La Mission des Juifs, cette clef lumineuse de l’Histoire Universelle, la Mission des Souverains, cetle prodiqrieuse mise au point des rouages secrets des États d'Europe, sont l’œuvre d'un chercheur muni des seules clefs inlellectuelles.
La Mission de l’Asie résulie d’une double série de recherches, intellectuelles d’abord, astrales ensuite.
C'est le premier ouvrage de Saint-Yves où les experiences praliques de dédoublement atent permis à l'au- {eur de pénétréidans les sanctuaires les plus secrets de FFT des enseignements oraux.
La constitution de l’Agarttha est révélée pour la premuière fois aux lecteurs d'Occident et la question, non pas « des » mais « du » Makhatma est rétablie à sa véritable place.
Ce n'est pas sans un ineffable sourire que les Initiés de l'Église Brahmanique entendaient des Européens ayant essayé d'étudier le Bouddhisme, parler « des Mahatmas >. Après les avoir multiplés, on en a fait un « Collège >. On a même, en Amérique, délivré des Diplômes issus de ce prétendu Collège de Mahatmas ! Saunt-
la Terre pour véft
Yves, dans un appendice à son œuvre Jeanne d’Arc victorieuse, avait publié une courte note à ce sujet. Le titre de Mahatma appartient à l’Église Brahmanique, et il caractérise la fonction d’un seul individu. Il n'y a pas plus de Collège de Mahatmas que de Conciles de Cardinaux Luthériens. L'avenir montrera avec évidence que les sources auxquelles a puisé Saint- Yves sont non seulement vérilables, mais encore vivantes.
Mais il s'agiticr de choses sacrées. La polémique y serait déplacée et notre Maitre n'a jamais répondu aux basses injures proférées sur son œuvre et sur son compte.
Nous ne saurions oublier de remercier encore le comte Alexandre Keller, qui a eu la délicale pensée de nous transmettre le seul exemplaire existant de cette œuvre précieuse qui ne devail pas voir le jour du vivant de notre Maitre.
C’est avec respect que nous recommandons la lecture de ces pages à ceux « qui veulent savoir ».
LES AMIS DE SAINT-YVES.
PRÉFACE
Avant d'écrire ces pages, j'ai longtemps hésité, longtemps prié dans l'angoisse, dans l’humilité et dans l’'anéantissement de moi-même.
Je me suis relevé avec une indicible résolution, certain du bien que je vais faire, non seulement aux nobles esprits qui ont adhéré à mes œuvres précédentes, mais aux peuples des deux parties du monde auxquelles je m'adresse ici,
Mais, avant tout, je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à l'élite des intelligences et des âmes qui ont eu le courage de témoigner publiquement par écrit de leur assentiment à cette loi organique de l'Histoire et des Sociétés humaines: la Synarchie, c’est-à-dire le contraire de l’Anarchie.
À tous, j'offre ce livre pour leur prouver la persévérance de mes efforts, ce qui est ma meilleure manière de les remercier de leur inappréciable concours.
La Synarchie est un terrain de conciliation «ussi bien que de salut social dans chaque nation comme entre toutes.
C’est une raison pour qu'elle ait eu l’honneur d’atta-
ques assez violentes. Comme le groupe de Carpeaux, ma Mission des Juifs
a reçu son coup d’encrier.
Approbations publiques dont les Missions pré- cédentes ont été l'objet ; remerciements critiques dont les Missions ont été l'objet ; réponses.
Voici le résumé des critiques, comme j'ai donné celui des adhésions :
l° L'origine celtique des Aryas et le Cycle de Ram sont un roman plagié dans Fabre d’Olivet que je n'aurais mème pas cilé.
2° Il n'y avait aucune science réelle dans les lemples antiques.
3° Qui dit religion et théocratie, dit ignorance et {yrannie.
4° L'ésotérisme des textes sacrés de lous les peuples est une imagination des Kabbhalistes du moyen àäge el ne cache aucune science réelle.
Voilà le réquisitoire, et voici ma réponse :
Autant d’affirmations, autant d'erreurs.
Le Cycle de Ram et son origine occidentale sont une réalité historique, dont toute l'Inde, en y joignant l’Asie centrale, est encore témoin et garante.
Quant à Fabre d’Olivet, il n’a pas plus fait de roman que moi.
J'ai vérifié ses sources, et Je l’ai cité deux fois dans la Mission des Juifs: une fois tout justement à propos du Cycle celtique de Ram, qu'il a trouvé lui-même dans les indianistes de l’école de Calcutta.
J'ajoute, pour couler à fond cette torpille politicienne de plagiat, que l'Histoire universelle ne peut être réelle qu à la condition d'être l’universel plagiat des idées et des faits de toute l'Humanité, dont il n'appartient à personne de réclamer le monopole.
Je ne revendique dans mon œuvre que la paternité absolue, parmi les modernes, de la Loi synarchique à la fois théocratique et démocratique, telle que je l’ai, à satiété, définie et démontrée.
Quant à l’antiquité, on y trouvera cette loi, non seule-
ment dans tous les textes sacrés doriens, mais dans la constitution sociale comme dans l’organisation du Gouvernement général du Cycle ramide,
En présence d’une découverte, d’une constatation aussi capitale tant pour la science historique que pour les notions gouvernementales qu'on en doit conclure, j'ai dü, dans mes œuvres,mettre la Loi synarchique hors de toute secte comme de toute doctrine et de tout système particuliers.
J'ai dû ne lui laisser, ainsi qu’à mon œuvre qui la dé- montre, d’autre autorité qu'elle-même, les textes sacrés et l'Histoire positive de tous les peuples.
J’eusse porté atteinte à la valeur scientifique etuniverselle de cette loi en m'inféodant à un écrivain doctrinaire moderne, Fabre d'Olivet, comme tout autre, quelque admiration que je professe pour lui, quelque utiles que m'atent élé ses œuvres parmi la multitude des systèmes que J'ai compulsés et approfondis.
Si j'avais agi autrement, les mêmes détracteurs de mon œuvre n'eussent point manqué de me jeter à la tête les biographies et les bibliographies dans lesquelles les contemporains de Fabre d'Olivet l’ont tué sous le dédain et sous le ridicule,
Ont-ils été justes? Non certes.
Je reviendrai un jour sur cette question, mais pour le moment, je suis obligé de constater que le système personnel et métaphysique de Fabre d'Olivet est antichrétien, antidémocratique, c’est-à-dire le contraire de mes œuvres, de la Synarchie, et de mon détachement absolu de tout système individuel.
Seconde allégation: 2! n’y avail aucune science réelle dans les temples antiques.
Le présent livre couronnera, je l'espère, les preu-
La Mission de l'Inde en ÆEurope est une ré- vélation supré- me destinée confirmer Îles Jissions.
ves innombrables que j'ai déjà données de cette erreur.
Tertio: Que dit religion et théocratie, dit ignorance et lyrannie.
Si l'on entend par religion un cléricalisme politique er non une synthèse sociale, si l’on entend par théocratie 1 intolérance mutuelle des sectes et non la Loi divine de cette synthèse, on peut avoir raison.
Mais c’est exactement le contraire de la Constitution synarchique du Cycle de Ram, comme du mouvement des Abramides, de Moïse et de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Quarto : L'ésotérisme des textes saints est une 1magination des Kabbalistes du moyen âge.
J'ai déjà fait voir dans la Mission des Juifs, ce qu’il fallait penser de cette erreur, que le présent livre va achever de dissiper.
Le livre que je publie aujourd’hui va apposer à mes Missions précédentes le sceau d’une indéniable autorité ; mais du même coup, il va projeter une lumière éclatante et, momentanément, un trouble profond dans d’immenses centres d'initiation hermétiquement fermés, où la tradition antique est conservée intacte depuis des cycles de siècles par des millions d'initiés, qui ne s’attendent certes pas à ja divulgation que je vais faire,
Aussi, connaissant à fond les réserves de l’Asie et y sentant toute la portée de mon acte, je n'hésite pas à dire qu'il constitue en lui-même un coup d'État autrement important que tous ceux qu’aient jamais accomplis les hommes politiques, depuis que les destinées de l’'Humanité leur sont livrées.
A cette déclaration, la plupart des lecteurs européens esquisseront un sourire de scepticisme, mais il n’en sera certes pas de même parmi les millions d'initiés asiatiques qui liront, traduiront ou commenteront ce livre.
D
I1s se demanderont avec anxiété l’effet que la précision des révélations qui s’y trouvent aura pu produire dans les hautes régions des Cuites, des Universités, de Ja Franc-maçonnerie et de certaines Cours d'Euroxe, deux surtout.
Ils chercheront enfin comment j’ai pu soulever le voile qui recouvre les plus secrets de leurs mystères, alors que tous les efforts réunis des missionnaires et des diplomates n’y sont jamais parvenus.
En effet : ce voile est formé de montagnes immenses, de forteresses, de forêts vierges, de déserts, de villes, de temples, de cryptes, de cités souterraines d’une effrayante étendue.
Et le secret qu'il couvre est gardé par des millions d'hommes de science et de conscience enchaînés entre eux dans le sein de la Divinité par les mêmes serments qu’au temps des Moïse, des Jethro, des Orphée, des Zoroastre, des Fo-Hi.
Aussi, quel que soit le scepticisme que ce livre rencontre en Europe, est-1l impossible de décrire la commotion idéo-psychique qui en résultera, visible ou non, à travers toute l’Asie,
Du pic de Ram jusqu’à Pékin, de la mer des Indes à l'Himalaya, de l'Afghanistan aux plateaux de la Haute Tartarie, de la Boukharie à Tiflis, mon faible souffle grandissant avec la distance se changera en tempête spirituelle, et le remous des âmes refluera encore de Jérusalem au Caire et à La Mecque, du Gaon aux Imans, et du chef des Druses du Liban au Rich-Ammo des Soubbas de Bagdad, antiques disciples esséniens de saint Jean-Baptiste.
À ce vaste océan d'âmes, je répondrai pieusement : « Dieu le veut, car c’est l'heure i »
Quant à moi, Je serais le dernier des infdèles, si, gar-
Les initiés asiatiques ne doivent accuser Personne d'indiscrétion vo- Jontaire,
dant pour moi seul de tels s°crets, je songeais à mon propre péril, quand le salut général est en jeu.
Qu'ai-je à craindre des hommes ? Rien.
De Dieu? Une seule chose : Faillir à la tâche que sa miséricorde a daigné m'imposer.
Je ne crains rien des hommes, parce que je n’appelle point la mort un sujet de crainte.
Quelque bonheur que Dieu puisse lui accorder en ce monde, tout initié sait que la mort est une indicible jouissance de l’âme, la plus grande volupté qu’elle puisse ressentir.
[l ne faut de courage que pour lui résister.
Je ne crains rien des hommes, parce que mes Missions ont l’amour divin de l'Humanité pour principe, la Synarchie universelle pour fin, et qu’elles ne font courir &e risque qu'à ma seule personne,
Je ne crains rien des hommes, parce que je n'en attends. et n’en désire rien pour moi-même,
Après ce que Je viens de dire, il serait puéril d’ajouicr que, résigné au plus, je suis insensible au moins, et que les demi-savants, les athées, les sectaires ennemis de tout Culte et de toute Foi,qui espéreront atténuer la portée de mes actes par le sifflement de la raillerie ou de linjure, ne pourront émouvoir que ma pitié.
J’ai dit que je ne craignais ren des hommes.
Il en est un cependant que je pourrais redouter.
Cet homme, ce serait moi, si J'avais eu à manquer à ma conscience, ou à violer le serment d’une initiation humaine, en publiant ce couronnement de mes Missions.
Il n'en est rien : Dieu seul, à travers les cieux comme dans les profondeurs de l'Histoire de l'Humanité, est le vivant dont j'ai reçu la Loi synarchique dans ma compré- hension religieuse de l1 Promesse sociale de Notre-Seigneur
Jésus-Christ, de Moïse, des Abramides, ainsi que de cette communion antérieure des Ramides que saint Paul appelle la Société des Primitifs, et que j’ai nommée ailleurs de son antique nom : la Paradésa.
Quand j'ai dit, dans la Mission des Souverains et dans la Mission des Juifs, que tout ce que je réservais à la reconstitution de l’édifice des Sciences dans une Chambre de l'Enseignement, une fois la Synarchie fondée, se trouvait en mains sûres dans plusieurs pays différents, J'avais de graves motifs pour être aussi explicite.
Aujourd’hui, après mûre délibération, je corrobore cette Promesse, en ajoutant : la Paradésa ramide, son temple universitaire, ses traditions, la quadruple hiérarchie de ses enseignements existent encore, inaltérés, à l'heure actuelle.
C’est à son Souverain Pontife que je me permets de
dédier respectueusement ce livre.
Au Souverain Pontife qui porte Ja tiare aux sept Couronnes, au Brahatmah actuel de l'antique Paradésa métropolitaine du Cycle
de P'Agneau et du Bélier
AR ! je le sais ! quand ces pages seront sous ses yeux, il demandera à Dieu et à ses Anges si l'impossible à pu être accompli.
« Comment, se dira-t-il, un œil humain m'a-t-1l sur-
pris jusque dans le plus secret de mes Sanctuaires fermés, jusque dans les plus fornudables de mes Sciences, de mes Arts et de mes Mystères ponlüficaux.
« N'y suis-je donc plus en sûreté, quand sous les yeux de l'Éternel Vivant, face à face avec ses Puissances cosmiques, je respire à travers la Mort dans l’Ame flamboyante du Monde et j'y parle d’Étoiles en Étoiles, avec les Pontifes qui m'ont précédé ! »
Peut-être alors le mot de profanation montera-t-1l à ses pieuses lèvres ; mais 1l se rassurera peu à peu en me lisant.
Rassurez-vous, en effel, grande et sainte âme, toute resplendissante de la Sagesse et de la Connaissance des antiques inuliations.
C’est avec un respect plein d'émotion que je vous regarde, du fond de cet Occident, qui fut le berceau de Ram.
Et je vous vois, en ce moment mème, dans votre maï- greur ascélique, véritable statue de bronze sombre, les bras croisés sur le {tombeau de votre prédécesseur, dans la crypte sacrée impénétrable, même aux initiés de haut grade.
Rassurez-vous, Ancien des jours d'ici-bas : c’est une âme religieuse qui vous visite, vénérant en vous l'Esprit
de tous les temps antiques et la formidable Sapience à laquelle vous à conduit de degrés en degrés l’effrayante ascension des épreuves el des connaissances naturelles ei humaines, cosmogoniques el divines.
C’est en effet de votre temple vivant que sont venus les Rois Mages adorer en son berceau le Christ douloureux, divine incarnalion du Christ éternellement glorieux.
Et, catholique synarchiste, c'est sous l’invocalion de ces mêmes Mages que je me place, pour venir à vous, à travers l’élendue, vous rapporter, plein de Foi, d'Amour et d'Espérance, la Promesse de ce Christ, avec ce que je crois fermement être la Loi de son accomplissementsocial pour toute l'Humanité.
CHAPITRE PREMIER
CHAPITRE PREMIER
C’est dans la plus ancienne Université de la Terre que réside l’Autorité garante et de la plus antique Tradition, et de tout ce que j'ai dit ailleurs de la constitution intellectuelle et sociale du Cycle de l’'Agneau et du Bélier.
A l'heure où j'écris ces lignes, tous les corps enseignants du monde signent leur âge de la manière suivante :
Ceux de Mahomet : 1264.
Ceux de Jésus-Christ : 1856.
Ceux enfin de Manou : 55647.
J'accepte avec respect toutes ces dates, auxquelles j'aurais pu joindre les ères de Çakya-Mouni, de Zoroastre, de Fo-Hi, de Christna, et enfin celle du Cycle ramide, si elles ne rentraient pas dans la période intégrale de Manou.
Loin d’effrayer ma foi chrétienne, l’immensité de la date manavique la rassure au contraire, en étendant aussi profondément dans le passé, la
La plus ancienne Universile de la Terre,
Le Cycle de Fan trouve encore cn Europe des incrédules,
Les manus- &rils sanscrils de la Bibliothè- que orientale.
grandeur de l'Esprit humain, inséparable de la
majesté des traditions divines.
Ici, je m’arréterai un instant pour retourner à mon livre précédent : la Mission des Juifs.
Malgré les découvertes des archéologues depuis la fin du siècle dernier, malgré l'introduction en Europe, depuis ce temps, d’assez nombreux fragments littéraires de ce que les Brahmes ont cru pouvoir livrer à la publicité sans trahir leurs serments, le Cycle de Ram, qui ne remonte pourtant qu’à neuf mille ans à peine, trouve encore, en Europe, des incrédules.
Pourtant, à Paris même, les catalogues des manuscrits sanscrits de la Bibliothèque orientale, sans parler des travaux antérieurs de d’Herbelot, indiquaient, dès le commencement du siècle, d’innombrables ouvrages sur Ram et sur les héros qui, après lui, méritèrent de lui ètre assimilés: Vêyäsä-Rämâyana, Vasista-Râmâyana, Adhyâtmài- Râmäâyana, Hanoumad-Rämäyana, Sata-Kantà-Rimâyana, Sabhasra-Kantà-Râmâyana, Djimoûne-Rimâyana, Vâlmiké-Râmâyana, etc,
Ce dernier, le plus remarquable de tous, fut composé par Vâlmiki vers la fin du Trata-Youga, sous le règne des Rämä.
Ce magnifique poème n’est lui-même que l’abrége du Vèyâsà-Râmäâyana, journaldes actions de Râmä, en dix trillions de vers, et depuis longtemps ré- servé, aux Indes mêmes, à l'étude ésotérique de l'Histoire.
Les auteurs que jai cités dans la Mission des Juifs, et qui ont tenu compte des traditions de l'Orient brahmanique, comme partie intégrante de l'Histoire universelle, étaient donc parfaitement jusiifiés, et moi après eux, de restituer au Cycle de Ram l'importance que lui accorde aujourd’hui encore toute uneimmensepartie du Genre Humain.
Dans mon dernier volume, dont le vrai titre serait l'Histoire positive de la Synarchie et de l’Anarchie dans le Gouvernement général du Monde, je ne suis pas remonté plus haut que quatre-vingt-dix siècles.
Ce n’est pas que les documents fassent défaut pour aller au delà dans la profondeur des temps.
Les fastes de l’Humanité, depuis cinq cent cinquante-six siècles qu’elle est passée sur cette terre de l'État de Nature à l’État Social, sont pieusement gardés par elle en des lieux inaccessibles dont je parlerai plus loin.
Mais je devais me borner à faire aux Européens la démonstration scientifique de la Synarchie, en
Les fastes dc l'Ifumanité son pieusement gar dés en des lieux inaccessihi}r «,
leur rappelant leurs propresannales synarchiques.
Elles datent en eflel du moment où leur race, prenant la prédominance sur les autres, s’éleva dans la personne du plus grand de leurs héros celtiques jusqu’à la tiare aux sept couronnes des sanctuaires de Manou,et jusqu’à la main Impériale de Justice de l'antique Règne de Dieu.
Ce ne sont certes pas les initiés de la Paradésa qui se sont ri du Cycle de Ram, de sa date, de sa Synarchie réalisant de nouveau ce divin Règne pendant trois mille ans, desa civilisation colossale de ses quatre lnérarchies de sciences allant des profondeurs secrètes de la Nature physique jusque dans l’ineffable Essence des Puissances cosmogoniques, de ses arts enfin et de tous les Mystères éblouissants, célébrés dans ses métropoles à la fois religieuses et universitaires.
Ce ne sont pas eux non plus qui ont mis en doute tout ce que j'ai dit de la révolution des tiers ordres à l’appel d'irshou et à partir de l’empereur synarchique Ougra, nides assauts consécutifs que la Synarchie ramide de l’Agneau et du Bélier zodiacal eut à subir de la part de l’anarchie grandissante des Touraniens,des Yonijas, des Hiksos, des Phénieiens, arborant, comme signe de ralliement
de leur naturalisme, l’étendardsauglant du Taureau.
Ce ne sont pas eux encore qui ont taxé d'inexactitude toute l'Histoire du Gouvernement cénéral du Monde, à partir du moment où s’y intronisa, sous la poussée de la force multitudinaire, le régime de l'arbitraire flétri par Moïse sous le nom de Nemrod: voie du Tigre.
Ce ne sont pas eux non plus qui ont nié le rôle constamment lumineux, infatigablement libérateur des Sanctuaires, essayant de remédier en tous lieux à l’'apothéose de la Force triomphante, et de pré- parer partout le retour des conditions de l’antique Alliance universelle.
Enfin, ce n’est certes pas eux quiont pu econtredire ce que j'ai dit de l'lermétisme scientifique des langues doriennes, miroir exact du Verbe éternel, ni de l’Ésotérisme splendide que renferment les vrais textes sacrés non seulement des Védas, non seulement des livres du premier Zoroastre et d'Hermès, mais aussi l’hébreu hiératique des cinquante Chapitres de Moïse et du divin Testament de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Toutes ces choses en effet, et bien d’autres, sont encore enseignées dans l’absolue pureté d’une tradition non interrompue au fond des Sanctuaires de l’Agneau ;et ces derniers ne sont que la crypte fermée jusqu’à moi des Mystères du mouvement
Pourquoi Îles Pouliles de Ja Paradésa ont dé- robé leur Université aux regards de PH MAante,
tournant des Abramides, de Moïse, et enfin de la Promesse universelle faite à l'Humanité par le divin Maître de tous les Chrétiens.
Et si l’on me demande pourquoi,sans pitié pour les gigantesques efforts d’une grande partie de xotre Race, les Pontifes de la Paradésa ont dérobé aux regards de l'Humanité leur Université religleuse, je répondrai :
Îls oni eu raison de le faire, parce que leurs sciences formidables auraient, comme les nôtres, armé contre l'Humanité le Mal, l’Anti-Dieu, l’Anti- Christ, le Gouvernement général de l’Anarchie.
Oui, ils ont eu raison, tant que les conditions de la Synarchie universelle n’étaient point suffisammentrenouveiées surlaface entière Au Globe, grâce à l’initiative des Abramides, de Moïse et de Jésus.
Ces noms sacrés, que je répète et que je redirai souvent,n'impliquent, dans ma pensée, pas plus que dans celle des Paradésiens, aucune des idées politiques ni seclaires que l’ignorance leur a prêtées.
Ils signifient au contraire le retour universel de J’Humanité à la Loi divine de son organisation.
Loin de jeter l’anathème à aucun culte que ce soit, la Paradésa les bénit tous, et leur réserve à tous la justification de tous leurs iexles sacrés, de tous leurs Sacremerts, de tous leurs Mystères.
Je n’en prendrai à témoin, plus tard, que notre Saint Évangile lui-même, qui, dans son texte hé- breu, relate le nom mystique du Temple de la Paradésa, et les paroles significatives de Notre-Seigncur Jésus-Christ : Demandez el vous recevrez, frappez et l’on vous ouvrira, cherchez et vous trouverez.
Notre Sauveur, et avant lui, les colièges d’enseignement ésotérique connus sous le nom des Prophètes, de Moïse, de Jethro ei des différents patriarches, n’ont point parlé en vain. Tous savalent aussi bien que moi dans quel Tabernacle vivant la Providence sauvegardait les germes antiques des civilisations futures.
La Paradésa devait jusqu’à nos jours, non pas imposer, mais subir [a loi des Mystères dictés par Dieu lui-même à cette ancienne Métropole des Üniversités religieuses, à partir du moment où l’'Anarchie gouvernementale des Nemrod écrasa la vie de relation des Sociétés humaines.
Et cette même loi des Mysières ne sera abrogée peu à peu, qu'autant que les Promesses de Moïse et de Jésus-Christ seront tenues par les Judéo- Chrétiens, et que l’anarchie du Gouvernement gé- néral de l'Humanité fera place à la Synarchie, le joug mortel de l’anti-Christ et de l’anti-Dieu à la
Demarncdezs el VOUS recevrez, frappes et l'on VOUS OuvriPa, cherchez etvous trouverez : No- {re Sauveur n’a pas parlé en viaun.
Laloides Mystrres ne sera abrogée peu à peu que sous certaines condli- {ions.
Ma raison de laire tout ce qui pourrait porter an:préjudice réel au temple métropolitain de
Paradésa.
Liberté, à l'Egalité, à la Fraternité des nations dans le Règne de Dieu, par l’action du Christ.
Quant à moi, après avoir armé les Judéo-Chré- tiens de toute la signification sociale de leurs traditions, c’est Ia Paradésa elle-même que je prends comme garante de Ja vérilé de mes précédents témoignages et de celui-ci.
Et si, me trouvant irop bien informé des plus secrets de leurs arts, de leurs sciences et de leurs mystères, ces savants initiés cherchent mon nom dans leurs registres et ma statue dans leurs villes souterraines, ils n’y trouveront que mon esprit, qui y est apparu il y a près de dix ans, assez distinctement pour que mon portrait y ait été dessiné.
Néanmoins, initié spontané, je n'ai jamais fait à aucun corps enseignant ni à aucun individu, à quelque époque que ce soit de ma vie, un serment quelconque de ne pas révéler ce que je pourrais apprendre ou pénétrer pour faire du bien à mes semblables.
Ce m’est du reste une raison de plus de taire tout ce qui pourrait porter préjudice réel au temple métropolitain de la Paradésa, au zéro fermé des vingt-deux Arcanes.
Si les rajahs indépendants qui, en Asie, font
= OË ms
encore partie du Conseil des Dieux, si les Pundits et les Gourous, les Bagwandas et les Archis qui, avec le Brâhatmah et ses deux assesseurs, composent le Conseil manavique de Dieu, trouvent dans ce qui précède et dans ce qui va suivre une précision quiles offusque tout d'abord, j'en assume seul toute la responsabilité.
Tout ce que je vais dire n’est que le développement de mon œuvre précédente, et personne que moi, parmi les vivants, ne doit ètre accusé d’indiscrétion.
Je ne dois mes lumières synarchiques sur le passé et sur le présent à la volonté d'aucun initié asiatique actuellement existant, mais à quelques indications d’un mort auguste, dont j'ai parlé dans la Mission des Juifs.
Qu'on ne soupçonne donc personne d’une révé- lation volontaire, si grande ou si petite qu’elle soit.
Quant aux vivanis actuels que j'at pu connaître, ils n'ont desserré Îles lèvres que parce que je eur disais d’avance ce qu’ils redoutaient de proférer.
J'en ai vu qui, emportés par l’extase, se jetaient à genoux devant Dieu, en l’attestant dans leurs sanglots que c'était lui-mème qui les forçait
de parler.
À qui je dois mes lumières synarchiques.
es renconts Avec cerfains Faradé- siens,
Le Sanctuaire métropolitain du Cycle de Ran ; “on cxistence actuelle, son
Je me hâte d’ajouter, à la gloire de la Paradésa que ces rencontres ont toujours été pour moi une joie austère et sainte, une inappréciable confirmation, et que ceux des siens qu’il m'a été donné de connaître ont toujours augmenté par leur sagesse et leur savoir, par leur sainteté et toutes leurs vertus, le respect que je professe pour l’Ancêtre de tous les Temples, de toutes les Universités et de toutes les Civilisations.
J'affirme et je jure sur le salut de mon âme que personne au monde n’a su mon intention d'écrire celivreet que je n’ai pris conseil que de Dieu seul.
Or ceux quime connaissent savent ce qu'est un pareil serment dans ma bouche.
Enfin, sans vouloir m'expliquer plus clairement, j'avertis ici les Paradésiens que ma religieuse audace, qu’ils taxeront peut-être de témérité folle, n'est cependant, en ce qui les regarde, qu’un acte de préservation, de prudence et de salut, qu'ils apprécieront un jour.
Ceci dit, le lecteur va me suivre dans le Sanctuaire métropolitain du Cycle de Ram.
Le nom mystique actuel de ce temple lui fut donné à partir du schisme d'Irshou, il y a près de cinquante et un siècles.
Ce nom, l’Agarttha, grygasignilie insaisissable 7 mystique,
à la violence, inaccessible à l'anarchie.
Cet hiérogramme seul donnerait la clef de Ia ré- ponse de la Synarchietrinitaire de l'Agneau et du Bélier au triomphe du Gouvernement général de la force brutale, qu’elle s’appelle conquête militaire, tyrannie politique, intolérance sectaire ou
rapacité coloniale,
Où est l’Agarttha ? Dans quel lieu précis ré- side-t-elle ? Par quelle route, à travers quels peuples faut-il marcher pour y pénétrer ?
A cette question, que ne manqueront pas de se poser les diplomates et les gens de guerre, il ne me convient pas de répondre plus que je vais le faire, tant que l'entente synarchique n'est pas faite ou tout au moins signée,
Mais, comme je sais que dans leurs compétitions mutuelles à travers toute l'Asie, certaines puissances frôlent, sans s’en douter, ce territoire sacré, comme je sais, qu'au moment d’un conflit possible, leurs armées devraient forcément soit y passer, soit le côtoyer, c’est par humanité pour ces peuples européens comme pour l’Agarttha ellemême, que je ne crains pas de poursuivre la divulgation que j'ai commencée.
"Agartiha,
Ouest l'Acart-
À la surface et dans les entrailles de la terre l'étendue réelle de l’Agarttha défie l’étreinte et la contrainte de la profanation et de Ia violence.
Sans parler de l’ Amérique, dont les sous-sols ignorés lui ont appartenu dans une très haute antiquité, en Asie seulement, près d’un demi-milliard d’'hommessavent plus ou moins son existence et sa grandeur,
Mais on ne trouvera pas un traître parmi eux pour indiquer la position précise où se trouvent son Conseil de Dieu et son Conseil des Dieux, sa tète pontificale et son cœur juridique.
Si cela arrivait néanmoins, et si elle était envahie malgré ses nombreux et terribles défenseurs, toute armée de conquête, fût-elle d’un million d'hommes, verrait se renouveler la réponse tonitruante du temple de Delphes aux innombrables hordes des satrapes persans.
Appelant à leur secours les Puissances cosmiques de la Terre et du Ciel, même vaineus, les Templiers et les Confédérés de l’Agarttha pourraient au besoin faire sauter une partie de la Planète, et broyer d’un cataclysme et les profanateurs armés et leur patrie originelle.
C’est pour ces causes scientifiques que la partie centrale de cette terre sainte n'a jamais été pro-
fanée malgré le flux et le reflux, Le choc et l’engloutissement mutuel des empires militaires, depuis Babylone jusqu’au royaume touranien de ja Haute-Tartarie, depuis Suze jusqu’à Pella, depuis
Alexandrie jusqu'à Rome.
Avant l’expédition de Ram et la prédominance de la Race blanche en Asie, la Métropole manavique avait pour centre Ayodhya, la Ville
solaire,
Choisissant d’un coup d'œil sûr la véritable limite de l'Europe en Asie, notre Ancètre celtique y fixa, dans les sites les plus splendides de la Terre, le Sacré Collège à la tête duquel l'initiation l'avait fait parvenir.
Les bibliothèques antérieures demeurèrent inaltérées, grâce à sa science même, malgré toutes les formes intellectuelles et sociales qu’accomplit sa lumineuse initiative.
Plus de trois mille ans après Rem, et à partir du schisme d’Irshou, le centre universitaire de Ia Synarchie, de l’Agneau et du Bélier subit un premiert déplacement, qu’il ne convient pas de préciser davantage.
Enfin près de quatorze siècles après Irshou, peu
Les bibliothé- ques des Cycles antérieurs à notre ère
L'Agartiha depus Ram, ses déplacements successifs ; les vingt-deux icuples.
Le Leriiloire sacré de FAcrartiha forme encore une svnarchic compiète.
de temps après Cakya Mouni, un autre changement de lieu fut décidé.
Qu'il suffise à mes lecteurs de savoir que, dans certaines régions de l'Himalaya, parmi vingt-deux temples représentant les vingt-deux Arcanes d'Hermès et les vingt-deux lettres de certains alphabets sacrés, l’Agarttha forme le Zéro mystique, l’introuvable.
Le Zéro, c’est-à-dire Tout ou Rien, tout par l'Unité harmonique, rien sans elle, tout par la Synarchie, rien par l’Anarchie.
Le territoire sacré de l’Agartiha est indépendant, synarchiquement organisé et composé d'une population s'élevant à un chiffre de près de vingt millions d'âmes.
La constitution de la Famille, avec égalité des sexes au foyer, l’organisation de la commune, du canton et des circonscriptions allant de Ia Province au Gouvernement central, conservent encore dans toute leur pureté l'empreinte du génie celtique de Ram greflé sur la divine sagesse des institutions de Manou.
Je n’entrerai point ici dans les détails qui se trouvent surabondamment exposés ailleurs.
Dans toutes les Sociétés humaines c’est la staiistique des crimes, la misère et la proslitution
qui donnent la preuve de leurs vices organi-
On ne connait à l’Agartiha aucun de nos affreux systèmes judiciaires ni pénitentiaires : pas de prisODS.
La peine de mort n'y est pas appliquée.
La police est faite par les pères de famille.
Les délits sont déférés aux initiés, aux pundils de service.
Leur arbitrage de paix, toujours spontanément invoqué par les parties elles-mêmes, évite dans la presque totalité des cas un appel aux différentes cours de justice, car la réparation volontaire suit immédiatement tout dommage.
Ai-je besoin de dire que toutes les hontes et toutes les plaies sociales des civilisations non synarchiques, misère des multitudes, prostitution, ivrosperie, individualisme féroce en haut, esprit subversif en bas, incuries de toute nature, sont inconnus dans cette antique Synarchie ?
Les rajahs indépendants, préposés aux différentes circonscriptions du sol sacré, sont des initiés de haut grade.
Ces rois président la Cour suprême de Justice, ct leur arbitrage établi au-dessus des républiques
cantonales conserve encore le caractère magistral
Confédgration des amphictyons agartthiens; danger de les attaquer.
Les castessont inconnues à l'A- warttha. Mode d'admission : le -Nazaréat anlique.
que j'ai si longuement analysé dans la Mission des Juifs.
Autour du territoire sacré et de sa population si considérable déjà, s’étend une confédération synarchique de peuples, dont le total s'élève à plus de quarante millions d’âmes.
C’est à ce bouclier qu'auraient affaire tout d’abord les conquérants européens, qui demanderaient £n vain à la force ce qu'une alitance loyale pourrait seule leur donner.
Et s’ils réussissaient à briser ce rempart vivani, ils se trouveraient face à face, comme je l'ai dit, avec des surprises tragiques autrement colossales que celles du temple de Delphes, et avec des soldats sans cesse renaissants, liés entre eux comme ceux des Thermopyles, certains comme eux de se retrouver après la mort pour combattre de nouveau les profanateurs, du sein même de l’Invisible,
Les castes, telles que les Européens les critiquent justement, sont inconnues à l’Agarttha.
L'enfant du dernier des parias indous peut être admis à l’Université sacrée, et, suivant ses mérites, en sortir ou y rester à tous les degrés de la hiérarchie.
La présentation se fait de la manière suivante:
Au moment de la naissance, la mère voue son
enfant : c’est le Nazaréat de tous les Temples du Cycle de l’Agneau.
A différentes époques successives, la Providence est directement interrogée dans les Temples, et lorsque l’âge d'admission a sonné, le garçon ou la fille, ayant pour parrain le rajah initié de la province, entrent à l'Université sacrée, absolumen défrayés de tout.
Le reste ne dépend plus que de leur mérite.
Voici maintenant l’organisation centrale de l’A- garttha, en procédant de bas en haut ou de la circonférence au centre.
Des millions de Dwijas, fgat deux fois nés, de Yoghis, fa unisen Dieu,formentlegrandcercle ou plutôt l’hémicyele dans lequel nous allons pénétrer.
Jls habitent des villes entières: ce sont les faubourgs intérieurs de l'Agarttha, symétriquement divisés et répartis dans des constructions le plus souvent souterraines.
Au-dessus d'eux et en marchant vers le centre, nous trouvons cinq mille pundits, pandavan, get savants, parmi lesquels les uns font le service de l’enseignement proprement dit, les autres celu; de la place comme soldats de la police intérieure ou de celle des cent portes.
Organisatior centrale de FA œarttha ; hiérar chie agartthien
Leur nombre de cinq mille correspond à celui des racines hermétiques de la langue védique.
Chaque racine elle-même est un hiérogramme magique, lié à une Puissance céleste, avec la sanclion d’une Puissance infernale.
L’Agarttha tout entière est une image fidèle du Verbe éternel à travers toute la Création.
Aprèsies pundits viennent, réparties en hémicycles de moins en moins nombreux, les circonscriptions solaires des troïs cent soixante-cinq Bagwandas, gat cardinaux.
Le cercle le plus élevé et le plus rapproché du centre mystérieux se compose de douze membres.
Ces derniers représentent l’Initiation suprême, et correspondent, entre autres choses, à la Zone zodiacale.
Dans la célébration de leurs Mystères magiques, ils portent les hiéroglyphes des signes du Zodiaque, de même que certaines lettres hiératiques, qu on retrouve dans toute l’ornementation des temples et des objets sacrés.
Chacun de ces bagwandas ou gourous suprêmes, gürà, maître, porte sept noms, hiérogrammes ou mentrams, de sept Pouvoirs célestes, terrestres et infernaux.
Je ne révélerai ici qu'un des objets de cette efficacité.
Les bibliothèques qui renferment le véritable corps de tous les arts et de toutes les sciences anliques depuis cinq cent cinquante-six siècles, sont inaccessibles à iout regard profane et à tout attentat.
On ne peui les trouver que dans les entrailles de la terre.
En ce qui regarde le Cycle de Ram, elles occupent certains des sous-sols de l’ancien Empire du
Bélier et de ses colonies.
Les bibliothèques des Cycles antérieurs se retrouvent jusque sous les mers qui ont englouti l'antique continent austral, jusque dans les constructions souterraines de l’ancienne Amérique pré- diluvienne.,
Ce que je vais dire ici et plus loin ressemblera à un conte des Mille et une Nuits, et pourtant rien n'est plus réel.
Les véritables archives universitaires de la Paradésa occupent des milliers de kilomètres. Depuis des cycles de siècles, chaque année, seuls, quelques hauts initiés ne possédant que le secret de certaines régions, savent le but matériel de cer-
Les bibliothè- ques de la Paradésa ; elles occupent des milliers de kilomètres ; leur description.
tains travaux, et sont obligés de passer trois années à graver sur les tables de pierre, en caractères inconnus, tous les faits intéressant les quatre hiérarchies de sciences qui forment le corps total de la Connaissance. ‘
Chacun de ces savants accomplit son œuvre dans la solitude, ioin de toute lumière visible, sous les villes, sous les déserts, sous les plaines
ou sous les montagnes.
Que le lecteur 3e figure un échiquier colossal s'étendant sous terre à travers presque toutes les régions du Globe.
Dans chacune des cases se trouvent les fastes des années terrestres de l’Humanité, dans certaines cases, les encyclopédies séculaires et celles des millénaires, dans d’autres enfin, celles des
Yougs mineurs et majeurs.
Le jour où l’Europe aura fait succéder la Synarchie trinitaire à l'anarchie de son Gouvernement général, toutes ces merveilles et bien d’autres seront spontanément accessibies aux représentants de sa première Chambre amphictyonique: celle de l'Enseignement.
Dangerdetou. Mais, d'ici là, malheur aux curieux, aux imprute euriosité etde
ionte violence. dents qui se mettraient à fouiller la terre!
Ils n’y trouveraient rien qu’une déconvenue cerlaine et qu'une mort inévitable.
Seul, le Souverain Pontife de l’Agarttha avec scs principaux assesseurs, dont je parlerai, ras- . semble tout entier dans sa totale connaissance, dans sa suprême initiation, le catalogue sacré de cette bibliothèque planétaire.
Seul, 1l possède dans son intégralitéla clef cyclique indispensable, non seulement pour ouvrir chacun des rayons, mais pour savoir exactement ce qui s’y trouve, passer de l’un à l’autre, et surtout en sortir.
À quoi servirait-il au profanateur d’avoir réussi à forcer une des cases souterraines de ce cerveau, de cette mémoire intégrale de l'Humanité.
De son effroyable poids, la porte de pierre sans serrures, qui ferme chacune des cases, retomberait sur lui pour ne nlus jamais se rouvrir.
En vain, avant de connaître son terrible destin, se trouverait-il devant les feuillets minéraux, qui composent ce livre cosmique, il n’en pourrait même pas épeler un mot, ni déchiffrer le moindre arcane, avant de s’apercevoir qu'il est descendu pour jamais dans un tombeau d'où ses
eris ne peuvent être entendus d’aucun être visible.
Nécessité pour nos s prêtres el pour nos savants d'une Alliance synarchique avec l'Agartihüe
Chaque cardinal ou bagwandas, parmi les Puissances que lui donnent ses sept noms hiératiques, possède le secrel de sept régions célestes, terrestres et infernales, et a pouvoir d'entrée et de sortie à travers sept circonscriptions de cet effrayant mémorial de l'Esprit humain.
Ah ! si l’Anarchie ne présidait pas aux rapports des peuples sur la terre, quelle renaissance colossale s’accomplirait à travers tous nos Cultes et toutes nos Universités!
C’est à coup sûr que nos prêtres et nos admirables savants, rentrés dans l’Universelle Alliance des temps antiques, accompliraient leur pèlerinage en Afrique, en Asie, partout où gît le tombeau d'une civilisation disparue.
Non seulement la terre leur livrerait tous ses secrets, mais is en auraient l'intelligence complète, la clef dorienne, et reviendraient dans les différentes Facultés de nos enseignements verser, non de la cendre morte, maïs des flots de lumière vivante.
Mais alors, on ne profanerait plus le passé, on n’en ravirait plus à ses sépulcres les débris mutilés et, dès lors, inexplicables, pour en encombrer nos musées.
C’est sur place qu'on réédifierait pieusementi l'Antiquité, en Égypte, en Éthiopie, en Chaldée, en Syrie, en Arménie, en Perse, en Thrace, dans le Caucase et jusque sur les plateaux de la Haute- Tartarie où Swedenborg vit Justement à travers le sol les livres perdus des guerres de Jéhovah et des générations d'Adam.
Et c’est à toutes ces haltes sacrées de la race humaine qu’on mènerait en foule, Pontifes et hymnes en tête, les lauréats de nos hautes études!
Ah! si au lieu d’ètre parmi nous la servante de l’Anarchie gouvernementale, l’esclave de la Force, l'instrument de l'ignorance, de l’iniquité et de la ruine publiques de toutes nos patries européennes, la Science remontait de nouveau, tiare au front, crosse en main, sur ses antiques sommets lumineux |
Si, présidant de nouveau à la vie de relation des peuples, elle réalisait enfin tout ce que les prophé- tes de tous les Cultes lui ont prédit, quel divin concert réunirait entre eux tous les membres sanglants de l'Humanité !
Celle-ci ne serait plus un Christ en croix sur toute la Planète, mais un Christ glorieux reflétant tous les rayons sacrés de la Divinité, tous les arts, toutes les sciences, toutes les splendeurs et tous
Ce que sera l'archéologie sacrée après cette alliance.
Renaissance future de toutes les civilisations mortes.
La Mort ellemême sera vain- çue.
les bienfaits de cet Esprit divin qui éclaira le passé, et, à travers nos gestations douloureuses, tend de nouveau à illuminer l’avenir.
L'économie publique, délivrée du poids effrayant des armements et des impôts, toucherait de sa baguette d’or tout ce qui fut.
Et l’on verrait renaître l'Égypte antique avec ses Mystères purifiés, la Grèce dans la splendeur transfigurée de ses temps orphiques, la Judée nouvelle, plus belle encore que celle de David et de Salomon, la Chaldée d'avant Nemrod.
Alors, tout serait renouvelé du sommet à la base de l’organisation humaine, tout serait illuminé et connu, depuis le haut des Cieux jusqu’à la fournaise centrale de la Terre.
Il n'est pas de maux intellectuels, moraux ou physiques, auxquels le rapprochement des facultés enseignantes et la réunion positive de l'Homme avec la Divinité n’apporterait de remède certain.
Les voies saintes de la Génération seraient retrouvées, celles de la Vie sanctifiée, celles du Tré- pas illuminées d’ineffables consolations, d’adorables certitudes: et l'Humanité tout entière réaliserait la parole du Prophète ébloui par les Mystères de l’autre Vie : O Mort, où est ton aiguillon?
Nous marchons vers ces temps synarchiques à
travers les dernières agonies sanglantes de l’Anar-
chie du Gouvernement général inaugurée à Ba-
bylone. C’est pourquoi j'écris ce livre, et je vais entrai-
ner le lecteur plus loin encore dans le centre sacré de l’antique Paradésa.
Après les cercles alternativement ouverts ou fermés des trois cent soixante-cinq Bagwandas, viennent ceux des vingt-deux ou plutôt des vingt et un Archis noirs et blancs.
Leur différence avec les plus hauts initiés des cercles précédents est purement officielle et céré- mounielle.
Les Bagwandas peuvent à leur gré résider ounon à l’Agarttha ; les Archis y demeurent à jamais,comme partie intégrante de ses sommets hiérarchiques.
Leurs fonctions sont extrêmement étendues, sousles noms cabalistiques de Chrinarshis, aufa de Swadharshis, gufz de Dwijarshi, fzsfà de Yogarshi, mrafà de Mabarshi, arefa de Rajarshi, +afä de Dharmarshi, q#afà et enfin de Praharshi, nef&
Ces noms indiquent suffisamment toutes leurs attributions tant spirituelles qu’administratives, dans l’Université sacrée et partout où s'exerce son influence.
Contintation de fa description de la iérarchie agartthienne,
En ce qui regarde les sciences et les arts, ils forment avec les douze Bagwandas zodiacaux le point culminant de la Maîtrise universitaire et de la Grande Alliance en Dieu avec toutes les Puissances cosmiques.
Il n’y a au-dessus d'eux que le triangle formé par le Souverain Pontife, le Brähatmah, Tea support des âmes dans l’Esprit de Dieu, et parses deux assesseurs le Mahatma, area représentant l’'Ame universelle, et le Mâhänge, atatg smbole de toute l’organisation matérielle du Cosmos.
Dans la crypte souterraine où réside le corps du dernier Pontile attendant pendant toute la vie de son successeur l’incinération sacrée, se trouve l’Archis qui forme le zéro des Arcanes représentés par ses vingt et un collègues. Son nom Märshi signifie le Prince de la Mort, et exprime qw’il n'appartient pas au monde des vivants.
Tous ces différents cercles de grades correspondent à autant de parties circonférencielles ou centrales de la Cité sainte, invisibles à ceux qui marchent sur la terre.
Des milliers et des millions d’étudiants n’ont jamais pénétré au delà des premiers cercles suburbains; peu arrivent à franchir les degrés de la formidable échelle de Jacob qui, à travers les épreu-
ves et les examens initiatiques, conduisent jusqu'à la coupole centrale.
Cette dernière, œuvre d'architecture magique comme toute l’Agarttha, cst éclairée d’en haut par des registres catopiriques qui ne laissent arriver la lumière qu'à travers toute la gamme enharmonique des couleurs, dont le spectre solaire de nos traités de physique ne constitue que la diatonique.
C'est là que la hiérarchie centrale des Cardinaux et des Archis, rangée en hémicycle devant le Souverain Pontife, apparaît irisée comme une vue d’outre- Terre, confondant les formes et les apparences corporelles des deux Mondes, et noyant sous des rayonnements célestes toute distinction visible de race dans une même chromatique de lumière et de son, où les notions connues de la perspective et de l’acoustique se trouvent singulièrement distancées. |
Et aux grandes heures de prière, pendant la célébration des Mystères cosmiques, bien que les hiérogrammes sacrés ne soient murmurés qu’à voix basse dans l’immense coupole souterraine, il s’accomplit à la surface de la Terre et dans les Cieux un phénomène acoustique étrange.
Les voyageurs et les caravanes qui errent au
La roupolc centrale; son architccture magique.Son optique et son acoustique magiques.
Phénomène acoustique étrange,
Confirmation de la Loi synarchique,
loin dans les rayons du jour ou dans les clartés nocturnes s'arrêtent, hommes et bêtes, anxieux, écoutant.
I! leur semble que la Terre elle-même ouvre des lèvres pour chanter.
Une immense harmonie sans cause visible flotte en eflet dans l'Espace.
Elle déroule ses spirales grandissantes, ébranle doucement l’Atmosphère de ses ondes, et monte s’engloutir dans les Cieux, comme pour y chercher l'Ineffable.
On ne voit au loin dans la nuit que le tremble. ment de la Lune et des Étoiles veillant sur le sommeil des montagnes et des vallées, ou dans le jour que le resplendissement du Soleil sur les sites les plus enchanteurs de la Terre.
Arabes ou Parsis, Bouddhistes ou Brahmanistes, Juifs Karaïtes ou Soubbas, Afghans, Tartares ou Chinois, tous les voyageurs se recueillent avec respect, écoutent en silence,et murmurent leurs orai-
sons dans la grande Ame universelle.
Telle est depuis ses bases jusqu’à son sommet la forme hiérarchique de la Paradésa, véritable pyramide de lumière qu'enveloppe le lien d’un impénétrable secret.
À son point culminant, le lecteur aura déjà lu les symboles de la Synarchie dans le triangle sacré que forment le Brähatmah et ses deux assesseurs, le Mahatma et le Mâähônga.
L'Autorité résidant dans l'esprit divin, le Pouvoir dans la Raïson juridique de l’Ame universelle, l'Économie dans l'Organisation physique du Cosmos : telle est la confirmation que la Loi trinitaire de l'Histoire trouve à la tête mème de l’organisme ramide et manavique.
L’instruction que reçoit l’adepte, aussitôt admis par la Volonté divine éclairant la Sagesse humaine, est encore la même aujourd'hui que dans les temps de Ram et de Menès.
Car, une fois la Vérité synthétique connue, le progrès des individus consiste à s'élever jusqu'à elle, pour la conserver et la procréer sans cesse dans les esprits et dans les âmes.
Qu'il fût Moïse ou Orphée, Solon ou Pythagore, Fo-Hi ou Z5roastre, Chrishna ou Daniel, tout impé- trant, tout étudiant, a dû commencer au dernier échelon, pour s'élever jusqu’au premier.
Newton ou Lavoisier, Humboldt ou Arago, auraient dû ou s'éloigner, ou recommencer l’A BC, oui l'A B C.
Cest en effet dans le Verbe sacré que réside
L'adeptst,
Le Verbe sacrés
Confirmalion de l'Evangile de Saint Jean,
toute Science, depuis la plus infime de l'Ordre physique jusqu’à la plus sublime de l'Ordre divin,
Tout parle et tout signifie, tout porte son propre nom visiblement écrit dans sa forme, symbole de sa nature, depuis l’insecte jusqu'au Soleil, depuis le feu souterrain qui dévore toute matière, jusqu’au Feu Céleste qui résorbe en lui toute essence.
Ce que je dis ici doit être pris à la lettre aussi bien qu'en esprit.
Ïl y a une Langue universelle dont le lecteur trouvera des aperçus assez précis dans la Mission des Juifs, et cette langue n’est elle-même que le Verbe des cycles primitifs dont parle saint jean:
Aa LINQLRE INQENQ LL LLEL CENAUU LHL LILOL LLILCL LR
Dans le Principe était la Parole (la Puissance de la Manifestation créatrice) et la Parole était en Lui les Dieux; et Lui les Dieux était la Parole.
Oh! que nous sommes bien loin de cette langue savante, si simple dans ses principes, si certaine dans toutes ses applications infinies |
Ouvrez n'importe lequel de nos traités de physique ou de chimie, voyez les noms affrcusement barbares, les signes vides de sens intrinsèque qui
composent leur nomenclature et expriment leurs
équivalents et leurs lois.
Dans les langues antiques, les mêmes objets étaient décrits suivant leur nature par les symboles verbaux absolus qui évoquaient le caractère réel des êtres, des choses, de leur formation et de leur décomposition.
Aussi, ramenée à ses racines dans le Verbe vivant, la mathèse et la marphologie de la Parole dorienne étalent-elles un acte divin soumettant, comme le dit Moïse, toute chose dans la Nature à l’Intelligence et à la Science humaines.
Dans leurs cellules souterraines, le Peuple innombrable des Dwijas est occupé à l'étude de toutes les langues sacrées, el couronne les travaux de la philologie [a plus étonnante par les découvertes les plus merveilleuses de la Langue universelle dont je viens de parler.
Cette langue est le Vattan.
Que de têtes blanches parmi de jeunes fronts se pencherit dans la solitude sur ces caractères mystérieux |
Chacun de ces alvéoles de pierre est de toute antiquité éclairé par le gaz oxydrique, qui assainit
Langue universelle, le Vattan.
Les étudiants dans leurs cellules,
l'air au lieu de le vicier comme notre hydrogène carboné.
Que de millions de Sages sont sortis rayonnants de ces tombeaux de granit!
Depuis les fils des Pontifes ou des Rois, jusqu'aux enfants des humbles parias, quelle sélection d’âmes lumineuses s’est élaborée dans ces caveaux !
Chacun d'eux,quoique élroit,est savamment aéré,
Dans cette solitude. l'élève sent déjà l’envahissement de l'Invisible.
Peu à peu les visions saintes 1iluminent son sommeil ou ses yeux ouverts, récompensent ses efforts vers la Science et vers la Vertu, ou flagellent l’indolence de son esprit et de son cœur,
Un cadre semblable à celui de nos officiers de marine sert de couche au Dwija.
Chaque soir il en gonfle lui-même de son souffle le matelas et l’oreiller.
Une table et une chaise pour tout mobilier, quelques sentences mystérieuses sur les murs, tout est calculé pour la concentralion intérieure de l’âme sans aucune distraction du dehors.
Lorsque l’étude des langues sacrées a révélé la Constitution intime de l’Esprit divin dans l’Ame universelle, la vérification commence à travers les
quatre hiérarchies de sciences que j'ai détaillées dans la Mission des Juifs.
Les examens une fois subis avec honneur, le Dwija entre peu à peu dans les cercles d’années qui l’'amèneront à devenir Yoghi.
Ce sont d’abord tous les degrés de sciences naturelles qui s’ouvrent à lui, tels qu'on les enseionait dans les villes souterraines d'Égypte avant l'invasion des Hiksos.
Je ne répéterai pas ici ce que j'ai dit ailleurs à ce sujet : tout ce qu'enseignent nos études secondaires et supérieures et tout ce quil leur reste à découvrir sur la nature physique est professé là par des maîtres sans rivaux sur toute [a Terre, comme Sacerdotes de l’Enseignement.
La Constitution physiologique de la Planète et du Cosmos est connue Jusque dans ses moindres détails, tant matériels qu'essentiels, tant visibles qu'invisibles.
Tout aétéapprofondi, depuis les entrailles ignées du Globe jusqu’à ses fleuves souterrains de gaz et d'eaux douces ou salines, jusqu'aux êtres vivants qui habitent ces flammes, ces gaz ou ces eaux.
Tout a éié approfondi à travers l'étendue et les abimes des mers, jusqu'au rôle des courants magnéliques qui s’interférencient d’un pôle à l’autre
Enseignements secondaire etsupérieur de L'A- garttha,
La constitution de [a Pianée cl du Gosmos.
J.es ballons dirigeahlcs. Les migralions AS- cendantes des ämes par le Pôle Nord. Les chemins de fer électriques.
en longitude et d’un tropique à l’autre en latitude.
Tout a été approfondi dans les airs, tout, jusqu'aux essences invisibles qui y demeurent, tout jusqu'à l'électricité qui s’y développe en échos, après s'être formée dans les entrailles du globe pour y revenir.
Des flottes aériennes de ballons dirigeables ont poussé les observations jusqu’à un degré impéné- trable à nos méthodes actuelles.
out a été révélé, jusqu'aux harmonies universelles qui produisent les saisons terrestres, jusqu'aux migrations ascendantes des âmes par le Pôle Nord, cet introuvable Mont Mérou, et cet indéchiffrable Albor]j des livres védiques et pehievis.
Des chemins électriques, non de fer, mais de verre trempé et malléable, ont sillonné l’antique Empire du Bélier, sans appauvrir imprudemment ia Planète de ses réserves carbonées comme on Île fait aujourd'hui, ui sans l’accabler d'une armature de fer non moins imprévoyante et non moins propice à la propagation de certains fléaux cosmiques.
Et ces sciences, et ces arts, et bien d’autres, continuent à être sans cesse professés, démontrés, pratiqués dans les ateliers, dans les laboratoires et dans les observatoires de l’Agarttha.
La chimie et la physique ont été poussées à un
tel degré, qu’on ne voudrait même pas l’admettre, si je l’exposais ici.
Nous re connaissons que les forces de la Planète, el encore.
Mais outre ces dernières, les Puissances attractives du Cielont été saintement observées, et continuent à êi-c sans cesse expérimentées.
Que de travaux immenses jusque dans l’infiniment petit !
1l n’est pas un insecte, pas une plante, pas un minéral, pas mème une goutte de rosée, dont les propriétés dynamiques n’aicnt été inventoriées, et n’aient fait l’objet d’une multitude incroyable d’observations et d'expériences.
Mais que d'œuvres plus gigantesques encore dans l'infiniment grand, non seulement sur la physique du Ciel que nous ne possédons même pas, mais sur la physiologie et sur la sociologie de l'Univers tout entier !
Ce n'était pas assez du télescope : des âmes mues par une Foi invincible, éclairées par des certitudes absolues, ont, par milliers, de siècle en siècle, jusqu’à présent, fait l'ascension des Cieux, d'Asire en Astre, de Sphère en Sphère, jusque devantle Voile flamboyant d’où rayonne tout Esprit et d'où procède toute Vie.
Les puissances atlraclives du Giel,.
Ascension des Cieux.
Dans leurs Mystères scientifiques, les Mages de FAgarttha sont enlevés de tcrre.
Elles ont parcouru en tous sens la Cité céleste dont parlent tous les Cultes.
Et pendant ce temps, dans les cryptes sacrées, le Conseil suprême des Mages suit, épie les moindres signes qui sortent des lèvres de ces intrépides investigateurs, raides et froids comme des cadavres.
Oui, la Nature céleste a livré et livre encore là ses saints Mystères.
Quant aux forces atiractives du Cïié!, leur action sur nos forces purement physiques a été et est encore constamment expérimentée.
Dans une partie de leurs Mystères scientifiques, les Mages de l’Agarttha ne peuvent ahorder entre eux certains sujets d'étude, sans être enlevés de terre, comme les vit Apollonius de Thyane.
Et ceux sur lesquels, par la Foi, la force attractive des Cieux agit avec le plus de puissance, iraient se briser le crâne sur la voûte de la coupole, si leurs collègues ne les arrêtaient.
Il n’y a donc pas en jeu dans l'Univers que la pesanteur qui enchaîne les corps au centre de la Terre.
Maïs ce n’est pas seulement sur les vivants que ces innombrables expériences ont été faites.
Les morts ont été injectés de substances exercant une action d'’interférence, de lien médian entre eux et | Essence cosmique de leur âme remontée dans les Cieux.
L'attraction de ces âmes a enlevé ces cadavres, sous les yeux des Sages dont je parle, à des hauteurs vertigineuses, pendant la nuit, et ne les a laissés redescendre à terre que pendant le jour.
Or, ce qui s’est fait se refera devant nos propres savants et devant nos prètres, lorsque l'entente synarchique sera accomplie.
Pourquoi pas avant ?
Parce que l'Agarttha n’ouvrira pas ses portes sans garantie et parce qu’en Europe, en France même, il faut toute une législation pour qu'une Université sacrée de ce genre puisse se fonder et faire ses expériences sans contrôle et sans Iimmixtion du dehors.
Tous les Yoghis’et tous les Mounis savent, en effet, qu'ils jouent leur vie, quand ils abordent de telles sciences et de tels arts,
Or, si l’on crie iei à l'impossibilité de pareilles connaissances, je répondrai que nos expérimentateurs occidentaux touchent presque à leur réalité positive.
Attraction des CGrPpS par les ames du fond des Cieux,
Impossibilité d'une pareille Université en Lurope sans une législation <7x£- ciale.
No: sciences retournent à Ja magie.
Expériences des Charcot, des Voisin, des Demarquay, fes Giraud -Teulon, des Liégeois ; elles seraient Laxées de magie noire par les Mages de l'A- garttha.
Leur empirisme effleure déjà les frontières de la véritable Magie; déjà, il atteint le point limitrophe de la physiologie et de la psychurgie ; déjà, il est presque à l'intersection des faits qui inté- ressent les sciences naturelles et humaines, et de ceux qui appartiennent aux connaissances cosmiques et divines.
Les lecteurs européens qui, de près ou de loin, auront suivi les travaux des Charcot, des Voisin, des Demarquay, des Giraud-Teulon, des Liégeois et de bien d’autres investigateurs actuels, seroni moins surpris en lisant tout ce que j'ai dit et tout ce que je dirai, au sujet des sciences et des expé- riences magiques de l’Agarttha.
Seulement les savants de cette sainte Métropole universilaire trouveralient que les nôtres font de la Magie noire, lorsqu'ils opèrent sur le vivant inconscient par vole de toute autre suggestion que celle de Ia Divinité et de Ses Agents.
Les moyens qui, entre les mains de nos docteurs, produisent l'hypnotisme, sont en eifet factices, comme ce dernier; et ils ne sont guère plus propices à la santé physique et psychologique qu'à la sainteté des sujets.
Les dispositions idéo-psychiques des expéri-
mentateurs et des expérimentés appellent beau-
sr —
coup de développements, pour aboutir à coup sûr à la lumineuse série des constatations de la Magie agartthienne.
Je sais qu’une curiosité non moins scientifique que légitime est le mobile réel de nos opérateurs.
Mais cela ne suffit pas pour incliner le divin Invisible à laisser entrevoir ses Puissances, ni l’âme à les sentir, et, par son Union avec Elles, à livrer le secret de ses facultés dynamiques.
Quant aux sujets, leur ignorance, leur état maladif, leur trouble d'esprit, leur inconscience de ce que l’on va faire et de ce que l'on fait à leurs dé- pens, leur désarroi nervoso-psychique n’offrent que des conditions pathologiques incompatibles aux merveilleuses manifestations qui, de toute antiquité, ont prouvé aux savants des Sanctuaires et l'existence de l’âme et celle de la Divinité.
Quoi qu’il en soit des expériences occidentales, il n’est pas jusqu’à la Puissance du Verbe qu'elles ne frôlent empiriquement; et la corrélation des couleurs et des voyelles mères, sensible aux hypnotisés de M. Liégeois, touche de bien près aux plus grands Mystères.
J'ai dit plus haut que les entrailles du Globe avaient été visitées, et les travaux infernaux de
leurs habitants observés sur place.
Ces cxpériences touchent presque à Ja Puissance uu Verbe et à ses Mystères.
L'Enfer, les démons ct ieurs métropoles souterraines. Descente des Inilics aux Enfers,
Ce qui a été est encore, et voilà ce que les ini-
liés se disent, de certains grades à d’autres :
« Chaque année, à une époque cosmique déterminée, sous la conduite de Maharshi, du grand
« Prince du Sacré Collège magique, les lauréats
des hautes sections descendent encore visiter une des métropoles plutoniennes. » « Il leur faut tout d’abord se couler à travers le sol
« par une anfractuosité, qui tolère à peine le pas.
sage d’un corps.
« Le souffle s'arrête, et l’Yoghi, les mains audessus de sa tête, glisse, et croit vivre un siècle, < Ils tombent enfin l’un après l’autre dans une interminable galerie en pente, où commence leur véritable voyage.
« À mesure qu'on descend, l'air devient de plus en plus irrespirable, et, à la lueur d’en bas, on voit la force des initiés se graduer le long des immenses voûtes inclinées, au fond desquelles ils vont bientôt observer les enfers.
< Le plus grand nombre est forcé de s’arrêter en chemin, suffoqué, épuisé, malgré des provisions d’air respirable, de nourriture et de substances calorifuges.
« Ceux-là seuls continuent, auxquels [a pratique des arts et des sciences secrets a permis
À LS
de respirer aussi peu que possible par les poumons, et de tirer de l'air, n'importe où, et par d’autres organes, les éléments divins et vitaux qu’il renferme en tous lieux.
« Enfin, après un très long voyage, ceux qui persévèrent, voient au loin flamboyer quelque chose comme un immense incendie sous-planétaire.
« Le Prince initiatique se retourne, et, la main levée, l'index et le pouce réunis, il ne parle plus que par signes, dans la langue universelle que j'ai mentionnée.
« Que dit-il ? Le voici:
« Silence : nous sommes arrivés ! Qu’aucun de vous ne parle, qu'aucun de vous ne touche ni l’eau, ni les fruits souterrains du peuple que vous allez voir, et quand je traverserai l'Océan de feu, posez exactement vos pieds sur les vestiges des miens.
« Dans la même langue, le Prince initiatique s'adresse, en leur faisant face, à des êtres qu'on ne voit pas encore.
« Par les hiérogrammes sacrés, symbole de l’Union des peuples célestes avec notre terrestre Humanité, symboles du droit de commandement que l'Esprit divin qui anime cette dernière a sur
« ce qui est en bas au nom de ce quiest en haut,
Le Prince initiatique commande aux dé- mons.
Description de Ja Métropole infernale.
lc Prince des Mages ordonne, et les chefs du peuple infernal obéissent.
« La Métropole cyclopéenne s’ouvre, éclairée d'en bas par un Océan fluidique, rouge, reflet lointain du Feu Central, retrait sur lui-même à cette époque de l’année.
« Ce sont à l'infini les ordres les plus étranges d'architecture, où tous les minéraux confondus réalisent ce que la fantaisie et la chimère des artistes gothiques, corinthiens, ioniens, doriens, n'auraient jamais osé rêver.
« Et partout, furieux de se voir pénétré et envahi par des hommes, un peuple à formehumaine, au corps igné, reflue à l’approche des initiés, et s’élance en lous sens sur des ailes, allant s’accrocher avec des griffes aux murailles plutoniennes de leur cité.
« Le Maharshi en tête, la théorie sacrée suit un chemin étroit de basalte et de lave figée.
« On entend au loin un bruit sourd qui semble s'étendre à l'infini, comme l’ébranlement des vagues d’une grande marée d’équinoxe.
« Pendant ce temps, tout en marchant, les Yoghis observent et étudient ces peuples étranges, leurs mœurs, leurs coutumes, leur effrayante activité, leur utilité pour nous.
« Ce sont leurs travaux, qui, sur l’ordre des « Puissances cosmiques, aménagent à notre profit « les sous-sols qui nous portent, les fleuves sou- « terrains des métalloïdes et des métaux qui nous « sont nécessaires, les volcans qui garantissent « notre globe des explosions et des cataclysmes, « le régime de nos montagnes et celui des vallées « de nos fleuves.
« Ce sont eux encore qui préparent les foudres, « endiguent sous terre les courants cycliques des « fluides interpolaires et intertropicaux, ainsi que « leurs dérivations interférentielles dans les dif- « férentes zones des latitudes et des longitudes « de la Terre.
« Ce sont eux aussi qui dévorent tout germe « vivant pendant qu'il pourrit pour porter son « fruit.
« Ces peuples sont les Autochtones du Feu Cen- « tral; ce sont les mêmes qu'a visités avant de « remonter dans le Soleil Notre-Seigneur Jésus- « Christ, afin que la Rédemption purifiât tout, « jusqu'aux instincts ignés d’où s'élève ici-bas la « hiérarchie visible des êtres et des choses.
« Car tout est Vie et tout est Harmonie dans « l'Esprit de Dieu, depuisle sommet des Cieux jus- « qu'au centre même de la Terre. »
Du rôle réel des démons dans la nature,
N,.-S. Jésus- Christ les à visités et rachetés.
Les enfers et Jours meir2po- Jes étaient connus des prêtres de la Celtide,
Confirmation du Credo de Saint Athanase,
Ici, le lecteur européen, jetant mon livre s’écriera :
— Vous croyez à cela, vous?
— Oui, monsieur, et voici pourquoi.
Ce qu'il m'a été donné de connaître et d’appré:- cier directement des Mystères célestes me rend impossible de douter de la réalité des Mystères infernaux, ni de la véracité d'aucun véritable initié.
Du reste, l'Agarttha n’est point le seul Temple qui ait communiqué avec les entrailles du Globe.
Les prêtres et les prêtresses de la Celtide tout entière en faisaient autant,ce qui a valu à l'Europe druidique le ncm d'empire de Pluton, de royaume de l’Amenti.
Suivant la Tradition ésotérique conservée à travers tous les templeset tous les Cultes,il n’y a pas d’élémentis,c’est-à-dire d'états élémentaires,qui ne soient en acte sous l’influençe d’Essences spirituelles.
C’est pourquoi, avec saint Athanase, catholique synarchique de l’Universelle Eglise, je dis, en joignant les mains: Credo in unum Deum, Pairem omnipotentem, Creatorem Cœæli et Terræ, Visibilium Omnium et Invisibilium !
La doctrine ésotérique des Vèdes compte huit Éléments physiques, cosmiques et divins et, par conséquent, huit ordres d'Esprits présidant à la Constitution organique de ces éléments :
Bvoumir, E AT. Apo, Le LA L
Analo, Aa. Vâyous, Ta. Hham, zaax. Mano, Aa.
Bou ddir, fe x. Ahankara, A85<«
La même doctrine y ajoute quatre Puissances cosmOgoniques : |
Agnacl, A4. Yamael, TRY. Varanael, aa. Ouvael, va. Sous d’autres noms, les mêmes Puissances sont énoncées dans le texte de laCosmogonie égyptienne
etagartthienne de Moïse.
Un rapport conscient est-il possible entre l'Homme et ces Puissances ?
Aujourd'hui encore l’Université agartthienne dit oui, et le prouve expérimentalement.
Oise
La doctrine ésotérique des Vèdes comnte huit éléments physiques, cosmiques ctdivins. Noms des esprits qui président à la constitution organique de ces éléments.
Conformité de la doctrine vé- dique avec l'initintion moisiaque.
CHAPITRE I
CHAPITRE II
Je parlerai plus tard des immenses consolalions que l’Agaritha garde en réserve, et, après l’Al- Hance synarchique, communiquera aux savants du suprême Conseil de l'Enseignement.
Ils y trouveront toutes les démonstrations expé- rimentales possibles de l’existence de l’âme, tant dans le vivant qu'après la cessation de la vie corporelle.
Ici, je ne veux qu'indiquer jusqu’à quel point ont été menées les études qui regardent cette der-
nière.
Parmi leffrayante accumulation d’expériences que renferme l’Agarttha, celles qui intéressent la Sélection humaine ont été poussées jusqu'à un degré inouï.
Opérant chez eux, sur des territoires indépendants, les savants du Cycle du Bélier ont tout osé
eo —
L'ime démontrée dans le vivant et après la mort.
Un séminaire ‘le sélection humaine el zoologique : Périple d'Fimbulc.
pour approfondir, soit le mystère des espèces, soit les limites inférieures ou supérieures de l’organisation physiologique de l'Humanité.
Un de leurs anciens séminaires de sélection à été un groupe de sept îles aujourd'hui disparues, et qui se trouvaient dans ce que nos hyGrographes appellent le grand Courant de Malabar.
« Ces insulaires, dit un antique voyageur qui « vécut sept ans parmi eux, sont des hommes fort « différents de tous les autres, tant par leurs mœurs « que par leur organisation.
& Ils ont tous plus de six pieds de haut, et soni « de même taille,
« Leurs os sont élastiques, se pliant et revenant « à leur forme première comme des tendons.
« Quoique leur corps puisse paraître faible, leur « système musculaire est infiniment plus fort que « le nôtre.
« Impossible de leur enlever ce qu'ils serrent « dans leurs doigts. |
« Très beaux de visage, ils sont admirablement « proportionnés.
« Plus ouvertes que les nôtres, leurs oreilles ont « une cavité double que sépare une languette mé-
« diane.
« Leur langue offre ce caractère étrange ct en « partie artificiel, grâce à une opération chirurgicale, d'être bifide de la pointe jusqu’à la
« racine.
« Cette conformation leur permet non seulement « d'articuler tous les sons de toutes les langues du « monde, mais d’imiter les chants ou les cris de tous les animaux. « Chose merveilleuse entre toutes : le même
« homme, grâce à ses deux langues, entretient
deux personnes à la fois et leur répond sur les
matières les plus différentes, sans confondre ses
« deux discours. »
Ceci, au fond, n'est pas plus étonnant que ce que font nos pianistes et nos organistes avec leurs deux mains et même avec leurs deux pieds.
« Ils ont des sources admirables d’eau chaude « pour les bains de plaisir ou d'hygiène.
« Il n’est pas de sciences et d’arts qu’ils ne con- « naissent, mais entre toutes l’astronomie sacrée « est leur étude de prédilection.
« Ils se servent de sept caractères dans leur écri- « ture, mais chacun d’eux a quatre positions diffé- « rentes, ce qui porte leurs lettres à vingt-huit.
« [ls n'écrivent pas de gauche à droite comme < nous, mais selon la verticale.
« Ils vivent très longtemps, et la limite ordi- « naire de leurs macrobites est d’un siècle et demi.
« Pendant cette longue existence, fort peu sont malades.
« Quandïls ont atteint ce terme de longévité, « ils passent volontairement et consciemment de « vie à trépas, en se couchant sur un matelas « d'herbes particulières, qui donnent peu à peu « un sommeil délicieux, dont on ne se réveille
Voilà, on en conviendra, un séminaire de sé- lection physiologique qui prouve ce qui nous reste à découvrir, et ce qu'on peut faire dans cette
voie. Les savants de l’Agarttha sont capables de re-
nouveler ces merveilles, à l'heure actuelle, Mais, dans les séminaires dont je parle, la sé- lection ne s’arrêtait point à l’homme, témoin ce
qui suit.
« Îls ont une espèce d'animaux assez petits. « mais d'une forme et d’une vertu physique ex- « traordinaires.
L
K
« Leur dos, semblable à celui des tortues, porte une croix jaune, en forme d'X, dont chaque extrémité est éclairée d'un œil et armée d’une bouche.
« L’animal a donc quaire yeux aboutissant à un seul cerveau, quatre bouches desservant un unique estomac.
« Les entrailles et toutes les autres parties intérieures sont également uniques.
« Ces animaux sont polypodes, et leur appareil locomoteur, pourvu de pieds qui s’articulent à la circonférence de leur corps, leur permet de se mouvoir de tous les côtés où les porte la volonté.
« Leur sang a la propriété plasmatique de rapprocher et de cicatriserimmédiatement les parties coupées d’un corps vivant, telles que la main ou le pied, quand la blessure est récente. « J'ai vu aussi un grand nombre d'autres animaux, dont les formes nous sont inconnues, et que notre imagination n'aurait jamais rèvées.
« Cesilessontremplies de gigantesques serpents
< absolument inoffensifs, et d’une chair succulente.
« Quoiquele régime alimentaire soit savamment
« réglé dans ces tribus, chacun ne mange pas des « mêmes choses, mais selon les jours qui leur sont
« marqués,les uns doivent vivre de poisson.les au- « tres de volaille, ceux-ci d'olives et d’autres vé-
« gétaux, ceux-là de fruits crus. »
J'ai cité à dessein, dans ce qui précède, le résumé que Diodore donne du rériple d’Iambule.
Cevoyageur était resté sept ansdans leséminaire dont il parle en toute connaissance de cause.
Son récit prouve que, même en dehors des tempiles, l'antique Science des Agartthiens n'était point inconnue.
Tous les caractères dislinctifs de la sélection dont il parle ne peuvent laisser aucun doute sur son origine.
Du reste, aujourd’hui encore, dans certains dé- serts de l’Inde, mais parmi les descendants demisauvages d'anciens sujets d'expériences physiologiques, les mêmes pratiques se poursuivent empiriquement.
Quant à la science et à l’art des sélections, ils sont conservés admirablement dans iles brbliothèques de pierre, et y font l’objet d’une étude constante, ainsi que les quatre hiérarchies de la Connaïssancee.
Dans cette enceinte sacrée, aucune tradition, aucune vérité n'est dogmatiquement exposée aux
Dvwijas, qui ne soit expérimentalement prouvée.
En dehors de tout ce que nous venons de voir, des expériences de toute nature apprennent à l'âme à se connaître elle-mème, et à se ressaisir dans toute l’étendue de sa substance et de son divin Royaumepar la Science qui mène à la Sagesse, par la Volonté qui donne la Vertu, par la Prière et l'Union intimeavec Dieu et avec ses Puissances qui seuls ouvrent à qui leur plaît les portes successives des Cieux et de leurs Mystères angéli-
L'ineffable Agent, l'Élément sacré qui sert de Char à l’Éternelet à ses divines Facultés, s’appelle l'Éther dans toutes nos langues, l’Akasa en sanscrit.
Je renvoie icile lecteur à tout ce que j’en ai dit dans la Mission des Juifs.
L’Éther est un Élément vivant, enivrant d’une manière indicible, et d’une ivresse sainte, toute spirituelle, que l'intelligence peut néanmoins maitriser assez pour conserver sa raison et sa conscience individuelles et maintenir le corps, effort bien difficile, à l’état éveillé.
C'est alo?s que l’Invisible devient visible aux
yeux.
Du rôle de l'Ether dans les sciences ésoté- riques.
Les saint».
Ici l’on me dira: « Comment faire ? Dites, par- « lezi Par queis moyens psychiques ou physiolo. « giques obtenir cet inappréciable bienfait ? »
À Dieu ne plaise que je réponde ! car ce n'est pas en dehors des Églises et des Universités une fois réconciliées qu’un pareil sujet peut être expliqué.
En attendant, demandez aux Saints de nos Éelises judéo-chrétiennes, demandez à nos prêtres comment, par leur propre spontanéité, férus de divin amour jusqu’au renoncement absolu d’euxmêmes, certains d'entre eux,sans art, sans science, sans guide visible, mais avec Jésus pour Hiérophante occulte, ont reçu la visite de l’Élément sacré qui les a pénétrés jusque dans la moelle de leurs os, et ravis.
Dermandez-le aussi à vos Saintes, depuis sainte Thérèse jusqu’à Jeanne d'Arc, la plus éclatante des manifestations divines dans l'Humanité, depuis l’apparition du Sauveur.
Et tous et toutes vous répondront : C’est la Foi, c’est la Charité, c’est l’Espérance, c’est l’Adoration poussée jusqu'à l’ancantissement absolu de soimême, jusqu'à l’engloutissement de l'individu tout entier dans le sentiment et dans la sensation de l’Universalité humaine, céleste, divine.
Et ils auront raison de vous répondre ainsi.
Je n’ajouterai qu’un mot.
Régime diélé- tique des initiés
L’ascétisme peut conduire à cette Vérité, à cette üe l'Agarttha.
Voie, à cette Vie des bienheureux, la spontanéité psychique, remplissant toutes les conditions pré- cédentes.
Pourtant, dans l'Agarttha, on ne pratique pas l’'ascétisme, qui ne saurait jamais être une règle sociale.
Il est réservé à la liberté individuelle, quand le Yoghi veut se retirer du monde, et, dans les cavernes des forêts vierges, rentrer absolument en
Dieu en devenant solitaire ou Mouni.
Ah! les Saints sont partout des Saints, sous quelque forme et à travers quelque Culte qu’ils s'affrent en holocauste à l'Esprit vivant et au Christ Éternel, que tous révèrent sous mille noins!
Que ce soient nos pieux ermites du temps passé, ou ceux de toute autre communion, les esséniens ou les thérapeutes, les solitaires de nos Thébaïdes ou ceux des déserts de l'Himalaya, je les vénère ous, je les rassemble tous dans ma foi de Chré- uen synarchique, et je les prie tous de daigner
bénir et protéger mes travaux.
Le mystère du sommeilchez les initics.
À ceux des initiés qui ne veulent pas suivre la vole libre du monachisme dans le sens étymolo. gique de ce mot (monos,seul, en sanscrit mouni). l’Agarttha donne néanmoins la possibilité et l4 pratique de l'Union divine, mais avec un régime diététique approprié.
C'est pourquoi, depuis le Dwija jusqu'au Brà- hatmah, depuis le premier des initiés jusqu’au der. nier, les peuples de ce Cycle et de cette Communion en Dieu s’abstiennent de viande et de toutc liqueur fermentée.
Ces conditions jointes à toutes celles que la Sainteté et la Science commandent, mettent le corps, peu à peu, en état de permettre à l’Ame dy reprendre possession de sa liberté céleste.
C'est ainsi, par exemple, que, non seulement dans la veille, non seulement dans l’extase absolue, mais même dans le sommeil de chaque nuit, la haute Initiation rouvre à ses adeptes le Ciel tout
entier.
L'Épopte en effet ne dort plus du seul sommeil animal, commun à tous les êtres physiques de la Terre.
Dans ce mystère du sommeil que, parmi nous,
Boerhaave seul à quelque peu pressenti, l’instinci
vital accablant l’âme, l’enivre de cet éther d’en bas que nous nommons le \Magnétisme terresire.
Ces fluides bien connus des anciennes initiations orphiques se trouvent nommés tout au long dans la Cosmogonie égyptienne de Moïse.
Le régime alimentaire basé sur la viande et sur les spiritueux, en rapprochant l'homme des espèces inférieures, immerge d'autant plus son âme pendant le sommeil dans les fluides dont je parle.
Si, dans de telles conditions, la force psychique se libère, c’est qu'elle s’alimente d’autres éléments moins grossiers, sous l'incitation, pendant la veille, de différents ordres de sentiment et d’idéalité correspondant à des Sphères plus ou moïns hautes des Espaces célestes.
De là, les rêves plus ou moins lumineux des jeunes gens, des femmes, des vieillards et des hommes, selon le degré de leur dégagement idéopsychique, ou de leur spiritualisation.
L'intelligence en effet est une ouverture céleste par laquelle l'Esprit universel pénètre, et est assimilé par nos âmes comme la substance terrestre par nos corps.
Plus cette assimilation est grande, plus l’âme se spiritualisant tend à résorber en elle l'instinct
igné qu'elle a reçu de la Ferre, et qui l’a liée; l'existence physique.
Mais cet Esprit universel, ce Saint-Esprit de nc. tre Foi chrétienne n’est pas seulement une absirac. tion menlale en nous.
Il est vivant en Lui-même et par Lui-même.
À travers l'ouverture que Lui accorde notre in. telligence, Il ne travaille pas seulement de :: flamme céleste nos facultés intellectuelles, mais tous les registres harmoniques de nos sentiments dont l’Amour est le Principe central, identique Lui.
Après less longs entraînements qu'il a dû subir pour se retourner ainsi à l'endroit de la Vie iwmano-divine, l'Épopte recoit le secret de s'éveiller pendant que son corps dort.
EBnveloppé d’un suaire qui lui recouvre la tèt en bouchant hermétiquement ses oreilles, ses yeux et ses narines, cten ne laissant de place vide quà sa bouche, les bras croisés sur la poitrine, il s'offre vivant à l’Ange de la Mort,et s’abandonne à Dieu totalement, de toutcs les puissances de l’abnégion de sa volonté.
Et, après des prières dans un Verbe mystérieux. saisie par l’Ange de la Mort, l’âme est enlevée ei
Dieu à travers 1a Hiérarchice des Anges, pendant que le corps repose comme celui de tout autre homme endormi.
Que voit-elle alors? Une éblouissante Jumière, et les Anges l’'emportent partout où sa piété et son désir de savoir s'accordent avec la Volonté de l'Éternel.
C'est ainsi que les bardes de tous les temples et de tous les temps ont pr dire avec raison: Le Soleil ne se couche jamais pour celui qui par lInitialion est rentré dans Île Royaume de Dieu.
Mais chaque nuit, quand 1l s'abandonne à l’Ange de la Mort, aucun initié n'est sûr de son réveil physique et de son existence terresire du lende-
main.
Ah! ce n’est point un jeu que la réserve scien- üfique colcssale qui autorise, motive, explique, démontre expérimentalement le bien-fondé et la logique de l’action divine à travers tous ces moyen. de culture sociale nommés si justement les Cultes.
Et par Cultes, j'entends les grandes Synthèses périodiques qui, sous l'impulsion d’un Epopte souverain comme Moïse, d’un divin Initiateur comme Jésus-Christ, réacheminent les membres perfectibles de l'Humanité vers la parfaite Harmonie d’où
more
Dangers delimitiation en dehors des condilions de Vertu vt de Science exigées par l'E- xanier!
les Gouvernements politiques l'ont fait sortir
Non, ce n’est point un jeu que les sciences « que les arts qui témoignent expérimentalement de celte Harmonie des vérilés et des réalités, depuis le sommet des Cieux jusque dans les entrailles dy Globe.
Non, ce n’est pas un jeu que l'antique Sagesse qui, fidèle à elle-même, peut encore aujourd'hui nous aider expérimentalement à vérifier tout ce qu'ont accompli les Moïse, les Orphée, les Pro. phètes et notre divin Messie.
Mais malheur à ceux qui, sans pureté absolu de l'intelligence, du sentiment et de l’insiinct, sans le contrôle de la Science sacrée, tenteraient de forcer les portes de l’Éternité!
Malheur à ceux qui, hors de la Sagesse et de la Sainteté, essaleraient de s’élancer de l’autre côté des choses, tête baissée, dans l'Océan de l’Éther resplendissant!
Malheur enïin aux imprudents cui livreraient les clefs positives de l’Occulte à des nations ou à des individus insuffisamment préparés,et hors des canaux divinement voulus et conservés, de la Religion, de l'Enseignement, de l’Initiation !
Quoique frôlés par l'Éther, ces Prométhées profanateurs retomberaient foudroyés dans les abîmes
de l'Ahankara, l'élément du moi individuel et de la vie instinctive, brülés jusqu'aux 05, non par les langues de flamme de l'Esprit céleste, mais par tous les feux de la concupiscence génitale.
Car le même l’eu céleste qui hume et aspire en haut dans l'Esprit les âmes pures, crache en bas dans les 1orces ignées de la Terre les impures, et pendant que les unes sont chez les Anges, ravies de céleste Amour, les autres chevauchant les dé- mons sont engloulies dans les gouffres de l’orgie
infernale.
Voilà pourquoi, en dehors de la grande enceinte morale du Judéo-Christianisme, et de cette Église des Primitifs qui s’appelle l’Agarttha, voilà pourquoi, dis-je, partout oùle schisme d’Irshou a passé er Assyrie, er Syrie, en Egypte sous les Hyksos, et dans toute l’Ionie européenne, l’idolâtrie des Puissances cosmiques mal comprises, jointe à la connaissance altérée des Mystères, a promené la torche des Sabbats orgiaques, depuis le Gange jusqu’au Nil, depuis lPEuphrate jusqu’à l'Eurotas, depuis le Cithéron jusqu aux sept collines de Rome.
Et voilà pourquoi aussi ces profanations terribles ont appelé de terribles châtiments.
Elles n’ont pas cessé à l'heure où je parle, et
La profanalion des Mystè- rcs depuis cinq mille ans.— Les sabbats orgiaques du Gange au Nil, de l'Euphrate à l'Etxotas, du Cithé- ron aux sepl collines de Ro-
Solidarité de tous les culles el de tous les corps enselignants de l'Humanité.
dans les Indes même, partout où ne s’exerce pas l’action directe de l’Agarttha,les mêmes désordres
se reproduisent plus ou moins.
Ab !frappons-nous tous la poitrine,en présence des plaies de l'Humanité, et, d'un bout de la Terre à l’autre, disons tous à la fois : C'est notre faute, c’est notre faule, c’est notre très grande faute!
Nul Temple, nulle Église, nulle Synagogue, nulle Mosquée qui puissent se dérober à cet enchainement universel des hommes, soit dans le Mal, soil dans le Bien.
« Que me font vos prières, leur dit l'Éternel, el qu'ai-je besoin de vos sacrifices ! Ce que je vous demande, c’est de travailler à votre Salut général en vous unissant par une mutuelle Charité dans une commune action rédemptrice. »
Nul Culte, nul Corps enseignant, pas plus l’Agarttha que les autres, ne peut se dérober impunémeni désormais à cette grande et sainte solidarité.
Nul ne peut dire en vérité : Je me lave les malus de ce Mal.
Tous et toutes subissent et subiront fatalement le Gouvernement général de l'ignorance, de l'intquité et de la ruine commune des nations, tant que les membres du Christ social, grâce à cette absten-
ion, saigneront ou pourriront sur sa grande croix
équatoriale et polaire.
Hélas! aujourd'hui encore,comme au temps d’Astarté et d’Aphrodite, de Cérès Éleusine, d'Isis et du faux Bacchus de la décadence, dans certaines pagodes de l’Inde où le sacerdoce est héréditaire et non conquis par l'Examen comme à l'Agarttha, il se passe des choses infâmes à certaines époques de l’année.
Je le sais, et nulle force humaine ne n'empè- chera de le crier ici, et de le flétrir.
Et cependant vous, initiés, qui, aujourd hui comme jadis, derrière les pylônes sacrés, regardez froidement s'accomplir ces démoniaques bacchanales, ce n’est point assez de n'y pas prendre part; il faut Jes empêcher : la résurrection et la rédemption de votre patrie sont à ce prix.
Mais, retournons à l’Agarttha.
La pureté absolue de sa tradition, de ses enseignements, de sa discipline et de ses mœurs a été vaguement pressentie dans tous les temps.
Déjà, en 178%, Herder lui-même, sans soupçonner son existence actuelle, affirmait que seule l'École la plus savante, et la plus sainte avait pu, de toute antiquité, former un peuple comme les
La décadence des Mystères en dehors de l'A- œartiha.
Sagesse de l'Agarttha,
Hindous, qui, sauf dans certaines parties de l’'Hindoustan où les Mystères sont déviés, où la Loi de Manou, faute d'étude, n’est plus comprise, offrent cénéralement une sommeimmense de vertus divines et humaines, qu’on n’a jamais poussées plus loin nulle part ailleurs.
Aussi, pour ne pas être injuste, faut-il tenir un compte exact du très grand nombre de sectes que les diverses provinces de l’Inde offrent à l’observation du voyageur.
Sans doute, la souche commune est la grande Université dont je parle, maïs cela dans une très haute antiquité.
Aussi serait-il inique de lui reprocher les hontes, les superstitions, les atrocités engendrées depuis des siècles par l’Anarchie tant générale que locale, par la succession des conquêtes roulani sur celles des révolutions, asservissant les cléricatures, et faisant conniver les vices des pouvoirs politiques avec la corruption des mœurs et des idées populaires.
Toute idolâtrie vient de là, c’est-à-dire de la Politique, la grande Prostituée de Babylone, disent les Prophètes judéo-chrétiens.
Il ne faut s'étonner que d’une chose, c’est qu'a-
près une existence qui se chiffre par cycles, el
malgré tous les maux déchaînés par le schisme d’Irshou, l’Inde existe encore, et puisse encore renfermer la somme immense des vertus qui s’y cultivent sans cesse, et des connaissances qu'on y trouve à PAgaritha.
Dans des conditions semblables, jamais, sur les bases politiques actuelles, la Judéo-Chrétienté n’eût pu se maintenir et subsister, non pas cinq mille, mais cinq cents ans.
Et les barbares des carrières d'Amérique de toutes nos grandes villes n’auraient pas commis moins d'atrocités que certaines branches du sivaisme, que les Thugs ou les adorateurs de Kalr.
Peut-on reprocher aux blanches et pures cimes de l'Himalaya, à ses vierges glaciers, à ses neiges éternelles, à ses sources incontaminées, à ses fiers et limpides torrents, les fanges et les cadavres que roulent vers la mer les ondes troublées de l'Indus ou les flots tumultueux du Gange ?
Il en est de même de l’Agarttha, qui a toujours rejeté de son sein toute impureté intellectuelle ou morale, toute intolérance, toute politique, tout arbitraire de la pensée ou de la volonté, toute superstition, toute idolâtrie, toute magie noire.
Les serviludes domestiques de j'Agartiha.
Sectes issues
des anciennes servitudes domestiques.
C'est pour cetie cause que différentes servitudes domestiques de l'Agarttha sont, depuis bien des siècles, le partage des élèves, par brigades de semaine, sous [a surveillance des Templiers qui font le service mililaire de la police.
Il n’en était pas ainsi avant Cakya-Mouni, où des peuplades entières de subalternes desservaient les cellules des Dvwijas, les demeures des pundits, les laboratoires et les observatoires del Université.
Voici l’origine de ce changement d’où datent un grand nombre de sectes, les unes plus ou moins innocentes, les autres plus ou moins féroces,.
Quand le schisme bouddhique eut éclaté au dehors, il y eut parmi les serviteurs gagés de la Métropole universitaire une sorte de révolution politique.
Se sentant en nombre, ils voulurent renverser la Hiérarchie des maîtrises et des pouvoirs, pour introniser sur ses débris une belle petite anarchie de leur façon.
Les balayeurs des salles de philosophie se mirent à prêcher contre les Mystères et surtout contre les conditions de Initiation.
Ceux des ateliers, des laboratoires et des observatoires prétendirent s'ériger en docteurs, el pra-
tiquer d'emblée la Magie.
+ si
Ils tombèrentinévitablement dans la magie noire, et, à l’aide de certaines formules estropiées, reçurent d'en bas certaines réponses aux arrêts qu’ils prétendaient dicter d’en haut.
C’est alors qu’eut lieu une expulsion en masse qui donna naïssance à difiérentes tribus, les unes fixes, les autres errantes.
Parmi les premières, il en est une qui a plus eusanglanté l'Inde que jamais Moloch ses autels, l’inquisition ses chevalets, 93 ses guillotines.
Amas monstrueux d’ignorance et de superstition, confondant dans une même haïne les brahmaanistes et les bouddhistes, cette secte sculpta dans certaines gorges de l'Himalaya une énorme statue de pierre.
La mâchoire inférieure, mobile, ouvrait une gueule de plusieurs mètres de circonférence sur un égout intérieur, aboutissant à des abîmes remplis d’eau.
Un mécanisme hydraulique faisait mouvoir Ia mandibule de ce gouffre, dont les constructeurs se firent les atroces desservants.
Ces sivaïstes, renouvelant les plus noires infamies politiques des temps druidiques, accoutumè- rent peu à peu les populations aux sacrifices qu'ils
so —
L'idole an thropophage,
L'origine Tré- ue des Bohé- miens.
méditaient, en faisant engloutir des troupeaux de bœufs vivants par leur infernale divinité.
On entendait au loin une sorte de tonnerresouterrain, un orage de mugissements se confondant dans les entrailles du monstre avec d'épouvantables gargouillerments d'eaux et des bruits de chaines et un fracas indiscontinu de l’infernale mâchoire.
Et les féroces idiots qui desservaient le ventre de ceite Brute moitié montagne et moitié machine, déclaraient leur dieu satisfait jusau’au lendemain.
Bientôt, hélas ! ce fut le tour des hommes, suriout des plus savants, sur lesquels ils purent mettre la main.
Et cela dura des siècles entiers |
Aujourd'hui, il y a longtemps que la mâchoire du monstre ne fonctionne plus, et que la machine hydraulique, qui la faisait mouvoir, est hors d'usage ; mais la secte existe toujours, jouant du poignard, quoique affaiblie et traversée en tous sens par l’action de l’Azarttha.
Parmi les tribus moins coupables qui iurent expulsées de ia grande Université en même temps que les précédentes, 11 en est une, errante, qui,
depuis le xv° siècle, promène à travers lEurope ses pratiques singulières.
Telle est en effet l'origine réelle des Bohémiens : Bohami. STEf4 retire-toi de moi.
Ces pauvres gens ont emporté avec eux quelques vagues souvenirs, quelques formules noyées dans un amas de superstitions plus ou moins erossières.
Tôt ou tard, ils retourneront à leur patrie originelle, quand le souffle synarchique aura restitué à l'Inde l'antique Esprit de son organisation pre-
mière, vraie, juste et bonne.
Je ne saurais parler de ces expulsés de l'Agart- 1es secrets et tha, sans direun mot de ses plus humbles fidèles qui Se Hs vouent leur vie à parcourir l’Inde entière et à l'enchanter de prodiges étonnants et de merveilleuses poésies pleines de mystères.
Tout le monde a lu les choses extraordinaires qu'accomplissent en se jouant les fakirs.
Nul voyageur qui n’en ait parlé, parfois avec une admiration enthousieste, toujours avec une profonde surprise.
Les fakirs sont la plupart du temps d’anciens élèves de l’Agarttha qui se sont arrêtés à l’entrée des hauts grades, et se sont voués à une vie reli-
gieuse, analogue à celle des moines mendiants de notre moyen âge.
Leurs sciences, ou plutôt leurs arts, ne sont que des miettes de la table sacrée de l’enseigneruent ésotérique.
Les secrets que les gourous de l'Université leur ont donnés sont très réels; et leur humble mission a pour but de porter jusque dans la dernière des aldées quelques rayons phénoméniques, prouvant aux Indous que l'antique Science a toujours quelque part son foyer lumineux.
Je ne rappellerai point ici les faits de tout genre par lesquels ces humbles religieux confondent l'imagination.
La plupart de ces phénomènes ont pour cause principale Ia Force céleste que nous nommons Éther.
Le fakir, avant de faire sa tournée, en est chargé dans les temples, comme une véritable pile électrique humaine.
Cela s'opère aussi méthodiquement que nos expériences de physique ou de chimie, bien que cet ordre de phénomènes chevauche à La fois les sciences physiques, les sciences humaines et, dans une certaine mesure, celles qui intéressent le Cos-
mos tout entier.
Parmi les agents chimiques qui permettent aux fakirs de devenir, pendant un certain temps, des condensateurs saturés d’Éther et de magnétisme terrestre, il en est un parfaitement connu dans nos labor- ‘oires, mais sans qu'on se doute de ses propriétés occultes et physiologico-dynamiques.
Pendant son exiase, on enduit de cette substance toutes les extrémités du corps du fakir, et il devient un véritable flambeau vivant, brûlant d'un double feu éthéré au sommet, magnétique à la base.
Il faut une fci, une volonté et une abnégation terribles à ces pauvres gens, pour solliciter et accepter avec bonhecune pareille combustion vitale.
Presque tous meurent jeunes ; maïs ils ont eu la consolation d'accomplir une mission vis-à-vis des plus déshérités de leurs compatriotes, et de jouir immensément eux-mêmes de l'Océan indiscontinu de visions indescriptibles, dans Je sein duquel ils vont puiser les forces dont ils témoi-
enent en dehors.
Je sais que l'Agarttha, émue depuis longtemps de [a décadence de certaines branches du sacerdoce officiel et héréditaire dans les provinces du
l'Üorts de l'A- garttha contre la dégradation des Mystères, contre la corrup-
lion des murs et des textes sa. crés,
Le rélotr.nc chez les D'alis ICS : {6 Haitr- Lyrs «e colis ré: forme,
Interrogalion des àmes après la mort des ini-
Sud, ainsi que de la corruption des mœurs et des abus qui règnent dans les pagedes de différentes sectes, s’évertue à ramener pa;cout l’étade scientifique des textes sacrés : Védas, Zend Avesta texte hébreu de Moïse et du Nouveau Testament,
Je sais qu’un grand nombre de hauts Initiés ont généreusement ervbrassé le parti d’une réforme active, et que le Bränatmah attend en silence le résultat de leurs éfforts.
Sa fonction pontificale, comme chef d'une Université sacrée, ne lui permet pas de faire plus, et lui interdit d'imposer à quiconque des connaissances et des vertus que l'initiation livre à ceux qui savent les demander.
La sainte cause de cette réforme, qui n’est qu'un retour à la véritable tradition sacrée des Védas, compte déjà non seulement des apôtres, mais des martyrs tombés, criblés de coups de poignard.
Les Agartthiens ne les pleurent pas, car ils les savent, et ils les envient.
Dansleursenseignements,en effet, l’immorta lité de l’âme n’est pas seulement une foi du sentiment, mais une certitude absolue de la Connaissance.
De toute antiquité, tout initié, une fois mort, est interrogé, dans les délais voulus par les prêtres
savanis.
Les portes sont closes, le cadavre est gisant sur les dalles, et l'âme envolée est appelée en communication par les moyens indiqués dans 08 saints Testaments ét développés tout au long dans le véritable texte des Vèdes.
Elle dit dans la langue universelle toutes ses impressions à partir du moment où l’Ange de la Mort l’a ravie, toutes ses sensations dans l'Océan luidique qui l’a engloutie, et sur lequel le Soleil pendant le jour, la Lune pendant la nuit, exercent, concurremment avec les Étoiles, leurs mys- érieuses influences,
Elle dit les régions attractives auxquelles ses chefs spirituels la préparent suivant ses mérites, soit en haut, soit en bas, quand l'heure des grar.- des migrations des Essences humaines aura paru au cadran sidéral des Mondes.
Elle dit ces voyages d’âmes, ces pèlerinages innombrables vers le Pôle nord et ces enlèvements, ces envolements infinis, montant par millions dans certains courants fluidiques vers un Astre Voisin.
Puis elle bénit ceux qui restent, et s'envole, sans néanmoins les abandonner.
Grâce aux substances dont j’ai parlé, on a pu
suivre pendant longtemps les Ames à travers tous
Les sciences prophétiques à } Agarttha.
les degrés ascendants des Mondes, jusqu'aux extrêmes limites qui, formant les confins de notre Système solaire, leur rouvrent le Gan-bi-Héden de la Cos mogonie égyptienne de Moïse, le séjour propre de l’Adam-Ëve, au-dessus duquel s’éten. dent les Tabernacles d'IÈVÉ, dont le Christ es! le Miroir solaire.
Les parents des morts viennent ainsi puiser dans les Sanciuaires d'ineffables consolations, ils savent où sont leurs bien-aimés, et ce qui peut leur être agréable ou utile ; et à certaines époques cosmiques de l’année, ils les voient et leur parlent.
Tel est un des secrets de l'antique Culte des Ancêtres ; et à ce sujet Je renvoie le lecteur à la Mi. sion des Juifs, là où je parle du Livre des Morts de l’ancienne Égypte.
Que de choses j'aurais à dire ! Mais c'est aux corps savants, une fois réconciliés, et non à un seul homme, qu’il appartient de tout révéler sur
ces saintes questions.
Ai-je besoïn d’ajouter que, parmi toutes les sciences et parmi tous les arts, ceux de la Prophétic sont admirablement enseignés et pratiqués dans l’Agartths ?
Ces pratiques ne ressemblent nullement à celles que le schisme babylonien a léguées aux curieux de notre ère.
Les Principes sont à leur vraie place, et le conrôle direct de l’Esprit-Saint est perpétuellement invoqué.
Comme aux plus beaux jours de l'Egypte et de l'ancienne Syparchie du Bélier et de l’Agneau, la faculté féminine jouit de toutes les prérogatives initiatiques de la faculté masculine.
La femme de tout initié peut devenir son égale dans les divins Mystères, et mème l’y surpasser, car ses droits universitaires et sociaux sont les mêmes.
C’est donc à juste titre que, fidèle à la Tradition ésotérique de Moïse, des Abramides et des Ramides, le Christianisme a accordé à la divine Mère du Christ toutes les prérogatives de l'Isis des temps nouveaux.
C'était une Épopte en effet qui, dans le Temple mème de Jérusalem, avait, comme Alma, tous les secrets de la Science ésotérique, toutes les saintes vertus qui l'appelèrent à recevoir de la Divinité et de ses Anges l’Ame éblouissante du kRé-
dempteur.
l’our tout lecteur capable de lire entre les lignes,
Iniliation des fernmes.
Le peuple souverain des statues de tous les Epoptes.
j'ai dit tant de choses dans la Mission des Juifs sur les Universités antiques et sur les Écoles ionien. nes et doriennes des Prophétesses et des Prophi. tes, que je n'ai pas à me répéler ici.
Je me borne à confirmer d’une manière absolw tout ce que j'ai exposé ou laissé à entendre de ces Mystères de l'Esprit humain et de la Vie humaine depuis le Cycle de Ram jusqu'aux Temples de l'Egypte, de la Thrace et de l’Étrurie, depuis le Sinaï jusqu'à Bethléem et au Calvaire.
Quand l'initié atteint un certain degré, qui li son âme à l’Union divine, à la céleste Yogina, i est conduit dans des caveaux, où on lui montre s: statue prise sur lui, sans qu’il s'en soit douté, «! coulée dans une substance minérale, artificielle. comme les obélisques d'Egypte, et acquérant avec le temps une inaliérable dureté.
Alors, à travers mille embranchements de voites rayonnantes, il voit à l'infini des peuples de statues.
Son guide coiflé, suivant l’époque, de tel oute insigne zodiacal, lui murmure à voix basse les nom: de chacune d'elles.
Tous les Époptes de l'Humanité sont là, tous ses
bienfaiteurs, tous ses révélateurs, sans aucune distinction de Culte, ni de Race.
Çà et là, rarement, sur son socle mutilé se dresse une forme brisée, les membres ou la tête jonchant le sol de leurs débris.
C'est un Épopte qui à déchu, et fait du mal à ses
semblables.
Nulinitié ne peut emporter de l'Agarttha les textes originaux de ses livres d’étude : ils sont, comme je l'ai dit, gravés sur pierre en caractères indéchiffrables au vulgaire.
La mémoire seule doit en conserver l’image ; et c'est ce qui à fait dire quelque part à Platon ce paradoxe étrange: la Science a été perdue du jour où l’on a publié un livre.
Dans certains cas, on n'emporte même pas ses propres manuscrits.
C'est ainsi que Çakya-Mouni revenant d’une excursion au dehors, au ve siecle avant notre ère, poussa un cri terrible, en ne retrouvant plus dans sa cellule ses cahiers d'étude qu'il y avait laissés,
Il se sentit momentanément perdu, comptant sur ce trésor pour accomplir le mouvement révoiutionnaire qu'il avait préparé en silence,
Episodesecret de la vie de Çakya-Mouni.
Le Sanctuaire central où réside le Brâhatmah : sa construction magique.
En vain courut-il au Temple central où dememe le Brâähatmah: les portes en restèrent impitoyablement fermées.
En vain mit-il en œuvre pendant toute une nuit toutce que sa Science lui avait enseigné de Magie : la Divination du suprème Sanctuaire avait tout prévu, el savait tout.
Et, après sa fuite, le fondateur du Bouddhisme ne put que dicter à ses premiers disciples, en toute hâte, ce que sa mémoire avait été capable de retenir.
Ces paroles seront entendues par des Bouddhistes, et elles iront par eux jusqu’au sommet de leur hiérarchie, jusqu'à la Parivena de Colombo, jusqu’au ponlife Sumangala.
Mon but, en les proférant, est de ramener partout l'Alliance mutuelle des Temples : les Bouddhistes étant des divulgateurs pleins de mérites et de vertus, dont les Brahmes de l’Agarttha demeurent les véritables Hiérophantes.
Je viens de mentionner qu'avant sa fuite dernière le vénérable Cakya-Mouni n’avait pu se faire ouvrir les portes du Sanctuaire central où réside
le Brâähatmah. L’enceinte en effet en est infranchissable sans
sa volonté. +.
Le sous-sol en est magiquement construit, par différents moyens où le Verbe divin joue son rôle, comme dans tous les Temples antiques.
Sauf l'Homme et les Puissances intelligentes et attractives des Cieux, nul être terresire n’y peut vivre, nul germe végétal ni animal s’y conserver.
Pénétrons dans ce Tabernacle, nous allons y voir Ie Brähatmah, prototype des Abramides de Chaldée, des Melchisédec de Salem et des Hiérophantes de Thèbes et de Memphis, de Saïs et d’Ammon.
Excepté les plus hauts initiés, personne n'a jamais vu face à face Le Souverain Pontife de l'Agarttha.
Pourtant, dans certaines cérémonies bien connues, à Jaggrenat, par exemple, il apparaît aux yeux de tous dans ses splendides vètements.
Monié sur son éléphant blanc, il ruisselle, depuis sa tiare jusqu'à ses pieds, d’une lumière éblouissanie qui aveugle tout regard, dans les scintillements semblables qui l’entourent.
Mais il est impossible de distinguer ses traits parmi ceux des autres pontifes, car une frange de diamants réfléchissant tous les feux du soleil voile son visage d'un flamboiement,
”u t ie ï E f “ amsn 97 ea
Invisibilite d Brâhalmah,
Ces sages mesures de précaution datent de la rupture de l’ancienne Synarchie par la révolution d’Irshou., et ont été invigorées encore à partir de Cakya-Mouni.
Le costume cérémonial du Brâhatmah résume tous les symboles de l’organisation agartthienne et la Synthèse magique, fondée sur le Verbe éternel, dont elle est la vivante image.
C’est ainsi que ses vêtements successifs, jusqu’à sa ceinture, portent les groupes de toutes les lettres magiques qui sont les éléments de la grande science de l’Aum.
Sur sa poitrine le rational flamboie de tous les feux des pierres symboliques, consacrées aux cé- lestes Intelligences zodiacales, et le Pontife peut à volonté renouveler le prodige d'allumer spontanément la flamme sacrée sur l’autel, comme A:aron et ses successeurs.
Sa tiare aux septcouronnes surmontée de saints biéroglyphes exprime les sept degrés de la descente et de la réascension des âmes à travers ces Splendeurs divines que les Kabbalistes nomment les Séphyroths,
Mais ce haut Sacerdote m'apparaît plus grand encore lorsque, dépouillant ses insignes, etentrant seul dans la crypte sacrée où gît le tombeau de
son prédécesseur, il écarte de lui toute pompe cé- rémonielle, tout ornement, tout métal, tout joyau, et s’offre à l’Ange de la Mort dans son humilité absolue.
Terrible et bien étrange Mystère théurgique !
Le tombeau du Brâähatmah précédent est là, surmonté d’un catafalque dont les franges indiquent le nombre des siècles et des Pontifes passés.
C'est sur ce dais funèbre où reposent certains appareils de la Magie sacrée, que monte lentement le Brähatmah avec les prières et les gestes de son antique rituel.
C'est un vieillard issu de cette belle race éthiopienne, à type caucasique, qui, après la Rouge et avant la Blanche, tint jadis le sceptre du Gouvernement général de la Terre et tailla dans toutes les montagnes ces villes et ces édifices prodigieux qu'on retrouve partout, depuis l’Éthiopie jusqu’à l'Égypte, depuis les Indes jusqu’au Caucase.
La figure complètement rasée, le Brâhatmah, dans cette crypte funèbre où personne que lui ne pénètre, est nu de la tête à la ceinture; et cette
humble nudité est le symbole magique de la Mort.
Le Bräahatruah dans le plus secret de ses my<- téresz théurgi-
Portrait du Brähatimal.
Ascétique, son corps aux attaches élégantes est pourtant solidement musclé.
Au haut de son bras se détachent trois minces bandelettes symboliques.
Et au-dessus du chapelet et de l’écharpe blarche, qui tranche sur le brillant noir de son corps et retombe de ses épaules sur ses genoux, se dessine une tête des plus remarquablement caracté- ristiques.
Les traits sont d’une extrème finesse.
Quoique serrée aux dents par l’habitude d’une grande concentration d'intelligence et de volonté, la bouche montre des lèvres bienveillantes, où flotte le rayonnement intérieur d’une inaltérable charité.
Le menton est petit, mais assez saillant pour indiquer l’énergie, que confirme le nez aquilin.
Des lunettes laissent entrevoir des yeux bien dessinés, fixes et profonds, autant que bons.
Mais ces dernières, qui durcissent généralement toute physionomie, laissent à celle-ci le caractère d'une grande douceur alliée à une véritable puissance.
Le front est énorme, le crâne en partie dégarni.
De tout l’ensemble de ce Mage-Pontife se dé- gage un type absolument hors ligne.
C’est bien là le vivantemblème du sommet d’une hiérarchie à la fois sacerdotale et universitaire, unissant indivisiblement en elle la Science et la Religion.
Pendant que concentré dans la sainteté de son acte intérieur et de sa volonté absolue, le Pontife joint ses mains remarquables par leur petitesse, voilà qu’au bas du catafalque, le cercueil de son prédécesseur a glissé dans une rainure et est sorti de lui-même.
À mesure que le Brâähatmah poursuit ses priè- res magiques, l’âme qu'il invoque agit du haut des Cieux à travers sept lames, ou plutôt sept conduits métalliques qui,partant du cadavre embaumé, se réunissent devant le Pontife des Mages en deux tubes verticaux.
L'un est d’or, l’autre est d'argent, et ils correspondent, le premier au Soleil, au Christ et à l’Archange Michael, le second à la Lune, à Mahomet et à l’'Ange Gabriel.
Un peu plus loin du Souverain Pontife sont placés devani lui ses baguettes sacrées, puis deux objets symboliques : l’un est une pomme de grenade en or, emblème du Jiäéo-Christianisme, l’autre, un croissant d'argent, symbole de l’Islamisme.
Car la prière dans l’Agarttha unit dans un même
Évocalion de l'âme des souverains Pontifes par le Brähatmah.
amour ct dans une même sagesse tous Îles Cultes qui préparent dans l'Humanité les conditions de son retour cyclique à la Loi divine de son organi-
sation.
Lorsque le Brâähatmah fait cette prière pour l’Union, il pose la Pomme de grenade sur le Croissant, et invoque à la fois l’Ange solaire Michael et l’Ange lunaire Gabriel.
À mesure que l'invocation mystérieuse du Brâhatmah se poursuit, les Puissances paraissent
à Sa vue.
Il sent et il entend l’âme qu'il appelle, attirée qu’elle est spirituellement par ses invocations, magiquement par le corps qu'elle a quitté et par son armature métallique qui correspond à l'échelle diatonique des sept Cieux.
Alors, dans la langue universelle dont j'ai parlé, s'établit un colloque théurgique entre le Souverain Pontife évocateur et les Anges qui portent jusqu’à
lui, du haut des Cieux, les réponses faites à ses demandes.
Les signes sacrés dessinent dans l'air les lettres absolues du Verbe.
Pendant que ces Mystères s’accomplissent, pendant que la Musique des Sphères célestes se fait
entendre, un phénomène non moins étrange, quoique semi-physique, s'élève du tombeau.
Du corps embaumé monte lentement vers le Brâähatmah en prière une sorte de lave parfumée, poussant d'innombrables filaments et des arborescences étranges, semi-iluidiques, semi-tangibles.
C'est le signe que, du sein de l’asitre éloigné qu'elle habite, l’âme du Pontife précédent darde en plein, à travers la hiérarchie des Cieux et de leurs Puissances célestes, les rayons concentrés de tous ses souvenirs sur la crypte sacrée où re-
pose son COrps.
C'est ainsi que se vérifie encore, à l’heure actuelle, tout ce que Ram avait prédit au sujet de l'animation successive, que recevraient de lui tous ceux de ses successeurs qui garderalent saintement et savamment la Tradition du Cycle de l’Agneau et de la Synarchie du Bélier.
Tel est dans l’Agarttha, tel était dans les pyramides d'Égypte, en Crète, en Thrace et jusque dans le Temple druidique d’Isis à Paris mème, là où s'élève Notre-Dame, le Mystère suprême du Culte des Ancêtres.
Voilà aussi pourquoi tous les‘ initiateurs ésoté-
fu Culle des Ancôtres.
Conditions svnarchiques de la hiérarchie Agartthicnne: Rien à l'hérédité, tout à l'Examen.
Erreur des Européens au sujet de Ia Théocralie,
riques ont toujours eu le soin de dérober leur sé- pulture à la profanation.
Parmi Les hauts initiés eux-mêmes, 1l en est très peu qui sachent ce que je viens de dire sur le Mystère de la Crypte funèbre, que garde seul l’Archis d’outre-tombe qui porte le nom de Marshis, Prince de la Mort.
Le Brähatmah est marié et a fait souche nombreuse ; mais comme le dit la Mission des Juifs, l’hérédité n'a rien à voir dans la véritable organisation rarmide de l'antiquité.
Les fils ou les filles du Souverain Pontife luimême ne peuvent prendre rang dans la hiérarchie agartthienne qu’en passant par la loi commune de l’Examen.
Ainsi tombent toutes les accusations de l’ignorance contre [a réelle antiquité.
Ce que nos pyrrhoniens ont pris partout pour Ja Théocratie, n’était que la décadence des cléricatures locales sous la pression des Pouvoirs politiques issus du schisme d’Irshou.,
Là où l'indépendance vis-à-vis de ioute contrainte arbitraire a permis à l’antique Autorité enseignante de conserver son caractère magistral, nous voyons ce dernier apparaître à nos temps
même comme le couronnement inévitable de tous lcurs progrès sOClaux.
Si ces critiques ont voulu blâmer l’asservissement des Cléricatures et de tout Corps enseignant quelconque aux Pouvoirs politiques disposant des récompenses, des offices et des honneurs, ils ont eu absolument raison, et je suis d'accord avec cux sur ce point.
Mais s'ils prétendent inférer de là que la totalité des Corps enseignants, dont l'Autorité constitue à proprement parler la Théocratie sociale, doive demeurer dans ces conditions de dépendance vis-à-vis de ces mêmes Pouvoirs politiques, ils se trompent, et mon devoir est non de les combattre, mais de les éclairer.
C’est pourquoi, après mes Missions précédentes, je leur montre sans voile et dans toute sa pureté théocratique la plus ancienne Université du Globe, formant un total de quinze millions d'hommes, sans parler d'un nombre autrement considérab le encore d'affiliés.
Que les Européens prennent bien garde à ce que je vais dire.
Je leur ai signalé dans mes Missions précédentes combien peu la Chine était une quantité négligeable dans la balance des Puissances de la Terre.
Lesprédic- Lions de la Mission des Souverains, au sujol de la Chine, déjà réalisées,
AvGrLIissce-
inents YOpPe:.
à l'E
Deux ans avant la dernière guerre, j'ai dit ses armements, ses instructeurs militaires, européens, son évolution lente mais certaine, après des emprunts d’État probables, vers un pied de guerre,
appelé à devenir tôt ou tard formidable pour l’Europe.
Et déjà ce que j’ai dit s’est en partie réalisé, y compris l'emprunt d’État souscrit à Londres.
Après avoir ainsi prévenu toutes nos patries de la maîtrise à la fois rationnelle et physique qu'elles avaient à prendre en considération dans la Puissance du Céleste Empire, je continue mon œuvre dans cette Mission de l'Inde cn Europe, et de l’Europe en Asie.
Mais, cette fois, ce n’est plus d’une maitrise semi-physique et semi-brutale qu'il s’agit, c'est de la grande Maîtrise intellectuelle et universitaire par excellence dont je viens de dévoiler l'existence, la valeur, la force morale, souveraine, en Asie.
Cultes, ouvrez Foreille!
États, ouvrez les yeux!
Europe judéo-chrétienne, entends et tâche de comprendre |
Que! est l'Esprit de cette auguste Maîtrise?
Celui de l’antique Règne de Dieu, le même vers
lequel les Abramides, Moïse et Jésus-Christ, nous ramènent.
Cet Esprit est toujours celui de l'Alliance universelle de tous les membres de l'Humanité, celui de l'Union indissoluble de la Science et de la Religion dans toute leur universalité.
Il étreint dans son amour, dans sa foi, dans son espérance, toute la Divinité accessible, toute l'Humanité perfectible.
Depuis les Abramides, non contente d'envoyer ja maitrise de parlout les porte-flambeaux, les Époptes, les Proia phètes qui, en tous sens, ont combattu par des bienfaits les fléaux sociaux, déchaînés sur la terre par l’anarchie des hommes politiques, l’Agarttha « roussé encore à travers tous les peuples d’immenses canaux humains comparables à ses bibliothèques souterraines.
Et de même qu'elle a été l’initiatrice des Abramides, c'est elle encore qui a rénové partout, au commencement des temps modernes, et à travers les Kabbalistes judéo-chrétiens, les mille associaions développées aujourd’hui sous le nom de Franc-Maconnerie.
Depuis un siècle, en Europe, le dégagement des sciences physiques a momentanément noyé dans un déluge de faits précieux mais de nomenclatures
Nécessité ce la Synarchie en Europe.
barbares, et les plus hautes faculiés de l'esprit humain, et son sens synthétique ou religieux, et ses ressouvenirs les plus profonds.
Depuis ce temps aussi, le fil de communication entre l’Agarttha et l’Occident est momentanément coupé, car encore une fois le nom de cetle grande Université est : Fermée à l’Anarchie!
Européens, rouvrez les communications, croyez. moi, non d’une manière occulte, mais au grand Jour.
À travers vos Cultes, à iravers vos Universités, à travers vos Loges maçonniques, enfin réconciliés, réunissez toutes vos Facultés, réunissez tout votre Entendement collectif, et méditez sérieusement mes Afissions qui sont le lerrain sûr, le moyen organique et pratique d'une Alliance indispensa: ble avec toute cette Asie, que vous croyez connai tre et que vous ne connaissez cependant pas.
J'ai sondé jusqu’au fond devant vous les Mys tères les plus cachés de son cœur et de sa pensée les incommensurables trésors intellectuels € physiques que son inébranlable fidélité à la Tradi tion lient en réserve.
Cette étude est profondément édifiante, conso lante pour qui aime l'Humanité, mais elle est bier
grave pour vous, à Nations européennes, et pour qui connaît à fond, comme moi, tous les Mystères des haines mutuelles de vos Cultes, de vos Enseienements, de vos Classes et enfin de vos États infernalement armés par la Science pour votre destruction réciproque.
Si vous ne faites pas la Synarchie, je vois, à un siècle d'échéance, votre civilisation jJudéo-chré- tienne pour toujours éclipsée, votre suprématie brutale pour toujours matée par une renaissance incroyable de l’Asie tout entière, ressuscitée, debout, croyante, savante, armée de pied en cap, et accomplissant sans vous, à votre encontre, les Promesses sociales des Abramides, de Moïse, de Jésus-Christ et de tous les Kabbalistes Judéo-chré- tiens.
EL de même que je vous signale le danger pour vous, je vous crie et je vous crierai le remède tant que Dieu m'en laissera la force.
Le remède n’est pas militaire, car à ce jeu vous finirez par instruire militairement, en les frappant, près d'un milliard d’Asiatiques qui vous feront tôt ou tard connaître leur poids.
Le remède n'est pas diplomatique: déjà presque toute l'Asie fait partie de votre Corps diplomatique et, saisie des engrenages de la machine
de vos ruses et de vos jalousies mutuelles, elle vous y fera passer un jour, et vous y broyer en. tre elle et les deux Amériques.
Le remède que je vous propose, vos Livres a. crés, vos Sciences sociales et l'Histoire universelle à la main, est purement intellectuel, juridique. organique.
s'est la Synarchie, c’est la loi historique de l'Humanité, que je vous ai irréfutablement démon. trée dans mes Missions précédentes.
C’est [à et non ailleurs qu'est votre sauvegarde. vis-à-vis de vous-même et vis-à-vis de l'Asie.
C’est là qu'est votre entente possible avec elle, entente dintelligences, de consciences et de volontés, à travers vos propres Corps enseignanis, juridiques et économiques, c’est-à-dire à travers tous vos prètres et tous vos maîtres,tous vos gouvernements et toutes vos forces productrices.
Si ce même Gouvernement général européen, dédaignant mes avertissements qui sont ceux mêmes du Christ, demande à la violence et à l'agression une sauvegarde qu'il ne peut devoir qu’à l'Esprit synarchique du Judéo-Christianisme, il peut être également certain de hâter le moment
où les cataclysmes humains se déchaïineront sur
lui et sur nos patries, malgré l'Agarttha elle-même, ennemie-née de toute violence.
C'est pourquoi je leur crie à tous, au Nom de Dieu: Synarchie ! Synarchie ! Synarchie!
Sauvez ainsi vos tiares, vos mitres, vos Églises, vos Universités, vos couronnes, vos républiques, tout ce qui est à vous, tout, y compris ce que la Révolution de 89 a de légitime dans ses promesses sociales que la Synarchie judéo-chré- tienne peut seule tenir et accomplir.
Unissez-vous dans cette Loi, Corps enseignants, ecclésiaux et laïques, Corps juridiques, Corps économiques |
Mettezau-dessus de toute cette harmonie reconstituée un Souverain Pontificat de lumière, accessible par l’'Examen à n'importe quelle Église, et représentant le point culminant de toute votre Science, de toute votre Foi, de toute voire Sagesse, de toute votre Sainteté.
L’Agarttha vous secondera alors.
Mais où est-il ce Souverain Pontificat? À Rome même, oui, à Rome! comme je vous l’ai prouvé précédemment.
Prenez la peine de relire tout ce que j'ai dit dans la Mission des Souverains et dans la Mission des Juifs du rôle politique que la Papauté a été
La Papaulé et la Synarchie européennefuture,
forcée de jouer jusqu'à Pie IX, jusqu'au dernier Concile.
Ce rôle est désormais impossible, et l’évoiution de la fonction papale vers un Souverain Pontificat d’Arbitrage purement intellectuel et purement social est certaine, quoique lente.
Vous avez vu jusqu'à présent des papes qui étaient les empereurs romains de leur Église, ct cela a eu sa raison d’être temporaire, dans la longue gestation de la civilisation actuelle,
Mais il en est des organes sociaux comme des rouages d'une montre, et si ceux qui correspondent à l’aiguille des minutes marchent vite ci d'une manière visible aux yeux, le progrès des autres, quoique insaisissable aux regards, n'en fait pas moins mouvoir l'aiguille de ces heures qui pour les collectivités sont des siècles.
Sans Autorité au-dessus de vous, empereurs et rois d'Europe, ou présidents de républiques, vous êtes voués à la destruction mutuelle de vos Peuples, de vos Pouvoirs et de vos Puissances, ainsi qu'au dualisme, au duei plutôt, des gouvernants et des gouvernés de vos États.
Cette loi fatale d'anarchie et de Mort, dont je vous ai dévoilé toutes les causes secrètes, ne peut pas plus être abrogée par vous que par les révo-
lutionnaires qui tendent à usurper vos sceptres et vos trônes pour substituer des politiciens d’en bas à ceux d’en haut.
Tout Dualisme, quel qu’il soit, ne s’abroge jamais que par l'action du Trinitarisme.
C’est pourquoi il faut qu'au-dessus de vous se dresse une Autorité désarmée de tous moyens violents qui, appuyée sur tous les Corps enseignants
de vote Continent, s’abstenant de tout arbitraire “atique, ne soit qu’un Arbitrage suprême de täiémélés mutuels et de vos débats intestins.
Et si je vous conseille de prendre la Papauté comme point culminant et comme axe de cette magistrale évolution, c’est que, si vous nelefaites pas, au lieu d’un Souverain Pontificat européen et chrétien dont vous n'aurez pas voulu, vous en aurez un autre avant un siècle d'ici, mais asiatique ct doublé d’une Maîtrise universitaire dont l’Esprii fera certainement la Synthèse intellectuelle et sociale que vous n’aurez été ni dignes de comprendre, ni capables d'accomplir.
Oh ! si la Synarchie était un système personncl, croyez-vous que je trouverais en moi la force de vous prêcher ainsi ?
Mais c’est la Loi même d'organisation de toute
Avec la Synarchie, aucun danger de sactarisme n'est possible,
Société humaine, et si elle est trinitaire, c’est qu'il n’y a pas de loiscientifique qui ne le soit,
Voilà pourquoi tous les corps savants antiques, émanés de l’Agarttha, tous les Époptes, tous les Réformateurs sociaux jusqu'à Moïse, Orphée et Numa, ont toujours redressé la Loi synarchique ou tenté d'en ramener les conditions.
Mais ici, les prêtres grecs ou protestants, les rabbins des synagogues, les maçons du trente-{roi. sième degré, les professeurs de nos universités laïques, me lisant pour la première fois et ne connaissant pas mes précédents ouvrages, diront peut-être : Vous nous ramenez au Cléricalisme du Moyen Age.
Cest exactement le contraire qui est vrai, et c'est pourquoi, mettant de côté toute considération personnelle, car il ne s’agit pour moi en de si graves matières nide vanité d’auteur, nid'amourpropre littéraire, je me permets de dire : lisez et relisez mes Âissions.
C'est pour vous tous, c’est pour votre salut commun que je les ai écrites, et si Je n’avais écouté que mes goûts et le souci de mon bonheur, jamais je n'eusse publié quoi que ce soit.
Or, quiconque m’aura !u, ne pourra pas, la
main sur sa Conscience, m’accuser de eléricalisme politique, ni de sectarisme d’aucune sorte, car je n’al cure que de Science et d'Art sociaux, et si j'étais mü par une ambition politique quelconque, il y a longtemps qu’elle serait satisfaite à peu de
frais et sans tant de travail.
J'ai dit et je répète que dans une organisation synarchique il ne s’agit pas d'imposer des dogmes à qui que ce soit.
Aussi, dans l’Assemblée d’un suprême Conseil des Enseignements européens, un Souverain Pontife n’aura-t-il qu'à respecter toul ce qui existe, qu’à le bénir, qu'à l’unir dans un même Esprit de tolérance, et qu’à rassembler dans un même faisceau de Lumière, de Sagesse et d’Autorité, l’esprit de tous les corps enseignanis enfin réunis.
Et j'ajoute que la Civilisation européenne est assez avancée, ses Facultés enseignantes assez dé- veloppées pour qu’un Souverain Pontife universel ne puisse y exister qu’à ce prix.
Vous n’en voudrez pas? Vous ne ferez pas cette Synarchie judéo-chrétienne? Soit, c’est votre affaire.
Mais pendant que vous vous enfoncerez plus avant dans toutes vos anarchies intellectuelles,
Depuis Ram,la Race blancheest yrédominante cn Asie, ctà lAgarttha même.
politiques et sociales, l'Asie se reconstituera, n’en doutez pas! dans sa Synarchie primitive, et c'es! elle qui, vos deux Testaments à la main, exécutera sans vous.,et contre vous au besoin,la Promesse sociale, universelle, qu’ils renferment.
Pourquoi contre vous au besoin? Parce que si vous ne modifiez pas synarchiquement votre régime colonial, vos colonies asiatiques ou africaines vous échapperont forcément, et pendant que vous continuerez à vous enferrer militairement et économiquement en Europe même dans l’engrenage de l’Anarchie de votre Gouvernement général, la fédé- ration des peuples asiatiques, les Arabes y compris, se resserrera en un seul Corps amphictvonique autour de l'Agarttha.
Cette sainte Agarttha que je vous dévoile dans le présent livre est anti-sectaire par excellence, et, loin d’user de son influence sur l’Asie pour contrecarrer une Synarchie européenne, elle n’attend qu'uu geste de vous dans ce sens pour vous donner peu à peu la communion fraternelle de toutes les sciences, de tous les arts qu’elle renferme sous le secret des Mystères et dont notre admirabie Religion judéo-chrétienne contient dans ses propres textes toute la nomenclature.
Depuis Ram, ne l’oubliez pas, c’est la Race blan-
che qui en Asie même a ceint la tiare aux sept couronnes et saisi le sceptre à tête de bélier, sans exclure néanmoins les autres races, témoin le BrÂ- hatmah actuel, arrivé par son seul mérite.
L’entente est donc facile, autant que désirable, autant qu'indispensable.
Avec l’Agarttha votre suprême Conseil synarchique refera l’Ailiance universelle et cyclique de tous les peuples et de toutes les races de la Terre, et accomplira toutes les résurrections nationales promises au nom de Dieu par les Prophètes judéochrétiens.
Mais, sans la Synarchie, vous n'avez point de Loi organique européenne qui vous permette ce Grand Œuvre.
Vous n’avez pas de terrain commun et neutre de rapprochement, sans confusion.
Vous n'avez pas d'instrument modificateur de
votre régime colonial.
Et vous, Agartthiens, comme je l’ai dit à ceux d’entre vous que j'ai connus, ce n’est point un fils qui vous parle en moi dans cette Mission et dans les précédentes, c’est un frère, dont l'initiation toute spontanée ne vous doit rien que par bonne
volonté.
Avènement du
Brèhaltmal ne}.
Ce n'est donc point de Suprématie, c’est d’Allance qu'il s’agit entre nous.
Comme Synarchiste rendant au Judéo-Christianisme votre propre Esprit d’Universalité et le sien, mes témoignages sont faits : j’attends les vôtres.
Ceci dit en toute fraternité divine et humaine, je vais continuer à parler avec le même respect de vos institutions et de vos Mystères.
Le Brâähatmah actuel est monté sur le trône pontifical en 1848, dans des circonstances difficiles, qu'il a su dominer d’une vue haute et sage.
Sachant que Dieu dans ses desseins permet, tant que le Gouvernement Général de l’Anarchie subsiste, qu'un mal soit chassé par un autre, il envisage l’occupation temporaire des provinces du Sud de l’Inde par l’Angleterre comme une épreuve voulue d’en haut.
Il sait qu'elle cessera quand sa raison d’être aura porté ses fruits ; il connaît l'heure précise de l’Alliance ou de la délivrance.
C’est pourquoi son Autorité modératrice a toujours calmé toute impatience imprudente, blämé tout moyen violent,
Parmi les signes que la Divinité a fait passer
devant ses méditations, il en est un des plus extraordinaires et des plus secrets.
Mais pour le faire comprendre au lecteur, il est indispensable que je lui dévoile encore certains Mystères.
De tous les points du Globe, le jour comme ia nuit, tout initié de l’Agartiha voit Île Corps spirituel de celte Association comme un immense Triangle de Lumière,ou,si l’on veut,une Pyramide de feu se dressant dans l'Espace éthéré.
Cette Yogina est formée depuis sa base jusqu’à son sommet par la flamme spirituelle des âmes des Pundits, des Bagwandas, des Archis, du Mahatma du Mahang:, et enfin du Brâhatmah.
Cette vision est devant les veux de tout initié, parce que cette association synarchique à trois angles est l’image, dans l’Éther même, de la Créaion spirituelle et de l’Ordre trinitaire maintenu par le concours et la concorde de toutes ces bonnes volontés.
Je renvoie ici le lecteur à ce que j'ai dit dans la Mission des Juifs au sujet de la Puissance créatrice de l'Homme, soit en bien, comme dans le cas pré- sent, soit en mal, comme dans les Associations violentes issues du Schisme d’Irshou.
Le Signe d’Alliance donné par la Divinité au
Le mysierede association Agartthienne,
Ouverture de l'anneau de luraière cosmique
Corps synarchique spirituel, formé à nouveau par Ram, il y a neuf mille ans, et visible aujourd’hui pour tous ses iniliés, est un immense Anneau de Lumière cosmique aux couleurs chromatiques, enveloppant de son arc fluidique fermé la base du tiers supérieur du Triangle.
Voilà jusqu'où s étendent les Mystères dessaintes Associations humaines ei de la consécration que la Divinité accorde aux bonnes volontés qui harmonisent en elle la hiérarchie de leurs efforts dans la Science et dans la Sagesse.
Depuis {rshou et depuis Cakya-Mouni, pour les hauts initiés agartthiens, l’Annecau de Lumière cosmique qui enveloppe le Symbole pyramidal de leur Association, signifiait par sa fermeture sur lui-même que la divine Providence opposait à l'Anarchie du Gouvernement général de la Terre la Loi des Mystères, la défense de livrer au dehors des trésors de Science qui n’auraient fait que prêter au Mal une force incalculable.
En 1877, date divinement mémorable dans ma vie, le Brâhatmah vit de ses yeux ce qui suit et, après lui, de degrés en degrés, les hauts initiés contemplèrent le même Signe.
L’Anneau cosmique s'écarta lentement, comme
si celui de la Planète Saturne s’enir’ouvrait devant les télescopes de nos astronomes.
Successivement, il se fractionna sous les regards du Souverain Pontife puis de ses assesseurs, puis de son Suprême Conseil magique.
Qu'il me suffise de dire que ces fractions s’arrè- tèrent au nombre 192, après avoir passé par les progressions arithmologiques et morphologiques qui sont les symboles absolus de la Génération des Principes premiers, et de la Formation de toute Harmonie.
Après avoir consulté les Intelligences célestes, sur le sens à accorder à ces Signes, le Suprême Collège de l’Agarttha, guidé par son vénérable Chef, y reconnut un ordre direct de Dieu annon- çant l’Abrogation progressive de la Loi des Mystères et le retour de l’Humanité, suffisamment préparée par l'Esprit vivant du Judéo-Christianisme, à la Loi trinitaire de son organisation.
Ai-je besoin de répéter ici ce que j'ai dit dans la Mission des Juifs: le Zodiaque vivant formé par les douze Tribus d'Israël, image de l’antique Iswara-Rl, était pour Moïse le Symbole de l’Harmonie de tous les peuples dans la Loi trinitaire de leur Universelle Alliance.
Ai-je besoin d'ajouter qu’en sanscrit Iswara-El
Analogie
mystères précé- dents avec ceux
d'Israël et Chrélens.
signifiait et exprime encore l'idée de Gouvernement général de Dieu, Gouvernement intellectuel de Science, de Justice et d'Économie.
Je nedévoile ieï le Mystère quiprécède que pour montrer aux Agartthiens que je suis autorisé non seulement par l'Esprit du Christianisme, mais par celui du Cycle ramide, d’où sortit le rayon de la réforme abramide et moïsiaque, à exposer comme je le fais dans mes Missions précédentes et dans celle-ci, toutes les réserves cachées du Gouvernement général de la Synarchie et de son antinomie. l’Anarchie nemrodienne.
Quant à la surprise que causera à toutesprit européen le Mystère dusymbole que les Agartthiens voient partout devant eux, elle fera place à la réflexion, s'ils relisent avec attention leurs saints lestaments.
C'est ainsi que les Israélites du Désert voyaient le Sinaï en feu.et,de tous les points de leur camp, la Colonne de Nuée pendant le jour, la Colonne de Flamme pendant la nuit.
Aïusi, les premiers initiés du Christ le voyaienl.
Ainsi, même sous Constantin, servantes inconscientes d'une cause politique, les iégions chré- tiennes voyaient néanmoins encore, dans leur
foi pure, le divin Labarum illuminant les Cieux.
Ainsi enfin, réassociés à nouveau par la Loi synarchique, les Judéo-Chrétiens de la Promesse, et, avec eux, les autres Communions humaines verraient, debout sur les nuées, entourés des Anses, des Esprits et des Ames des Saints, le Corps Glorieux du Christ,et, derrière l’auréole solaire de sa tête, le Triangle de feu portant le Nom sacré dIEVE.
D
CHAPITRE II
CHAPITRE III
« L'homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant », disait Pascal.
Je compléterai par un accent de certitude lc douloureux murmure de ce croyant désespéré.
L'homme est un esprit cosmogonique, le plus puissant de l’Univers; il y est le reflet vivant de la Divinité.
Visible et invisible à la fois, les pieds sur l’empire des démons, la tête, le Christ au-dessus de tous les Anges, il est le Verbe éternel fait chair.
Car, qu'est-ce donc que la pensée conduisant à la Science, qu'est-ce donc que la Science menant à la Sagesse ?
Qu'est-ce donc que la Sagesse ceinte de la Couronne des Mondes, si ce n’est Dieu lui-même revêtu de toute son Humanité céleste et terrestre, invisible et visible aux yeux de chair?
L'Iumanilé est le reflet vivant de la Divinilé.
Mais ces yeux de chaïr eux-mêmes, éclairés par la Science, purifiés par l’Art, sanctifiés par la Foi, peuvent voir non pas seulement dans la clarté physique, mais dans sa source: la Lumière absolue des esprits et des âmes.
Et alors, que voit-on ?
La réalité de tous les saints Mystères que toute la Foi de tous les peuples,autour de leurs savants initiateurs, a toujours proclamés, vénère encore aujourd’hui et respectera davantage, à mesure que la Science et la Religion se vérifieront mutuellement partout.
Oui, des millions d’âmes, fidèles à cette antique harmonie de la Science et de la Religion, voient encore aujourd'hui, comme au temps des Prophè- tes d'Israël et des Hiérophantes du monde entier, les visions du Tout-Puissant, les éblouissements du Voile qui recouvre le Tabernacle céleste du Dieu de la Totale Connaissance.
Oui, tout ce que vous ont dit les Prophètes de tous vos Sanctuaires, oui, tout ce que leurs voix vous chantent encore, à travers les harmonies sacrées de vos cathédrales, de vos églises, et de vos temples, dans les souflles des chœurs, dans les vents des orgues saintes, oui, tout cela est la Vérité.
Et cet accord universel ne publie incessamment parmi vous l'ineffable majesté de Dieu, sa Providence adorable, son inexprimable bonté, qu'en vous disant en mème temps la grandeur céleste de l'Homme et la Perfection du but divin vers lequel retourne sa Perfectibilité.
Ce but, c’est la glorification de Dieu dans l'Homme, de l'Homme en Dieu, et ce divin terme auquel, à travers tous ses Cultes, la Religion universelle vous conduit, est identique à celui que, sur ses plus hauts sommets de lumière, la Science livrée à elle-même finit par revoir enfin, en vérifiant la Foi.
Le mème apogée de civilisation suprême est spontanément entrevu, non seulement par les savants, mais par les poètes dignes de ce nom, et qui, gardant pures leurs saintes iacultés d’intuiion, sont les veilleurs de nuit et les vigies de nos nations.
Tous les grands historiens vérifient «a posteriori ce que la vue directe des voyants discerne dans l'avenir, et tous les sociologues comme tous les économistes complètement informés ne font que répéter en d’autres modes ce que la Science antique a crié aux quatre venis à travers toutes ses voix saintes et tous ses collèges prophétiques ou
But de la perfectibilité hunaine. Son iden- üité sous toutes ses formes,
Divine mspiration dela France
sibyllins depuis Zoroastre jusqu’à David, depuis Isaïe jusqu’à la Voluspa. |
Et quel est en résumé ce but de l'Humanité ?
Il est aussi pratique que grandiose, et c’est parce qu'il est simple qu’il est divinement et humainement vral.
Comme tout individu, visible ou invisible, tout être collectif a sa loi, et cette loi est trinitaire, toute loi étant l’expression d'un rapport entre deux termes,
Gouvernants ou gouvernés de l’Europe, conquérants ou conquis de l’Asie, vous avez même intérêt au retour de l'Humanité à cette loi sociale du Règne de Dieu, qui n’est autre que le sien propre, dans lequel est compris le vôtre.
Non, l’égoïsme n'est pas vrai, que ce soit celui d’un individu ou d’un peuple, d'une race ou d’un Continent tout entier.
La France a senti cela, en 1789 ; les plus géné- reux de ses penseurs l’ont compris ; mais les politiciens sectaires et violents ont fait banqueroute à son bon vouloir, qu'éclairait justement le sentiment de l’Universalité.
Liberté, Égalité, Fraternité : cette grande formule ramide, abramide, chrétienne, exprimée dans le Télémaque de Fénelon, était savante et religieuse
autant que sociale, si l’on s’était plus soucié de la comprendre et de la développer que de la fausser en l’exploitant politiquement.
Il n’y a de liberté que dans l'Espace illimité, et l'Espace sans limites de l'Esprit humain n’est autre que l’Esprit de Dieu.
Il n’y a d'égalité que dans une même loi d’harmonie, et cette loi d'harmonie embrasse la constitution du corps social tout entier.
Il n’y a de fraternité possible que par la liberté et l'égalité ainsi comprises.
Mais tout cela est précisement le coniraire de l’Anarchie mutuelle des gouvernements politiques et de l’égoiïste brutalité qui président, non seulement aux rapports des peuples chrétiens entre eux, mais à leur régime colonial vis-à-vis des autres Continents et des autres Commuñions de
Croyants.
En vain, les Anglais diront : « Qu'importe ! Nous avons pris, nous conservons ! »
J'entends dans Isaïe et dans Ézéchiel la chute de l'empire emporocratique de Tyr,
Le sort des Phéniciens attend les Anglais, s’ils ne modifien! pas synarchiquement leur régime colonial.
Les Anglai devant Isaie c devant Ezéchicl Les Prussier devant Daniel.
En vain, les Prussiens diront: « Nous avons conquis, nous gardons. »
J'entends la réponse de Daniel, Souverain Pontife, non seulement des Juifs, mais des Chaldéens : j'écoute ses prophéties à l'égard de tous les empires violents.
Ces prédictions ne sont pas le fruit d’une imagination en délire, mais d’une science exacte, aussi précise que nos mathématiques.
Près de vingt-quatre siècles d'expériences les ont déjà justifiées, et tout empire de l'épée a été brisé par l'épée.
En vain, les Russes diront: « Allons, et renversons l’empire colonial de l’Angleterre. »
Reçus comme libérateurs, ils seront repoussés, tôt ou tard, comme conquérants, à moins que par la Loi synarchique ils n’apportent la Rédemption sociale en même temps que la libération politique.
Mais que de sang et d’or, que de pleurs et de deuils, que de désolations et de dévastations seraient épargnés, si, grâce à cette Loi, faisant corps avec l'Angleterre et avec l’Europe,ils aidaïent, tous ensemble, les peuples de l’Asie à former avec nous la grande et sainte Alliance qui est au fond de tous leurs souvenirs, de toute leur Science, de toute
leur Foi, comme des nôtres |
ie —
Chimère, diront les sceptiques! Prennent-ils donc la politique pour une réalité, et jusqu’à quand les expériences historiques cesseront-elles d’être un enseignement ?
Est-ce donc autre chose qu’une folie et qu’un cauchemar infernal que ce système de violence renouvelé de Nemrod de Babylone, que cette Anarchie armée du Gouvernement général de l’Europe, que son pied de guerre ruineux, que les souffrances et l’instabilité de toutes nos nations, que l’impuissance des cultes judéo-chrétiens, asservis à cette politique, et enfin que les grondements sourds ou que les tonnerres éclatants des révolutions que ces causes de mort sèment partout !
Une maison ainsi construite n’est point bâtie, elle est à édifier à nouveau avec les mêmes maté- riaux, en respectant chacun d'eux, mais en les sroupant sur des assises plus solides, plus conformes à nos besoins, de telle sorte que l'édifice tout entier, réalisant leslois éternelles de la science et de l’art sociaux, soit la forme totale qui convient à notre civilisation à la fois scientifique et chrétienne.
Attendez-vous que les révolutionnaires le fassent ?
Dans tousles tempsils démolissent ; dans aucun on ne les a vus rebâtir.
Nécessité d'u: ne reconsirAas: lion sociale cr Europe,
Conséquence de l’anarchic des gouvernants depuis cinq mille ans, la révolution des gouvernés ñe peut être arrêtée que si la première s’abroge elle-mème, en accomplissant la Synarchie.
Alors, tout ce qu’il y a de légitime dans la protestation révolutionnaire des mulititudes se cha ngera en assentiment à une Autorité nettement distinguee du Pouvoir, à un Pouvoir dejustice national! et international rénové et autorise, à un Pouvoir économique enfin, solidarisant de nouveau les intérêts de toutes les classes.
Je vais me permettre ici d'adresser la parole au
fils couronné du plus généreux des marlyrs.
Lettre à l'em- Sire |
pereur de Rus-
sie.
L’immense empire édifié par Vos pères n'est pas seulement le bouclier vivant de l’Europe contre toute tentative armée de l'Asie, il est l’avant-garde du Judéo-. Christianisme et de la Chrétienté tout entière, en Asie même.
Le but de la Promesse chrétienne est identique en toute sa rortée sociale à l'antique Esprit de science et de sagesse, dont la Tradition est pieusement gardée dans le Temple qui fait l’objet du présent livre.
Ce temple révère Moïse et Jésus-Christ autant que nous, et tous les Mystères du texte hébreu de nos divins
Testamentis y sont scienüifiquement connus et démonrés.
Si la mauvaise organisalion du Gouvernement géné- ral et du régime colonial de l’Europe veut et commande que, Lôt ou tard, Vos armées se choquent en Asie contre celles de l'Angleterre, au nom de Dieu, profitez de tout ce que je Vous ai révélé dans ce livre.
Sire, soyez prudent en touchant à l'Afghanistan, ne Vous avancez pas sur le territoire de ces amphictyons sans prononcer l’antiquemot d'ordre du Règne de Dieu.
Comme Philippe de Macédoine à Delphe, comme Alexandre en Asie, que Votre Majesté fasse au Temple dont je parle, ce signe de ralliement synarchique, qui empêchera les initiés de Vous confondre avec les conquérants oppresseurs et sectaires.
Alors, si, dans les Indes, l’Angieterre ne conjure pas sa chute en établissantla Synarchie,la Providence soufflera dans Vos drapeaux, car, en marchant sur les traces de Ram, Vous-même, Sire, n’aurez combattu au nom du Christ et de Saint-Michel, l’Archange Solaire, que pour
racheter des peuples après Les avoir délivrés.
Les peuples de l'Asie centrale ont une grande sympathie pour la Russie et pour son souverain. Celtes Varaighes au Nord et à l’Ouest, Celtes ou Scyth2s touraniens au Sud, le peuple russe a des affinités ataviques avec toutes Îles divisions de
Affinités des\ Russes avec le: Asialiques, Coimme avec les Eu-, ropéens,
la race blanche, non seulement en Europe, mais en Asie.
On retrouve même dans ces populations cauca. siennes des traces de l’ancienne race noire, fusion. née avec la blanche, et certains princes ne font point mystère à une généalogie remontant jusqu'aux Abramides et jusqu'aux Celtes bodhones.
J'ai indiqué ailleurs, d’après les souvenirs locaux, les vestiges de l’antique empire ramide, tant dans les légendes que dans les monuments de pierre des vallées étagées de la grande montagne qui sépare l’Europe de l'Asie.
Sous terre, ces souvenirs existent aussi bien qu’à la surface; et, plus d’une fois, en ce siècle même, certains initiés sont descendus visiter les bibliothèques de pierre, et ils n'en sont pas sortis les mains vides.
Le sentiment profondément religieux des masses russes, leur instinct d’occultisme, leur langue.leurs légendes, leurs prophéties, l'interprétation hermé- tique que certaines sectes gardent des écritures sacrées, sont autant deliens indiqués d’une alliance intellectuelle et sociale avec l’Asie.
Loin de moi la pensée d’opposer ici les Russes aux Anglais !
Quoique pouvantéclairer les hommes politiques
sur bien des choses qu'ils ignorent, mes œuvres ne sont point celles d’un politicien.
Mais on ne peut pas se dissimuler que les Russes seront forcément entraînés à devenir des auxiliares terribles de l’affranchissement de l'Asie, si l'Angleterre, à force d’intelligence, de sagesse et d'humanité, ne prend pas les moyens nécessaires pour prévenir et satisfaire l'explosion d’indépendance que la fin de ce siècle verra certainement.
Elle le peut, en donnant généreusement aux Hindous plus de réformes qu’ils ne s’en accorderaicnt peut-être eux-mèmes une fois libres.
Or cela sera plus sûr pour elle que de s’allier avec l'Allemagne pour déchaîner la Chine sur la Russie.
Ici, je me permettrai d'adresser la parole à une
kReine.
| Madame,
Votre Majesté daignera pardonner une liberté, dont l'amour de l'Humanité est la seule excuse et le seul mobile.
Une entente intellectuelle loyale avec le Temple universitaire de l’Agarttha est l’unique mesure qui puisse maintenir sous Votre sceptre les immenses populations
de Voire empire colonial indien.
Lettre à Ja reine d'Angleterre,
Un rôie plus considérable que jamais peut y être rempli par Votre Majesté, celui d'un arbitrage suprême aussi sage que savant.
À Ja tête d’un peuple européen qui est un des porte. flambeau de notre civilisation, tout Vous serait facile, dans les voies lumineuses et pacifiques que l’Humanité m'ordonne d’indiquer ici.
Osez,Madame, amener une entente entre Votre Gouvernement et celui de la Russie.
Osez, Madame, avec l'Empereur de ce grand pays, appeler à témoin de Vos pacifiques efforts la civilisa- Lion européenne tout entière, et demandez ensemble au Temple de l’Agarttha de s'ouvrir loyalement à Vous en lui garantissant son indépendance,
Vous aurez rendu à l’Europe un service incalculable et, d'accord avec ce Temple, d'accord avec Île tzar, mandataires tous trois de tout ce que nos deux Continents renferment de science et de foi, Vous aurez sûre - ment conservé à l'Angleterre un droit de cité qui, dans les Indes, sera autrement solide que Île droit de conquête qui forme la base de Votre empire actuel dans ce pays.
Déjà, il y a trois ordres de Liberté, d’Égalité et de Fraternité que la vieille Civilisation indienne a demandés, et les voici :
On a demandé des Universités mixtes, on a demandé des Tribunaux mixtes, on a demandé enfin des Arbi-
trages économiques pour le dégrèvement des char-
ss effrayaaies qu'ont à supporter les populations.
Je sais que le Gouvernement éclairé de Votre Majesté aété lui-même désireux de voir une pareille entente “établir; mais que les intérêts des colons européens , sont, dans une certaine mesure, opposés.
Pourtant, c'est là qu'est le salut d'aujourd'hui; et cest là que Vos sujets trouveront les bases synarchiques du droit de cilé de demain.
L'Inde ne veut pas se soulever: sa vieille sagesse mieux inspirée ne demande que sa propre vie et sa propre résurrection.
Plus heureuse que Sémiramis qui essaya en vain de la conquérir, Votre Majesté peut, au nom de la Chré- henté lout entière, l’aider à se reconstituer, et à puiser dans une alliance intellectuelle et sociale avec Votre srand peuple celtique des énergies aussi puissantes que propices à l’union de ce foyer de civilisation et du nôtre,
D'ailleurs une entente synarchique avec l’Europe ne serait point une innovation, elle ne ferait que réaliser le plan des réformes européennes et coloniales auquel l'Angleterre et la France ont aurefois collaboré ensemble.
La reine Élisabeth était d'accord avec Henri IV et avec Sully sur ce projet de Constitution sociale, qui eût assuré la Paix du Monde, et évité tant de
révolutions et tant de guerres.
Nécessité pour l'Angleterre du l'établissement! de la Synarchie en Europe et aux Indes.
Grâce aux vieilles institutions celto-scandinaves des Anglais, leur régime colonial est de beaucoup supérieur à celui de tous les autres peuples euro. péens, la Hollande exceptée.
Mais faute d’une constitution synarchiaque, ouverte par l'examen à tous les individus de toutes races, leur établissement dans les Indes a des vices radicaux, dont le moindre est d’être une domination étrangère, et de n’apporter jusqu'ici aucune plus-value intellectuelle ni sociale, en échange de l'exploitation matérielle qui accable cette aînée de toutes les civilisations.
Je sais parfaitement que la domination anglaise vaut pour le moins autant que celle des divers conquérants qui se sont succédé dans les Indes mais elle ne constitue pas une alliance, et cette dernière condition est indispensable à la réforme et à la conservation de cette colonie.
Si la double autorité de l’Histoire universelle e des livres saints est quelque chose, en pareille matière, on en trouvera les enseignements fidèle ment scrutés et résumés dans mes deux mission: précédentes : La Mission des Souverains, la Mis sion des Juifs.
Dans la première, allant au fond des causes di l’Anarchie du gouvernement général européen, j a
donné dans les chapitres IX, X et XI une éthique assez complète de la diplomatie pour n’y point revenir.
J'engage les hommes politiques dignes de ce nom à l’étudier, et à faire attention à ce que j’appelle le binôme anglo-russe, et à son opposition directe en Asie centrale.
La question de l'Hérat et de l’Afghanistan est à souligner tout particulièrement.
Je me permettraimaintenant d'adresser quelques mots à ceux des initiés agartthiens qui voudront lire ces œuvres et se former sur elles une opinion motivée.
Aucun mobile sectaire ne m’anime, aucun inté- rêt politique ne guide ma plume, aucune considé- ration personnelle ne m'a jusqu'ici poussé ni arrèlé dans l’accomplissement de la tâche intellecluelle que j'ai entreprise, et que je couronne dans le présent livre.
Si je me suis adressé comme je viens de le faire aux souverains et aux peuples russe et anglais, si je les ai engagés, après leur en avoir moniré toute l’importance, à une entente avec l’Argattha, encore une fois, c'est sous ma seule responsabilité et grâce à ma seule initiative.
Jde crois cette entente aussi indispensable à Ia
Dans la Synarchie, il s'agit l'Alhance clnon Je confusion: nire le’ Cultes.les Universités, les Elals et les Nations,
Renaissance de l’Inde qu’au couronnement de }s civilisation européenne.
Je crois voulu, dans les desseins de Dieu, écri dans les Vèdes, comme dans le texte hébreu de nos Testaments et dans le Coran lui-même, que l'Alliance universelle des temps antiques doit prochainement se renouveler.
Le xx° siècle de l’ère chrétienne la verra s’accomplir en fait sur les bases dont j'ai relevé les principes à travers Îles événements hisioriques el dans la profondeur de nos saints Livres.
Or, qui dit Alliance ne dit point confusion, mais Harmonie des différences entre elles.
Votre vénérable Université garde pieusement tout le passé, toute sa mémoire, toutes ses scicnces, tous ses aris.
Les nôtres, en y comprenant toutes les Synago: gues et toutes les Églises, n’ont pas moins de mé- rite à leur place, et leurs sympathies ne vous sont pas moins nécessaires qu'une ouverture de vos Mystères ne nous est indispensable.
C’est par cette entente fraternelle que toutes les facultés de l’esprit humain se prêtant un mutuel secours, réaliseront à nouveau la Promesse de nos fondateurs religieux et des vôtres.
En vain, en Europe, quelques malveillants
diront-ils et quelques sots répéteront-ils par ouidire que je veux ramener la Chrétienté au Brahmanisme.
En vain, la même calomnie renversée sera-t-elle faite contre moi en Asie, et dira-t-elle que je veux ramener le Brahmanisme et le Bouddhisme à la dogmatique de nos différentes Églises.
Mes œuvres se défendent elles-mêmes contre de pareilles imputations et contre bien d’autres.
L’Agarttha forme ce que Moïse appelait le Conseil des Cycles antérieurs, ce que saint Paul appelle l’Église des Protogones, et cela suffit pour qu'elle soit respectable à tout croyant comme Culte, à tout savant comme Université.
Moïse lui-même engageait ses initiés à écouter les enseignements de ce Conseil, et Jethro était un des pontifes restés fidèles à sa Tradition scientifique.
Enfin, jusque dans le texte hébreu du Nouveau Testament, on retrouve le nom de l’Agarttha en tête de chacune des épîtres, sans parler de bien d'autres passages, ni sans soulever plus qu’il ne convient le voile de l’Alliance de l’Antique Iswara- El avec l’Tsraël moïsiaque, ni de la première initiation chrétienne avec le temple universitaire de la Paradésa.
Dangers actuels du mystère pour l'Agarttha,
Les démonstrations irréfutables de toutes ces vérités sont déjà faites ,et seront produites au grand jour en leur temps et par qui de droit, en différents pays, comme je l’ai dit maintes fois, mais seule. ment lorsque la première Chambre de la Synarchie sera constituée.
Alors,onconnaîtra ce qu'est la véritable exégèse scientifique des textes sacrés, et, comme le disent les Écritures, la Loi, c’est-à-dire la Science des choses divines et humaines, sera vérifiée jusqu’à l’Iod.
Pour le moment, c’est à un autre point de vue que j'adresse la parole aux membres du suprême Conseil de l’Agarttha.
Le signe sacré qui s'est manifesté à vousen1877 vous appelait, entre autres choses, à vousgarantir, en tant que puissance territoriale indépendante,
Déjà la Russie frôle la tête de votre confédération, dans l'Afghanistan.
Déjà, la violence armée exercée par l’Angleierre en Birmanie touche presque par le pied votre corps amphictyonique.
C'est pourquoi, le Mystère qui a sauvé jusqu'ici Votre Synarchie peut la perdre, si vous continuez à le garder.
En effet, la Chrétienté tout entière vous ignore,
et l'immense appuimoral que peuvent vous prêter ses Gouvernements, ses Universités, ses Cultes, les Supérieurs inconnus de sa Franc-Maconnerie, son Opinion publique enfin, tout cela vous manque à la fois, et est indispensable à votre indépendance, si vous voulez la conserver. |
Qu’arriverait-il, si je n'avais pris l'initiative de dévoiler votre Synarchie, votre Sagesse et l’importance de votre Université ? Le voici.
Dans peu d’années, sans que l'Europe soupçonne votre existence, vous auriez été pris et bloqués, comme autrefois Jérusalem,dans l’étreinte mutuelle de quatre empires militaires: l'Angleterre emporocratique, la Russie, l'Islam des Turcomans, et enfin la Chine, gouvernée encore, à l'heure qu'il est, par les Tartares touraniens.
Sans se douter des catastrophes que sa constitution diplomatique aurait inconsciemment provoquées, sans soupçonner ce qu'elle aurait perdu par votre désasire accompagné et suivi de cataclysmes affreux, la Chrétienté n'aurait entendu dans l’'Extrême-Orient qu'un bruit d’armées, qu’un fracas de canons, et elle n’aurait vu du côté de l'Himalaya qu'une fumée sillonnée de flammes, pré- lude de la conflagration de toute l’Asie.
Exhortalions aux Agarithiens de déclarer aux Cultcs et aux Universités d Europe ce que leur temple réserve à la civilisation fuiure.
C'est pourquoi, autorisé par l'Esprit vivant du Christ, des Abramides et des Ramides, je viens d'ouvrir le voile manavique qui vous couvre, et je vous dis : Sortez de l’Invisible, montrez-vous peu à peu à toute l'Europe synarchique, les mains, les bras ouverts, avec tous vos titres de gloire dans le passé, d'utilité dans le présent, de bienfaits pour l’avenir.
Dites à toutes nos Facultés enseignantes ce que vous leur réservez.
Aux Synagogues, aux Églises, les clefs de l’interprétation kabbalistique des textes hébreux des Testaments, les clefs de tous les prodiges qu'ils relatent. les clefs de toutes les sciences et de tous les arts qu’on y sent sous la lettre, comme le pas du pèlerin éveille en marchant le bruit sourd des souterrains dans certaines solitudes saintes.
Dites à nos sceptiques ce que vous vous dites entre vous, que le Jadéo-Christianisme est vrai, que le Christ est le Messie par excellence, et que Scn second Avènement glorieux s’opérera par la reconstitution de l’État social planétaire dans sa Loi éternelle.
À nos savants, depuis les physiciens et les chimistes jusqu'aux physiologues, depuis les naturalistes jusqu'aux archéologues, depuis les psycho-
logues jusqu'aux astronomes, dites : Nous vous apportons cinq cent cinquante-six siècles de souvenirs, d'observations, d'expériences allant depuis le centre du Globe jusqu’au sommet des Cieux.
Enfin, aux chapitres des trente-troisièmes degrés de la Franc-Maçonnerie dites: Tout ce que vous promettez, nous pouvons le tenir, et nous le tenons vis-à-vis de ceux qui, dans notre Temple, remplissent les conditions voulues par l’Examen.
Alors, enveloppés comme d’un nouvel anneau cosmique par l'opinion publique judéo-chrétienne, metlez-vous sous la sauvegarde de ses Cultes, de ses Universités, de ses Gouvernements et de ses Temples maçonniques; et comine toutes les autres Puissances indépendantes de l’Asie, couvrez-vous de notre Droit public, si peu qu’il vaille encore.
II suffit qu'il soit perfectible, et que la suggeson d'idées synarchiques que j'ai rénovée dans l'entendement humain continue à s’y répaudre, commentée par les événements.
Ces derniers, fruits de l’Anarchie depuis près de cinq mille ans, ne manqueront pas de vérifier de plus en plus la nécessité de la Synarchie.
Croyez-moi, mes frères en Christ, c'est là qu'est votre salut social, comme le nôtre.
Consultez dans vos sanctuaires fermés l'Éternel,
Nécessité pour les confédérés de l'Agarttha d'avoir une repré. sentalion révulière en Europe,
Ses Puissances, Ses Anges, les âmes de vos Ponti. fes et de vos Saints : leur réponse n'est pas douteuse.
Revêtus de notre droit commun, vous n’aurez plus à craindre que les agissements occultes d’aucun État ni d'aucune secte puissent menacer soil votre existence sociale, soit votre vie intellectuelle.
Vous n'aurez pas à redouter l'escamotage, la destruction, ni l’aliération de vos textes, impossibles à comprendre, si vous n’en livrez vous-même la clef dorienne, en indiquant les secrels de la serrure.
Nos différentes facultés enseignanies, se contrôlant mutuellement, empêcheront la prédominance de tout sectarisme, dans l'examen auquel vous aurez généreusement convié la Chrétienté tout entière.
Enfin, pour passer du droit public d'aujourd'hui à l'Alliance synarchique de demain, il suffira parmi nous que les circonstances permettent à un Souverain Poniife de se lever à la tête de tout le corps social judéo-chrétien, d’en redresser l'Autorité et l'esprit synthétique, et appuyé sur la conscience de tous les peuples attentifs à l'accent de la Vé- rité, d'appeler les gouvernements à la Loi d’intel-
ligence et d'amour qui doit les réassocier ct les réorganiser.
C'est alors qu'avec votre concours la même Loi réassOciera entre eux, comme avec nous, tous les peuples asiatiques et africains.
C'est alors que toutes les renaissances que j'ai dites s’accompliront, depuis les bords du Nil jusqu'aux rives de l’Euphrate et du Tigre, depuis Bagdad jusqu’à Jérusalem.
C’est alors enfin, qu'avec la neutiralisation de toutes les Villes saintes, le renouvellement de la Terre elle-même s'effectuera comme les prophètes l’ont prédit.
Et les déserts autrefois peuplés d'hommes et de eités reverdiront, et s’empliront encore de sources jaillissantes, de fleuves, de peuples et de métro-
poles.
Ah ! je le sais, le retour cyclique de l'Humanité à cette Loi du Règne de Dieu ne s’accomplira pas sans efforts.
Armé jusqu'aux dents par la Science occidentale, le Mal inauguré par frshou n’abdiquera pas facilement.
Il y aura encore des peuples martyrs, et le Gouvernement général de la ruse et de la violence
Renaissance future de FTE- gypte, de IE Chaldée cet de l« Palestine.
Les dernières guerres prochai-
continuera pendani quelque temps encore à éclipser celui que Moïse appelle le reflet même de Dieu.
L’anti-Dieu, l’anti-Christ désignés par Daniel continueront à caresser la Bête apocalyptique, la Brutalité qui préside aux rapports des Nations, des États sociaux et des Continents.
Et les croyants eux-mêmes se diront encorc, malgré les Abramides, malgré Moïse, malgré Notre. Seigneur Jésus-Christ : Armons-nous, car la loi sanglante du Taureau babylonien empêche toujours la face rayonnante du Dieu de la Totale Connaissance d’apparaître de nouveau par la réouverture de l’antique Alliance universelle.
Mais, que les politiciens de toute la Terre le sachent bien : les croyants, auxquels l'initiation à donné la Certitude après la Foi, sont moins naïfs que les sceptiques et que les matézialistes gouvernementaux.
Ils regardent le Mal s’opposer à lui-mème, s’affaiblir en se généralisant, et ils attendent.
J'ai prouvé dans la Mission des Souverains et dans la Mission des Juifs, en démasquant toutes les causes de toutes les anarchies, combien peu naïf est l'Esprit de Science et d'Amour qui pré- side à la Synarchie.
J'ai laissé en mains sûres un testament de
la réorganisation universelle de cette dernière.
Que les croyants se rassurent, je n’y oppose point la politique à elle-même, mais seulement la Science à l'Ignorance, la Sagesse à la Folie.
J'allais faire passer devant leurs yeux le dé- nombrement des peuples du Bélier et de l’Agneau et de ceux qui portent encore la marque du schisme du Taureau.
J’allais les leur faire compter en Asie, en Europe et dans les autres parties du monde, et évaluer leurs forces intellectuelles et physiques et ce que leur passé résumé dans leur présent promet à leur avenir.
J'allais ajouter à ce tableau celui des alliances nécessaires de tous les peuples aryens entre eux, de Continent à Continent, leurs chances certaines de se sauvegarder et de reprendre la direction de la Civilisation dont ils sont les initiateurs.
Mais plus ma pénétration des connaissances divines m’a donné de plonger un coup d'œil sûr dans les secrets de l’Anarchie intergouvernementale de la Terre, moins il m’appartent de déchoir et de laisser le drapeau de Ram, des Abramides et de Jésus tomber dans les sphères obscures et san-
glantes des passions collectives.
Le but de lLoutes les religions est la reslauration de lumanité dans sa Loi sociale, qui conslitue positivement le Règne ge Dien.
Non, les veux fixés dans l’Invisible sur la Cité céleste et sur le Christ glorieux, je ne vois dans tous les hommes que les membres divisés d’un même corps divin.
Depuis le sacrifice du Calvaire, il n’est plus de Touraniens, et le Gouvernement général des hommes par la Force, décapité de son apothéose babylonienne par le Christ, ne prévaudra plus contre le Réavènement du Règne de Dieu.
La Conscience et l’Intelligence humaines sont trop libérées aujourd’hui de l'esprit de race, de lignée et de secte, pour qu'il soit besoin d'autres armes que la Science dans la Rédemption, non seulement des individus, mais de l'État Social terrestre tout entier.
Et cette conscience, et cette intelligence éclairées par tous lesrayons concentriques de la Science et de la Foi ne sont plus désormais le monopole d’aucun peuple ni d’aucune race.
Dans ce Catholicisme intégral, les Touraniens comme les Aryens ne me laissent plus voir que des Ames, comme sous la coupole souterraine où vos Sages célèbrent leurs mystères, les couleurs chromatiques ne permettent plus de distinguer aucune différence de peau, ni de traits.
Tous les hommes sont bons, et ils ne font le mal
que parce qu'ils croient que leur intérêt le leur commande.
Ils veulent tous le bien, chacun à sa manière : mais ils ne savent comment concilier entre eux leurs volontés et les biens qu'elle désire.
Il est une Loi sociale d'harmonie qui permet dans chaque peuple et entre tous cette sainte conciliation, cette divine Union.
Sous mille noms, sous mille formes, à travers mille langues diverses, voilà cinq mille ans que nous nous évertuons à maintenir en tous sens à travers toutes les nations le souvenir et l’espérance de cette loi qui est le signe trinitaire de notre Alliance en Dieu.
Cette loi s’est faite chair du sein de Dieu dans le sein d’une femme, elle s’est appelée Jésus, elle s'appelle Jésus-Christ.
Cest Lui que j'adore en Elle, c'est Elle que j'adore en Lui, et, bien que je prête à leur Autorité toutes les forces intellectuelles et morales qu'elles centuplent en moi, je ne me sens devant Eux comme devant la divine Humanité qu’un peu de feu dans un peu de poussière.
Et cette Autorité cyclique qui parle si fort à travers moi ne me fait comprendre que puissamment et ma propre humilité et ma propre impuissance
Lettre au Pa-
à affirmer convenablement la Synarchie et à Ia ser. vir comme elle le mérite.
C'est pourquoi je crie aux quatre vents, appelant partout les âmes et les réserves sacrées promises à notre fidélité.
Ce sont elles qui feront ce que je voudrais pou. voir accomplir, si ce n’était l'œuvre de l'Esprit humain tout entier d'accord avec l'Esprit divin et muni de tous les leviers qui me manquent.
Et maintenant, qu'il me soit permis d'élever humblement ma voix vers le vénéré Chef de mon Culte !
Très Saint-Père,
C'est avec dessein que, dans ce livre, je me permets de toucher pieusement, en les invoquant, les deux sommets pontificaux de l'Humanité.
Dans les prophéties de notre sainte Église, Pie IX s'appelait crux de cruce, la croix décrucifiée.
Votre souverain ponüficat, Très Saint-Père, annonce une lumière dans le ciel, Lumen in Cœlo.
Elle s'éclaircit en effet, la voic sacrée des souverains ponlifes futurs.
Bientôt, réalisant ce qui à été prédit par les inspirés d'Irlande, ils pourront glorifier le Christ, en prêchant aux États la paix du Genre Humain : gloria olivæ, gloire
de la paix, et aussi rayonnement de la Sagesse ei de la Saience.
C’est pourquoi je prends la religieuse et filiale liberté l'élever vers Votre Sainteté mes quatre Missions.
A celte heure difficile et crépusculaire des temps nouaux, je ne demande pour ces œuvres ni jugement, ni bénédiction publics de Voire Saïnteté, mais simplement me étude parmi les savants, les sages et les saints soumis à votre vénérable discipline, éclairés par Votre docte et prudente impulsion.
Fidèie laïque de l'Esprit du Mosaïsme et du Christianame, je n'ai sans doute rien dit dans mes œuvres qui ye soit connu des plus studieux de ces respectables gardiens de l’Universalité catholique et de toute la Tradiion divine.
Comme le consecillait Fénelon, j'ai été jusqu’au bout de mon intelligence et de ma foi, dans la voie parcourue avant moi par des Pères de l’Universelle Église, depuis les Alexandrins jusqu à Gerson.
Je n’ai pas craint de mettre en moi la pensée cathohque et [a foi chrétienne à l’épreuve de l'Universalité de l'Esprit humain et de toutes les manifestations quy a opérées l'Esprit divin dans la Sagesse el dans la Science de tous les temps el de tous les peupies.
{ne m'appartient pas de dire si, comme Chrétien et comme Catholique, je suis sorti vainqueur de celte
redoutable épreuve.
C’est aux prêtres de tous nos culles comme aux savants de toutes nos universités à l’examiner.
C'est pourquoi, m’adressant au sommet de cette cathé. drale d'intelligences, j’ose demander à Votre Sainteté qu'une étude de ces œuvres s’accomplisse sous l'égide de Sa sagesse et de Sa lumineuse charité.
J'ai cru et je crois l'heure venue, comme au temps des Mages, d'un grand renouvellement terrestre, qui n’est que la moisson sociale de ce que l’Église aposlolique el militante, sous la conduite de Son divin Fondateur, a semé, depuis dix-neuf siècles, dans l’âme des individus.
J'ai cru et je crois que l’heure présente est l’aube du second avènement de N.-S. Jésus-Christ, l'aurore de sa Glorification savante à travers tous les membres de Ja totalité de son Corps social 1ci-bas.
J’ai cru et je crois non seulement à la lettre, mais à l'esprit des textes sacrés, des Mystères, des Sacrements et des Symboles.
Laïque, je n'ai consulté aucun prêtre d’aucun culle, de peur d’engager sa responsabilité disciplinaire dans la liberté que la libération actuelle des enseignements m'invitail à prendre.
Mais la signification de mon œuvre serait altérée, stelle pouvait être interprétée comme une novation quelconque.
C’est pourquoi, Très Saint-Père, je la dépose aux pieds de Votre Saiuteté comme le plus humble et le plus respectlueux des fidèles.
Je ne me dissimule pas que la lettre précédente surprendra peut-être les esprits qui, dans les dittrentes Églises et dans les diverses régions des Ecoles universitaires et philosophiques, ont suivi avec intérêt mes Missions.
Par suite de toutes [es confusions politiques que jai relevées dans l'Histoire du Gouvernement gé- néral de la Chrétienté, la papauté est haïe par l'Église grecque, par l’Église anglicane, par les différentes Églises protestantes, par la Franc-Maçonnerie, par toutes les écoles rationalistes issues de nos Universités laïques.
Ïl ne faut pas se dissimuler cette vérité ou chercher à remédier par la politique à cette situation amenée par elle.
Ce cercle d'hostilités date de longtemps, et il a été sanctionné dans le droit commun de l’Europe par la constilution diplomatique, républicaine, que les chefs des nationalités européennes se sont donnée en 1648, au Congrès de Westphalie.
J'ai poussé assez loin l'éthique et l'esthétique gouvernementales, soit de la Chrétienté, soit du Cycle de Ram, pour ne pouvoir point être soup- çonné de sectarisme.
C'est pourquoi je ne crains pas d'exposer devant tous les ennemis de la papauté les considérations
Les ceunemis de la Papauté, Ia raison de ces inimiliés.
Le Sourcrain l'onûufical et Ia Papauté.
qui vont suivre, cerlain que je suis qu'elles son de nature à les rallier peu à peu aux principes de la Science et de l'Art sociaux, en pareille matière
Point culminant de l’État Social européen, le Souverain Pontificat a été renfermé dans l’Épisco. pat romain, dans la Primauté italienne, dans le Pa. triarchat latin, dans l’Impérialat des clercs de l'Église d'Occident, comme un principe est occulte dans la quadruple enveloppe d’un germe.
Le Souverain Pontificat est ce principe, tout I reste ne consiitue que les éléments du germe qui a dû l’enrober, et lui permettre de prendre terre et d'y mourir, pour y ressusciter plus tard, libre de toute compiexité embarrassante.
Avec le Pontificat de Pie IX, l’ancienne papauté est définitivement morte à la vie politique et à la révolution féodale du moyen âge.
A partir de Léon XII, les conditions non politiques qui permettent le Souverain Pontificat inausurent sa renaissance possible.
Or, si la Papauté était forcément et publiquement ethnique et romaine, en peut-il être ainsi du Souverain Pontificat, s’il veut et s’il doit se réaliser intellectuellement et socialement ?
L’essence théocratique du Souverain Poniifical est l’'Universalité synthétique et arbitrale des ensei-
nemenis, le Catholicisme intégral d’un culte, quel qu’il soit.
Or le culte judéo-chrétien ne fait qu’un en gnose profonde, comme la Judéo-Chrétienté ne fait qu’un seul corps, dans son principe divin et dans sa finalité sociale.
Cela est tellement vrai, non seulement dans la Connaissance, mais même dans la preuve historique, c’est-à-dire dans la coercition exercée par les faits sur les instincts inconscients des sectes, que le dernier concile de notre Église latine s’est abdiqué lui-même, impuissant qu’il s’est senti, soit à réaliser, soit à rénover la doctrine catholique ou le fait du Catholicisme dans la Chrétienté actuelle.
L’infaillibilité, en effet, n’est autre chose qu’un blanc seing absolu donné par les évêques latins à la papauté romaine pour libérer le Souverain Pon- üficat de tout sectarisme, afin qu’il les délivre euxmêmes de leur propre impuissance sociale, à sa guise et selon l’inspiration qu'il en recevra de la Chrétienté entière et de Dieu.
Ici, je m'adresse à tous les Judéo-Chrétiens n’appartenant pas à la communion ronaine, et je me permets de leur dire: Faites une extrème attention au fait qui précède.
En voici les conséquences possibles :
Signification du dernier Concile : la Papauté et les é ques latins.
La Synarchie ex cathedra et le souverain Pon- Hifical curopéen.
Le Souverain Pontife qui, dans les conditions que lui à faites le dernier concile latin, voudra réaliser au profit de la réorganisation synarchique de l’Europe, ex cathedra, le blanc seing, le plein pouvoir délivré à Pie IX, est pour la première fois en puissance et en possibilité de le faire.
1! peut en effet promulguer que, de son vivant, à partir d'une date quelconque, toute intronisation et toute nomination épiscopale aura pour condition absolue l’Éxamen.
Il peut exiger que cet examen accessible à tous les Judéo-Chrétiens sans distinction, non seulement de culte, mais même de condition sacerdotale ou laïque, comme dans le cas de saint Ambroise de Milan et de bien d’autres, soït la somme de tout l'Enseignement supérieur, professé dans toutes nos Universités européennes.
Il peut enfin décider souverainement qu’à partir de l’épiscopat, la condition de l'examen, mais cette fois sous le sceau de }l’Initiation, soit maintenue et s'élève jusqu'au Souverain Pontificat luimême.
Il peut déterminer ainsi son successeur, sans aucune exclusion de secte ni de race.
Alors, pour la première fois depuis la division et la diarchie des Églises d'Orient et d'Occident,
J'Unité intellectuelle et sociale de la Judéo-Chré- tienté deviendra réalisable.
Pour la première fois depuis ces temps, la Synthèse arbitrale des enseignements pourra s cifectuer dans un suprême Conseil synarchique et par la hberté.
Pour la première fois, les États européens pourront sans danger, sous la garantie de cette grande Autorité intellectuelle et arbitrale, appuyée ellemême sur la Conscience publique de l'Europe, procéder à l’intronisation d'un Gouvernement gé- néral de Justice et non de ruse diplomatique et d’antagonisme militaire.
Pour la première fois enfin, sous la double garantie de ces deux suprêmes Conseils de cette Autorité enseignante et de ce Pouvoir de Justice, Les empereurs, les rois, ou les présidents de République, faisant partie intégrante de ce dernier, pourront appeler les nations judéo-chrétiennes à la formation d'une grande assemblée économique.
Ainsi, la Synarchie peut s’accomplir ex cathedra, sous l’égide du Souverain Pontificat européen, redevenu accessible à tous les Judéo-Chrétiens sans exclusion de cultes, d'universités ni de peuples.
Cette réorganisation supra-nationale est la clef
de voûte possible de tout l’État Social européen.
Elle est cette pierre de l'angle qui avait été rejetée, dit l'Évangile, à partir du moment où la Synarchie moïsiaque fit place à la monarchie politique, en Juda.
Parmi ses avantages, elle offre celui de ne toucher nulle part ni aux Primautés des Églises ethniques, ni à la situation actuelle des cultes dans chaque nation ; et enfin, elle laisse intactes les constitutions disciplinaires et les enseignements
primaires de chacun de ces cultes.
Ainsi, du sein même de l'ethnicité où expirent les conditions politiques et féodales de la papauté, le Souverain Pontificat doit et peut surgir au bé- néfice de l’Universelle Église, c’est-à-dire de l'État Social tout entier, et reconstituer le point culmi-
nant de l'Autorité enseignante.
Sommet de la Cathédrale sociale, universelle, sa transfiguration scientifique n'apparaîtra plus seulement Urbi, car il y a aujourd’hui autant d'Urbes que de Capitales, et la Civilisation européenne n’est plus le monopole d'aucune d'elles.
C’est Orbi, c’est-à-dire à l’Universalité tout entière, que doivent correspo ”.dre aujourd’hui l'esprit et la réalité de cette fonction arbitrale, culminante, qui s'appelle le Souverain Pontificat.
Mais, diront les moins réfléchis de mes coreligionnaires romains, ce serait la fin de l’Église romaine !
Pourquoi ?
Il n’y aura rien de changé dans cette Eglise, le Souverain Pontife continuera à être son Patriarche, sa hiérarchie et ses enseignements particuliers resteron! intacts ; et elle n’aura fait que réaliser son propre programme catholique, c'est-à-dire antisectaire, anlipolitique, universaliste,
Ne pouvant plus, ne voulant plus dominer pohtiquement les autres Communions, elle les reconquerra socialement en les respectant, en les admettant ainsi à une alliance véritablement œcuménique, pour la première fois depuis la diarchie œréco-latine.
La situation actuelle de l'Europe indique-t-elle une pareille solution, un pareil sauvetage de toutes les Églises, de toutes les Universités, comme de tous les États nationaux ?
Il me paraît difficile d’en douter, sans être frappé d’aveuglement.
Mais Rome, dira-t-on, mais toute l’organisation du Vatican ?
Je ne vois pas en quoi un Souverain Pontife Uni-
versel peut leur nuire, ni quel siège plus digne de
Réponses at objections poss bles.
lui ce Vicaire du Christ peut désirer, si on le lui laisse.
A l'heure actuelle de l’Europe, on ne peut pas improviser une tradition cérémonielle de cette importance suprême.
On ne peut que s'en revêtir, pour la remettre d'accord avec le monde actuel et futur, en l’accomplissant synarchiquement.
Mais l’Italie ? dira-t-on encore.
Eile n’a pas plus à perdre que la Papauté et que l'Église latine ni que toutes les autres Communions, ni que toutes les autres Nations, au contraire.
En admettant même qu'elle ne veuille plus donner asile au Souverain Pontificat, Rome sera toujours le centre du Patriarchat latin et de la Primauté italienne.
Mais Rome n’est pas une ville libre, dira-t-on enfin ; il faut une ville libre à un Souverain Pontfe.
À cela, je répondrai : pourquoi toutes les Capitales du monde civilisé ne seraient-elles pas un jour consacrées comme villes libres par un Souverain Pontife européen ?
Cela vaudrait mieux que de les laisser bombarder, au mépris du Christ comme de la Chrétienté.
Mais, en attendant ?
En attendant, la papauté que vous trouvez cap-
tive d’un état politique, n’est plus ce qu’elle fut, et il faut songer sagement et scientifiquement à ce qu’elle peut être.
Rome n'est plus Rome, dites-vous en efiet : c’est la captivité d'Avignon.
Et cela, de par les conséquences logiques du Gouvernement général inauguré en 1648.
Mais, dira-t-on, si la révolution d'en bas, fruit de la révolution d’en haut inaugurée en 1648 par les souverains eux-mêmes, chasse la papauté de Rome et de l'Italie ?
Alors, passant par Constantinople, le Pontife vêtu de blanc comme les nuages, retournera vers les Montagnes sacrées d’où sa fonction est descendue.
Jérusalem! Jérusalem ! j'entends toutes les saintes prophéties qui ont prédit ta renaissance |
C'est du tombeau du Christ que ressusciteraient
alors la Synarchie cyclique et son Souverain Pontificat.
C'est là que ce dernier trouverait sa Ville libre, sa fonction, sa mission définitive,
Oui, sa mission, car il n’y a qu'un Souverain Pontificat européen, siégeant là, qui puisse réaliser la Loi synarchique du Règne de Dieu sur toute la Terre, l'Alliance et la Paix cycliques de toutes
Rome, Con: tantinople,Jért salem,
L'ancicnne Eglise de la Crucifxion ; la nouvelle Eglise de Ja Glorification,
les Communions, de toutes les Races, de tous Îles Continents, dans l’Israëél ramide, abramide et chrétien.
Et si l’on me dit que la transfiguration de Ia papauté en Souverain Pontificat œcuménique et universitaire, soit à Rome, soit à Constantinople, soit à Jérusalem, est une novation, je répondrai encore : Non, et mille fois non : la seule novation est que cela ne soit pas.
Du vivant de Jésus, Église judéo-chrétienne, l’Israël abramide et moiïsiaque, n'avait qu’une seule tête, celle du Christ, sur laquelle brilla l’auréole de l’Autorité divine, hors de toute compromission politique.
L'Église césarienne de Constantin, la Chrétienté démembrée de la Crucifixion, a pu, grâce à la politique, élever autels contre autels, s’opposer têtes contre têtes, membres contre membres, croix contre croix.
Il en sera tout autrement de l’Église de la Glorification et du Gouvernement général de Dieu.
Synarchique dans son corps social, Une dans son sommet sorti lumineux de l’Examen. elle rassemblera tout ce que la politique a divisé.
Non, ce n’est point une novation que cette Pro-
messe formelle de l’ancien et du nouveau Testa-
ment : Un seul troupeau, un seul pasteur.
Je viens de faire passer devant les yeux du lecteur, non mes propres idées, mais les perspectives mêmes qu'ouvrent devant nos temps nos propres Livres saints, vérifiés par les faits historiques.
Qu'on éloigne, qu’on supprime, si l’on veut, ces perspectives moïsiaques et chrétiennes de l'His- Loire de l’Europe ei des Cycles antérieurs.
Admettons que l’aveuglement des hommes d'État et des hommes d'Église, la haine mutuelle des sectes et des partis internationaux ou nationaux empêchent d’advenir ce Souverain Pontificat synarchique, cette reconstitution de toute l’Autorité enseignante, ce Conseil de Justice des États européens, ce Conseil œcuménique de toutes les nations judéo-chrétiennes.
Admettons que l’hébètement et l'impuissance actuels continuent, et qu’un pareil réveil de la Foi et de la Science, de l'intelligence et du bon sens total de notre Continent soit une impossibilité et une chimère.
Disons que l'Europe actuelle est le meilleur des mondes possibles, que toutes ses anarchies sont
Ce quiadvien: dra en Europe s la Synarchic n'est point ac. complie.
Ce qui adviendra en Asie,
le triomphe suprême de la Science et de la Civilisation modernes, que l’abrogation synarchique que j'en indique, les Textes sacrés et l'Histoire à la main, ne vaut même pas la peine qu’on y songe et qu'on s’en occupe.
Mais alors, faut-il voir face à face les perspectives qui restent ouvertes à l’avenir de l’Europe, si l'on supprime les précédentes ?
Fermons donc le Temple du Règne de Dieu, et continuons à rester au dehors la proie de toutes les fatalités déchaînées par toutes les anarchies.
Tiares, Mitres, Couronnes, Gouvernements, Nationalités, Universités après Églises, Chrétienté après Christianisme, tout continuera à être incessamment la pâture de la destruction, entre les anarchistes d'en haut et ceux d’en bas.
Évèques en tête, en habit noir ou en tenue miliiaire, l’Europe officielle, aux prises avec ellemême, continuera à mener gailement, tambours battants, mèches aux canons, le deuil de notre
État Social et de sa civilisation.
Mais, pendant ce temps, veuillez jeter un coup d'œil du côté de l’Asie, pour peu que vous ne soyez pas un politicien de hasard, x'ayant pour tout horizon que le bout de votre nez ou de l'in-
érêt particulier de votre personne ou d'un parti.
À cinquante ans d'échéance, vous verrez l'Asie renaître à l’Esprit de son antique synihèse celtique.
Vous la verrez s’abstenir sagement de toutes vos folies, se délivrer prudemment de vous par vous-même, reconstituer autour de son Souverain Pontife aux sept couronnes l’Alliance synarchique d'il y à cinq mille ans.
Et si persévérant quand même dans le système du Gouvernement général selon l'Ordre de Nemrod, vous continuez encore à vous démembrer mutuellement, vous qui aurez fermé vos oreilles aux doux appels de la Promesse chrétienne, vous serez forcés de les ouvrir aux clairons tonitruants du Jugement dernier,
Les armes à la main, l’Asie vous empêchera de venir la troubler dans son observance de la Loi du Règne de Dieu, et, Chine et Islam en avant, sous la conduite de vos propres instructeurs militaires, elle viendra vous imposer de meltre votre signature au bas de la Promesse sociale des Abramides, de Moïse et de Notre-Seigneur Jésus-Christ,
que vous aurez repoussée.
Entre ces deux perspectives, je ne crois pas
Les Afssions son£ la démonstracion rationnelle dela valeur Scientifique el sociale dela PromessC ; la Promesse abramide et chrétienne et l'Agar(tha.
que l’Europe pensante puisse, tôt ou tard, hésiter.
En attendant, je fais des vœux pour qu'entre la Synarchie et l’Anarchie les politiciens essayent de trouver un moyen terme : ils ne trouveront que des atermoiements funestes.
Quant à moi, j'ai terminé mon œuvre et couronné par ce livre mes trois Missions précédentes.
J'ai fait ce que je devais, advienne que pourra!
Aux Agartihiens comme aux Chrétiens, mes Missions ont démontré rationnellement la valeur scientifique et sociale de la Promesse judéo-chré- tienne.
Elle appartient à l'Humanité tout entière.
Elle est la nuée lumineuse qui, servant de pié- destal au Fils de l'Homme, opère son retour eyclique aux montagnes sacrées d’où descendit la Loi du Règne de Dieu.
Ne dédaisnez pas cette Promesse, fils des Rois Mages, iniliés agartthiens, membres du suprême Conseil du Brâähatmah.
Constituez-vous, y,comme dans un fort inexpugnable, environné des éclairs et des tonnerres du Sinaï et du Golgotha.
Sortez de l’ombre du Mystère qui vous dérobe aux yeux de la Chrétienté et, ceite Promesse à la
nain, venez-y revendiquer votre droit de cité et k bénir, les yeux fixés sur l'Etoile qui vous conquisit à Bethléem.
Et ici, qu'il me soit permis d'exprimer un vœu pour que ma patrie reçoive la première votre visite!
Je l'aime comme vous aimez la vôtre, avec toute sn histoire, depuis l'antique Celtique de Ram jusqu'à celle de Vercingétorix, depuis l'heure où saint Jean et Marie la visitèrent, jusqu'à celle où Charemagne mit sa vaillance au service de l’Église miitante, jusqu’au moment divin où la Providence elle-même descendit dans l'âme de Jeanne d'Arc pour chasser d'elle l'étranger.
Je l'aime dans ses misères profondes comme dans seséblouissantes prospérités,soitqu’elle porte a front lä couronne des saint Louis, soit que sa main de justice brise cette même couronne et celne la feuille du chêne ou du lauricr.
Je la sens inspirée quand mème et toujours, quelle trouve ou nos une tête, un cœur, un bras pour formuler et accomplir sa pensée.
Est-elle puissante ? Les idées et les sentiments sénéreux soufflent sur l’Assemblée des nations de l'Europe, et la Terre entière s’en ressent el s’en réjouit ; les nationalités se formrnt sous son égide,
Uu vœu pour que la France ait la première visite de Ia premire ambassade Asartthienne.Du role de a France parmi Icsnalions dc toute la Terre.
ou respirent plus librement dans son esprit.
Est-elle affaiblie ? Le joug du Gouvernement général de la force devient plus lourd, la nuit de l’anarchie publique des gouvernants entre eux se fait plus noire, et les nations accablées attendent en silence de lugubres événements.
C’est elle qui a brisé les chaînes des peuples captifs, les portes infamantes des ghetti, et jusque dans ses folies, entrevoyant l’Universalité, a senti battre dans son cœur l’âme du genre humain tout entier.
Puisse-t-elle la première avoir, comme l'antique Galiée, la visite des Rois Mages des temps nouveaux, et leur ouvrir les portes du droit public à travers toute la Judéo-Chrétienté !
CONCLUSIONS
CONCLUSIONS
Les fidèles de Moïse et de Jésus se demanderont peut-être s'il n’y a point d'incompatibilité entre leurs Testamenis et es Vèdes, entre leur foi et les sciences et les arts de l’Agarttha.
À ce très légitime souci je puis répondre sciemment : non, certainement non.
Non seulement la Tradition religieuse universelle doit être rattachée ainsi, mais elle ne peut ètre vérifiée et justifiée scientifiquement qu'avec le concours de l’Université ramide ; et c’est une réserve inespérée que je révèle et que j'apporte aux Synagogues comme aux Églises, ainsi qu’à toutes les Facultés enseignantes, quelles qu’elles soient,
Toutes les merveilles que l’on vient de lire dans les chapitres précédents auront beau sembler
Concordance des Testrnents de Moise et de Jésus avec les Védrse
L'Agarttha ne S'ourrira à 1 Lu- 19e que SOUS
condition d'un {raté garantis- Sant son jndé- penñndance territoriale,
Les plus grands {ravaux écologiques de ce siècle ont ét: faits par Agartihiens ; Explorations secretes de certains déserts pour vé- vifier les Hiniles du dernier dé- juge ét le point «Le départ de son renouvellemenl,
incroyables, impossibles, j’affirme en tolale connaissance de cause qu elles ne représentent pas la millième partie des découvertes de toute nature que l’Agarltha réserve (sous condition d’on traïé garantissant son indépendance territoriale) à tous les croyants et à tous les sages de l'Occident européen et américain.
Et ce n’est pas seulement dans les deux ordres des connaissances divines et cosmogoniques que ces sages ont accumulé les innombrables trésors de leurs observations et de leurs expériences; c’est aussi bien dans les deux ordres des sciences humaines et naturelles.
Dans ce siècle même, 1l y a vingt ans à peine, ces sages, la Tradition sacrée à la main, ont accompli les travaux géologiques les plus considérables de cette époque, pour vérifier sur la Planète les limites du dernicr déluge et le point de départ possible de son renouvellement d'ici à treize ou quatorze siècles : Mission des Juifs, page 199.
J'écrirai peut-être un jour, si j y suis autorisé, l'Histoire de ces explorailons étonnantes, de ces travaux d'ingénieur formidables, dérivant des océans de sable, les faisant couler dans les entrailles de la terre, et poursuivant pendant des annécs entières la vérification des traditions sacrées.
La découverte d’une race humaine régressée, ailée, armée de griffes, la découverte non moins extraordinaire d’une espèce de dragon volant à face semi-humaine, semi-simiesque : telle esl une une partie des faits positifs auxquels ont abouti ces expéditions colossales dont je voudrais pouvoir glorifier les chefs, s’il m'était permis de révé- ler leurs noms.
Or pourquoi ces sages se cachent-ils, pourquoi pe communiquent-ils point aux cultes el aux universités moïsiaques et chrétiennes les innombrables et inappréciables trésors de leurs connaissances divines et cosmiques, humaines et naturelles ?
Parce que l’expérience leur a appris depuis cinq mille ans à fermer leurs portes au gouvernement général de l’Anarchie armée, à sauvegarder l’indé- pendance de leur territoire et la constitution synarchique de leur société contre toutes les conséquences sectaires et brutales de cette anarchie.
Mais ces conséquences touchent à leur terme final, en mème temps que le mouvement rédempteur des Abramides, de Moïse et de Jésus, s’avance vers sa synthèse sociale et cyclique.
C’est pourquoi je ne crains pas d'acheminer
l’opinion publique européenne soit vers une
Découverte d'une race Hu. naine réscresséc a'ée, armée di eufles , découverte d'une espuce de dragoi volant à face se: mi-humaine, sc mi-Simicsque.
Importance du temple Agartthien pour nos Cultes et nos Universités.
alliance avec l’Agarttha, soit vers une explosion formidable d’indignation contreles gouvernements el contre les sectes qui profiteraient du mystère dont elle s’enveloppe pour attenter dans l’ombre à l'indépendance et à la vie sociale de cet auguste Ancêtre de tous les Temples et de toutes les Universités.
Oui, c’est là, fidèles de Moïse, que vous aurez l'immense bonheur de vérifier, dans leur texte hébreu biérogrammatique, ses livres égyptiens et tout ce qu'ils renferment.
Oui, c'est là, prêtres et fidèles de Notre-Seigneur Jésus-Christ, que vous aurez l’ineffable consolation promise à votre fidélité, et que tous les mystères célestes et sociaux, scellés dans le texte hermétique de vos deux Testaments, illumineront vos intelligences et raviront vos cœurs.
Oui, c’est là, savants et chercheurs de toutes nos Universités, que vous trouverez le dernier mot de la vérité scientifique, et que de merveilles en merveilles vous lirez le nom de Dieu, tel que je vous l’ai dit dans la Mission des Juifs, à travers la quadruple hiérarchie de toutes les sciences et de tous les arts.
Je ne pouvais appuyer mes œuvres précédentes et la loi synarchique de l'Histoire et des Sociétés
humaines que sur une autorité positive et incontestable.
Or, cetie sainte autorité pacifique, synarchique, vieille de cinquante-cinq mille ans, unissant la Science et la Foi, bénissant tous les Cultes, toutes les Universités, toutes les Nations, embrassant l'Humanité et le Ciel tout entier dans une même intelligence et dans un même amour, ah! respectez-la, aimez-la, joignez-vous à moi pour qu’on n’attente pas à sa vie et pour qu'on la rassure au nom de toutes nos sagesses, de toute notre Science, de toute notre civilisation, contre les douloureuses expériences du passé.
O prêtres de toutes les Églises chrétiennes, puissiez-vous marcher à l’égard de ce temple et entre vous, de culte à culte, dans la lumière intellectuelle et sociale de la divine Promesse de l’Évangile, dont mes livres ne sont que le commentaire rationnel !
Puissiez-vous ne plus vous perdre en vaines disputes dogmatiques, aborder ensemble la vérification scientifique de notre foi, effacer de l'esprit et de la vie de nos Sociétés toutes les barrières sectaires qui les divisent ; faire enfin au nom du Christ et de Moïse la paix intellectuelle et sociale que
garde, depuis les origines de l'Homme sur la terre. l'antique alliance que je vous dévoile dans la pré. sente Mission.
Cette Église des Protogones que connaissaient et qu’admiraient Moïse, Jésus et les Apôtres, loin de retrancher quelque chose à vos saintes traditions, vous en rendra tout l’Esprit caché.
Je connais de saints prêtres, qui marchent dans cette voie du Christianisme synarchiste, du Catholicisme universaliste.
Parmi eux, j'en nommerai un aussi remarquable par sa Foi vivante que par sa connaissance de l'Esprit social de l'Évangile et des Pères de l’Église,
Mieux inspiré que Lamennais, il reste prètre catholique romain; et l'esprit indomptable de Liberté, d'Égalité et de Fraternité des nations qu'il puise à pleins poumons dans les Écritures saintes, ne le lance néanmoins dans aucune aveniure politique, ni dans aucun écart personnel.
C’est dans son propre culte et en son nom que M. le chanoine Roca, licencié ès-iettres, fondateur de l’école de Saint-Louis, de Perpignan, demande l'exécution synarchiste des Promesses sociales du Christianisme :.
1. La crise fatale et le Salut de l’Europe, étude critique sur Les Missions de M, de Saint- Yves. Paris, Garnier, 1885, — La Fin «le
l'Ancien Monde. Paris, Calmann-Lévy, 1886.
Cette tenue sacerdotale, à la limite des libertés civiles et de la discipline hiérarchique de l'Église, est aussi savante que difficile; mais c'est un fait décisif, et il faut dire à l'honneur de la papauté que, jusqu'à présent, nul index, nul blâme n'est venu arrêter dans sa mission volontaire le saint et vaillant prêtre auquel je rends hommage ici.
Que ce dernier me permette de formuler un vœu.
Qu'il tâche de réunir un groupe de sacerdotes de son église et qu’ils aïllent demander ensemble au Pape lui-même l’autorisaticn et un droit d'existence comme Ordre dans ce courant d’idées synarchique.
Un pas immense aura été fait vers le salut soclal, non seulement de notre patrie, mais de la Chrétienté tout entière, dès qu’une pareille consé- cration aura été accordée.
À ma connaissance, M. l’abbé Roca a repoussé, à deux reprises différentes, la mitre qui s’offrait à lui, croyant servir plus utilement par la liberté sa foi, son sacerdoce et sa patrie.
Un Ordre de prêtres de cette abnégation et de cette bonne volonté, autorisé par Rome, accepté d'avance par le gouvernement français, aurait une portée incalculable dans la solution du difficile
Vœu pour !Îa constitution d'uu Ordre synarchi. que parmi nos prêtres.
Mes Missions
s'adressent Gentil:
problème de la réconciliation synarchique de deux sociétés ecclésiastique et civile.
Du reste, tout ceci n’est qu’un vœu, comme toat croyant est libre d'en faire, et dont il n’appartient qu'à l’autorité compétente d'apprécier l'utilité.
Mes œuvres, comme je l’ai dit ailleurs, s’adressent avant tout aux Gentils, aux lettrés qui, informés par nos Universités ainsi que par la litté- rature mondaine des hautes études, ne savent plus sur quel point fixe de certitude arrêter leur éclectisme, soit en philosophie, soit en exégèse, soit en histoire, soit en théologie comparée, soit en pré- sence des faits dégagés par les sciences naturelles, soit enfin en ce qui regarde les conditions de l’ordre social dans l’anarchie présente des doctrines, des partis et des classes.
C'est dans cette catégorie de mentalités, qui s'étend depuis nos étudiants jusqu’à nos savants, depuis nos penseurs et nos sociologues jusqu'aux plus éclairés de nos mondains ou de nos gouvernants, que j opère mon mouvement intellectuel.
Avec ceux-là, je raisonne et je démontre de mon mieux la validité de la loi synarchique et la concordance universelle des vérités et des réalités qui forment l’objet total de la Connaissance.
La plupart de ces esprits restent mondainement attachés au formalisme de nos cultes.
La plupart en veulent le maintien, en redoutant le renversement par larévolution, tout en affectant vis-à-vis d'eux un détachement intellectuel plus ou moins grand.
Mes œuvres leur prouvent que le Judéo-Christianisme a eu, et conserve à l’état latent, des ré- serves d'action sociale autrement importantes que ne l’ont soupçonné les ralionalistes depuis Montesquieu, les encyclopédistes jusqu’à Fabre d'Olivet, et enfin les exégètes contemporains.
Quant aux réserves intellectuelles des textes hé- breux du Jadéo-Christianisme, elles ne peuveni que gagner à être scientifiquement etconsciencieusement approfondies.
Mais il faut prendre tout l’ésotérisme des sciences naturelles, humaines, cosmogoniques et divines, non dans des auteurs discutables, mais dans les Universités où elles se sont conservées authentiquement, et parmi ces dernières, l’Agarttha est la plus importante.
Je passe maintenant à ce qui regarde non plus seulement les Mystères cognoscibles, renfermés dans le texte hébreu de nos deux Testaments, mais la synthèse hellénique élaborée par les Pères de
Réserves du Judéo - Christia aisme,
Conformité de ja synthèse hellénique du christianisme avec les mystères des anciens temples.
l’universelle Egiise chrétienne, transfiguration de l'antique Israël et de toute sa doctrine secrète,
Là encore, malgré des voiles nombreux et souvent voulus, la conformité avec l'esprit de l’ancien cycle ramide,la concordance avec l’Université passée et présente de l’Église des Protogones et de l’Iswara-El nréabramide, sont aussi visibles que démonirables, et autorisent une Alliance universitaire avec l’Agarttha.
En effet, ce n’est point une œuvre banale, ni qu'aucun siècle puisse entreprendre sans le concours d'initiés du plus haut grade, que l’œuvre synthétique qui s'est accompbiie à Alexandrie sous le souffle invisible de l'Esprit du Christ; bien rue, sous l’œil et sous la main du Césarisme latin, l:; Époptes qui, visibles ou non, présidaient à ce travail synthétique, aient dû masquer l’ésotérisme sous l'exotérisme, l’Israélito-Christianisme sous l’Helléno-Christianisme.
L’antique généthliaque astronomique 3 servi de sphère cyclique à cette arche intellectuelle et hermétiquement fermée, et iln’est pas un temple, pas un sanctuaire qui, à travers quelque initié, ne soit venu apporter dars cet édifice de la nouvelle alliance, tout au moins la nomenclature des sacrements, des symboles, des rites, des mystères, im-
pliquant autant de sciences occultées, autant de vérités cachées,
C’est ainsi que la synthèse helléno-chrétienne renferme en elle nominalement ou réellement tous les degrés correspondant à l'initiation des anciennes Universités ramides de la Paradésa, de la Chaldée, de l'Egypte, de la Thrace, de la Üeltide ramide et de l'Étrurie.
C'est pour cela que Saint-Paul, dans ses épîtres agarithiennes, dit aux Romains quils avaient connu la Loi,
Or, dans toute l’antiquité, la Loi signifiait la Science des choses naturelles, humaines et divines.
Dans nos églises et jusque dans l’ordre des enseignements primaires eux-mêmes, la nomenclature des objets de cette antique Connaissance subsiste dans sa totalité, même dans sa théurgie cultuclle.
Les fètes cosmiques sont à leur place exacte dans leurs saisons astronomiques respectives.
Le Culte des Ancêtres et celui des Générations ont leurs symboles et leurs sacrements vrais.
En ce qui regarde les Mystères d’outre-tombe, leur triple région est judicieusement observée.
Le jour des Morts autorise le Culte savant et
l'êtes cosmiques ; Culte des ancêtres; Mystè- res d’outre-tombe ; le jour des Morts, la Toussaint, le (Culte des Anges.
Les mêmes myslères chez les FKabbalistes, chez Îles disciples actuels de >dint Jean-Bap- Liste, dans les écoles ésotériques Ju Caire,du Simai et de l'A raie,
conscient des Ames, la Toussaint celui des Esprits glorifiés.
Le culte des Anges, qui, avec la Prière, est une des bases de !a Magie divine, est aussi bien licite dans nos Églises qu’à l’Agarttha, sus le nom des esprits cycliques ou cosmiques que nous désisnons par les titres d’Anges, d'Archanges, de Principautés, de Puissances, de Vertus, de Dominations, de Trônes, de Chérubins et de Séraphins.
Dans cette nomenclature nous avons conservé intacte la nominalité des Mystères cosmiques, tels que les révèrgnt non seulement Îles kabbalistes judéo-chrétiens, tels que les pratiquent dans le secret, non seulement Iles disciples actuels de saint Jean-Baptiste et certaines écoles ésotériques du Caire, du Sinaï et de l’Arebie, mais tels aussi que les professent scientifiquement et pratiquement les Mages de l’Agarttha.
Enfin pour ne laisser aucun donte sur le caractère de leur œuvre antisectaire et kabbalistique, les premiers iniliés chrétiens ont marqué les trois évangiles synoptiques et celui de saint Jean du quadruple sceau de la plus secrète des sciences renfermées dans la Kabbale de Moïse et des Prophètes : l’Ange, l’Aigle, le Taureau, le Lion.
En dehors du courant hellénique lui-mème, les
rédacteurs du texte hébreu des évangiles y ont scellé toutes les indications qui permettent d'en voir la connexion avec la synthèse israélite opérée antérieurement, dans les iemples de Babylone, par Daniel, initié agartthien et Souverain Pontife des Chaldéens, ainsi qu'avec la partie la plus secrète de la Kabbale juive, connue sous le nom de P. R.D.S. (Paradésa: Mission des Juifs, page 655.)
Cet hiérogramme significatif était remplacé parfois chez les premiers initiés chrétiens par le nom du Christ glorieux.
L’À pocalypse de saint Jean est écrile sous le chef des vingt-deux arcanes de l’antique synthèse, et de ses cinquantc-six hléroglyphes complémentaires.
Enfin, il » est pas jusqu’aux Epîtres, en tête desquelles le iexte hébreu ne montre en toutes lettres le nom de l'Agarttha : oopx 2x nuN, 0% 9N nu, oToNnx, Agarttha-al-Galatim, Agarttha-al- Ephesim, Agarttha-al-Romim, l'Agarttha aux Galates, l’Agarttha aux Éphésiens, l’Agarttha aux Romains.
Éclosion suprême du mouvement des Abramides et de Moïse, le Cycle chrétien a donc positivement pour but, comme je j'ai démontré dans la Afission des Juifs, la Rénovation universelle de la Synarchie ramide.
L'solcrisme chrétien.
{L'Agartths dans les épitres de l'Evangils.
Le texle hé- breu de Morse vérifié par les Véane.
Preuves de l'altération des textes védiques partout ailleuxs qu'à PAgarttha.
De même les peuples de l’alliance abramide, moïsiaque et chrétienne, y compris le mouvement talmudiste de Mahomei, ont dans leur synthèse, à l’état nominal ou réei, ce que l’Université ramide garde encore aujourd'hui à l’état, non seulement de sciences. mais d'arts expérimentaux.
Dar: i texte hiératique de Moïse, les principes de la quadruple hiérarchie des connaissances sont conservés, sommairement exposés, dans leurs progressions, sous des hérogrammes, à triples serrures.
Dans l’Agartiha, chacun de ces principes est l’objet de nombreux volumes de commentaires, appuyés sur d'innombrables expériences.
Mais les Européens ne doivent pas prendre pour les véritables textes sanscrits et védiques ceux qu'ils ont entre les mains depuis l’école de Calculta.
Voilà plus de trois siècles en effet que, par suite de circonstances politiques, les textes sacrés, partout ailleurs que dans l’Agaritha, ont été sysiématiquement altérés: voir à ce sujet un volume extrèmement rare, imprimé aux Indes par les soins du parti brahmanique réformateur, et intitulé Report of the Maharaj libel case and of the Bhattia consptracy case connected with it. (Bombay, 1862).
Enfin, c'est à l’Agarttha seulement que la linsuisiique dont parle saint Jean en tête de son Évangile a été assez prai. ruée, depuis cinq cent cinquante-six siècles indiscontinûment, pour que cette incontestable Autorité universitaire puisse donner à cous sûr, à qui bon lui semble, tous les secrets perdus du texte hébréo-égyptien de nos propres écritures saintes el les clefs positives de leurs mystères.
Au sujet de la valeur de ces clefs, ainsi que de la compétence exceptionnelle des savants agartthiens, j'invoquerais au besoin comme témoins Moram ha Gaon David Yosef Eleizer Askenadai, ha Cohen, le vénérable Gaon de Jérusalem, et le respectable Iman de La Mekke et de Médine, EI bhhaadj Ahmed Mustapfa, Aben Aissa, Amir el Aslam.
Ces rieux personnages savent en effet à quois’en tenir sur la science exégétique et magique des hauts initiés de l’Agarttha.
Je ne cite ces faits et ces noms que pour indiquer une coïncidence providentielle bien remarquable.
En Orient, ce sont précisément les chefs des cultes en apparence les moins disposés à une enicnte qui se sentent les premiers touchés par l’es-
La linguislique sacrée : le Gaon de Jérnsa- Jem, l’Imon de la Mekke.
Rapprochement de la direction religieuse des différents culles en Orient.
L'Esotérisnte Jang les paroles dc N.-S. Jésus- Chrisl.
prit lumineux de leur commune Promesse, et inelinés par lui au renouvellemeni de l'Alliance et de la Synarchie antiques.
C'est donc à tort qu’une critique superficielle les accuse d'un ignorantisme, d'une immobilité et d'une impuissancc sociales, systématiques, dont la politique seule est la cause.
Comme tous nos souverains européens, ils sont plus ou moins les prisonniers de guerre de cette infernale politique, que mes œuvres ont démasquée à travers tous iles temps.
Sans soulever plus qu'il n’est nécessaire le voile de l’action divine vers la Synarchie universelle, je me permeis d'indiquer aux chefs de\nos différentes Églises ce fait de toute importance: il n’y a plus de sectarisme dans la direction des principaux cultes de l’Orient.
Enfin, en ce qui concerne l’ésotérisme chrétien, je n'ajouterai qu'un mot pour en démontrer la réalité, et je l’emprunlerai aux divines lèvres de Notre-Seigneur Jésus-Christ: « Ses disciples s’approchant lui dirent: Pourquoi leur parlez-vous en paraboles ? »
Et il leur répondit, disant : « À vous il a été « donné de connaître les mystères du Royaume « des Cieux ; à aux cela n’a pas été donné.
« C'est pourquoi je leur parle en paraboles. »
Ces graves paroles se trouvent dans saint Matthieu (ch. XIIE, versets 10,11, 12) ;et elles prouvent invinciblement la doctrine ésotérique que Jésus prêchait dans les synagogues sous le nom d'Évansile du Royaume, que les Kabbalistes connaissaient sous le nom de Paradésa, et enfin que les initiés des premiers siècles révélaient sous le nom de Christ glorieux.
Le Christianisme de la crucifixion est le voile du Christianisme de la glorification.
Ailleurs, le Christ nous parle encore en disant: « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira, »
Ces paroles se trouvent dans Saint Luc (ch. I, verset 9); et elles prouvent que Notre-Seigneur Jésus-Christ,comme Moïse, savait à n’en pas douter qu'il y avait dans l'Humanité même un trésor de réserves dans un l'abernacle fermé, à la porte duquel on pouvait frapper, demander et recevoir (Mission des Juifs, page 7).
Je n’ai cité les paroles précédentes que pour montrer, dans la bouche même du Sauveur, l'affirmation de la science ésotérique, la certitude que les Mystères du Royaume de Dieu sont cognoscibies,
Les Missions, Ja rLoi de l'Historre et l'Agarttha,
et enfin que, sur cette Terre même, la connaissance en est gardée en lieu sûr.
lei, le lecteur qui m’aura suivi à travers toutes mes Missions sera définitivement et surabondamment convaincu de tout ce qui s y trouve de faits accumulés, comme de toutes les preuves que crient ces mêmes faits relativement à la constitution intellectuelle et sociale du Monde antique.
Enfin, le plan divin de l'Histoire des Sociétés humaines sera nettement apparu à tout lecteur consciencieux et suffisamment instruit, non comme un système métaphysique, personnel, mais comme une vérité et une réalité objectives, dont les faits passés ou existants sont la preuve indiscutable.
L'Agarttha esi le centre statique d'où rayonna l’antique Synarchie universelle de l’Agneau et du Bélier, d’où partit la Rénovation de cette Loi du Règne de Dieu par lintermédiaire des Abramides.
Enfin les collèges orthodoxes égyptiens auxquels appartenaient Moïse et Jéthro étaient animés du même esprit que Notre-Seigneur Jésus- Christ, après la disparition de l’Israël moïsiaque, à soufflé de nouveau, mais cetle fois, dans l’âme de toute l'Humanité, comme de tout l'Israël éternel.
Tout le dynamisme social du mouvement abramide, moïsiaque et chrétien, a encorc aujourd’hui
pour preuve et vérification indéniable Ile contre statique de la Synarchie primitive, inaltérée, à l'heure où j'écris ces lignes.
Telle est l'Unité et l’'Universalité du Gouvernement général de Dieu, en cours de Rénovation à travers et malgré le Gouvernement général de Satan, de l’Anti-Dieu, de l’Anti-Christ, c’est-à-dire le système gouvernemental, inauguré à Babylone il y a cinq mille ans, et que mes Missions ont suivi pas à pas à travers l’Histoire universelle, en en démasquant tous les caractères et toutes les conséquences.
Des œuvres pareïlles, écrites en Asie par un Asiatique, auraient déjà groupé des millions d’hommes de science et de conscience prêts à l’action pacifique d'une réorganisation définitive de Ja Planète.
En Europe, on se bornera probablement à me demander la preuve de la preuve, et à mettre en doute l’existence même del’Agarttha, en me disant: « Il y a eu autrefois une ville nommée l’Agarttha ; est-ce la même que la terre sainte dont vous parlez?
« Si c’est la mème,ce que vous ditesnes’y trouve pas ; si ce n’est point la mème, donnez-nous les moyens de vérifier l’existence de cette Université synarchique que vous révélez ? »
Preuve de ma preuve.
Possibilité de vérifier l'existencede l’Agarttha ct la valeur de ses enseignements;
Je ne demande pas mieux que de donner cetie preuve de Ia preuve.
Cependant, jusqu’à ce qu’un traité de garantie d'indépendance ait été signé par l'Europe en faveur de l’Agarttha, on comprendra aisément mes réserves.
Et j'ajoute que, fussé-je requis par un souverain, que! qu'il soit, de venir lui en dire plus long, il me serait impossible de me rendre à cet appel, sans tenir au préalable entre mes mains la garantie européenne dont je parle.
Je dois néanmoins faire une exception pour le chef de mon pays, et j'imprime d'avance ce que j'aurai l’honneur de lui exposer, s’il juge à propos de me faire appeler.
Seul à seul, de vive voix, je lui dirai la marche à suivre pour demander officiellement à l'Agarttha l'admission à l'initiation de tels lauréats ou de tels professeurs de nos hautes études, qui désireront aller vérifier les sciences et les arts professés dans l'Université synarchique du Bélier.
Ce sont nos propres savants qui, une fois initiés, diront, à leur retour, et dans la mesure où ils croiront pouvoir le faire, si, oui ou non, celte métropole universitaire existe ; si, Oui ou non, les sciences et les arts dont j’ai parlé y sont vérita-
blement professés et pratiqués ; si, oui ou non, l’'ésotérisme de tous les livres saints du monde est une plaisanterie, une invention des Kabbalistes du Moyen Age, ou une réalité formidable, intéressant les quatre hiérarchies de la totale Connaissance.
On comprendra aisément pourquoi, dans un pareil sujet, aussi ignoré, comme je l'ai dit, des diplomates que des missionnaires, toute autre vérification de ma preuve est inadmissible ; car il serait trop commode, en vérité, de m'opposer la déné- gation intéressée de n'importe quel agent de telle ou telle secte, de tel ou tel parti politique, européen ou autre.
Enfin, à côté de la vérification que Je propose, il en est encore une autre, mais qui ne dépend pas de moi : ce serait la présence, à Paris même, d’une ambassade agartthienne.
Un dernier mot: on m'a reproché d’avoir signé la Mission des Souverains par l’un d'eux.
Non seulement je l’ai fait, mais je le maintiens, et j’en vais donner les raisons péremptoires.
Ici, j'entends se récrier les courtisans , les mondains, les flatteurs de tous les pouvoirs.
Quoi! diront-ils : ce n’est pas assez, dans le pré- sent livre, de s'être adressé direciement à deux Souverains Pontifes, à une Reine et à un Empe-
Réponses certaines crili
L'Art royal et
l'Initiation, dans
l'Antiquité, Moyen-Age aujourd'hui.
reur, voilà que cet écrivain pousse encore l’outrecuidance jusqu’à la souveraineté elle-mème.
Certes, ils auraient raison, si les fonctions souveraines étaient pour moi ce qu'elles sont pour eux: le point de mire de toutes les ambitions, de toutes les convoitises, de toutes les vanités.
J'entends encore les mêmes voix s’écrier : Décidément, il croit que c’est arrive.
Oui, je le crois, mais non comme l’entendent les frelons des pouvoirs républicains ou monarchiques, les athées politiques, les matérialisies SOCIaux.
Ils ignorent sans doute que, non seulement dans la constitution synarchique du Cycle de Ram, mais aussi dans l’ésolérisme chrétien, régner c’est servir, regnare seroire est.
Tel était en effet le caractère des royautés synarchiques qui, depuis cinq mille ans, ne sont plus de ce monde.
C’est à ce titre également qu'était et qu'est encore roi tout initié, et que, comme tel, de droit si ce n’est de fait, il faisait et fait encore partie du Conseil de ceux qui prétendent à la direction des nations.
Chez les Romains eux-mêmes qui, comme le leur dit saint Paul, avaient, par Numa, connu la
Loi, mais ne l’avaient point observée, les empereurs, tout en poursuivant leurs guerres d’anarchistes néa-babyloniens contre les universités de l'antique Synarchie, affectaient néanmoins une respectueuse déférence à l’égard de certains initiés.
Telie est encore aujourd’hui la tenue des Rajahs à l'égard des Époptes de l’Agarttha.
Ilr’est pas jusqu'aux souverains du Moyen Age et de la Renaissance qui, dans leur parodie de Pantique Art royal, n’aient laissé la vérité leur parler parfois librement, non, hélas ! à visage découvert, mais derrière [a marotte de quelque soi-disant fou, Triboulet ou Rabelais.
Les temps sont passés, heureusement, où l'antique Sagesse devait se cacher sous le masque de la folie ; mais les temps sont revenus, Dieu en soit loué au plus haut des Cieux! où le Verbe direct peut et doit rentrer en action et parler aux pouvoirs de la Terre, pour peu qu’il se trouve un missionnaire au cœur assez humble pour s'adresser aux rois comme l'un d'eux.
Seule, en effet, la plus profonde humil'ie est inaccessible à l’éblouissement de ce que l'on appelle les grandeurs d'ici-bas.
L’orgueil ne leur parle pas ainsi, il les flatte
Vœu en faveur d'un Concile œcuménique de toute la Terre.
pour s’en servir, ou les insulte pour s’y substituer,
Quant à moi, républicains ou monarchistes, les Pouvoirs politiques n'auront jamais entendu, soit dans mes œuvres, soit dans mes discours, que la Loi éternelle et le vœu religieux de leur propre salut social.
Dans cette Mission dernière, je leur montre ce que peuvent durer les institutions synarchistes, composées de trois pouvoirs sociaux: 1° Autorité enseignante selon l’Ordre de Dieu ; 2° Pouvoir de justice selon l'Ordre de Melchisédec; 3° Pouvoir économique local selon l’Ordre des Anciens.
Cette durée, en ce qui regarde l’Argarttha, est de cinquante-cinq mille six cent quarante-sept ans.
Enfin, comme Christophe Colomb mendiant auprès des rois la grâce de leur donner un monde, j'en apporte un plus grand encore non selon l'espace, mais selon l'esprit; et je supplie les pourvoirs européens de respecter ce nouveau monde antique, et je les avertis encore charitablement des dangers de toute nature qu’ils encourraient en le violentant, et de la nécessité absolue d’une Alliance sur les bases de la Synarchie.
Enfin, pour terminer cette Mission par un vœu: Vienne le jour d’un Concile œcuménique européen, où soient représentés tous les Cultes, toutes
les Universités, toutes les Loges du trente-troisième degré, toutes les Directions souveraines de nos pairies européennes, et puissé-je être convié d'y venir exposer et défendre la Loi synarchique de l'Histoire et des Sociétés humaines, assisté de deux Mages de l’Agarttha!
ÉPILOGUE
ÉPILOGUE
Je vais montrer à la majorité de mes lecteurs que je n’ignore pas plus ce qui se passe dans leur pensée que dans les cryptes de l’Agarttha.
En effet, tous, à quelques très rares exceptions près, penseront ou diront ce qui suit :
e Cet homme est fou, mystifié ou mystificateur. Dans tous les cas, il est bien naïf, s’il s’imagine que le Pape et les Souverains auxquels il s’est permis de s'adresser comme l’un d’eux sur un insupportable ton d’apocalypse, vont le prendre au sérieux.
« Le Président de la République lui-même se sardera bien de se donner le ridicule de le faire venir, et d'admettre ainsi publiquement que ce livre puisse être autre chose qu’un conte à dormir debout. »
Maïs ce n’est pas tout, car si quelques lecteurs
mieux informés des sciences et des secrets de l’Inde ont le courage d'élever la voix, et de dire que je ne suis pas plus fou que mystifié ou mystificateur, alors on entendra d’autres allégations.
Sarcasmes sur sarcasmes, insultes sur insultes, calomnies sur calomnies.
Je sais d’avance qui parlera, et surtout qui fera parler.
Pourquoi s’en étonner ?
Quel est l’homme qui a jamais apporté à l’Humanité une poignée de vérités quelconques, sans en être récompensé par bien d’autres persécutions que celles qui ont atteint la Mission des Juifs et continueront de plus leur sarabande contre la Mission de l'Inde.
Aussi, loin de me plaindre, je dis d'avance à mes amis : Courage ; à mes ennemis : Merci.
APPENDICE
APPENDICE
Pour projeter quelque clarté sur la noble physionomie du Prince Hardjïj Scharipf, qui, à la suite de la publication de la Mission des Juifs, vint spontanément en France dans le but désintéressé d’initier Saint-Yves d’Aiveydre à la connaissance du sanscrit ; pour éviter aussi tout commentaire hésitant sur celui dont nous avons été beureux de donner dans ce volume la reproduction fidèle des traits, nous publions ci-dessous, avec l’autorisation de la famille de Saint-Yves, le texte de deux lettres: l’une adressée par le Prince à l’auteur des Missions, l’autre adressée au Prince par le géné-
ral Dumont.
3 CORPS D'ARMÉE LE GÉNÉRAL DE DIVISION
R À À
Casiner : N° 7 COMMANDANT LE CORPS D'ARMÉE
Paris, le 8 janvicr 185.
Le général Dumont, commandant le 3 Corps d’armée, à Monseigneur Hardjij Schartpf, Brahme-Gourou-Pandit.
« Monseigneur, je suis très touché du souvenir affectueux que vous voulez bien me garder et de la façon délicate dont vous me l’avez exprimé, à l’occasion du renouvellement de l’année.
« Tout ce que me disent de vous vos élèves anciens et présents me prouve que j’ai été l'instrument de la providence, en vous mettant en relation avec notre cher marquis de Saint-Yves, et avec l’ange qui sait si bien l’inspirer et Îe soutenir,
« Il semble que le moment soit venu d'uuir
l'Orient et l'Occident sur le domaine commun de la science et personne, plus que vous et vos dignes élèves, n’est à même de mener à bonne lin celle immense entreprise, qui peut ètre si feconde en résultats pour le bien de l’humanité. « Puissent Brahma et le Dieu des chrétiens qui ne diffèrent entre eux que pour le nom, puisse dis-je le Maître de l’univers vous seconder dans l’accomplissement de votre sainte tâche. C’est le souhait que je vous adresse du fond de mon
Mission de l'Inde en Europe, Mission de l'Europe en Asie. Paris, 1910. Hermetic Cloud, https://hermeticcloud.com/library/saint-yves-mission-de-l-inde-en-europe/. Public-domain text reproduced in full; markup only.
Machine-read text of the Internet Archive scan missiondelindeeneurope; the reading is uncorrected apart from the removal of page numbers, running heads, line-end hyphens and the scan's own marks.