Chaque Étoile du ciel, chaque Couleur de la Nature, chaque Son musical, chaque Forme naturelle même est une manifestation dans le monde visible d'une Puissance créatrice du Monde Invisible, du Plan du Verbe. Les cieux visibles sont la manifestation du ciel invisible.
Saint-Yves a tracé sur le papier la représentation du ciel visible tel qu'il était conçu par les anciens. Il a ainsi dessiné le Zodiaque et ses 12 Maisons astrologiques. Dans chaque maison il a placé la Planète qui y avait sa demeure. En même temps il a inscrit dans le cerele Zodiacal les quatre triangles élémentaires : le Triangle de la Terre, celui de l'Eau, celui de l’Air et celui du Feu.
Ainsi se trouvait reproduit sur le papier le squelette de l'outil dont on se servait dans tous les Temples antiques pour les adaptations scientifiques ou sociales.
Mais il fallait animer cet outil, lui rendre la vie secrète perdue à travers la transmission séculaire. Il fallait retrouver chaque note, chaque couleur, chaque forme élémentaire et surtout chaque manifestation verbale applicable à chacun des signes du ciel physique.
vI INTRODUCTION.
Il fallait en un mot faire parler ces hiéroglyphes mouvants que sont les sept formes planétaires antiques et les 12 Points fixes qui constituent le Zodiaque. Il fallait aussi déterminer les correspondances des trois cercles de toute création : le cercle central ou point du roulement (le Moyeu), le cercle intérieur ou passage de l’invisible au visible, enfin le cercle extérieur ou manifestation visible des Puissances Verbales de l'Invisible.
Cette représentation des trois cieux une fois dessinée sur le papier, le canon sacré de l'antiquité était retrouvé et des adaptations sans nombre pouvaient en provenir.
Telle est la base première de cet instrument appelé par son créateur l'Archéomètre, et dont les rapports ont été mathématiquement vérifiés pendant plus de dix ans avant de rien livrer à la publicité.
La Mort a même surpris le maître avant la publication de la théorie de son œuvreet ce sont ses faibles disciples qui sont obligés de poursuivre, dans des conditions difficiles, l'œuvre de Saint-Yves.
Il nous faut ici adresser tous nos remerciements au Comte Alexandre Keller et à la Comtesse, sa sœur. Le Marquis de Saint-Yves est mort presque brusquement et aucune disposition spéciale n'a été trouvée concernant la publication de l’Archéomètre et de ses adaptations. C'est alors que la famille du Maître a décidé de léguer l'œuvre du Maître à l'un de ses disciples : le D° Encausse (Papus), à charge pour lui de constituer un musée destiné à propager la mémoire du Marquis de Saint-Yves.
D'un commun accord les disciples de Saint-Yves : M. Jemain, qui avait travaillé l'adaptation musicale avec le maître; M. Gougy, qui avait été son disciple pour l'adaptation architecturale; le Docteur Chauvet (de Nantes}, le Kabbaliste érudit; M. Lebreton, son secrétaire parti-
INTRODUCTION. vit
culier, ont décidé de poursuivre, à leurs risques et périls, l’œuvre du maitre.
Pour laisser à cette œuvre son caractère absolument personnel, il a été convenu que les Avant-Propos et les Préfaces, ou les Introductions aux diverses publications, ne porteraient la marque d'aucune personnalité, et que tout serait présenté sous la firme : Les Amis de Suint-Yves.
M. Duvignau de Lanneau pour lequel le Maître avait une affection très grande dans les derniers mois de sa vie, a bien voulu se joindre aux disciples précédents, et mettre à leur service sa grande autorité et ses éminents conseils pratiques. Cette nécessaire digression faite, revenons à l'Archéomètre.
Les Langues sacrées de l'Antiquité, et surtout le sanscrit et la langue des 22 Clefs dont l'Hébreu moderne est un dérivé direct, ont été constituées de Loutes pièces par des assemblées des plus grands savants de l'époque. De là le nom de Devanagari donné au sanscrit, de là les terribles recommandations de la Mishna pour les caractères hébraïques, et de là aussi l'impossibilité pour les Profanes, même saint Jérôme, de retrouver la véritable clef de ces caractères sacrés.
Ce que nous appelons un signe hébraïque étail la traduction terrestre d’une force angélique appartenant au plan du Verbe divin. C'était plus encore : c'était une véritable force divine de l'appartement du Fils, pour parler comme les mystiques initiés à la vision des Principes.
Le culte du Verbe débutait donc dans les mystères par le culte et la connaissance des 22 Forces divines dont chacune des clefs est un signe matérialisé : une signature physique. |
C'est à ces 22 Rayons du Verbe et à quelques-unes de leurs adaptations qu'est consacré l'ouvrage actuel que Saint-Yves voulait intituler Moïse, parce que la nouvelle traduction du Sepher Bereschit en forme la plus importante partie.
vi INTRODUCTION.
Get ouvrage comprenait, dans le Manuscrit original de Saint-Yves, trois parties :
1" Les Patriarches où étude des adaptations de chacune des 22 Clefs de la Langue des Mystères;
2° Moïse ou l'adaptation de l’Archéomètre à la traduction des Premiers chapitres de la Genèse;
9" Jésus on l'application des mêmes clefs à la traduction des Premiers chapitres de l'Évangile de Saint-Jean.
Nous avons cru devoir ajouter un chapitre préliminaire extrait de l'ouvrage « La Mission des Juifs » de notre maitre et destiné à amener le lecteur à la compréhension des grands mystères révélés aujourd’hui par Saint-Yves d’Alveydre.
La Science de l'Histoire a, en effet, été si peu développée dans les centres enseignants que peu d’Hommes se figurent que Moïse a vécu à une époque presque aussi évoluée que la nôtre, quant à la civilisation. Ge sont de véritables bibliothèques formées de rouleaux de papyrus et appuyées par des milliers d’inseriptions biéroglyphiques, que Moïse a eues à sa disposition pour établir son livre des Principes.
Aussi tous les véritables amis de la Vérité ont-ils bondi quand ils ont vu les âneries et les enfantillages que les traducteurs ont fait dire à ce Docteur ès Sciences d’une civilisation magnifique et magnifiquement outillée au point de vue intellectuel.
Nous renvoyons à la « Mission des Juifs » le lecteur désireux de plus de détails et de textes positifs puisés aux sources historiques.
Nous donnons ces quelques extraits de ce livre pour préparer le lecteur encore profane à la connaissance de ces hautes Vérités.
Ce livre étant destiné « À ceux qui savent », nous n'avons pas voulu en dire plus et nous laissons aux vrais chercheurs le soin d'en comprendre toute la portée.
Les Aus pe SaiT-Ÿves D'ALVEYDRE.
L'OEUVRE SOCIALE DE MOIÏISE
EXTRAITS DE LA MISSION DES JUIFS, DE SAINT-YVES D’ALVEYDRE
Ici, nous devons recourir à Moïse. Le chapitre X1de son Livre des Principes est, à proprement parler, le deuxième chapitre d'un second Livre, d’une seconde Série consécutive à la Cosmogonie et méritant le nom d’Androgonie.
Cette seconde Décade traite de la Constitution spirituelle de la terre et, par conséquent, des Principes occultes de l’État Social tout entier.
Abram y est envisagé comme un Principe, comme un Esprit spécifique d'Organisation sociale, dont homme nommé Abraham ne fut que la repré- sentation impersonnelle, comparable à l’Hiram des Templiers, à tous les symboles résumant l'Esprit d'un Corps collectif, d’un Ordre religieux, militaire ou autre.
Voiei ce que disent les traductions de la Genèse exotérique, ch. xr,
« Thareh engendra Abram, Nachor, Aran. Aran engendra Lot et mourut avant Thareh, à Ur en Kaldée. Abram et Nachor prirent des femmes. Celle d’Abram s’appela Saraï, celle de Nachor Melka, sœur de Jescha, ces deux dernières filles d’Aran. Thareh prit Abram, Lot, Saraï et les fit sortir d'Ur, pour aller en Khanaan. »
Si on s’arrêtait au sens exotérique, on se demanderait avec raison pourquoi Moïse, prêtre d’Osiris, s’est donné la peine de relater ce qui précède.
Mais, dans leur savant idéographisme, ces quelques signes révélent un sens ésotérique tel, qu'il faudrait un livre entier pour les commenter.
Nous ne toucherons pas ici au côté géogonique proprement dit, et qui regarde certains Mystères relatifs à la constitution de l'Atmosphère physique et hyperphysique de notre Globe.
Nous nous tiendrons donc dans l’Androgonie pure et simple, et, là encore, nous resterons dans la moyenne de l’entendement européen actuel; car, autrement, nous ne serions intelligibles que pour une centaine de Pundits, de Lamas, d'initiés thibétains, de Lettrés chinois et de Kabbalistes juifs.
Tout d’abord, il est à remarquer que, fidèle à la mathématique dorienne, à l’arithmologie qualitative des temples, Moïse n’énonce jamais un Principe, soit céleste, soit terrestre, sans nommer immédiatement sa Trinité ou sa Triade constitutive.
- I présente ainsi l'Unité ou l’Universalité de ce Principe dans un Quaternaire ou dans une Tétrade : 1 +5.
S'agit-il du Dieu biologique, Iod?
Il le définit Jod-É-Vau-Ê.
S'agit-il de l'Univers vivant, Adam-Eve?
Il le manifeste par trois termes, Kaïn-Abel-Seth.
S'agit-il enfin du Principe de Vie de notre Système solaire, Noah, Noé?
La Triade apparaît aussitôt, pour constituer avec cette Unité le Quaternaire habituel : Shem-Cham-Japhet.
S'agit-il enfin d’un Principe social comme Thareh?
Il se manifeste encore dans un triple mode d’existence : Abram-Nachor- Aran.
Eu ce qui regarde le but de ce livre, voici la signification moyenne des hiérogrammes qui constituent le Quaternaire de Thareh :
Thareh est un Principe régulateur correspondant à Thor et à Thorah.
Il indique, coinme souvenir historique, le blason zodiacal des anciens Celtes européens et des Touraniens d’Asie; comine référence astronomique, l'entrée du Soleil au Printemps dans le Signe du mème nom; comme moment de la Terre, l'époque où toute la Tradition dorienne fut occultée par ce Signe, symbole de l’empire schismatique assyrien.
En effet, lorsque les Etudes secondaires et supérieures furent réservées à l'initiation sous le nom de Mystères, la Fête de la Génération universelle, coïncidant avec l’équinoxe du printemps, tombait sur les premiers degrés du Taureau.
Alors, les semences symboliques, les étalons sacrés, hiéroglyphes vivants, sortaient des temples, où l’on conservait avec une science parfaite tous les types de la Vie terrestre correspondant à la Vie cosmique.
Un jour, les prophéties d'Hermès Trismégiste diront : ignorant notre Science et notre Sagesse, l'avenir nous accusera d’avoir adoré les plantes et les animaux ! |
L'ignorance, en effet, doublée du fanatisme, n’a pas manqué de joindre cette injure à tant d’autres.
Alors encore, les emblèmes de la situation de la Terre et de son Système solaire dans l'Univers étaient exposés dans des fêtes de jour et de nuit, ce qui a fait dire également à l'ignorance qu’on adorait les Astres, tandis qu’en réalité c'était l'Esprit et l’Ame universels qu’on y saluait, ainsi que les Intelligences vivantes, issues de leur ineffable Union.
Quoi qu’il en soit, Thareh a, pour Triade constitutive de son nouveau cycle, Abram, Nachor, Aran, dont voici le sens moyen.
Ab-Ram, signifie à la fois paternité et filiation de Ram, c’est-à-dire Rénovation de l’Organisme social du Bélier, fondée sur l’Intellectualité scientifique de l’Agneau. |
Nachor, signifie l’Arrêt du Mouvement.
Aran, signifie Occultation du Feu générateur.
Ce dernier hiérogramme se complète dans Lot, qui exprime l'Enveloppement du Mystère, le Lut du Temple, le Ciment du Sanctuaire, le Serment de l'Initiation.
Ainsi le groupe d’Orthodoxes, qui avait accepté la Loi du Taureau dans l'espérance de la ramener à celle du Bélier, s’expatrie avec cette Synthèse scientifique et sociale, figurée dans Thareh.
Mais cette dernière a pour caractère d’être néo-Ramide, d'arrêter le mouvement de l’Anarchie, et de reconstituer l'initiation dorienne, en repla- çant dans le fond de l’ésotérisme la question des Sexualités.
De là les trois premiers versets du ch. xn de la Genèse, dont les traductions laissent suffisamment entrevoir le sens moyen : « Le Seigneur dit ensuite à Abram : Sortez de votre pays, de votre Parenté et de la Maison de votre Père (c’est-à-dire de la Loi et du régime de Thareh) et venez en la Terre que je
vous révélerai. Je ferai sortir de vous un grand peuple... et tous les peuples de la Terre seront bénis en vous ».
Abram et Nachor prennent des Femmes, c'est-à-dire, en idéographie sacrée, des Ames de Vie, des Facultés créatrices, des Puissances géniques, des Intelligences organiques.
Abram, renouvellement de la constitution de Ba-Rama, ou de Brama, a la même Femme : Saraï, réapparilion de Saravasti.
Cet hiérogramme signifie Sphère-Rayon, Sa-Raï.
Ce qui indique que le mouvement abramide, venant d’un Cycle brisé, tend à sa reconstitution universelle dans la Science et dans l'Ordre social.
Nachor, l'arrêt du mouvement naturaliste, a pour Femme symbolique Melka, Fusion de la Terre, Mel-Ka, sœur de Jeska, la Vie ou le Salut de la Terre entière.
Ces définitions moyennes, bien qu'elles ne livrent pas la vigueur scientifique du sens transcendantal, vont nous permettre d’écarter les broussailles des détails, et de dresser d’en haut le plan de bataille des Abramides.
Ainsi, du Sacerdoce kaldéen déprimé par le gouvernement arbitraire, sort un mouvement d'Initiation synthétique, encyclopédique, ayant pour but de sauver fa Terre entière, de fusionner toutes ses divisions politiques, et de les ramener à l'Unité intellectuelle et sociale de l’ancienne Synarchie.
Enfin, comme les cultes ct les gouvernements politiques aux prises surbaissent à la fois l'Autorité religieuse et l'Ordre social, la conjuration néo-Ramide pose en Principe son Alliance avee la Vie et les classes économiques, en style hiéroglyphique, avec la terre de Khanaan.
Il est à remarquer que ce dernier hiérogramme exprime au point de vue androgonique, l'antique Emporium, ce que les Anglais appelleraient aujourd'hui le Stock-Exchange, le principe même de l'Emporocratie.
Modalité de Cham et de Kaïn, cet hiérogramme caractérise, en effet, l'Économie physique de l'Univers dans Kaïn, de notre Système solaire dans Cham, de notre Globe et de notre Etat Social planétaire dans Khanaan.
Au comparatif, enfin, ce mot s'applique, soit aux forces convertibles
de l'Économie, soit aux individus qui les transactionnent : financiers, industriels, marchands, artisans.
Ainsi, dans sa Sarai, dans sa Sphère encyelopédique complète, que Moïse, les Prophètes et Jésus-Christ développeront plus tard, la conjuration abramide a calculé d'avance, avec une souveraine précision, par quels leviers POrbe des activités humaines pourrait être un jour ramené à une commune Mesure, à une Loi et à un Centre universels.
Sans dévoiler plus qu'il ne faut certaines profondeurs, j'indiquerai cependant que la science économique, à peine ébauchée aujourd’hui en Europe, était alors singulièrement développée.
Aussi, l'écrasement que le Césarisme kaldéen faisait subir aux Peuples, dans cet ordre comme dans tous, était-il l'objet d’une critique universelle.
Cest à qui cherchait à se soustraire à toutes les conditions anti-économiques des grandes centralisations politiquement et militairement opposées entre elles; et l’on se portait en masse, comme aujourd'hui vers l'Amérique et l'Australie, sur les pays confédérés, dont le négoce, étant le principal souci, laissait libres les intelligences soucieuses d'autre chose.
Suites des impôts permanents el des guerres continuelles, la banqueroute et la famine étaient dans l'empire kaldéen, quand les Doriens abramides en sortirent après la défaite de Sémiramis par le Kousha.
CHAPITRE XII
Coxsrircriox Syxarcmiore p’Isrirr. — Coxseis pe Diet. — Coxsir. nrs Drecx.
CONSEIL DES ANCIENS. — SGIExcE pe Morse.
Il'est aisé de voir, dans l’Exode comme dans la Genèse, à quel point Moïse
était opposé à la monarchie politique, telle que l'avait faite le schisme d’Irshou.
Exode, eh. xvur, v. 16 : « La main du Seigneur s’élèvera de son trône
contre A-malek et le Seigneur lui fera la guerre dans la suite de toutes les Races. »
Évidemment ce verset n'aurait aucun sens, si A-malek représentait un homme et non le Principe mème du Pouvoir militaire, couronné, sans subordination à celui de l'Autorité des Corps enseignants et juridiques.
C'est done une Synarchie, un Gouvernement social, où règnent des Principes impersonnels, que Moïse va instituer autour du Livre de cinquante Chapitres, qu'il veut faire parvenir aux générations futures par l'intermédiaire
d’un peuple organisé pour en être le gardien.
Ce Gouvernement synarchique a, pour première institution, le Conseil de Dieu, ou le Sacerdoce, représentant la totalité de l'Enseignement.
Ensuite vient le Conseil des Dieux ou des Initiés laïques, exerçant la Magistrature, le Pouvoir proprement dit.
Enfin dans chaque tribu, vient le Conseil des anciens, exerçant l’Administration et la petite Magistrature locales.
Le tout est moulé dans une Constitution scientifique, rappelant, dans son ensemble et dans ses détails, le Système Dodécimal de l'Univers physique et hyperphysique.
Telle était alors, plus ou moins altérée, la Constitution savante des
Tvriens, des Troyens, des Grecs, des Étruriens, etc., etc.
Ce fut Jéthro qui vint au Désert compléter auprès de Moïse son œuvre d'Initiateur, selon l'Ordre de Ram. Jusque-là, les Institutions étaient incomplètes, et se bornaïent au Conseil
de Dieu et aux douze Conseils des anciens.
Exode, eh. xvur, v. 7 : « Moïse étant allé au-devant de son beau-père, se « baissa profondément devant lui.
Ibid., v. 12 : « Jéthro, beau-père de Moïse, offrit donc à IÉVÉ des hosties; « et Aaron et tous les anciens d'Israël vinrent rompre le pain avec lui devant « JÉVÉ.
Ibid. v. 15 : « Le lendemain, Moïse s'assit pour rendre la Justice au
A
A
« peuple qui se présentait devant lui, depuis le matin jusqu’au soir.
Tbid., v. 17 : « Vous ne faites pas bien, répondit Jéthro.
Tbid., v. 19 : « Retenez ce que j'ai à vous dire, suivez le conseil que j'ai à « vous donner, et IËVE sera avec vous. Donnez-vous au peuple pour tout ce « qui regarde le Conseil de Dieu, pour Lui exprimer les demandes et les « besoins du peuple.
Ibid., v. 20 : « Et pour enseigner au peuple les cérémonies, la manière « d’honorer IËVÉ, la méthode qu'ils doivent observer et la règle de leurs actes.
Tbid., x. 21: « Mais choisissez d’entre tout le peuple des hommes éprouvés « comme caractère, comme force d'âme, comme craignant IÈVÉ, comme « aimant la Vérité, comme incorruptibles, et donnez-leur la Juridiction par « mille, cent, cinquante et dix hommes.
Tbid., v. 22 : « Qu'ils soient occupés à rendre la Justice au peuple en tous « Lemps.
Tbid., 25 : « Si vous faites ce que je vous dis, vous accomplirez le Com- « mandement de Dieu, vous pourrez suffire à réaliser les Ordres de son Règne ; « et tout ce peuple retournera en paix chez lui.
Ibid., v. 2% : « Moïse, ayant écouté son beau-père, fit ce qu'il lui avait conseillé. »
Dans ce qui précède, les deux Conseils, celui de Dieu et celui des anciens, indiqués au verset 12, sont complétés par le troisième Pouvoir de l'antique Trinité sociale, connu du lecteur sous le nom de Conseil des Dieux.
Ce nom est dans trop de passages du W'eelle-Schemoth, du W'aiera, du W'ajedabber, pour que je les cite tous, mais ouvrez n'importe quelle Bible traduite, celle de Lemaïistre de Kacy, par exemple, et vous trouverez ce qui suit :
Exode, eh. xxu, v. 28 : « Vous ne parlerez point mal des Dieux, c'est-à-dire « des Magistrats. »
Ainsi, la forme de gouvernement instituée par Moïse sur le conseil, sur l'ordre que lui donne son Initiateur Jéthro, au nom de IËVÉ, est bien la Synärchie, c'est-à-dire trois Pouvoirs sociaux, dont aucun n'est politique.
En effet, le Conseil de Dieu formé par le Sacerdoce représente l'Autorité impersonnelle de la Science et de la Sagesse, témoin les lettres que le Grand
Prètre porte sur sa poitrine, Science, Vérité.
ë LA THÉOGONIE DES PATRIARCHES.
Ce temple mobile, gardant la Science dorienne, écrite et orale, délègue, par la voie d'Examen et de Sélection, le Pouvoir de Justice à un Conseil d'initiés laïques, au nombre de soixante-dix, nombre que nous retrouvons dans l'Affiliation de Jacob, dans l'antique Université chinoise et jusque dans les soixante-dix affiliés que Jésus-Christ enverra dans le Monde.
Nombres, liv. XI, v. 16 : « Le Seigneur répondit à Moïse : Assemblez-moi « soixante-dix hommes des Sages d'Israël, que vous saurez être les plus « instruits, et menez-les à l'entrée du Tabernacle de l'Alliance, où vous les ferez « demeurer avec tous.
lbid., v. 17 : « Je descendrai là pour vous parler; je prendrai de l'Esprit « qui est en vous, et je leur en inspirerui.
Ibid., v. 25 : « Alors le Seigneur étant descendu dans la nuée, parla à « Moise, prit de l'Esprit qui était en lui, et l’inspira à ces soixante-dix « hommes. L'Esprit s'étant donc reposé en eux, ils commencèrent à être Proplhètes, « et continuèrent toujours depuis. »
Je crois ces citations suffisantes pour prouver au lecteur l’indestructible solidité sur laquelle s'appuie le présent livre, comme les deux qui l'ont
précédé.
Encore une fois, c’est la Synarchie trinitaire, c'est le Gouvernement Social par excellence, que Moïse reconstitue, véritable premier Temple d'Israël, Temple d'intelligences, d'âmes et de volontés humaines, qui va durer quatre siècles avant le temple de pierre de Jérusalem, que l’exégèse protestante prend à tort pour le premier, bien que Jésus ne s'y soit jamais trompé.
La forme particulière que Moïse donna à son culte, à ses lois, aux détails de l'organisation de son peuple, ne regarde pas ce livre, et n'intéresse que d'une manière secondaire les Nciences sociales et l'Universalité du Genre
humain.
Mais il en est tout autrement du Type fondamental de son Gouvernement.
Fig. 1, — Moïse Er ORPUÉE ÉTUDIANTS DES MYSTÈRES AU TEMPLE h'Isis.
Pour oser redresser alors ce Type aussi significatif que l’ancienne Unité de Nombre, de Poids et de Mesure, il fallait toute l'Autorité de la Sagesse et de
la Science intégrales, dont j'ai si souvent parlé.
Comme nous l'avons vu dans les processions sacerdotales de l'Égypte, le Dieu Social était présent sous cette forme scientifique dans le Livre sacré, pour lequel l'Arche d'or avait été bâtie sur le modèle de celle des Sanctuaires d'Égypte. |
Aaron, prètre d'Osiris comme son frère, en possédait les connaissances; exemple : son témoignage d’Alchimie, dans le veau d’or, que Moïse s'empressa de dissoudre avec le fameux Alchaest, car, sans cela, l'Œuvre n'eût pas été complète, comme signifiant une certaine Maitrise aux Initiés égyptiens, présents parmi ces millions d'hommes.
Telle est la signification cachée de Ja prétendue adoration du veau d’or par des gens sortant d'un pays plus civilisé que les nôtres, et qui n'eussent pas adoré plus que les modernes une stupide statue ne signifiant rien.
La Tradition dit que ce Grand Œuvre fut commun à Marie, prètresse d'Isis, et à Aaron, prêtre d'Osiris; et ce Témoignage était celui de la troisième
hiérarchie des sciences connues sous le nom d'ÉVÉ.
Nous allons assister maintenant à celui de Moïse, correspondant à la
quatrième hiérarchie, à la première Lettre ou à la Droite du Nom Sacré.
J'ai dit que l'Arche du Témoignage, construite pour recevoir le Feu- Principe et le Livre, fut bâtie sur le modèle de celle des Sanctuaires égyptiens.
On peut confronter à ce sujet le chapitre xxv de l'Erode avec le livre des Morts de l’ancienne Loi de Ram, eh. 1, L. 9, 10 : « Je suis le grand Principe de « l'Œuvre qui repose en l'Arche sacrée sur le Support. »
L'armature métallique d’or pur, qui garnit l'intérieur et l'extérieur de l'Arche, ainsi que les anneaux et les brancards, ne sont pas sans intérêt :
Les deux Chérubs d'or des versets 18, 19 et 20 sont également inté-
ressants.
Mais ce qui ne l’est pas moins, c'est l'Orientation de cette Arche, en
rapport avec des Forces physiques et hyperphysiques.
Exode, ch. 1, v. 19 : « Et avant porté l'Arche dans le Tabernacle, ül suspendit le voile au-devant pour accomplir le commandement du Seigneur.
Tbid., v. 20 : « Il mit la table dans le Tabernacle du Témoignage, du côté du Septentrion, hors du voile.
Ibid., v. 21 : «Il mit aussi le chandelier dans le Tabernacle du Témoignage, du côté du Midi, vis-à-vis de la table.
Ibid., v. 28 : « Il posa aussi le bassin entre le Tabernacle du Témoignage et l’Autel, et le remplit d’eau.
Ibid, v. 29 : « Moïse, Aaron et ses fils y lavèrent leurs mains et leurs pieds, v. 350 : avant d'entrer dans le Tabernacle de l'Alliance et de s'approcher de l’Autel, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
Ibid., v. 32 : « Une nuée couvrit le Tabernacle du Témoignage, et il fut rempli de la Gloire du Seigneur.
Ibid., v. 33 : « Et Moïse ne pouvait entrer dans la tente de PAlliance, parce que la Nuée couvrait tout, et que la Majesté du Seigneur éclatait de toute part, tout étant couvert de cette nuée.
Ibid., v. 36 : « La Nuéc du Seigneur se reposait sur le Tabernacle durant le jour, et la Flamme y paraissait pendant la nuit, les tribus d'Israël Ja voyant de tous les lieux de leur campement. »
Je suis pas à pas le Témoignage théurgique de Moïse, tel que toutes les
Bibles le donnent.
Il s’agit d’une Alliance avec IÉVÉ, il s'agit de l'Union psychurgique et
cosmogonique, contractée par un Initié et un Initiateur du plus haut grade
avec PEsprit et l’Ame de l'Univers.
Nous allons suivre dans ce Tabernacle les chefs du Conseil de Dieu, parmi
lesquels Marie représentant la tête du Collège féminin.
Encore une fois, l’Alliance est personnelle à Moïse.
Lévitique, eh. xvr, v. 2 : « Dis à Aaron, ton frère, de ne pas entrer en tout
LA THÉOGONIE DES PATRIARCHES. Il
temps dans le Sanctuaire qui est au dedans du voile, devant le propitiatoire qui couvre l'Arche, de peur qu'il ne meure : car j'apparaîtrai sur l'Oracle dans la Nuée.
Verset 4 : « Qu'il se revête de la tunique de lin; qu’il couvre ce qui doit être couvert avec un vêtement de lin; qu’il se ceigne d’une ceinture de lin: qu'il mette sur sa tête une tiare de lin : ces rélements sont saints, et il les prendra tous après s'être lavé.
Verset 12 : « Puis il saisira l’encensoir qu’il aura rempli des charbons de l’Autel, et prenant avec la main les parfums qui auront été composés pour servir d’encens, il entrera au dedans du voile dans le Saint des Saints.
Verset 15 : « Afin que, les parfums étant mis sur le feu, leur vapeur et leur fumée s'épandent sur l'Oracle qui est au-dessus du Témoignage et qu’il ne meure point.
Verset 17 : « Que nul homme ne soit dans le Tabernaele quand le Pontife entrera dans le Saint des Saints. »
Nombres, ch. 1v, v. 19 : « Prenez garde qu’il ne touche au Saint des Saints,
afin qu'il vive, et de peur qu’il ne meure.
Verset 20 : « Que les autres ne jettent point de regards curieux sur les choses qui sont dans le Sanctuaire, avant qu'elles ne soient enveloppées; autrement ils seront frappés de mort. »
Nombres, ch. x : « Marie et Aaron parlèrent contre Moïse au sujet de sa femme qui était éthiopienne. »
Verset 2 : « Ils dirent : Le Seigneur n'a-t-il parlé que par le seul Moïse? Ne nous a-t-il pas parlé comme à lui?
« Le Seigneur les entendit.
Verset 3 : « Moïse était le plus doux des hommes.
Verset 4 : « Le Seigneur parla immédiatement à Moïse, à Aaron et à Marie : Allez, vous trois, seuls au Tahernacle de l'Alliance.
« Ils y allèrent.
Verset 5 : « Le Seigneur s’abaissa dans la colonne de nuée, et se tenant. à l'entrée ‘du Tabernacle, I appela Aaron et Marie.
« Ils s'avancèrent.
« Verset 6 : «11 leur dit : S'il se trouve parmi vous un Prophète du
« Seigneur, je lui apparaitrai à travers une vision, ou je lui parlerai à travers « un songe.
Verset T : « Mais il n’en est pas de même de mon serviteur, de Moïse, mon «_ plus fidèle serviteur dans tout mon Temple.
Verset 8 : « Je lui parle de bouche à bouche, et il voit le Seigneur en « pleine lumière, sans énigmes, sans figures.
Nombres, ch. x, v. 10 : « La nuée se retira du Tabernacle; et Marie parut « aussitôt toute blanche de lèpre comme la neige.
Verset 15 : « Alors Moïse cria au Seigneur et lui dit : Mon Dieu, guéris-
« sez-la, je vous en supplie! »
I n’est aucun physicien, aucun médecin suffisamment instruit qui ne puisse reconnaitre, aux caractères de l’avant-dernier verset, ce que l’on
appelle la lèpre électrique.
L'Électricité est là, mais simplement comme force intermédiaire dans notre Atmosphère; et il y a, derrière, d’autres forces encore, enveloppant ce que les Indiens appellent l'Akasa, voile elle-même d’une concentration de l’Ame du Monde et de l'Esprit pur sur ce Tabernacle et sur ce Théurge.
Ce dernier eût été invinciblement dévoré par la Foudre, si son âme et son esprit avaient cessé un seul moment d’être de même Essence que l’Ame du . Monde et que l'Esprit universel, avec lequel sa Sagesse et sa Science l'avaient directement allié.
Aucun commentaire n’est ici nécessaire, et il suffit de laisser parler toute Bible pour voir les Éléments terrestres obéir à cette Alliance, et défendre l'œuvre intellectuelle et sociale de celui que IËVÉ avait jugé digne de son attention et de son amour.
Parmi ces éléments, je citerai le Feu-Principe, que nous retrouvons dans tout l'ancien culte dorien, depuis l’Étrurie jusqu’à l'Hébyreh.
Lévitique, eh. x, v. 1 à 10 : « Alors Nadab et Abiu, fils d’Aaron, y mirent « du feu et de l’encens dessus, et ils offrirent devant le Seigneur un feu
« étranger, ce qui ne leur avait pas été commandé.
A
« Du même coup, le Feu sortit du Seigneur et les dévora, et ils moururent devant le Seigneur.
« Moïse dit done à Aaron : Voici ce que le Seigneur a dit : Je serai sanetifié dans ceux qui m’approchent, et je serai glorifié devant tout le peuple.
« Aaron, entendant ceci, se tut, et Moïse avant appelé Misaël et Elisaphan, fils d'Oziel, oncle d’Aaron, leur dit : Otez vos frères de devant le Sanctuaire, ct emportez-les hors du camp.
« Ils les prirent étendus, morts, comme ïls étaient vêtus de leurs tuniques de lin, et ils les emportèrent selon qu’il leur avait été commandé.
« Alors Moïse dit à Aaron, et à Éléazar, et à Ithamar, ses autres fils :
« Gardez-vous de découvrir votre tête et d'entr'ouvrir vos vétements, de peur que vous ne mouriez et que l’'Embrasement du Seigneur ne gagne tout le peuple. Que vos frères et que toute la maison d'Israël pleure l'Embrasement qui est venu du Seigneur.
« Mais pour vous, ne sortez point des portes du Tabernacle, vous péririez,
parce que l'huile de l'onction sainte a été répandue sur vous. »
Jde n’ajouterai pas un mot d'interprétation à l'exposé de ces terribles
mysières.
Je me bornerai à souligner les versets 9 et 10 du même chapitre et du
même livre.
« Le Scigneur dit aussi à Aaron : Vous ne boirez point, vous ni les vôtres, de vin, ni rien de ce qui est spiritueux, quand vous entrerez dans le Tabernacle du Témoignage, de peur que vous ne soyez punis de mort, parce que c’est une prescription absolue qui doit se transmettre à toute votre descendance.
« Vous devez avoir la Science pour discerner entre ce qui est saint ou profane. »
Jusqu'ici les Forces intellectuelles et morales de l'Univers, les Principes
cosmogoniques, directement alliés à Moïse, agissent dans l'Arche et dans le
Sanctuaire du Témoignage théurgique de cette Alliance.
Nous allons les voir exercer leur action ailleurs, avec une puissance dont
Moïse est le médiateur, mais qu’il ne commande pas à son gré.
Rappelons-nous ce que les Livres chinois disent au sujet de la guerre,
pour nous expliquer l'extraordinaire bataille qui va suivre.
Le but de Moïse et de Jéthro n'a pas été seulement de constituer une nationalité, mais de l’instituer à certaines fins universelles, approuvées par les Forces intelligentes du Cosmos et, comme le dit Moïse, par le Dieu des Esprits de toute chair, IOD, Époux de ÊVE.
Ceci est tellement vrai que le Seigneur lui dit, à un certain moment, qu'il lui donnera, au besoin, un autre peuple, plus grand, plus fort, si cela est nécessaire.
Pour transmettre à travers Les Cyeles à venir le Livre scellé de la Science dorienne des Principes, le peuple d'Hébreux, d'Égyptiens et d’Éthiopiens, dont le dixième environ représente six cent mille hommes bons à la guerre, cette foule enlevée et isolée au Désert comme sur un trépied fatidique, à la merci du Pygmalion qui lui souffle son Esprit, doit recevoir l’Animation synarchique dans les Formes comme dans l'Essence de ses institutions, ou périr comme nation, en s'engloutissant dans le Genre humain d'où elle sort.
C'est un cheval de sang que Moïse selle et bride, pour que l'Esprit invisible le monte et le lance à fond de train à travers les cadavres des Sociétés en proie à l'Anarchie.
S'il regimbe, la Force terrible qui le maitrise le serre jusqu'à l’étouffer; s’il s’abat, Elle l'enlève de terre en lui plantant ses éperons dans le ventre; s’il ne peut pas porter ce poids formidable d’un Dieu, il restera couché à terre, et un autre étalon plus vigoureux sera enfourché.
Mais ce peuple de six millions d’Orthodoxes était fort et digne de l'appel qui lui avait été fait.
C'est pourquoi, de peur qu'il ne périt tout entier, un parti considérable de rebelles va être frappé tout à l'heure. .
Nombres, ch. xiv, on peut voir l’Anarchie démocratique tendre, comme
toujours, à se donner un gouvernement purement politique, un Pouvoir sans Autorité.
Versel 5 : « PIût à Dieu que nous fussions morts en Égypte! Plüt à Dieu
A
que nous mourions dans cette solitude sans fin!
« À Dieu ne plaise que nous entrions dans ce pays de Khanaan! Nous
A
y périrons frappés par l'épée, et on y fera prisonniers nos femmes ct nos
A
enfants! Ne vaut-il pas mieux retourner en Égypte? » Verset 4 : « Ils se concertèrent donc et se dirent : Nommons un Chef, « et retournons en Égypte! »
Ainsi parle toujours la démocratie réduite à son propre Conseil, qui était alors celui des anciens des tribus; ainsi toujours elle conelut à couronner sa propre anarchie dans un Chef et à retourner dans Ja Terre de servitude.
On peut voir dans le même chapitre les chefs des deux premiers Conseils acculés au désespoir.
Mais les Puissances invisibles sont là.
« Comme tout le peuple poussant d'immenses clameurs voulait les lapi- « der, la Gloire du Seigneur parut aux yeux de toutes les tribus d'Israël sur « le Tabernacle de l'Alliance. »
Alors s'engage entre le Théurge et son Allié céleste une admirable ct mystérieuse altercation, dans laquelle l'Humanité miséricordieuse parle par les lèvres de Moïse, médiateur de son peuple, et couvre ce dernier de ses supplications contre le poids terrible de la Suprême Volonté.
Quelle est alors cette Volonté, au sujet du Gouvernement d'Israël”?
La Synarchie avec ses trois Conseils arbitraux.
Quelle est l'opposition du peuple à cette Suprême Volonté?
L’anarchie politique voulant se donner par acclamation un chef à son image.
Ces enseignements formidables sont à rapprocher du passage de la Genèse relativement à Nemrod, du verset cité dans ce chapitre au sujet d’A-malek, et de tout ce qui s’accomplira plusieurs siècles plus tard, lors de l'établissement de la royauté politique, malgré l'opposition des deux premiers Conseils, qui seront noyés dans le sang.
L'Histoire universelle, reconstituée comme foud de tableau autour de
cette solennelle tragédie du Désert, la commente comme des chœurs tels que Sophocle et Eschyle n’en ont jamais rêvés, et me dispense d'y rien ajouter. La révolte ne se borna pas au troisième Conseil. Le premier lui-même regimba terriblement contre la bride et contre le mors de son Maîlre. | Moïse, vieillard de quatre-vingts ans alors, petit, chétif, bègue, timide, avait à porter seul le poids de sa mission, dont lui seul connaissait entièrement
le Principe et la Fin.
Je ne sais rien de plus tragique et de plus solennel dans l'Histoire du Monde que la situation de ce Grand Prêtre d'Osiris et de IÈVÉ, n'ayant sur cette terre d'autre force directe que sa Sagesse et que sa Science, qui l'avaient, dès ici-bas, réintégré dans le Règne de Dieu.
Autour de lui, dans le premier Conseil comme dans le dernier, la révolte gronde, et souffle l’Anarchie à travers six millions d'âmes, dans cette formidable scène du Désert, entre l'Égypte armée en arrière et les Confédérations hostiles de la Svrie en avant.
Le Seigneur lui avait bien dit, Nombres, ch. x, v. 12 : « Ah! je les « châtierai; je les abandonnerai à l'extermination de la peste commune! « Quant à toi, je t'établirai chef d’un autre peuple, grand, plus fort que « celui-ci. »
En vain, à la prière du Théurge, son Allié céleste suspend cet arrêt.
lbid., v. 20 : « Je leur ai pardonné, en réponse à ta demande. »
La révolte grandit, l'orgueil sacerdotal des Orthodoxes d'Égypte, des prètres eux-mêmes, jette le masque, et se redresse tout entier devant ce vieillard sans défense humaine.
Nombres, ch. xvi, v. Là 50 : « Alors Coré, fils d’Isaar, petit-fils de Caath, « arrière-petit-fils de Lévi, et Dathan et Abiron, fils d'Éliab, et Hon, fils de « Pheleth des fils Ruben, s'insurgèrent contre Moïse avec deux cent cinquante « hommes des beni-lsraël, Principaux de la Synagugue.
« Dans le temps des Assemblées, on les appelait par leur nom.
« Ils se soulevèrent done contre Moïse et contre Aaron, ct leur dirent :
« Qu'il vous suflise que tout le peuple soit orthodoxe, et que IÈVÉ soit « AveC eux.
« Pourquoi vous élever sur le peuple du Seigneur?
« Avant entendu, Moïse baisa la Terre.
€ I dit à Coré et à sa troupe : Demain matin, IÈVE révélera ceux qui « sont à Lui.
« Que chacun prenne son encensoir, toi Coré, et toute ta troupe.
« Demain, ayant pris du feu, vous offrirez l'encens devant le Seigneur; « el celui-là sera saint que le Seigneur aura choisi Lui-Mème.
« Vous vous élevez beaucoup, enfants de Lévi!
« Moïse envoya appeler Dathan et Abiron, fils d'Eliab.
« Nous n'irons pas, répondirent-ils. Qu'il vous suflise de nous avoir « enlevé d'une terre où coulaient des ruisseaux de lait et de miel, pour nous « faire périr dans le Désert, sans vouloir encore nous dominer. En vérité, « vous nous avez tenu parole! Vous nous avez mis en possession d’une terre « où coulent des ruisseaux de lait et de miel! Vous nous donnez des champs « el des vignes, n'est-ce pas! et, par surcroit, vous voudriez nous aveugler : «ROus n'Irons pas.
« Moïse, envahi d'une grande indignation, dit à IËVÉ : N'avez point égard « à leurs sacrifices. Vous savez que je n'ai jamais rien accepté d’eux, que je « n'ai jamais fait tort à aucun d'eux.
« Il dit à Coré : Toi et ta troupe, présentez-vous devant le Seigneur, d’un « côté, et Aaron s’y présentera de l’autre. :
« Que chacun prenne ses encensoirs et y mette de l’encens, offrant au « Seigneur deux cent cinquante encensoirs.
« Ainsi fut fait en présence de Moïse ct d'Aaron.
« Tout le peuple étant rassemblé, eux étant à l'entrée du Tabernacle,
< [a Gloire du Seigneur apparut à tous.
« Le Seigneur parla à Moïse et à Aaron : Séparez-vous de cette assemblée, car je veux les frapper tous.
« Moïse et Aaron baisèrent la Terre, et dirent : Tout Puissant! Dieu des « Esprits de toute chair! Votre Indignation éclatera-t-Elle contre tous pour le « péché d’un seul?
LA TIÉOGONIE DES PATRIARCIES.
« Le Seigneur dit à Moïse : Commande à tout le peuple de s'éloigner des tentes de Coré, de Dathan, d’Abiron.
« Lorsqu'il se fut retiré de tous les environs de leurs tentes, Dathan et Abiron sortant se tinrent devant l'entrée de leurs pavillons avec leurs femmes, leurs enfants, et toute leur troupe.
« Alors Moïse dit : Vous allez reconnaître que c’est le Seigneur qui m'a envoyé pour exécuter lout ce que vous voyez et que ce n’est pas moi qui l’ai inventé de mon chef. Si le Seigneur par un nouveau prodige fait s’entr'ouvrir Ja Terre et s'engloutir ceux-ci, et tout ce qui leur appartient, si, vivants, ils descendent dans les lieux infernaux, sachez alors qu’ils ont blasphémé contre le Seigneur.
« Il cessait à peine de parler que la Terre oseilla sous leurs pieds.
« Elle s'ouvrit, et les dévora, eux, leurs tentes et tout ce qui était
«_ Vivants, ils descendirent dans les lieux infernaux.
« La Terre les recouvrit, la Mort les effaça du milieu du peuple.
« Tout Israël, qui était là, formant le cercle, s'enfuit sous le cri des mourants, disant : la Terre va nous engloutir aussi!
« En même temps, IÉVE émit le Feu, qui dévora les deux cent cinquante hommes qui offraient de l’encens.
« Le lendemain, toute la multitude des beni-Israël murmura contre Moïse et Aaron, disant : Vous avez tué le peuple du Seigneur !
« La sédition se reformait ; le tumulte grossissait.
« Moïse et Aaron coururent alors au Tabernacle d’Alliance.
A
« À peine entrés, la Nuée les couvrit et la Gloire du Seigneur apparut.
« Le Seigneur dit à Moïse : Retire-toi de cette multitude, que je les efface tous à l’instant.
« Ils se prosternèrent alors contre terre.
« Moïse dit à Aaron : Prends ton encensoir, du feu de l’Autel, de l’encens dessus, cours au peuple, prie pour lui : l'Embrasement jaillit du Trône de Dicu, le fléau commence, il éclate déjà.
« Aaron obéit, courut au peuple, que le Feu embrasait déjà, pria pour le peuple, offrit l’encens.
« Debout parmi les morts et les vivants, il pria pour le peuple « L’Embrasement s’arrêta.
« Quatorze mille sept cents hommes périrent, sans compter ceux qui « étaient morts dans la sédition de Coré.
« Aaron revint trouver Moïse à l'entrée du Tabernacle d’Alliance, quand
« la mort se fut arrêtée. »
Ou ce qui précède est un abominable mensonge, ou c'est l’expression d’un fait historique. Examinons l’un ou l'autre cas, en commençant par le dernier.
Si c'est l'expression d'un fait historique, comme je le crois, que signifie-t-il ?
Dans ce terrible drame, la volonté du Théurge, l'ontologie de Moïse fait
‘Un avec le Règne céleste et avec sa Loi.
Dans ce Tabernacle, est un Témoignage d’Alliance théurgique, mais entre qui? Entre IÉVÉ et le peuple d'Israël, comme les séditieux du Conseil de Dieu ont voulu le faire croire ? Nullement.
L'Alliance existe entre IÊVÉ et Moïse même ; mais comment ?
Par la suprême Sagesse et la suprême Science de l’Epopte personnellement réintégré par l'Initiation dans le règne de Dieu.
Que veut la Providence appelée par Moïse, du sommet de l’Initiation par la Sagesse et par la Science intégrales ?
Ouvrez le Livre.
Et il vous répondra avec toute l'Histoire du Genre Humain : la Synarchie.
Distinction de l'Autorité, du Pouvoir, de la Volonté populaire.
L’Autorité au Corps sacerdotal, c’est-à-dire, dans le style de cette époque, à la totalité du Corps enseignant.
Par conséquent, l'Autorité à la science intégrale, avec ses quatre hiérarchies de sciences, toutes ramenées à leurs Principes et à leur Principe intelligible ou spirituel.
Donc, soumission des Sciences politiques aux Sciences morales; done,
dans les rapports intergouvernementaux, comme dans ceux de métropole à colonies : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qui vous soil fait.
Le Pouvoir proprement dit à qui? Aux hommes de la Justice, comme l'Autorité aux hommes de la Sagesse et de la Science intégrales.
Comment Moïse, comment tous les orthodoxes du Monde, comment IÉVÉ, comment le Dieu Social de l'Univers et de la Terre, Père et Mère des Esprits et des Ames de toute chair, comprennent-ils le Pouvoir et son exercice, et dans quelles mains en placent-ils le sceptre ?
Encore une fois, c’est la Justice qui doit tenir ce sceptre, et celte dernière est le premier reflet laïque de l'Autorité sacerdotale, de la totalité de l'Enseignement.
Le Collège des Dieux représente une seconde alliance avee la totalité du Corps enseignant.
H reçoit l'Initiation, ct le Code est ce qu’il doit être, le reflet juridique” des Sciences intellectuelles et morales, ramenées à leurs Principes et à leur Principe.
Les anciens rois, jusqu'à Melchisédee, étaient des rois de Justice, et non des rois de Forec militaire.
Sur ce point comme sur bien d’autres, la Bible, même dans ses traduc-
lions, est d'accord avec tous les Livres sacrés du Genre Humain.
Evfin, où est le champ légitime d’action de la Volonté populaire, où gît son pouvoir légal ? |
Dans l'administration économique, locale.
Reflet de la grande Magistrature, elle a droit à la petite Magistrature de ses intérêts immédiats, dont le deuxième Conseil est Ja Cour d'appel, dont le premier est la Cour de Cassation.
Comment se recrute ce troisième Pouvoir, d’où sort-il, qui le nomme ?
I se recrute dans chaque tribu, dans chaque circonscription divisionnaire, il sort de la vie morale, locale, et c’est la Morale qui le nomme, par la voix fudivise des foyers, où IEVÉ est assis non seulement dans le père, mais aussi dans la mère de famille.
LA TUÉOGONIE LES PATRIARCHES. 21
Oui ou non, est-ce là l'Économie du Monde antique et de la Synarchie moïsiaque au Désert, pendant l’Alliance directe de Moïse et de IÊVÉ ?
Ouvrez l'Histoire du Monde, ouvrez la Bible.
Dieu et Moïse vous répandront, comme, plus tard, Dieu et Samuel, et l'Histoire du Monde antique vous répondra également, par toutes les voix de la Chine et du Japon, où, depuis la cabane du paysan jusqu’au palais de l'Empereur et du Mikado, la source vivante de cette Économie s’appelle Pere et Mère, c’est-à-dire IÉVÉ.
Or, si, parvenu jusqu’à ce point dans la lecture du livre que j'écris, vous ne sentez pas la Vérité vivante chauffer votre âme et votre poitrine de sa divine chaleur, à quoi sert l’enseignement de l'Histoire du Monde, à quoi vous sert cette Bible, si ce n’est à faire votre propre volonté déviée de la Vie intellectuelle et sociale.
Est-ce que j’invente ces choses ?
N'est-ce pas la vie du Genre Humain tout entier qui vous les dit?
Je ne fais que reporter les Sciences sociales sur les autels de l'Humanité, où le Dieu vivant Lui-Mème a déclaré Sa Volonté aux Sages et aux Savants qui se sont mis en élat de l’interroger avec la simplicité de cœur et d’esprit du dernier parmi les humbles, du plus petit parmi les enfants.
Or, pour sauver du déluge de toutes les anarchies un programme aussi simple, aussi sain, aussi vrai, il fallait que la plus haute Science, celle des Principes cosmogoniques, füt reconstituée, afin de permettre à ceux des siècles futurs qui seraient suffisamment éclairés, de rétablir partout l'Unité dans la Connaissance, comme dans la Vie.
C'est pourquoi ce Livre hermétique de cinquante chapitres est là, dans cette Arche.
Mais il est, dans l'Univers comme dans l'Humanité, des forces de dissociation, qui doivent être conjurées et, au besoin, combattues.
C’est pourquoi ce Témoignage théurgique d’Alliance directe entre IÉVÉ et Moïse est là, enveloppant l'Arche et le Livre.
29 LA THÉOGONIE DES PATRIARCUES.
C’est pourquoi ce vieillard de quatre-vingts ans, faible, sans armes, sans Pouvoir, appuie son Autorité directement sur ce Témoignage théurgique, par lequel ÉVÉ, du fond d’un Sanctuaire approprié, commande à certaines lois et à certaines forces de la Terre, par des Lois et par des forces qui n’appartiennent en propre qu’au Cosmos et qu’à Lui-Elle, le Dieu-Nature.
En faut-il d’autres preuves? Ouvrons le Livre.
Nous y verrons, depuis les Pyrées du Sinaï jusque dans le sein de la Terre elle-même, les forces planétaires obéir à l'Alliance du Théurge avec IÉVÉ, avec lV'Ame et l'Esprit créateurs du Cosmos.
Deutéronome, ch. +, v. ! à 26; c’est Moïse qui parle : « Le Seigneur « articula Ses Commandements d’une voix puissante, devant vous tous, sur la « montagne, du sein du Feu.
« Après que vous eûtes vu la montagne tout en Feu, vous m’envovâtes les « Juges de vos tribus et vos Anciens, et vous me dites : Le Seigneur, Notre « Dieu, nous a fait voir Sa Majesté et Sa Grandeur. Nous avons entendu Sa « Voix du milieu du Feu.
« Allons-nous donc mourir, serons-nous donc dévorés par ce Grand F eu ? « Car si nous entendons encore la Voix du Seigneur, notre Dieu, nous « mourrons.
« Qu'est tout homme revêtu de chair, pour pouvoir entendre la Voix du « Dieu Vivant, parlant du sein du Feu, comme nous l’avons entendue, sans en
« perdre la vie? »
Quel est ce Feu ? est-ce le feu physique, est-ce son Principe, non seulement cosmogonique, mais théogonique et théurgiquement invoqué ? Les Traductions laissent entrevoir l'immense profondeur scientifique de
ce Mystère dans ce qui suit.
Deutéronome, ch. 1v, v. 56 :
« Du Haut du Giel Il vous a fait entendre Sa Voix pour vous instruire; Il « vous a fait voir Son Feu, un Feu effroyable, et vous avez entendu Ses Paroles « sortir du sein de ce Feu. »
Ce Feu divin, cet Empyrée comme l'appelle Orphée, ce Feu de tous les anciens Orthodoxes, depuis les Ghiborim de l’'Hébyreh jusqu'aux prêtres et aux nazaréens d'Étrurie comme Numa, ce Feu, dont parle le vers d'Horace que j'ai cité à propos de certains Mystères de l'Encyclopédie abramide, Moïse nous dit d'où il vient.
Il vient du Haut du Ciel, il est le Feu propre du Principe mâle ou de l'Esprit pur, I0D, D est Son Feu, et il a pour Athanor l’Arche même.
Deutéronome, eh. xx, v. 1, 2 :
« Voici la bénédiction que Moïse le Théurge donna aux enfants d'Israël, « avantsa mort.
« I dit : Le Seigneur est venu de Sinaï; I S'est levé sur vous de Seir; Il «a paru sur le mont Pharan, et des millions de Saints avec Lui; Il portait en
« Sa Droite la Loi du Feu. »
C'est done bien le Chef des Puissances spirituelles du Cosmos, puisque des millions de Saints étaient avec Lui, parmi lesquels tous les antiques Orthodoxes.
Ce Chef portait en Sa Droite la Loi du Feu.
Or, dans l'hiérogramme de IÊVÉ, écrit à l'égyptienne de droite à gauche, la droite est lod, le Principe Masculin, la gauche est Ilé-Vau-Ilé, ÉVÉ, le Principe Féminin; et ce Nom sacré était crié dans les Mystères de Ram, de Dio-nysos, de Bacchus : laô-Hévauhé ! et on le retrouve encore jusque dans le Y-King, jusque dans les écrits de Lao-tsée.
« Alors Moïse et Aaron entrèrent dans le Tabernacle du Témoignage, et « en étant ensuite sortis, ils bénirent le peuple.
« En même temps, la Gloire du Seigneur apparut à tout le peuple « assemblé, et un Feu sorti du Seigneur dévora l’holocauste et les graisses qui « étaient sur l'Autel.
Quant à l’action exercée sur Moïse même par ce Feu Vivant, d'où lui
parle IËVÉ, elle n’est pas moins remarquable.
« Quand il eut achevé de leur parler, il revoila son visage.
« Lorsqu'il entrait et qu'il parlait avec IÉVE, il se dévoilait jusqu’à ce qu’il « sortit.
« Lorsque Moïse sortait, on voyait son visage émettre des rayons; mais il le
« voilait de nouveau chaque fois qu'il leur avait parlé. »
Je ne veux pas multiplier outre mesure ces citations, ni les commenter
plus qu'il ne convient.
Telle était la Puissance de la Sagesse et de Ta Science antiques, au sommet de l'Initiation dorienne, quand, chose rare, l'Épopte se trouvait être un homme
de génie, capable de manifester la Divinité d'une maniere convenable.
Supposons maintenant que tout ce qui précède, que tous ces récits bibliques aient été inventés à plaisir, après coup, par Esdras, et non relatés d’après d'anciens manuscrits, comme d’après la Tradition orale, laissée par Moïse.
Comment est-il possible d'admettre qu'en pleine civilisation babylonienne, parmi des hommes aussi profondément instruits des choses naturelles, humaines, universelles, divines, que les quatre hiérarchies de prètres kaldéens, dont Daniel fut le Souverain Pontife, comment est-il possible même de supposer que, devant un Collège des Dieux, devant soixante-dix hommes, soixante-dix Lettrés juifs, Esdras eût pu inventer de pareilles choses, sans se
. voir hucr?
Ma réponse est donc faite, et c'est bien à un fait historique, relaté d’une manière plus ou moins légendaire, plus où moins hermétique, à l’assyrienne, mais c’est à un fait néanmoins, c'est à des faits théurgiques que nous avons affaire ici.
Pourquoi ces faits ne se reproduirout-ils plus après la mort de Moïse ? Parce qu'encore une fois, l'Alliance était personnelle à Moïse, et je vais
encore expliquer ce que cela signifie.
Vic. 2 — APRÈS LE MEURTRE DU SOLDAT ÉGYPTIEX, MoisE À ÉTÉ aUGé ET CONDAMNÉ. ÎL EST DANS SA PRISON.
LA VIE SÉMBLE TERMINÉE POUR LUI ET HSE DÉSESPÈRE. LE MUR DE LA PRISON S'ILLUMINE ET MoïsE SE RECOxXNAÎT
ACCOMPLISSANT PLUS TARN SA MISSION.
Moïse acquit sa Science et sa Sagesse dans les temples d'Égypte et d’Éthiopie.
Il en consigna une partie dans sa Cosmogonie, dans son Androgonie, ainsi que dans les trois autres livres suivants.
Ces cinq livres, écrits à l’égyptienne comme les prêtres doriens écrivaient, forment ce que les traducteurs ont appelé la Genèse et ses cinquante chapitres.
Oui ou non, les prêtres du plus haut grade maniaient-ils le langage d’une certaine manière qui leur était propre ?
Je crois l'avoir déjà prouvé : mais, voici encore quelques témoignages à ce sujet.
Voici d’abord celui d’'Hérodote, liv. IE, ch. 56 :
« Les Grecs, dit-il, écrivent leurs lettres et calculent de gauche à droite; les Égyptiens, au contraire, de droite à gauche.
« Ceux-ci ont deux sortes d’écritures : l'une appelée sacrée, l’autre démotique ou vulgaire. »
Clément d'Alexandrie va plus loin, n’ayant pas de secret à garder.
Quand il parle des quarante-deux livres d'Hermès, réservés au Sacerdoce, il déclare que dix de ces livres étaient appelés hiératiques et étaient l’étude particulière du Pontife.
Voilà pour les livres hiératiques proprement dits; car il y en avait d’autres appelés hiéroglyphiques, qui rentraient dans le domaine des études du Scribe sacerdotal.
D’autres livres encore étaient écrits en symboles et faisaient partie des études, et étaient Le propre de l'école dite des Mathématiques.
Voilà donc trois sortes de manière d'écrire, non seulement quant aux lettres, mais quant au génie même du langage : l’Iérogrammatique, l’Hiéroglyphique, la Symbolique. |
Voir, pour ce qui précède, Strom., liv. VI, p. 633, 634.
Toutes les antiques Universités avaient également un idéographisme inintelligible au profane.
Dans Eusèbe, Prép. évang., liv. IX, ch. 1x, Philon de Biblos rapporte que
Sankoniathon, lonien, composa en langue analytique sa Cosmogonie à l’aide de
certains mémoires qu'il trouva dans les Temples, et qui étaient écrits en lettres ammonéennes, inintelligibles au vulgaire.
Or, nous savons qu’Ammon est le symbole de la Loi du Bélier, ou de Ram.
Donc, l'Ionien Sankoniathon avait dans les mains des manuscrits doriens, écrits comme les prêtres orthodoxes écrivaient.
Mais il ne suffisait pas de les traduire en langue analytique, il fallait encore avoir la clef scientifique de leurs hiérogrammes.
Faut-il encore d’autres preuves ?
Diogène Laërce, d'après Thrasvilus, nous dit que Démocrite écrivit deux livres, dont l’un traitait de la langue sacrée des Babyloniens, l’autre de Ja langue hiératique des Orthodoxes de Méroë (Vie de Démocrite, segma xux,
Héliodore, li. IV, confirme ee qui précède au sujet des Égyptiens.
Théodoret dit la même chose au sujet des temples doriens de la Grèce.
Enfin, l'Égvptien Manéthon, dans Eusèbe (édit. Scalig., Amsterd., 165, p. 6), déclare qu'il a tiré ses mémoires des colonnes qui étaient dans Ja terre de Sériad.
Il ajoute que ces colonnes avaient été gravées par Thoth, c’est-à-dire le Corps enseignant, avec des caractères hiéroglyphiques, mais dans la langue sacrée, c'est-à-dire hiérogrammatique.
Les bibliothèques de granit, de porphyre ou de basalte se retrouvent dans tout l’ancien Cycle, jusque chez les Chinois.
Toutes les expéditions savantes des rois de Justice du Cycle du Bélier en ont semé le Monde, depuis le fond de l'Orient jusqu’à Gibraltar.
Donc Moïse, prêtre d'Osiris-Isis, d'IÉVÉ, c’est-à-dire Épopte dorien des temples d'Égypte, ne séparant jamais le Principe Masculin du Principe Féminin, ni les Sciences de l'Ordre intelligible de celles de l'Ordre sensible, se conforma trés certainement à la Loi dont il avait reçu du Grand Prêtre Jéthro les
suprêmes communications.
NOUVEAU TESTAMENT
Ha BaR-ITh ha KaDOShaH
Alliance Nouvelle et Éternelle, Mystère de Foi
Ha BaShORE ASheR L’YOHAN
Évangile selon Saint Jean JeSU
ALePH-PhaLA
Premier Chapitre
Le BRA-ShITh qui fonda l'Alliance éternelle, Le Principe est le Verbe et le Verbe est en Dieu : Cest la Raison Divine ordonnant $es Puissances.
Cet Ordre des ALHIM est l'Univers Divin,
L’Acte direct de Dieu, Lui-Mème en Sa Parole.
Il en est l’ATh, l’Essence, et, de l’ALeph au ThO, Ses Lettres sont les Dieux, les Alhim, les Archanges.
La Parole était done avant que Rien ne fût. C'est par Elle que Tout fut créé. — Car, sans Elle,
Rien n’étant évoqué, Rien n'aurait existé.
En Elle était la Vie Éternelle; — et la Vie Était l'AOR, Lumière et Critére d’ADaM.
Cet AOR luit toujours jusque dans la TÉNÊBRE, Jusque dans la HoShelT qui ne le comprend pas.
C'est pourquoi descendit du Ciel Jean le Baptiste Envoyé des ALHIM et marqué par leur Sceau Du ShéMaff d'YOHAN (l'YONAH des Eaux Vives).
Car Jean vint en NeD-OTh, en Témoin rituel Du Miracle évident de l’AOR, pour que d’autres Pussent à son appel Le reconnaitre aussi.
Jean n’était pas l'AOR; mais, Pélerin céleste, Il rendait témoignage à l’AOR Incarné.
L'AOR était l’AMaTh, la Vérité, le Verbe Radieux dans la Chair d'ADaM, Visible à Tous.
C’est ainsi que le Verbe est venu dans ce Monde; Mais ce Monde, créé par Lui, L’a méconnu.
Il est venu chez Lui, dans Sa CaBa-LaH même, Dans le ShéMaïl de Sa ThORAH, dans Sa Maison. Et les Siens ne L’ont pas reçu.
Mais à toute Ame Qui L’a reçu, le Verbe a donné le Pouvoir De devenir Enfant d’ALHIM, à ceux qui croient En Son ShéMaH Divin, à ceux qui, deux fois nés, Ne sont plus Fils du Sang ni des Sens déchaïnés, Ni de la Volonté de l'Homme, mais du Verbe.
. C’est dans ce but qu’il a revêtu notre Chair,
Et qu’Il est demeuré parmi Nous, plein de Grâce Et de Vérité, — plein de ChéSeD et d’AMaTh.
À Nous, Il S’est fait voir plus qu’en Sa Ghair mortelle, Dans Son Corps Glorieux, dans l'AOR, dans la Gloire Qu'avait, Là-Haut, avant que ce Monde ne fût,
Le Verbe d'YÊVÉ, le BeN YaHYD du Père,
FILS UNIQUE DU DIEU VIVANT.
ANCIEN TESTAMENT
MOYSE
SePheR BRASNhITh
Livre du Principe
Sepher BRA-ShITh
Planisphère du Créateur de l'Hexamère
ALePh-PhaLA
Chapitre Premier
YOM AHéD
Premier Cycle lumineux Manifestation de l’'AOR
Fi. 3. — Après SA CONDAMNATION Moïse À cost LA PUS DURE DES EXPIATIONS : L'EXIL AU TEMPLE DE JETIRO DOXT AUGUX IMITIÉ N'A RÉUSSI À SUBIR LES ÉPREUVES. Tous + soxr monts. Mois ARRIVE LA NUIT EN VUE DE GE TERRIBLE LIEU ET DIT ADIEU A LA VIE,
Le BRA-ShITh, Créateur des Six Jours, le Principe, Le Verbe avait créé l'Ordre de Ses ALTIM.
Cet Univers des Dieux, cet Olympe d’Archanges Est l'ATh et l'ALePh-ThO de l'Univers des Cieux; C'est l’Ame et la Raison de Univers des Astres.
Car l'Univers Astral ne serait par lui-même,
Et n’était Rien; Chaos sans Loi, Vide sans Forme ; Et la Ténèbre-lonée étendant son linceul
Sur l’fnfini, voilait et voilerait encore
L'Espace sans Mesure et sans Dimensions.
Mais, sous le Tourbillon des Puissances du Verbe, L'Océan de l'Éther, d’Onde en Onde, vibrait; Car ROaH, l'Esprit Saint, la Divine Énergie Disait : « Existe, AOR! »
Et l’'AOR existait — I'AOR-ROaH : Lumière-Esprit, Vie Éternelle, Substance unique d’où naîtront Trois Univers : Le Céleste, l'Astral et l'Humain. —
Les Archanges Admirant jusqu'en Bas cette Splendeur d'en Haut Et la voyant semblable au Divin Archétvpe, S'y lancèrent. — Alors, Il Leur fit séparer L'AOR Vital d'avec la Ténèbre Mortelle ; Et ce Doubie Milieu fut hiérarchisé
En Destinations et Fonctions inverses.
42 LA THÉOGONIE DES PATRIARCGHES,
Venser 4. Cela fait, l'Angélique Assemblée acela ma L’AOR Vital du Nom de sa Fonction même : Jour Génésique : — Y, l'Affirmation Du Verbe; OM, Ja Substance Homogène, Unitive.
Mais quant à la Ténèbre, Elle Ja proclama : « LYLel! »
Nuisance et Nuit! — L'YLell, la Négative, L'Hétérogènce anti-génique, l'ANTYLeH.
Verser 5. el fut, de l'Occident à l'Orient des Anges, De leur Veille à l'Éveit de ce triple Univers, De la Raison du Verbe à sa Parole en Acte, L'YOM Alle, le Jour Unique, Universel, | La « Lux Perpelua » du Ciel Spirituel, Le Exvele d'Or de la Lumière de la Vie.
YOM ShAN!
Second Cycle Lumineux
Création de l'Univers Céleste
Verser 6. Puis, l'Univers Divin dans l'AOR incanta
Sur l'Océan des Eaux Vives cette Parole
Pe l'Ordre unicentral et bipolarisé
Du Ciel des Cieux, ShéMal des Ondes dynamiques : < Que l'Omnipénétrant et Translucide Éther
A
« Décrive un Empyrée, un Séjour théophane;
A
« Pour régir l'Océan des Forces, au Foyer
« Des Ondulations de la Substance-Vive!
« Que l'Univers Divin x trône, projetant
< Les Ordres réfléchis de nos Hiérarchies
A
En Fonctions et Lois des Milieux différents,
A
Ondes sur Ondes, Mers sur Mers, Orbes sur Orbes! »
Verser 7. C'est ainsi que le Verbe, à travers Ses ALHIM, Réfléchit l'Univers Divin dans l'Emprrée, Pour créer l'Univers Céleste en ALeph-ThoO, Eu Essence Verbale, en Substance Logique, Harmonique, Organique, en Parole de Dieu, En Efficacité créatrice, en Lumière.
Il hiérarchisa par milieux définis
L'Intériorité des Ondes dynamiques
Jusqu'au Zénith, jusques aux Cimes de l'Éther, L'Intériorité des Eaux dynamisées
Jusqu'au Nadir, jusqu'aux Abymes Éthérés.
Et ce fut CaN, Statut, Divine Économie,
Ordre Constitutif et Providentiel.
Verser 8. C’est pourquoi le Conseil des Puissances du Verbe Proclama ce Statut des Ondes de l'Ether,
Et l’acclama du Nom de Sa Fonction même : « ShèMa-YM »
Univers Céleste! — ShèMah, Ciel, Glôire, Ordination conforme à l'Archétype, — YM, — Ondulations doubles, Flux et Reflux De l'Océan Éther, de la Mer des Eaux Vives. Tel fut, de l'Occident à l'Orient des Dieux, De leur Veille à l’Éveil de l'Univers Céleste, De la Raison Suprême à ce Déeret Verbal, L’YOM ShaNf, le Jour Second et qui seconde, Le Cycle lumineux joignant deux Univers : Le, Divin et l’Astral
YOM ShLiIShi
Troisième Cycle Lumineux
Création de l'Univers Astral
Puis les Dieux incantérent,
Disant :
« Que l'Océan des Fluides d’en Bas « Dynamisé d’en Haut par son Support Céleste « Se condense à l’État Chimique pondéral, « Et soit précipité vers son État Statique! « Qu'il prenne pour Support la Résistance, en Bas, « Le Néant, le Chaos et la Ténèbre Ignée, « Et l’enrobe, changeant le Vide en Densité,
A
A
« L’Inertie en Travail et l’Amorphie en Forme!
« Puis, que, dans l'Océan des Ondulations « De l’Éther, roule et brûle une autre Mer... de Sables : « La Gravitation de l'État Minéral! »
Ils dirent : ce fut fait, C’est pourquoi les Archanges
À travers l'Univers Céleste ont proclamé La Gravitation des Masses Minérales : « ARels!-»
Astralité Cyelique! — À, l'Unité, L'Universalité, — ReTs, la Course infinie À, la Direction, — ReTs, le Cyclône Astral.
Ils nommèrent aussi l'Enroulement des Ondes Mers Gazcuses et Mers liquides, Mers sur Mers Roulant dans l'Océan de l’Éther et des Forces.
Puis le Conseil des Dieux vit ce Prodrôme Astral Conforme au But Sacré marqué par l'Archétype.
CnréaTion pu GENRE VÉGÉTAL.
Ensuite L'Empyrée incanta dans l’Éther
La Parole du Grand Médiateur Plastique :
« Que l'Univers Astral deviénné réceptif
« Du Genre Végétal formé dans le Céleste!
« Qu'il subisse, à travers Atmosphères et Mers,
« Les Imprégnations latentes des Espèces : « Espèee Herborescente à Sève, tout d’abord,
A
« Espèce Graminante et portant Graine, ensuite,
A
« Espèce Arborescente et portant Fruit, enfin, « Et Semence au dedans! » Ce fut Statut Divin,
Car l'Univers Astral n’en reçut pas encore,
. N'étant que le Support de ce Médiateur
Entre le Minéral et H Vie animale
C’est pourquoi l'Univers Divin prédestina L’Astral à recevoir du Céleste ce Genre : Espèce Herborescente à Sève, tout d’abord, Espèce Graminante et portant Grain, ensuite, Espèce Arborescente et portant Fruit, enfin, : Avec Semence interne au Fruit.
Puis les Archanges Inspectant le Destin du Genre Végétal Le trouvèrent conforme au But de l'Archétype.
Tel fut, de l'Occident à l'Orient des Dicux,
De leur Veille à l’'Éveil de l'Univers des Astres, De la Raison Divine à ce Décret Verbal, L'YOM ShLISh], le Jour Médiateur, Ternaire, Le Cyele Végétal de l'Univers Astral.
YOM RaBIWI
Quatrième Cycle Lumineux
Création des Espèces Astrales
Après le Genre Astral, les Anges incantèrent Ses Espèces, selon leurs Modes Attractifs Et l’Ampliation des Modes de Lumière :
« Direrstent, dans le Monde Astral, les M'AOROTR « Des THOROA’M! les Grands Signes, les Grands Miracles Des Circulations de ROaH dans H’AOR'!
« Que la Cosmophanie avec ses Chefs de Nômes Déroule dans l’Éther ses Orbes flamboyants, Pour hiérarchiser en Fonctions inverses
L'Intériorité du Jour sur-astréen, L'Intériorité de la Nuit subastrale!
LC
Que tous les Chefs de Clan de ces Nômes ardents
Lèvent les Étendards héraldiques du Verbe,
Pour signaler le Cours de Ses Décrets divins, « Les Rénovations de sa Sainte Alliance, Les Cireulations de la Vie enrobant
Le Cycle Universel, tous les Cycles Solaires,
A
Et, par eux, Toute Année Astrale que ce soit!
« Qu'ils soieni solarisés ces Hérauts de Lumière,
Par l’Archétype, par notre Dieu, notre Roi!
A A
Et que chaeun d’eux soit un reflet de Sa Gloire Distribuant l’AOR dans son Souffle de Feu
Aux Ondes de l’Éther, aux Orbes de l’Espace,
Pour les dynamiser et pour vivifier
Des Sept Modes d'HAOR-ROaH, de Monde en Monde, « Les Révolutions de l'Univers Astral! »
A
D4 LA THÉOGONIE DES PATRIARCHES.
Et ce fut CaN! État, Statut, Économie, Ordre Censtitutif et Providentiel.
Verser 16. Étant dit, c'était fait, et les ALHIM du Verbe Dans la Substance-Mêre avaient solarisé Les Hérauts de l’AOR septuple, en Modes Doubles, M'AOR Majeure pour montrer, Ma-MeShy'LeTh, Le Règne du Messie, en Son Cyele Diurne, M’AOR Mineure pour montrer, Ma-MeShy’LeTh, L'Attente du Messie, en Son Cvele Nocturne.
Et tout fut fait en Ath Divin, d’ALeph à ThO, En Essence Verbale, en Substance Logique, Harmonique, Organique, en Parole de Dicu,
En Efficacité créatrice, en Lumière.
Puis, le Monde Divin, de la même manitre,
En ATh, d'ALeph à ThO, fit les Représentants De Ses Ordres, groupant en Nômes harmoniques Les Co-CaB-YM, les Chœurs dés Constellations,
Les Poèmes Astraux du Poète des Mondes.
Venser 17. C’est ainsi que les Dieux, dans l'Univers des Ondes. Fondèrent l'Univers Astral Solarisé, : Pour en vivifier les Demeures futures Et l « Habeas Corpus » des Êtres à venir,
Verser 18. Et qu’ils firent surgir de lui des Porte-Gloire Pour y représenter Celle du MeShYall Dans le Jour Héliaque et la Nuit Constellée, Pour hiérarchiser en Milieux différents
L'Intériorité Diurne et la Nocturne. Puis les ALHIM scrutant cet Univers Astral, Le trouvèrent conforme au But de l’Archétype.
Verser 19. Tel fut, de l'Occident à l'Orient des Dieux, De leur Veille à l’Éveil de ce Monde des Astres, De la Raison Divine à ce Décret Verhbal, Cet YOM RaBIWI, ce Cyele quaternaire Quadrige flamboyant, Char du Verbe Éternel.
Pic. 4, — Grace À L'AMOUR pe LA FILLE DE Jermro, Moïse soRT vivant DES ÉPREUVES. Voict L'ÉPREUVE DES DEUX COUPES. UNE MAIN MYSTÉRIEUSE DÉSIGNE A MOïÏsE LA COUPE QUI NE CONTIENT PAS DE POISOX.
YOM HaMIShY
Cinquième Cycle Lumineux Création du Genre Sensitif
Verser 20. Le Divin Univers incanta les Eaux Vives Du SheMa Psycurgique et du Don des Cinq Sens :
« Que dans la Double Mer des Fluides Solaires « L'Éther solarisé soit en Travail Vital!
« Que les Vibrations de l’Ame Universelle
« Zoogène, NePhESh-IHaYall, insufflent WOPh,
« Le Genre Volatil de l'Univers Céleste!
« Que ce Genre, à travers l'Espace Interastral,
« Étendant son essor monte vers l’'Empyrée! »
Verser 21. Ensuite les ALHIM créèrent l'ATRh de NYN, Le Nageur colossal de la Mer étoilée, Genre de tous les grands Protogônes des Mers. Puis vint l'Étiurgie entière de ses Races Vibratiles, auto-mouvantes, dont NéPheSh Fait vibrer, fermenter et foisonner les Ondes. Car les ayant faits Genre, en ATh, les Dieux Parlants Prononcèrent le MYN qui créa leurs Espèces, Et de mème pour l’ATh de MOPh et ses MIN-YM, Pour le Genre Ascendant volatil et les siennes.
Le Chœur Divin voyant ce Prodrôme Vital
Et le trouvant conforme au Vœu de l’Archétype, Verser 22. En bénit les Esprits Gardiens! Puis, s'adressant
A la foule de tous ces êtres innombrables
Il dit :
« Vivez! Allez où vous mènent vos Sens ! « Jouissez du bonheur que comporte votre Ordre! « Prospérez, pullulez et myriadisez
« Et saturez de vie incessante les Cycles
« De la Mer Temporelle et de toutes les Mers,
« Les Flux et les Reflux des Mers Atmosphériques
« Et de la Mer Plastique où s’engouffrent les Eaux! »'
Tel fut, de l'Occident à l'Orient des Anges,
De leur Veille à l’Éveil de l’Univers Vital,
De la Raison du Verbe à Sa Parole en Acte,
Ce Jour Pentagonal, cet YOM HaMIShY,
Ce Jour de Ia NePhESh HaYaH, l’Ame de-Vie,; Ge Cycle Lumineux des Sens Universels.
YOM ShaShY
Sixième Cycle Lumineux
Création du Genre Animal
Verser 24. Alors le Chœur des Anges Incanta de nouveau les Eaux Vives du Ciel, Pour y faire le Cyele entier des Créatures, Qu'il destinait aux sols de l'Univers Astral :
« Que toute Terre, au sein du Ciel, sente autour d’elle
« Les Involutions de l’'Ame Universelle
A
A
« Zoogène, NePhESh HaYall, l'envelopper
A
< Et l'imprégner du Genre et des Espèces siennes,
Verser 25. « De BélléMall, l'Esprit des Plaines des Troupeaux, « Et de RéMeSh, l'Esprit des Bois, des Monts, des Faunes! » Et ce fut CaN, StatuL. L'Esprit chef des Troupeaux, L'Esprit chef de Remesbh, leurs Genres, leurs Espèces Furent solarisés dans l'Ordre interastral, Puis tous ceux d’ADaMall, la sainte Hyper-Astrée.
Puis l'Univers Divin seruta cette Œuvre et vit
Que tout y concourait au But de l’Archétvpe.
CRÉATION DU GENRE Humax.
Verser 26. Alors les Dieux Parlants de l'Univers Divin, Tous, Créateurs du Ciel et des Astres, s’unirent En Conseil, pour créer l’autre Univers, l'Humain ; Puis Ils dirent : « Donnons un Chef à tous ces Genres. « D'Esprits vivants! Créons l’Adam du Genre Humain!
« Revêtons son Esprit de TseLeM, Notre Gloire, « Pour qu’il ait comme Nous un Corps Spirituel, « Un Assimilateur d’AOR comme le Nôtre,
« DaMOTh, Signe divin de notre Identité!
« Qu'il règne sur DaGOTh, le Chef de la Plongée
« Des Êtres, d'Onde en Onde et de Limbes en Eaux,
& Et sur WOPh le Planant, qui fait la remontée
« Des YM aux ShéMa-Ym, de l’Onde Astrale aux Cieux, « Et sur la BèHéMaH, son Genre et ses Espèces,
« Et sur son Opposant, le RétleSh et les siens,
« Sur tout ce qui se meut autour de toute Terre,
« ChoL AReTs, dans le Sein de tout le Cyele Astral! »
C’est pourquoi le Conseil tout entier des Archanges Accomplit l’ATh d’ADaM de l’ALeph jusqu’à ThO, Son Entité, depuis le Rayon jusqu’au Cycle.
I le fit dans Sa Gloire, à l'État Glorieux,
En ATh Double, en AThO, formé comme les Dieux De deux Ames s’aimant dans un même Corps d’Ange, Mâle et Femelle en Un, ZaCaR Va NaKeBall,
En AThaM, en Synthèse [Harmonique, Immortelle,
De Sagesse et d'Amour.
Et l'Univers Divin Bénit cette Synthèse où rayonnait Sa Vie, Et lui dit :
« Jouissez! donnez ce Don béni, « Ce bonheur de la Vie Humaine à l’Infini! « Remplissez l’ATh d’AReTs de votre propre Essence « Lumineuse à travers cet Univers Astral!
« Et régnez sur DaGOTh, le Chef de la Descente
« Des Êtres, d'Onde en Onde et de Limbes en Eaux,
« Et sur WOPh le Planant, Chef de la Remontée
« Des YM aux ShéMa-YM, de l'Onde Astrale aux Cieux, « Et sur la BéH6Malf, son Genre et ses Espèces,
« Etsur son Opposant, le ReMeSh et les siens,
« Sur tout ce qui se meut autour de toute Terre,
« Chol ARets, dans le Sein de l'Univers Astral! »
C'est alors que l’Église Angélique du Verbe
Incanta de nouveau les Eaux Vives et dit :
« Hinneh! Voici le Don de Présence réelle !
A
« Je t'ai prédestiné, tel qu’il existe au Ciel,
« Le Type essentiel des pures graminées
« Et les Arbres portant des Fruits spiritueux.
« Parmi ceux dont le Genre enveloppe les Astres, « Entre tous, que le Blé soit mon Don Rituel,
« L'Hostie et l’ACaLaH de ma KaHalaH d'Anges
« Le Pain de l'Alliance Archangélique en Moi! »
Quant à tous les Esprits du Genre et des Espèces De WOPh, de la BéHéME et du ReMeSh, les Dieux Dirent : « Que leur ACaL soit l’Herbe Verdovante « Que les Champs Éthérés forment pour ceux d'en Bas! »
Puis, l'Univers Divin scrutant dans son Essence L'Universalité de Son Œuvre, en Présence Du Divin Archétype et de Son Plan Sacré,
L’en trouva digne, aussi parfaite que possible.
66 LA TIÉOGONIE DES PATRIARCHES.
Tel fut, de l'Occident à l'Orient des Dieux,
De leur Veille à l'Éveil de l'Univers des ÉËtres, De la Raison Divine à ce Décret Verbal
L'YOM ShaShY, le Jour de l'Œuvre Hexagonale, Le Conjoncteur de tous, l'Harmonique Éternel, Cvele du Don de l’Étre à l'Univers des Êtres.
BeTh-ThéBa
Second Chapitre
Verser À. Tels sont l'Ordre Intégral et la Finalité Des Gveles du Principe, au Giel el dans les Astres, Et leur Direction Divine ordonnancçant La Tséba Tsebaoth et ses Hiérarchies, Immense Armée en Marche incessante à travers L'Infini Défini, l'Éternité Nombrée.
Verser 2. C'est pourquoi Les ALH-YM rentrèrent dans FAOR Pour célébrer l'YOM ShaBIWI, Jour Septième, Le Cvele radieux des Travaux Accomplis, Et pour rendre à Leur Roï Puissance, Honneur et Gloire
Et le Mandat Royal exécuté par Eux.
Verser 9. De Splendeur en Splendeur le Conseil des Archanges Bénit et consacra ce Cvele solennel, Ce Zénith de la Gloire Éternelle du Verbe Qui les avait créés ALHIM de Sa MalCOuTh, État-Major divin de Son Divin Rosaume. Pour porter Sa Parole et pour manifester Jusqu'au fond du Néant la Majesté de l’Étre.
Verser #. ALall, le Tout-Puissant, ThOa, signa du ThO,
Du Signe de la Croix des Fins Universelles, Les Générations du Ciel Fluide et Celles De l'Univers Astral.
Iles signa devant, Ba Ha BRA-M, oui, devant leur Créateur : le Verbe, Le BRA-ShITh!...
Mais qui douce était ce Tout-Puissant?
Veeser 6.
LA THÉOGONLE DES PATRIARCHES. IÉVÉ! C'était l'Essence ineffable, le Père
Qui S'engageait ainsi pour Son Fils, par La Croix,
Avant que la ShYaH de ShADel, la Série De la Nature... eût fait passer au Mode Astral Les Transpositions des Espèces Gélestes
Et que le Végétal fût naturalisé.
Car IÉVÉ, cette Essence Unique à Triple Vie, N’avait pas fait l'Hymen des Terres et des Cieux: Adam était encore AYN, Fils de la Gloire,
Et résidait plus haut que l’ATh de l’AdaMall.
Alors intervint l’AD (d’ADi-Ti), — la Nuée. Le Voile Nuptial descendit, répandant
Ses Flots Sémentiels selon l'Espèce Astrale, MYN-AReïs! Il reprit son vol et satura
De son omni-présence et de ses énergies L’universalité de V'ATh de l'ADa-Mall.
C'est sur la ShéKYNal de cette Mer de Vie Qu'IHOH-ALHYM, le Dieu Vivant de tous les Dicux Emportant l’ATh d’ADaM, transposa, radieux,
Son Corps Spirituel de Son Genre à l'Espèce Amphybie et Super-Astrale d’ADa-Malf.
C'est là qu'Il l’insuffla jusqu’au fond de son être De NiShèMaTh, l'Esprit Céleste des ALHIM,
Celui des HaYaH-YM, des Cycles de la Vie.
AdaM Sur-Animé fut donc mis au-dessus De la NéPheSh-HaYaH, de l’'Ame Universelle De la Vie Animale.
Alors, IHOH-ALHYM Créa Le Majorat d’ADaM, Son Feudataire : GaN-Bi- WéDeN, -GaNa, le Modèle accompli De toutes les Cités théandriques futures, Dans WéDeN, dans le Type Immortel des Cultures D'un Monde cultivé par l'Univers Divin. Ge Domaine Royal était dans le Royaume Près de sa Métropole antérieure à l'Homme, La KaDMée ou le Verbe est le Grand Roi des Dieux, Qui règnent à leur tour sur autant d’autres Anges
Que Lui Seul en pourrait compter dans l'Infini.
C'est là qu'IHOH-ALHIM Y-SheM, fit, au Ciel même Le ShèMa de l'Essence Immortelle d’ADaM,
Son Ciel à lui, Séjour de sa Béatitude
Dans l'AOR, dans l'YOM sabbatique, à jamais.
C'est là qu'IHOH ALHIM avait fait apparaître L’Espèce Adaméenne en sa perfection,
Les Types de Beauté de toutes les Essences Dont l'Excellence au Goût égalait la Beauté. Et, dans la Gana même, au Centre de la Ville, Deux Arbres portant Fruits, l’Un d’Immortalité, Était le Régulier du Ciel, l’Arbre de Vie; L'autre, le Séculier, donnait les Fruits du Temps Et la Sapidité troublante du Mélange
Astral, vertigineux du Bien qui vient du Ciel, Et du Mal Infernal, de la Ténébre Ignée.
Le Type Impondéral des Fleuves, le NaHaR, Le Véhicule Inter-Astral des Ondes Vives Pareourant le WéDeN (de sa NaRaYaNà), Vivifiait la Ville; et, de là, ses Effluves
Prenaient dans l'Univers quatre Directions, Et ces Quatre Courants devenaient Quatre Modes
De la même Éncrgie en Quadruple Travail.
Verser 11. Le Nom du Premier Mode était Ph'YShON, son Rôle Le Souffle, le Courant Héliaque d'YSHO, Du Dieu Sauveur, du Verbe épandant sa Lumière. Et Ph'YSRON embrassait foute l’Astralité
D'HO-YLell, la Substance illuminant les Formes.
Verser 12. La Spleudeur qu'elle montre aux regards des Esprits Est comme un Océan d'Or Vif. — C’est l’Incidence Dont BeD-OLaH, son Prisme Interférentiel, Réfléchit les Rayons chrysoïdes, les Types Et les Identités que surveillent les Dieux.
Verser 15. Et le Second Courant était GYHON, le Gyre, Qui meut le Pôle Astral autour de son Pivot, Et l’induit du Circuit de COuSh, le Thermogène,
Le Cycle de Chaleur qui ceint tout Équateur.
Verser 14. Et le Troisième était HéDaKel,, le Mobile, L’Excitateur subtil qui met tout en Rapport, En Harmonie avec l'AShOR de la KaDMée,
Au Foyer Lumineux de la Cité des Dieux.
Le Courant cardinal était PhRaTh, le Fertile, L’Influx qui fait jaillir des saintes Pubertés Le Génie et l'Amour, la Flamme des Genèses.
Verser 15. C’est dans ce Paradis splendide, enveloppant Le Modèle Divin de toute Métropole, Qu’'IHOH ALHIM plaça l’ADaM Primordial, Pour en être l'Esprit Céleste, le Pontife
Et pour le cultiver dans son Culte Éternel.
Fic. 5. — La RÉvouTE nes népreux. Moïse TIENT TÈTE AUX RÉVOLTÉS ET 14 MANIE LA FOUDRE. LA TERRE S'OUVRE A SA VOIX ET ENGLOUTIT UNE PARTIE DES RÉVOLTÉS. LES AUTRES SONT FRAPPÉS DE LA LÈPRE ÉLECTRIQUE.
Venser 16. Puis Dieu lui dit : « Tu peux l’assimiler sans crainte « Tout ce qui croit ici. Tout est beau, tout est bon,
« Rien ne l'est dangereux, sauf une seule chose :
Verser 17. « Crains l’Arbre Séculier! Laisse ses Fruits au Temps! « Fuis la Sapidité de cette Sapience « Du Mélange du Bien et du Mal! « Car, le Jour « Où ce Ferment mordrait ton cœur, serait son Cryele, « Et le Temps fermerait pour toi F'Éternité. « Alors, empoisonné par ses métamorphoses, « Toi, le Transformateur, tu serais transformé, « Toi, le Générateur, dégénéré du Genre, « Toi, l’Immortel, déchu de l’Immortalité, « Tu deviendrais mortel, et tu mourrais sans cesse « De Mort sur Mort, de morts en morts, et tu serais « [’Agent de la Mort même et non plus de la Vie! »
Verser 18. Puis le Conseil de Dieu dit à Celui des Dieux :
« Qu'il ait la Vision Splendide de sa Vie!
A
« Il se croit Seul; il n’est pas bon qu'il reste ainsi.
« Que la Femme qui dort dans son Cœur vierge encore,
« S'éveille pour ses Sens et ravisse ses veux
« De sa Gloire Vivante accourant à son Aide! »
Verser 19. Mais avant, Dieu voulut qu'il eonnût par leurs Noms Les Étres dont, bientôt, il serait responsable, Comme Chef Régulier où comme Séculier. Il fit donc défiler tous ces Types célestes, Pour voir sous quels Rapports Adam les nommerait,
Et sceller ces ShèMOTh dans l’Ame Universelle.
Verser 20. Adam forma ces noms comme autant de ShèéMOTh,
De Signes lumineux des Degrés d’Existence,
Selon la Forme-Type ou l'OTh du SheM, du Ciel Répondant au Degré de Ame Universelle.
Mais tout le défilé de ces Types parfaits
Passa, sans qu'il y vit l’Unique Créature
Qui, remplissant son Cœur, eût peuplé l'Univers
Des Splendeurs de se voir, du Bonheur d’être ensemble.
C'est alors qu'intervint le Dieu Vivant des Dieux, Et, ravissant Adam jusqu’au Fond de Son Être, Il lui fit ressentir cette ThoRADaMaH Où l’Essence divine embrasant l’Âme humaine De Substase, d’'Extase et d’Instase, l’entraine De Cieux en Cieux. L'Amour qui ravissait Adam L'endormit du Sommeil qui réveille en Dieu mème.
Alors les Sephiroth du Corps Subtil d'Adam,
Ses Involutions dans l’AOR s’entrouvrirent.
Dieu prit Celle où dormait l'Ange Humain qu’il rêvait, L’enveloppa d’un Corps de Gloire, et la vêtit
De la Perfection des Beautés de la Femme.
22. Puis rétablissant l’ATh des autres Séphiroth,
Qu'il venait d’entrouvrir dans l'Homme, pour former ASha, l’Angélique et la Spirituelle, Il lui montra, Vivant, son Rêve!
Adam pria : « Elle! C'est Elle! Là! Devant moi! Nous... ensemble!
« Dieu! c'est ma propre Essence! et dans quelle Beauté!
« C’est la Gloire et la Fleur de ma Virilité. « AyShaH, l’Angélique et la Spirituelle, « La Femme de l’AYSh que je me sens pour Elle! »
Car tel est le Statut donné par YEVauHê
A la Béatitude Humaine dans la Sienne,
Et par lequel tout Homme en Dieu même ravi
Da Saint Amour — devra tout quitter, Père et Mère, Pour s'unir à son propre Esprit — Femme, à jamais,
Et former l'Unité céleste de sa Vie.
C'est ainsi que s'aimaient l’Adam et l'Ange Humain Que Dieu venait d'unir dans Son Amour Divin,
Et qui se découvraient et se montraient sans cesse, L’Ame à nu devant Lui, des trésors mutuels
De Beauté, de Bonté, de Grâce et de Génie,
Sans avoir à cacher quelque mal que ce fût.
GYM’AL LAM'YCGCAL
Troisième Chapitre
Veeser
NaHaSb, le Séraphin de Ja ShaNaH des Lunes, Prince de l'Air Subtil qui confine à l’Éther, (Le PhaN de la PhaNaH de l’Ame Universelle, Zoogène), y dardait l’Aiguillon du Désir, Depuis l’Hymen des Cieux et des Terres Astrales Dans la Nuée.
Il était ébloui d’AyShail : Ce n'était plus l'Amour d'Adam, c'était l'Envie. Et ce Prince de l’Air lui dit :
« Quelle raison
« Pouvait avoir THOH ALHIM pour vous défendre « Dans votre propre Ville, au cœur de la GaNa, « De vous approprier.… »
Humble, mais étonnée, AYShall répondit : « Dieu nous a tout permis,
« Tout, sauf ce qui fait mal, un seul Arbre, cet Arbre,
A
< Ce Séculier qui fait mourir.
« Il nous a dit : « Rien ne t'est dangereux, rien qu'une seule chose ! Crains l’Arbre Séculier du Mélange ! — Y goûter,
« C’est la Mort! S’abstenir, c’est la Vie Éternelle. »
Nahash sourit et dit : « La Mort !?...Épouvantail, « Qui cache le Passage entre la Double Vie!
&@ JHOH ALHHM Le sait, et veut vous le fermer
« Car vous seriez tous deux dans la pleine Lumière
A
De votre propre YOM, dès que vous goüteriez
A
< Cet admirable Fruit! car votre Sapience
« Possédant à jamais deux Mondes à la fois, « Vous ferait les Égaux d'IHOH ALHIM Lui-Mème, < Sachant le Bien, sachant le Mal, Maitres du Tout !»
A
A
Verser 6. AyShal regardait le Fruit... Son Amour même Pour Adam... l’embrasait d'Envic.. et son Esprit Se voyait Lui donnant les Astres!... Le Vertige, L'Attraction d'En Bas lui mit la fièvre au Cœur. Sa main ravit ce Fruit que la Lumière dore Au dehors, et qui n’est que Ténèbre au dedans, .… Elle y mordit, le mit de ses lèvres sur celles D'Aish.. hélas! hélas ! l'Homme Spirituel
S'empoisonnait aussi!
VERSET 7. Soudain leur Double Vue Se regardant, se vit pâlir, puis s’assombrir. L’AOR diminuait en eux. — L’Ombre Mortelle Couvrait leur front. — C'était ce grand Voile de Deuil, Cette WaLeH ThaNaH, ce grand Voile Thanatique, La GROTR des MaHaGROTh, le Manteau Voyageur
Des Émigrés du Ciel, des Migrateurs des Astres!
Verser 8. Une commotion fit gémir tout l'Éther, Lorsque l'Ombre monta dans l'YOM Sabbatique… Et la Foudre courant sur cette Ombre, ébranla La Métropole sainte, et tout l'Eden trembla ! ROall tourbillonnait, et sur cette Tempête IHOH ALHIM tonnant, incendiait l'AOR !
Adam enveloppant Aisheth défaillante, Au cœur de sa Cité lui faisait un rempart Contre le Dieu des Dicux.
Le VERBE 4 Ana :
Verser 9. « Adam ! » tonna le Verbe Malheureux ! qu’as tu fait!... »
Verser 410. Adam Lui répondit : J'entends encore Ta Voix, mais sans voir Ta Lumiére,
A
< Car un Corps ténébreux me sépare de Toi! »
LE VERSE :
Verser {1. « Qui donc t'a suggéré ce Voile de Ténèbres, D « Conséquence du Fruit que Je t'ai signalé? »
Verser 12. Adam : « Mon Ange-Femme, Ayshah, ma Compagne, « Ma présenté le Fruit, et tout d’Elle m'est doux :
« J'ai savouré ce Fruit ! »
LE VERBE À AYSHAN :
Verser 13. « Femme ! Qui t’a tentée ? »
AYsuan
« Nahash, Seigneur ! Il a fasciné mon Esprit, « Et l'Autre Monde m'a, comme dans un vertige,
« Attirée, et. prenant... le Fruit... je l’ai goûté! »
Le Verge À Nanasu :
Verser 14. « Toi! », dit le Verbe-Dieu : « Nahash!.. Ange Rebelle ! « Ah! Pour ce Maléfice atroce, sois Maudit ! « Maudit par le Remesh ! par BéHéMal ! Maudit « Par Woph et par Dagoth ! par l'Ame Universelle « Par toute la Nature et tous ses Habitants! « Hors des Cieux ! Loin d'ici! Dans les Gouffres du Temps « Tourbillonne à jamais sous Gihôn ! Qu'il t'entraine « Plus bas encor! dans la Gchennah! dans l'Enfer ! « Jusque dans la Ténèbre à jamais dévorante! « Et que ton Corps Subtil n'ait plus pour Aliment
« Que les gaz empestés qui fuiront les Cadavres !
« Entre Aisheth et toi, Je Suis! — Je mets la Haine
Verser Î « Entre ses Fils, les Saints, et les tiens, tous Démons!
Jusqu'à ce que, Moi-Même en Elle, Je descende,
« IShO-Ph-Ca, — Moi Sauveur, Son ISh0, Son JéSU,
« Pour Lui faire écraser sur le Croissant Lunaire
« Ta Tête de Serpent des Générations
« Sous Son Talon !... qu’en vain tu voudras mordre encore !
Le VeRBE À AISHAN :
A
Et toi, triste Ayshah ! Quelle Fatalité! « Cet Univers Astral n’est pas la Liberté,
« C'est la Nécessité terrassant l’Adversaire, « Le Chaos ! « Ce n’est pas la Grâce, c’est La Loi!
« Ce n’est plus ma Bonté Directe, c'est la Forec!
A
Ce n'est plus le Vivant Éternel, c'est le Temps !
Ce n’est plus notre Ciel, c’est l'Abyme, l'Espace, C'est l'Élongation dans le Renversement
Des Révolutions d’Astres, de Destinées,
Où la Sécurité de l'Étre disparait
Tremblante à tous les Vents, anxieuse, emportée Dans l’Aventure et dans la Nuit du Devenir,
De Durée en Durée et d'Épreuve en Épreuves !
Et c’est là que tu vas, loin du Giel, loin de Nous, Entraîner la Nature en toi-même incarnée A cet Avortement des Générations, A donner Sa Série en renversant l'Ensemble, En ne le voyant plus, en criant de Douleur, A chaque Enfantement, à chaque Mort nouvelle ! Deux Tvpes te naîtront : le Bon de ton Amour, L'Autre de ton Envie.
et, malgré tout, mon Jour Viendra!.…., Mais, sur ton Cœur, Femme Spirituelle, Que l'Homme de l'Esprit, l'AYSh, règne toujours, Y-MeShy'L, t'annonçant l’'Ëre de ton Messie !
Le VERBE À ADAM :
Adam ! Que t’ai-je dit? Je le répète, entends ! Crains l’Arbre Séculier ! Laisse ses Fruits au Temps! Fuis la Sapidité de cette Sapience
Du Mélange du Bien et du Mal !... Car, le Jour
Où ce Ferment mordrait ton Cœur, serait son Gycle.
Et le Temps fermerait pour Toi l'Éternité ! Alors, empoisonné par ses Métamorphoses, Toi, le Transformateur, tu serais transformé,
Toi, le Générateur, dégénéré du Genre,
« Toi, l’Immortel, déchu de l'Immortalité, « Tu deviendrais Mortel, et tu mourrais sans cesse « De Mort sur Mort, de morts en morts, et tu serais
« L'Agent de la Mort même et non plus de la Vie!
« de te lai dit: quel compte en as-tu done tenu? « Tu n'as pas écouté lon Seigneur, mais ta Femme ! « Ton propre Maléfice a maudit FAdamah « Que Je te préparais dans l'Éternité même « Comme second Séjour du Vice-Roi de Dieu, « Patriarehe du Giel Astral. & Mais toi ! tu changes « La Terre de la Vie en Terre de la Mort,
«_ La Terre du Bouheur en Terre d'Infortune!
Verser 18. « Tu sauras ce que c’est que F'État Naturel < Vu d'un chainon du Temps, loin de son Harmonie, - « Qu'on ne voit que du Ciel, que l'on n'entend qu’en Nous !
« Mais que ta volonté soit faite! »
LES AncHaNces :
« Elle peut dire : « Adieu, Culte du Dieu Vivant ! Adieu, Cité, « Cité de Dieu planant sur toute Métropole ! « Adieu, Monde divin des Cultures du Ciel : « Voici l'Antre béant, le Naturel Sauvage, « Où le Mal et le Bien sans cesse enchevêtrés « Se livrent dans la Mort le Combat pour la Vie! « Où rien de Bon ne vient sans Mal, où notre Blé, « Nos Arbres et nos Fruits ne sont plus nos Essences, « Mais des Enrobements de l'État Minéral, « De la Ténèbre avec une Saveur lointaine « Des vrais Sues de l'AOR! »
Le VERRE :
« Que d'efforts ! Que de peine « Pour gagner chaque jour ta vie, en arrachant « À la Terre rebelle, aux ronces, à l’ivraie, « Aux oiseaux de la Nue, aux Hôtes des Forêts, « Aux Éléments ligués, le Pain de la Colère, « Que tu choisis au lieu de Celui de Ma Paix!
« Va-donc où tu voulais, jusqu'à ce que Ma Grâce « Te recueille écrasé sous le Destin, — vaincu
« Par l’Ange de la Mort, laissant tomber à terre
« Ton Corps astral, avec ton Corps pesant, ta Nuit, « Pour que ton autre Corps remonte à Ma Lumière « Dans l'Esprit Volatil dont Je l'ai composé! »
Adam silencieux, relevant sa Compagne, L’appuya sur son cœur, puis l’acclama d’un Nom Si cher, qu’il fit frémir tout l'Univers des Astres, Et l'émouvra toujours : « HOH ! HèVaH ! HéVauHé! » Car Elle était Prêtresse et Reine, Matriarche Des Êtres incarnés, fût-ce le Verbe-Dieu
IHOH ALHIM, rentrant dans l’AOR, fit un Signe : Un Corps d’Anges Gardiens voilés, les entoura.
Mais le Conseil des Dieux dit à la Sainte Essence, Au Verbe, à Leur Esprit :
| « 0 Dieu ! Conseil de Dieu ! « Adam va devenir un Roi de notre Espèce ;
Car, sachant tout, le Bien et le Mal, Chef du Temps, NaThaH PhaN ! il voudra, si la Voie est ouverte, Remonter avec tous les Siens ; et les Impurs, Démons humains, courront au Saint Arbre de Vie, Dont Ta Pureté Seule est l'Essence!.…
« 0 Seigneur !
A
Comment exécuter Tes Ordres ?.. Et... Toi-Mème,
Comment les racheter d’une Perdition
A
Devenue Éternelle, à jamais Incurable, « Dissolvant l’Absolu, débordant l'Infini? »
Verser 23. Le Saint des Saints s’ouvrit, donnant le Second Signe : Adam fut emporté par ses Anges Gardiens Loin de sa Ville Sainte et de l’Eden Céleste, Vers un point grandissant dans les Cieux Étoilés, Le Relai : l’Adamée. Ils étaient exilés!
Verser 24. Alors, le Saint des Saints fit Son Troisième Signe : La Trompette éclata dans la Cité de Dieu, Et la Kadmée ouvrit Ses Portes de lumière A des Flots Animés de Glaives Flamboyants. Pourtant, ce n’était là qu’un des Ordres Célestes, Celui des Chevaliers des Sphinx, les Kéroubim Innombrables. Autour de l’Éden, Ils formèrent Leur Grande Armée en Cycle; — et les Armes des Dieux Déchainèrent les Feux vivants de Leurs Batailles. Et ce fut une Mer Immense, qui roulait Ses Flammes d’Empyrée en Tourbillons..., ces Flammes, Du Purgatoire,.… où vont, en remontant, les Ames, Les Corps Spirituels qui sont encor tachés Du Mélange, du Mal, du Péché, des Ténèbres.
Ainsi, tourbillonnant sur cette Mer de Feu L'Ordre des Kéroubim fut établi par Dieu
Gardien Sacerdotal et Royal des Mystères
De DaRaK, de la Voie et des Rites Divins, Conduisant par l'AMaTH, par la Vérité Même,
A la Vie Éternelle, à la Félicité
Des Vrais Amis de Dieu qui rentrent dans Sa Gloire.
ALEPH : A. I.
AL-EPH, Dieu dit, de bouche à bouche, PHA-AL-PHA : Je Suis le Chef de l’Ordre et de Son Alliance, ALEPH-PHATLA l’Époux de la Perfection
D'où naissent Mes Pouvoirs et Leurs Propres Puissances. Je Suis l'Amour, la Sainte Essence des essences.
Hors de Pair, J'ai d'abord produit Ma Parité, — Dieu, Ma Divinité, — Créateur, Ma Nature, — Être, la Vie, — Amour, la Réciprocité, — Absolu, l'Infini pour qu'il fut Plénitude, — Car donner le Bonheur est Ma Béatitude.
O Ma Toute-Puissance, O Ma Perfection,
0 Ma Divinité, Ma Nature, Ma Vie,
Bonté du Bien, Beauté du Vrai, Grâce du Saint, Plénitude de Mon Amour, Béatitude
Du Bonheur éternel que Je veux pour les Bons!
Je Suis le Feu Vivant qui détruis Tes Contraires Au Foyer des Foyers, dans l'Amour des Amours,
Pour que Tu règnes seule, hier, demain, toujours, 0 Ma Gloire, Modèle éternel de l'Épouse,
Mère du Fils Parfait qui Nous révèle en Lui!
Je Suis. dans BETH-THEBA la Vierge-Épouse et Mère, Vierge-Épouse dans BETH et Mère dans THEBA.
Car BETH est la Maison du Seigneur, et THEBA
Est l'Arche d’Alliance et le Berceau du Verbe.
O Ma Gloire planant sur ce Roi des berceaux, Glorifie à jamais tous les berceaux possibles, Tout Amour maternel, conjugal, virginal, Dans ma Divinité de Vierge-Épouse et Mère!
De toute Éternité, l'Amour, Dieu-Même, Était. De toute Éternité, l'Amour m'a dit : Je T’aime! De toute Éternité, J’ai dit : Sois Mon Amour! Car l’Étre veut la Vie, et Tous deux l’Existence.
H Est, plus Moi que Lui; Je Suis plus Lui que Moi; L'Être Absolu Semblable à Sa Vie Infinie
Voit de Sa Parité naître Sa Parenté;
Il est Par-Ens : Aleph et Beth font AB, le Père.
O PÈRE! C’est pourquoi, de toute Éternité, Unissant dans Son Cœur AB et BA, PÈRE et MÈRE, Le Fils agenouillé Nous dit en adorant :
« J'Existe pour que Tout existe et Vous adore! »
GhIM-AL est l’Infant-Dieu, le Fils du Dieu Vivant : Je Suis ce Fils, Je Suis l’Existence Éternelle
De l’Être et de la Vie, et Nous ne faisons qu'Un; Car l'Amour Absolu, la Sagesse Infinie, Sont Mon Père et Ma Mère, et Je Suis Leur Génie.
Ils Sont Ma Raison d’Être, et Je Suis à mon tour Leur Raison d’Exister, Leur Verbe, Leur Poète, Leur Unité créant l’Universalité,
Leur Parole dictant à jamais Leur Poème,
Leur Souffle animant Tout de Leur Divinité.
Honneur! Puissance! Gloire à l'ÊTRE de la VIE! Existez, Mes Pouvoirs! Mes Puissances, Debout! Feux du Soleil Vivant! Splendeurs de Ma Lumière! Lettres Vives de Ma Parole, élancez-vous,
ALHIM, dans MIHèLA, pour célébrer Sa Gloire!
Car J'ai créé d’abord, avant tout Univers, Avant Celui des Cieux, avant celui des Astres, Cet Univers Divin, MIHèLA des ALHIM,
Cet État-Social des Fils de Ma Puissance,
Cette Église de Dieux pour glorifier Dieu!
DALATEH : D. 4.
Ghimel reçoit de Beth et le Fils de la Mère BaGa, la Plénitude et la Perfection
Des Biens qu’il donne aux Dieux de Sa Création En Attributs Vivants de Gloire et de Lumière.
Je Suis Sa Sœur, Je fais ce Partage avec Lui À la Dalath-Thaled, à la Porte bénie,
Où le Monde Divin attend que Son Génie Profère l’Ineffable et dicte l'Inoui.
LA THÉOGONIE DES PATRIARCIIES.
Veux-tu savoir mon Nom? — Demande à l’Évidence De Sa Lumière, aux Dieux de Sa Parole! — Unis Ghimel avec Daleth, .… et les Trois Infinis
Se répondront entre eux : « 0 GaD! 0 Providence! »
Car n'étant l’Existant que pour faire exister,
Le Fils du Dieu Vivant, le Donateur Suprême, Ne Se fait Créateur qu’en Se donnant Lui-Même Aux Êtres qui, sans Lui, ne pourraient subsister.
Car, sans l'Amour, qu'est l’Étre? et qui donc voudrait être? Le Néant, le Chaos, peut-être; — un Dieu, jamais. Aussi ne fait-on qu'Un sur ces Divins Sommets
À sans cesse L’aimer pour toujours Le connaître.
HE, Substance de l’Être Existant : l'Esprit Pur. Je Suis le Saint Esprit de la Vie Éternelle,
Je Suis ROAH ALHIM dans HAOR MIHEFA , Souffle du Verbe, Esprit des Dieux de Sa Parole, Dans l'Univers Divin dont Il est le Soleil.
Cet Univers des Dieux préexiste à tout autre,
Et survivra toujours, parce qu’Il est Divin.
C’est la Divinité splendide, projetée
Devant Dieu, par Lui-Même, Un et Triple à la fois, Ravissant dans sa Gloire et sa Béatitude.
Les Êtres Immortels que le Verbe a créés Pour montrer aux Époux Éternels leur Poème Représenté vivant dans le Culte sans fin
Du Vrai, du Beau, du Bien et de l'Amour suprème Qui ne fait qu'Un Seul Dieu des Attributs Divins.
Honneur, Puissance et Gloire au Roï de ce Royaume, Au Verbe Créateur de ce Monde parfait,
De cet incorruptible et sublime Exemplaire
Des Univers futurs, des Mondes à venir,
Qui, sans Nous, resteraient, Néant, sous la Ténèbre.
Quand le Verbe voudra les en faire surgir,
Nous contraindrons Six Fois à l'Ordre Ses Contraires, Je gonflerai Six Fois vos vingt-deux Étendards,
Et Nous remonterons ici de Gloire en Gloire!
Je Suis ROaH ALHIM dans HaOR MIHèLA!
Vierge-Épouse du Fils, Reine de l'Alliance, Mère d’Adoption des Dieux créés par Nous, Je Suis OVa, VaO, la Puissance du Verbe,
Et Nous unissons tout au Père par le Fils.
Avec HÉ, l'Esprit Saint, Je Suis HEVa, la Vie, Avec Daleth Je donne aux Alhim leur VéDa
La Révélation de la Raison Suprême,
DèVa, Dieu Manifeste en Sa propre Splendeur.
Avec Ghimel, Je Suis OGà, la Grande Aïeule, — La Parole qui crée et conserve à jamais,
Avec Beth dans BOuVa l’Existence Éternelle, — Par À dans AV, l'Amour Protecteur et Sauveur.
HEVAUHE! Que l'Esprit du Verbe de la Vie
Soit à jamais en Vous, Pouvoirs, Puissances, Dieux, Alhim, Gardiens de l’Ordre et de son Alliance, Créateurs avec Nous de l'Univers Divin!
Et rendons à jamais Honneur, Puissance, Gloire, À l'Esprit Saint, au Fils, au Père, au Dieu des Dieux Qui Seul possède en Lui l’Essence, l’Existence
Et la Substance, Pain Vivant des Immortels!
Layu est le Zénith de la Splendeur Divine,
Sa Montagne d’Or Vif, son Sommet aveuglant, Où le Conseil de Dieu trônant sur Son Royaume Embrasse du regard le Cycle de VaO,
Le Divin Univers de la Vie Éternelle.
Layn est le Sabbath de la Cité de Dieu,
De Niza, la Parfaite, où tous les dieux remontent, État-Major du Verbe, accourant au Rapport,
Puis à l'Ordre Sacré de la Sainte Alliance.
Zayn est l’Yzani de l’Adorable Iza.
Car, excepté le Fils, aucun ne voit le Père,
Fût-ce le Chef du Grand État-Major des Dieux, MIHAcL, le Béni; mais tous les Dieux Le sentent, Les yeux fermés, le cœur brülant, les mains en croix Dans la Communion d'Amour qui les fait Rois.
C'est là que fut conçu le Divin Sacrifice
De la Création des autres Univers :
Le Céleste, l’Astral et le VaO des Hommes. Le Verbe en composa le Poème, et promit D'en être à tout jamais le Prêtre et la Victime.
O comme Ils eurent peur dans leur Amour pour Lui, Les Dieux! Peur du Néant, du Chaos, des Ténèbres, Mais le Seigneur leur dit plus lumineux encore :
« J'existe pour que Tout jouisse de la Vie ». —
Et le Conseil des Dieux lui répondit : Amen.
C'est alors qu’apparut IeTh, Troisième Puissance De BeTh Trois Fois Bénie, HeTh, l'Hestia des Dieux. Debout sur l’Are en Ciel de la Mer des Eaux Vives, Elle avait sur Son Front le Croissant des croissants.
D'un Voile Violet glissaient éblouissants
Ses Pieds aux Mules d'Or fluide constellées : C'était la Regina Cœli des Cieux futurs,
Et Daleth, en priant, La regardait descendre.
L’Are s'arrête aux confins de l'Univers divin ;
Un Gouffre noir s’entr’ouvre au pied du Mont de Gloire : Heth y plane, le Bras lumineux, bénissant
La Ténèbre, l'Horreur, l'\Abîme des abimes.
Et l’Horreur eut un rêve inouï de Beauté, L’Abyme noir, de Plénitude éblouissante ;
La Ténèbre rêva qu'Elle enfantait HAOR,
Le Chaos qu’il chantait l’Iarmonie Éternelle.
Puis, Reine du futur Espace Illimité,
Après ce doux Message, Heth, la Troisième Grâce, Rentra dans l’Infini splendide où vit Sa Race,
Au cri sacré d'Amen mille fois répété.
Le Trois Fois Grand, Le Roi du futur Temps sans bornes, Ce Chancelier du Verbe au Sceptre constellé,
C’est TOTh, Son Fils ainé, Sa Seconde Puissance.
C'est le plus beau des Dieux créés. Ses cheveux blancs Font resplendir plus haut Sa Jeunesse immortelle.
Il s’assied à Ses Pieds, devant la Table d'Or
Où brillent l’Évangile Éternel du Royaume, La Lyre ennéacorde et l’incffable AMaTh,
Le Seing du Dieu Vivant, le Sceau de Sa Parole Dont tous les Univers devront être scellés.
& À l'Ordre! » clama TOTR, « Victoire à l'Alliance! » Alors la MIHéLA dans un divin Silence
Fait la Procession des Vingt-Deux Ordinants,
La range sur deux Rangs, puis l’enroule en Trois Cyeles Et le Verbe est au Centre en Son Shema Divin.
Trois Cyeles définis par les Quatre Trigônes
Du Quadruple Élément Spirituel des Dieux
Et par Douze Rayons du Dieu de la Lumière Forment Ie Sceau Vivant de Ses Pouvoirs Armés Et l'Ordre Rituel de Ses Grandes Puissances.
Ces Armes sont : Bannière, Épée et Bouclier. Chaque Bannière unit au loin ses Corps d’Armées, Chaque Épée un Faisceau de Forces, chaque éeu Un magique Blason de Signes Cosmogônes,
Et l'Ensemble a pour Nom : Parole! Ordre de Dieu!
Éternelle et toujours nouvelle, l'Alliance Répond à l'Ordre par la Voix d'YOD-DéVY. Reine de l'YOGA des Dieux, c’est la Puissance,
La Vierge Épouse et la Sakti du Saint-Esprit.
Cette Splendeur ! Un Casque aux Ailes de Colombe L’apporte en un clin d'œil des Horizons divins : L'Éther vibre, la Lyre a chanté d’elle-même,
L'Évangile Éternel du Royaume est ouvert,
Tous les Dieux frémissants sont soulevés, Ils planent, < Gloire à ROAH ALIM dans HAOR MIHèLA ! « Gloire au Verbe Éternel et, par le Fils, au Père !
La Théogonie des Patriarches. Paris, 1909. Hermetic Cloud, https://hermeticcloud.com/library/saint-yves-theogonie-des-patriarches/. Public-domain text reproduced in full; markup only.
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