morphologiques XII Chiffres arithmologiques, chacun spécial à chacune d'elles, XII Couleurs;

3° Une Zone mobilisable dite planétaire des Lettres.

” Celle-ci est formée par XIT Angles de IV Triangles équilatéraux s’interseciant régulièrement. Chacun des XII Angles est tangent à un des Écussons de la Zone précé- dente et porte une Letire morphologique, le Chiffre arithmologique propre à cette Lettre, la Couleur de l’Écusson auquel il est tangent, une portée musicale et une Note.

Total : XII Angles, XII Lettres, XII Nombres, XII Couleurs, XII Notes ; +

4° Une Zone Zodiacale astrale fixe, avec ses XII Signes dérivés des XII Lettres Zodiacales. Chaque Signe en son Écusson portant la Couleur de sa Correspondance avec les Zones ci-dessus ;

5° Une Zone planétaire astrale mobilisable, avec ses VII Signes diatoniques astraux ct toutes leurs Correspondances, chacun figurant en ses Domiciles propres tant Diurnes que Nocturnes, et portant la Couleur .de la Lettre planétaire d’où dérive sa morphologie.

Total : XII Signes planétaires, dont V répétés — VIE, et XIT Couleurs;

6 Une Zone de XII angles de IV Triangles équilatéraux, s’intersectant régulièrement sous le Triangle générateur et métrologique, correspondant, par ses angles,'au Signe de la Vierge, au Signe du Capricorne et au Signe du Taureau. Chaque Angle porte les Couleurs du Signe auquel il correspond,

Total : XII Couleurs, XII Angles, IV Triangles dont un générateur, deux hexagones ou deux Couples de Triangles équilatéraux Tangents, l’un des Couples solsucial par ses Angles Nord-Sud, l’autre équinoxial, par ses angles Est-Ouest, tous les Angles de chaque Couple distants entre eux de la longueur du Rayon de leur Cercle tangent ;

70 Un Cercle central renfermant une Portée Musicale, une Note au Centre Commun, une Lettre morphologique sur cette Note, XIE rayons blancs formant VI diamétres blancs, passant par le Centre, l’un Nor d-Sud, l’autre Est-Ouest, et tous à 300 l’un de lautre sur le cercle.

Le planisphère organique et harmonique a ses Pôles et son Équateur de Correspondances, son année, ses saisons, sa symétrie gauche-droite d’organicités et d’harmonicités directes ou interférentielles. Il est exactement parlant par tous ses éléments concordants et par toutes leurs combinaisons.

L'analyse de sa synthèse et Les lois qui ont présidé à sa composilion seront données après sa description détaillée.

CORRESPONDANCES VERTICALES

CORRESPONDANCES VERTICALES

DESCENDANTES

ASCENDANTES

DESCRIPTION DÉTAILLÉE

Nord Zénith

— Solstice d'hiver, Décembre-Janvier.

— Départ du Temps et de l'Année positive. — Ecusson Jaune simple. 120.

— Lettre réprésentant le Triangle Équilatéral.

— Angle jaune du Triangle Équilatéral de Terre. 120. © Lettre représentant le Triangle Équilaléral avec le fil à plomb de l’Axe du

Monde. — La Note Si. — Le Capricorne et ses Correspondances. — Saturne et ses Correspondances. — Le Rayon blanc visant l'Angle jaune. 120.

Sud Nadir

— Solstice d'Eté, Juin-Juillet. Retour du Temps et de l'Année Négative.

— Écusson Violet : ; Rouge — 60

— Lettre : une hélice sur une verticale.

— Angle Violet da Triangle Équilatéral d'Eau

— 2 , Nombre de ce double hémicycle. — La Note La. — Le Cancer et ses Correspondances.

— La Lune et ses Correspondances, B. — Le’ Rayon blanc visant lAngle Violet. (

— Lettre : un cercle et son diamètre représentant Ie double hémisphère.

Ouest jo Degrés #5 20 _ Équinoxe d'Automne, Septembre-Octobre. © 3° — Tension équatoriale négative. : 5° — Lettre : Fléau de Balance. 3 à 6° — 30 , Nombre de cette lettre. Q < 9° — Angle Vert [9% 30 )du Triangle Équilatéral d’Air. À 8° — Lettre représentant un point générant une courbe. R 9° — 2, Nombre de cette Lettre. £ 14° —— La Balance et ses Correspondances. & 12 —— Vénus Nocturne et ses Correspondances. S | 13° — Le Rayon blanc visant l'Angle Vert À d- 30 z 2° — Equinoxe de Printemps. Mars-Avril : S 3° — Tension équatoriale positive. a &° — Écusson Orangé ) Jaune | 30 5 a Be _ Lettre : cercle S’extra-Sectant par deux courbes en cornes de Bélier. Ê - Rouge 90 e s 1° — Angle Orangé 4 Jaune 30 du Triangle équilatéral de Feu. A . 8° —— Lettre héliçoïde avec angle dardé. a à 9° — 20 , Nombre de cette Lettre. 2 119 — Le Bélier et ses Correspondances. a 120 —— Mars Nocturne et ses Correspondances. ë 13° — Le Rayon blanc visant l'angle orangé 4 dJ- _30

CORRESPONDANCES SUD-OUEST

CORRESPONDANCES NORD-EST

PAR 90° NORD

PAR d0° su»

Nord-Est par 30° Nord

2 — Hiver, Janvier-Février.

3° — Ecusson Orangé R. _30

4° Lettre : deux Droites en Croix. J

6° Angle Orangé 4 À: = du Triangle d'Air.

70 — Lettre : Triangle avec fil à plomb en porte à faux de 30°

9 — La Note Si. 10° — Le Verseau et ses Correspondances.

11° — Saturne Diurne et ses Correspondances.

14° — La Note Mi et la Lettre Solaire.

Sud-Ouest par 300 sud 20 —_ Été, Juillet-Août. 3° —— EÉcusson Indigo 4 B- %0 du Triangle de Feu.

4° —— Lettre : un arc de cercle de 1800.

6° — Angle Indigo B. 30

7 — Lettre : Un arc de cercle de 480 et son point Central. 10° — Le Lion et ses Correspondances. 11° — Le Soleil et ses Correspondances.

42° — L’Angle Indigo B. 9%

14° — La Note Centrale Mi et la Lettre Solaire.

Nord-Ouest par 60° sur l'Équateur

29 _— Automne, Novembre-Décembre 3° — Ecusson Vert B. 30 du Triangle de Feu.

4° —_ Lettre : Un arc et un Point.

D A E: “3 > 7° — Lettre : le Point générant une courbe angulée sur une droite horizontale. nm É e 8° 4 , Nombre de cette Lettre ét dérivé d'elle, ss 9° — La Note Do. ô & 10° — Le Sagittaire et ses Correspondances (Flèche de l'Arc ci-dessus.) È 11° —- Jupiter Diurne et ses Correspondances (Signe dérivé de la Lettre 7°). 13° — Le Rayon blanc visant PAngle Vert «+ B. 30

14° — La Note Mi et la Lettré du Soleil,

Sud-Est par 60° sous l’Équateur . 2 Printemps, Mai-Juin. 3° °_ Écusson de l’Infra-Rouge 4 B- 30

4° — Lettre : Point circulaire générant une verticale angulée. 5 —__7 , Nombre de cette Lettre et dérivé d’elle.

6° —— Angle Infra-Rouge B. _30 du Triangle d'Air.

7° — Lettre : héliçoïde penchée, à dard long.

9° -_ La Note Sol.

10° -— Les Gémeaux et leurs Correspondances.

CORRESPONDANCES SUD-EST par 60° sous L'ÉQUATEUR

11° -— Mercure Nocturne ét ses Correspondances. 42° — Angle Infra-Rouge 4 B- 30

149 —_ La Note Mi et la Lettre Solaire.

CORRESPONDANCES OBLIQUES NORD-OUEST

CORRESPONDANCES OBLIQUES SUD-EST

30° SUR L’ÉQUATEUR

30° sous L'ÉQUATEUR

60% pu norp

420° pu norD

nn."

Nord-Ouest

par 30° au-dessus de l'Équateur

— Automne, Octobre-Novembre. — Écusson Vert À d 60

— Lettre : le Point au centre de la Ligne droite.

— Angle Vert | J. 60 | du Triangle d'Eau.

— Lettre héliçoïde avec angle dardé court.

_— La Note Ré.

— Le Scorpion et ses Correspondances. — Mars Diurne et ses Correspondances.

— L'Angle Vert _60

— Le Rayon blanc visant l'Angle Vert J. _—

Sud-Est

pat 30° au-dessous de l'Équateur

— Printemps. Avril-Mai. — Écusson Rouge 120. — Lettre : Cercle générant une courbe. — 6, Nombre de cette Lettre et dérivé de sa forme. — Angle Rouge 120 du Triangle de Terre. — Lettre : le Point générant une Courbe. — La Note Fa. — Le Taureau et ses Correspondances, — Vénus Divrne et ses Correspondances. — L’Angle Rouge 120. Le Rayon blanc visant l'Angle Rouge 120.

Nord-Est par 609 Nord

2° —— Hiver, Février-Mars.

3° — Écusson Orangé | R.60 Ë 4° —— Lettre : Point circulaire générant une droite par sa circonférence, D 7 — Point circulaire générant une courbe angulée sur une droîïte. & 10° -— Les Poissons ét leurs Corréspondancés. D 11° — Jupiter Nocturne ét ses Correspondances. 449 —— La Note Mi et la Lettre Solaire. Sud-Ouest 2° = Eté, Août-Septembre. > & — Lettre : Deux points circulaires générant deux courbes articulées sur un’ à demi-cercle. Ë s 6° — Angle Bleu 420 du Triangle de Terre, 2 2 7 —— Lettre : héliçoïde penchée, à dard long. & À 8° — 90 , Nombre de cette Lettre, & g —— La Note Sol. £ 10° — La Vierge et ses Gorrespondances. 5 119 —— Mercure Diurne et ses Correspondances.

RÉVÉLATEUR ET RÉGULATEUR DES HAUTES ÉTUDES

DESCRIPTION DÉTAILLÉE

L’Archéomètre et l’Architechnie

L’Archéomètre est donc l’instrument de précision'des hautes sciences et des arts correspondants, leur rapporteur cosmométrique, leur étalon cosmologique, leur régulateur et leur révélateur homolog gique.

Il les ramène à leur principe unique et universel, à leur concordance mutuelle et à leur synthèse synarchique.

Cette synthèse, qui n’est autre que la genèse du principe, est le Verbe même, et elle autographie son propre nom sur le premier triangle de l'Archéomètre : SOPA-Ya, Sagesse, de Dieu,

Mais pour faire comprendre toutes les applications possibles de l'Archéomètre, comme révélateur et régulateur expérimental de cette genèse et de cette synthèse, il faudrait entrer dans des dévéloppemente sans fin.

Îl faudrait inventorier toute la nomenclature de la quadruple hiérarchie des substances, des faits, et, par conséquent, des sciences et des artsdivins, angéliques, humains et naturels.

Il faudrait, en outre, indiquer, en entrant dans. l’universalilé des conséquences, toutes les équivalences, toutes les correspondances de ces hiérarchies.

Nous arriverons au même but démonstratif par une voic plus rapide, celle du fait seul, celle de l’expérience dans toute sa vérité scientifique et, par conséquent, dans toute la loyauté de conscience qu’on doit exiger de soi-même en une aussi grave matière.

Ce fait, c’est l’art; mais l’art envisagé comme parole créatrice et consciente de la

146 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YV ES

science même, et non plus comme manifestation individualiste de l’anarchie, de la fantaisie, de la mode ou de l’imitation.

C'est pourquoi nous concentrons les applications de l’Archéomètre sur l’Art qui est susceptible de devenir l'expression la plus directe de la Science ramenée à son principe, sur l’art qui sy nthétise Loutes les sciences en acte, tous les arts, tous les métiers et industries, en un mot tonte la hiérarchie du travail humain.

Cet art est l’Architechnie. |

L’œuvre maîtresse de l’Architechnie étant lÉdifice religieux, résumé du Principe de la Loi et du fait social, nous aurons à appliquer l’Archéomètre à la science des religions.

Pouvant être requis d’ériger des cathédrales chrétiennes, des pagodes brahmaniques, boudhisies ou chinoises, des temples ghèbres ou des mosquées mulsumanes, l'architecte verra sur le Régulateur archéométrique la position exacte de chacune de ces religions dans la Religion, ce mot étant employé dans son acception de Synthèse scientifique et de Sagesse au sens antique du mot.

L’Archéomètre prouvera expérimentalement qu'il est Révélateur en même temps que Régulateur des Hautes-Études, le Révélateur de la Révélation prédit au commencement du xix° siècle par le comte de Maïstre.

Le Principe archéométrique étant la Parole, l’architecte se servira’ d’abord de la double zone des leitres, et celle-ci, du même coup, lui donnera toutes ses équivalences de nombres sonométriques, de couleurs, de notes, de modes musicaux et, par consé- quent, morphologiques.

Il n’aura plus qu’à ‘passer du Monde de la Gloire à celui des Cieux astraux, pour avoir les concordances cosmologiques qui résultent des précédentes angéliques et

divines.

Couronne de 360 degrés ou de 36 decans

Le mot 36, en lettres décimales sanscrites, s'écrit : GO.

Il signifie, dans le Véda, le Ciel même. Le mot 360, en lettres numérales adamiques, s'écrit: ShaS. [1 signifie la puissance sexennale 6 X 6; celle qui, précisément, correspond à la mesure du cercle par l’hexagone.

Nous verrons, plus tard, l’importance de ce rapport avec le Principe même. Celuici a, pour caractère, la Trinité déterminant son instrumentalité directe dans la sexennalité : 3...6 ; le trigone équilatéral déterminant l'étoile hexagonale.

Ce FAR rapporteur circulaire à marche inverse, en ce qui regarde les degrés, a une fonction de contrôle pratique très considérable, dont les faits témoigneront plus loin, notamment en ce qui regarde les couleurs, les Équivalents lumineux de la Parole :

Rayons et couleurs.

ut Tablature cosmoloëique des XXII Lettres

Nous rappellerons

ici, pour mémoire, que és à .

l'Evangile de saint Jean,

PO NE NW OV OM VU VD IX X XI XI XI XV XV XVL XWU XVEIXIX XX XXI EAU

lu en syriaque araméen, aa 4 dE dit : « Le Principe est aie a 4 #1 la Parole, le Verbe ». RE En | Dans la Grèce patriar- SAR FIT QU cale, ou plutôt dans la

Slavie des Balkans, Or- 1 5)$WIX ln! phée, selon les traditions |

recueillies par les Pères S[WIFRITS|K LR [Sh{Th

de l’Église, avait laissé

parmi ses nombhreux _ Longueur de la Circonférence ns livres ca noni ques un i Rayon Lrametre

ouvrage intitulé: La Pa-

syeyæmes

role ou le Vérbe sacré. | Arithmolobie des XXII Lettres

Dé même, dans l'Italie —

pairiarcale, celle des ll Constructives| Sr free cu D

Étrusques. ; Vi Evolutives b, G 2 + AL Lu ee Déèvata | Il n’est besoin que Si1$n aa |

Z HT YŸ L

d'explorer un peu l'anti- Xi! Involujives &- Æ T4 10 Ur LA AA ste HCHAT :

quité dans toutes Îles parties du monde, pour trouver des:iraces cerlaines de l’imporiance de la Parole humaine, Longueur de la Circonférence considérée comme ré- 4 Rayon is Diametre flexion du Verbe divin.

, Pan Verne I À X 2) 1495 = AaNE, J'Etre Indivisible

PAMIIITIILI ads LE 0 13 sms smmmepesr nes Un 90 ee be eg ee nine en LE 4 D Où PRE ee en

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| Diamètre Points Centraux Circonférence Sans doute, de l'Inde Vatlan Le ve. à la Chinc, de la Slavie ban À s Th et de la Scandinavie à - l’ancienne Amérique, de A la Syrie et de la Kaldée Loi de à l'Égypte, l’érudilion 2e

né peut atteindre que les débris superstitieux et magiques de l’ancienne science, de, cette Parole primordiale et de ses alphabets.

Mais ces reliquais eux-mêmes lémoignent de cette science perdue.

À ses anciens alphabets de XXII lettres,

Cosmolobie solaire des XXII Lettres

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l'Église syriaque attribue une valeur liturgique, à chaque lettre une fonctionnalité divine, une signification hiératique, |

Cette Université religieuse est, en cela, plus près de la vraie science antique que les interprétations magiques de l’antiquité de décadence, accessible à l’érudition.

Les Alphabets

Parmi les anciens alphabets antérieurs aux civilisations anarchistes grécolatines, nous classons ceux de 22 lettres numérales comme équivalents typiques de la Parole.

Nous les nommons Solaires et Solaro-lunaires, étant bien entendu que ces noms astraux ne sont que des signes de correspondance entre le Monde de la Gloire et le Monde astral. |

C’est grâce à l’oubli de cette distinction que, prenant l'effet pour la cause, la consé-, quence pour le Principe, certaines des Universités antiques sont tombées dans le culte des Puissances astrales, Anges et démons; dans le sabéisme, dans le fétichisme même, et que, il y a un siècle, Dupuis s’est précipité plus bas encore, dans le plus grossier des matérialismes astronomiques.

Nous classons comme Lunaires les alphabeis de 28 leltres, comme Horaires zodiacaux ceux de 24, comme Mensuels zodiacaux ceux de 30, comme Décaniques ceux de 36, etc., toujours sous les réserves précédentes, et en rapportant tous ces nombres à XXII comme Étalon.

L’alphabet des premiers Patriarches est celu' que nous employons sur -lArchéomètre, pour les raisons suivantes.

Il est morphologique, c’est-à-dire plus que géométrique ; et, par ses formes rigides ou flexibles à volonté, il dessine l’objet qu’il nomme, ou en nomme sa forme, suivant des règles inutiles à exposer ici.

Les Signes zodiacaux et planétaires en proviennent, ainsi que la construction de la sphère ou du planisphère qui renferme ces signes.

Par conséquent, la fonction et la place cosmologiques de chaque lettre sont déterminées par sa parenté de forme avec les signes astraux, dont la position est elle-même déterminée astronomiquement.

Il en résulte que les lettres se plaçant ainsi et non de main d’homme, leur position, leurs groupements binaires, ternaires, etc., tous leurs rapports entre elles, enfin, sont aulologiques el non anthropologiques. Nous y adjoignons, sur l’Archéomètre, les alphabets syriaque, assyrien dit hébreu, samaritain et kaldéen, tous solaires, solarolunaires, de XXII équivalents littéraux et numériques.

De sorte que, lorsque la ressemblance de la lettre archéométrique et du signe zodiacal correspondant laisse aux yeux quelque indécision, celle-ci est dissipée par la lettre analogue des autres alphabets et principalement du samaritain.

L'ARCHÉOMÈTRE COSMOLOGIQ UE 449

ALPHABET MORPHOLOGIQUE DES PREMIERS PATRIARCHES

Voici donc le graphique de l’alphabet des premiers patriarches, employé sur les écussons circulaires et sur les’-angles des trigones de l’Archéomètre.

La description qui y est renfermée est celle des Brahmes et non la nôtre.

Les Brahmes font de cet alphabet un grand mystère, et celui-ci est certainement le prototype aryen de tous ceux de ce genre, dits sémitiques, et qui seraicnt mieux nommés schématiques.

Il y a ceci d’exceptionnel, qu’il est morphologique, prototype des lettres védiques et sanscrites, et qu’il rattache très certainement l’Université brahmanique, si antique, aux Universités primordiales des premiers Patriarches.

Il dérive du point, de la ligne, de la circonférence, du triangle équilatéral et du carré; et bien que les Brahmes le nomment « Vattan »,1il se signe de lui-même : « Adam, Evé et Adama », par ces cinq formes, mères de la morphologie :

Les signes astraux, zodiacaux et planétaires, dérivent à n’en pas douter de cet alphabet, ainsi que la plupart des lettres et des chiffres plus ou moins altérés qui nous sont venus d’une pure source commune, par des fleuves divers et plus ou moins fangeux.

Il en résulte, nous le répétons à dessein, que la place de chaque lettre étant déterminée par celle du signe zodiacal ou planétaire qui en dérive, la Parole archéométrique est autologique ainsi que tous ses équivalents.

Cet alphabet schématique est visé par Moïse au verset 19, chapitre u, de son Sepher Berashith.

Les mots magie et arcane, employés par les brahmes dans leur description ci-dessus, éveillent forcément dans l'esprit scientifique Chrétien deux Synonymes :

Superstition el ignorance

Superstition : décadence et super-station d'éléments archéologiques et de formules plus ou moins altérées, mais qu'une étude approfondie peut quelquefois, comme c’est ici le cas, rattacher à un enseignement antérieur, scientifique et conscient, et non métaphysique ni mystique.

Ignorance plus ou moins grande des faits, des loiset du principe qui ont constitué cet enseignement primordial. Jamais la magie ni les arcanes n’ont plus sollicité les intelligences au vertige de tous les inconnus et de tous les abîmes qu’aux époques

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d’incrédulité, d’anarchie, et de décadence : Indes, Egypte, Kaldée, Perse, Empire grec, Empire romain: et cela, par le besoin même de foi, de principe et de relèvement. Mais ce qui sauvera la Chrétienté européenne, c’est la rectitude, la loyauté que la

Science impose à la conscience et réciproquement, qu’il s'agisse de la Religion, de l’Art ou de la Vie.

La description brahmanique ci-dessus révèle donc un temps de décadence : celle de l’Empire universel des Patriarches, commencée avec le Kali-Youg, près de quatre mille ans avant l'Ére chrétienne.

C’est pourquoi nous avons pris le contrepied de l'indication si précise, mais si inexacte, renfermée dans cette descri ption.

Elle affecte, aux concordances zodiacales et planétaires, les voyelles ajoutées ou plutôt leur ensemble de voyelles et de diphtongues surajoutées.

Mais cette massore, quasi-préhisiorique, n’avait trait dans l’origine qu'au solfège des hymnes. Or, l’alphabet des 22 lettres que nous avons subtituées à ces signes de Solfège, renferme en lui toutcs les voyelles que comportent sa série organique et sa numération cosmologique-solaire et luni-solaire.

Le nombre: XXIL, en lettres adamiques, s'écrit : Ka-Ba. Si l’on ajoute à ce nom la lettre La, qui signifie Puissance, on ‘obtient la Puissance des XXII.

Telle est la fameuse Kabale antique, dont les Juifs n’ont jamais eu que la Superstition babylonienne, la décadente, la stérile, la magique, la Quabalah.

La Science des XXIL, au contraire, est une véritable Science, dans toute la rigueur et dans toute la loyauté de ce mot. C'est la Science de la Parole cosmologique solaire, créatrice et féconde à l'infini, comme on le verra.

Saint Paul y fait une allusion manifeste: Première Épitre aux Corinthiens, chapitre 1, versets 7, 8, 9.

Saint Jean en parle plus manifestement encore, au commencement de so Évangile, en se référant au premier mot de la Genèse de Moïse : Le Principe (1).

Nous devons ajouter ici que, depuis l’Yodhisthir, le point de départ ct de retour de la série cosmologique des lettres à été transposé par l’université Védo-Brahmanique, de la lettre Y, première du Triangle de Jésus, à la lettre M, première du Triangle de Marie, de la Substance dite Terre d'Immanence à la Substance dite des Eaux Vives ou de l’'Émanation.

Cette transposition, qui caractérise le Brahmanisme, se montre entièrement systématisée dans le tableau ci-joint des signes védiques dérivés du point de l’'AUM, AVaM, dont les Brahmes font aussi grand mystère {Voy. p.. 153).

Alphabet lunaire: Signes védiques dérivés du point de l'AUM

Après avoir approfondi pendant plusieurs années les enseignements oraux de leurs plus savants pontifes, nous avons donc rejeté aussi leur transposition de l’Y à l’M, nous fondant en cela sur notre étude personnelle de leurs mystères et sur des indications très précises renfermées dans les Évangiles et les Épitres.

(1) Voy. La Théogonie des Patriarches, de Saint-Yves. 1 beau vol. gr. in-4°.

Construction de l’Archéomètre en double rapporteur demi-circulaire, avec tous les équivalents de la Parole, les lettres sanscriles correspondant aux adamidgues.

Voici comment nous avons employé les XXII lettres à la Construction de l’Archéomètre. Sur ces XXII, III donnent les centres de chaque demi-cercle, le diamètre, et la circonférence présentée en double demi-cercle. :

On trouve dans l'Évangile cette clé: « Je suis l’'Aleph et le Thau », que l’on a traduit en grec : « L'Alpha et l'Oméèga. »

Cette traduction fait passer le mystère du réel au mystique, la langue grecque étant une langue soudras, pracrite ou sauvageonne, et non archéométrique.

En écriture assyrienne dite hébraïque, l’'À se compose d’une bärre tranversale et de deux points +/" b

En écriture morphologique adamique, la barre indique le rayon ou le diamètre, et, à elle seule, elle est la lettre À; dansla même écriture, les deux points indiquent un centre dédoublé et la lettres ; le Th indique une conférence dédoublée en deux demi-cercles i In versés ainsi : 2

Cest pourquoi, considérant l’Afeph comme diamètre doublé, ses deux points comme centres, le Thaw comme double demi-cerele, nous avons affecté ces trois lettres morphologiques à à la Construction de la figure qui porte le nom de Zodiac de la Parole en double rapporteur.

Voici cette forme: (1).

C’est le Serpent d’airain de Moïse, auquel ilest aussi fait allusion dans l'Évangile. C’est le Caducée orphique.

Ces trois lettres adamiques À, S, Th, ces deux lettres assyriennes À, Th, signifient donc la Triple Puissance divine constitutive de l'Univers Type; le Cercle signifie l’Infini ;- le Centre, Absolu; le Rayon ou diamètre leur manifestation, leur mise en rapport.

Ainsi,-sur XXII lettres, IIL se rapportent à la Puissance constitutive, Les XIX qui restent se réfèrent aux Puissances distributives de l’harmonicité et de l’organicité universelles.

Sur ces XIX, XII sont involutives, VII sont évolutives, dans le Monde de la Gloire ou du Verbe, et, conséquemment, dans celui des Cieux astraux.

Autrement dit, XIL lettres sont zodiacales, VII sont planétaires, ou plutôt VI planétaires évoluant autour d’une solaire — ce que duifs et Grecs ignoraient.

Reste à savoir quel est le point de départ et de retour de linvolution et de l’évolution.

Pour y arriver, il n’y a qu'à sommer XIX, qui donne 1+9— 10. Or, 10 est l'équivalent de la lettre Y, première du nom de ZEVE ei de Jésus Verbe, IShO, Y PhO.

(1) Voyez Fig. page 150.

Voici maintenant le dessin de notre construction de l’Archéomètre en double rapporteur articulé | AE : | | Annee WAVM edl9 Fi TV SHADAÏ rés

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On remarquera, au bas de la figure, un antique rapport de 7 à 22 — 3,1128571, qui se rapproche du nombre de x, iransmis par Euclide, mais empirique et incertain,

Couronne sodiacale de la Parole

À partir de la lettre Y, I ouJ, de 30° en 30, la couronne zodiacale de la Parole se compose des lettres : L, M, W, Ph, K, R, E, O, Z, Ë, T.

Les homologies de ces lettres, à 180° de distance, c’est-à-dire aux deux extrémités du diamètre, sont : YR, — LHa ou LHe, — MO, — WZ, — PhÉ, — KT, et inverse-

e) À

Il en résulte deux hexades de noms autologiques, noms radicaux ou racines monosyllabiques.

IR, IRä, signifie en sanscrit : Parole, la Divinité de la Parole.

La ou Le signifie: le Roi des Cieux, le Maître du Swarga ou. Paradis, Indra, l’un des douze Adityas, et aussi le maître intérieur, l'âme, la conscience.

LL nd

CRURCRS

OASsSCGEe COCO

MO, racine de MOX et de MOXA, signifie: Délivrance, salut, libération des liens du corps et des misères de la vie.

WZ, ou bien OUZ, se retrouve sous la forme US et signifie, dans le Vêda : l’Ardeur et l’éclat lumineux.

PhF, Pa, la Puissance qui gouverne,

KT. La lettre K signifie l’Ame; la lettre Ta signifie l’Ambroisie, l'essence immortelle.

Inversion

RY ou Râj, Être roi, régner.

EL, AL, Contenir, (hé- breu). Salut, glorification, exaliation.

OM, VAUM.

ZWou, SWa, Biens.

É Ph (hébreu), Qui couvre et protège, garantie, sûreté.

TaK (hébreu), Supporter, soutenir ; (kaldéen), Siège, trône.

LP & PONS E Er

Pour accoutumer peu . à | e peu l’architecte à la lecture de

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Zodiac du Verbe les lettres Les 12 zodiacales. indiquéés par les angles des deux premiers Trigones, celui de Jésus et celui de Marie.

Nous nous bornerons ici aux lettres homologues, à celles dont les couleurs reconstituent le rayon blanc, et qui, par conséquent, forment des couples, des combinaisons binaires, dont chaque élément est à 180° de distance de l'autre.

L’utilité de la Couronne des degrés se vérifiera ainsi, en même temps que l’autologie de la Couronne zodiacale des lettres.

Nous avons motivé plus haut notre choix de la lettre 1, Y ou J, comme point de départ et de retour des séries harmoniques et organiques de la Parole et de ses équivalenis.

Les équivalents de I sont : le rayon bleu émissif et rémissif, le nombre 10, la sonométrie et les formes harmoniques qui en résultent, le signe de la Viergé, la Sagesse où la Reine des Cieux des anciens Patriarches, Mercure trismégiste aux pieds de la

Vierge, le Raphaël trismégiste des anciens Patriarches, le Bouddah védo-brahmanique, etc.

L'homologue de cette lettre est R, dont le lecteur trouvera lui-même les correspondances sur l’Archéomètre. |

Cette combinaison binaire donne un nom archéométrique radical, une racine monosyllabique autologique.

Nous n’avons plus qu’à ouvrir un dictionnaire sanscrit; nous adoptons cette langue Devanagari, langue de Cité ou de Civilisation divine, parce qu’elle a été articulée sur une langue archéométrique de temple, Padamique dont nous avons choisi l’alphabet.

Le Verbe va donc encore dire lui-même si nous avons eu raison contre nos amis Brahmes, en prenant, pour point de départ de la Parole Créatrice, la lettre L'et non la lettre M.

IR, IRâ, signifie en sanscrit : « Parole, la Divinité de la Parole, »

La réponse est divinement concluante. Sans quitter la base du Trigone de Jésus, nous nous reporterons à la lettre O, dont les équivalents sont : :

Le rouge, les langues de feu du Saint-Esprit, la Colombe rouge, le nombre 6; générateur sonométrique de l'accord par fait mineur que nous nommons l’organique interne, générateur également des formes de beauté résultant de cet accord, le signe du Taureau, le signe de la Vénus céleste et de l’Ionah. La combinaison binaire est donnée, à 180° de distance, sur la base inversée du iriangle de Marie, par la lettre M, première de ce nom et de ce triangle.

Nous laissons le lecteur trouver de lui-même les équivalents de la lettre M, et nous ouvrons le dictionnaire sanscrit.

OM, l « AÛM » des Brahmes, l'AVAM des Koranistes ésotériques, l’'AM, l’Ave Maria des premiers Patriarches et des Chrétiens d'aujourd'hui.

En méditant, l’Archéomètre à la main, la recombinaison du rayon blanc par les couleurs complémentaires ou mieux homologues, O et M, et en regardant les homologies des autres équivalents de ces deux lettres, les Orientaux sauront scientifiquement les origines de leur AUM. Ils sauront pourquoi ce Nom, saintement et exactement prononcé à l’heure voulue, lance leur vie dans l’autre vie, celle du Triangle des Eaux vives, et vers la source centrale, enharmonique, de la Lumière.

Nous prendrons maintenant la lettre Ph ou P, celle de la Porte de Dieu et des Anges. Ses équivalents sont : le rayon photogénique jaune, le Noël de la Gloire, des Cieux astraux et du Verbe incarné, le nombre 80, sa sonométrie musicale, la morphologie de beauté générée par cette sonométrie, le Capricorne et son ange, Saturne et son ange, etc.

L’'homologue est É ou H, le rayon violet, le nombre 8, la note /a, la sonométrie musicale et morphologique de 8, la Porte inférieure du Royaume, la Porte surterrestre de l’homme, la descente et la remontée des âmes, dans la génération terrestre et dans la régénération céleste, le trône de l’Ange Gabriel, l'ange de l’Annonciation et de Ave Maria, l'Ange du Signe du Cancer et de la Lune.

Sur la verticale des Solstices du Monde de la Gloire et du Monde astral, le rayon blanc se reconstitue au centre archéométrique, par la Combinaison Nord-Sud du jaune et du vialet. Cette copulation donne le couple de letires PRÉ, Pa-fl.

Ouvrons le dictionnaire sanscrit : Pa-IT, « la Puissance qui gouverne la vie organique. » Nous avons vu que cette puissance se saisit de ce gouvernement universel, en passant de la lettre triangulaire P, A, à la lettre triangulaire armée d'une bissectrice figurant l'axe du Monde: 4 ,Sh.

Ces réponses directes ne laissent rien à désirer. Mais comme la Raison divine, loin d’avoir peur de la raison humaine, veut la posséder tout entière dans la plénitude de son admiration et de son adoration, nous allons reprendre chacun de ces mots binaires et interroger leur renversement.

YR donne RY ; — RY, en sanscrit, donne RäJ : être Roi, régner.

En joignant les deux sens, direct et renversé, on a donc: le Verbe, le Dieu de la Parole, le Roi du Royaume éternel.

OM donne MO en sanscrit, MOx, MOxa, « la Délivrance, Le salut, la libération des liens du corps et des misères de l’existence physique ».

En joignant les deux sens : l'AUM, « la Dilatation de l’âme de vie dans l’adoration, l'imprégne des eaux vives de la vie céleste et lui donne l’avant-goût du salut, de la délivrance, de la libération des liens du corps et des misères de l’existence physique.»

Pa ou PhË donne, en hébreu, ÉPR, la Providence qui garantit, protège et abrite dans la Sécurité.

En joignant les deux sens: La Puissance qui gouverne la vie,la protège, l’abrite et l’assure, quand cette vie se restitue à elle.

Après avoir aidé le lecteur à interroger, sur l'Étoile des Solstices du Verbe, ces lettres homologues, nous nous bornerons, en ce qui regarde l'Étoile équinoxiale des Anges, à faire la même expérience sur la ligne de l'horizon.

Plaçons-nous donc entre les deux angles I et M des Trigones de Jésus et de Marie.

Nous y trouverons la lettre L, sur le Trigone de l'Éther divin. Ses équivalents sont: le vert azuré, le nombre 30, sa sonoméirie musicale et morphologique, l’Archange saint Michel, la Porte horizontale et Occidentale des Anges, des ALaHIM préposés pour donner à toute vie mentale, aimante ou corporelle, ses aliments et ses éléments, l’Équinoxe d'Automne, le signe de la Balance et du Jugement, Vénus nocturne, etc.

L’homologue, au point de départ du Trigone de Feu, lettre E ou H,a pour équivalent l’Agneau de Dieu, Agnus Dei, l’Agni des Védo-brahmanistes, l’'Agneau pascal des Juifs, l'Amour divin jusqu'au sacrifice absolu de Soi, Pâques, la Crucifixion du Verbe incarné et sa Résurrection le 3 jour, la couleur rouge orangé du sang, l'Équinoxe de printemps, le nombre 5, sa sonométrie musicale et morphologique, le signe du Bélier et de l’Agneau, Mars nocturne ou le Centurion, le Soleil sur son trône, etc...

La recombinaison du rayon blanc, entre le vert-azur ct l’orangé-rouge, donne les letires LaH ou LH ou encore Le.

Le dictionnaire sanserit répond : Le Roi des Cieux, le Maître du Swarga, le Seigneur du Paradis, l’un des douze Adityas, et il le nomme « Indra », que nous accepions comme surnom de Jésus, mais pas autrement.

Il ajoute, passant de la Théobiologie à l’Ontobiologie de l’homme : Le Maitre intérieur de l’âme, la conscience.

Inversement, l’hébreu donne: EL, AL : le Salut, l’Exaltation, la Glorification. En joignant les deux sens :

« Le Maître intérieur de l’âme, le Seigneur de la conscience humaine, mis en croix pour son salut, exalté et glorifié de sa gloire première comme Verbe, est le Seigneur et Roi du Paradis.»

Couronne planétaire de la Parole

La même preuve expérimentale, demandée à la couronne planétaire de la Parole, donnerait d’autres réponses tout aussi merveilleuses.

Nous nous bornerons, pour le moment, aux exemples qui précèdent et qui sont conformes à la loi des homologies, à la règle de leurs combinaisons binaires, pour la lecture. des Mentras archéométriques de cet ordre.

Pour donner encore plus de certitude sur l’exacte autologie de l’Archéomètre, nous prendrons, sur chaque angle des Trigones de Jésus et de Marie, la combinaison binaire de la lettre zodiacale et de la planétaire de l'angle, puis leur renversement ou inversion.

Nous ne nous servirons que de la langue sanscrite et des dictionnaires en usage, pour prouver une fois de plus la référence aryenne de l’Archéomètre aux anciënnes Universités

Planétaire et zodiacale. patriarcales. | Au point de départ du Trigone de Jésus, les deux lettres Ya Tsa donnent le mot Fa Ça.

Ya Ca signifie: Emission dela Gloire et de la splendeur.

CI, renversement du mot précédent, signifie : Rémission, repos, sommeil.

Il y a donc, pour l’angle du point de départ et de retour des lettres, parfaite concordance de cette combinaison binaire avec celle que nous avons. caractérisée comme bomologique.

Ph Sh, les deux lettres de Fangle Nord. Elles coïncident au Capricorne et à Saturne, au point de Noël, à notre 24 décembre, Minuit, moment où le soleil commence à remonter sur l'Écliptique et à générer l’année nouvelle. Or, en sanscril :

PæSha signifie le mois de décembre-janvier, confirmation absolue de tout ce que

nous avons dit sur l'autologie archéométrique.

Pa signifie: Puissance; P4 signifie : Sauveur.

Sha — : Paradis.

SaP, renversement ou inversion des lettres précédentes, signifie: Adorer.

Joignons le sens du Monde astronomique à celui du Monde de la Gloire, et nous avons : |

Au point de départ du premier mois astronomique, se révèle à l’adoration, la Puaissance du Sauveur, le Roi du Paradis.

Après avoir laissé parler les lettres de l’angle correspondant au Père, celles de l'angle correspondant au Fils, interrogeons l’angle qui correspond à la troisième Personne de la Trinité fondamentale. 0G donne OGa qui signifie la Puissance qui unit et réunit, la Force qui féconde

et multiplie. En latin, Augere, augmenter.

GO, inversion du mot précédent signifie, (dans le Véde) : tout ce qui tend à l’union, tout ce qui est bon. Mais, chose non moins singulière qu’en ce qui regarde le sens astronomique du mois de décembre-janvier, le mot GO donne aussi en sanscrit le sens astronomique zodiacal du signe correspondant à la lettre O : Taureau, Bœuf.

MaKa, mot formé par les deux lettres zodiaco-planétaire de l’angle du Trigone de départ de Marie signifie: Sacrifice; MaGa, Bonheur et sacrifice.

KaïMa, signifie l'Amour, le désir, la solbute dont l’Amour est le principe.

RD, au deuxième angle du Trigone de Marie, forme le nom RaD qui signifie: Donner, accorder.

DR, DaRa, ce qui porte, ce qui contient et possède. Mais, ici encore, un sensastronomique est donné par DRu : ce qui coule, se liquéfie et se fond, ou court avec rapidité dans l’eau, et qui s'accorde au signe des Poissons.

HB, à l'angle sud du Triangle de Marie, donne : le mot HÉBÉ qui verse à boire aux dieux, dans la mythologie orphique dérivée de la Védo-brahmanique.

En sanscrit, ce nom se décompose en Ka, Eau éthérée ou Air vaporeux, et

Ba, urne, ce qui concorde astronomiquement avec le Cancer, signe d’eau et avec la correspondance de la marche de la Lune et de l’état de tous les fluides et liquides sublunaires.

BH, renversement du mot précédent, donne BaHu, le BoHu hébreu, amas flui-

dique, d’où BaHuKa, citerne qui concorde encore avec le sens astronomique du signe.

LETTRES MORPHOLOGIQUES ET ARITHMOLOGIQUES

J'appelle zodiaco-solaires: les Alphabets organiques de XXII Lettres, tels que le Syriaque liturgique, l’Assyrien des Juifs, le Samaritain, etc. J'ai Are ce genre d’alphabets parce qu’il est scientifiquement régulier comme processus de letires et de nombres correspondants, auquel on peut aussi ramener tout alphabet empirique ou vulgaire. Et, dans ce type alphabétique, j'ai choisi le plus antique, l’Adamique, inconnu en Europe, mais conservé par les Brahmes sous le nom de Vattan. Je l'ai adopté parce qu'il est exact, non seulement comme processus de lettres et de nombre, mais aussi comme processus de Formes. C’est un Alphabet morphologique, ou parlant exactement

par ses Formes toutes générées du Point, de la Ligne, de l’Angle, du Cercle et du Carré :

Adam Eva [] ma, Mesure, Règle,

Les sciences et les arts relatifs à l'application des Formes aux Usages : Archi. tecture, Statuaire, Ornementation de tout Genre, trouveront dans ces Lettres remises par moi à leur point exact de Correspondances sur le Cosmomètre pantographique, une morphologie parlante.

En Architecture seulement, un genre nouveau, le Style parlant, en découle .par la Correspondance avec les Couleurs du Pantographe.

Ce Style consiste dans l’emploi du Fer ou de tout autre métal et du Verre de Couleur, le Fer servant non seulement de Charpente, mais aussi au Sertissage parlant des murs de Verre coloré, comme l’Or, le Platine et l'Argent à celui des pierres précieuses.

On verra plus loin pourquoi, de l’Alphabet de XXII Lettres, ; j'extrais trois Lettres :

mm À, en nombre 4, , ,, S, en nombre 60, e, Th, en nombre 400, c’est-à-dire le Rayon Générateur, les Points et le Signe d’union des Zones.

Restent XIX Lettres, XII Modales, VII diatoniques. J’ai dressé le tableau des Correspondances morphologiques suivantes : 1° entre les XIT modales ét les XII Signes zodiacaux, entre les VII diatoniques et les VII Signes planétaires.

La comparaison montre que ces Signes astraux sont dérivés de ces Lettres, et ce fait seul les reporie à une époque universitaire des Patriarches antérieure au Paganisme, au Sabéïsme, à l’Anthropomorphisme et au Zoomorphisme, C’est pourquoi j'appelle zodiaco-Solaires ces Alphabets de XXII Lettres et zodiaco-Lunaires ceux de 28, 29 et 30 Lettres, comme le Musnad, le Coreïsh.

Arithmologie des Alphabets cosmologiques solaires

Les 22 lettres étant arithmologiques nous avons dû reconstituer leur Arithmologie, conformément à leur point de départ et de retour, à leur-module émissif qui, étant la lettre Y, est le nombre 10, avec 6 pour petit module. Au contraire, dans le système lunaire Védo-brahmanique, le point de départ et de retour étant la lettre M, est le nombre 40, avec 8 pour petit module.

Il est utile de faire remarquer ici à l’architecte, que cette Arithmologie restitue tout un côté perdu des sciences arithmétiques, celui des Nombres qualitatifs inversement proportionnels aux Chiffres quantitatifs,

Le plus grand de ces nombres est l’Unité et tous les autres en sont les fonctionnalités internes. 7

De plus cette Arithmologie qualitative est physiquement expérimentale, soit sur la

L'ARCHÉOMÈTRE COSMOLOGIQUE t6!

corde sonore, soit sur les plaques vibrantes, selon les nowbres et selon les formes équivalentes des plaques.

Elle y révèle la qualité musicale des nombres, pendant que les chiffres y révèlent la quantité des vibrations physiques.

Cette connaissance d’où résulte la Musique cosmologique des formes ou Morphologie, est indispensable à l’architecture et à tous les arts qu’elle préside, pour faire passer l’artiste et Pœuvre de l’état inconscient à l’état de science et de conscience pleine et entière, c'est-à-dire de coopération directe avec le Principe métrologique et morphologique.

La Synthèse religieuse ou la Sagesse est ainsi une Alliance divine réelle et positive, en Science et en Art comme dans la Vie, dont la Science et l’Art sont les instruments.

Enfin, comme les nombres constituent aussi des paroles, l’architecte remarquera que celles qui résultent des principales séries numériques de Alphabet adamique, se lisent suivant la numération décimale sanscrile. Il verra aisément de quelle importance sont ces paroles révélatrices. |

Encore une fois la volonté humaine n’est pour rien dans cette autologie qui va nous douner le Critérium de certitude des plus antiques Universités patriarcales.

Critérium de Certitude

On ne crée rien sans conviction, Sans la puissance de vie qu’appelle dans le Verbe même une irrésistible certitude, lumière qui met au cœur une chaleur sacrée.

Révélateur de cette Révélation, l’Archéomètre donne cette certitude et appelle cette force de viequi entraînera l’architecte à une alliance et à une collaboration réelles avec le Principe de son art.

C’est pourquoi j’attire, avec autant de gravité, son attention sur ce qui va suivre:

En fixant le tableau de l'Arithmologie des 22 lettres, on verra :

19 Que celle-c1 à pour clef le nombre 10, celui de la lettre Y, I ou J.

2° Que ce nombre 10 ne résulte pas comme dans les systèmes de l'antiquité’ décadente, de la sommation des intériorités du nombre 4+ 3 +9 + 1 — 10, mais de l'Unité de la Trinité, et de l’intériorité de cette trinité, 3+2+ 1—6, c'est-à-dire la sexennalité.

Le nombre 1 correspond à l’incognoscible Unité de Dieu, le nombre 3 à sa Trinité constitutive de toute manifestation, à son Verbe cognoscible. Qui me voit, voit le Père , dit Jésus.

Le nombre 6 qui est celui du Saint-Esprit, est l’intériorité mème de 3 + 2 + 1 —6.

Ces trois nombres 1, 3,6 égalent 10, sans qu'il soit nécessaire de recourir à 4 pour obtenir par sommation le nombre 10.

Tout ce qui précède est expérimental, sur la corde sonore. En effet, 1 représente la corde entière, 2 son octave ; mais son octave des deux côtés, droit et gauche du milieu de la corde. La Duité n’est donc pas une puissance d’opposition, mais de symétrie dans l'Unité même.

462 - ‘ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

3, sur la corde sonore, donne la quinte à 2/3, mais chaque tiers isolé donne aussi cette quinte à l’octave ; 3 est donc autonome dans !, comme parole du nombre 1. 4, au contraire, n’est que la sous-symétrie de 2, qui est lui-même la puissance

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symétrale de 1. 4 donne bien aux 3/4 la quarte, moitié géométrique de l’octave, mais chaque quart isolé reproduit l’octave elle-même dans la double octave. De sorte que 2 étant puissance symétrale de v unité, 4 en est puissance sous-Sy mé-

trale où interférentielle. Ce nombre n’est donc pas autonome ni directement parlant, pas plus en Sonométrie qu’en Morphologie, comme nous le verrons ailleurs. °

6, intériorité de 3, l’arme de sa puissance symétrale, qui alors devient 3, comme 2 arme { de la symétrie interne. :

Dans 6, tout parle à plein sur la corde sonore; tout y est verbal et autonome comme en 3, et cette parole qui correspond, en morphologie, à l'hexagone, donne à l’Onde sonore son accord parfait mineur, que nous nommons organique interne, avec propulsion de 2 quintes à l’aigu, c'est-à-dire double promulgation de la verbale 3.

Dans le peu de mots qui précèdent, tous les systèmes védo-brahmanique, égyptien, kaldéen de l’antiquité décadente et à plus forte raison des balayures pythagoriciennes de cette antiquité, sont remis à leur place secondaire dans le seul système qui soit l'expression du Principe :

1, 3, 6, Père, Fils, Saint-Esprit,

Mais la Science étant une et indivisible, ce qui est scientifiquement vrai dans le Monde dela Gloire ne peut pas être faux dans le Monde des Cieux et des faits physiques, quels que soient ces faits.

La sonométrie vient de nous le prouver, et les plaques vibrantes des cabinets de physique nous le prouveront encore, lorsqu'il sera temps de montrer par d’autres expériences l’équivalence de la Morphologie et de lArithmologie.

En nous limitant à celle de la Paroleet des nombres, rappelons que :

Sur XXII lettres, 3 sont constitutives, 7 évolutives, 12 involutives, total XXII.

Les nombres des 3 constitutives sont : 1 + 60 +400 —461.

Sur le centre du tableau arithmologique on peut voir qu’en numération décimale sanscrite, 4, 6, 1 donnent le mot De VA, la Divinité.

Les 7 évolutives donnent le nombre 469 et, en sanscrit, 4, 6, 9, donnent le mot De VaTa. |

Dans n'importe quel dictionnaire DeVaTa est traduit par : Conditionnalité divine, c’est-à-dire les Lois données par la Divinité, lois harmoniques et organiques d'évolution ; et les maîtres et gardiens fonctionnels de ces lois sont les juges, les anges de Lumitre, les ALaHIM, les Devas.

Les 12 involutives donnent le nombre 565. Ce nombre 563 donne le nom de ÉVÉ, la Vie absolue.

Si lon somme l'Évolutiou pour la réduire à son point de départ et de retour,

Cette lettr e, placée devant le mot de l’involution qui ne doit pas se sommer, donne

le nom IÉVÉ: Moi la Vie absolue, Je suis la Vie absolue. C’est le Critérium du Buisson ardent.

Or, toutes les révélations qui précèdent sont autologiques par les nombres comme par les lettres : ce ne sont donc point paroles d’homme, mais Paroles du Verbe, direct à travers des faits expérimentaux.

Résumons ces faits vraiment merveilleux, pour ne pas dire divins qui serait le mot propre.

164 L'ARCIHÉOMÈTRE DÉ SAINT-YVES

Les nombres des trois lettres constitutives disent : /a Divinilé.

Les nombres des 12 involutives disent : /a Vie absolue.

Les nombres des VII évolutives disent: la Conditionnalité divine, le don de la Vie et des conditions de ce don divin.

Enfin, l’Univers et l’universalité des existences et des destinées étant une fois produits dans le Monde de la Gloire, type de celui des Cieux astraux, alors seulement, à travers la Création, toutes les Puissances angéliques involutives s'unissent dans le Créateur et dans la lettre }, nombre 10, lettre du « Consubstantialem Patri » commune au Père et au Fils, pour prononcer le nom du Père de la Vie, manifesté par son Verbe.

Ce qui précède dit autologiquement que: la Vie produit l'organisme qui la manifeste, et non le contraire. Elle est organisatrice selon les conditionnalités spécifiques des êtres et dés milieux substantiels.

Ce nom YÉVÉ, que l’on prononce aussi de plusieurs manières, selon les témps de l'Adoration, ce nom est donc autologique: Je suis la vie absolue; comme s’il n’appartenait qu’à Dieu seul de le prononcer dans le cœur de l'homme qui le prie.

Le Verbe incarné dit :

« de suis la Voie, la Vérité, la Vie, »,

La Voie répond à la lettre Sh du nom de Jésus, au point du Noël Éternel et temporel du commencement du Capricorne dit la Porte ou la Voie des Anges, de même que le signe homologue, celui du Cancer, est appelé la Porte ou la Voie des Hommes, gardée par l'Ange de l’Annonciation, Gabriel.

La Vérité répond à la lettre Y, et au sigñe de la Vierge consacré à la Sagesse divine considérée comme Reine du Ciel, et identifié à Marie assomptionnée.

La Vie répond à la troisième lettre du Nom de Jésus, la lettre O, assimilée à la demeure diurne de Vénus-Uranie, à l’Yonah des Patriarches, à la Colombe rouge et aux langues de feu du Saint-Esprit,

La Vie est donc le dernier mot, le suprême de ces trois paroles de Jésus.

Et, en effet, au sommet de toutes les sciences el en science comme en toute chose, l'homme ne crée rien, il ne fait que constater ; au sommet de toutes les expériences phénoméniques, l'esprit humain est appelé à vérificr un fait universel, indéniable qui, est en même temps un universel miracle inexplicable : la Vic sans cesse renouvelée comme l'année cosmique et comme l'année terrestre.

Ce fait a pour conditions d’évidence physique, l’organicité cosmique et sa permanence cyclique, dont la conservation est une création sans cesse continuée.

Or, il n’est point d'org ganicité sans harmonicité, ct, si la première signifie Vie, la seconde signifie : Verbe ou Parole. |

La sommation des nombres littéraux de la Parole, suivant les séries organiques et harmoniques des lettres cosmologiques, vient donc de nous dire, autologiquement, le mot même de Jésus, son mot suprême : « Je suis la Vie. »

C’est le critérium religieux donné aux plus anciens Patriarches, au point culminant des connaissances, le point archéométrique où l’incidence divine s’est faite dans

L'ARCIHÉOMÈTRE COSMOLOGIQOUE 163

la réflexion humaine et, par suite, dans la vie sociale tout entière, fondant tout, Science, Art et Organisation, sur le Dieu Vivant et sur son Principe d’action et de manifestation,

le Verbe.

Or, l'Université brahmanique à pour mot sacré le monogramme de notre Ave Maria : AM ; AVaM, AOuM.

Si la lettre I du nom de Jésus correspond à Péternelle Sagesse, la lettre M ne correspond qu’à la réceptivité de cette Sagesse dans l'Homme cosmique, PAdam archéométrique.

Cette Puissance réceptive, Vierge martiale en signe d'Eau, était appelée Minerve ou Pallas chez les païens.

La lettre M, dans les enseignements secrets des Brahmes, est une voyelle interne, improférable, mais qui s'entend à l’intérieur du corps, comme le bruit de la mer dans une coquille, si fermant hermétiquement la bouche, les narines et les oreilles, on exerce, sans respirer, une poussée vitale, de la glande cérébrale dite pinéale aux extrémités du COTPS:

Le Critérium brahmanique n’est donc plus cardiaque et biologique, mais cérébral et physiologique, et il répond bien au Triangle lunaire d'Eau, celui de l’'Émanation embryogénique et des Origines organiques, tandis que le Triangle de Terre vive, de Réalité suprême, est celui de l’Immanation dans le Principe vital, cardiaque, direct et absolu : Amour-Vic.

Il y a entre les deux lettres [et M la différence du Je au Aoi, du vital proférant le verbal, au mental muet se repliant sur lui-même, fusse can la contemplation la plus saintement quiétiste,

Les noms de Jésus ni de IÉVÉ ne sont point en usage chez les Brahmes, et ceux de leurs chefs que j'ai connus n'ont certes pas prévu que ee Alphabet morphologique le plus secret me servirait à glorifier et à prouver ainsi, par d’indéniables expériences, la Vie absolue, et son Verbe Jésus.

Mais je pourrais leur prouver, leur montrer même sur les pierres précieuses du rational de leur Souverain Pontife, sur la poitrine de leur Bratma qui porte la tiare aux sept couronnes, que le nomde IÉVÉ y est encore écrit, sans qu’ils s'en doutent. Ce fait remonte au temps du culte d’IShVa-Ra, Jésus Roi, Verbe de IÉVÉ, et, par consé- quent, bien avant le Kali-Youg et le Brahmanisme.

Je compléterai ce qui précède en expliquant le mot Principe, Barasbith, mot si simple et si peu connu malgré les discussions sans nombre auxquelles il a donné lieu depuis des milliers d'années.

Moïse condensant la Tradition des anciens Patriarches dit : « Barashith, Bara, ALaHIM » : le Principe créa les Anges ; ATh, ha, ShaMalM, wa ATh, ha, AReTz, alphabet vivant, harmonisme et organisme des Cieux de la Gloire et du Ciel gravitant.

Saint Augustin dit : « Tous les Cieux sont devant Dieu comme une seule terre », et en effet A-Retz signifie l’unité de ce qui court ou gravite.

Barashith est un seul mot, Bara, répété dans un verbe identique, comme le fait Moïse quand il s’agit d’un mystère important.

ShITb est un affixe numéral qui signifie hexadique, en sanscrit : Shath, six ; Shathkona, hexagone ; Bara signifie créateur par la Parole,

Ce nom, dans la mythologie hindoue, est celui du premier législateur de l'Inde et lui a donné son titre de Baravarsha ou Baraversh, le Continent du Verbe.

Le nom de IÉVÉ — 10 +546 + 5 = 96; ce nombre tient en deux lettres adamiques KV. Or KaVi en sanserit signifie : le Créateur par la Payole, ile Poète- Dieu. Le mot poète est pris ici dans le sens antique et non dans celui du fatse de vers et d’amuseur public, le seul que les civilisations sauvageonnes puissent comprendre dans leur profanation des dons de Dieu.

Ce même nombre 26, ramené à sa racine de symétrie qui est 13 se traduit en docs lettres adamiques : IG, et, selon le système décimal AG.

En sanscrit c'est Agni, le Feu divin. Moïse dit : « Notre Dieu est un Feu dévorant. » Ce qui précède jette déjà beaucoup de clarté sur le mot se Jésus en donne la lumière entière en disant : « Je suis le Principe, le Barashith.

Son disciple bien-aimé saint Jean commence son Évangile en syriaque araméen : « Le Principe est le Verbe et le Verbe est l’ATh des ALaHIM. »

1 confirme et commente ainsi Moïse et un peu plus loin, il rappelle le critériam de certitude en disant : « La Vie était la Lumière des Hommes. » Ainsi la racine numé- rique ou plutôt le Fils unique l’intime assymétrique, du nom de IÉVÉ est KaVi, le Verbe Créateur, Agni, le Feu divin, celui de la Vie absolue, l'Amour en un mot, le Feu du Sacrifice de Soi, prêtre et victime universels, Créateur et Conservateur Rédemp-

teur et Sauveur. Tel estle Barashith, le Maître et le Seigneur de l'Œuvre des 6 jours.

Gette œuvre n’est pas conduite, non plus, par les ALaHIM, régime et non sujet du verbe Bara. Le nom du Père n’est prononcé que lorsque l’organicité et l'harmonicité vivantes sont déployées, en acte, dans le Monde éternel de la Gloire et puis dans le Monde temporel des Cieux astraux, issus de la nébuleuse amorphe du chaos.

Dans l’être absolu, le Principe est à l’acte ce que l’éclair est à la foudre ce que l'amour est au don de Soi.

J1 n’y a pas d’abstraction en Dieu, tout y est vivant, présent et indivisible, Il est le Principe et l'acte.

Seuls des inconscients, des philosophes abjurant le critérium de la vie, le Principe générateur, pour la castration mentale du Cogito ergo sum, ont pu faire Dieu à l'image de leur impuissance en séparant le principe de l’acte, ou plutôt en confondant le Principe divin et l’Origine soi-disant naturelle.

Si le Principe universel n’était point le réalisateur et la réalité primordiale du Monde éternel de la Gloire, si la réalisation était soumise à une puissance secondaire comme le Temps, ce Principe serait mort et non seulement nulle vie ne se renouvellerait, mais aucune ne se serait jamais manifestée.

Or, le miracle de la Vie universelle est l'acte du Principe vivant, son fait aussi

indéniable qu’inexplicable sans Dieu.

On se demandera pourquoi le nom de IÉVÉ est prononcé le septième jour. Le à ombre 7 sur la corde sonore est toujours un nombre de repos.

Le nombre 6 donne l'accord parfait dit mineur, et que je nomme organique interne, plus deux quintes aux deux octaves suivants.

Je n'indique ici qu’une des nombreuses raisons expérimentales montrant pourquai l’acte du Principe créateur, soit théogonique dans la gloire, soit cosmogonique dans les cieux astraux, est réglé par l’hexade.

Le repos de celle-ci est à son centre ou à celui de l'hexagone. Dieu a placé son trône dans le soleil, dit le Prophète en parlant du Soleil de la Gloire, du Centre de son hexade et de sa double hexade.

Dans tout ce qui précède, rien n’a été proféré qui ne fut l’expression d'un fait archéométrique expérimental, ce qui est le caractère loyal de la science, et nom d’une outrecuidante et vaine métaphysique.

La voie de la science qui est celle de la Vérité est en même temps la voie de l'humilité de l'esprit humain laissant parler la loi dans le fait, le Principe dans la loi.

C'est le Lavabo inter justos manus. « Je laverai mes mains parmi les justes, » et pour être juste devant les faits universels qui sont les signes du Verbe, -il suffit d’être exact dans leur constatation.

La science dit avec Jésus : Fiat volontas tua, devant l’Auteur des faits soumis à ses expérimentations.

Le philosophe, l'inconscient mental dit toujours, comme le soi-disant magicien quabaliste, « Fiat volontas mea », et il n’en résulte que le néant.

Comparés à ceux de la science, les résultats sociaux de l’art en ce siècle sont d’une lamentable pauvreté quand il ‘ne sont pas d’une perversité et d’une perversion exé- crables.

Au sommet de tous les arts, l’architechnie se traîne dans la stérilité, à la remorque de toutes les époques fécondes, sans pouvoir générer aucun style ni aucun genre.

La raison de son impuissance est la même qu’en ce qui regarde les philosophes, les métaphysiciens, les légisies et les lettrés, singes et perroquets des païens grécolatins. C'est l’inconscience, l'absence de principe scientifique et scientifiquement, expé- rimentalement, loyalement démontrable.

En présence de l'anarchie qui règne actucllement en toutes choses, grâce à celte race mentale, on a cru pouvoir dire : « Banqueroute de la science. »

Non, la science ne fait jamais banqueroute, car elle est la conscience, une réflexion exacte de l’Incidence du Verbe.

Cette double lumière est instrumentale de la vie comme l’Instruction l’est de l'Éducation ou devrait l’être.

Mais banqueroute d’une race mentale, oui ; banqueroute de la fantaisie et de l'anarchie individuelle; banqueroute des études secondaires gréco-laiines, néopaïennes et d’une instruction sans éducation.

LL

centrale),

L'Archéonméetre (lardie

RÉVÉLATEUR ET RÉGULATEUR DES HAUTES ÉTUDES

Planisphère des Harmonicités et des Organicités universelles, instrument de pré- cision synthétique et analytique de concordances générales et spécifiques, à l’usage des Hautes sciences et des Arts et Métiers qui en dépendent.

Il est expérimental dans son ensemble et dans ses parties constitutives. Cellesci, sont susceptibles d’évoluer mécaniquement autour du centre commun.

Enfin, elles sont homologues entre elles, et forment les équivalents de la Parole qui est, elle-même, le Principe dont l’Archéomètre est Le fait démonstratif.

Cette Parole archéomé- trique consiste dans les alphabets antiques qu’une étude attentive me fait nommer : « Cosmologiques, solaires et luni-solaires. »

Ils sont composés de 22 lettres, chacune portant un nombre spécial de 1. à 10, puis

L’Archéomètre.

Les lunaires que je réserve comme instrumentaux des solaires n’ont de valeur que

relativement à ceux-ci.

DESCRIPTION SOMMAIRE de la Circonférence au Centre :

Couronne de 360 degrés-Rapporteur numérique différentiel

Les deux premières circonférences divisées en 360 degrés, et évoluant par mouvement contraire, donnent par addition le nombre 360 à quelque degré que ce soit. Cette homologie permet un double contrôle de toutes les positions des autres parties constitutives.

Ces deux circonférences forment un Rapporteur numérique différentiel.

Couronne zodiacale de la Parole

La deuxième zone est teintée d’orangé-rose, C’est le Zodiac de la Parole.

Elle porte 12 lettres en écusson, à 30° d’intervalle l’une de l’autre, et le nombre que la Tradition assigne à chaque lettre, De plus, chaque écusson porte une couleur ou rayon lumineux spécial. |

L'homologie de ces couleurs par couple d'opposition à 180°, reconstitue le double rayon blanc ou diamètre qu’on voit dans le petit cercle central.

Couronne planétaire de la Parole :

La troizième zône, sur fond bleuâtre, est le Planétarisme de la Parole.

Elle se compose de quatre triangles équilatéraux, divisant le Planisphère en douze parties égales.

Deux de cés triangles, homologues suivant la verticale, par leurs angles nord et sud, forment l’Étoile de l'Hexagone, que l'Antiquité assigne à la métrologie du cercle. Le côté de l'hexagone étant, en effet, égal au rayon. |

C’est l'Étoile des Solstices du Verbe, la Barashitha ou Parole sexennale des anciennes cosmogonies. (Ces quatre triangles génèrent entre eux, par recoupement, 3 carrés interférentiels dont le côté est aussi égal au rayon.

Les angles de ces quatre irigones sont armés de lettres, chacune portant son nombre et une couleur spécifique et, de plus, une couleur interférentielle générée par recouvrement sur l’angle de chaque carré.

Triangle du Verbe Jésus

Terre des Vivants

Le Triangle fondamental, équivalent morphologique du nombre 3, partage la circonférence en 3 parties égales de 120° chaque. Il donne l’aplomb de la figure et en fixe le nord ou le zénith par son sommet.

L'ARCIHÉOMÈTRE COSMOLOGIQUE 471

Son nom est écrit de lui-même, par lidentité de ses 3 lettres zodiacales avec les signes astraux correspondants, dont elles sont les prototypes. Cette même identité est encore complémentée par les autres alphabets solaires non écussonnés.

Ce nom est Y-PAo, Verbe de Dieu, et le mot PhO, signifie à la fois : Parole, voix, son et lumière.

Mais én prenant le gouvernement des Cercles astraux, le même Trigone fondamental affecte, à son sommet, la lettre planétaire qui forme un petit triangle équilatéral avec bissectrice, représentant l'axe Nord-Sud des pôles célestes et qui n’a sa place d’aplomb que là.

Son nom est alors Y-Sho: JeShU.

La mer des Eaux Vives :

Le trigone homologue du précédent a son sommet au Sud. Ilse lit : J/œRiall, suivant les règles dela table harmonique ou euphonique du Ramayana de Valmiki, en ce qui regarde la lettre R, descendante : Ri.

L'étoile hexagonale qu’il forme avec le précédent partage la circonférence en 6 parties égales de 60° chaque.

Étoile solsticiale du Verbe:

Ces deux premiers triangles en étoile hexagonale sont : la Barashitha cosmogonique, la Parole créatrice sexennale, le Principe hexagonal des six jours géné- siques.

La Tradition antique nomme le premier trigone : « Terre divine » et le second : « Eau vivanie. »

Triangle de l’Éther

Le troisième triangle a son sommet à l'Occident. Il se lit : « LaKaZa », l’Éther, la Puissance Ether.

Triangle du Feu divin

Le quatrième triangle a son sommet à l'Orient. Ise lit: }OuT'. Le Feu divin.

Étoile des Équinoxes du Verbe de ses Anges ou ALGaHTAI : Les troisième et quatrième trigones réunis forment l'Étoile des Équinoxes du Verbe.

Elle se lit ensemble du Centre A, à l'Occident La, puis à l'Orient H, AZaX, pronom signifiant : « Celui, »

Les Arabes doublant la lettre L par leur Lam-Alif, prononcent ce pronom AZLLalIT, Cette même étoile hexagonale des Équinoxes du Verbe, référencée aux deux premières lettres de l'Étoile solsticiale, se lit : ALaH-IM, et par renversement MI-HeLa.

Elle est instrumentale de la Barashitha, et forme, avec elle, l'Étoile dodécagonale du Verbe, divisant le Cercle en douze parties de 34 chaque.

Couronne musicale Cosmologique Aux trois zones ou couronnes précédentes, succède une couronne musicale composée d’une double hexade diatonique, dont chaque note correspond à la couleur, au nombre et à la lettre du même degré ou décan des zones ou couronnes ci-dessus.

Chaque accord, consonnant ou dissonnant formé par les couples homologues de ces notes à 180° l’une de l’autre, a toujours, comme médiatrice, au centre solaire de l’Archéo-: mètre, la note Centrale M,

Ce système musical se définit en diatonique, en enharmonique, en chromatique transpositeur par les nombres spécifiques des lettres et particulièrement ceux du Principe,-ceux des trois lettres: Y-Pho, Verbe de Dieu, Nom zodiacal du triangle fondamental.

Ces nombres sont : 10,

Par addition des deux modules. . . . 1046 — 16 Par multiplication des deux modules. . 10X6 — 60

La Sonométrie de l'Archéomètre est donc formée sur ces nombres de la Trinité Mère. Les autres nombres, ‘joints à ceux-ci, constituent une arithmologie qualitative qui préside, à la fois, aux Cycles ou révolutions harmoniques des astres, et à la sonomé- trie proprement dite.

L'Archéomètre présente sept modes diatoniques. La note fondamentale émissive est Sol, correspondant à la lettre Ÿ et à la couleur bleue.

Mais une fois le cercle défini par les quatre triangles équilatéraux, son octave

‘ARCHÉOMÈTRE COSMOLOGIQUE 173

seule parle planétairement et la note la plus grave devient alors le « Si », tierce majeure du « So! » originel.

L’antiquité historique a perdu entièrement la notion précise du « So! » fondamental, de la Lyre de la Vierge. Elle n’a conservé plus ou moins clairement que celle du « St » fondamental qui, du sommet à la base de l’Archéomètre, donne l'accord de septième « Si-la » partagé en deux quartes conjointes par la note du centre Solaire de figure : Mi. :

« Si-mi-la », se lit sur l'Archéomètre : SANalIf, L'ANNÉE et par opposition Sud- Nord : NaHaSh : le Serpent.

Mesuré par tierces conjointes et non par quartes,:cet accord « Si-ré-fa-la » est intérférentiel ou enharmonique direct du diatonique équivalent musical de l’axe interférentiel ou diamétral Nord-Sud.

La sonométrie des nombres 10,80,6 donne sur la corde fondamentale de Sol la gamme archéométrique de 22 intervalles.

De même que les nombres des lettres forment une arithmologie qualitative, expé- rimentalé par le son, de même ils déterminent une morphologie qualitative, identiquement expérimentale, par les intervalles harmoniques sur la Corde au repos ou en vibration. |

Il en résulte un alphabet archéométrique morphologique de 22 formes.

Couronne zodiacale astrale

La couronne zodiacale astrale est sur zone teintée d’orangé rose, avec douze écussons portant les signes traditionnels du Zodiac. Le mot Zodiac est du sanscrit inversé : Kya-Devas ou Kaya-Devas, la Route des Anges.

“Couronne planétaire astrale

C'est la zone bleuâtre des planètes diatoniques en double hexade, marquées de leurs signes traditionnels, dans leurs positions diurnes et nocturnes, avec le Soleil au Gentre, figuré par la note Mi.

Ces signes, astraux, zodiacaux, planétaires et solaire, sont dérivés des lettres morphologiques employées sur les écussons et sur les angles des 4 trigones inscrits.

De sorte que ces mêmes lettres, étant posées d’elles-mêmes et non arbitrairement sur l’Archomètre, y parlent autologiquement, sans que la volonté humaine puisse introduire aucune fantaisie dans cette Parole directe, si elle en respecte les lois.

Celle-ci est traduisible dans les langues les plus antiques dites en sanscrit : « Langues de Cité ou de Civilisation divine : Devanagari, » par opposition aux autres langues non archéométriques ou non archéométrées, dites Pracrites ou de Civilisation sauvageonne.

Couronne dodécagonale de rayons chromiques Circum-Solaires

Après ces six zones ou couronnes, vient une reproduction lumineuse du Monde de la Gloire, en double étoile hexagonale où domine le trigone lumineux, bleu, jaune et rouge, correspondant à la Trinité-Principe et aux 3 lettres du nom de cette Trinité.

I-PhO, Verbe de Dieu, Z-SA0O, JeShU.

Couronne des rayons blancs

Cette reproduction du Monde de la Gloire entoure la dernière zone teintée d'indigo, la portée musicale de 5 lignes où s’entrecroisent les 6‘diamètres ou 12 rayons blancs de l’homologie des couleurs complémentaires.

Centre Solaire

Et enfin la note Wi figurant le Soleil central et formant avec le demi-cercle, qui la surmonté, la lettre Na; de même que le rayon blanc horizontal forme ‘la leitre morphologique A.

RÉSUMÉ DE LA DESCRIPTION SOMMAIRE

Double Couronne des 360 degrés: Le Temps sans bornes, l'Éternité

La zone des degrés ou Rapporteur homologique différentiel, correspond en herméneutique à l’Éternité où Temps sans Bornes. La Reproduction homologique du nombre 360 par addition à chaque degré est la démonstration expérimentale de l’omniprésence de Dieu.

3 représente le Verbe, 6 le Saint-Esprit, le zéro rien par lui-même ; mais, précédé de ces deux chiffres, rien devient Tout, c’est-à-dire l'Univers défini : 360.

Monde éternel de la Gloire

De la zone ou couronne de degrés à celle des notes musicales, il y a # intervalles hiérarchiques constituant ce que la Tradition appelle « La Gloire », la Création incorruptible du Verbe, son Royaume éternel et celui de ses Puissances immortelles.

Monde temporel des Cieux astraux

Les deux zones ou couronnes suivantes représentent le Ciel sidéral, le temporel,

dans son type d'harmonie et d'organisme déterminé par le prototype ou archéiype ci-dessus. |

CHAPITRE IV

LES TRIANGLES CÉLESTES

L’ASTRONOMIE DES TEMPLES INITIATIQUES DE L'ANTIQUITÉ

Premiers éléments nécessaires à connaître pour comprendre la construction et les rapports de l’Archéomäétre

Lorsque l'Homme sort de l’état de torpeur intellectuelle provoquée par l’ignorance ou l'esclavage, il regarde autour de lui et cherche à se rendre compte du « Pourquoi » et du « Comment » de tout ce qui l’environne. La Nature et ses multiples aspects, son

être intérieur à lui-même et l’origine de ses aspirations : l’amour, la haine, puis les accidents de tout être vivant sur terre : la Maladie, la Mort, les soufrances morales et les rapports entre les êtres humains, tout cela frappe le Penseur et demande une solution plus ou moins satisfaisante.

Tous les philosophes, tous les propagateurs de système religieux, et, maintenant, la plupart des sociétés savantes, ont donné des solutions de ces divers problèmes.

Dans le présent travail, prélude de toute étude approfondie de loccultisme, nous allons passer en revue les réponses faites à quelques-uns des problèmes posés ci-dessus par la science actuelle et nous examinerons ensuite les solutions données dans les anciens temples d'initiation, Enfin, nous chercherons quels sont les rapports possibles entre les deux formules proposées.

La première chose qui frappe l’esprit humain, c’est la Nature dans ses diverses manifestations : le lever et le coucher du Soleil et de la Lune, les Étoiles brillant dans

la nuit, puis les. Saisons, les Orages, l’Are en Ciel, la croissance des Végétaux, la reproduction des animaux et leur utilisation par l'Homme, tout cela demande de longues et sérieuses méditations.

Et disons de suite, qu’à l’encontre de certains positivistes du monde profane, nous prétendons que toute l'instruction des premiers penseurs terrestres a été faite non pas par des raisonnements enfantins, mais bien sous l’impulsion directe des Êtres invisibles de divers plans. C’est la révélation directe qui èst au début de toute science et l'expé- rience ne vient que plus tard pour nier d’abord les affirmations des Êtres supérieurs quitte à y revenir plus tard: de là le dicton : « Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène. » Mais n ’anticipons pas.

La science actuelle nous enseigne que nous sommes les habitants d’une planète qui s’appelle la Terre, cette planète gravite avcc quelques autres autour d'un astre appelé le Soleil qui envoie la chaleur et la vie aussi bien à la Terre qu'aux autres Planètes de son système. Ces planètes sont, en partant du Soleil: Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, (toutes connues des Auciens), Uranus et Neptune, ajoutées au système solaire par les savants modernes.

Chacune de ces Planètes peut avoir, à son tour, des astres plus petits qu'elle et qui tournent autour. Ces astres sont appelés : satellites, La Terre a un satellite, la Lune, Mars en a plusieurs, Jupiter aussi et Saturne est entouré d’une véritable nuée de satellites et, de plus, d’un véritable anneau. On trouvera du reste tous les détails utiles dans les livres élémentaires d’astronomie. :

Chacune des Étoiles que nous apercevons dans le ciel et qui est dite: Étoile Fixe est un Soleil avec son cortège de Planètes. Par contre, les Astres mobiles qui apparaissent au-dessus de l’horizon terrestre à cértaines époques de l’année, qui circulent dans le ciel d’un groupe d'étoiles à l’autre, qui souvent ont une couleur particulière, sont des Planètes.

C’est en étudiant ces circulations astrales, puis la durée de rotation de la Terre sur elle-même, puis la durée de la rotation de la Terre autour du Soleil, enfin le temps de rotation autour de la Terre et les changements dans l’aspect extérieur du satellite : la Lune, qu’on a pu établir la base de la détermination du Temps et les divers systèmes de calendrier.

Le Soleil semble parcourir dans Le ciel une certaine route indiquée par des groupes d'étoiles fixes. Ces étoiles sont comme des Bornes célestes enveloppant la route solaire. En un an terrestre, (365 jours et une fraction), le Soleil passe, d’après l'aspect extérieur, dans tous ces groupes d'étoiles qui sont au nombre de douze groupes appelés signes du Zodiaque ou simplement : Zodiaque. Ainsi le Soleil parcourt un signe du Zodiaque tous les mois.

La Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Pendant ces 24 heures, la moitié du globe terrestre est éclairée par le Soleil alors que l'autre moitié est dans l’ombre. On appelle Jour, le temps pendant lequel la Terre est éclairée et Nuit, le temps d’obscurité. La durée exacte des jours et des nuits diffère selon les pays terrestres et selon les saisons, parce que la Terre est inclinée sur l'écliptique.

L'ASTRONOMIE DES TEMPLES INITIATIQUES DANS L'ANTIQUITÉ 177

D'autre part, la Lune tourne autour de la Terre en quatre fois sept jours et quelques fractions; pendant ces 28 jours la Lune change quatre fois d’aspect, ce qui donne : La Nouvelle Lune, le Premier quartier, la Pleine Lune et le Dernier quartier. Les sept jours nécessaires à Lune pour passer d’un aspect à l’autre, marquent la semaine.

Le mois Lunaire est de 28 jours: le mois Solaire d’un peu plus de 30 jours, la recherche de la concordance Je ces deux genres de mois a donné naïssance aux divers systèmes de calendriers chez tous les peuples terrestres, les uns s’en tenant aux mois Lunaires seuls (Peaux-Rouges ct Nègres), les autres aux mois solaires et d’autres enfin au temps vrai résultant de la mise en concordance des divers mois.

Aucun spectacle ne pouvait frapper davantage le cerveau humain que l’apparition des Étoiles et des Planètes péndant une belle nuit d’été. Et cependant, combien peu de contemporains sont capables de se rendre compte réellement des merveilles que le Ciel leur présente ! La Science actuelle nous montre combien notre petite Terre est quelque chose de négligeable dans cette immensité de Soleils diversement colorés, (il y a des Etoiles Rouges, Vertes ou Bleues), autour desquels gravitent des Planètes multiples chargées d’humanités. Nous renvoyons pour tous ces détails aux admirables écrits de Camille Flammarion sur ces palpitants sujets.

Tout cela est merveilleux et cependant la Science Contemporaine ne décrit que les Effigies, les aspects extérieurs, elle fait l'anatomie de la Nature, elle néglige sa Physiologie.

Figurez-vous un savant qui vient de découvrir un manuscrit écrit dans unelangue inconnue et qui pèse ce manuscrit, qui le mesure, analyse sa composition chimique et enfin compte avec soin le nombre de lignes et de caractères le composant, et vous aurez une idée de la manière dont la Science actielle s'occupe de la Nature,

La peur des Hypothèses a fait faire un abus des analyses de détail. À dater de la Renaissance toute la portion philosophique, synthétique, des sciences a été rejetée avec défaveur loin des études dites sérieuses, et toutes les hautes spéculations scientifiques sont devenues choses cachées, occultées et ont constitué ce qu’on appelle aujourd’hui les Sciences Occulies.

La section anatomique de l’étude des Astres est devenue une science sous le nom d’Astronomie, alors que la section physiologique a été reléguée dans le mépris sous le nom d’Astrologie, La section synthétique ou astrosophie est restée ss sfgrat red

Il en fut de même pour la Chimie et l’Alchimie, la Physique et la Magie, la Théologie et la Théurgie,, les Sciences Naturelles et la Physiogonie, les Nombres et la Mathématique occulte,

Lorsque vous voyez passer des gens dans la rue, ce qui vous intéresse, ce n’est pas tant leur poids, leur costume, la couleur de leur peau et leur démarche, que leur vie morale, les rapports d’amitié ou de haine qu’ils peuvent avoir entre eux, leurs lois

sociales et, enfin, leur vie intellectuelle.

Cependant la Science actuelle considère les astres comme des passants dont on doit ignorer la vie réelle, ce sont de grosses masses matérielles réagissant les unes

sur les autres d’après leur volume et leur éloignement.

Aucontraire l’Astrologie enseigne queles Astres sont des Êtres vivants, aussi vivants queles animaux terrestres ou les végétaux, que ces astres ont des Amitiés et des Haïines et s'influencent les uns les autres par les fluides qui circulent entre eux. L’Astrologie peuple le ciel d’Étres vivants et de forces intelligentes alors que l’Astronomie ne nous montre au-dessus de nos têtes qu’un immense cimetière de masses inertes et de forces aveugles. En attendant l'union officielle des déux sciences la sérieuse Astronomie et l'occulte Astrologie, indiquons les éléments indispensables à connaître pour comprendre les livres des astrologues anciens et modernes.

Il faut étudier trois ordres d’objets :

1° Les Planètes ; : 2° Les Signes du Zodiaque et leur rôle de Maisons Planétaires ;

3° Les rapports de ces astres et de ces signes avec la Vie et la Destinée des Êtres

qui vivent sur les Planètes.

Les Planètes

Nous avons vu que les Planètes tournent autour du Soleil et que, pour la Science,

l’ordre de ces Planètes est le suivant : Soleil... Mercure... Vénus... La Terre... Mars. Les Astéroïdes de la Planète éclatée. .

Jupiter... Saturne. Uranus... Neptune. L’Astrologie, pour la facilité de ses calculs, considère la Terre comme le centre du système planétaire et range les Astres de cette manière : Neptune... Uranus... Saturne.

Jupiter. Mars... Le Soleil... Vénus... Mercure. la Lune. On néglige dans tout ce qui a rapport à l’Astrologie antique, les deux Planètes

qui relient notre système au suivant : Neptune et Uranus et l'on s’en tient aux sept Planètes de l'antiquité dont nous engageons nos lecteurs à apprendre la liste par cœur :

Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, la Lune. En même temps qu’on apprendra cette liste par cœur il sera utile de dessiner plusieurs fois les signes provenant de la Langue Adamique (le Watan, Saint-Yves d’Al-

veydre) attribués à chacune des Planètes.

& VÉNUS

D SATURNE # JUPITER Ÿ MERCURE cd MARS € LA LUNE D LE SOLEIT.

Pour bien comprendre la manière dont les Anciens concevaient la physiologie des corps célestes, il est indispensable de posséder quelques notions d’astronomie. Faute

L'ASTRONOMIE DES TEMPLES INITIATIQUES DE L'ANTIQUITÉ 179

de connaissances astronomiques les traités d’astrologie sont souvent des casse-tête

chinois.

Supposons donc que vous êtes vers onze heures du matin aux environs de Paris

dans un champ. Que voyez-vous?

Le ciel au-dessus de votre iête et un cercle horizontal qui horde votre vue tout autour de vous. Ge cercle, c’est l'horizon. Le ciel qui est au-dessus de votré tête représente assez bien une .&rande calotte renversée et, pour le moment, vous n'y voyez que quelques nuages et le soleil qui monte doucement vers le point le plus culminant de cétte calotte céleste. Quand le Soleil sera à ce point il sera exactement Midi à l'endroit où vous vous trouvez, Imaginez un grand demi-cercle qui passera

sorti ZE CIEL HORIZON

par ce point où le Soleil se trouve à midi en coupant l'horizon à droite et à gauche et vous obtiendrez ainsi ce qu'on appelle le Méridien.

L'Horizon, cercle horizontal, et le Méridien, cercle ou mieux demi-cercle en plan vertical se coupent, comme l'indique la figure ci-dessus.

Mais la Terre est une masse ronde, ou à peu près; pendant qu’une de ses moitiés est éclairée par le Soleil et au moment où:le Soleil indique Midi, la moitié opposée de la Terre est dans le cône d’ombre et dans la Nuit, et il est exactement minuit au sommet du cône d'ombre quand il est midi au sommet du cône de Lumière.

Ainsi il fait nuit sous vos pieds de lautre côté: de la Terre quand le Soleil de midi brille audessus de votre tête.

La figure ci-jointe vous don-

Mipi SOLEIL ne Mi!

nera une idée nette de ce:fait très important. Notons bien ce qu’on appelle les Points Cardinaux. Quand le Soleil: ést au méridien et que vous le regardez ou seulement que vous tournez votre figure vers lui, vous

avez le Midi ou le Sud devant vous, le Nord est derrière vous ou plus exactement sous vos pieds, l’Est est à votre gauche et l'Ouest à votre droite. Notez tout de suite que cette direction est exactement l’opposé de celle adoptée dans les cartes géographiques qui sont établies avec le Nord devant vous, comme cela arrive à minuit d’après notre exemple précédent. j

Les Astrologues établissent tous l'horoscope avec le Midi en face de l'observateur. Cette remarque est capitale à retenir.

Pour se reconnaître sur Îles Routes icrrestres, on a placé des Bornes avec des chiffres indiquant les distances kilométriques. Comment peut-on se reconnaître dans l'Espace céleste ?

D’une manière très simple. On a divisé la voûte céleste en tranches appelées Degrés. La moitié de la voûte céleste visible comprend six zones de chacune 30°, ce qui donne 180° pour la moitié visible et encore 180° pour l’autre moitié. Cela fait 360° pour la sphère tout entière.

Les astres divers vont parcourir cette route céleste re avec des vitesses différentes. C’est comme sur Terre l'automobile et la charreitte à âne du paysan, qui, parties en même temps du village, ne passent pas au même moment la première borne kilométrique, puisque l'automobile va bien plus vite que la charrette. De même, dans le ciel, il y a des astres rapides et d’autres plus lents. Ainsi Ja Terre fait le tour complet du ciel en 24 heures, en tournant sur elle-même. Comme :l ÿ a 12 Divisions de chacune 30° dans la sphère céleste, la Terre parcourt

Oo 2° par heure. Par contre, d’après les apparences visibles,

le Soleil parcourt chaque degré en un mois et il faut un

an pour que le Soleil aït fait le tour des 360° du ciel. Ainsi une division de 30° repré-

sente une demi-heure de rotation terrestre et un mois de marche solaire. Le lecteur

sait, bien entendu, que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil en un an, mais nous conservons Île langage des apparences, utile pour la compréhension de l’astrologie.

Étudiez bien la figure ci-après qui indique les divisions astronomiques du

ciel. Chacune de ces divisions de 30° constitue ce que les Astrologues appellent une

L'ASTRONOMIE DES TEMPLES INITIATIQUES DE L'ANTIQUITÉ R!

Maison. Le ciel esl divisé par Les Astrologues er 2 Maisons dans lesquelles son logés Les Signes du Zodiaque, il raison de Un pri l° \Wiison. | Les Planètes.

La division des Maisons astrologiques

est ctablie d'après la marche du Solei : 180°

# ï r æ AE Fe

" esl-a-dire tue chaque Maison ‘le Nil 90° IER DIEN 30:

represente 1111 INOIS de l'unnec. L'annce , LS bn

des Astrologues commence en Mars, au Signe du Bélier (20 Mars au 20 Avril) et c'est 1 qu'est la Maison n°, puis vient la Maison n° 2 avec le Signe du Taureau el ainsi de suite suivant la figure suivante :

Nole tinportante. — Pour la clarté de celle étude élémentaire, nous supposons que les Maisons et les Signes coïncident exactement, ce qui n'a lieu que pour les personnes nées dans le Premier degré du Bélier. Nous avons conservé la confusion des Maisons et des Signes pour Faciliter l'étude des éléments statiques de lastrologie. Plus loin, nous ferons les remarques utiles pour expliquer cominent la Première maison change de signe selon la date

de naissance, Que les astrologues dépa AVäAN-

cés dans ces études ne prolestenmt donc pas dés maintenant, Cetle note est Hi pour leur expliquer la raison de notre enseignement actuel,

Trois maisonsindiquentune Saison, Arnsi le Printemps est indiqué par les Maisons 1. A 3. appelées le Bélier, Le Taureau, les

Gémeaux et allant du 21 Mars au 41 Juin

où commence PEté, indiqué par les Mai 5 UT er JE ON 2 NH te ; et ne sé 2\ re é = SOS #4. os, D. appelées lancer. Lion. Vierce | « Ke «, er a par rapport aux sienes du Zodiaque, el A" a e dou FE FF allant du 21 Juin au 21 Septembre. A ce PEN nd | Fi moment commence FMulommne, avec les < A 9 id RTE Maisons ds 1. 1} ce leg Signes S Balance. de ui

SCOrpIon, Sagillaire, allant du 21 Seplembre it Ll 1 Décembre. L'Hiver C'UbITL ET" EE" il colle lite. RME Less \luisons LU). | L = j | FEES ciIgnes Lapricorne, Verseau. l'oissons, allant lui \| Décembre “111 | Lt Us. Cul FECOTII

mence le Printemps avec l'Entrée du Soleil dans le Signe du Bélier.

(Notons tout de suile que le Soleil n'entre plus, en ce moment, dans Le Signe /odia

cal du Bélier le 21 mars. I v entrait quand le Zodiaque a été établir pas Ham «ul v a

12.000 ans environ. A cause de la Précession des Équinoxes, le Soleil entre dans le _ Bélier du 15 Avril au 15 Mai, et il reprend sa place primitive tous les 26.000 ans, Nous disons cela pour éviter à nos lecteurs des erreurs astronomiques et maintenant nous revenons à l'Astrologie.)

Il est indispensable, pour le chercheur sérieux, d'apprendre par cœur les noms des 12 Signes du Zodiaque et le nombre des Maisons qu’ils représentent.

Maisons ascendantes et descendantes

Comme les Maisons partent du n° 1 et vont jusqu’au n° 12,il ÿ a la moitié dés maisons qui sont placées dans la moitié nord ou septentrionale de la sphère céleste : ce sont les maisons Septentrionales ou Ascendantes. Elles vont depuis l'Est à la Maison 1 jusqu’à l'Ouest à la Maison 6. Les Maisons de 7 à 12 sont placées dans la partie Méridionale de la sphère. Ce sont les Maisons Descendantes. Les Signes du Zodiaque sont divisés exactement comme les Maisons, en Signes Ascendants ou Septentrionaux et en Signes Descendants ou Méridionaux.

Les Signes Ascendants vont du 1 au 180°et les Signes Descéndants du 180° au 360°.

Les angles

Chacun des Points cardinaux détermine un Angle dans lequel est placée la Maison correspondante, Ainsi

ANGLE ee le Bélier et la Maison 1 ‘MILIEU DES CEUX sont placés à l’Orient.

(ZENITH) Ainsi est déterminé

l’Angle Oriental ou Ascendant. Ce terme est extrêémement important à retenir.

La maison #4 et le Signe Zodiacal du Cancer forment l’Angle Septentrional (Nadir).

La Maison 7 et le Signe de la Balance forment l’Angle Occidental ou le Descen-

ANGLE ORIENTAL E ASCENDANT

ANÇQL SÉ PTENTRION F 4 dant. (NADIR La Maison 10 et le

Signe Zodiacal du Capricorne forment l'Angle Méridional, le Midi ou Milieu du Ciel (Zénith). Voir avec soin la figure suivante.

Les quatre Maisons dont nous venons de parler: les Maisons 1, 4; 10, sont

L'ASTRONOMIE DES TEMPLES INITIATIQUES DE L'ANTIQUITÉ 183

des Maisons d'Angle ou Maisons Angulaires, indiquant les quatre points cardinaux. La Maison qui suit une Maison Angulaire prend le nom de Maison succédente ou five. Les Maisons fixes sont donc les Maisons 2, 5, 8, 11.

MAISON ANGULAIRE CADENTE er MUTABLE

SUCCÉDENTE FIXE

SUCCÉDENTE FIXE 11

MAÏSON

CADENTE ET 4 MUTABLE

MAISON CADE re ANÇGULAIRE à A 6 muragLE MAISON SUCCÉDENTE SUCLÉDENTE 2 5 FÎXE FIXE

Ô AÏsON

N CADENTE AN M

MAISON € NGULAIRE MUTABLE

Enfin la Maison qui suit une Maison fixe s’appelle Cadente ou Mutable.

Les Maisons Mutables sont donc les Maisons 3, 6, 9, 12.

La figure suivante indiquera bien ces divisions :.

Les Anciens enseignaient que le ciel avait une action dominante sur les Forces Physiques, les Êtres vivants et :les États de la Matière sur la Terre.

NVAIN

FEU EAU “'AÏR TERRE

C’est ainsi qu'ils donnaient le nom de Terre à tout ce qui était à l’état solide, le nom d’Eau à tout ce qui était à l’état liquide, le nom d’Air à tout ce qui était à l’état gazeux et le nom de Feu à toutes les manifestations de la Force. Cest une grossière erreur de croire que ces térmes désignaient la Terre elle-même ou l'Eau

terrestre ou l’Air atmosphérique ou le Feu du Fourneau; les termes de Terre d'antimoine : Eau de Vie, Air (ou Esprit) de Vin, Feu Philosophique, etc., etc., serviraient au besoin à éclairer les Profanes.

Ces divers États de la Matière étaient indiqués symboliquement par des triangles : le Feu par un triangle la pointe en haut mais non barré à son somme ; l'Air, par un triangle la pointe en haut et barré à son sommet ; l'Eau par un triangle la pointe en

bas et non barré, et la Terre par un triangle la pointe en bas barré à son sommet. Voici

les hiéroglyphes de ces éléments. Chacune des Maisons astrologiques correspond à un des quatre éléments.

L'ASTRONONMIE DES PEUPLES INITIATIQUES DE L'ANTIQUITÉ 185

Les Maisons 1, 5, 9, sont Ignées et correspondent à l'Élément Feu. En réunissant le milieu de acte de ces Maisons par une ligne droite on inscrit le triangle de Feu dans le ciel,

Les Maisons 2, 6, 10, correspondent à la Terre et forment dans le ciel le triangle de la Terre des Vivanis.

Les Maisons "3, 7, 11, forment le triangle d’Air.

Les Maisons 4, 8, 12, forment le iciangled’ Eau ou des Grandes Eaux Célestes.

Les triangles de Terre et d'Eau se coupent en formant un Hexagramme ou Étoile de Salomon. Il en est de même des triangles de Feu et d’Air.

Bien étudier à ce propos les figures précédentes.

Influences Planétaires, les astéroiïdes Uranus et Neptune

Les planètes exercent une très grande influence, d’après les astrologues, les unes sur les autres. La Terre subit cette influence de la part de ses voisines, et cette influence se manifeste d’après deux facteurs principaux : la, grosseur et le rapprochement des planètes. C’est ainsi que la Lune, simple satellite, mais astre très rapproché, a une influence positive et réelle sur les événements terrestres, alors que les nombreux asté- roïdes situés entre Mars et Jupiter ne comptcront en rien dans les calculs astrologiques.

L'influence planétaire n’appartient pas, en effet, astrologiquement à la planète elle-même, mais bien à sa zone d'influence qui cst représentée par la distance entre cette planète et sa plus proche voisine. Les astéroïdes se partagent donc entre l’influence de Mars et celle de Jupiter, et l’on n’a pas à en tenir un compte spécial.

Et maintenant me permettra-t-on de donner un avis tout à fait personnel et qui ne doit engager que moi. Je prétends que c'est par une erreur regrettable que les astrologues contemporains ont introduit dans leurs calculs l'influence de Neptune et d'Uranus, les deux planètes situées au delà de Saturne. Je m'explique.

Jupiter est 1.300 fois plus gros que la Terre et 1l est distant de 155 millions de lieues de la Terre. Son influence est évidente, Uranus est gros seulement comme 15 Terres et il est distant de 673 millions de lieues de la Terre. Neptune, qui est 86 fois plus gros que la Terre seulement, en est distant de 1.073 millions de lieues.

À mon avis, ces deux planèies et d’autres qu'on découvrira plus tard, sont des intermédiaires entre notre système solaire et le système solaire le plus voisin. Le sens de leur rotation l’indique du reste pour ceux qui savent regarder.

On doit donc rattacher l'influence d’Uranus et de Neptune à l'influence de Saturne, qui vaut 864 Terres comme grosseur et qui est éloigné de 268 millions de lieues de la Terre.

De toute façon, si les astrologues contemporains veulent montrer qu'ils font grand cas des découvertes astronomiques, il leur faut tenir compte de l’existence des asté- roïdes qui circulent entre Mars et Jupiter ou bien laisser de côté les lointaines influences de Ne eptune et d'Uranus, cn les rattachant aux calculs de la sphère de Saturne.

186 : L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-VVES

Voilà pourquoi nous ne tiendrons pas compte de ces deux planètes dans cet abécé- daire astrologique.

Lés Planète

Nous venons de voir les maisons et les signes fixes du Zodiaque. Chacune de ces maisons possède, pour l’astrologue, un seigneur, un gouverneur sous forme d’une des sept planètes. Chacune des planètes, sauf le Soleil et la Lune, a deux domiciles: un domicile positif ou diurne et un domicile négatif ou nocturne.

La Lune a son unique domicile dans la maison 4, le Cancer; le Suleil a son unique domicile dans la maison 5, le Lion.

Mercure a son domicile diurne ou positif dans la maison 3 (Gémeaux) etson domicile négatif ou nocturne dans la maison 6 (la Vierge),

Vénus: domicile diurne, maison 2 (Taureau); domicile nocturne, maison 7 (Balance).

Mars : domicile diurne, maison 1 (Bélier); domicile nocturne, maison 8 (Scorpion).

Jupiter: domicile diurne, maison 12 (Poissons); domicile nocturne, maison 8 (Sagittaire).

Saturne : domicile diurne, maison 11 (Verseau); domicile nocturne, maison 10

(Capricorne). =

Ux ami DE Sainr- Yves.

DOMICILE DES PLANÈTES o Diurne. N Nocturne

TRIANGLE DU VERBE, DE JÉSUS

TRIGONE DE LA TERRE DU PRINCIPE ET DE L'IMMANATION EN LUI

Il a son Sommet au Soistice d'Hiver, Noël, point de départ de l'Année astronomique

LE TRIANGLE DE JÉSUS ou de la Terre des Vivants

Les Uois caractères de la Langue Adamique : I Sh O

Cette lettre est la première de la Terre des Vivants. Elle commande le Trigone solsticial Nord, celui du Verbe et de l'Immanation des Vivants en Lui. C’est la

Royale du Système Archéométrique des Anciens Patriarches et de leurs alphabets solaires et solaro-lunaires. Elle appelle le Verbe: Ia, Je.

Elle correspond à la Sagesse de Dieu, à la Reine du Ciel des Anciens Patriarches et des Litanies de Marie Assomptionnée.

C’est la première lettre des Noms du Père et du Fils. Ils sont substantiels en Elle. Sa note est Sol fondamental, sur lequel nous avons constitué toute la Sonométrie et tout le Système musical de l’Archéomètre.

Son nombre est 10, sa couleur est le bleu; son signe zodiacal, la Vierge; sa Planète, Mercure ; son Archange, Raphaël trismégiste, nominé aussi Hamaliel par les Kaldéens.

Dans l’Année liturgique, elle correspond à l’Époque de l’Assomption, du 15 au 21 Août.

LES LETTRES ZODIACALES UNE À UNE:

Ya — La Puissance divine se manifestant. Dieu en acte par son Verbe. . Hébreu. -— — La Puissance unitive, la Dénation. he Glorifiention, l'Émissive de l’Aller, la Rémissive du Retour . . . . . . . . . . . Sanscrit. Yaj — Le Saint-Sacrifice, l'Action de se sacrifier. + . . . . . . . —

Cette lettre surmonte l'angle du Solstice Nord de la Terre des Vivants Immortels. Sa forme de triangle équilatéral indique qu’elle commande le Trigone du Verbe, Elle correspond à la Puissance de Dieu en acte par son Verbe.

Son nombre est 80, sa couleur est le jaune pur, son Archange est Hamaël, son signe zodiacal est le Capricorne, Porte de Dieu dans la Cité céleste; sa planète est Saturne nocturne; sa note musicale est Si naturel, quand on divise la corde du Sol en 100, et Si bémol, quand on divise cette corde en 96, nombre total des lettres zodiacales du premier trigone.

Le Si bémol se rapporte à l'Amour divin. Dans l’Année liturgique, cette lettre correspond à Noël, notre 24 décembre, c’est-à-dire au point où le soleil renouvelle l’Année en remontant sur lécliptique.

est bien entendu, une fois DOUÉ toutes, que, sur l’Archéomètre, l'Année astrale el les Signes astraux ne sont qu’une conséquence de l’Année typique et éternelle du Verbe et du Monde de la Gloire.

TRIANGLE DU VERBE, DE JÉSUS 439

Pa — La Puissance qui règne et gouverne EM M MR Sanscrit, Pha — La Manifestation du Verbe par ses Équivalents, lumière, SON; ÆlGis à A & 4 à E à à à à & E à Hébreu. aPh — La Puissance qui enveloppe le tourbillon nd qui

saisit l’esprit, passionne l’âme, ravit la vie des êtres. Hébreu etÉgyptien.

Cette lettre est la troisième de la Terre des Vivants, du Nom du Verbe et du Nom de Jésus ; de même que l’I appartient à la Sagesse du Père, le Ph et le Sh au Fils, l'O se rapporte au Saint-Esprit.

Il est la troisième lettre du Nom de IHOH, la troisième également des Noms de Jésus Verbe, IShO, IPhO, et la deuxième lettre des Noms du Saint-Esprit, ROuaH-ALaHIM. |

Le fait précédent répond à un mystère du Credo de saint Athanase. Mais nous nous bornons à exposer l’autologie de l’Archéomètre.

Cette lettre est conjonctive ou conjugale dans toutes les langues solaires; de même son nombre 6, que les Écoles antiques appelaient le marieur. De même sa couleur rouge est expériméntalement conjouctive du bleu et du jaune.

Nous traiterons de ces expériences dans les pages consacrées à la Chromologie Archéométrique.

Il est curieux de remarquer que la simple inspiration a toujours attribué la couleur bleuc à la Robe de la sainte Vierge Assomptionnée, le blanc et le jaune à celle de Jésus Enfant, et enfin le rouge aux sept Langues de feu du Saint-Esprit et à la Colombe ionique, celle de l’Union a des sexes dans l'Amour psychique et dans le Dieu-Vivant. :

Le Fa est la note, la corde et le mode de cette lettre, Son signe zodiacal est le Taureau, dont l’Ange est Asmodel ; sa planète, Vénus diurne, dont l'Ange est Haniel, l’Intelligence Ilagiel, l'Esprit Nogael. Dans l’Année liturgique, elle correspondrait à la période de lAssomption et de la Pentecôte, si cette année pouvait être réglée sur les entrées du Soleil dans les Signes.

O — La Sensibilité divine, la Lumière invisible aux Yeux de | chair, le Son inaudible aux Oreilles du Corps, l'Humide radical insensible au toucher charnel. La cause de toute Sensibilité, de toute Vue, de toute Audition et de toute Sapidité psychiques et par suite charnelles . . . . Hébreu etÉgyptien. Va — La Puissance conjonctive et conjugale. . . . . . . pes — — LeSouffle, la Puissance animatrice. . . , . . . . Sanscrit.

LA LETTRE PLANÉTAIRE DE JÉSUS

Cette lettre est la planétaire de la zodiacale Ph. Elle est spéciale au Nom de Jésus comme la première au Nom du Verbe. Toutes deux sont un trigone, ce qui indique qu’elles se rapportent à la Trinité et au Triangle fondamentaux et qu’elles doivent occuper la position où je les ai laissées se ranger d’elles-mêmes autologiquement.

Mais en plus de sa congénère zodiacale, la planétaire porte une bissectrice déterminant l’aplomb et l’axe Nord-Sud du Monde. Elle représenie donc l’Acte défini, dont sa zodiacale est la Puissance ; son nombre est 300.

Les nombres des lettres archéométriques renferment tant de mystères importants, qu'ils nécessiteraient à eux seuls des volumes: Pour le faire comprendre par un exemple et en ce qui regarde l’Astronomie seulement, nous prendrons les deux lettres

L’Année physique de la Terre actuelle est comptée aujourd’hui en temps moyen : 365: 6» 9° 10” 7°. Il s’agit ici de l’Année sidérale du Soleil. La tropique plus

L’Archéomètre va nous prouver que l'Année de 365: 25/100 était parfaitement connue de l'Université patriarcale adamique et antédiluvienne, à laquelle nous attribuons noslettres morphologiques.

Soit, par exemple, un Cycle de 19 ans, très employé dès la plus haute antiquité, Nous l’adoptons i ici, parce qu’il concorde avec les 19 lettres que nous avons utilisées : 12 comme zodiacales et 7 comme planétaires.

En 19 ans, l’année de 365i- 25 donne 6939i 75. Or, 14 années harmoniques de 3601, plus 5 de 380, donnent :

La légère différence entre 6.939% 75 et 6.940}- accuserait peut-être la diminution de l’année solaire entrevue par Bailly. Du même coup, elle permettrait aux astronomes de déterminer la date de l’Année antédiluvienne sur laquelle l’Archéomètre a été constitué dans les positions où nous le présentons.

Année sidérale actuelle 365 6*- 9° 10" 7”, autrement dit notre année serait pluscourte de 9 4" 27". Mais l’année solaire anomalistique, le temps mis par le soleil partant du périgée pour y revenir, est comptée par les astronomes modernes 365; 6°- 13° 34" 09°”. Si nos calculs sont exacts, la différence sérait donc 4 57” 25°”.1l y a bien d’autres choses à méditer encore dans le nombre 380, c’est-à-dire Ph — 80 + Sh = 300.

En multipliant ces deux nombres l’un par l'autre, on a le cycle harmo-

TRIANGLE DU VERRE, DE JÉSUS 191

nique de 24.000 ans de toutes les anciennes Universités asiatiques. Ce cycle viserait donc non seulement la précession des équinoxes mesurée musicalement, mais aussi un rapport de Saturne en conjonction avec le Soleil ‘dans le 15° degré du Capricorne, rapport cosmique dont je ne trouve pas de traces dans l’Astronomie moderne.

Il ÿ avait d'autres nombres que les nombres harmoniques employés à la mesure de la Grande Année. Par exemple, le Van des anciennes Universités tartares, 180 ; si on le multiplie par le carré de 12, 144, l’opération donne 25.920, l’un des chiffres des modernes ; l’autre est 26.000.

Il nous reste à dire ici la raison qui nous a déterminé à placer le point de départ de l'Année à Noël ét au solstice d ‘Hiver, et à mettre les planètes au 15° degré de leurs maisons diurnes et nocturnes.

Le plus ancien calendrier des Grecs, qui est certainement venu de l’Asie par les Phéniciens, place les points cardinaux du Ciel au 13° degré des Constellations.

Le Solstice d'Hiver est au 15° degré du Capricorne, le Solstice d’Été au 15° degré du Cancer, l'Équinoxe de Printemps au milieu du Bélier, l’Équinoxe d'Automne au milieu. de la Balance. (Achille Tatius, chap. xx, Eudoxe, Hipparque, etc.)

Les Suédois antiques faisaient partir leur année solaire du solstice RNEES les Chinois également, Il correspond chez les Indous à la fête de Krishna.

Or, le soleil au 15° degré du Capricorne ne répondait au commencement de l’Année astronomique qu’en 1353 avant Notre-Seigneur. Il n’est pas admissible que l’Archéomètre ait été inventé à cette époque où l’on trouve, au contraire, toute la science et toutes’ les données archéométriques bouleversées partout. Si cet instrument plus qu'humain de la synthèse des organicités et des harmonicités universelles rattachées au Verbe Créateur, a jamais été révélé aux hommes dans son intégr ité, il faut tourner la Roue de la Grande Année au moins une fois.

28.606 aujourd’hui.

30.526 aujourd’hui.

ou 30.606 aujourd’hui.

Revenons à la leitre Sh. Elle correspond donc à la Puissance Royale du Fils. Sa Couleur est le rayon photogénique, celui du Fiat Lux, le jaune ; son signe nocturne, le Capricorne; sa planète, Saturne; son Ange, Zaphkiel ; son Intelligence, Agiel; son Esprit, Sabbathiel, Si bémol est sa note, sa corde ct son mode.

Dans l’année liturgique, elle correspond à Noël, et, dans l’Astronomique, au 24-

25 décembre,

aS$ — L’Etre Existant et Présent . . 4 4 4 4 4 4 es

aC — La Puissance qui exauce et accorde, . . , . , . . . . ,

LES LETTRES ZODIACALES DEUX PAR DEUX

IPh — La Manifestation parfaite de la Grâce et de la Beauté. Hébreu et arabe.

— — La Bouche de Dieu . . . : Arabe. PhO — Le Souffle de la Bouche et, Sn die: la Voix el Ja Parole. | . .. + + . . . Sanscrit et hébreu. — — La Lumière, Phos ; la Vois. Phoné RE Grec. PaVa — La Purification des âmes. . , . , . . . . Sanscrit. OPA — La Manifestation D nn à Arabe. — — La Vision divine . . NS Grec. VaPa — Le Principe spécifiant bee te germes, l'Action de semer el d’engendrer , . . . . à . . . . Sanscrit. —, — Vapuna : Dieu eugendré de Dieu . : . à — VaJ = La Réiniégration de la Voie divine, la reddition de l’'Homimage de la Puissance et de la Gloire . . . Védique. YO — Le Mouvement rénussif de la Lumiére vitale . . . Hébreu. YaO — La-Puissance divine de cette rémission . . . . . — VaYa — Le Mouvement du Retour, . . . . . . + + . Sanscrit.

LA LETTRE PLANÉTAIRE AVEC LES ZODIACALES DEUX PAR DEUX

ICa — Le Maître suprême, le Souverain surnaturel . , . Sanscrit. YaC — La Gloire souveraine. . RE = ISh — La Pensée vivante en Acte vivant. . . . . . Hébreu. Si —— La Terre des Vivants. . . Védique. — — La Substance pure, celle de one et ? Fame — — — La Similitude du Principe. . . ee —- Hébreu. Su —_ L’Engendré quirègne, le Bien, le Bon, le Beau aie Sanscrit. OS — L'Homme divin. . . M MR RE Égyptlien. — — La Diffusion des rayons lieu EE Arabe.

LES LETTRES ZODIAGALES TROIS PAR TROIS Y-PhO — Le Verbe de Dieu, Dieu-Verbe. . . . . . . . Sanscrit.

OPAI — La Gloire de Dieu. . . 1 - YOuPa — Le Trophée divin, la Ca je Poteau sur lequel on attache la Victime. . . . . . . . Sanscrit.

LA LETTRE PÉANÉTAIRE AVEC LES ZODIACALES TROIS PAR TROIS

Y-ShO — Le Dieu-Homme, Île Dieu-Sauveur, le Dieu de

TRIANGLE DU VERBE, DE JÉSUS 193

PaCU — Le Bouc émissaire, le Bouc de l’Acwameda.la Victime, l’Ame universelle se donnant dans le Sacrifice

4 + à « + + . Védique et sanscrit. ICWa — Le Seigneur.

D à Sanscrit.

CIVa — Le Bienheureux, le Libérateur final . , . : . — OShI — L’'Homme-Dieu . Egyptien. VIC-Wa — L'Univers. . ” Sanscrit.

SaVYa — Le Nord, l’Orientation de PAdoration des Aryas: face à l'Orient, la gauche au Nord. . . . . —

LA LETTRE PLANÉTAIRE AVEC LES ZODIACALES QUATRE PAR QUATRE

SOPhYa — La Sagesse de Dieu. . + + + + «+ +. « + Hébreu et grec. YOShePh — La Sphère lumineuse de Dieu ; le Livre de Lumière, le Livre montré à Moïse sur la Montagne, le Livre évident dont parle Mahomet qui déclare n’en pas connaître les Mystères. Le nom de Joseph est dérivé de cet hiérogramme. . . . . . . . Hébreu. UPäSê — La Reddition à Dieu de Hommage de l’Adoraiion

et du Service divin Sanscrit.

Références archéométriques des Fêtes catholiques et des Dates astronomiques

FÊrI-DÉEU F L Les Douze Zodiacales de l'Aiphabet Adamique.

mme ae. mme ge Es oBu à : = 0

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TRIGONE DES EAUX VIVES, DE L'ORIGINE ET DE L'ÉMANATION TEMPORELLE DES ÊTRES

1l a son sommet au Solstice d’Ële

Cette lettre, la première du Trigone solsticial Sud, celui des Eaux Vives, est

la Royale des Systèmes alphabétiques lunarisés et, par conséquent, désarchéométrés. Elle ne répond plus au Ya, au Je, qui commande le Verbe ; mais au Me, au Moi, qui se replie sur lui-même.

Elle ne correspond pas davantage au Principe divin ni à la Biologie divine, où toute vie immane pour l’Éternité; mais à l’Origine naturelle et à la Physiologie embryogénique du Monde, d’où toute existence émane temporellement.

Les systèmes Védo-brahmaniques. et tous ceux qui en découlent sont réglés sur cette lettre. Elle ne répond plus à la Sagesse de Dieu, en qui

Les trois earaelères de la Langue Adamique Ma Ri Hä.

toute pensée est un être vivant; mais à la mentalité humaine, en qui toute conception est abstraite. — C’est la Pallas du système Orphique,‘la Minerve, le Manou féminin du

système Étrusque.

LA pe" Son nombre est 40, sa couleur le vert de mer, son signe zodiacal le Scorpion, sa

constellation complémentaire le Dragon des Eaux célestes. Son Ange est Zarakiel.

Sa planète est Mars diurne, dont l'Ange est double : Kamaël, l’Amour physique de l'Espèce présidant à la génération ; Samaël présidant à la Mortalité qui en résulte. Graphiel est son Intelligence, Modiniel est son Esprit planétaire, (Nota. — Nous enregistrons ées noms empruntés par les Cabalistes juifs aux Kaldéens, et nous ne répondons nullement de leur exactitude archéométrique.)

Sa note est Ré. Dans l'Année liturgique, elle correspond à l’époque de la Toussaint et de la célé-

bration des Ames désincarnées ; dans l’Année astrale, au 21 octobre.

Ma — Le Temps, la Mesure, la Mer, la Lumière réfléchie, la Réflexion, — — Mesurer, distribuer, donner, façonner, produire, résonner, OLD LE M RS CR — Ma. — L'Eau, Tout ou Rien. . . . D ne à Arabe.

— — La Puissance embryogénique, le. développement dans li Temps et dans l'Espace. — Cette même lettre exprime aussi la possibilité,

l'interrogation . . . Me à . 4 « + + Hébreu. aM. — Adorer, sortir de soi; note, le Temps, la Maladie, la Mort conçue

comme mutation ; amas, | le Temps, l'Année, l'A pparence, l’Exté-

rieur des choses, le Dehors . . . . . , . . . . . Sanscrit. — — La Puissance réceptive, plastique et formatrice, l’Origine eporeile,

antithèse du Principe éternel. . . . . . . + + + + Hébreu. — — La Maternité, la Matrice, la Puissance de V'Émanation ; + + . Arabe.

Cette lettre est la seconde du Triangle des Eaux Vives. Son nombre est 200; sa couleur est l’orangé, composé moitié de jaune, moitié de rouge; son signe zodiacal les Poissons ; son Ange Borhiel; sa planète est Jupiter nocturne, dont l’Ange est Zadykiel, l’Intelligence Sophiel, l'Esprit planétaire Zadékiel, selon les Kaldéens ét les Caba-

listes Juifs. Sa note est Ut. : Dans l'Année liturgique, elle correspond à la Purification et aux Cendres; dans

l'Année astrale, au 21 février. .

Ra — Le Désir, le Mouvement, la Rapidité, le Feu, la Chaleur, en tant que fluidique et liquéfiante . . . , . . . Sanscrit.

— — Le Mouvement propre, le Rayonnement visible et visuel . Égyptien et Hébreu. — — La Visibilité et la Vision . . .

aRa — Rapidité, rayon, roue. . . . . + + . Sanscrit. ali — Le Mouvement rectiligne, la Force, la Vas, l'Impulsion, l’Ardeur génératrice, . : . .« . + Arahe.

Cette lettre est la troisième du Trigone des Eaux Vives. Elle occupe le fond de ces Eaux, au Solstice Sud qui termine l’Année chaude et commence l’Année froide des anciennes cosmogonies. Son nombre est 8, sa couleur est le violet, son signe zodiacal le Cancer, son Ange est Mouziel ; sa planète est, dans le Monde de la Gloire, la lettre B ; dans le Monde astral, la Lune, dont l’Ange est Gabriel, l'intelligence Elimiel, l'Esprit planétaire Lemanaël, selon les Kaldéens et les Cabalistes juifs.

Le Cancer s'appelait dans les Mystères antiques, la Porte des Hommes. — Sa note est La.

Sa correspondance, dans l’Année liturgique, serait la Fête-Dieu, et, dans l’Année astrale, le 21 juin.

Ha — L'Eau vive, le Ciel, le Paradis, la Mort qui y conduit, la Génération

qui incarne, par opposition à la mort qui désincarne . . . . Sanscrit. = — L’Aspiration vitale, l'Effort humain et son Milieu, l'Existence tem- — — Les Nuées sublunaires . . . RE D . . + Védique. aH — La Similitude dans l’Espèce, l’ entité, ri Fraternité, la Parentés le

#7 LA LETTRE PLANÉTAIRE B SEULE ET COMBINÉE AVEC LES ZODIACALES

B’a — Le Monde planétaire et sa Lumière . . . D — Ba — Le Milieu, le Lieu, la Locomotion, le Tool l'Origine, 1h Durée.

l’'Étendue. NU . . . «+ Hébreu. B'u — La Terre,:en tant que milieu et eu d'évolution temporelle.

Comme Verbe: Exister dans un lieu et dans une conditionnalité. . Sanscrit. aB — L’Avoir comme corollaire de l’Étre, la Paternité, la Fructification,

la Germination, la Végétation, . . . . . . . . . . . Hébreu.

— — L'Eau, la Mer . . Sanscrit.

AaB — L’Eau comme élément organique. . . . . . . . . . .

BaHu — Le fond de l’amas des Eaux, la Multiplicité . . . . . . . B’RâäMi — Substanter, sustenter, alimenter . . . . . . . à . . .

LES ZODIACALES DEUX PAR DEUX

Le mot Amour signifie ici PAtteactione cosmique, ne fatale, des

sexes, dans l’Unité banale de l’Espècé. — Celle-ci n’a pas pour objet le bonheur des individus, mais la Reproduction corporelle, et, conséquemment, la Mortalité des Règnes végétal, animal et humain.

L’Amour signifie ici l’Attraction divine, donc providentielle des

Ames bisexuées à travers les corps, Cette Puissance n’a en vue que le bonheur des individus parleur libre élection mutuelle. Elle les libèredes fatalités héréditaires de l'Espèce.C’estpourquoi Moïse dit: « Tu quitteras ton père et La mère pour suivre ta Femme et vous ne serez tous deux qu’un seul être organique. » Cest donc dela suprêmeindividuation et de l’autonomie et de l'Homme et de la Femme qu’il s’agit ici, et, par ronsé- quent, de leur immortalité dans le Dieu vivant lui-même.

MaRa — La Mutation, le Transport fugitif des sens externes . . . . RaMa — La Grâce, la Volupté, le Ravissement constants : . . . , L’Exaltation, l’Effervescence, la Sublimité, toute création divine, tout acte admirable généré par l'Amour . .-. . HëèRé — La Ravisseuse aérienne, Junon. +: . RC MaHa — Le Sacrifice, l’oblation, la grandeur de Amon. 2 Hal -— 1’Ardeur génératrice chnenelle. la Passion, la Colère, le Feu, la Chaleur et leur mouvement transitoire . . . . . . . LES LETTRES ZODIACALES TROIS PAR TROIS HaRMya — Ge qui renferme: Organe, viscère, maison, palais, la cité

Persan,

[ébreu.

Grec.

Sanserit.

HaRMa — L'Œuvre, le charme enveloppé dans son effet ; . . . .

HeRM-es — Même sens. Le conducteur des Ames montantes et descen-

RaHaM — Électricité en mouvement, le Tonnerre la Poudre. EC ——

MaRyä-H — La Pureté, la Vertu, la Virginité oo

Védique.

Grec. Ét rusque.

LA LETTRE PLANÉTAIRE AVEC LES ZODIACALES QUATRE PAR QUATRE

BRâHMa — L'une des trois Puissances de la Trimourti embryogénique

des Brahmes. Le Substanteur, le Sustenteur . . . :

MaHaBaRa — La Grande création par la Parole. Son Résultat, l'Acte, le

aBRaHaM — La Puissance qui préside à.la dune naissance, celle de he

iBRaHiM Grâce : aB-RaMa, le Père de la Grâce; Ba-RaMa, dans la

Grâce. — Ibrahim est le même nom, celui du Père des

Croyants, chez les Orientaux. Ils ne l’appliquent pas

seulement à l’Abraham de la Bible, mais à tout Pa-

triarche ou fondateur d’un État Social déterminé par une

même foi . . . . . . Sanscrit, hébreu, pèrsan, arabe, etc.

Abraham est, comme Brahma, le Patriarche des Limbes et du Nirvana, c'est-à-dire du triangle embryogénique des Eaux Vives. — Les Brahmes disent : s’éteindre en Brahma, comme les Hébreux disent : s'endormir dans le sein d'Abraham, c'est-à-dire retourner dans les Limbes.

Il est peut-être bon d'ajouter ici que, d’après l'Évangile, Abraham n’est pas mort, ce qui confirme la signification archéométrique ct cosmologique de ce Patriarche androgonique.

{LL L'ARCHÉOMETRE DE SAINT-YVES

TRIANGLE DES SAINTS-ANGES .

TRIGONE DE L’ÉTHER

Il a son sommet à l'Equinoie: d'Automne et au signe de la Balance

Cette lettre, la première du Trigone de l’Équinoxe Ouest ou d'Automne — celui des Anges et de J’Ether — préside à ce que les Mystères antiques des Patriarches

appelaient le Conseil et le Tribunal des Anges.

Elle traverse le milieu de l'Espace compris entre VA et V7. De là, le nom que le

1e Zoroasire donne à sa puissance céleste: Mitra. — Tra dérive du sanscrit, Tri traverser. — Le sens du nom de cette Puissance est donc: celle quitraverse l'A etl’7: M]-Tra.

Tous les cultes dérivés des débris plus ou moins altérés de l’ancienne Sagesse renferment, parmi leurs arcanes, celui du jugement du Tribunal

des Anges: Égvple, Kaldée, À

cie.

Ressuscitant la tradition Orphique, Eschyle avait fait sur ce jugement une tragédie intitulée : La Pesée des Ames.

Le nombre de ceite lettre est 30;-sa couleur est le vert émeraude ; son signe zodiacal,

Triangle des Saints Anges.

la Balance ; sa Planète, Vénus nocturne, la Miséricorde voilée; son Archange, Michaël :

sa note Fa dièse. Dans l'Année liturgique, elle correspond à

Anges. L — La Puissance exécutive, celle qui tranche, résoud, dissout et liquide. Là — La Puissance qui récompense ou punit . . . 4 . 4 . …

La — L'Acte sans fin et la fin de l’acte, la Puissance qui renvoie à l’Être ou au Néant. , .

aL — La Puissance qui contient et retient, orne et dépouille . al — La Puissance qui élève dans l'Étendue, Lui, Celui, le Pronom divin

pris pour le Nom-Dieu . . . . DM âLa — La Grandeur de l'Espace éthéré, sa Péisanc angélique consti-

Æ — Tout objet mobile, matériel ou spirituel, corps ou âme, sur lequel l'air ou l’éther ont action à . à akK —'Le Mouvement en spirale D AE Re RU CS MU CE EE D Za. mi 7

aCa — L'Élément élémentaire. . A

LES LETTRES ZODIACALES DEUX PAR DEUX

l’époque‘ des Saints Archanges et

Sanserit.

Arabe.

Sanscérit.

Sansérit.

Ethiopien. Arabe.

; | TRIANGLE DES SAINTS-ANGES

— — La Transfiliation le transfilage ou ue

Kala — Le Dilienent ii apparences, la table rase. . . . KaL — La Légèreté, l'impalpabilité .

LaX — La Visibilité, le signalement, le signe des Êtres. LaG — L'Impondérabilité . 2

LaKa — La Face, le front qui signale l'âme .

ZaK — La Diffusion dans le Temps ou dans l'Espace, la fluidité et ce quiflue, :

LES LETTRES ZODIACALES TROIS PAR TROIS

KoeÇaLa — La Prospérité, la bonne Fortune.

CaKaLa — La Dyalyse, la désintégration du corps A et la transfluidité de la forme organique .

L-GKàäCà — La Puissance de l'Éther. SN EE RE

La-KS — Le premier mot signifie Trône, le second Délégation :

Les prêtres antiques appelaient l'Éther: le Char ou le Trônede

Dieu. Le mot Délégation de la Souveraineté convient au pro-

nom, lieutenant du Nom; à l’Éther, lien du Monde de la

Gloire et des forces du Monde astral ; à la Puissance vivante de

l’Éther, dont l’Archange, Chef des Anges, saint Michel,

indique encore une délégation, celle du Verbe : MIChaEL, Reflet de Dieu.

Arabe.

Q NLE S TR >

IV

Planche 49,

TRIANGLE DE L’AGNEAU OU DU BÉLIER:

TRIGONE DU FEU VIVIFIANT

I a son sommet à l’Equinoxe du Printemps et au signe du Bélier

Cette lettre, la première du Trigone oriental du Printemps — celui des Anges comme son homologue, mais des Anges du Feu Créateur est une divine — comme F7

le PA, le Sh et l'O.

Elle est propre au Nom du Père, ét, par son analogue, celle qui répond au Signe du Cancer; elle entre aussi dans la composition du Nom du Saint-Esprit, ROuaH-ALaHIM.

Ce signe : l’'H doux, s’ajoute à la plupart des hiérogrammes importants, pour les rendre effectifs ou correspondants du Monde physique dans celui de la Gloire.

Mais il est inutile de dévoiler davantage ce Mystére.

Cette lettre est une vitale animatrice. Son nombre est 5, sa couleur est l’orangé rouge, son signe le

Triangle de l'Agneau et du Bélier.

Bélier ou l’Agneau Trône du Soleil, sa Planète Mars nocturne ou le Centurion. Son Ange est Kamaël. Le Ré dièse est sa note, sa corde et son mode. Dans l’Année liturgique, elle correspond à l’époque de Pâques.

He — Le Souffle vital, Expiration de Dieu, Aspiration de l'Homme. L’Ëtre Suprême. L'Union psychique des sexes. La Volupté divine. Le Fré- missement céleste. Le Feu Vital , . , . . . . . . . . Sanscrit.

W, Ou — La Puissance latente de la profondeur et de toute intériorité non - manifestée,comme le son grave nondéfini, le feu qui couve,etc. Védique.

Ta — Le Nectar ou l’Ambroisie, la Matrice céleste de la Vie. Sanscrit et védique. TaT — L'Essence Suprême, la Réalité absolue, l’Intelligence, ° l'Esprit, dans leur réalité immortelle. . . : . . Sanscrit. aT — Le Mouvement indiscontinu, l’infatigabilité . . à: : —

LES LETTRES ZODIACALES DEUX PAR DEUX

HOu .— Offrir le sacrifice divin. . , . Le à + « à + + Sanserit. HOuH — Révéler, Manifester ce qui était coche ee + « + + + Hébreu.

LES LETTRES ZODIACALES TROIS PAR TROIS

HOT — Le Feu, la Chaleur . . Se se + + à + « + + . Celtique. HOuDOu — Le Bélier, Trône du Soleil . eu ee où + à + + + + Sanscrit.

CHAPITRE V

Archéométrie des lettres de l'Alphabet sanscrit, dans leurs rapports aux XXII lettres adamiques et à leur distribution en:

HI. Constructives | ‘ALPHABET SANSCRIT (Caract. Devanagari)

VI. Évolutives VOYELLES , . Involutives ef mel 1e Té. Ce. si 6. I. À. — Exprime én Vède et en COXSONNES

sanscrit, Tendance active, direction, | _— but défini * Gates Past Ta Ci 1e Jje. Représente dans l’Aum, Vishnu, files mé. Qé.zla. #0.

le Pénétrateur. Ce fait indique une Céébraes 20 ta.2 6e © Um.

ancienne référence archéométrique,, la mr. en Po + a ÿ lub Dentales alla. se Tia se à dada 5 na, valeur morphologique de l’A adamique ;

étant le Rayon, et impliquant :toutes Labs spa CP jo are Sad le 3 Ar. les idées, tous les faits relatifs au Rayon Semivoyeles a Uya.at Jr la. 8e Ava.

dans la hiérarchie de toutes les sciences. Siffintes sert À a. 46 sea 52.

L'application de cette lettre à l’Aum est antérieure, comme cet hiérogramme lui-même, à la Trimourti ou Trinité Brahma-Shiva-Vishnu. Il est à remar-

Aspirée HE ha Lattre védique dx

quer que l'A attribué à Vishnu lui — CHIFFRES : donne la première place dans la Triade K ÿ Re L é : t À | brahmanique. Mais dans la pronon- SIGNES DIVERS

ciation, À + U — O, ce qui réfère Ta Ti T: ju A

pe ie angle du premier Trigone RE de l’Archéomètre, tout en l’appuyant , |

sur le premier angle du deuxième GPU era M 3nunâsika © n Trigone, celui de MaRiE. Nous revien- Vrèma vicarga 2:58 apostrophe "

drons plus tard sur ce mot si important,

qui est en herméneutique verbale, lc pendant, je ne dis pas l’égal, du IHOH archéomé- trique.:

Comme en grec, A, en Sanscrit eten Vède, signifie Unité et Universalité. Il est aussi augmentatif et privatif, magnifiant et admiratif. Sa valeur primordiale se trouve

ren,

ae a ne

(rchéometre ef Sanscrit) Les quatre Éléments et l'Éther.

dans Axa, Cercle tournant, Roue-radiante, Char. D’où Axara, l’Invisible et Absolu. Joint à VI ou au 4, il exprime dans AIA le premier Ëtre, dans AJA, le Bouc comme

chef de troupeau. Dans AY, Mouvement recteur, aller. Dans AYA, la Finaïité obtenue, celle du Principe en mouvement, le Succès, la bonne Fortune.

Joint à la lettre solaire Na, il exprime la Marche solaire d’un solstice à l’autre.

Comme privatif, dans ADITI, il signifie la Nature indivisible.

Comme augmentatif, dans ADD, Union étroite.

Comme première Ouverture et première Émission directe de l'appareil vocal, il signifie le Rayonnement de la Parole: AH, il a dit. Pour les mêmes causes, comme première Ouverture de l’Équivalent lumineux de la Parole, il exprime, dans AHA, le Jour. — À exprime dans ADI Principauté et Principe, prééminence et primordialité.

L’idée primitive de Rayonnement se retrouve encore dans AYU, Rapidité, Marche soutenue, Mouvement durable ci Durée.

II. Ba. — Signifie Base, comme terme de profondeur, Vase, Réceptivité localisante et circonscrite, Lieu et Milieu conditionnels d’Existence, Lieu et Milieu d’Embryogénie, Corps, Habitacle, Possession, Avoir, comme auxiliaire organique d'Être. D'où BA, Étoile et Constellation, B Ü Terre. Ces noms ne s'appliquent à ces objets qu’en les envisageant comme Lieux et Milicux d'Existence embryogénée. C’est pourquoi celte letiré a été dédiée par les très-savants Templiers patriarcaux à BAR-UN, l'Esprit des Eaux protoplasmiques solarisées. C’est pourquoi elle reste dédiée dans le Vède dans le Sanscrit à Varuna, bien que le changement du B en V efface la correspondance.

Rétablie comme je viens de le faire, la référence archéométrique est évidente et porte le signe de la Synthèse primordiale du Verbe. En effet, sur l’Archéomètre, la lettre planétaire Ba occupe le fond, le Sud du Trigone des Eaux Vives psychiques ct non le Nord, comme dans le Système lunaire Védo-brahmanique.

Ga. — Signifie Mouvement agrégatif, organique, résultant non de la Matière, mais du Nombre qui la transforme en Substance spécifique et la règle. Ga exprime toute Harmonie en Mouvement, depuis celle des Cicux jusqu’à celle des Voix, jusqu’à celle des Forces spécifiques et des atomes constitués en Corps ou en Forme. La même Lettre Racine peint tout Corps collectif doué d’Ilarmonie et d’Organie, une Société hiérarchisée par des Lois, une Armée astrale ou humaine, etc.

Ces sens se trouvent dans GA, dans GANA, dans GANI. GA est dédiée à GANEÇA, dont l’orthographe adamique est GAN-IShA\. C’est pourquoi du reste, les Fondateurs de la Langue Védique et Sanscrite ont fait de GANEÇA un surnom de ISh-VA, inversé plus tard dans ShIVA.

Le fait que nous venons de mettre en lumière démontre donc une très antique référence de la lettre Ga au premier Trigone, célui du Solstice Nord, avant son renversement au Solstice Sud par l’Université Védo-brahmanique, GAN-ISRA signifie le Seigneur de l’Harmonie et de POrg ganisme Universels, Ga, rattachés au centre solaire des deux Mondes Visible et Invisible parla lettre centrale Na.

On peut voir sur l’Archéomètre que Ga est la Planétaire divine de la zodiacale O, dernier terme du premier trigone, celui du Verbe-Jésus, 1-PhO, 1-ShO.

Ga est aussi dédiée à GANDHAR VA, surnom védique AG-NT, AG de AG-NT = 1! et 3

dans 13, moitié ou octave de 26, ce dernier étant la somme des lettres numérales du Nom IHOH ; 26 = 20, dont l’équivalent est la lettre Ka, plus 6 dont l'équivalent est la lettre O.En Adamique KO, en Vède et en Sanscrit, KaVi, signifient Dieu-Créateur par | sa Parole ou par son Verbe. KaVi, le Poète-Divin, est un des surnoms de Brahma, Ce dernier fait est sans référence archéométrique possible en ce qui regarde Brahma. En effet, Brahma a pour équivalent arithmologique 248 dont le radical par octaves est 31, mais le même nombre 248 ne renferme ni 26, ni 13 dans aucune de ses progressions. Il en est tout autrement des rapports d'AG-ni et de Ka-Vi, de 13 et de 26 avec IHOH, et avec Lui seul. Et en ce cas l’'Archéométrie du Verbe décèle l’origine des références que le Vède et le Sanscrit ne renferment plus dans le Système Brahmanique.

L'Octave, la Symétrie interne, la Moitié virtuelle de 26 est donc 13, où nous retrouvons l’Organique Ga, soit dans 1 et 3, 13— AG , soit dans 10+3=IG.

Les deux hiérogrammes AG, IG joints à la lettre solaire N forment AG-NI, IGN-ISh. Dans les deux cas, le sens est: 1° dans le Vède, le Feu organique central de Dieu ; 2 dans l’Étrusque, le Feu organique central du Scignéur. Ce Feu, Nature interne de Dieu, agissant dans son Verbe, est l'Amour divin, l'Amour Créateur. Notre Dieu est un Feu dévorant, disait Moïse. Avant lui, le premier Zoroastre avait revendiqué ce Feu du premier Trigone, à l’encontre de l’Eau du deuxième Tigone arboré par l'Université Védo-brahmanique.

En cela comme en tout, l’Archéomètre du Verbe est donc le Révélateur scientifique de ses Mystères. Il en projette la lumière jusque dans les ténèbres les plus imsondables de toute substance, y compris l'Esprit humain. Il vient de nous montrer la rattache indéniable du système védo-brahmanique à la Religion primordiale et éternelle du Verbe Créateur et du Verbe Incarné.

Dans la Mythologie indoue GANDHARVA et les GANDHARVAS sont les Nombres harmoniques, les Équivalents arithmologiques des Lettres, des Puissances, des Anges de la Parole du Verbe. Ils président dans la GaNa céleste, dans l’Organisme Universel des Cieux Fluides ou Divins et des Cieux Astraux-ou Physiques, aux Harmonies Essentielles et Formelles qui règlent les Substances, les Forces et la Constitution des Corps fluidiques ou Pondérables, suréthérés, intra-éthériques ou sub-éthérés.

La Musique des Sons .et des Parfums est une des Correspondances atmosphé- riques de tes Équivalents. De là l’emploi de ces deux Langues, de ces deux Musiques, l’Acoustique et l’Olfactive dans tous les Cultes de la Religion Universelle du Verbe à travers toutes ses Formes orthodoxes et toutes ses déformations par les Schismes. Orthodoxe signifie en Archéométrie : Exact en science, en Religion, Conforme à la Sagesse qui unit la Science et la Religion en une Synthèse indissoluble.

La Ga-Na céleste de l’Université védo-brahmanique lui vient des Antiques Patriarches. C’est le GAN de Moïse, le GAN-BI HEDEN. C'était avant lui la GANA- AYODANA des Aryas de la Proto synthèse. Ce mot exprime la Tsiôn Céleste ou Paradisiaque, la Cité Divine des Trésors Divins et Humains, l’État social Céleste avec sa correspondance terrestre sur tous les Astres ; c’est l’Église Triomphante et l'Église Militante unies en une Yoga, en une Yova adissolobles. par toutes leurs correspon-

L'ARCHÉOMÈTRE ET LA TRADITION ORIENTALE È 211

dances au Principe Un et Universel de l’Archéométre. Ce Principe est le Verbe, son Acte est la Parole.

Au Nadir de la GANA, son antipode de ténèbres est en Vède et en Sanscrit, la

8 RL FREE

GAHANA, l’Inorganique, l’Inharmonique, l'Anarchique Cité, l’Infernale Civilisation des mauvais Esprits, en ce Monde comme dans l'Autre.

Cette Cité infernale, dont la spécification est passée des Patriarches aux Védo- Brabmanes est la GEHENNE de Moïse.

IV. Da. — Exprime la Divisibilité distributive, Division et Donation, Partage et Répartition, Diffusion et Dispensation, Providence et Préscrvation substantielles des Êtres.

Cette racine se retrouve dans le mot sacré Sha-DA-Y qui à passé de l’Adamique au Vède. Le ShaDI et la ShaDË de Moïse viennent de la même source et portent sur la même racine. Il est à remarquer que dans ce mot, écrit cn Adamiqué, c’est-à-dire ShADAI, la somme des Nombres égale celle des Lettres du Nom Sacré de Jésus, IShO,

ShADA:-I signifie la Providence de Dieu, Dieu se donnant lui-même. Le même hiérogramme se retrouve dans la Cosmogonie du premier Zoroastre : DA-TU-ShO, le Donateur de Soi-Même, Dieu se donnant en sacrifice dans la Création, dans la Conservation ct dans la Rédemption des Êtres.

Dayé et Dé expriment, en Vède et en Sanscrit, la Vigilance Divine de l'Amour, sa Tendresse clairvoyante, sa Pitié active, sa Pour-voyance ou Providence, sa Lumière, sa Charité.

En passant de la Théogonie à l'Androgonie le même mot-râcine conserve ces sens transposés. C’est pourquoi DA exprime aussi la Femme et la Dame au double point de vue de la Providence Humaine constituant la Famille et la Société. Quant aux dictionnaires hébreux, ils sont loin d’avoir conservé la hiérarchie des sens divins et humains, comme le Vède et le Sanscrit. Aussi est-il très difficile de suivre à travers leurs interprétations, la pensée toujours Mg La des Inspirés du Verbe, depuis les Patriarches prémoïsiaques, comme Job, jusqu’au Fondateur d'Israël, depuis Moïse enfin jusqu’aux Prophètes et à la Barith Ha Kadoshah autrement dit notre saint Évan-

gile en hébreu. C'est ainsi que DA n’a plus qu’une valeur de pronom démonstratif, et DAD de

mamelle ou de sein.

Chez les Védo-Brahmanes antiques, DA a été dédié à PEsprit cosmogonique qui tient l'Arc du Sagittaire. Loi, le Sceau de l’Archéomètre du Verbe et de la Protosynthèse des Patriarches est encore plus manifeste sur l'empreinte Védo-Sanserite dela lettre Da” que sur celle des trois précédentes A, Ba, Ga. Nous avons pu légitimement rattacher ces dernières à leur vraie position archéométrique, l’une A, au Rayon, l’autre Ba à l’angle solsticial sud du Trigone des Eaux Vives, le troisième Ga, à l’angle de Feu du premier Trigone, celui de la Terre vive, la Terre divine et non Astrale du Verbe-Jésus. Da se placée d'elle-même par Da-Nu en son lieu archéométrique. Elle est, sur le Planisphère de la Gloire, la Planétaire dont la zodiacale est PU adamique, prototype et Puissance angélique verbale du Sagittaire astral. Et cet Arc est VU de Da-Nu. La parenté de cet hiérogramme avec DaNa, le protogramme Arya de l’Hé-den, prouve une fois de plus avec quelle fidélité Moïse a collationné la Tradition de l’Église Patriarcale, à travers toutes les Universités Templières de son temps, pour la remettre à son point d'Urthodoxie sur la Sphère du Principe : SPhaR BRA-ShITh, I] n’est pas indifférent de

dire ici que SPhaR ne signifie Livre qu’en tant que Rouleau, et, Rouleau que comme dérivé du Cercle. SWaR, en sanscrit, signifie la Sphère ou le Planisphère céleste. De plus SPhaR donne pour équivalent arithmologique 340, qui, exprimé lettre pour nombre, 300 + 40 —SheMa, qui signifie à la fois : Signe archéométrique, Ciel de la Parole-ou de la Gloire et Dieu même dans son Autographie et dans son Autologie.

V. Ë. —E, Ë, É,HE.E simple est moins usité en vède et en sanscrit que sous sa forme double É, où elle est Dwi-Yoni de A+. Ce fait prouve une élongation vis-à-vis de la Langue archéométrique primordiale.

É signifie Appel et Vocation.

Ha offre en vède et en sanscrit plusicurs sens archéométriques : cause, comme Puissance génératrice d’effet, et, à ce titre, Ciel, Terre Divine ou Paradis, l’'Être et la substance directe de l'Être.

À ces sens théogoniques s’ajoutent les androgoniques suivants : l'Amour vital, essentiel, Union sexuelle des Vies, sans le contact des Corps, la Création sans procréation, lé Bonheur. Ces sens descendent de degré en degré jusqu’au charnel, mais le psychique et le biologique y prédominent sur le physiologique.

HaY emprunte de l’Y la signification de mouvement passionné, de retentissement joyeux, d’honneurs rendus, d'enthousiasme éclatant.

HO dans HoVa dit : Sacrifice et Oblation d'Amour.

HI dit s’élancer hors de soi, vers autrui, émettre sa vertu, sa puissance, et tous ces sens viennent à la fois des archéométriques de HE et d’Y.

HU exprime l’Amour extatique et le sacrifice à la Divinité.

Ê joint au suffixe Ka, dans ÉÊKA, signifie lImparité, et, à cause de ce fait, l'Unité envisagée sous un certain aspect, l’Un, le Même, par rapport à l’autre, Auya. On reconnaît ici la source d’une des idées fondamentales de Platon. Ce fait dénote une très antique référence archéométrique. Les maîtres des Universités brahmaniques et bouddhistes pourront s’en rendre compte facilement sur l’Archéomètre, en suivant la courte démonstration que voici :

AD, 1+45E; Ka=— 20; EKa —925. Il s’agit donc ici de 5, valeur numérique de la lettre E, faisant fonction d’unité, soit en Lui-Même, soit en 25. Dans les antiques Universités patriarcales, dont la synthèse de PhO-HI porte encore la marque archéométrique, 5 et sa numération signifiaient la Puissance extensive de l'Unité, 5 était l’extenseur-type et correspondant à la Chaleur rayonnante.

25 était le Dilateur, 50 le grand Extenseur, 55 le grand Dilateur inlerférentiel. Ces significations qui demeurent sans bases scientifiques dans l’Antique Orient postdiluvien recouvrent toute leur valeur primordiale si on les contrôle à la pierre de touche du deuxième Critère, c’est-à-dire de l’Observation et de l’Expérimentation occidentales. En Sonométrie, au double point de vue des Nombres parlants et des Chiffres inversement proportionnels des OS ch is provoquent dans les Corps

fluidiques ou pondérables, la signification de 25 : 3x Pour l'Arithmologie parlante ou

musicale et SE pour l’Arithmétique fonctionnelle des vibrations. Tout Son bécarre

marqué, soit simplement, soit par multiplication harmonique du nombre 25 faisant fonction d’unité sonore, donnera son diëze sur la corde au nombre 24. De même pour tout Son bémol: il donnera son bécarre dans les mêmes conditions arithmologiques.

Comme la Musique des Nombres règle l’Harmonie successive ou simultanée du double Univers, depuis l’ensemble jusqu'aux moindres détails, on comprendra facilement, après ce qui précède, pourquoi les Patriarches, grands-maîtres de la Protosynthèse du Verbe ont accordé à Ê + Ka ou à 25, une signification fonctionnelle spéciale à ce Nombre, pris en fonction de l'Unité,

Maintenant, si on veut bien regarder sur l’Archéomètre la position de la lettre zodiacale É, au point de l’Équinoxe vernal, et sa planétaire Ka, on verra que les deux réunies ont pour Équivalents le mot ÊKa ét le Nombre 95. Ainsi se trouve marqué par le Verbe même et expliqué, le Mystère de la chaleur vitale et raÿonnante dans le double Univers divin et physique. C’est à cause de cette chaleur que le Triangle de Feu, se trouve signé des trois lettres zodiacales HOuT, qui, en vède, signifient le Feu Huta, et aussi HOuT et’ HOuD, le Bélier et l'Agneau. D marqué d’un point en dessous équivaut à un T limitrophe du Th et du Z. Ainsi, ce iriangle de la Substance ignée est autologique comme tous les autres. Dans le monde astral, ÊKa, 25 est Mars dans le Bélier ; mais c’est aussi le YoGa ou le YoVa du soleil sur son Trône.

Nous reviendrons sur cette signification lorsque nous parlerons du Seigneur Central, du Verbe solaire, du Lumen de lumine, à propos de la Pâque et de la Crucifixion de l’Agneau de Dieu, de l’AG-NI de l’IHOH. Nous ne quitterons pas la lettre É sans dire que AË-La signifie le Fils, l’Envoyé d’ILâ, la Parole sainte, la substance pure de la Terre sainte de Dieu.

ÉLa-Ka exprime aussi le Bélier sous une acception différente de HOuT'et de HOuD,.

ÉVa sigmifie, en Zend, acquiescement entier à la volonté de Dieu ; même signification en sanscrit dans AEVa et dans ÉVaM, qui expriment l’idée Ainsi soit-il, comme le mot Aum, Contracté en OM, dont la prononciation secrète comporte deux fois la lettre qui nous occupe HOMOH. J'en donne les lettres, mais jen indique pas comment il . faut les articuler pour que cet Amen des Patriarches donne au religieux pur, dans le -fond même de sa vie, la réponse biologique de l’Ame universelle. Je dis l’Ame universelle, l’ATh HaADaM dépendante du ROuaH ALHIM. Car les Noms du Filset du Père ont d’autres correspondances archéométriques relatives aux degrés suprêmes des ATh dans l’ATh du Verbe. C’est ce degré théogonique que N.-S. Jésus-Christ vise, quand il dit : Je suis l’ATb, l’Aleph et le Thau.

VI. AO. — 14° lettre dans l'alphabet sanscrit et 4° lettre double, diphionique ou Dwi-Yôni : AHA+6, = A+U. Elle est le Gonna de Ô ou la Vriddhi de U ou de Ü.

La plupart des mots où se trouve AO ont donc U, Ü à la Racine, ce qui renvoie l’étymologie à U simple ou double.

Va, 43° lettre et 4° semivoyelle de l'alphabet sanscrit. C’est la buccalisation de la Vocaleou voyelle U, prononcée Ou. C’est un trille labial du souffle orbiculaire Ou. Il

y » souvent convertibilité de cette lettre Va à la lettre Ba, La raison archéométrique de ce fait est que les Équivalents musicaux des notes correspondantes à Ou et à Ba sont dans les rapports sonométriques de a et de : c’est à dire de modale externe ou tierce majeure, et de conjugale interne ou de sixte mineure, en ce qui regarde les nombres parlants. Les rapports spécifiques de ces deux Puissances verbales dansle Monde théogonique de la Gloire, suivent la même correspondance en Psychogonie et en Psychologie, à tous les degrés de la hiérarchie des ATh. La mème correspondance se poursuit dans les rapports arithmologiques des Forces et des Substances physiques. Dans le Monde astral, elle se retrouvé entre Vénus et la Lune.

Contrairement aux Astronomes modernes, Vénus est une Lune du Soleil, et sa Rotation autour de l’Astre central est analogue à eelle de la Lune autour de la Terre. H' ya très peu de temps qu’on a enfin démontré que le jour de Vénus est égal à son Année. De plus, cette Planète a subi un changement, une transposition avec sa voisine Mercure, changément de couleur, de grandeur, de figure et de cours. L’Archéomètre a maintenu sa position primordiale dont l'altération aurait eu licu vers le xix° siècle avaat N.-S. Jésus-Christ.

Varron, toujours si scrupuleux dans ses investigations, faisait coïncider cette transposition et cette catastrophe de Vénus avec le Déluge marqué des lettres archéomé- triques qui lui correspondent : OGyges.

Ce qui précède explique dans la Raison et dans la Parole absolues du Verbe les sens qui suivent. Va se réfère à O dans les significations sanscrites de Puissance fluidique en mouvement, tourbillonnant ou cyclique, tel -que courant atmosphérique, vent, souffle, qui accompagnent toujours la Force, le Pouvoir, l’Action et la Manifestation du ROuaïH. |

Au contraire, le mot Va dans Vas se réfère à Ba, quand il signifie Habitation, et passe de l’Élément fluide à l’Élément liquide du Ba. Ainsi Varuna écrit pour Baruna, signifie l'Eau, l'Océan, ce qui s'accorde avec la position archéométrique de Ba et de sa Zodiacale dans le Triangle d'Eau.

Pour les mêmes raisons, Vax cest substitutif en Vède de Ox ou de Oux, bœuf ou tauréau, mot qui lui-même est l'équivalent de la Puissance souffle et par suite de Poitrine Vaxas, en irlandais Ouch. La zodiacale Va, jointe à sa planétaire Ga conserve en sanscrit dans Va-Gnu et dans VaCh son sens archéométrique verbal, et signifie l’Étre qui parle.

Jointe à la vocale Ï ou à sa buccale J du premier Trigone, VâJ signifie en vède préparer la Voie aux Dieux, orner leur Enceinte sacrée, leur rendre hommage.

En gravitant autour de la centrale solaire Na, l’orbiculaire Va exprime dans VaN l’Onde sonore, le retentissement du son constitutif arithmologique de toutes choses. C’est 6 qui multiplie 50 et évoque ainsi le 300 de Sh, Comme dérivé de O, de Cu, et deU, VaN signifie en vède l’oblation totale de soi, l’'Adoration, le Désir, la Prière passionnée. C’est la racine dulatin Vénérer. Ce sens absolument archéométrique en ce qui regarde la troisième lettre du premier Trigone et ses correspondances astrales, ne laisse aucun

doute sur l’absolue pureté originelle de ces dernières, ainsi que les rapports qu’elles expriment entre les Facultés semblables de l’Ame humaine et des Ames universelles à leurs différents degrés, Mais quand VaN dans Va-Na signifie en vède et en sanscrit Habitation, Maison, Eau, comme milieux organiques, Bois, Forêt, comme habitacle, la lettre Va ne se réfère plus à la lettre O comme ci-dessus, mais à la lettre B.

Au contraire, dans Va-Ni, Feu, il y a conjonction des mouvements spécifiques des deux vocales qui forment la base du premier Trigone et de la centrale solaire Na ; de même dans Va-Ni, Femme, Épouse, Compagne vénérée dans le Saint-Esprit de la Vie, Ange du Foyer. Jointe à la zodiacale Nord du premier trigone, Va, dans Va-P, exprime l’idée de la Force Génique à tous les degrés de la Puissance Génératrice : Paternité, Spécification, Ensemencement.

Jointe à la centrale solaire Na, cette racine signifie la Divinité, VaPu-Na, en tant que Donatrice de la Vie et de la Substance spécifiées selon les Espèces, ce quiest un des caractères du Verbe, I-Pho. |

VaPu-Na signifie aussi connaissance, en tant que Donation du Verbe et de sa Science, à travers la Phénoménie universelle, et de sa Sagesse, directement, ou à la Vie même. La beauté de ces correspondances, la limpidité lumineuse de leur profondeur, ne laissent rien à désirer; elles procèdent, au plus haut degré, des noms du Fils par l'entremise du Saint-Esprit de la Vie. Ces correspondances conjoignent le mode de la Vérité, à celui de son expression verbale qui est la Beauté, en faisant sonner la lettre Sh du saint Nom de I-Sho.

VaPuSh signifie, en effet, le Beau, splendeur du vrai, la morphologié du vrai, son nom graphique de Forme, comme Équivalent logique d’Essence ou de Substance. D’où le sens de Manifestation, d’Incarnation, de Corporisation admirable, que celle-ci soit fluidique ou pondérable, selon les milieux. Jointe à la lettre Y, l'Émissive et la Rémissive du premier Trigone,, Va l'enveloppe harmoniquement ; VaY signifie Mouvement “rythmique, Age, Époque de la vie, etdans un sens plus restreint, la Jeunesse, la Fleur de l’âge. VaSh dans VaG:et VaÇa, Volonté divine, Régulatrice de l'Ensemble, d’où, la Grâce qui exauce, l’Autorité suprême, le Va CI, l’un des huit attributs de ShIVa, renversement de ISh-Va. - |

La correspondance archéométrique avec le premier Trigone, reste inaltérée dans ce qui précède, malgré -le renversement, Elle commente à tous les points de vue la Méthode du Verbe Incarné : Fiat voluntas tua. Gette Méthode à tous les degrés de la Vie, de la Science et de l’Artest la seule vraie. Et lorsque l’homme lui opposeson Fiatvoluntas mea il engendre lui-même la Mort, le Mensonge et la Laideur. Car l'homme n'est le créateur de rien, dans quelqu'Ordre que ce soit, et 1l n’a valeur de Principe ni dans la Vie, ni dans la Science, ni dans l'Art. Il n’a de la Vic quel’Existence par reproduction, et le Principe de cette Existence, comme sa Finalité elle-même, est dans la Volonté seule du Producteur, seul vivant par lui-même. De même, l'Esprit humain n’est pas le Principe de la Science ni de PArt; il n’en est que la Réflexion. L’Incidence de cette Réflexion, Science et Art, appartient à Dieu seul et à sa Volonté, comme Raison suprême detoutes choses et comme Manifestation de cette Raison : c'est-à-dire comme

L'ARCHEOMÈIRE ET LA TRADITION ORIENTALE 217

Verbe et comme Parole. Dieu seul est le Savant, Dieu seul est PArtiste, comme ilest le seul Vivant.

L'homme n’a pouvoir que de prendre connaissance de la Science, de Art, de la Vie, et de se les assimiler par similitude, c’est à dire par Obédience à la Volonté de Dieu en toutes choses, par l’Observance des Lois de son Verbe et de sa Parole, en tout fait que ce soit.

Est-ce que le soi-disant savant crée les Lois des faits qu’il observe et expérimente ? Lois et faits existent avant toute constatation humaine.

Est-ce que le soi-disant artiste crée les Lois d’'Harmonie qui, selon leurs équivalents, sont constitutives de tout Art? Par une faculté psychologique de sa Vie en correspondance avec une Puissance psychogonique du Verbe, l’Artiste sent ces Lois comme un somnambule inconscient. Il ne peut rendre raison nid’aucune d’entre elles, ni À fortiori de leurs enchaînements harmoniques dans la divine Raison qui seule les constitue.

À un moindre degré encore, il faut ranger le Philosophe dans la catégorie des Cogitants inconscients. Je dis cogitants parce que l’Artiste est plus vital que mental, et, qu’à ce titre, 11 est plus près du Verbe et moins essenticllement menteur que le mental individuel qui se prend pour Critère de certitude. Le philosophe agite des raisons personnelles abstraites, sans faits ni lois ! L'artiste remue inconsciemment des faits et des lois dont il ne sait pas les Raisons. Ces deux races mentales et psychiques sont donc profanes et profanatrices par essence, tant que dure le sabbat de leur inconscience, et les Races politiques qu’elles engendrent sont les pires de celles qui puissent révolutionner et gouverner les sociétés humaines. C’est que leur anarchie dit, en toutes choses : que ma volonté soit faite. É

VaÇiu, qui a la Volonté, le pouvoir, l'empire,

Vas, Habiter, séjourner, se revêtir, se fixer : dérive de Bas.

Vas, Aimer, accepter : dérive de OS.

Vasishtha, dérivant de Vasi, est une épithète du Feu et d’Agni. C’est aussi une des sept étoiles de la Grande Ourse.

Vasu, Bien , richesse, Or. Agni, le Feu, le Soleil, Rayon de Lumière.

Shiva, Kuvéra, expriment aussi les Vasus, classe de Divinités védiques. Ce mot Vasu qui signifie tour à tour Eau et Feu, n'offre ces contradictions que par la transposition de la lettre O à la lettre B et réciproquement. Il signifie aussi Arbre en général. Ce sens est remarquable en ce qu’il s’attache à la fois à la planétaire B du Triangle d'Eau, .et à la zodiacale O du Triangle de Terre.

La puissance végétale a pour force spéciale le Feu électrique polarisé, agissant à la fois dans l’Aiïr et dans la Terre humides. Si l’on regarde, et si l’on photographie une étincelle électrique, on verra qu’elle affecte la forme d'une arborescence typique, se référant aussi bien au Monde végétal qu’à l'arbre circulatoire sanguin et pulmonaire des animaux supérieurs.

Il est à remarquer que, dans le Chinois antique, les signes se référant aux lettres archéométriques qui ont pour correspondances le Cancer et la Lune renferment, par leurs significations, celles de l’Arborescence cet de l’Arbre.

218 *'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

Vasudä, signifie Terre.

Vasupräna, signifie Agni, le Feu, comme Principe des 8 Vasus.

Vasula, un Dieu en général.

Vasusthali, la Cité de Kuvéra.

VaS-Ta, Bouc.

VaS-Tu, védique: Ville, biens, richesses, possessions, propriétés, nature, caractères.

Vah, Porter, emporter, transporter, ravir.

VaHa, tout ce qui porte et emporte: les véhicules. Wog, scandinave ; Way, anglais ; Vehia, étrusque ; Via, latin,

Vabui, Agni.

Vä, Souffler comme le vent.

Vâc, Parler, chanter ; parole, langage, discours ; la Parole Sainte; védique : L’'Hymnc. Sarawasti, latin : Vox.

Vâja, Prière fivale du sacrifice : ce qui s’accorde avec le sens suivant lequel nous lisons le premier Triangle archéométrique, avec départ à l’Ien montant à l’angle du Solstice Nord et avec retour à l’I en passant par l’O. En s’appuÿant sur la lettre solaire centrale Vâ-Na exprime évaporation de l'Élément humide dans l'Atrien phlogistique, que ce soit la Mer, la végétation ou les parfums.

Väyavi, la Région du vent se portant de l’Ouest au Nord et du Nord à l'Ouest, ce qui est conforme au mouvement archéométrique des lettres O et Y.

AYu, le Vent, l’Air dynamique, l’Air vitalisé, l'Air vital.

VäShPa, Vapeur chaude. |

VäSava, Indra.

VäSu, Vishnu, l'Ame du Monde.

Väha, Taureau.

VI, Oiseau, la région du vent, l'atmosphère, l'œil.

Vijaya, Victoire, succès obtenu, char des Dieux revenant à son point de départ ; Yama, Arjuna.

Vijâyé, Naïtre, tirer son origine de, enfanter.

Vigêvaini, Ressuciter, revivre.

Avec la lettre solaire N, Vinaya, obéissance, discipline.

Viniyôga, Charge, fonction, office, participation à quelque chose.

Vipavya, Purification.

Vipaçiu, un Saint.

Vibava, Pouvoir, puissance, pouvoir surnaturel, délivrance Hnale.

Vibâ, Lumière, Éclat, rayon, beauté.

Vibt, Exempt de crainte.

Vibu, Excellent, Éminent, Tout-Puissant, Maître, Seigneur : Brahmäâ, Vishnu, Shiva.

Viya. l'Air qui se meut, et ce qui se meut dans l'Air.

Vivâäha, Mariage.

Vic, Aller vers, commencer, un homme en général, Entrée, Viçipa, Palais, Temple. Viéçsha, Distinction, Excellence. Vicwa, l'Univers, le Tout, Nom de certaines divinités nommées Viçwa-Dêvas, Lithuanien Wisas, Viwca, Psau, le Feu dèvorant, Agni, le Soleil, la Lune. Viçwa-Nâtha, Shiva, le Protecteur du Monde. — -Râj, le Maître Universel. — -Madä, une des sept langues d’Agni. — -Athman, Vishnu, Brahma, PAme du Monde. — -Vasu, védique, la Gandharva de ce nom, ou Agni. Vicw-Éca et Viçw-Éçwara, Shiva, le Seigneur de toutes choses. ViçuA-Sa, la Foi, la confiance, la Consolation. Vish, Accomplir. Visha, la Myrrhe. Vishaya, la sensibilité, tout objet de la perception proportionnelle au milieu naturel et à l'espèce des Etres. Vishä, lIntelligence en acte dans la Sensibilité. Vi-Shévê, Honorer, servir. Vish-Nu, le Pénétrateur, Agni, Sourya, un des Vasus, Vishnu, le Dieu qui s’incarne. Vih, védique, Voyageur. Vihä, dans le Ciel. Vi, Mouvement, progression, aller, obtenir, désirer, concevoir, enfanter. Vija, Origine, cause, vérité, algèbre, semence. Vijasü, la Terre féconde, la Terre vive. Vinâ, Sorte de luth à deux caisses et ordinairement à 7 cordes. Vinâsya-Nârada, Inventeur de la Vinä. Vrisha, le signe du Taureau de Shiva, Vishnu, comme Principe reproducteur. Vé, pour Oùy, Couvrir, enuvelopper, attaché par un nœud. Vèga, Mouvement rapide de l'Esprit et du sentiment. Vên, Connaître, embrasser, prendre, comprendre, désirer, aimer, favoriser, adorer, louer. Presque tous ces mots sont védiques. Veça, Entrée, maison, vêtement, ornement, parure. Viac, Embrasser par son Étendue. Vyâna, un des cinq Souffles vitaux, celui qui est répandu dans tout Le corps: les autres sont : Apâna, Udäna, Prâna, Samäna. Vyüha, Ordre de bataille, disposition, structure. Vyé, Couvrir, envelopper. Vyôman, le Ciel, l'atmosphère, Temple ou lieu consacré au Soleil. VII. Za. — N’existe pas en sanscrit, mais appartient au vède, ce qui prouve une proximité entre le Vède et le Vattan ou adamique et une élongation entre ce dernier

et le sanscrit.

Za, équivaut, en slave antique, au Sz lithuanien. Il exprime ce qui fend l’air en droite ligne, comme une zagaie, en zig-zag comme l'éclair, en courant comme le cerf; le cheval, le cavalier. Cette lettre est dédiée aux Azwins, en sanscrit Açwins, les deux Centaures ou Cavalier védiques, prototypes du Castor et du Pollux orphiques. Il y a dans ce fait une trace de correspondance archéométrique de Za aux Gémeaux.

Les lettres correspondantes en sanscrit sont: Cha, Chha, Ça, Sa et plutôt Cha, 20° lettre et première palatale sanscrite : indique dans Chakra, Cercle, roue, disque, Orbite, mouvement circulaire réunissant ; mais nous disons sôus réserves que cette lettre tient encore plus de Ka que de Za.

Chax, Parler, dire, faire voir.

Chaxas, Maître spirituel, surnom de Vrihaspati.

Chaxushya, Beau, agréable à voir.

Chaxus, Œil.

Chan, Chanter, rendre un son, retentir.

Chal, se Mouvoir.

Chakra, Aëde, Barde chantant dans Châkrika.

Chây, Regarder, remarquer, honorer, rendre un culte.

Chêraka, Voyageur, compagnon de route, cavalier. Dans Châla et dans Châsha, il y a allusion à la couleur bleue, le Geai bleu, le martin-pécheur.

Chi, Rassembler.

Chir, Parler.

Chôxa, Chanteur, Beau, agréable.

Chha, 21° lettre et 2° palatale.

Chha, Clair, net, mouvant, vacillant.

Chhêka, Urbain, Civil, Poli.

Ça, 44° lettre et 1° sifflante de l’alphabet sanscrit, tient de milieu entre Ka et Sha.

Ça, Giva, Bonheur, bonne augure.

Çak, Pouvoir.

Çakti, Pouvoir, énergie active, énergie féminine.

Çak-Ra, Puissant est une épithète védique des Açwins.

Çachi, Éloquence, Épouse d'Indra.

Capa, Serment.

Çani, pour Shani, Saturne et son Régent.

Çal, Courir vite, vaciller, louer.

Çala, Dard.

Çalya, Javelot, flèche, poteau, limite, frontière.

Gâs, Ordonner, régir.

Çâsa, Prière, rogation, hymne, védique.

Gila, Flèche, barbe de blé, épi, charpente de porte-Architrave.

Giva, Heureux, favorable, le Phallus, le Véda, la délivrance finale, le vif argent.

Cik, Briller, parler.

Gil, Faire, adorer, honorer, méditer, visiter, parcourir, posséder, être doué de, versé dans, habile, apte, naturel, caractère, disposition, vertu, moralité, beauté.

Çuxi, Vent.

Çûuya, Sonorité, corps creux et sonore, l'Espace céleste, le Vide.

Çôna, l’Écarlate intense, le rouge concentré, le Feu.

Gyân-Anga, la Planète Mercure et son Régent.

Clèsha, Union, embrassement, association.

Gwan, Chien (dédié à Mercure et à Sirius), en Lithuanien, Szu.

Gwas, Souffler, respirer.

Gwäsa, Souffle, vent, respiration.

Çwi, S’enfler, grossir, grandir.

Cwitra, l’Air, l’Éther.

Sa, 46° et 3° sifflante, Vent, serpent, connaissance.

Sakarna, qui a les organes de l’entendement, qui a avec soi Karna.

Sap, Suivre, honorer, adorer, servir.

Salila, Gracieux.

Sas, Dormir.

Sah, Pouvoir, être capable. _—

En général Sa signifie Ensemble, ce qui lie et associe. _ Sâkam, Avec. |

Si, Lier, attacher.

Si, védique, la Terre Vive.

Swap, Dormir.

Surêçwara, Le Seigneur des Dieux, Ishva-Ra.

Skanda, le Corps, la contenance, la rive d’un Fleuve, le Prince, le Roi.

Skandha, Ordre de bataille, Roi, Prince, Homme âgé et savant. Au pluriel, les cinq objets ou branches de la Connaissance. Les cinq Attribuis immatériels de l’Existence, distinet du Moi et qui se réunissent lors de la Naissance. Rüpa, la Forme; Vêdanä, la Sensation ; Sanjnä, l'Idée ; Sanskâra, les Concepts, la Conception; Vijnâna, la Connaissance analytique, Bouddhisme.

Stri, Étoile, en vède.

Spag, Faire, accomplir, joindre, arranger, disposer, embrasser.

Syôna, Rayonnement de la Lumitre, Soleil radieux, bonheur.

Swa, Son, Sa, Sien, Avoir, Bien. En Lithuanien Saw,

Swa], Embrasser.

Swaja, Né de soi, Tirer de soi, Fils.

Swan, en lithuanien, Zwanu, Retentir, résonner, Orner harmoniquement.

Swayam, Moi-même, toi-même, lui-même, soi-même.

Swayambü, Celui qui existe par soi-même, Shiva, où l’on retrouve Svay ; Vishnu, où on ne le retrouve pas aussi directement ; Brahmäâ, où on ne le retrouve pas du tout.

Swar, le Ciel, l’Éther, le Paradis, la Beauté, l'Éclat.

Swara, le Son musical, Saptaswaräs, les 7 notes de l’Octave. Swara, signifie aussi voyelle, vocale.

Swavishaya, Patrie.

Swärâj, Indra.

VIIL É. — Est une aspirée rude tenant le milieu entre E et Ch, que le son vocal soit fermé ou ouvert, aigu ou grave. Cette 8: lettre de l’alphabet adamique peut donc correspondre à la 11°, à la 12°, 15°, 16° et à la 47° letire de l’alphabet sanscrit, pourvu qu'elle conserve son caractère prédominant de vocale ou voyelle. Elle n’est donc pas seulement Dwi-Yôni de A +1, comme la D° lettre adamique, mais encore Dwi-Yôni des Gutturales vocalisées en elle. Elle joue, dans son espèce, le rôle de O dans la sienne, dans le rapport arithmologique et sonométrique de 8 à 6, comme on peut le lire sur l’Archéomètre. Il est difficile de trouver en sanscrit la distinction nette des sens de ces deux voyelles, mais elle estun peu plus claire dans le Vède, ce qui prouve une fois de plus, que plus on remonte dans le passé, plus on se rapproche de la Synthèse du Verbe.

Tous les sens d’unité spécifique qui s’attachent à la 5° lettre adamique et à son nombre doivent être écartés de la 8°, dont les Équivalents arithmologique et morphologique sont l’Ogdoade et l'Octogone.

La lettre qui nous occupe ici signifie à lafois l’Eau et la Lune, ce qui suffirait à fixer ses antiques références archéométriques dans la langue des Védas. Sous cette. réserve pourtant, que si la zodiacale Ha marque le fond du Trigone des Eaux, c’est sa planétaire seule, Ba, qui a pour correspondance la Lune. Jointe à la solaire centrale Na, elle signifie à la fois Mouvement transitif et Mort. Jointe à la première du Trigone du Verbe, elle signifie à la fois Mouvement et Son et aussi Fatigue.

Dans Hayana c est l'Année Lunaire.

Dans Ham, c’est encore l’expression de Mouvement.

Dans Hara, c’est l’action de Saisir, de Ravir par séparatiou et par Division, c’est la Division même en Arithmétique, et la Connaissance par analyse, sens irès-remarquable, en ce qui regarde la position archéométrique de cette Letire, ses correspondances et le Mystère de la Porte des Ilommes, de la Porte des Ames, de l’Incarnation Astrale, du passage du Monde du Principe divin à celui des Origines naturelles.

Hari, comme signifiant Yavana et la Lune, vient encore corroborer ce sens, ainsi que dans les rapports complémentaires du rayon jaune-verdâtre au rayon violet.

Haridwâra, la Porte de Vishnu est encore une confirmation de ce qui précède, Vishnu, inversion d’Ishva-NOu étant la Puissance divine qui s’incarne.

Même observation-en ce qui regarde Haripriya, comme signifiant la Terre et le 12° jour de la quinzaine lunaire.

Haribiy, le serpent Hariman, le Temps.

Hamya, Palais, Harman, Ouverture.

Ha, Quitter, abandonner, être perdu, être privé de, peine, douleur, chagrin, deuil.

Häsas, la Lune.

Hima, la Lune, le froid, la neige, la glace.

L

Huta, l’Offrande, la victime ; (à reporter au triangle de Feu).

Hum, le Souvenir, l’Assentiment, l'interrogation.

Héra, l'Illusion produite par une Puissance d’en bas.

Héli, le Soleil ; (à reporter à la ligne équinoxiale).

Haema, le Froid, la neige.

Hôrä, Lever d’un signe du zodiaque, lheure, 1/24° du jour.

Hvwé, Appeler, convoquer, invoquer, tous ces sens sont védiques. Le jaune et le vert de Hari, cités ci-dessus montrent l’inversion des correspondances et le renversement de l'Étoile des Équinoxes du Verbe, sans qu’on ait eu, en même temps, la Logique ou la Science d’inverser les rayons équivalents.

Cette rupture des Correspondances archéométriques remonte donc aussi haut que le Système brahmanique, et toutes les autres Universités antiques d'Orient et d’Extrême- Orient ont, plus ou moins, suivi le Védo-Brahmanisme dans cette voie. |

IX. Ta. — Ta exprime en vède et en sanscrit l'aliment direct, ambhrosiaque des Êtres intra-éthériques et suréthérés l’Amri-Ta, prototype de l’Ambroisie orphique.

Elle est aux Êtres ci-dessus, ce que le Soma-Lunairé est aux Êtres subéthérés. Ce dernier n’est pas seulement de l'Asclepias Acida, comme on le croit, mais une eau lustrale rendue réceptive d’une Substance céleste, à minuit de Noël. Cette eau est ensuite enterrée avec certains rites, pendant un nombre déterminé de Lunaisons, en rapport avec les nombres musicaux du Magnétisme terrestre.

Il y GE selon nous, un rapport, une correspondance entre le Soma et l’Hiérogramme OM. Ta, au contraire, vise une substance solaire qui sert à la fois d’Aliment et d’Élément, aux Êtres qui habitent le Ciel fluide. Le Mystère de cette lettre se réfère à l’État de l'Homme avant la Chute et à son mode divin d’assimilation directe.

Nous verrons, par la suite, les plus:antiques traditions thibétaines et kalmoukes développer, d’une manière singulièrement claire, ce que Moïse a dit presque hiéroglyphiquement à ce sujet.

Le Ta :sanscrit signifie aussi Arbre de Vie en tant qu’'Essence. Si l’on regarde sur PArchéomètre la lettre Ta, la 9°, et la lettre IL, la 8°, on verra que Ta désignant l’Arbre de Vie est situé à côté de Ha, qui désigne lArbre de Science. Une signification sanscrite attribue à Ta le Sens de Moelle épinière et par suite une correspondance plus ou moins directe.

La queue du Lion a pour Symbole la lettre Ta; son demi-cercle articulé de manière à reformer une sinuosité. |

La Synthèse antique divisait le Cercle dynamique de l'Année en deux parties, l’une, partant de Noël pour aboutir au Cancer, s’appclait l’année progressive calorique ; l’autre, allant du Cancer au Capricorne, s'appelait l'Année regressive. Mais une période intérimaire de 30° marquait chacun de ces points extrêmes, du Capricorne au Verseau, et, aux points homologiques d’opposition, du Cancer au Lion. La queue du Lion a été regardée comme le signe articulaire de l’année dédoublée et de ses deux Mouvements Cosmo-dynamiques.

On trouve dansles Livres sacrés des Chinois des traces positives de ce qui précède.

Ta signifie Force, Conservation, Protection, Action de passer, de transpasser, de trépasser, ce qui ne signifie pas mourir, mais renaître. Affranchissement, vertu, sainteté. |

TaT, Être élevé, être en haut, subir l'attraction céleste au lieu de la terrestre.

Tata, l’Au-delà, l'Outre-Temps, l’'Ensuite, Après. |

Tatiwa, l’'Essence suprême, la Réalité absolue, l'intelligence, PEsprit, Ame en correspondance directe avec la Nature divine des Êtres et des choses, par leurs sens internes et non par les externes illusoires.

Tathô, en Conformité universelle, en assentiment, en similitude harmonique ; d’où le sens restreint de oui, soit, C’est ainsi.

Avec la lettre centrale: Tan, Déployer sa Puissance, réaliser, exécuter, dans le sens d’une exteniion et d’une augmentation de la Vie.

Tan, Croire, avoir la Foi, rendre le son du Diapason central.

Tanu, la Subtilité organique, le Corps, la Morphologie impondérable.

Tay, Sortir d'un milieu, s’élancer dans un autre, protéger, sauver.

Tara, Traverser.

Taras, Rapidité, ubicuité ou mouvement instantané.

Tal, Fonder, établir.

Tala, le Fond des choses, l’Essentialité, la nature intime, la possession, la pression des cordes d’un luth. -

Tavisha, le Paradis, le Ciel. En vède Tavishi, la Force.

Tâna, le Ton, la tension, l'extension, la sensibilité touchant son Objet.

Târa, la Pénétration des parfums, des sons, de tout ce qui est bon, beau et élevé. L'État radiant, l’action de traverser. Étoile. En zend, Gtâre.

Târaca, Qui fait traverser, qui aide, qui protège, qui préserve, Pilote.

Târana, Barque.

Târisha, le Ciel, le Paradis, l'Océan céleste que traversent les Êtres libérés de la pesanteur astrale.

Tishya, Heureux, de bon augure; s’applique-au mois. de Poesha, Décembre- Janvier, celui du sommet du premier Trigône, et, par aspect homologique, au 8° asté- risme lunaire comprenant le Delta du Cancer.

Tut-Tha, Feu. C’est en partie le nom du Triangle de Feu.

Turiya, Quatrième, le quart, Ame universelle.

Tulä, la Balance.

Tush, Être satisfait, content, se réjouir.

Tôsha, Satisfaction, joie.

Traya, Triade.

Tri, Trois.

Trika, Réunion de trois.

Tridiva, le triple Ciel, le Paradis.

Trinçat, Trente.

Twam, Toi, tu.

L'ARCIÉOMÈTRE ET LA TRADITION ORIENTALE = 2%

Twäyu, Uni à toi.

Twith, Prier, illustrer ; Lumière, éclat, beauté, splendeur, parole, discours.

X. I — Texprime l'impulsion initiale; jointe à A dans IA, cette voyelle signifie l’Aller et le Retour universels,

Ï dit aussi Commencer, aller, revenir, se lever, se coucher, en parlant de l’Astre. Être le sujet et l’objet, prier et être prié. En Slavon I, Ti. I est la racine de l’article démonsiratif en Scandinave et en Latin IS.

IK, Aller, se mouvoir. ISH, Désirer. ljya, Maître spirituel, Offrande, Sacrifice, Culte,

It exprime l’Assentiment, faire une citation : ainsi, voilà.

Ityêva, Ainsi.

Idda, participe passé de Ind ; Clair, évident, lucide, subtil ; Éclat, lumière, splendeur,

Ina, Maître, Seigneur, Soleil.

Indu, en vède, le Sôma, la Lune.

Indra, de Ind, le Roi des Cieux,-le Maître du Swarga ou Paradis, le Régent de l'Orient, un des douze Aditiyas, une des divisions ou Yôgas du plan de l’écliptique, le Maître intérieur, l’Ame, la Conscience.

Indriya, les 5 Sens de l’âme et les Organes physiques de ces sens.

Indriyagrâna, l’ensemble des Sensations, leur siège commun, le Sensorium commun.

Indriyägni, le Feu des sens dans le travail des Mystères, l'Énergie et la Synergie des modes sensitifs contenues par le mode central affectif, dans le sensorium commun.

Ind, Allumer. ‘ Inv, ou Iv, Comprendre, saisir, envelopper, vède. Iba, Eléphant.

Ibya, Opulence, Richesse, l'Oliban.

Iyâna, à Qui l'on demande : vède.

Irâ, l'Eau dynamisée par la Chaleur, toute liqueur spiritueuse. La Terre vivifiée. La Parole, la divinité de la Parolé.

Irâ-Isha, dans Irêça, Vishnu.

Il, Aller, Lancer, projeter, dormir ; ancien scandinave Illu.

Jâ, vêde : l’Offrande sacrée. Terre sainte. Terre de l’Enceinte sacrée. La vache mys-

tique qui représente cette Terre, La Parole sainte, l'Hymne, la fille de Manou. Ilala, Oiseau.

Iva, Comme, de même que.

Ish, Aller, pénétrer, occuper, amener, faire sortir, aimer, choisir, préférer, établir une doctrine ; en français : issir.

Ish, védique, l’Offrande.

Isha, le mois Açwina, Septembre-Octobre.

Ishu, Flèche.

Ishya, Printemps,

Ishwa, le Maitre spirituel.

Ipsämi, de Ap, Désirer.

Ipsita, le Désiré.

Ir, Prononcer, émettre, exhorter, promulguer, lancer.

Iç, Ish, Dominer, commander, régner, pouvoir, accorder.

Iça, Isha, Maître, Seigneur, Çiva au féminin, le manche de la Charrue.

Içwara, Souverain Maître, Seigneur, le Seigneur Suprême, Dieu, Çiva, Kâma, Içwarija, le Pouvoir, la Puissance, la Souveraineté. -

Ish, Ramasser des épis.

Ishma, Désir spirituel, psychique, Käma au sens le plus élevé, la Règle du désir.

Ih, S'Etforcer vers, tendre à, désirer, demander.

ha, Effort, téndance, désir, poursuite. ‘

Ya. — Ya, 40° lettre, 1° semi-voyclle, Union, célébrité, éclat, lustre: Air, vent,

Yama, au féminin, Marche, Char, Méditation picuse, Organe sexuel féminin.

Yaj, Sacrifier, offrir le saint Sacrifice, Offrir et s'offrir en sacrifice, inaugurer par un sacrifice, offrir, donner, procurer.

Ya]i; Celui qui offre ou qui défraié un sacritice.

Yajush, en vède, la Prière, l'Hymne, le 3° Véda.

Yama, Sacré, saint, pur, vénérable; en grec, Agios ; en Zend, le saint Sacrifice.

Yajniya, Destiné au sacrifice. ;

Yati, Ascète, pénitent; Union, jonction passion, sentiment.

Yathä, Conformément.

Yam, Contenir, diriger avec un frein, avec des rènes, maintenir, consérver, procurer, soutenir, faire vivre, aller, venir; tous ces sens sont védiques.

Yama, Jumeau, Gémeau, paire, couple, répression. Dieu des Morts, Régent du Midi, Fils de Sûrya et frère de Manu ; en zend, Yima. La plantte Saturne. Exprime aussi l’idée de maintenir, de contenir, de rendre la justice.

Yava, la Substance alimentaire, les céréales, l'Orge, le Blé ; en lithuanien, Jawa ; en grec, Zéa. Le même mot indique la correspondante de la Substance alimentaire de la Vie avec l’Azote. ;

Yavaja, le Nitre, -

Yvapala, l'Oignon, en tant que riche en ammoniaque.

Yavasa, la Nourriture, védique.

Yacas, Yashas, Gloire, Éclat, splendeur.

Yacascësha, pour Yashasha-Isha, la Mort résurrectrice, l’enlèvement dans la

Gloire. #

Yä. Aller au but.

Yâja, l’'Offrande sacrée des céréales. #

Yâtrà, la Voie, la Marche, la Procession sacrée, l'Armée en marche, l’Assaut, la manière de vivre, les moyens de subsistance.

Yâthâtathya, Conformité, réalité.

Yâthätmya, Naturel, conforme à l'Ame, caractère spécifique ou individuel.

Yäna, Action d’aller ; Marche centralisée par une direction; Assaut, véhicule universel ou particulier, moyen d'échapper à la transmigration.

Yämagôsha, le Coq, au féminin, le Joug, la sonnerie des heures.

Yarmi, la Nuit, la veille, la région de Yama,

Yâvayé, Mépriser.

Yu, Joindre, honorer.

Yuga, Attelage, âge du Monde. Il ÿ en a quatre, Krita, Trêta. Dwäpara, Kali.

Yuj, Joindre, atteler, pourvoir, munir, unir par le Yoga, Méditer, réfléchir.

Yuj, le Sage qui a contracté l’union divine du Yôga, couple, paire, les Açwins.

Yud, Combattre, guerrier, guerre.

Yuvan, Jeune, jeune homme, jeune fille ;en lithuanien, Jaunas ; en latin, Juvenis ; en anglais, Young. |

Yüba, le Poteau sacré sur lequel on attache la victime, la Croix : védique, le trophée.

Yüsh, blesser, tuer.

Yôga, Union, jonction, combinaison. Liaison des choses ou des idées entre elles, acquisition d’an bien, d’une qualité. Revêtement, moyen, Un Yôga astronomique, 1/27° ou 1/28: de grand cercle, correspondant à un Naxatra ou astérisme lunaire et servant à calculer la longitude du Soleil ou de la Lune. L'union mystique de l’'Ame avec Dieu, l’Extase, l'identification avec l’Étre absolu, Brahma. Le sujet du Yoga attribué à Pat- Anjali, Pouvoir surnaturel acquis par des moyens magiques ou mystiques.

Yôgavähi, Vif argent.

Yôgin, Ilomme doué du pouvoir surnaturel.

Yôni, Matrice, vulve. Licu d’origine ou de production. Origine, mine, cau.

XX, Ca. — Exprime, en vède et en sanscrit, Capacité psychique ou dynamique, à double mouvement de contraction et de dilatation: l'intelligence dans l’'Ame, l’Ame dans le Cœur,le Cœur dans le Corps et, par suite, le Corps lui-même. L'eau dans l'atmosphère, le vent dans l’air, le feu dans la lumière, le temps dans l’espace, l’espace dans la puissance intelligente qui le constitue.

Ga est le Potentiel verbal psychogonique et, par correspondance, psychologique, qui enchaîne les intinilés entre elles. Il les saisit pour les centraliser et les étendre après les avoir combinées. De là, les sens assimilateurs d’appropriation mutuelle, de possession réciproque et de bonheur. Cette lettre est dédiée à Brahma, à Vishnu, à Agni, à Kama, l’Eros et le Cupidon védique. De ces correspondances, nous retenons les deux dernières purement védiques.

Agni est l'Amour théogonique passant à l'état psychogonique dans les Ames universelles spécifiantes, et psychologique dans les Aines spécifiées. L'École védique l’assimile au Feu solaire, mais cette confusion est loin d’être exacte. Le Feu solaire est une concentration du Feu cosmique et celui-ci n’est qu'une force physique soumise à la puissance d'Agni. L’essence d’Agni est Ihoh dans sa contraction de KO, 26 en AG, 13, c’est-à-dire de son Verbe Créateur à l'Essence de ce Verbe qui est l'Amour Éternel omniscient, car AG est le Feu spirituel de cet Amour divin et éternel et GNI en est la Gnose, la puissance conceptive directement créatrice.

Kama est la correspondance d’Agni réfléchie du premier Trigone dans le second. Mais, tandis qu'’Agni ne souffre aucun mélange et dévore par tous les feux, même celui de l'Enfer, tout ce qui n’est pas sa propre pureté, Kama dont le siège est l’Ame universelle cosmique tient au 2° Trigone dont il occupe le 1* angle, et enchaîne, dans un mélange moitié divin, moitié astral, le Monde des Origines évoluant dans tous les milieux des Eaux plastiques.

AGNI appartient donc à la Théogonie, à l’Ame universelle, du Monde de la Gloire,

la T. S. Trinité constitutive de ce Monde divin, par le Verbe Jésus et en Lui.

Kama appartient à la Gosmogonie, à l’Ame des Cieux astraux, au deuxième Trigone instrumental du premier, à la Parole exécutive du Verbe et dépendante directement du Roah-Alhim, ou du Saint-Esprit.

Ka, l’Air, le Vent, l'Eau, le Feu, la Lumière, la Tête, le Son, le Corps, l’Âme, l’Intelligence, le Temps, le Roi, le Prince ; ; propriété, richesse; bonheur, plaisir.

Kaxa, Clôture, enclos, corde. te objection, alimentation, émulation, opposition, parité, similitude, enclos, bois, forêt, foute plante grimpante.

Kak, Rire, plaisanter.

Kag, Faire, aller, couvrir.

Kac, Lier, nœud, ligature, nuage,

Kacä, Éclat, beauté.

Kacca, le Bord de l’eau, le rivage.

Kaj, Être agité par tout excès de joie, de douleur ou d’exaltation de l’âme.

Kan, Lier, briller.

Kat, Aller, entourer, envelopper, couvrir, pleuvoir.

Kata, Ce qui est en action, en union, ce qui unit selon une courbe, un créux, hanche, croupe, saison, lieu de sépulture, bière, corbillard, multitude, foule,

Kati, Hanche, croupe, ceinture, cotte, armure qui protège les reins et les hanches.

Katu, Violent, emporté, envieux, saveur forte, désagréable,

Kata, Note, son musical.

Kad, Éprouver un sentiment violent.

Kana, Petit, faible, léger, parcelle, atome.

Kati, Combien.

Kath, Dire, raconter, converser, citer.

Kathâ, Récit, narration, stone: conversalion, exposition, mention, commémoration.

Kad, Appeler, pleurer, gémir.

Kada, Don de l'Eau, Nuage.

Kadâ, Quand? lithuanien, Kadà ; slavon, Kogda.

Kan, Briller, voir, aller, se porter vers, aimer, désirer, se réjouir : tous ces sens sont védiques.

Kanyä, Vierge, la Vierge, signe du Zodiaque, l'Éclat, l'amour du Ya.

Kati, l’'Encens,.

Kapha, l'Écome de l’eau, la lymphe du sang.

Kab, en vède, Colorer, peindre, célébrer. : Kam, Eau, air, etc. Kam, Aimer, désirer, vouloir. Kara là Main, le rayon desastres, la trompe de l’éléphant, le revenu royal, l'impôt. Karana, Organe de l’action, cause, raison, mode, fonction. Karna, lOreille, le gouvernail. Karma, l’Être actif et l’action, ouvrier. Karman, l’Acte, l'œuvre. Kal, Sonner, résonner, mesurer, compter, nombrer. | Kalä, Division du temps, portion, partie, intérêt du capital, flux menstruel, art, métier.

Kali, Dissension, discorde, guerre, le démon de ces maux.

Kalpa, Forme, corps, période cosmologique, arbre symbolique du Swarga ou du Paradis d’Indra.

Kalya, Prêt à tout, qui a toutes ses facultés spirituelles et corporelles, de bon augure, favorable, heureux, l’aurore, etc.

Kall, Rendre un son confus et sourd.

Kavi, Savant, instruit, poète. Le Soleil décorateur du Monde, Çukra, instituteur des Dactyas, Brahmä, le Poète suprême.

Kash, Éprouver la vertu d’une chose. Il

Kasha, Pierre de touche.

Kashäya, Jaune.

Kâma, Amour, désir. 3

Kâya, Constitution naturelle d'un objet animé ou inanimé, assemblage, corps et aussi le corps de l’Offrande.

Kâyastha, l’Âme suprême, comme résidant dans le corps. Écrivain. La caste des Scribes.

Kôra, la Chose faite, la personnalité, l’acte, l'œuvre, l’emprisonnement, l’attache, la prison, elc.

Kärttika, le Mois où la Lune est pleine dans les Pléiades, Octobre-Novembre.

Kâritikéya, Dieu de la guerre, fils de Shiva.

Kârya, Cause finale, finalité, but.

Kärshaka, Laboureur. |

Kâla, le temps, la destinée, la Mort, Giva comme destructeur.

Kâla, Noir, action de noircir, le viscère noir, le foie.

Kâlänala, Kälâgni, le feu de la fin du Monde.

Kälya, Aurore, discours agréable.

Kâväri, la Tête, le couvre chef.

Kävya, Gukra, signifie aussiau féminin la Science pratique; au masculin, un poème conforme à cette science.

Kâvya, Uçanas, fils de Kavi, Richi védique, KOuSh des temps primitifs. En zend, Kava-Uc; en persan, Käus.

L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-VVES

Käç, Briller, apparaître, paraître.

Kâçi, la Ville sainte de Bénarès,

Käçinätha, le Patron de cette ville, Shiva.

Käs, Resplendir.

Ki, Védique, connaître, voir.

Kinwa, Ferment végétal déterminant la fermentation alcoolique, corruption, vice,

péché. :

Kit, Voir, savoir.

Kinnara, Génies, musiciens attachés au service de Kuvèra. Kim, Qui, quoi, pourquoi.

Kiyat, Combien.

Kil, Devenir blanc, froid.

Kila, Gertainement, probablement.

Kita, Dur, solide.

Kika, Pauvre, misérable. , | Kira, Substance alimentaire, viande.

Kiîraka, Arbre.

Ki, Lier, coudre.

Kila, Mince, flamme, poteau, lance, aiguille, aiguillon. : Kiça, Nu, soleil, oiseau. l

Ku, Chanter, célébrer.

Ku, la Térre.

Kuk, Prendre, recevoir.

Kuc, Toucher, dessiner, polir, unir, rendre un son aigu.

Kuga, Sein. ;

Kut, Être courbé, ou courbé,

Kuti, Arbre, montagne.

Kudi, le Corps en tant qu’enveloppe de l’âme.

Kun, Parler à quelqu'un, aider, donner un conseil.

Kutapa, Feu, soleil.

Kup, Être saisi d’un sentiment violent.

Kubja, Convexe. -

Kumäâra, Jeune homme, prince héritier, cavalier,

Kumba, Cruche, le Verseau.

Kur, Sonner.

Kura, Son.

Kul, Mouvement contenu, compter, réussir, être parent ou allié. Kula, Artiste, artisan, troupe d'animaux de même espèce, famille, maison, sol,

pays habité, le corps demeure de l’âme.

Kuléçgwara, Kula-Ishwara, Jésus-Roi, chef de la famille universelle.

Kuva, Lotus. Kuç, Embrasser ; Kuça, enivrer, dérégler.

Kusuma, Fleur, fruit, flux.

Kush, Extraire l’essence des choses.

Kushavu, le Feu, le soleil.

Kuh, Admirer.

Kuhu, nouvelle Lune, védique.

Kuj, Chant des oiseaux, murmure du vent et des arbres.

Kût, Brûler, conseiller.

Küûta, Maison, toit, sommet, soc de charrue.

Kûd, Engraisser.

Kün, se Contracter, se courber.

Küpa, Cavité, mat, arbre ou rocher au milieu d’une rivière.

Kûl, Courir, défendre.

Kri, Faire, créer, orner, honorer, manifester ; irlandais, Caraïm.

Krika, Gorge, gosier, larynx, passage, entrée.

Krish, Aitirer, acquérir.

Krishna, Bleu foncé, indigo. =

Krri, Connaître, apprendre.

Crit, Raconter, louer, célébrer, nommer, appeler, dire.

Klip, Être dans un certain état, capable de devenir, se produire, parvenir à, participer à, obtenir, distribuer, partager, racine Kalp, Kêt, appeler, inviter.

Kéta, Maison, habitation.

Ketas, védique, Compréhension, connaissance, science.

Kêtu, védique, Forme, apparence, signe, symbole, ‘étoile filante, Comète, le Nœud descendant, la queue du Dragon, l'opposé de Rähu.

Kêp, se Mouvoir, aller.

Kel, se Mouvoir, vasciller.

Kerali, Astronomie. r Kéli, Terre.

Kév, Honorer, servir,

Kèça, la Tête, cheveu, chevelure.

Koka, Loup (Kuk), Eau (Ka-Oka, surnom de Vishnu). Kêta, Courbure, cabane, autre.

Koti, Extrémité, pointe, sommet.

Kôna, Angle, coin, archet, pointe, bâton, les planètes de Mars et de Saturne. Koça, (Kuç) Œufs, or.

Kôsha, Tout contenant, renfermant quelque chose, toute chose renfermée dans un contenant, trésor, gaine, matrice, testicule, œuf, calice.

Koela (Kula) de bonne Famille.

Knu, Rendre un son inarticulé.

Kmar, Courbé, voûté.

Kratu, la Puissance d’agir, l’œuvre accomplie, Krad, Crier.

932 L'ARCHÉOMÉTRÉ DE SAINT-YVES

Krap, Avoir pitié.

Kram, s’Avancer, pour prendre, pour saisir.

Krama, Ordre, méthode, moyen.

Kwa, Ou? en quel lieu? à quel degré, en quel état.

Ksa, Destraction lente, fin du monde, éclair, champ, paysan.

Ksana, Division du temps, 8/10° de seconde, moment favorable.

Ksatira, Homme de la caste d'état-major, en zend Ksathora.

Ksap, Lancer. |

Ksapâ, la Nuit.

Xain, Souffrir, supporter, la Terre: Xama, passion, fort, tolérant.

Xaya, Destruction lente, ruines, fin, mort, dommage, perte. Habitation, demeure, maison, palais des dieux, séjour divin ; irlandais, Kai, maison.

Xar, Couler, répandre, se perdre.

Xal, Réunir, acéumuler:

Xâ, védique, Terre.

” Xara, Essence, suc, fondant, sel, verre, cristal.

Xi, Habiter, habitation, destruction lente (rapports curieux qui se retrouvent entre Domus et dommage).

Xêtra, Champ, lieu sacré, figure géométrique, le corps, la matière, pays conquis.

Xétrin, l'Âme, l'esprit.

Xëéma, Bon, heureux, la délivrance finale, le salut.

XXX. La. — Le sanserit range L, R, V parmi les semi-voyelles, L comme trille éthéré, R comme irille igné, V comme trille aérien,

La, exprime l'Élément impondérable et l’être qui s’y ment. Il dit en vède, ét en sanscrit le Fluide radical, la légèreté, la subtilité, la translation. Il exprime l'aile et l'élan, l’élévation et l’élancement, la sublimité et l’é légance. Mais le signe adamique de cette consonne montre qu’elle oscille sur un axe de symétrie et balance les fonctions inversement proportionnelles, libération et liberté d’un côté, relégation, évacuité de l’autre. Elle lie par solution et délie par dissolution. L'Université védo-brahmanique assigne La à Indra, et cela èst exact, si l’on entend par Indra la Puissance verbale La, celle qui préside à l’éther universel. Le véritable: nom mystique de cette puissance, rattaché à la lettre du Saint-Esprit dont elle. dépend, est, en adamique, Houva-La, Houva-AEL. C’est le char sacré du Rouah-Alhim. Son nom direct est celui de son triangle, l’Équinoxial Ouest, LâKaZa, Kaza-Ael. Mais les Grands Maîtres universitaires védo-brahmaniques sont hors d’archéométrie, lorsqu ils assignent à Indra la régence de l'Orient, car alors, la correspondance avec La cesse, ou du moins est reportée à la zodiacale Ile à 180 de distance, c’est-à-dire au point d’homologie ou

complémentaire.

Indra, l’un des 12 Adityas, est le Roi des Cieux, le Maître du Swarga ou Paradis, Dans cette Mythologie, il s’agit de force naturelle personnifiée. Aditi, la Nature indivise dans son ensemble, est la Mère, dont les 12 Adityas sont les Fils. Cette nature harmonisée, à quelque point de vue transcendental qu’on l’envisage, n’est jamais qu’un

"ARCHÉOMÈTRE ET LA TRADITION ORIENTALE 233

produit temporel et physique d’une Puissance divine, éternelle, qui est la Parole du Verbe. C’est la Réflexion cosmogonique du Verbe théogonique et la Maîtrise est à l’Incidence et non à la Réflexion. Cette incidence a pour puissance collective, créatrice et conservatrice, le Rouah-Alhim. Mais les Alhim appartiennent à la fois, comme l’Étre vivant de la Parole du Verbe, au Monde Éternel de la Gloire et de ses Substances incorruptibles, au Monde Temporel des Cieux astraux et de substances corruptibles.

Il suffit donc qu’'Indra soit un Aditya pour ne plus être qu’une force, la Force éthérique soumise à sa puissance correspondante, à son Alhnn, à son Archange spécifique. Ïl y a donc confusion dans la Mystagogie védo-brahmanique et par suite substitution de l’ordre physique à l’ordre divin, de apparent au réel, du physiologique au biologique.

Cette confusion qui amène toujours cette substitution est le caractère propre du Panthéisme inclinant au Polythéisme, au Sabéisme, à la Démonologie astrale, à l’Idolä- irie, puis au Matérialisme pur. Quant à l'attribution de la Régence de l'Orient à Indra, elle lient au renversement du premier trigone du Zénith au Nadir, et l’exaltation contraire du deuxième trigone.

Que ce renversement ait été opéré sur l'Archéomètre lui-même sciemment, ou qu’il se soit accompli inconsciemment et par inspiration de bas en haut : le résultat est le même.

Cette altération remonte au commencement du Kali-Youg, quand la dynastie solaire Ishva-ra a été effacée au profit du naturalisme transcendant, celui du second trigone Mariah,

À cette époque correspondent le schisme féministe. des Mahra-tas, le Matriarchat substitué au Patriarcat, puis l’Anarchie des Lettrés Soudras du Monde entier, depuis ces âges reculés jusqu’à nos jours. C’est Krishna qui régularisa pontificalement cette révolution etlui im posa un concordat. Mais tout Concordat étant une cote mal taillée, entre l’autorité et l’opinion régnante, est ce que le langage des Pairiarches et des Prophètes appelle irès-justement un Adultère sacerdotal. Ces adultères abâtardisent la Vérité éternelle dans l'esprit public, et, mortels aux races pures, ils n'engendrent que des races mentales et gouvernementales bâlardes. Néanmoins, Krishna fit pontificalement pour le micux, ce que lui permettaient les circonstances et les mœurs avec lesquelles il pactisait, Eut-il tort de compter sur Fopinion? À mon avis, oui; l'homme religieux ne doit pas transiger avec cette fille; et ne pas la convertir, c’est se perverur avec elle. Quoi qu’il en soit, Brahma fut arboré sur le trigone de Marie, aux lieu et place d’Ishvara. Et pourtant, on ne peut pas dire que le Brahmanisme et sa conséquence l’Abrahamisme soient une erreur, ils sont une transposition de vérité. L’un et l'autre ont gardé l'empreinte archéométrique de la Protosynthèse patriarcale ; Pun et l'autre ont reçu de cette empreinte et par elle un puissant influx de la Parole primordiale et l’on ne saurait leur en être trop reconnaissant,

Mais chaque année appelle son Œuvre synthétique, et celle où nous sommes ouvre l’Ëre de la promesse, de la vérité intégrale et de la glorification du Verbe à travers l'Univers entier. A regarder ce qui précède, il est facile de comprendre, en

regardant l’Archéomètre, comment Indra associé à La, lettre ou Puissance verbale de l'Occident, a pu être assigné à la Régence de l'Orient, comme Yoga sur le plan de l’Écliptique verbale, comme anneau de la chaîne zodiacale et dodécimale des Archanges ou lettres de la Parole.

Sur la ligne des Équinoxes du Verbe, tes adamiques H et L se placent d'ellesmêmes, la première à l'Orient, la deuxième à l'Occident, puisque d’une part, H et le Bélier et d'autre part L et la Balance sont des’ caractères identiques. Lues selon le rayon ou le diamètre qui les unissent et qui a pour valeur verbale la lettre À, H et L disent ALAH. Deux irigones, les deux équinoxiaux de l’Éther et du: Calorique, sont donc liésensemble par ce mot sacré: ALAH, Mais ces deux trigones équinoxiaux ne sont eux-mêmes qu’une projection horizontale, instrumentale passive des deux trigones solsticiaux qui constituent l'Hexade théogonique ét cosmogonique..

Pour relier l'Étoile hexagonale des Équinoxes du Verbe à celle de ses Solstices, les Patriarches antiques ont fait sonner la première lettre du irigone de Jésus, la consubstantielle du Père et du Fils, celle de la Sagesse Éternelle, la Royale universelle I. Et après, c’est à dire en subordination directe, ils ont fait sonner la première lettre du Trigone de Marie, la maîtresse réflective des Eaux Vives Éternelles, la lettre M. La puissance de l'Étoile équinoxiale a donc été, soit par inspiration soit sciemment, évoquée sous son vrai nom divin ou effectif, Alhim.Ce nom n’est pas un nom, mais un lieutenant du nom, :un pronom. ALAH signifie Celui. Alahim signifie Celui, Ceux, Lui, Eux.

Veut-on une preuve absolue, mathématique que cet hiérogramme est un lieutenant du Verbe qui, seul, est le nom, ShêMa, et plus encore ShéMaM, le Nom des Noms?

Voici cette preuve. |

Le Verbe est Y-PhO ; Y est la consubstantielle du Père et du Fils et son Équivalent numéral est 10. PhO signifie la Bouche, le Souffle, l'Organe de la Pensée vivante du Verbe Créateur et son Équivalent arithmologique est 86.

Alahim a précisément pour Équivalent arithmologique ce nombre 86:

Alhim est done sur l’Horizon éternel du double Univers divin et astral, en fonction de Lieutenance, en raison d’Instrumentalité exécutive, pronominale du nom de PhO,

Lu à l’européenne, Alhim est MI-He-LA, la Milice et le Milieu, l’État social angé- lique qui des Cieux du Monde de la Gloire régit les Cieux astraux et tout ce qu’ils renferment : Êtres et Choses. Le Prince de cette Principauté divisée en Ordres harmoniques, le chef de ces chefs d’ordre dont chacun est une lettre vivante du Verbe, a pour hiérogramme Alah, mais il faut le rattacher à l’Iexade solsticiale du Verbe, et alors il se prononce de lui-même MIHEL que les Juifs ont altéré en transformant la lettre de vie Hen Ka.

Mais, ni Alab, ni MIHEL ne sont les Maîtres du Swarga. Le maître du Swarga est Sw-ra, dans Ishwa-Ra : c’est Jésus-Roi; Alah, qui est MIHEL, n’est que le lieutenant équinoxial du Verbe, le prince archangélique de la Principauté des Anges et de tous leurs ordres célestes, le Chef des Juges qui tient sur l'Orient le glaive du Feu vivant H, et sur l’Occident la Balance La.

Duns tous les temples issus de la tradition patriarcale, c’est vers l'Occident que les Prêtres se tournaient pour en appeler à la Justice divine, à ses Lettres vivantes, à ses Puissances légales présentes d’un bout à l’autre de l'Éther. Cet Occident est le Céleste ; et le Terrestre sentira de plus en plus le jugement terrible que la fidélité du premier porte sur l’apostasie du second.

Tout ce qui précède nous montre qu’il y a loin de l’Indra mythologique à l’Alah et au MIHEL réel, vivant et immortel. L’un est un reflet panthéiste à travers l’imaginalion des poëtes, l’autre est la Lumière de ce reflet dans la pensée créatrice du Verbe.

| La, Indra, action de couper, de retrancher.

Lâ, Don offert ou reçu.

Li, Solution, liquéfaction..

Laka, Front.

Lax, Surveiller, noter, marquer d'un signe.

Laxmi, Beauté, splendeur prospérité.

Lag, Adhérer, s'attacher à.

Lagu, Léger, impondérable.

Laj, Apparaître.

Lad, Montrer, faire savoir, agiter avec rapidité.

Lap, Parler.

Lab, Acquérir, obtenir.

Lay, Aller.

Laya, Union, séjour, temps juste, mesure égale, fusion, solution, dissolution.

Lam, Désirer, être exalié par la joie.

Lava, Moissonner.

Las, Jaillir, briller, embrasser.

Lâ, Donner, saisir, prendre,

Lâpa, Parole, langage.

L'ARCHÉOMÈTRE LE SAINT-YVES

Lâb, Acquisition, obtention, gain, profit.

Lâsa, Danse.

Li, Égalité, identité, dissolution.

Lik, Graver, inciser, dessiner, écrire,

Lika, Action d’écrire, écriture.

Ligu, Cœur, esprit.

Lip, Oindre, peindre, écrire.

Liç, Aller.

Li, Liquéfier, dissoudre, attacher à soi, obtenir, adhérer.

Lil, Passe-temps, volupté.

Luk, qui Retranche, rejette.

Lut, Rouler.

Lud, Troubler, couvrir, s'attacher à, embrasser,

Lup, Éliminer.

Lub, Désirer d'amour ; slavon Lüb ; lithuanien Lubju.

Lu}, Agiter, s'attacher à, tenir à.

Luk, Désirer.

Lù, Détruire.

Lütb, Orner.

Léka, Trait, ligne, lettre, caractère, Dieu, Déité, dessin, missive. Lép, Aller, honorer.

Lêpa, Fonction.

Léha, Aliment.

Léhija, l’Aliment Divin. " Lôk, Voir.

Lôka, la Vue, la vision, le Monde visible, l'Univers, une division du Monde, les

Hommes, l'humanité, le Monde et les Mondains par opposition au Monde divin.

Lôkapâla, Roi, souverain ; les 8 gardiens du Monde siégeant aux 8 coins principaux

de l'horizon : Sûrya, Agni, Sôma, Roudra, Indra, Yama, Varüna, Kuvéra.

Lôc, Voir, :

Lôta, Proie, signe, pleurs.

Lôpa, Suppression, disparition.

Loba, Cupidité.

Loma, Poil ; Lômaça, bélier, mouton, agneau.

Lôla, Tremblant, vibrant.

Lôha, Fer, acier, métal, arme, sang.

XL. Ma. — Dans la doctrine des Patriarches reconstituée et très saccinctement

résumée par Moïse, avec un alphabet archéométrique égyptien que les Juifs ont perdu, la lettre T ou Ÿ est la royale des XXII, le point du départ et du retour sur le Cercle de l'infini.

Dans l’école Védo-brahmanique qui fonda l’Université chaldéenne aussi bien que

celle de lIran, le Royale I ou Ÿ a été supplantée par l'M. Ainsi, au point de départ sur

le premier trigone; à la consubstantielle du Père et da Fils, à la première lettre du Verbe-Jésus IPhO-IShO, a été substituée la première du denxième trigone, l’M de MaRiE. Même dans les Temples où s'était opérée cette substitution, cette concession naluraliste, l’ancienne Orthodoxie ne céda et nes 'effaça que peu à peu.

Les noms des deux premiers trigones étaient parfaitement connus des prêtres égyptiens, comme de leurs collègues de toute la Terre, à l’aurore du Brahmanisme d’où sortit l’'Abrahamisme. Le 1* triangle se lisait IPhO, IShO, et en abrégé ISh redoublé ou IShISh, et là était la concession faite à l’agressive intolérance des lettrés soudras. |

Le 2° triangle se lisait MER. Moïse subordonna la lettre M à l'Y, la progression arithmologique de 40 à celle de 10. Néanmoins il associe trop souvent ces deux lettres pour qu’il n’y ait pas un très grand compte à tenir de ce fait, quand on veut approfondir le sens scientifique de ses Livres.

Quand les Juifs eurent totalement perdu la tradition de Moïse, après avoir violé sa constitution sociale et massacré successivement lés deux premières casies qu'il avait mstituées, le rétablissement de cette tradition était impossible, grâce à l'ignorance des Juifs, sans le secours d’une véritable Université métropolitaine. Ce secours fut donné à Esdras pendant la captivité de Babylone par le Grand-Maître des Mages de Chaldée,

Esdras reçut régulièrement le grade du scribe, ce qui était dans le sacerdoce chaldéen, comme dans l'égyptien, l'équivalent de lauréat de l’École Polytechnique où se recrutait l'état-major d’alors. Daniel joignait à ce rang celui de prophète ou d’épopte, c’est-à-dire Grand-Maître, non pas seulement technique,. mais pratique des Mystères.

Pour comprendre ce qui va suivre il est nécessaire de montrer la filiation du Brahmanisme et du Chaldéisme: ces deux mots ne signifiant point un peuple, mais un corps sacerdotal savant.

Les Kashi-Dim étaient un ordre de prêtres savants, spécialement versés dans l’Astronomie et cet ordre était venu de la ville de Bénarès, dont ils portaient le nom mystique et secret : Kashi en langue de 22 letires et Kaçÿ, en sanscrit.

Il est inutile de raconter ici que cette ville sainte était une des principales métropoles savantes où ious les gouvernements patriarcaux de l'Orient et de l'Extréine-Orient envoy aient les fils de famille appartenant aux deux premières castes. Le Patriarche des Chinois qui prit le nom de Pho-Y, le rénovateur de l’Iran qui prit le premier le nom de Zoroastre, avaient été formés à cette école d'état-major, tout en protestant contre le Concordat qui avait donné naissance au Brahmanismé et au culte des Devas. De même, le groupe de Kashi-Dim issu de ces villes saintes se sépara plus ou moins du Brahmanisme ; et là est, d’une part la filiation, et de l’autre la différence, entre la doctrine de huis et celle désignée sous le nom d’A-Braham qui, lui-même, se séparera des Kashi-Dim submergés par l’hétérodoxic des lettrés soudras.

Daniel aida donc Esdras à reconstituer, non la religion, ni l’état social universel de Moïse, mais un culte et un état politiques Juifs s'appuyant d’une manière plus ou moins légitime sur une transcription des 5 védas Moïsiaques. Esdras ne peut être un

garant de cette transcription, car un scribe, tout en ayant valeur théologique, n’a pas valeur théologale, et un politicien national encore moins. Mais Daniel a valeur théologale comme inspiré du Saint-Esprit, c’est à dire comme ayant vérifié dans le Dieu vivant les choses sacrées dont il parle. C’est pourquoi la transcription du Pantcha-Vedam on du Pentateuque de Moïse peut être regardée comme exacte, bien que Pécriture et la langue même ne soient point les mêmes, et que le Grand-Maître des Mages de Chaldée ait réservé certaine clef,tout en en donnant beaucoup. L'Écriture est un des nombreux alphabets chaldéens de XXII Lettres, et en cela la tradition patriarcale est gardée, Mais cet alphabet carré, très voisin des Cunéiformes, est sans Morphologie scientifique, bien qu'exact dans sa progression de Lettres et de Nombres correspondants.

De même, la langue égyptienne de Moïse est altérée de Monolitières et Bilittères, les racines qui sont envisagées comme Trilittères, ce qui est comme un voile tiré sur la pensée de Moïse qui se voilait à outrance, à lä manière égyptienne.

Dans toutes les Écoles painarealse, les racines élaient monolittères, c’est-à-dire simples, ou bilittères, c’est à dire géminées, mais jamais trilittères. Il faut entendre ici par racines les consonnes prononcées ou vocalisées, mais avant tout la consonne par elle-même, car la prononciation vocale change selon le verbiage humain, tandis que la consonne muette conserve l'empreinte du Verbe divin. Néanmoins, les voyelles étaient regardées à juste tilre comme ayant isolément valeur de racine et même de mots, Mais sans une -universilé savante, et selon la manière dont elles étaient prononcées par le vulgaire, elles offraient le danger d’altérer le sens sacré. Aussi, plus les Patriarches antiques ont eu affaire à des peuples barbares, plus ils ont serré le maniement de la Parole écrite sur la consonne et sur le signe.

Pho-Ÿ en se bornant au signe n’a plus été compris au delà de quelques siècles; et

‘ses 5 Védas, ses 5 Livres canoniques ou Kings demeurent inintelligibles en ce qui regarde leur profondeur réelle: le 1* King surtout, celui de Ya, dit le Y-King. Il en a été de même de Moïse bien qu’à un moindre ee Il en est de même des 5 Védas que Moïse avait compulsés aussi bien que les premiers 5 livres du 1* Zoroastre et que les 5 Kings chinois. La traduction ou la transcription faite sous les auspices et sous l'inspiration de Daniel a été conforme à ce qui précède. Elle a éteint les voyelles pour préserver le sens du jargon barbaredes Juifs. Mais comme il fallait vocaliser le texte des versets qui devaient être chantés ou récités en psalmodies, il à donné à Esdras les points-voyelles qui étaient les Neumes de l’Université sacerdotale chaldéenne. Ces Neumes étaient eux-mêmes employés sans consonne aux chants des hymnes dans la célébration des mystères théurgiques en Égypte et en Assyrie. Etle Collège sacerdotal Chaldéen tenait lui-même ces Neumes de l'Université Védo-brahmanique. Enfin, cette dernière les avait reçus des temples pairiarcaux antiques cités par Moïse, comme antédiluviens, sous le nom de NePhaL-IM et GhI-BOR-IM. Pour que tout soit consonné comme dans le passé, dans le présent et dans l’avenir, dans l'Unité du Verbe et de sa Parole primordiale, il est nécessaire de savoir si les Neumes appartiennent directement à la langue sanscrite et à son alphabet de 49 lettres, ou à une langue patriarcale antérieure ou à un alphabet de XXII Lettres. On n’a qu’à jeter les yeux sur le tableau des Lettres vattancs

L'ARCHÉOMÈTRE ET LA TRADITION ORIENTALE 23y

pour voir, au-dessus des XXII Lettres un zodiac de Neumes, et dans la description de ce tableau le rôle de ce Zodiac.

ARCHÉONÈTRE ET Cuivois

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Tiigrammes de Fo-Hi (Rapports avec le sanscril),

Il faut donc faire remonter jusqu'aux patriarches antédiluviens de la racc blanche du Pôle Nord l’usage des poinis-voyelles et les Neumes employés au solfège des h yvmnes théurgiques. Mais je ne réponds nullement de l'exactitude des correspondances de ces

voyelles et diphtongues, telles qu’elle sont présentées dans la transcription très exacte du tableau de l’alphabet vattan, Beaucoup des positions y sont altérées, grâce au schisme lunaire qui a présidé à la confection des 80 lignes védiques dont je donne aussi le tableau ; et la clef de ces aliérations est tout justement le transport de la royauté verbale de la lettre I à la lettre M, du triangle de Jésus à celui de Marie.

La phrase ou plutôt la suite de Datus sanscrits qui soulignent le cercle zodiacal des voyelles est leur hÿmne même, l'hymne théurgique que les Védo-brahmanes du plus haut grade initiatique prononcent seuls en chantant, dans le mystère le plus profond, et dans le travail deces mystères. Mais, bien que ne leur étant lié par aucun serment, je ne donne pas la traduction de cet hymne, me bornant à ce qui peut vérifier le bien fondé de la religion et de la science du Verbe Éternel, c’est-à-dire de la sagesse de Verbe Créateur et du Verbe Incarné,

Si j'ai été enfin guidé directement du Sein de Dicu-même et dans son Esprit, quant à la vérification sacrée ou religieuse, cela n’altère nullement, au contraire, la valeur scientifique des faits obtenus en prenant ce mot, scientifique, dans l’acception la:plus vulgaire, la plus terre à terre, la plus positive et la plus moderne.

De ce qui précède, il résulte qu’en cela comme en tout, en ce qui regarde les pointsvoyelles, comme en ce qui touche les 5 Védas de Moïse et la Tradition patriarcale qu'ils renferment, condensée à l’excès,le peuple Juif, en tant que peuple, n'a jamais compris clairement ni la nature, ni l’origine, ni la signification des reliques qui lui ont été mises sur le dos, Bien entendu, quand je dis le peuple Juif, je ne parle pas des deux premières castes qu'il a tuées, celle des Sacerdoces dignes de ce nom, celle enfin des Alhim, des Juges, des Prophètes et des Saints qui ont vécu dans ce peuple et malgré lui.

Il reste à savoir si, malgré lautorité de Daniel, la perte de la Langue sacrée’ de: Moïse porte atteinte au crédit que l’on peut accorder aux 8 Livres canoniques transcrits SOus son nom. -

Ces livres, en effet, portent des traces de rédactions multiples et de langues diverses quoique sœurs, Nous éclaircirons tout à l'heure ce point important. La critique moderne, qu'il ne faut nullement confondre avec la science moderne, la critique philosophique ou littéraire s’est exercée à satiété sur les cinq livres du Pentelteuque. Avec les procédés qui distinguent la banale instruction Soudra, dépourvue de toute éducation comme de toute mentalité religieuse, les anarchistes intellectuels ont fait de ces livres sacrés et de leur exégèse, un gâchis vulgaire à l’usage de l’entendement néopaïen qui préside aux études secondaires depuis la Renaissance.

Dans ce chaos, Moïse sombre et n’est plus qu un mythe nébuleux sans aucune réalité certaine. Quant aux œuvres qui lui sont attribuées, il n’en resie plus rien ou fort peu de choses qui mérite la considération des Sganarelle, des Homais, des Diafoirus, des Joseph Prud’homme ou de M. Jourdain et de son professeur de logique grécolatine.

Il n'est pas jusqu'aux Juifs eux-mêmes qui n’aient donné dans ce sabbat du Cléricalisme laïque, dans cette revanche de la Clergie contre la Maîtrise du Clergé. Il est

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vrai de dire que celte mentalité spéciale ne pense jamais que du ventre, alors même qu’elle a l'air de penser du cerveau. Son incongruité même lui est un moyen d’exploiter l'anarchie, la vulgarité et l'ignorance des demi-lettrés qui forment la moyenne de l’opinion. Et cette exploitation est très fructueuse puisqu'elle mène aux prébendes qui ont supplanté celles de | Église, aux honneurs, aux offices, aux chaires académiques et au budjet qui les arrose. Mais on se demande au nom de-quel principe loyalement démontrable ces Soudras en rupture de ban social se permettent de mesurer la pensée et les œuvres des Sacerdoces antiques.

Pour juger de tels hommes et de telles œuvres, il faudrait être de la caste mentale et psychique des premiers et connaître les principes, les lois, les méthodes, la manière de penser et la manière d'écrire qui ont présidé aux secondes.

Sancho Pança eût prétendu mesurer les Sinaï, les Thabor cet les Calvaire avec le bâton dont il frappait son âne. Le mètre de nos modernes mercantis littéraires et philosophiques est quelque chose comme leur parapluie.

Parmi les découvertes des profonds penseurs et eucore plus profondément pansus, il ÿ en à une-culminante à laquelle je me bornerai pour le moment.

On aurait mal recousu à Babylone, sur-le dos de Moïse, deux rapsodies, deux traditions sans nom d'auteur et sans origine définie. Et voilà pourquoi, comme un double manteau d’Arlequin, s’enchevêtreraient, dans le Pentateuque, le Jéovisme et l'Alhé- misme jargonnés Élohisme.

1] n’y a à cette supposition qu’un seul inconvénient, celui du verbiage humain en pleine anarchie et tournant le dos à la science du Verbe et de la parole Sacrée.

Lés-Alhim où Moïse a eu le soin de subordonner la lettre M à la lettre I, sont les * Anges du Verbe, les lettres fonctionnelles du Principe de la Parole, les Équivalents harmoniques et crganiques dé sa puissance créatrice. Daniel ne s’y est pas trompé, pas plus que les orthodoxes égyptiens, ses maîtres, et que le Suprême Collège Assyrien qui travailla sous ses ordres à la nouvelle édition du Pentateugue.

Dans ce travail, nne multitude de phrases et de mots hiérogrammatiques étaient inintelligibles à l’entendement du Sacerdoce juif d'alors. C'est pourquoi:la transeription présente souvent des mots, des tournures de phrases, des phrases entières qui portent, non plus la marque ancienne de Moïse, mais celle des Kashi-dim.de Babylone.

Cela est évident en maints endroits et en paruüculier dans le premiér vers et du premier livre.

Mais ce fait n’altère en rien la validité de l'œuvre.

Les alphabets de 22 lettres hérités des Patriarches de race blanche étaient une table d’équivalents commune à tous les Temples universitaires de leurs Églises. Et comme celle-ci reste identique dans sa double progression de lettres et de nombres quelle que soit la forme des lettres, peu importe la variation des dialectes parlés ou écrits le si schématisme est le même.

Or, il est toujours le même, chez tous les hommes de la caste sacerdotale antique, et Daniel était un de ces hommes.

Je me bornerai à une preuve entre mille puisqu'il s’agit ici de la lettre M.

L'ARCHÉOMÈTRE ET LA TRADILION ORIENTALE 243

Entre ces différents sens, Ma offre celui d’eau essentielle, surastrale, et non pas seulement astrale. Ce sens est à la fois rituel en Égypte, en Khaldée, dans les Indes, dans lPAsie, dans l'Iran, etc.

Sortons des continents africains, asiatiques, européens, et allons dans un des débris de l’Ancienne terre antidéluvicnne, l'Amérique antique.

Dans la langue de Vatan, qui est ‘le Votan dans tous les dialects issus de cette langue sacrée, à travers toutes les dynasties votanides, l’eau se dit ATL, racine du mot Atlante.

Quel rapport y a-il entre ATL et Ma ? Le voici Ma 40. — A 1+T—9 + L— 30, total : 40. Ce petit exemple, qui pourrait être multiplié à l'infini, montre que la parole comme science et comme art a été poussée un peu plus loin par les sacerdoces antiques que par les professeurs modernes, et que ceux-ci, trônassent-ils an sommet de l'anarchie de l’Instruction publique européenne, n’ont pas qualité de jugement, mais seulement d’irrévérence quand ils se permettent de parler et d'écrire à tort et à travers sur les savants inspirés et sur les livres saints de l'Antiquité.

Pour atteindre à de pareilles cîmes où le verbiage empirique et sauvageon s’efface pour faire place au Verbe, où la vaine cogitation de l’homme disparaît pour faire place à une réflexion savante, consciente et respectueuse de la pensée divine, il faut une autre mentalité que la philosophie littéraire des anarchistes bourgeois, païens, d’Athènes, de Rome, de la Renaissance et de sa suite d’affaires connue sous le nom d’Encyclopédie.

Déjà les Juifs étaient loin de la pensée religieuse de leur maître, ils l'ont assez prouvé: mais combien plus loin encore soni les modernes disciples de Julien PApostat ou de Marc-Aurèle, les simoniaques renégats du Verbe créateur et du Verbe incarné.

Ce sont là les faux bergers qui mènent à l’abime et au carnage, à la ruine et à l'anéantissemént tout ce qui fut la Chrétienté ; et les résultats de la prédominence gouvernementale qu’ils se sont arrogé, aux dépens de l'ancien ordre social, les vouera de plus en plus à la colère divine et à l’exécration de tous les hommes de bonne volonté, de tous les hommes de sacrifice et de discipline, prêtres, soldats, travailleurs, à tous les degrés de la hiérarchie du travail.

Non seulement les Livres saints, Penlateuque et Evangile, qui commandent la foi dans l’Église du Verbe incarné sortiront des mains de ces souilleurs, plus resplendissants que jamais, grâce aux humbles méthodes .de la science pure, mais les Livres saints de ‘tous les peuples antérieurs à Moïse viendront aussi corroborer l'unité primordiale de l'esprit humain dans l’esprit divin, la glorification prophétique du Verbe créateur et rédempteur par tous les patriarches prémoïsiaques.

Parmi les nombreuses clefs données par Daniel à Esdras et à la Synagogue qui remplaça les ÀÂlhim, les Juges, les prophètes institués par Moïse à côté du Sacerdoce, il faut citer la Kaba-la; en sanscrit, Lâ, le don divin, KaBa des vingt-deux équivalents de la parole sacrée du Verbe, Kavi.

Mais là encore le ténébreux entendement juif trouva le moyen de rendre obscurément mythique ce qui était clairement scientifique dans l’enseignement supérieur

des Universités métropolitaines. Le simple exemple cité ci-dessus à

propos de la

lettre M. ct du mot ATL prouve que la Ka-Bala n’était rien moins que juive, et que celle science de la parole ramenée au Schéma du Verbe était pratiquée d’un bout

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de XX, Iéroglyphique — Ihératique — Phénicien Hebruque, par Parus,

du globe à l’autre, avant qu'aucun Juif ou qu'aucun Ilébreu n’existât,

Il en est tout autrement de la Quabalah des Juifs, Gelle-là leur appar- üient en propre, Elle est un mélange impur de vérités et d'erreurs amalgaméés sans science et sans méthode, fondée sur aucun principe loyalement démontrable.

Babylone était le confluent de toutes les intellectualités émanant des Universités surbaissées de l'Égypte, de l'Éthiopie, de l'Arabie, des Indes, de la Perse, du Caucase et enfin de la Syrie.

Un tas informe de superstitions polythéistes et démoniaques, un abus, dans tous les sens, de toutes lés correspondances archéométriques renversées, un fumier de conceptions et de pratiques. souvent monstrueuses 5’é- taient mêlé à la pure KaBa-Là primitive. Néanmoins, on sent à travers le fatras de Quabalah juive et, l’archéomètre à la main, on y peut tracer exactement, iout ce-qui vient de la KaBa-Là pure et simple.

Puisqu'il s'agit ici de la lettre M dont les Universités lunaires et concordataires, avec les Soudras anarchistes ont fait lcur royale alphabétique aux dépens de la lettre Ï ou Y, nous allons examiner ici une des clefs Kabalistiques données par Daniel à Esdras.

Cette clef n’a jamais été comprise

par les Juifs et saint Paul le leur donne assez à entendre.

Elle s’'appelle-le Nicod bilo-soph, lOétant, le Shemakh Iibor, autrement dit le Signe conjoncteur. Le sens externe où philosophique est celui-ci : Nicod, le point ; bilo, dans; soph, Pinfini; ce qui, comme toute définition métaphysique, ne signifie rien on

tout ce qu'on veut.

L'ARCHÉOMET RE ET LA TRADITION ORIENTALE 249

Voltaire disait : la métaphysique commence quand celui qui parle ne sait plus ce qu’il dit et quand celui qui écoute ne comprend plus rien du tout.

I y à du vrai dans la définition de ee singe philosophique et de ce perroquet du paganisme. Mais Daniel était autre chose qu’un philosophe. Il a prophétisé, à date exacte, l’incarnation du Verbe, son martyre, sa crucifixion, ce que les Juifs ne lui pardonnent pas. De plus, il a donné aux fondateurs de leur synagogue, dans son enseignement secret, le moyen scientifique de reconnaître, à ne pas s'y tromper, le Verbe Créateur dans le Verbe incarné : Ipho dans Isho. Nicod signifie non pas le point, mais l’Iod, le Ya-Soph qui doit s’écrire ShOPh,

Il ne s’agit donc pas du point dans l'infini, c’est-à-dire dans l’indéfini, mais de la position archéométrique des lettres Y, Sh, Ph et O, c’est-à-dire de celles du trigone fondamental, celui du Verbe, De plus O n’est pas le Shemall Hibor de Sh et de Ph seulement. Il est le signe conjoncteur universel, la lettre commune au Père 1hOh, au Fils IphO, IshO et au Saint-Esprit ROah-Alhim.

L'indication de Daniel vérifiée sur l’Archéomètre prononce done exactement le nom du premier triangle : Ipho, Verbe, Isho, Jésus.

Ce n’est pas tout, SheMa — 340 et signifie à la fois Signe, Cicl, Gloire, en un mot le monde théogonique créé directement par le Verbe.

SPhR signifie cercle des Signes, Planisphère du SheMa, Livre direct du Verbe,son Sceau dans la Parole sacrée, car le mot Livre dans SPhR ne signifie rouleau, au sens vulgaire, que parce qu’il exprime la fonction du cercle ausens scientifique. Or, le Nicod n’est nullement le point central, la lettre [étant la Rcinc-Vierge zodiacale. Si l’on fait de la lettre I le point central qui est la lettre N, tout le SheMa divin est bouleversé et le nom de IHOH cesse d’être prononcé par son ensemble, c’est-à-dire d’être manifesté exactement par son Verbe Créateur,

On peut se rendre compte expérimentalement de ce qui précède sur notre tableau arithmologique des vingt-deux lettres et sur l’Archéomètre armé de ses quatre triangles équilatéraux. La définition du Cercle se faisait dans les Universités patriarcales par le trigone équilatéral inscrit ct répondantau solstice nord, puis par sa réflexion au trigone du solstice sud. Il en résultait l’étoile hexagonale, la Bra-shith ou Parole Créatrice de l’Hexade divine. Le Cercle était ainsi défini ou verbalisé, non par le diamètre mais par un rapport réel entre le Cercle et les trigones réguliers définisseurs.

La distance d’un des angles de l'étoile hexagonale à l’angle voisin est le rayon du Cercle. Cette définition par le rayon et par l'hexagone est unc des clefs de la science antique et elle manque à la scicnce moderne et à la correspondance de toutes les sciences entre elles,

En ce qui regarde la lumière, le système métrologique de Newton, basé sur le diamètre n’est qu’un système partiel, purement analytique. Il ne donne raison que des faits d'apparence ou de décomposition prismatique. La découverte récente des autres faits montre l’insuffisance du Newtonisme et le fait même de l’ondulation, noyant celui de l’émission laisse les savants actucls désorientés et sans repérage

a46 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

en deçà des rayons rouges du Shemah-llibor et à plus forte raison au delà du violet.

C’est que l’ondalation, qui est la réalité même, a besoin d’une autre métrologie que l'émission diamétrale qui n’en est qu'une conséquence.

C’est ce que Daniel indique dans ce qui précède pour toutes les sciences divines, cosmiques, humaines, universelles ou simplement planétaires.

Ce a’est pas tout, outre le SheMa, il y a le SheMaM, ct celui-ci a pour équivalent de nombre, non plus 340, mais 380, et il signific le Signe suprême, celui de langle Nord dans le ciel de la gloire du Verbe et de sa Parole.

On peut voir, au sommet de cet angle archéométrique, le solsticial Nord de la Trinité principe, les deux lettres Ph et Sh, l’une zodiacale, l’autre planétaire, l’une trigone équilatéral simple, l’autre trigone équilatéral armé d’une bissectrice qui signifie l’axe du monde, le sccptre de son gouvernement au Fils seul, comme Verbe créateur et comme Dieu Sauveur. Ph — 80, Sh — 300, les deux réunies égalent 380, et elles sont le SheMall, le signe suprême, le signe de l’Angle ou de la Pierre angulaire. :

Tel est le SheMaM-La-Ha ROSh, en signe suprême du Verbe: Roi, et les lettres sont bien prononcées sur son Archéomèëtre où parle d'elle-même la parole créatrice.

C’est un fait loyalement démontrable, exactement expérimental, et ce fait, loi du principe même, n'est pas une parole d'homme c'est-à-dire un à peu près philosophique, un mensonge, mais parole de Dieu, scule sourec de toute vérité.

Il nous reste à démonirér, dans le fin fond des Mystères de l’École Védo-Brahmanique, l'évidence que nous venons de signaler dans le plus profond des secrets transmis par Daniel à Esdras et à sa Synagogue.

Les différences provenant des divers points de départi Ya, pour l’école patriarcale à laquelle appartient Moïse : M, pour celle que le Védo-Brahmanisme a gréffée sur le système primordial, ne font que mieux ressortir l'antique unité de celui-ci.

Le jour du Yom-Kipour va nous servir de démonstration. Le mot Yom n’est pas un mot de verbiage philosophique mais de disciple du Verbe employé par Moïse selon la tradition et la science patriarcales de sés maîtres égyptiens. Le Ya et l’M y sont unis par le signe conjoncteur O ; ila pour nombre 56, nombre sabbatique comme multiple de 28, mais sa prononciation sacrée était Y-HOM.

C’est le Jour des jours, et sa fête répondait au quinzième degré du signe de la Vierge, équivalent cosmique de la puissance verbale Ya, de la divine Sagesse, Reine des Cieux fluides et astraux.

En ce jour, dans le plus grand sccret, le nom du Père était prononcé par les Pontifes patriarcaux dans les Temples, par les père et mère de famille dans les foyers

patriarcaux. Cette prononciation toute particulière glorifiait le point de départ archéométrique

du double univers, en faisant retourner le nom du Père sur lui-même dans sa lettre ou

puissance consubstantielle ou physique. Ce nom que le-lecteur religieux ne doit lire qu’en priant, et que l'irreligieux doit trembler non seulement de lire mais de regarder

est IHOHI.

Entrons maintenant au plus profond des mystères Védo-brahmaniques.

Le même jour, ou le correspondant, y est intitulé le YHOM de FAUM complet.

Le Souverain Pontife porte sur lui le bijou sacré d’or et de pierres précieuses que portait Moïse, et qui servait à émbraser le feu de l'autel selon les rites.

Ce jour sacré se nomme AHO ou MHISh, et sur le bijou se lit en caractères adamiques le mot AHaMIOH : je suis IHOH. .

. Le renversement de ce mot est HIOMaHa, IHO le Grand.

Ainsi l'écriture secrète du Manava-Dharma-Sastra nous révèle comment la filiation du Védo-Brahmanisme, se rattache à l’Orthodoxie de la Protosynthèse patriarcale.

Nous aurions beaucoup d’autres preuves à en donner mais celle-ci est la plus importante et celles-là viendront én leur lieu. :

Au commencement même du Manava-Darma-Sastra, le rédacteur a indiqué à la manière antique, la référence du système Lunaire brahmanique au Solaro-lunaire d’Ishva-Ra, Au renversement de l'étoile des Solstices du Verbe qui porte au nord le solstice des Eaux-vives, ét au sud celui de la Terre vive, correspond l’inversion du nom de Jésus ISHO, prononcé ISIOUA ou IShVA selon les dialectes et les rites.

Avant Brahma, c’est Schoua-Y Am-B’Uvi, ét, écrit ainsi, il signifie: 1°l’Être existant par lui-même : 2° Swaya, le fils de Dieu AMBU, l'eau. BU, naître, exister, d’où la terre, la Terre sacrée du Monde de la gloire, la substance divine de l’Immanence et de l’Immanation des êtres. VI, aimer essentiellement, crécr, enfanter. Enfin, BO ou VI, l’hié- rogramme de la Terre des vivants, comme AMBU est celui de l’Eau-vive; et il est bien entendu qu’il ne s’agit pas ici des éléments cosmiques, ni du débrouillement du chaos par les Alhim, mais uniqueinent des Substances divines de l'Univers divin dont le Verbe est le Créateur.

AM et BOuVI, dont je pourrais donner des sens encore plus profonds, si cela était nécessaire, sont attributifs de Schoua-Y, qui, lui-même, est le renversement de IShVa ; IShVa-Y-AM, IShVa agissant à la fois dans lé Ya et dans le Me. Cest ce mystère que rappelle le premier Zoroasire, lorsqu'il dit ou plutôt quand AHOURA-MAZDH, c'est-à- dire le ROuaH lui répond qu’il a déjà révélé sa loi à YM, le chef de l'Humanité, l’YM- VR des anciens scandinaves, l’YM des ALHYM et du MY-HeLa.

Tous ces sens s’expliquent d’une manière absolument rationnelle et scientifique sur l’Archéomètre. On peut les voir transportés de l'Art verbal dans l'art graphique sur l'antique figure d'Ishva-Ra que nous reproduisons ailleurs en l'archéométrant, Dans cet hiéroglÿphe, la position primordiale de l'Étoile des Solstices du Verbe est exactement observée, Le Verbe Créateur est représenté sur un fond de terre et de ciel. ou. de terre céleste. Il est assis sur une panthère dont les raies brunes et jaunes sont le symbole de beaucoup de choses, et entre autres de la réfraction lumineuse. Les raies jaunes représentent la Substance photogénique, les brunes, dites de Frauenhaufer aujourd’hui, représentent la Résistance et l'Absorption des milieux, la transformation de la lumière en calorique latént.

Sous le Verbe et sous la Panthère s'étend la mer des Eaux-Vives où la figure monocéphale de KaVi se projette et se réfléchit, La position du corps de Jésus, Verbe

as L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YYES

créateur, depuis la tête jusqu'aux pieds, depuis les épaules ; jusqu ‘aux bras, aux mains et aux doigts est tout entière symbolique ou plutôt hiéroglyphiquement parlante. Il est de même de l’ensemble et des détails de ce remarquable graphique. Le trident repré- sente le Triloka, le gouvernement des trois Mondes. Il est dirigé vers la gauche et s’archéomètre vers la ‘lettre Me. Mais le trident est le SHINvatan renversé et son inclinaison vers le Me se lit: SheMa. Tel est l’hiéroglyphe ou l’inversion de l’hexade, du premier trigone dans le second, du eulte d'Ishva-Ra dans celui de Brahma et magnifiquement signifié. C’est pourquoi nous avons raparoché à dessein cette parole graphique, des paroles verbales du Manava-Dharma-Sastra.

En lisant attentivement les premiers Slokas de cet admirable Livre sacré, on verra qu’'IShVa, inverti dans SVa-Ÿ, est bienle Rex Patriarchaurm, le Roi des Patriarches, le Seigneur des Archis et des Richis Manaviques, et que Brahma n’est que son ombre inerte et engloutie dans les Eaux-Vives du Temps sans bornes YM. Et si l'on ouvre Moïse, on y verra que ces Eaux-Vives plastiques sont le milieu principiel et non pas seulement ‘originel dont toute la hiérarchie des âmes universelles ou spécifiques est issue. Le point de conversion entre l’acte du Principe éternel et l’exécution de lOrigine temporelle par les ALHIM est au centre archéométrique dans la lettre Na, écho de la lettre Ma. Ce nœud collectif et ombilical entre les deux Univers théogonique et cosmique est la source même de la puissance passive que nous nommons NaTURe. Ce nom admirablement composé vient des écoles les plus antiques. NaT signifie nœud. OuR signifie la lumière vivante, mais non pas encore le Lumen de lumine. C’est la première correspondance de la lumière inaccessible. Cest l’action ;réflexe du ROuH-ALHIM dansles Eaux-Vives. C’est, en un mot, l'acte reflexe du Saint-Esprit instrumental du Verbe.

Enfin le nœud vital qui unit le monde théogonique au cosmogonique : NaT, se compose de la lettre centrale solaire Na et de sa zodiacale solaro-lunaire Ta.

La correspondance de Ta est le Lion zodiacal, elle est figurée aussi par un tigre ou une panthère dans l'écriture zoomorphique des anciens Égyptiens, de l’Extrême Orient des Races australes el enfin des Volamdes Atlantes de l’ancienne Amérique.

La Nature est donc envisagée comme le point local de l'incidence théogonique du Verbe et de sa réflexion dans la parole cosmogonique.

Cette puissance de connexion convertible dont la Lumière est le véhicule a done deux aspects inversement proportionnels et correspondants. L’un de ces aspects, le Divin, répond à à l'ATh-ALHIM de Moïse et de saint Jean, l’autre à V'Ath-Ha-ShaM-IM VATh-Ha-A-ReTz, c ’est-à-dire à l'âme ou raison vivante constitutive du Monde angélique des Cieux de la Gloire, des Cieux fluides et du Ciel grave et gravitant en astralité.

ATh esi en sanscrit esprit constitutif, âme, raison vivante.

Quand le Verbe incarné dit: Je suis PAT, l’Aleph et le Thau, cela signifie : Je suis la Raison constitutive de l’Univers, son Verbe armé de toutes ses Puissances Créatrices et Conservatrices.

À un moindre degré, ATh signifie. l’Alphabet de vingt deux lettres, la Parole réflexe du Verbe armé de ses Fonctionnalités.

L'ARCHÉOMÈTRE ET LA TRADITION ORIENTALE A

Ces dernières, simples reflets mortels et presque morts dans l'esprit humain, sont immortellement vivantes dans l'esprit divin, ete sont les ALIM,

Ainsi par celte puissance aux deux aspects inversement proporlionnels qui est la Nature, l'Ordre divin se naturalise par ses lois dans l’ordre physique, elce dernier, à son tour, se naturalise dans le premier par obédience à ces mêmes lois.

C'est ce point central de a Psychogonie, ce point nodal, qui à donné Heu aux confusions panthéistiques el autres, à partir de la division des langues savantes et de l'oubli de la parole Shématique du Verbe.

ZE RE en 7 ELU

L alphabet Vattan emploie Aa COMME Consonne él la représente par une hene horizontale entilée dans un pelit cercle noir.

L'alphabet Védique, dans le tableau de ses quatre-vingts signes, fait partir toute

sa théodicité verbale de Ja même lettre. Mais celle-ci, comme point de départ, n’est plus qu’un petit cercle noir dépourvu de la barre ou ligne droite. Alors, cette lettre, au lieu de se prononcer Ma, demeure indéfinie. Elle n’est plus qu’une cérébrale muctte M, ni voyelle, ni consonne, ni Verbe, ni Parole; ni pensée, ni action définie. Elle ne s’articule pas par les organes vocaux. Elle s’écoute elle-même dans le travail des mystères. Voici comment :

Quand on expérimente ce point de l'AUM on a les deux mains sur la face, chacune les doigts étendus, affectant la forme du Shin assyrien.

Les pouces ferment les oreilles, les petits doigts ferment les narines, l’annulaire, le médius et l'index, écartés cn palmes, pressent les tempes. La bouche est close. Le reste du corps, assis à l’orrentale, mais d’une manièré rituelle particulière, doit affecter, lui aussi, la forme d’une certaine lettre, celle d’un hiérogramme inconnu de la plupart des membres de l’Assemblée secrète désignée sous les noms hiérarchiques de Yogâ, Yoga, Yogi, Yogi, Yoginâ, Yogin.

Le nom antique de cette assemblée, avant la constitution brahmanique, était le Yogis havarra, contraction de Yoga-lshva-Ra, l'union en Jésus-Roi.

Toutes les conditions étant prescrites, il est néanmoins à observer que éc qui était science el conscience religieuses dans la pratique des mystères, sous Je règne d’Ishva-Ra, est devenu, peu à peu, formule et routine, à mesure que la subversion de LY par l'M a effacé le Souvenir de la suprême sagesse, de la suprême raison et de leur Souverain Seigneur pour ne laisser place qu’à leurs réflexions dans le Trigone des Eaux-Vives.

Voici comment la première lettre de ce dernier est expérimentée. Quand le Yogi s'est mis dans la position ci-dessus après s’étre puürifié, intérieurement par la pénitence et la conirition, extérieurement selon les règles, par l’eau, par l'air, etc., concentrant sa vision physique à à travers Le système nerveux de la vue, sur le chiasma des nerfs optiques, il regarde intérieurement vers la partie médiane de-son front, au-dessus du milicu de l’arcade sourcillière, entre celle-ci et le milieu de la bosse frontale. C'est là le troisième œil des mystères antiques, celui de la vue directe et de la contemplation.

Toutes les ouvertures du corps étant closes, comme nous l'avons dit, toute l'énergie interne, à la fois psychique et physiologique doit sc concentrer sur elle-même elsur son axe vertical de symétrie, de manière à se porter de la poitrine au cerveau. Le retentissement vibratoire de cet cffort synergique, aboutit à l'organe asymétrique céré- bral connu sous le nom de glande pinéale.

À ce dernier, l’âme, c’est-à-dire la vie, reste attachée, par son corps-fluidique, quelques jours après ce que les hommes nomment la mort,

Quand la vibration a touché le point cérébral susdit et l’angle cranien correspondant, elle retentit, en se déployant, jusqu’à la membrane du tympan qu’elle ébranle, et de là, elle roule dans toutes les cavités organiques.

Ce son interne, indéfini, n’a aucune qualité appréciable que ce soit. Le seul mot français qui puisse l’exprimer un peu est murmure, si on en retranche toutes les lettres

excepté l'M, sans voyelles ni consonnes. Une comparaison plus exacte encore sera celle-ci: en appliquant les deux oreilles hermétiquement sur certaines conches marines, on entend comme le mugissement aérien de la mer. Telleest la perception interne de la lettre cérébrale M, la première du trigone de la Mer des Eaux-Vives, intraé- thériques et suréthérées,

Ce qui précède jette un jour suffisant sur la Mystagogie des Puissances verbales de la Parole. La pratique de ces mystères est réelle, efficace, mais dangereuse à l'excès pour tout homme non préparé intellectuellement, moralement et physiquement selon les règles des Patriarches antiques.

Pour les Européens, plus que pour tous les autres hommes, j’insiste sur ces dangers, auxquels les exposent la division de leurs facultés, leur anarchie mentale et cardiaque, leur instruction insuffisante, leur éducation interne ou religieuse presque nulle.

Je parle ici des méthodes d'enseignement, de leurs facultés sans lien synthétique, de la place dérisoire que les programmes universitaires laissent à l'instruction religieuse, et de la véritable. ineptie dont elles marquent les sens internes alrophiés, regressés et presqué annulés.

C’est donc aux religieux seuls que je m'adresse ici, en soulevant pour eux un coin du voile qui leur dérobe lÂme des collectivités Drruiée ct la rend impénétrable à leurs manières gréco-latines, dialectiques et philosophiques de commenter l'É angile.

Mème pour ces religieux, ces pratiques, auxquelles confinent celles des mystiques des couvents, sont encore très dangeréusés sans une foi absolue et une charité sans bornes. Je vais faire un pas en avant pour leur en montrer la gravité, puis je m’arré- terai.

Ici nous ne faisons que citer, en rendant clair ce qui est obscur dans les Mystères de la Parole, tels qu’ils sont pratiqués par les plus hauts et très rares Époptes de l'antique Église Brahmanique et de sa branche Chaldéenne d’où sortit Abraham. Il s’agit du mystère de la première lettre jointe à la vingt-deuxième : : AT.

Selon les Sastras, dits Gloires flamboyantes des Archanges, le premier hiérogramme, dont je ne donne pas la prononciation, enveloppe le Ciel des Eaux-Vives, celui de la Lymphe spirituelle des Limbes du triangle de Marie, du Ciel d'Abraham et de Brahma. Il s'applique à toutes les Ames qui ont vécu sur la terre depuis le commencement du présent Kalpa.

L’Ame est désignée sous l’hiérogramme de HAMSHIN, dont le renversement en hébreu est NISHAMH,

Mot à mot, la plénitude consciente des deux mouvements de l'existence. Ici je prie le lecteur de suivre attentivement toutes ces lettres et tous ces mots sur l'Archéomètre.

Le premiëer de ces deux mouvements est ShaPhaN, Son renversement, en hébreu, est NePheSh qui signifie pulsations, palpitations, systole et diastole vitales.

Dans NISHAMaH, la centrale solaire Na rayonne sur la letire de Jésus Sh, et meut alors la première lettre de Marie M, puis la vitale du Père H.

C’est l’âme glorifiée et glorifiable, convertie ou convertible au Giel de la gloire

SheMaH, sur la lettre nodale de la Puissance qui naturalise dans un monde ou dans l’autre Na. )

Dans le premier mouvement de NiShaMah, l’Ame glorifiée et glorifiable, convertie ‘ou convertible renferme NePhSeh même, appui de NePheSh sur la Nodale divine Na ; mais seules les deux lettres de Jésus sonnent sous cet appui : PheSh, PhoSb, puissance de manifestation de la vie. Ph + Sh = 80 + 300 — SheMaM, le Signe des signes.

Le deuxième mouvement de NiShaMah est IIOR, son renversement en hébreu, ROuH, lumière ascendante dans le premier cas, souffle continu dans le second. Cest la correspondance de la psychologie à la psychogonie se produisant, suivant le mouvement archéométrique universel, dans la similitude humaine.

HOR et ROuaH répondent au Saint-Esprit ét, devant lui, au tribunal des ALHIM et devant eux, jusqu’au fond du trigone de Marie marqué par la puissance H, dont la correspondance astrale est le sigie du Cancer et, dans la correspondance ultra-zodiacale, l'étoile de Sirius, assignée au fond de l'Eau spirituelle -et principielle, de même que les sept étoiles du Pôle nord étaient assignées aux Patriarches assesseurs du du Verbe Créateur, aux Richis et Arshis de IShO, dans la Proto synthèse du Verbe.

Il y avait donc une Humanité typique qui n’avait pas quitté le Monde de la gloire et n’était pas tombée dans celui des Cieux astraux. Moïse en parle à mots couverts ou fermés.

Hamshin,qui se prononce Hanshin, selon les règles harmoniques de la table euphonique du Ramayana, renferme les trois correspondances littéralés de la Mort conçue comme renversement sur le nœud des inversions _proportionnelles : HA, antiphonie de HE, qui est la vitale expansive du Nom du Père, la correspondance du signe équinoxial et verbal du Bélier. L'acte physiologique de cette lettre ou faculté psychique en correspondance avec l'identité de sa puissance cosmogonique est une expiration véhémente des poumons par les narines,

La pe hiérogrammatique de cet acte physiologique avec le monde de la biologie directe s’écrit UShNa. ;

Dans l’analyse anatomique de l'organisme vocal, ce mot signifie nasal, mêlé de chaleur vitale, moitié humide, moitié sèche. |

Ce qui précède se pratique dans le travail de l’'AUM.

Au plus haut point des mystères de ce dernier, sans autre vêtement qu’une sorte de suaire particulier, semblable à un San-Benito, l’ Épopte, sans métal aucun sur lui, s'étend sur le dos pour traverser la Porte des Mystères qui est la Mort.

Il pense alors aux trois hiérogrammes ci-dessus : HaMShiN NiShaMaH ; HOR- ROH ; ShaPhaN-NePheSh.

Alors il souffle avec force, au dehors, l’air contenu dans toutes les cavités de l’arbre pulmonaire. C’est le signe du He et du Ha, de la Vie et de la Mort jusqu’au dernier soupir. L Épopte ferme aussitôt ses lèvres, laisse l’air interne remplir sa bouche ainsi fermée, et respire fortement par les narines. Alors et immédiatement, 1l prononce inté- rieurement, comme nous l'avons dit, la treizième lettre puis ferme ses narines avec les tampons de sa cagoule.

Les yeux sont ouverts jusqu’à ce qu’il sente la chaleur y affluer et la transpiration commencer. Aussitôt que le froid entre et monte par la plante des pieds avec un fourmillement aigu, les yeux se ferment ; la Lumière céleste se répand autour de la Lettre, et le souffle vital commence à circuler dans la cavité cérébrale, jusqu'au point d’angle et de retentissement que nous avons dit. Le seul pouvoir qui reste dans le corps glacé y est représenté par le son M, accompagné d’un léger écho : M. L'Épopte est tout à fait conscient. Le ShaPhan NiShaMaH est rattaché dans sa tête à la glande piénale et la sueur de la mort coule de son crâne au dehors.

C’est le moment de prononcer l’hiérograrmme archangélique qu’il est inutile d’inscrire ici. Or, on est alors hors de la terre mortelle, à la première station correspondante à la fois à la Mer des Eaux-Vives ct à la Terre des Vivants immortels.

Vue intérieure et conscience, lumière céleste devant soi: voilà le premier degré de la mystagogié pratique, celle. des lettres dela Parole, dans l’antique école védo-br: hs nique, qui a succédé à l Église antédiluvienne du Verbe-Roi.

Nous avons commencé à passer ce qui précède à la pierre de touche de lArchéomètre, 1 nous reste maintenant à cxaminet la, lettre Vatian, qui, selon sa position, se prononce Me ou Ma.

De même que nous contrôlons l’École juive d’Esdras par l’Université sanscrite, de même nous pouvons contréler cette dernière par celles de Zoroastre et de Pho-y. Ces deux Patriarches ont réagi contre la doctrine védique qui a substitué, à la royauté du premier trigone, la prédominence du second. Ce fait est indéniable si l’on mesure sur l’Archéomètre l'inspiration et la doctrine du premier Zoroastre et celles du Législateur des peuples du Hoang-Ty.

Dans le premier cas, on voit le mot Zend A-Pa-M s'inscrire de lui-même au lieu archéométrique de la lettre M. Apan signifie les Eaux. Mais un homme de la taille du premier Zoroastre ne prend pas.la peine d’écrire, pour dire une totologie à la manière de M. Jourdain et de son professeur de philosophie,

Le mot employé par Zoroastre doit s’analyser comme nous l'avons fait, Alors il signifie À privatif, Pa pouvoir : M signifie à la fois la lettre M et la lettre O.

Zoroastre répond ainsi au schisme védique: « Pas de pouvoir au Me. »

Et, pour compliquer cette signification, il n’attribue pas d’\mesha, ShPheNTa, c’est-à-dire de puissance archangélique.

Nous traduisons exprès les lettres zend en leurs équivalentes archéomélriques.

La prémière vérification est déjà sans réplique, voyons maintenant celle de Pho-Y.

Dans le dictionnaire des cinq cent quarante signes et parmi les plus antiques de ces derniers, la lettre Vattane Ma ou Me devient la lettre L. La barre ou ligne droite représente l'unité. Le point ou le cercle noir enfilé par la barre représente le zéro. Ces deux réunis expriment 10 et ce nombre est l'équivalent de la lettre Ÿ, tandis que l'équivalent de la lettre Mest 40. L'École védique aurait donc remanié l'alphabet de vingt-deux lettres, au profit de sa systématisation dont le caractère est de donner à VM la prééminence sur lYa. Telle est la clef de la position si importante qui nous occupe

et qu'il fallait nécessairement emporter, pour rendre au Verbe la Maitrise de l’Universalité de l'Esprit humain, à travers toutes les Universités religieuses.

En regardant sur l’Archéomètre, on rémarquera que l'Y et PM Vattanes sont les seules lettres qui n’aieut pas de morphologie directement correspondante à celle de leurs signes astraux respectifs.

I y adonc eu là un remaniement.

Mais les lettres Samaritaines y supplèent suraboñdamment et motivent, non dans l’absolue vérité, qui n’en a pas besoin, mais dans la démonstration expérimentale, les correspondances astrales que nous avons données,

L'École védo-brahmanique se déjugera--clle sur ces points capitaux? Évidemment non, puisqu'elle ne fera que revenir à sa propre Protosynthèse, celle d’Ishava-Ra.

Zoroastre a peut-être été un pen loin en déniant tont pouvoir au Me, alors qu’il gardait à sa place voulue la tradition du HOM. Mais il était emporté par une inspiration très pure en voulant arracher l'Iran au culte des Dévas.

Et la mystogogie opératoire du Me conduit à cet asservissement si dangereux pour le salut des âmes, quand Me cesse d’être subordonné au Ya, dans l’YM des ALHIM comme dans le nom sacré du Père IHOÏ et du fils IPhO-IShO.

Or voilà bien des siècles,et c'est selon nous depuis Krishna,que cette subordination a cessé dans l'École brahmanique. Voici ce que disent aujourd'hui ses plus hauts maîtres dans leurs enscignements les plus fermés, au sujet de la lettre M, dite point de l'AUM : « Elle est le germe et la matrice, elle contient en elle les deux Principes éternels qui sont Tahhanas et Krishna, le blanc et le noir, le fort etle faible, le bien et le mal, le pur et Pimpur, le masculin et le féminin. Elle est Dicu, elle est l'Œuf d'or. Elle renférme en elle l'essence, l’âme et la matière, le tout à l’état germinal rüudimentaire, hors d’acte et d'œuvre. Cette œuvre doit être faite et produite par un agent; de là la formation et l’existénce de l’homme mortel, mâle et femelle. »

Tout commentaire est ici inutile, la métaphysique qui précède s'expliquant avec une clarté suffisante. La diarchie confessionnelle dont elle témoigne, attribue au pouvoir dont la lettre M est le signe, une complexité de qualités qui s'opposent inconciliablement entre elles.

C'est un nucléus chaotique où HÉSpot humain, livré à lui-même, cherche à s’expliquer le point Sn) onnaire de la série naturelle et temporelle.

Tout y est, jusqu’à l’évolution de l'Ovule qui devient Œuf d’or, baigne dans la Jymphe protoplastique et s'ouvre systématiquement pour donner naissance à Brabma. Cette lympbhe protonplastique est celle des limbes de Brahma et d'Abraham.

En écartant de ce qui précède la dangereuse confusion du bien et du mal dans le point embryonnaire chaotique, en éloignant le Manichéisme des deux Principes ou prétendus tels, en répudiant l’assimilation du masculin et du féminin à une dualité d'opposition entre blanc ei noir, bien et mal, pur et impur, il reste la vraie idée juste, le vrai fait exact, mais subordonné, qui exprime scientifiquement le irigone de Brahma, d'Abraham, de Marie, et la dégénérescence du Cercle divin dans l’Ovoïde astral.

Mais, bien que les deux soient correspondants et inversement proportionnels, il y

L'ARCHÉOMÈTRE ET LA TRADITION OBIENTALE 225

a entre eux la différence de la Biologie à la Physiologie, de la Vic éternelle à l'Existence temporelle, du Principe en repos dans sa finalité à l’Origine sans cesse en mouvement, dans le devenir ininterrompu par la Mort.

Les points dangereux de ce fonds védo-brahmanique ont travaillé les esprits des autres races avec plus ou moins de force et à toutes les époques d’incrédulité ou d’incertitude.

Le mystagoguc occidental qui a été le plus fortement touché, ou, comme ille dit lui-même, teint de cette teinture mélée de blänc et de noir, est Jacob Bæhme.

La transmission s'en est faite sur lui par Paracelse qui voyageait en Orient. Je ne parle pas des Quabbalistes où cette confusion est perpétuelle, depuis Babylone jusqu’à nos jours.

J'arrive au fait le plus moderne, qui est l’œuvre de Darwin.

On le dirait halluciné et possédé par le fonds même du Védo-Brahmanisme jusqu’à l'affirmation du prétendu rôle de la force dans la prétendue loi de l’évolution et de la soi-disant sélection. l

Il ÿ à trop de contact entre l'Angleterre et l'Inde, pour que le protestant Darwin n'ait pas subi l'influence brahmanique directement ou indirectement.

Pour en revenir au point de l'AUM et du système embryogénique des Védas, les maîtres de cette École, en se fermant au Principe pour s'enfermer dans l'Origine n’ont eu qu’une seule issue possible. 11 leur a fallu augmenter à l'infini les périodes dutemps, puisqu’ayant tout fail dépendre de la physiologie astrale, ils ne pouvaient plus rien greffer sur la biologie du Dieu-Vivant, de son Verbe, ni de son Saint-Esprit.

C’est pourquoi le sein de Brahma comme celui d'Abraham est la Limbe des Limbes de l’Extinction, Le Bouddhisme lui-même a tiré une conclusion très logique de la conception philosophique naturaliste et panthéiste du Brahmanisme, son maître, en accordant au Nirvana le sens que chacun connait.

On a beau vouloir, lt encore, ergoter à l'infini, -la physiologie des Ames désincarnées n’a d'autre issue que l’extinciion dans le temps, aussi allongé qu’on voudra, ou qu’une nouvelle embryogénie dans une matrice maternelle, en fonction de Me et de Ma.

Brahma lui-même est mortel suivant cette doctrine. Des milliards de zéros ajoutés à la durée de son temps ne font rien à l’affaire et n'éviteront pas son suprême Pralaya où cst renfermée la revendication du Ya. |

Quant à Bouddha, régent de la Planète Mercure, sa position au pied de la Vierge astrale indique une reprise possible de la tradition primordiale dont le Brahimanisme a conservé loyalement l'empreinte. |

Nous allons continuer à relever les traces de cetie empreinte, en ce qui regarde la lettre M et sa résonnance archéométrique à travers le sanscrit. Un mot seulement à propos de la correspondance qui subordonne la lettre M à la lettre Y.

Ÿ ou Ï comme puissance de la Parole du Verbe représente la divine sagesse s'affirmant dans la Création et dans la conservation du monde divin, celui de la Biologie éternelle et des substances incorruptibles qui sont l'élément et l'aliment des ces puissances immortelles. C’est pourquoi dans la plupart des langues humaines Ya est l’affir-

256 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVYES

mation pronominale du Verbe, celle de l’essence entrant en acte. C’est à la fois Oui et Je annonçant la vie active et sa bienfaisaute manifestätion en faveur d’autrui.

M. réflexe cérébrale de la cardiaque qui précède ne correspond qu'à la réflexion de celle-ci dans un milieu plastique. C’est la Minerve des Étrusques, la Loi réfléchissant le Principe. Elle est ainsi dans l’âme universelle des cieux astraux et dans l'âme de l’homme ; elle est le point central de la réflexion, son repliement local dans lé mental pur et dans la matrice ou imagination de ce mental,

Son conger est qu’elle.se croit autonome ét qu’elle s'attribue valeur d’incidence alors qu’elle n’a que valeur réflective d’appropriation. |

Ce danger sera mieux senti par une démonstration pratique en disant que les mots Me et Moi sont un écho fidèle de cette puissance,

La première affirmation de l'enfant est cette syllabe appropriative, Ma, Man, Maman : syllabe sainte entre toutes sur les lèvres du petit enfant qui affirme ainsi sa reconnaissance à la Mère qui lui donne à la fois l'existence et la subsistance de

Mais la lettre est moins sainte chez l’homme lorsqu'elle n’est plus que l’affirmation de son Moi, affirmation sans Verbe et sans reconnaissance de la Divinité à laquelle il doit tout.

L. Na. — Ici encore, dans la langue adamique, le point n’est pas séparé du cercle ou du demi-cercle.

Cette consonne exprime en: Vède et en Sanscrit le nœud, le nombril, la connexion des parlies entre elles, sur un même centre, la Gnose au sens archéométrique.

I. Na signifie le Soleil, le” Maître, le Seigneur indice de la Proto-Synthèse.

Ici, l’archéomèétrie primordiale est évidente, ainsi que la position centrale ou solaire de la lettre Na. Nous avons rétabli cette position de la lettre Na et du Soleil, position que le Sytème lunaire lui avait fait perdre depuis la division des Langues. Mettre le Soleil au centre de l’Hexade, c’est lever les sept Sceaux qui voilent celui du Dieu vivant. (Saint Jean.)

Enfin, la ligne. courbe de cette lettre ne vient ni d’une parabole, ni d’un ovoïde à foyers multiples, mais d’un cercle parfait à centre unique.

LX. Sa. — Signifie en Védc et en Sanscrit: lien, attache, ce quiassemble, assimile ; d’où Synthèse, sympathie, secours. Sa, exprime aussi Pidée de sué, d'extraction, d’essence, d’engendrement similaire.

il est dédié à Vishnou dans la Trinité brahmanique. Vishnou enferme trois lettres du premier Trigone archéométrique renversé et la lettre centrale Na.

Ce nom signifie le Pénétrateur, et s'applique non seulement à la personne de la Trinité ci-dessus, mais aussi à Agni et à Sûrya.

À ce titre assez lointain, Sa conviendrait au sens positif des deux points qui sont sa lettre adamique, comme unissant le centre de l’Involution et de l’Évolution générales à tout centre particulier.

Ces deux points sont représentés en Kaldéen asshourith sur la première lettre : l’Aleph, l’un à droiteet en haut, l’autre à gauche et en bas de la ligne droite ou

barre, de sorte que dans l'alphabet morphologique des Patriarches, cet Aleph se lit AS en Sanscrit, Etre, et aussi être l’auteur ou le créateur d’un fait.

Dans la même langue, ASThA signifie ce qui assemble et réunit, assemblage, réunion, et ATh, l'Esprit qui anime l’ensemble et l’unit.

Ce qui précède explique le sens’caché de la Parole de Jésus : « Je suis l'Aleph et le Thau »,le Rayon et la Circonférence, et j’en unis tout point au point central divin.

LXXX. Pha.— Exprime en Vède et en Sanscrit la Puissance de toute manifestation. Delà les sens de virilité, de fécondité, de fertilité, de floraison, dont Pha est le souffle vital et le potentiel.

En Grec, de cette racine qaillit la lunuère, la voix, toute la phénoménie. En Latin, par sa correspondance affaiblie, Fa génère, parle et fait; et, dans la plupart des langues du Nord, Fa exprime la Paternité.

Pa n’ayant pas le souffle créateur de Pha, exprime simplement en Vède et en Sanscrit, le Pouvoir, la Puissance qui gouverne et manifeste.

Dans ces deux langues, Phala B’umi signifie la Terre de la Récompense, et, Phala B’uvi, la Terre vive, celle de la Vie Éternelle, de J’Immanation et de l’Immanence dans le Dieu vivant. « Nous ne boirons plus de ce vin, nous ne mangerons plus de ce pain que chez « mon Père » dit Jésus. Et, ces Paroles sont Esprit pour le Vin, et Vie pour le Pain de la Terre de la Gloire. M.

On peut lire sur l’Archéomètre la lettre Pha au sommet du Trigone de la Terre vive de Jésus. Elle est au point angulaire zénithal, « la Pierre de l’angle» qui avait été rejetée. Cette Terre émergé du Trigonce réceptif des Eaux vives, au-dessous de sa ligne horizontale, de sa surface marquée par ces deux lettres : RäMa, la Grâce divine, aMRa l’Immortalité et l'Amour éternel.

XG. Tsa. — Existe en Adamique, mais non directement en Sanscrit,.

Son analogue affaibli Ta, désigne un mouvement rapide, le Son, par exemple, vibrant du grave à l'aigu : Tsatsava, tattava, tout instrument musical, d'où Tantara en Latin. Ici, c’est la Trompette » Cubréine, en tant que Résurrection et Jugement, mais la Lyre et la Harpe, en tant que Création et Glorification.

La correspondance du Tsa dans l’Archéométrie primordiale est obnubilée en Sanscrit, et, cela devait être, l'I de la Sagesse théogonique, ayant été détrônée par l’M qui n’en est que l’Image réceptrice; la Minerve cosmogonique.

Mais, par la puissance de l’Archéomètreé et l’attribut du Son resté au Tsa en Vède, la rattache va se faire.

Tsa occupe la fonction verbale de Mercure Trismégiste aux pieds de la Reine Vierge-Mère : [. Il est alors dans sa position de domicile diurne et de Trône. La Puissance verbale dont il s’agit, préside donc à toute émission évolutive, et entre autres au Son fondaniental théogonique, la trompette divine ; la Sonométrie du Monde de la Gloire ; Lyre et Harpe de l'Univers divin.

En Sanscrit, cette Puissance est Budha, en Vède également, Il est le Fils de Maya dans ces langues templières, comme dans la slavone d’Orphée.

La Lyre céleste et sa constellation sont l’Hermayê Lurê d’Orphée, PAPERS dans

le poème d'Aratus. Lyre perdue par les Grecs, puis faussée par Pythagore comme par tous lesphilosophes, à partir de la division des Langues.

Saint Jean donne la clef de cette Lyre du Verbe que nous reconstituons par l'Arithmologie des Puissances.

C. Kha. — Désigne en Vède et en Sanscrit, le haut de la Contenance universelle, renfermant les Etres et les choses : le Ciel, ce qui couvre et protège.

À un moindre degré, c'est l'atmosphère, renfermant les Eaux et leurs vapeurs, et les Etres visibles et invisibles. — De ces idées, la même racine passe à à celles de sécurité, de contentement, plaisir, bonheur, heureuse fortune,

Dans ces composésles plus simples, on trouve Kai qui exprime puissance, pureté, purification, et, aussi, manifestation d’un être invisible dans le Monde visible.

Sauf pour le Ciel, l’archéométriede cette lettre est obaubilée dans les deux langues. Pourtant, dans les composés, on trouve Kumbha une aiguière, un Verseau,

CC. Ra. — Comme voyelle, R se prononce Ri et signifie tout mouvement déterminé atteignant directement son but. En Vède, Ri dit descendre, mourir, et Ri ressurgir, revivre, rêgir. Ri dans Rita, exprime tout ce qui est réceptif d’Incidence directe, l'Eau vive, la Clarté atmosphérique, la Pureté, la Vertu, la Vérité.

Dans Ri-Shi inversion d’ISh-Ra ; le Saint remontant à l’une des sept Rishayas célestes, Ri devient aR et Rishi, Arshi. — Patriarche a son équivalent en Pitriarshi.

Comme toutes les Universités dérivant plus ou moins directement de la Parole archéométrique, la Védo-brah manique primitive, bien que: subversive lunaire, a gardé l'empreinte de ce que saint Jean nomme le Sceau du Dieu vivant.

La greffe des civilisations sauvageonnes sur le modèle perdu de la Cité divine, a été le but de tous les successéurs plus ou moins orthodoxes ou hétérodoxes des premiers Patriarches. Je l'ai montré plus en détail en ce qui regarde l'Archéométrie des Sociétés anciennes et modernes. Je me bornerai donc ici, à dire que les sept Rishayas célestes de l'Inde, ne sont pas tout à fait éteints, encore, malgré leur longue décrépitudé, et la « pessima corruptio » qu ‘engendrent les meilleurs corps en décomposition.

Ra consonne, "exprime la réflection et la réfraction ainsi que l'absorption du rayon, et, à ce titre, la lumière et la chaleur, la rapidité et l’ardeur, tout rayonnement, la Royauté, la Richesse, en Vède Raj.

Parmi les composés les plus simples Ri, consonne en Vède, dit : Couler ; en Vède: et en Sanscrit, Rahasa signifié la Mer, soit céleste, soit terrestre. Râhu Nœud ascendant Daity: a, à queue de poisson ou de serpent.

Le serpent joue un grand rôle dans le Védo-brahmanisme ésotérique et éxotérique ; . et, par lui, comme par la Colombe, maïs en plus faible part, les deux Esprits : le Nahashisme et l’Ionisme, l'Adamisme et la Chute de la période de subversion, sont enchevêirés ayec le Noachisme, comme nulle part ailleurs.

L’Archéométrie primordiale de la lettre Ra, serait donc effacée des Langues et des idées de cette Université, si l’'Archéomètre du Verbe et de Jésus ne nous faisait prêter

attention à ce que comportent ses références. Le Zodiac lunaire, dont nous donnons une reproduction, a effacé, lui aussi, sinon

L'A RCHÉOMÈTRE ET LA TRADITION ORIENTALE 9239

dans la langue, du moins dans la pensée, l’Archéométrie en tant que Science au sens moderne et exact de ce mot. |

Je ne trouve que le mot Ravata qui rattache la lettre Ra au Tambour du Zodiac lunaire, et il ne reste plus qu’à découvrir la position du susdit Tambour. C’est le Zëêta des Poissons et, par conséquent, la correspondance astrale de la lettre Ra.

CCC. Sha. — Cette lettre a pour substitution védique et sanscrite Sa et Ca, selon les habitudes euphoniques.

Sha signifie le Paradis.

Si la Terre divine.

Sû le Seigneur, ,

Su le Fils, l’'Engendré, le Vrai, le Béau, le Bien suprêmes.

Shana, l'Année éternelle, Toujours, l’Eternité.

Shani, la Gloire, la Puissance, l'Honneur.

Shah, le Règne, le Pouvoir.

Shaha, la Terre de ce Règne.

Shânu, les Cieux.

Shahas, le mois du Sommet (Nov-Déc.) lAgra-Hayana.

Ça pourSha : Çiva, renversement de ISh-Va.

Shu-Ra, Saturne.

Aucun commentaire n’est ici nécessaire, la limpidité des sens permettant de voir, sans nuage, les très antiques correspondances divines de la lettre Sha, sur | ‘Archéomètre du Verbe.

CD. Tha. — Même remarque pour Tha, Tà et Ta que pour Sha, Sa et Ca. Tha exprime la Conservation même, la Préservation, en sens le plus général.

Tat, ce qui se déploie dans toute son amplitude.

Tathâ, la Conformité parfaite.

Tathya, la Vérité complète. :

Titha, le Feu, le Temps, l'Amour, dans leur totalité,

Tatva, l’Essence suprême, la Réalité et la Réalisation absolues ; l'Esprit et l’Intelligence dans toute leur puissance de manifestation.

Tat est une des trois formules initiales de la Prière brahmanique : Om ! Sas !Tat! Brahma Hamo !

L’Archéométrie primordiale de That est voilée dans ce qui précède. La signification scientifique primordiale était celle que rappelle le Verbe incarné en disant : « Je suis l’Aleph et le Thau », l'Unité et l’'Universalité, le Rayon et la Circonférence universels.

Le Système solaire du Principe divin, le Sceau de la Gloire, le Shéma du Verbe créateur a son Cercle parfait défini par le Trigone ct l'Hexagone. Il est régulateur de tous les Etres et de toutes les choses par ses XXII Puissances et leurs Equivalents.

I s'applique au double Univers, celui des Cieux fluides, et celui des Cieux astraux, du haut en bas de la hiérarchie harmonique et organique des Faits.

Le Système lunaire, celui des origines temporelles et non du Principe éternel, est

a6u L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-YVES

une Ellipse à double foyer que le fondateur du Brahmanisme a pris pour une diarchie de principes ce qui équivaudrait à la pure Anarchie.

AODIAQUE ORIENTAL

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Des Eaux vives, de la Lymphe plastique en toutes choses, l’ovule, l'ovaire et l’ovoïde étaient la Morphologie indiquée. C’est pourquoi le sens de la lettre adamique Tha a perdu ses correspondances verbales, bien que des traces manifestes subsistent dans ce qui précède. -

LIVRE III

CIAPITRE1 L'ARCHITECTURE

Corde musicale de M. le marquis de Saint-Yves. Son application à l'Architecture et à tous les Arts décoratifs, graphiques et plastiques. Tels que: Décoration, céramique, mosaïque, vitraux, dentelles, meubles, ferronnerie, etc. par M. Ch. GOUGY, architecte diplômé par le Gouvernement.

Dans les diverses branches des connaîissances humaines, les systèmes empiriques, c'est-à-dire fondés sur la .seule eæpérience, sont multiples. Tout système rationnel rigoureusement démontré est Unique. T'elle est aujourd'hui la Théorie de la lumière en physique.

Comte Camille Dururre, d’YPres (résumé élémentaire de la Technie harmonique).

Telle ;sera la Théorie des proportions-et des formes en Architecture, décoration... elc.

L'application du Principe Verbal musical ou corde musicale, aux arts décrits cidessus, étant purement technique et exigeant pour sa compréhension et son importance, un long développement et un grand nombre d’épures, nous ne donnerons, dans cet exposé, qu’un très court résumé et quelques figures permettant simplement d’expliquer le Principe, lequel est, avant lout, l’application rigoureuse et exacte des lois de l'harmonie musicale, à tous les arts et métiers d’arts esthétiques.

La sonométrie établie par M. le Marquis de Saint-Yves rend immédiatement pratique, dans tous les cas, l'adaptation de la musique, ou des Lois de l’harmonie, aux proportions et aux formes. (Aux proportions, par les cordes armées de leurs intervalles et accords choisis. Aux formes par les vibrations de ces mêmes cordes, de ces mêmes intervalles et de ces mêmes accords.)

Ces lois sont les nombres, les mêmes que ceux de la musique et de l’harmonie; mais il est hien entendu que ce qui est corde pour la mesure des sons, est ligne pour la mesure des proportions et des formes.

Cette application constitue une nouvelle science, et, armés de cette science, tous les arts pourront donc être consommés, dans une unité architechnique qu'aucune: civilisation n’a probablement connue, ni pratiquée, ni peut-être même soupçonnée.

Les ressources que ce Principe peut donner sont inépuisables et proviennent non seulement des nombreux ‘accords et intervalles que nous donne la musique ; mais encore des octaves qui divisent la corde en un nombre indéfini de petits intervalles, lesquels peuvent également toujours se diviser et se subdiviser eux-mêmes.

Le musicien est bien loin de posséder cette richesse infinie dé ressources et de combinaisons que possédera l'architecte, car il n'a à sa disposition qu’un très petit. nombre de ces Octaves (8 ou 9 environ), dans lesquelles il pent se mouvoir pratiquement.

Cependant ces lois de l’harmonie musicale, quoique relativement limitées pour le musicien, en comparaison de celles que le Principe Verbal peut donner à l’architecte, n’ont jamais été pour les grands inspirés de la musique, une entrave à leur liberté ni un obstacle au développement de toutes leurs œuvres. Aussi combien nombreuses sont ces œuvrés que leurs génies ont enfantées et combien nombreuses, aussi, sont ces Écoles très différentes que ces mêmes génies ont formées.

En présence d’un tel fait, pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour l'architecte, et pourquoi sa liberté serait-elle plus entravée, plus paralysée, plus gênée que ne Pa jamais été celle du musicien.

La réponse est dans le fait même, et cet avenir vaut-il moins, pour les architectes et les autres arts que l'absence totale de ressources où ils sont aujourd’hui en fait de Lois et de combinaisons de ces Lois; car, il faut bien le dire, la perfection dans les proportions et les formes ne peut pas s’obtenir par le seul concours de l’œil, aussi bien exercé soit-il. Cet organe précieux, mais moins affiné peut-être que l'oreille, sera toujours hésitant et incertain et, par conséquent, ne pourra créer que des incertitudes ei non la perfection qui est une. Mais en échange, l’oreille ne peut percevoir agréablement les sons que sur une étendue de 8 Octaves environ, et l’œil, au contraire, dans notre système, peut en voir aussi agréablement une infinité.

Pour l'Architecture il faut qu'il en soit ainsi, car un nombre restreint d’Octaves serait insuffisant et ne rendrait pas le système applicable à toutes les combinaisons.

Prenons comme exemple une façade. Elle se diviscra d'abord en grands intervalles, donaant exactement les emplacements dés entablements, corniches, frises, bandeaux, cte. Ensuite en d’autres moins grands qui fixeront exactement les dimensions

des pleins et des vides. Enfin ces entablements, corniches, bandeaux se subdiviseront en d’autres intervalles très petits pour générer les moulures.

Grâce au nombre infini d’Octaves que donne le Principe, nous certifions que cela est possible et que le problème est résolu.

D'autre part, toutes les saillies de cette façade pourront être réglées suivant les mêmes lois, afin de projeter, d’abord sur elles-mêmes, ensuite les unes sur les autres, des ombres dont lés dimensions seront dans des rapports harmoniques entre elles et conformes au mode et à l'accord choisi pour l’ensemble.

Comme ‘nous avons dit plus haut, les Lois harmoniques des Proportions (c ’est-à-dire des longueurs des cordes), celles des Formes (c'est-à-dire des vihrations) et les Lois harmoniques de la musique (autrement dit des sons) sont les mêmes. Par conséquent, musique des proportions et des formes et musique des sons sont inséparables ct directement unies, puisque, dans ce système, les unes sont les conséquences des autres.

Les cordes, par leurs vibrations, produisant les sons ” correspondants à leurs longueurs, on peut en conclure que les unes sont la cause et les autres l'effet. Donc, si il y a harmonie entre plusieurs: sons, il y a forcément'les mêmes rapporisharmoniques entre les Jongueurs des cordes qui motivent ces sons, supposant, bien entendu, des cordes exactement et théoriquement semblables, c’est à dire de même composition, de même matière, de même grosseur, également tendues, etc. Autrement dit, une même corde dans laquelle les plus petites seraient supposées des coupures de celle-ci considérée comme la plus grande. Ceci dit nous passons à la règle musicale.

Règle musicale du Marquis de Saint-Yves

Cette règle musicale diffère des autres déjà connues, en ce qu'elle satisfait aux conditions suivantes : Elle est arithmologique par ses Nombres et donne les Proportions. Elle est morphologique par ses Vibrations et donne les Formes. Elle est métrologique, car

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elle correspond exactement avec le mètre. Enfin elle est archéométrique par ses correspondances avec l'Archéomètre. Cet Étalon remplit toutes les conditions ci-dessus, ce que ne pent faire aucune des règles musicales, en usage dans les laboratoires de physique.

Elle est armée d'une double série de nombres formant une double règle’ proportionnelle. Sur la règle de gauche, chaque note esi marquée par une division transversale, motivée par le nombre correspondant à cette note. Cette règle est destinée au calcul des proportions esthétiques, c’est elle qui nous intéresse pour cette application.

Sur la règle de droite, sont indiqués les nombres des vibrations correspondantes à chaque note.

Nous n'insisierons pas plus longtemps sur la construction de cette règle; mais nous certifions qu elle est scientifiquement exacle et en correspondance parfaite avec celle des physiciens. Elle est rapportée à la corde de Sol divisée en 144000 et non à la cordé d’Ut comme celles dés cabinets de physique.

Application de la Règle musicale à l'Architecture et aux Formes

Pour toutes combinaisons architechniques ou décoratives à développer dans le Principe, il faut d’abord choisir l'accord qui convient à la combinaison et qui se rapproche le plus de ses proportions.

Ceci fait, le premier graphique à établir est celui de la charpente musicale ou figure des proportions.

Les deux graphiques (planches 2 et #4) représentent deux types de charpentes musicales de styles différents, sur lesquelles ont été construites’les deux petites chapelles dont l’une est traitée en style grec et l’autré en style roman ou plein cintre.

Elles procèdent toutes deux de la corde de Sol divisée en 96, nombre du premier triangle ou triangle de Jésus (Archéomètre).

La première de ces deux figures ne comporte pas de vibrations, la deuxième au contraire est armée de quelques-unes de ces vibrations qui-donnent directement la forme et le style du petit monument.

A l’exception de ces deux figures, toutes les autres sont rapportées à la corde de Sol divisée en 240, nombre du deuxième triangle de Marie (Archéomètre).

Nous adopterons pour notre démonstration le premier exemple de cette deuxième série, c’est-à-dire le style plein cintre, dont l’accordchoisi etadopté est La Ut Mi accord parfait mincur de La fondamenial.

La corde de La, ou AB sur la figure, est la plus longue et adoptée dans cet exemple comme corde de hauteur. Elle est armée de ses intervalles Ut Mi relevés exactement sur la règle musicale. Son sens procède de haut en bas, du grave à l'aigu, des plus grands intervalles aux plus petits. Dé cette manière, la multiplication des octaves à l’aigu rapproche de plus en plus les intervalles et permet de détacher toutes moulures et petits intervalles nécessaires à la composition.

La deuxième corde verticale CD, du côté opposé de la figure, est la même que celle

s Le (4 s CI ci-dessus ; mais renversée sur elle-même. Elle est armée des mêmes intervalles et

procède inversement, c’est à dire de l’aigu au grave, des plus petits intervalles aux plus grands.

Les proportions de hauteur ainsi réglées, passons aux proportions de largeur, pour former la figure complète du rectangle ABCD.

Là encore nous emploie-

rons une seule et même corde pour les 2 côtés, et pour plus de simplicité, nous adopterons la corde de La?, moitié et octave de la première. __ La corde BG armée des mêmes intervalles que ci-dessus, mais à l’'Octave, procède de gauche à droite, des plus grands intervalles aux plus petits. La corde -AC, opposée au sommet, : est le renversement de celte corde BC et procède inversement, c'est-à- dire de droite à gauche.

Enfin, les lignes horizontales et verticales, passant par les divisions harmoniques de ces quatre cordes principales, constitueront ce premier graphique de la charpente musicale. .

Par ce procédé si simple . toute œuvre d'art peut être établie conformément aux Lois scientifiques de l’harmonie,

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Pour obtenir les formes, Hembra cu Triangle de JESUS (auhoräve)

il faut animer les cordes ou

lignes qui constituent la charpente musicale, en faisant vibrer tout ce que le mouve-

ment doit animer sans nuire à la stabilité. Les amplitudes vibratoires donneront leurs

lois comme tous les faits du système verbal musical,

Type de harnente musicale ermé de see principales vibrations

Divisions mustoules el Enterns les

tanhortes th corde, Sol insérer 96)

dembra du Triangle de Esrye Larhesmitut) Seyle plein énilre

Dans cet exemple, le style étant le plein cintre, les amplitudes vibratoires seront des cercles, c’est pourquoi chaque corde ou chaque partie de corde correspondante à chaque intervalle, devient le diamètre du cercle de sa vibration, et

_ Comme toutes ces cordes et

parties de cordes constituent par leurs longueurs des rapports harmoniques entre elles, il s’ensuit que tous ces cercles seront construits suivant les mêmes rapports harmoniques entre eux:

La charpente musicale ou figure des proportions, animée par ses vibrations, constitue la figure des formes.

Armé de ces deux figures indiquées sur une seule dans cet exemple, lArtiste peut composer directement dans le Principe, en choisissant, pour les proportions comme pour les formes, celles qui conviendront le mieux à son inspiration et à sa composition.

Cette simple figure des proporlions peut engendrer une infinité de vibrations, se.recoupant et se combinant entre elles et permettant de composer une infinité de formes.

Voulant. être aussi clair que possible, dans notre dé- monstration, nous. n'avons indiqué dans cette figure que

les vibrations nécessaires à la construction de notre exemple. (Le stèle plein cintre.)

Les exemples suivants sont construits sur la même figure de proportions, mais de styles différents, les uns sont traités en style plein cintre, les autres en style ogival et chaque figure de proportions est armée de ses vibrations correspondantes à son style.

Par ces quelques exemples on peut facilement se rendre compte des ressources infinies que ce Principe renferme, car par le nombre infini des cordes, et par leurs multiples dispositions, par leurs nombreuses divisions d’accords et d’intervalles, par leur nombre infini d’octaves, par toutes ces lignes et ces courbes se combinant entre elles, enfin par tous ces styles différents, l'artiste pourra établir autant de graphiques différents sur lesquels il travaillera en toute assurance.

Quels que soient les aétords et les styles, tous ces graphiques se const ruisent de la même façon et sont tous applicables non seulement à l’Architecture, mais à tous les arts décrits ci-dessus sans exception. | Démontrer simplement le Principe, prouver que son application est possible et pratique, tel est le but de cet ouvrage. Nous pro que, grâce à ces quelques exemples, nos lecteurs verront suffisamment et à n’en pas douter, qu’il ne s’agit pas ni d'imagination, ni de vaine magie, mais d’une pure et simple vérité scientifique appliquée aux arts.

Du reste, les quelques passages ci-dessous, tirés de la Bible, confirment hautement que cette application de la musique à l’Architecture est non seulement possible, mais qu’elle devra être toujours la règle à suivre, pour la construction de nos édifices et, surtout, pour l'édification de nos tombeaux, chapelles, églises, objets du culte, etc.

Nous y verrons que toutes les dimensions y sont indiquées suivant une même mesure, la coudée, et que cette commune mesure y faisait fonction de module, base de tous systèmes de proportions. Si nous rapportons tous les nombres de ces coudées à la corde musicale de Sol divisée en 96, nombre du premier Triangle ou Triangle de Jésus (Archéomètre), nous verrons que tous ces nombres sont entre eux dans des rapports parfaitement harmoniques. Nous constaterons également'que ces nombres ne sont pas dus à l'effet du hasard, mais à la volonté formelle de Dieu et imposés par Lui sous forme de commandement.

Cette coudée est bien celle décrite par Chateaubriand dans ses pièces justificatives. C’est la Coudée hébraïque sacrée qui servait tout spécialement à la construction des temples. |

Elle était divisée en six parties égales ou palmes mineures, lesquelles étaient subdivisées en quatre autres parties. Le nombre total de divisions et subdivisions était donc de vingt-quatre.

Le nombre six rapporté à la corde musicale de sol divisée en 96 donne les corres-

pondances suivantes : Ré Ré? Sol Ré Sibémol Sol ou accord parfait mineur de Sol fondamental. Nous sommes bien en présence d'un mètre musical semblable à celui qui nous sert aujourd’hui pour nos démontrations.

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Fr And {" dont vous lerez Le Sanclunre.

Verset 10. Vous ferez une arche de hois de sélim qui ait : _

Deux coudées et demie de long . . . . . . . , . . . Si bémol. Une coudée et demie de haut . . . . Fe à 5% 60 Vous ferez aussi le propitiatoire en or très Au Il aura : Deux coudées et demie de long . . . . . . . . . . . Si bémol. Verset 23, Vous ferez aussi une table de bois de sétim qui aura :

CHAPITRE XXVII

Verset 1. Vous ferez aussi un autel de bois de sétim qui aura :

Trois coudées de haut . «+ . + .… . DE MD EE . … Sol.

Verset 9. Vous ferez aussi le parvis du Tobérnaoles Chaque codée aura : Verset 18. Le parvis aura cent coudées le Fr "+ + + …* «+ + Sol bémol,

CHAPITRE XXX

Verset 1. Vous ferez aussi un autel de bois de sétim pour brûler des parfums.

LES ROIS

CHAPITRE VI. — Description pu TEMPLE

Verset 2. La maison que le Roi Salomon bâtissait à la gloire du Seigneur avait :

Vingt coudées de large . … + + + + + Si bémol.

Verset 3. Il ÿ avait un Vestibule dans le Temple de

Vingt coudées de long SO Ge 2 JE st 6 & GE & SE RÉMOR

270 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAIMT-YVES

Verset 6. L’étage d’en bas avait :

Celui du milieu âvait six coudées de large. . , . . . . . Etc. ÉZÉCHIEL CHAPITRE XL

S1 bémol. Sol.

Verset 2. Il me mena en une vision divine, et il me mit sur une fort haute montagne, sur laquelle était comme le bâtiment d’une ville qui”’était tournée vers le

midi.

Verset 3, Il me fit entrer en ce bâtiment, et je rencontrai d’abord un homme dont le regard brillait comme de l’airain étincelant. Il portait une canne pour mesurer.

CHAPITRE XLI

Verset 1. Après cela il me fit entrer dans le Temple, il mesura les poteaux de

l’'Entrée qui avaient chacun :

Six coudées de large + . , . Si nn des . Verset 2.11 mesura la largeur de l'ouverture de la porte qui était de: Hlun et l’autre des côtés de la porte ba chacun : Verset 3. Il mesura un poteau de Ja Doré qui était de : Deux coudées . . . : MR RS D RU à Verset 4. Puis 1] mesura sur > sos: du temple une longueur de : et une largeur de : vingt” coudées . . . . . . RE Verset 5. Puis il mesura l'épaisseur de la muraille qui était de: et la largeur des chambres bâties en chose du temple et dont caen était de : Quatre coudées. . . . en Rd M

Verset 8, Je considérai les habee hautes qui étaient autour de cet édifice, et elles avaient parle bas la mesure d’une canne ou de:

Verset 9. L’épaisseur des murs extérieurs éent de :

Sol.

Sol.

Sol.

Verset 10. Entre le bâtiment de ces petites chambres et celui du Temple il y avait

un espace de : :

Verset 13. Il mesure la longueur de la maison qui était de :

Verset 14. La place qui était devant la face du Temple avait :

Verset 22. L'autel qui était de bois avait : |

Trois coudées de hauteur 8 + C e Q] , . * Li » + . . Sol.

A l'exception des parvis qui avaient cinquante ou cent coudées, nombres correspondants- à la note Sol bémol divisée en 96, toutes les autres dimensions sont en correspondances exactes avec les notes $ol, Si bémol, Ré, accord parfait mineur de Sol, divisions et correspondances musicales de la coudée hébraïque. -

CHAPITRE XLII £.

Verset 15. Lorsque PAnge eut achevé de mesurer la maison intérieure, il me fit sortir par la porte qui regardait vers l’orient et il mesura toute cette enceinte.

Il mesura donc le côté de lorient avec la mesure de la canne et il trouva cinq cents mesures de cette canne tout autour . 4 . , . , . . . Sol.

Ézéchiel indique Chapitre XLI Verset 8 que la mesure de là canne ont se servait l'ange pour mesurer le temple était de six coudées.

D'autre part nous avons indiqué plus haut que le nombre:total des divisions et subdivisions de la coudée était de 24.

6 x 24 — 144 ou mesure de la canne

12.000 rapporté à l’Étalon musical de M. le Marquis de Saint-Ÿves correspond à Sol: ou octave decet Étalon divisé en 144,000,

Là encore il y a correspondance musicale,

Enfin nous terminons ces références, en citant les quelques passages suivants tirés, comme ci-dessus, du Prophète Ézéchiel.

CHAPITRE XLIII

Verset 10. Mais vous, Fils de l’homme, montrez le temple à la maison d'Israël, afin qu’il mesure toute sa structure.

Verset 11. Montrez-leur son dessin, etc.

Versct 12. Telle est la règle qu’on doitgarderen bâtissantla maison de Dieu sur la montagne.

Ces passages prouvent surabondamment l'importance capitale que: Dieu donnait à tous ces nombres, pour la construction de ses Temples, lesquels nombres étaient, à n’en pas douter, autant de Paroles musicales et constituaient, dans leur ensemble, une harmonie parfaite.

Cependant nous devons ajouter que, malgré tout ce que nous venons d'exposer, l'ensemble de ce travail ne peut pas être jugé sur ces simples données, et voici à ce sujet quelle était la pensée de M. le Marquis de Saint-Yves. « Le Système archéométrique et ses dérivés ne demandent pas la foi, Ils donnent la certitude technique à l’Étude de même nature. Ne procédant pas de la philosophie, mais de la science appuyée sur la Religion, il ne relève pas de l’opinion, mais de l’observation et de l'expérience. Des fragments peuvent étonner, mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils puissent convaincre. La conviction ne peut naître que par l’étudé soit de l’Ensemble, soit de l’une des séries complètes du Système, » |

Quand l'application de ce Système aux arts sera bien connue et comprise, nous ne doutons pas que tous les artistes avides de connaître cette pure vérité auront une reconnaissance-sans borne pour M. le Marquis de Saint-Yves, ét si nous lui rendions ici tout l'hommage qu'il mérite, il nous répondrait ce qu'il nous a dit mhintes fois. « Gloire au Verbe Incarné, à Notre-Seigneur Jésus-Christ dans son Principe. »

Nous n’ajoutons plus qu'un mot. C’est pour lui présenter, au delà de la tombe, cette suprême et sympathique reconnaissance, et l'expression la plus sincère de notre respect pour son souvenir.

Ch. Goucx,

Architecte diplômé par le Gouvernement.

CHAPITRE Il

(Résumé des Adaptations Diverses)

1. MonpnoLociE DE LA PAROLE 8AGRÉE. — 2. L'univers ET LA Gourre D’Eau, Crisraux, Lys, OEIL, cb ous

PLAQUES. — 3. L'ÉTALON ET SES DÉRIVÉS. 4. LES vASES D’ÉLECTION TRoIS STYLES. — 5. Les CoLONNES SACRÉES SEPT STYLES DIATONIQUES. 6.. LES CHAPELLES pu SAINT NOM DE MARIE QUATRE STYLES. — ÉGLISES CATHÉDRALES

LA MÉTRObLOLITAINE pu Saixtr No DE Jésus. F

Sous le nom d’Archéomètre, nous avons inventé, déposé et publié comme notre sceau et marque, un graphique de la science des correspondances cosmologiques fondée sur la Parole et sur ses Équivalents.

Nous n’avons donc plus à le décrire ici, mais à l’appliquer comme Rapporteur à l'Architecture musicale dont il renferme le principe et les Lois.

Ce principe et ces Lois. intéressent aussi tous les Arts et Métiers esthétiques susceptibles d'entrer dans la synthèse monumentale, sacrée ou mondaine, ou d’en être détachés.

Autrement dit l’'Espèce architecturale’ spécifiée par la Parole ou par ses Équivalents musicaux peut imprimer l’unité de son harmonie à tout ce que l’Édifice renferme de formes et de couleurs esthétiquement combinées, quelle que soit la substance employée : ornementation, mosaïques, fresques, vitraux ou vitrages, tentures, tapis, ameublement, céramique, statuaire tombeaux, étoffes, lingerie, dentelles, vêtements, orféevrerie, ferronnerie, etc., etc.

L'Édifice religieux est celui qui exige le plus de conformité au Principe, le plus d’exactitude dans l’observancé des Lois archéométriques et de toutes leurs correspondancées. C’est donc par lui que nous ferons notre démonstration; elle sera d’autant plus valable pour l’application de notre méthode aux Arts mondains.

Pour édifier un monument, sclon son principe et ses lois, nous employons plusieurs instruments de précision parmi lesquels :

io L’Archéomètre comme Rapporteur universel ; :

2 L’Étalon archéométrique comme Règle d’Arithmologie, de Métrologie et de Morphologie musicales ;

, 3° Un Rapporteur des degrés de l’Archéomètre, en ce qui regarde la classification exacte des couleurs, leurs musiques et leurs correspondances universelles.

La démonstration qui va suivre renfermera la description des deux derniers instruments dont l’usage sera ainsi mieux compris.

Soit une Espèce architecturale simple, la Chapelle.

Dans l’empirisme de PArt quinous occupé, celle-ci serait une œuvre d'imagination appuyée sur l’imitation. Elle serait done sans spécification précise et demeurerait indistincte et indéterminée comme destination.

Dans l’art scientifique et religieux que nous inaugurons, ellé sera spécifiée et déterminée par le nom ou par l’Équivalent musical, qu’elle devra exprimer graphiquement, selon les Lois de la musique dès Formes.

Le nom que nous choisissons ici est celui de MaRiE. Les lettres majuscules sont celles qui devront être prononcées en prédominance mélodique. Les autres rentreront dans l'harmonie qui accompagnera la mélodie.

ARCHÉOMÈTRE

Le Nom de Marie nous amène donc à appliquer l’Archéomètre à la Science des Religions, à leurs positions exactes dans la Genèse et dans la synthèse du Verbe, à leur symbolique, à la signification logique de toutes les expressions de la Pensée créatrice, lettres, nombres, notes, formes, couleurs, fonctionnalités ‘angéliques ou cosmologiques, équivalencés et correspondances de tous ces signes du Verbe, harmonies correspondantes de l’année liturgique, des mois, des jours, des heures, etc.

La Religion du Verbe qui est le principe de comparaison de toutes les autres, -se lit sur les deux premiers trigones Nord et Sud de l’Archéomètre.

Le premier trigone porte en langue sacréc le nom du Verbe-Jésus ; le secondcelui de MaRiE.

C’est donc ce deuxième triangle, celui du Solstice Sud de la Parole que nous avons à interroger.

La Musique étant la langue des Nombres qui va nous donner la langue des Formes, nous lisons sur le trigone de MaRiE: M— 40 + R— 200 — 240.

La division de ce nombre musical par 8 se lit à la troisième lettre E = 8.

De plus, nous lisons M — 40 + E— 8 —48. La Référence liturgique de ce Nombre, le Musical élémentaire se lit dans Moïse, Genèse, Ch. 1v, v. 21 : I0BaL — 48. La première lettre I indique la corde et ses correspondances.

ARCHÉOMÉTRIE MUSICALE DES LANGUES LITURGIQUES

SALUTATION ANGÉLIQUE

LANGUE LATINE Marquis de SAINT-YVES d'ALVEYDi:

| Andantino mf. CS LE A ee Sn EN me = | BASSE RE ————— TE ER

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Ho; l'on emploie la Harpe, jouer la vole en OCR et de reprod.clhiun PRET LEE,

bus!

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ee FE SERIE VBRUE

L'Archéomètre vient donc de nous donner le système musical dont nous aurons à nous servir et qui dérive lui-même de celui du premier tri gone et du Nom du ue

L'harmonie étant ainsi déterminée, il ne nous reste plus à lire que l'équivalent mélodique du nom que nous avons choisi. L’Archéomètre nous

Prononcé à la manière moderne, ce nom donne les harmoniques suivantes :

1 — Sol, harmonique d’Ut comme quinte, de Ré comme quarte. — À est le rayon ou la corde qui va être choisie. :

| L'Archéomètre vient de nous donner les nombres musicaux du nom que nous voulons édifier et faire prononcer par tout objet esthétique rentrant dans l’Édifice sacré.

Il nous faut maintenant les séries musicales et modales de ces nombres, et enfin leur transposition d’Arithmologié en Morpliclogie, autrement dit, de la langue des Nombres dans celle des Formes équivalentes.

L'ÉTALON

1. SenoïérriE pes NoxBres DE LA Panorr SACRÉE, SérrE VERBALE, SÉRIE PHYSIQUE. 2, Érazon er Dérivés, — Diaronie HEPTACORDE. 4, Ocrocorpe. — 5. CHROMATISME SIMPLE, — 6, CHroMA- TISME DougLe. — 7. CHROMATISME MULTIPLE.

Nous avons alors recours à notre denxième instrument de précision, l'Étalon ou règle musicale de l’Archéomètre.

Voici sa description succincte :

Il se compose d'une ligne métrique de 1 m. #44 marquée iransversalement par des divisions dites intervalles. Celles-ci sont spécifiées par des nombres qui portent d'un côté le nom de Série Verbale, de l’autre côté le nom de Série Physique.

La série verbale est la langue des Nombres, leur musique universelle.

Les chiffres de la Série Physique sont leur inversion proportionnelle, permettant tous les calculs possibles des vibrations.

Ge doublesysième, donné par l’Archéomètre, confirme celui des physiciens basé sur les nombres simples et sur leurs Rapports également simples.

Il est ainsi conforme à la Science moderne et, en même temps, à la Révélation chrétienne dont il-porte les références arithmologiques et arithmométriques aux Nombres 144.000 pour l’Arithmologie musicale et 144 pour la Métrologie correspondante.

La Métrologie de l’Étalon suit la même marche que son Arithmologie. Elle part de la plus grande longueur de l'Unité qualitative mensurale comme l’Arithmologie part du plus grand nombre faisant fonction d'unité qualitative d’universalité spécifiant verbalement la série.

Une simple lecture montrera que cet Étalon assigne au mètre la corde Ré b et qu’ainsi toute la série verbale des nombres emboîte exactement la numération et la mensuration du système français, ce qui n’est le cas d’aucune autre règle sonométrique.

Sur toutes, on assimile au mètre la corde d’Ut et sa règle qui ne lui correspondent pas, et la présence du mètre à côté de cette règle sonométrique d’Ut est plutôt faite pour gêner qne pour servir l'observation, l'expérience et le calcul, en ce qui regarde la sonométrie au double point de vue verbal ou musiealet physique ou vibratoire.

On lira sut l’Étalon que la position exacte de la corde d’Ut répond à 1 m. 08, Ainsi Ré b 1 m. 000, et l'Étalon pousse cette division jusqu’à 1 m. 00.000. À son tour, Ut 1 m. 080 et l'Étalon poussé cette division décimale jusqu’à 1 m. 08.000. .

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5e Style ou Grand Style. — Cnaretue DE Mante,

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

OFFICE NATIONAL DE LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE

BREVET D'’INVENTION‘

XII. — Instruments de précision.

8. — Poins ET MESURES, INSTRUMENTS DE MATHÉMATIQUES

Brevet de quinxe ans demandé le 26 juin 1903 par M. Joseph-Alexandre de SAINT-YVES,

résidant en France.

Moyen d'appliquer la règle musicale à l’architechnie, aux beaux-arts, métiers et

industries d’art graphiques ou plastiques, moyen dit :

Étalon-archéométrique.

Délivré le 19 septembre 1903 ; publié le 23 novembre 1903

Cette invention a pour objet un moyen dit: Étalon archéométrique, c’est-à-dire une échelle musicale, figurée sur une règle permettant ‘d'appliquer à à l’architechnie, aux arts et métiers

sou industries d'art graphiques ou plastiques la raison mathémathique des proportions esthétiques simples ou combinées, Les lois de cette raison sont les nombres, les mêmes que ceux de la musique et de l’harmonie, mais so appliqués aux lignes proportionnelles, aux formes, au lieu de l'être simplement aux cordes sonores et aux sons. Cet étalon diffère des'autres règles musicales, en ce qu'il satisfait aux conditions suivantes : 1° Il est com- 45 plètement arithmologique, c'est-à-dire armé d’une double série de nombres formant une double règle proportionnelle, destinée au calcul des proportions esthétiques. — 2° Il est morphologique par ses intervalles, marqués 20 chacun d’une barre transversale. Ces divisions dela corde ou de la ligne sont motivées par les nombres correspondants. — 3° Il est mé- trologique, en rapport rationnel et parlant avec le système métrique décimal, le mètre.

(4) Le « Brevet» se rapportant surtout à l'Étalon et à

& 1n-Cxtenso ».

— 4° Ilsest archéologique et archéométrique, og en rapport rationnel et parlant avec l’archéomètre, de notre créalion.

Cet archéomètre (voir figures) ést un instrument de précision, rapporteur cyclique, code cosmologique des hautes études reli- 39 gieuses, scientifiques et artistiques, IL est composé de plusieurs zones concentriques d’équivalents comprenant de la circonférence au centre : une double zone de degrés : une double zone de lettres: une double z zone de 98, nombres ; une double zone de notes musicales ; une double: zone de couleurs et une double zone de signes cosmologiques. Par ses notes et par ses nombres musicaux l’archéomètre est le générateur de cet étalon. Mais, 49 notes et nombres ont, sur flarchéomètre, d'autres équivalents, en tant qu’expressions fonctionnelles de la raison scientifique. L’étalon. entraine donc, par ses rapports exacls avec l’archéomètre, toutes les applications possibles js de ce dernier aux arts, métiers et industries d'art ci-dessus désignés. De plus, il prête à- toutes les autres échelles et règles musicales,

ses adaptations, nous le reproduisons ici

appliquées aux mêmes usages, tout ou partie | siciens, celle de Ptolémée ; — 3° fig. 6, le de ces correspondances archéométriques. mètre décimal français ; — 4°fis, 7, la règle 10 La planche montre comment sont cons- | du système tempéré ; — 5° fig. 8, la règle du truites les règles musicales, et quelles modi- | système de Pythagore. Les règles des fig. 5,7 5 fications cette invention y apporte. Elle ren- | et 8 sont pourvues d'une ligne médiane f,

Big.6 Fig.7 Fig. 8

s ' HE Le n Pen nn EE A mi FER mi mi Hire s la À o"2s fes ÿ 0 LS û 0 Étalon archéométrique Règle sonométrique Mëtre Règle du système Règle du système LL Ptolémée tempéré de Pythagore.

ferme cinq règles, dont une est le -mètre | d’un axe dont on expliquera ci-après l’usage. ui-1nêmeE : 1Y, étalon archéométrique : es règles fig. 5, 1 existent sur tous les I ême : 1° fig. 4, l’étal : trique ; | L gles fi 6, tent sur t les 43 — 2° fig. 5, la règle sonométrique des phy- | sonomètres, celles des fig. 5 et 7, sans séries

arithmologiques, Leur échelle musicale montre que les règles fig. 5 et 7 sont rapportées à la corde #4, cle mème nl au mètre, fig. 6. La règle fig. 5, celle des physiciens, la seule 5 qui soit scientifiquement e exacte en elle-même, cst complète en ce qui regarde la corde ut armée de 22 intervalles enharmoniques. Elle n’est pas directement arithmologique, puisqu’elle ne porte aucune série des nombres 10 logiques et physiques quimotivent ses divisions transversales. Elle n’est pas morphologique d’une manière directe, puisque les nombres qui motivent ses intervalles esthétiques ne S'y trouvent pas. Elle n’est pas métrologique, 15 puisque la corde d’ut qu'elle représente est divisible par 9, donc par 6 et par 3, ce que n’est pas le système décimal du :mètre. Elle n’est donc pas archéométrique, faute de ces correspondances scientifiquement exac{es. La 20 règle fig. 1, celle du” sy stème tempéré, remplit encore moins ces conditions, car elle est inexacte en elle-même, sans parler des rapports ci-dessus. Elle ne renferme que 13 intervalles chromatiques au lieu de 22 enharmo- 25 niques ; et cette série chromatique d’at ést lloname mexacte, sorte de cote mal {aillée confondant empiriquement le dièse et le bémol. La règle fig.- 6 est le mètre divisé 30 100.000. Le plus grand nombre, assigné au mètre entier, y fait fonction d’intégrale, d'unité arithmologique, qualitative, d‘universalité numérique et arithmométrique. Il repré- sente toute la mesure de longueur, et, sur 33 les sonomètres, toute la corde d’ut, le son fondamental, dit ionique. Dans lapplication objet de cette invention, la corde devient la ligne esthétiquement divisible en autant d’intervalles ou de lignes secondaires que le 40 nombre intégral commande de sons musicaux sériés. Le mêtre a donc un sens logique, un sens défini, qualitatif et non pas seulement un sens physique ou quantitatif. Quand son inté- grale commande sa longueur par 10 à une 58 extrémité, l'autre extrémité marque Zéro, l'arrêt de Ja série, et au-dessus du zéro il marque un décimètre, c'est-à-dire l’incrément de l'intégrale 10. De même pour 100, 1.000,

tégrale étant 100.000 à l'extrémité qu’on #0 nommera grave; l’incrément à Flaigu sera

Dr mx de mètre. Et, dans cette application,

ce serail de ligne esthétique, si le

mo: Gous mètre armé de cette intégrale pouvait être assimilé à un sanomètre, c'est-à-dire, si parmi les 55 22 cordes enharmoniques, il yen avait une susceptible de la même intégrale: 400.000. En lisant ce nombre sur l’étalon, fig. 4, série verbale côté gauche, on voit qu'il commande la corde et, dans cette application, la ligne-ré 60 bémol. Ul est donc reculé de 1 mètre à 1" 08, c'est-à-dire -à son intégrale enharmonique 108.000, Ce recul au grave, nécessaire comme on leverra, donne donc le rapport ul 108 : Ré bémol 100 — 27: 25. Tous les nombres 65 de l’échelle des 22, série verbale, s’emboîtent ainsi, sans aucune exception ni fraction, avec les divisions correspondantes du mètre. Par conséquent le mètre correspondant exactement à la corde ou à la ligne de ré bémol 70 devient à la fois un sonomètre, et, par suite, un morphomètre esthétique, ce qui n'aurait pas lieu, sans cette invention, sans cet étalon archéométrique.

L'avantage, soit de cetteapplication directe 75 du mètre, soit de cette correspondance, a une grande portée pratique. La mise à l’échelle et la mise au point en sont simplifiées et facilitées, non seulement pour les compositions graphiques et plastiques, mais pour leur exé- 80 cution par lindustriel, l’entreprenèur ou Île maître ouvrier. De plus, comme la série verbale commande la série physique côté droit, par inversion proportionnelle, l’exactitude de cet étalon, non seulement en lui- 85 même, comme proporlions, mais dans toutes ses correspondancés, permet de rectifier les sonomètres, en tant qu'instruments de physique. Les figures 5, 7 et 8 montrent qu’ils font correspondre la longueur de leur corde 9% musicale avec le mètre, et cela est juste si cette corde est le r£ bémol, au lieu de lut. Mais le son de la corde métrique est lui-même, grâce au diapason, un son fixe, comme la corde même, et non pas seulement proportionnel, 9% Par exemple le diapason actuel, basé sur l'empirisme des musiciens et°'des fabricants

d'instruments de musique, est le /@, donnant à son intervalle ou à sa corde 862,2 vibrations, et, par conséquent, à la tonique et à la corde

ul 517,3, La seule lecture de ces chiffres

5 montre qu'ils sont empiriques, et il n’en peut pas être autrement, puisque: les savants ont arrêté la marche à laigu, celle des musiciens, sans la rétrograder à ses correspondances exactes. Tous les traités d’acoustique et de

10 Sonométrie s'accordent, du reste, à dire que ce diapason est trop haut.

Les rapports de l’étalon avec l’archéométre sont : 4° les notes musicales ; 2° les nombres diatoniques; 3° les correspondances du dia-

15 tonique et dé Penharmonique ; les correspondances du double cercle de 360° avec l'échelle énharmonique de sol. Ces rapports entraînent ceux de toutes les séries d’équivalents que porte l’archéomètre: Le rapport des notes mu-

20 Sicales saute aux ÿéux et n’a pas besoin de démonstration. Celui des nombres diatoniques est fixé en\çorrespondance avec les lettres R. corde de sol, série diatonique verbale. La cor-

25 respondance du double cerclede 3600 avec l'échelle enharmonique de sol est fixée par ce nombre 360 X 400, nombre de la lettre Th, la dernière des alphabets arithmologiques employés sur l’archéomètre. (Ces alphabets ont

30 22 lettres, qui sont 22 nombres, comme l'échelle enharmonique a 22 intervalles, 22 cordes ou 22 lignes commandés par 22 nombres, — nique.

35 Le sens logique de la série verbale corres-

-_ pond directement avec le sens métrique, du plus grand nombre au moindre. Le sens de la série physique procèdé parallèlement, mais inversé, du plus petit nombre au plus grand.

40 La ligne d’axe f, tracée sur les règles musicales, f, k, 5, 7 et 8, représente la corde métrique, puisque ces règles proportionnelles sont des sonomètres. Mais elle représente aussi la ligne esthétique, ‘puisque ces mêmes instru-

43 ments constituent dés règles proportionnelles esthétiques. — Dans ce cas, on dispose une

rainure suivant la ligne d’axe, de telle sorte

que la règle en soit ajourée, et que la pointe d’un crayon ou d’un tire-ligne y puisse glisser

aisément. Ainsi l'artiste ayant choisi ses inter- 50 valles musicaux, peut les tracer, comme on l'indiquera, en lignes proportionnelles selon les nombres qui président à ces intervalles. Ensuite, il n'a plus qu’à combiner ces rapports linéaires simples, en observant leur harmonie 53 arithmologique, arithmométrique et, consé- quemment, morphologique. Ces règles peuvent être en substance transparente ou translucide, sertie ou non sertie, comme le verre trempé ou toute autre matière, En outre, ces mètres 60 peuvent être articulés musicalement, de manière

à se plier suivant les divisions musicales. Enfin, ils peuvent être coulissants, comme les règles à calcul, de sorte que chacun des 22 intervalles ou de ses octaves constitue une règle 65 proportionnelle modale suivant son nombre. En dernier lieu, ces règles peuvent êlre armées d’un mécanisme qui permette de les combiner en tés ou en polygones.

Après avoir expliqué la construction de ces 70 règles, passons à Fapplication de létalon, application qui serait semblable pour toutes les règles sonométriques. (Cette application est valable pour l'architecture, pour tous les arts et métiers susceptibles d'entrer harmo- 7 nieusement dans toute synthèse monumentale ét de l’accompagner ou l’encadrer, savoir : ornementation, ferronnerie, ameublement, éhé- nisterie, fresques, mosaïques, vitrages et vitraux, statuairc, céramique, orfèvrerie, :ten- 80 tures, tapis, étolfes, lingerie, vêtements, dentelles, joaillerie, jardins et parcs, marbrerr: tombeaux, elc.

Les quatre exemples ci-dessous, tous dans un seul style, sont : une chapelle en élévation s5 et plan, fig. 9-et 10, une chaise, fig. 11, une armoire, fig. 12, un vase, fig. 13. Pour: chaque exemple sont “adoptées en prédominance les trois notes mélodiques /u, ul, ré, choisies sur l’archéomètre, fig. 2, et corres- 90 pondant aux lettres M, R, [, sans préjudice de leur accompagnement harmonique, selon le mode de leur tonique. Pour la première position de ces trois notes, la tonique est /4. On détache donc la règle musicale de /u, 95 à sa correspondance sur létalon fig. #, et on l’adopte pour ligne et règle esthétique (AA A'À) de hauteur, voir fig. 4. On prend ensuite

son octave, sa moitié, la ligne et la règle (BB'°-B'B) correspondante à cet octave, et on l'adopte comme largeur sous le nom de lu2. Ces lignes ou règles sont réduites au quart 5 dans les quatre exemples. Glissant ensuite le crayon soit dans la rainure f, soit le long de ces règles, on relève les intervalles par points et lignes. Soit par exemple les figures 9, 10. C'est la façade d'une chapelle conforme au 10 style donné par les notes adoptées, par consé- quent par leurs intervalles et lignes. AA’ est donc la corde verticale de hauteur armée de ses intervalles ; son sens vertical procède de haut en bas, du grave à l’aigu, des plus grands 45 intervalles aux moindres, De cétté manière, la multiplication dés octaves à l’aigu rapproche de plus en plus les intervalles, et permet de détacher les moulures de la partie inférieure, de la base des colonnes, de la porte, ete, — 20 A'A, côté opposé, est eette même cerde.ou règle en sens contraire. Par le même procédé que pour la corde AA"on obtient les moulures de la partie ‘supérieure. Cette. corde, comme renversement de la première, en donné les 25 harmoniqués-morphologiques, suivant les lois qui président à ces mêmes harmoniques, exprimées en sons sur la corde sonore. Les lignes horizontales, indiquées en traits fins, ont été prolongées à dessein jusqu'aux inter- 30 valles qui les gênèrent sur ces deux cordes ou règles verticales, afin de mieux montrer ces correspondances. Les proportions de hauteur étant ainsi réglées, où passe à celles de la largeur. Là encore, on emploieune seule et ss même corde, celle de l4?, moitié ou octave de la précédente, avec même renversement que ci-dessus. La corde horizontale ou règle BB’, à la base, : a son sens de gauche à droite: La corde B'B, au sommet, a le sien dé droite à 40 gauche, Ici encore, et par le même procédé que ci-dessus, les lignes mélodiques s'enrichissent de leurs harmoniques. Enfin le recoupement de toutes ces lignes horizontales et verticales combinées donne le graphique mu- 43 sical, dans lequel se dessine le monument. Par ce procédé si simple, l'œuvre d’art est conforme aux lois scientifiques des proportions, puisque la morphologie de ces lois est expression exacte de leur arithmologie. Le

graphique qui précède détermine un genre, 59 celui des lignes ou cordes en repos, que nous nommons inerte.

Pour animer ce genre, on fait vibrer ces cordes ou lignes. Dans les exemples choisis, le rectangle a pour correspondance la vibra- 55 tion de plein cintre. C'est pourquoi chaque corde, grande ou petite, devient le diamètre du cercle de sa vibration. Ces vibrations, comme leurs cordes, sont musicalement proportionnelles en elles-mêmes et dans leurs 60 combinaisons. On obtient ainsi, comme en cé qui regarde les lignes ou cordes au repos, la musique morphologique de l’ensemble et de tous les détails dans l’ensemble. Mais l'accord utré-la,: ses nombres, ses intervalles, sont 65 susceptibles de trois positions, conformément aux lois musicales. Les exemples fig. 9, 10, 11, 12, 13 n’en donnent qu'une qui suffit à prouver les deux autres. Quant à l’accompagnement ‘harmonique de cet accord, il s'effectue 70 dans son mode tonique, suivant l'exemple adopté pour la démonstration, et les lignes proportionnelles qui en résultent sont obtenues et traitées comme précédemment.

Même manière d’opérer, même posilion, même 75 style en ce qui regarde la chaise fig. 11, l’armoire fig. 12 et le vase fig. 13.

Les 22 intervalles de la gamme des formes ou lignes proportionnelles de beauté, suivant les mêmes lois arithmologiques queles 22 sons, 80 ont, comme eux, un nombre presque infini de combinaisons scientifiques possibles. C? est donc toute celte ressource nouvelle que cette application de la règle musicale apporte à larchitecture et à tous les beaux-arts et métiers 85 d’art ci-dessus dénommés.

Les exemples qui précèdent correspondent à la composition artistique. Quant à l'exécution par la main-d'œuvre et.par l'industrie, la réduction au quart, signalée-plus faut, per- 90 met de se rendre compte de la simplification qu’apportent ces instruments à toute mise à l’é- chelle, si grande qu'elle soit, étant donné surtout leur rapport exaët au mètre, par lé talon: archéométrique. 95

En ce qui regarde la correspondance musicale des couleurs avec les formes, on peut la

lire sur l’archéomètre chromique fig. 1 :

H, la = violet : Es 4 proportions harmoniques exactes des couleurs fondamentales qui doivent entrer dans un mé- 10

R, ui — orangé: RS lange répondant à une harmonie voulue. Ce Ses rapporteur se pose sur l’archéomètre chromique

M, ré= vert: 3 fix. 4, centre sur centre, de tèlle-sorte que ses deux rayons extrêmes soient bissecteurs des angles et polygones des deux couleurs fonda- 15

mentales dont on veut connaître les mélanges.

ét ainsi de suite pour toutes les autres 5 notes et correspondances archéométriques. La figure 3 représente un rapporteur de 120°,

imprimé sur substance transparente ou trans- Par procuration de : De SaINT-Ÿves. lucide, Ce rapporteur sert à déterminer les Mauzvaurr.

la ut re MI [2

Application de l'Étalon à l'Architecture, corde de La.

Toute l’Arithmologie musicale est donc en correspondance exacte avec le système décimal et métrique français.

L'Étalon de l’Archéomètre est, à ce titre susceptible de ramener à l'Unité de son Universalité tous les systèmes du monde, mais nous avons à nous limiter ici à l’application qui est l’objet du présent exposé. -

Comme: le Nombre verbalise l’Intervalle et celui-ci la Forme, on comprendra facilement comment nous allons transposer la mélodie et l’harmonie nominales de la langue arithmologique dans la langue morphologique.

Nous lisons sur l’Etalon le nombre de 249 en tête de la série valable :

240 est générateur d'une gamme de XII sons, VIIT diatoniques, IV chromatiques ; et il est spécifique de la corde de Sol qui correspond à la lettre I.

Immédiatement après 240 Sol, vient sa seconde diatonique. La 216 qui sera une de nos cordes.

Nous trouvons ensuite à 180 Ut à 160 Ré, nos deux autres cordes.

Nous avons ainsi les séries harmoniques déterminées par la Mélodie, en ce qui regarde les deux genres diatonique et chromatique.

Mais, si l’on veut employer au lieu de VIII et de XII nombres musicaux à la gamme, tous ceux du système trinitaire qu'on nomme enharmonique, on lira avec autant de facilité cette enharmonie sur notre Étalon. Elle résulte de la multiplication de chaque nombre diatonique bécarre.

576 — 24 X 24 pour obtenir le dièse. ‘

C’est pourquoi onlit sur la série verbale de l’Étalon :

etainsi de suite.

Les divisions correspondantes de l’Étalon permettent d'employer tous les genres musicaux possibles diatoniques, chromatiques, enharmoniques et de les transposer dans la langue des Formes par les intervalles équivalents :

Le nombre 144,000, le seul qui puisse donner l’enharmonie de la corde de Sol est liturgique dans la révélation chrétienne. C’est celui que saint Jeanassigne au système musical céleste comme son sceau arithmologique.

Le nombre 14#4 est celui qu’il assigne à l'unité de mesure morphologique. Cest pourquoi l'Étalon porte cette référence de 144.000 comme arithmologie et de 144 ou 1 m. 44 comme métrologie.

Nous n’avons pas cherché ces correspondances de la Science et de la Religion, elles se sont présentées d’elles-mêmes sur notre Archéomètre et sur son Étalon.

XXT Lettres de la parole sacrée.

XXII Nombres » »

XXII Intervalles métriques »

XXII Sons dans la gamme enharmonique.

XXil Couleurs correspondantes.

Tels sont les cinq Alphabets des cinq langues de la Parole sacrée que l'Archéomètre et son Étalon nous permettent d'appliquer à l’Architecture et à tous les Artset Métiers esthétiques.

Les combinaisons enharmoniques de beauté dont nous dotons ainsi les Arts se montent à un chiffre formidable,

Il faudrait 9 sextillions d’années à 12 heures de travail par jour pour les écrire en notes musicales.

Mais dans la langue des Formes logiques, que nous constituons ici, il faut, en outre, cuber ce nombre des combinaisons possibles de l'alphabet musical des formes ; etencore le cube neconvient qu’à la Morphologie polygonale la plus simple.

Pourtant la fécondité de la science archéométrique, appliquée à l’Art ne s’arrête pas là.

L’Étalon sursa ligne métrologiqueet par la combinaison des XXII cordes musicales qu’elle renferme ne donne la morphologie harmonique que des formes rectilignes et polygonales. C’est ce que nous nommeronsle genre architectural cristallin ou charpente musicale, |

Mais nous faisons vibrer ces lignes comme autant de cordes de harpe ou de cithare. :

Les cordes ou les lignes, simples ou combinées, s’arment ainsi musicalement d’arcs proportionnels à l'Espèce morphologique qui commandent la série et aux différents styles qu’elle comporte.

Toute l’ornementation est ainsi spécifiée selon l’espèce et ses différents styles, et il n’est rien qui ne soit concordant, logique, harmonique, depuis l’ensemble jusqu’au plus petit détail ; rien où le Verbe ne donne à l'Esprit humain la cause et raison exactes de toute beauté et de toute harmonie de beautés. C’est ce que nous appelons le genre vif ou organique, la transformation du éristallin inérte en animé.

C’est pourquoi en regard de la série verbale des nombres se trouve la série physiqué et inversement proportionnelle des chiffres qui permettent le calcul des vibrations, dans le cas où on voudrait se servir de notreÉtalon comme sonomètre.

En ce qui regarde la vibration morphologique, nous rendons le travail esthétique aussi exact et aussi simple que possible par la loi que nous avons formulée ci-dessus ; l'Arc est proportionnel à l'Espèce et aux différents styles qu'elle comporte.

Des: exemples feront bientôt comprendre ce qui précède.

Auparavant, il n’est pas indifférent de montrer avec surabondance que l’équivalence de la Forme et du Nombre est un fait et une loi du Verbe.

L’Étalon nous l’a déjà prouvé par l’équivalence des Intervalles et des Nombres, mais les plaques vibrantes vont corroborer cette preuve.

1° Équivalence du Cercle et du nombre Zodiacal XII.

Soit une plaque circulaire saupoudrée de poussière de lycopode bien nivélée : la vibration y révèlera un système de formes dites Ventres et Nœuds, marquées du nombre dodécimal et de Plaques vibrantes. ses multiples. L’équivalence du nombre Zodiacal XII et de la forme Cercle s'affirme ainsi comme unc parole législative du

Verbe.

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L'ARCHÉONÈTRE DE SAINT-YVES

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Guise. — Charpente musicale des plan coupes et élévations.

La goutte d’eau elle-même (V. fig. p. 298) considérée en tant que surface circulaire montre sous l'influence de la gelée un système cristallin polygonal allant du triangle équilatéral à la combinaison de deux, puis de quatre trigones de même nature, dont les angles seront successivement situés à 180, à 60; et à 30° les uns des autres. C’est la définition du cercle Zodiacal par les Polygones réguliers inscrits.

C’est pourquoi nous avons adopté dans notre Archéomètre la forme Zodiacale pour le Cercle, et les triangles équilatéraux pour définir cette forme.

C’est le principe verbal de la Morphologie et de l’Architechnie qui se révèle ainsi dans ces faits ou graphiques de Lois. La forme y est comme tou- Jours en fonction d’équivalents de nombre.

Soit maintenant une plaque vibrante en forme de triangle équilatéral. Elle est équivalente au nombre 3 comme le cercle au nombre 12.

Suivant la loi des intériorités numériques 3 renferme 2 + 1 qui, ajoutés à lui-même donne 6. La plaque vibrante du triangle équilatéral donne en effet 6 étoiles hexagonales. L’inté- riorité de 6 ajoutée à lui-même donne 21. La même plaque vibrante donne également 21 cercles, demi-cercles et tiers de cercles.

Ces: exemples suffisent pour prouver l’équivalence de l’Arithmologie et de la

Morphologie et la valeur scientifique de notre Archéomètre et de son Étalon appliqués à l'Architecture.

Revenons à notre. démonstration. Les 3 modes mélodiques du nom de Marie sont susceptibles de 3 positions

conformément aux règles connues de la Musique, mais ces sons n’ont cette qualité verbale triple qu’en fonction des nombres.

Nous adopterons ici, pour que la démonstration soit simple et facile, La! 216 sur La? 108, étant bien entendu que dans cet intervalle d’octave, ceux de tierce mineure Ut 180, et de quarte Ré 160 auront à prononcer les autres lettres du nom. Nous prendrons ainsi une des 3 positions comme exemple et celle-ci nous donnera 5 styles.

L'ARCHÉOMETRE DE SAINT YVES

Écuise, — Façade prinapale.

Nous détacherons donc de notre Règle-Mère deux règles secondaires ou cordes, La et son octave.

Nous les disposerons ensuite en Té, après les avoir graduées en séries modales conformément à l’Étalon et à son système diatonique.

L’octave 108 servira de base, de ligne horizontale et de largeur, la corde entière servira de hauteur et d’axe de symétrie. On remarquera que nos cordes non combinées sont triples. ;

L’une donne la gamme adoptée, l’autre son renversemént qui permet de relever

‘les harmoniques morphologiques correspondants, les consonnants. Enfin, la corde ou ligne métrale du milieu rassemble tous ces intervalles qui s’appellent comme lorsqu’on

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frôle avec la pulpe du doigt les cordes d’une cithare du point morphologique où les noms éveillent des sons harmoniques consonnants.

Sur ces simples données, l’espèce musicale adoptée par nous, c’est-à-dire La! sur La, 216 sur 108, va générer cinq genres ou styles.

Nous avons vu les cordes ou lignes métrologiques engendrer le Té, celui-ci à son tour engendre un quadrilatère et ce dernier enfin cinq triangles différents.

Ces cinq triangles, que nous appelons frontons, gènèrent nos cinq styles dont deux très voisins repèrent le grec. C’est pourquoi ces deux styles étant presque semblables nous n’en donnons qu’un seul exemple.

1e style. Il repère le grec sans l’imiter car notre méthode élimine jusqu’à la

possibilité de l’imitation, par cela seul qu'elle est directement logique, verbale et musicalement systématique. Le cartouche placé sous l'édifice marque son style, La première figure donne la charpente musicale selon le genre cristallin inerte que lui assignent la base et la hauteur communes aux quatre exemples, avec la différence spécifique de la triangulation marquée sur le cartouche.

Nous n’avons pas besoin d’enregistrer ici les proportions musicalement données, tellement elles sont faciles à lire sur l’exemple même.

La corde d'Ut et celle de Ré chantent leur musique de formes aux points marqués sur Ja règle et le mode harmonique de La accompagne et résout cetie mélodie.

. La figure voisine indique le passage de ce style genre cristallin au genre animé dont il est susceptible par la combinaison des arcs de cercle ou vibrations conformes à sa triangulation.

3° style — — mêmes observations

Ainsi avecune seule position, nous obtenons cinq styles et nous pouvons employer les trois positions qui nous donneront 15 styles. Nous indiquons aussi l'augmentation des octaves sur la corde verticale qui permet d’élancer sinon de multiplier encore chaque style. Nous mentionnons également que le sujet traité suivant le même principe et lés mêmes lois, mais inversement, peut nous donner la prononciation du même nom en architecture mondaine en villas, châteaux, hôtels, palais, ce qui nous conduit à 30 styles pour une seule espèce spécifiée par un seul nom.

On ne manquera pas de remarquer, en étudiant attentivement ces exemples, que le caractère de l’animation de l’élégance ct de l’exaltation sacrés monte graduellement du premier style au cinquième.

De même que les deux premiers repèrent le grec le troisième repère leroman, le quatrième le gothique ct le cinquième dépasse ce qui était à l’état d'aspiration et d'inspiration dans les formes classiques des trois précédents.

De plus, après le grec qui est comme l’enfance et le balbutiement de l’art architectural, nous voyons les trois autres styles employer la colonne, mais bien différemment. Elle n’y est plus un ornement d’auvent étranger à l'édifice, mais un organe architechnique de support réel ;

Dans le système classique la couronne et l’entablement forment äeux seuls l’ordre de l’architecture. Pourtant ils n’appartiennent n1 à cette dernière ni à la construction dont elle est inséparable. Mais ce même ordre, variable dans notre système suivant l'infinité de ses Espèces et de leurs styles rentre comme partie intégrante dans l’ ensembe architectural et dans la construction tout entière. Cela est déjà visible dans notre troisième style et de plus en plus dans les quatrième et cinquième.

n ARCHITECTURE PARLANTE ET MUSICALE 293

ARCHÉOMÈTRE-RÉGULATEUR

Nous n’avons pas voulu interrompre l’application de notre Etalon. Mais avant de transformer les cordes du genre cristallin en genre vif, par les vibrations proportion-

nelles, nous contrôlons encore cette charpente harmonique, en la posant sur l’Archéomètre.

Voici la destription de ce contrôle à suivre sur la figure correspondante.

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4e Style (Néo-Gothique). — Cnarezze DE Marie.

Le plan occupe la partie centrale du cérclé archéométrique, de manière à déve-

lopper l'édifice en deux faces et en deux coupes.

1° La vue de façade au Nord ;

20 La vue d’arrière au Sud ;

3° La coupe de fond à L'Est ; .

4 La coupe latérale à l'Ouest.

De cette manière on a la vérification complète de l'harmonie de tout P édifice et de toutes ses parties par rapport au plan.

Enfin, le petit cercle intérieur, qui est au centre du plan , indique le môdule.

Mais celui-ci ne s'applique pas séulement, comme dans Part grec, à l'ornementation externe, désignée sous le nom d'ordre, c’est-à-dire à la colonne et à l’entablement d’un auvent ou d'un péristyle. -

Notre module convient à tout l’Edifice musical, inséparable de la coénracien, et à chaque membre de cette synthèse harmonique c des formes.

Ainsi, après avoir employé FRENDESS comme Révélateur, nous Putilisons

encore comme régulateur. ë L

Nous ne donnons de contrôle bios qu'un seul exemple, afin de ne pas allonger inutilement cette description,

L'Archéomètre-Révélateur nous a donné les correspondances du Nom de Marie, musicalement et morphologiquement prononcées en chapelles, par iranspositions su? l’'Étalon. De même, ces deux instruments de précision n nous donnent une des cathé- drales du même nom.

En vertu du même principe, des mêmes lois etdes mêmes Instruments, nous obtenons ainsi une cathédrale du Verbe Jésus. _ ;

Nous y ajoutons une église abbatiale créée de la même manière, mais sans préoccupation de la Parole, afin de montrer que nous pouvons emploÿer la Langue musicale des Formes directement.

Mais, par cela seul qu’elle est Langue équivalente, elle nous donne dans cet exemple, une référence nominale.

Il est bien entendu que ces cathédrales et cette église ne sont qu’un des quinze exemples que nous pourrions donner pour chacune, sans préjudice des quinze autres monuments semi-môndains tels que palais pontificaux ou épiscopaux, séminaires, uni. versités, écoles, hospices, couvents, théâtres religieux, etc.

La seconde est que le cercle chromique de Chevreul ne donne pas les couleurs: pures, mais rabattues par un mélange successif et proportionnel de blanc: et de noir.

La preuve du fait de la correspondance des couleurs aux Formes, se donne par la rotation,

Si l’on fait tourner sur son centre le cercle chromique de Chevreul il montrera

Cristallisation et Morphologie naturelle diverses {Voÿez p. 289).

comme le disque de Newton, l’annulation de toutes les couleurs entre elles, au profit d’un blanc grisâtre.

Au contraire, si l’on fait tourner l’Archéomètre chromique, on verra les couleurs se composer musicalement entre elles, s’aviver mutuellement ; et sur cc fond, le rayon photogénique, le jaune, s'affirmer avec une puissance qu’il ne sembläit pas avoir lorsque le cercle archéométrique était au repos. |

Armé du premier triangle Nord dont les anglés sont situés à 120° l’un de l’autre, l’Archéomètre donne donc le Principe trinitaire, chromique et chromométrique : Bleu,

Armé des deux triangles Nord, Sud, il donne ces trois couleurs, plus leur mélange par parties égales selon trois couples et positions :

Armé outre les précédents, d’un couple de triangles Ouest, Est, il donne le mélange

RER nt C t

des trois couples de couleurs primitives dans les proportions de

les couleurs zodiacales.

Vases

Quant aux objets pouvant entrer dans l’Édifice sacré en consonnance morphologique

avec son harmonie, nous limiterons nos exemples à la céramique ou à l’orfèvrerie en ce qui regarde les vases.

Là encore une seule espèce dans une seule position, mais susceptible dé 3,nous donne 5 stÿles dont 4 nettcment. =

Il en est de même pour tous les autres objets esthé- tiques désignés au $

Golonnes

Nous avons encore une dernière preuve à donner : =

l’obtention de la colonne et de l’entrecolonnement suivant le même système et conformément au module de l’ensemble. Les exemples que nous présentons se réfèrent à l'Église abbatiale.

ARCHÉOMÈTRE CHROMOLOGIQUE

1. Chromologie de la Parole sacrée, les Trois couleurs. 2. L'Héxade des Solstices divins. 3, L'Héxade des Equinoxes Angéliques. 4. La Synthèse ondulatoire complément de l'analyse par radiations. 5. Chronométrie Archéométrale. 6. Les Gammes el modes de la musique chromique : Diatonie, 1. Les Gammes et modes de la musique chromique : Chromalisme el Enhar.

Pour obtenir la Langue des couleurs équivalentes aux différents signes fonctionnels de la Parole, nous employons deux instruments:

1° L’Archéomètre chromologique ; ;

2° Son rapporteur, section de sa zone de degrés.

L’Archéomètre chromique et chromologique est conforme au système de Chevreul en ce qui regarde la succession des couleurs sur le cercle chromique, mais il en diffère par les points suivants :

Le cercle chromique de Chevreul ne montre pas la génération des couleurs par recouvrements de surface, ni per proportions mathématiques. Il ne peut pas le faire parce qu’il assigne à ces mêmes couleurs pour correspondances séométriques les rayons et non les polygones inscrits.

Or, le rayon n’est en correspondance métrique avec la circonférence que par approximation, mais non en correspondance morphologique. Par lui seul il n’est pas générateur de formes ; il ne fait pas parler le cercle. Aussi pour obtenir la loi approximative de x on a dû procéder empiriquement par polygones inscrits.

Pour obtenir la morphologie, la parole des formes, dans le cercle, il faut avoir recours à la correspondance du rayon avec les polygones réguliers inscrits. Il faut donc prendre pour type la goutte d’eau et sa cristallisation.

Le premier polygone qui donne cette. Parole est l’hexagone. L'analyse de celui-ci se fait par deux triangles équilatéraux inscrits dont chaque angle est situé à 60° du plus voisin. La corde de l’Arc de 60° est égale au rayon.

Si l'on double l'étoile hexagonale, de manière que les angles consécutifs soient situés à 30° l’un de l’autre, c’est-à-dire si l’on inscrit, dans ces conditions, 4 triangles équilatéraux, ils génèrent par leurs interférences 3 carrés dont le côté est à son tour égal au rayon.

Nous avons done, de cette manière, le Principe et la Loi trinitaires de la Parole des formes définies par les polygones inscrits dans leur rapport au rayon.

Voilà une première différence fondamentale entre le cercle chromique de Chevreul et celui de l’Archéomètre qui est morphologique.

Celles-ci, à leur tour, inscrivent d’elles-mêmes leurs mélanges interférentiels, ceux qui recouvrent Les intersections des triangles équilatéraux.

Ces couleurs interféreutielles ne sont plus zodiacales mais horaires simples et combinées. Jointes aux 12 Zodiacales leur total donne 48 couleurs.

On peut aussi, pour obtenir des horaires, doubler le nombre des triangles équilatéraux qui définissent le Zodiaque, mais alors les interférences jointes aux 24 couleurs donnent 168 couleurs.

Pour armer l'Archéomètre en decans chromiques, il faut 12 triangles équilatéraux ; mais alors les interférences jointes aux 36 angles donnent un: total de 360 couleurs.

Aucune de ces couleurs n’est rabattue ; toutes sont franches, — Pour les rabattre nous recourrons äu système de Chevreul.

À 180° de distance, c’est-à-dire à leurs points homologues d’opposition, chaque couple de couleurs archéométriques est ‘complémentaire.

Le rayon ou diamètre, figuré dans le petit cercle central de l’Archéomètre, repère cette homologie. |

Les autres correspondances du langage des couleurs étant marquées sur l’archéomètre, nous n’avons pas à y insister.

Chaque série ou langage d’Équivalents archéométriques constitue donc une classification chromique qui manque aux Arts et Métiers fabriquant et utilisant les couleurs, malgré les efforts de Chevreul pour faire cesser la confusion et l’anarchie de leurs nomenclatures.

L’Archéomètre offre donc autant d’éléments de classification qu’il renferme d’équivalents de la Parole. :

Mais, de même que nous l’avons doublé de son Étalon en ce qui regarde l’Arithmologie et la Morphologie, nous le doublons d’un segment de son double Rapporteur de degrés en ce qui concerne la chromologie. Nous avons ainsi une nouvelle classification selon les degrés, leurs nombres et les segments proportionnels.

RAPPORTEUR DE DEGRÉS

Cet instrument de précision se compose d’un segment archéométrique de 120, c’est-à-dire de l’espace compris entre deux couleurs primitives sur le Trigone du Verbe.

La graduation, comme celle de la double zone des degrés de l’Archéomètre suit une double marche.

De cette manière, la composition des couleurs combinées se vérifie par deux nombres qui donnent la proportion des mélanges des deux couleurs-Mères et le total est toujours 120. ,

Imprimé sur substance transparente ou translucide, ce double rapporteur doit être posé sur l'Archéomètre chromique.

Les centres des deux instruments doivent coïncider. Les deux rayons extrèmes du Rapporteur doivent être bissecteurs des angles et polygones archéométriques por-

tant les deux couleurs fondamentales dont on veut connaître, commander et utiliser les combinaisons mathématiques.

Le secteur est divisé en trois zones concentriques.

Rapporteur des degrés,

L’une porte le nom de Zodiacale, l’autre d’Horaire, la troisième de Décanique. Par conséquent, l'instrument permet de lire: Chaque couple de couleurs primitives à 420°.

E

La génération de leur premier mélange en partie égale ou

Celle-ci, Go” "entrant dans le système zodiacal n’a pas été l’objet d’une zone à part.

D'une couleur primitive à une autre située à 120°, la zone Zodiacale montre trois

Les rayons indiquant ces couleurs sur la Zone Zodiacale du Rapporteur sont

bissecteurs des angles du polygone qu'elles recouvrent.

mélanges dans la proportion de : soit, avec les interférences, 48 couleurs.

De même pour la zone Horaire suivant Îles nombres 108? 90° FE? 60° 48° 30° 18” S0it avec les interférences 168 couleurs,

Mêmes observations pour la zone décanique et ses Nombres, lArchéomètre étant alors armé de 12 triangles et d’un cercle chromologique de 36 couleurs donnant avec les interférences un ensemble de 360 couleurs.

La classification des couleurs se résume ainsi dans la pratique de nos deux

instruments :

Nomenclature arithmétique des couleurs par le double Rapporteur des degrés

Du Bleu au Jaune, Série des Veris.

Zone zodiacale :

Eod ° ARC RE CS RES es CE 1% Clive A ns Draloniques à

sanbruonç COUPE ET SA & E IR à à t£ ES :

L'ÉQUERRE ARCGHÉOMÉTRIQUE,

Zone Horaire : 2 ER AL LA Zone décanique : eu 200000 LA ns Re

Du Jaune au Rouge, Série des Orangés, mêmes zones, mêmes nombres que ci-dessus.

Du Rouge au Bleu, Série des Violets, mêmes zones, mêmes nombres que ci-dessus.

Ilne restera plus à l'artiste qu'à déterminer son Bleu, -son Jaune et son Rouge selon la puissance couvrante qu'il leur voudra, Il les commandera ensuite ainsi que leurs mélanges selon les nombres ci-dessus, Enfin il s’en servira selon ces nombres du rapporteur et conformément aux correspondances de l’Archéomètre.

Revenons maintenant aux correspondances chromologiques qui concernent nos chapelles.

Les deux lignes extrêmes du Rapporteur posé sur l’Archéomètre armé en zodiac seront bisectrices de l’angle zodiacal bleu et de l'angle zodiacal jaune.

La couleur de la letire MseJira comme vert zodiacal : qe

La même opération, appliquée aux combinaisons du rouge et du bleu révèlera la lettre E comme violet zodiacal : BROUSE 5.

60 "bleu

Les couleurs du nom de Marie, appartenant au triangle sud, représentent donc les trois premières combinaisons diatoniques dés trois rayons primitifs: du trigone nord, celui du Verbe-Jésus.

Elles appartiennent donc au système diatonique ou aux six tons de la gamme marquée du nombre 240 sur ce même trigone.

Mais cette gamme comportant aussi 4 chromatiques-ou 12 intervalles, permet l'accompagnement de la Mélodic : du Nom, soit selon l'harmonie diatonique, soit conformément à l'harmonie zodiacale ou chromatique.

Aux couleurs qui forment la mélodie du nom de Marie, il faut ajouter celle que correspond à son assomplion, comme Vierge-mère, Reine du Ciel, des Anges, des patriarches, des Saints.

On peut lire sur l Archéomètre que cette couleur est-le bleu, équivalent chronomique de la sagesse, de la première lettre du Nom du Père et du Fils, de la corde céleste fondamentale, du signe de la Vierge, etc.

C’est l’I du nom de Marie assomptionnée par le Verbe Jésus.

MUSIQUE DES SONS

4. La Genèse et la Synthèse musicale.

9. La musique du Temps.

3. Les sept règles sonomélriques. — 4. Les sept Modes. 5. Le triple mode enhaïmonique des solstices du Verbe. 6. Les carrés des sept intervalles, leur notation en chiffres. 7. Nouvelle Ecriture cosmologique, Portée de sepl lignes.

La Musiqué et l'Archéomètre.

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Tout ce que nous venons de dire sur la Musique des Formes et des Couleurs s’applique sur les mêmes nombres à la musique des Sons ct à ses correspondances aux autres langues de la Parole.

Cest ainsi que toute langue sacrée ou liturgique se transforme sur l’Archéomètre en mélodies portant l’empreinte directe du génie de chaque langue.

L'accompagnement harmonique, selon les nombres qui règlent la Mélodie, peut se faire conformément au système occidental ou aux systèmes orientaux, L’archéométrie et son Étalon les repèrent tous en les ramenant

Les Notes de Musique, Rapports planétaires et zodiacaux.

VRCHITECTURE FARLANTE ET MUSICAL

à leur point exact d’origine dans le système universe

l'Arithmologie et la Sonométrie.

e| intégral dont ils donnent

Néanmoins il est bon d'indiquer TU quelques données. puis les tables proporlhonnelles archéométriques, et enbhin celles qui SO ri | le plus CL Usatre chez les peuples européens, Nous pouvons toutes les em ployer aux mêmes objets, bien que nous préféerions celles qui sont exactes au je D ei ë int Fi | double porn de vue religieux et scienti-

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RÉSUME

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Enfin le secteur archéométrique gradu peut être lui-même sect e suivant Le besoin des études et des applications.

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L'ARCHEOMÈTRE DE SAINT-YVES

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à cordes tels queles cithares. Dans cette adaptation, l’étude sonométrique fera correspondre les barres ou

Iinalsons

séries harmoniques et, par la rotation, obtenir des zones musicales de couleurs nouvelles inconnues dans les systèmes actuels et chiffrables aussi selon les nombres

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Un exemple détaillé vaut mieux que bien des déyeloppements théoriques pour montrer l’üpplication des Principes donnés par l'Archéométre,

Voilà pourquoi nous allons donner une série de planches gracieusement communiquées par M. Gougv et montrant en détail l'adaptation à l'architecture de l'accord La, Ut, Mi,

La Grande Chapelle, siyle ogival correspondant à cet accord, est présentée dans les huit planches suivantes sous tous ses aspects, et nous sommes persuadé que l'étude de ces figures intéressera tous les architectes et tous les amateurs d'Art.

On se rappellera que, grace à l'Archéomètre, tous les objets contenus dans la chapelle (1j, ainsi que les vitraux et la décoration, sont exactement adaptés aux notes, c’est-à-dire aux letires et au nom que matériahise la chapelle,

Le style de chaque objet et la couleur changent avec chaque nom divin. :

Pour les couleurs, les gammes colorées et les pavillons indiqueront ces rapports.

(4) Voyez Les Cazrezs, ci dessus.

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CONCLUSION

« Et maintenant, en pleine vieillesse, jetant un regard rétrospectif sur la longue trajectoire de notre devoir accompli, nous voyons, avec une grande paix d’esprit et de conscience, qu’elle n’a dévié ni dans nos livres, ni dans nos actes publics ou privés. Elle plane sur la méconnaissance et sur la calomnie, plus haut que le dédain, aussi haut que la pitié divine, pour ces malheureux aveugles conduits par des aveuglés à l'Enfer humain qui va les engloutir.

« C’est cette même Charité qui, malgré le plus cruel des deuils, malgré l’âge, malgré la maladie, nous fait terminer l’œuvre que nous avions promise au divin: Maïtre d'entreprendre, et avec son aïde d’accomplir. |

« La gloire n’en doit donc revenir qu’à Jésus-Christ seul, et en Lui, à l’âme angé- lique à laquelle il nous a uni et dont il a voulu que la mort elle-même ne pût nous séparer. »

Ces paroles de notre Maître, qui terminent l’avant-propos de la « Sagesse Vraie » forment également la terminaison logique de son admirable travail sur l’Archéomètre.

Ainsi que le lecteur studieux a. pu le voir, cet Archéomètre est d'abord un évoca- ” teur scientifique et positif, en dehors de toute magie, des plus grands mystères des religions antiques. Il est aussi un instrument merveilleux d'adaptation sociale et nous avons l'espoir certain qu'après avoir étudié le présent ouvrage, le lecteur sera incité à lire les admirables « Missions de Saint-Yves », Mission des Juifs, Mission des souverain, Mission des Français, et surtout, la « Mission de l’Inde ».

Nous recommandons tout:particulièrement à l'étude des esprits élevés la « Théogonie des patriarches », adaptation des clés de l’Archéomètre à la traduction de la Genèse de Moïse et de l'Évangile de saint Jean.

Il existe aussi quelques exemplaires d’un volume consacré à l’adaptation musicale de l’Archéomètre et qui formera le noyau du second volume de cet ouvrage.

À côté de l’Archéomètre, considéré comme l’évocateur de toute la sagesse antique - on a pu voir deux instruments aussi merveilleux dérivés de l’Archéomètre lui-même : d’abord, l’Étalon, dont M. Gougy nous a révélé les admirables adaptations architectuvale . -- 1ant avec notre Maïtre la musique des formes, puis, le rapporteur estheciqu. « <> multiples applications,

320 L'ARCHÉOMÈTRE DE SAINT-Y ve

Nous ne nous faisons aucune illusion sur le travail nécessaire à effectuer pour manier, avec toute la science désirable, cet outil de transformation intellectuelle, religieuse et sociale qu'est l'Archéomètre.

Il faudra peut-être vingt ou trente ans pour qu’une université ou pour qu’ un homme de génic redécouvre l'œuvre de Saint-Yves et rende à ce génie la justice qui lui est due. En effet, quand on songe que Wronski n’a pas encore trouvé la récompense de ses efforts en vue de la synthèse, on se rend compte du nombre d’années qu'il faudra pour que l'Archéomètre soit jugé à sa jusie valeur.

À notre époque de paresse intellectuelle, où les lecteurs de province, seuls, ont le calme cérébral nécessaire pour lire et méditer des œuvres techniques, cet ouvrage sera sans doute considéré comme x système idéologique amusant par les critiques pressés et forcés de rendre compie chaque semaine de plusieurs douzaines d'œuvres nouvelles: Qu'importe! Après bien du travail, les « Amis de Saint-Yves » ont pu mettre au jour l’œuvre à laquelle leur Maître avait consacré plus de vingt ans d'efforts ininterrompus.

Ils savent que le Maître ét son Ange sont vivanis de l’autrecôté et dE SL cértaines œuvres sans racines invisibles peuvent disparaître, l’Archéomètre”. est une luinière véritable à laquelle bien des flamheaux viendront, d'une manière phègnté ou : occülte, demander le feu émancipateur ei qui doit à jamais triompher des T nèbres, dans tous les plans. EN ne

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L'Archéomètre. Paris, 1911. Hermetic Cloud, https://hermeticcloud.com/library/saint-yves-l-archeometre/. Public-domain text reproduced in full; markup only.

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