s’impriment à propos de l’une de ses parties les plus élémentaires, dont s’occupe uniquement la médecine officielle. C’est dire qu’il faudrait aussi des collèges entiers de savants, des siècles et des bibliothèques, pour expliquer congrùment la thérapeutique magnétique, la médiumnité guérisseuse, l’iatrochimie, les médecines astrologique, magique, et chacune de leurs subdivisions.
Cette modeste brochure n’est donc que l’exposition de quelques idées tout à fait rudimentaires ; elle ne prétend rien apprendre; elle a plutôt pour but de faire l’éveil,
VIII
d’attirer l’intérêt, et de me mettre à la disposition et des patients et des thérapeutes de toute école, qui soupçonneraient dans les vieilles théories traditionnelles quelques applications inédites.
A parler net, je n’ai pas la prétention de soulager les incurables, ni les simples malades mieux que les médecins et les guérisseurs connus. Je n’ai pas non plus la prétention d’enseigner quelque chose à cette foule de savants consciencieux qui s’usent dans les amphithéâtres et dans les laboratoires. Néanmoins, tel réussit là où les voisins échouent : il y a dans une maladie tant d’inconnues que le plus expérimenté ne peut guère en découvrir qu’une très minime fraction.
Je crois que les gens de bonne volonté doivent mettre leurs efforts en commun. Je présente donc au public quelques remarques oubliées, quelques théories étranges, en priant qu’on les examine ; et souhaitant, pour le bien de tous, que le plus grand nombre possible d’esprits chercheurs et tolérants s’y intéressent.
IX
Toutefois, je voudrais commencer ce sommaire comme j’ai l’intention de le terminer : rappelant, qu’à mon avis le plus savant des hommes, le plus énergique ne peut rien sans le secours de Dieu, et ne fait rien sans Sa permission. Le succès d’une cure ne dépend ni d’un diplôme, ni d’une superstition : mais du dévoûment, de la compassion vraie, de la ferveur intime. Plus que toute science, plus que tout secret, le recours humble et sincère à la vertu suprême, à la Charité infinie, est l’élixir miraculeux; mais il ne se communique pas : il faut que chacun le trouve par soi-même.
Octobre 1909.
LA MÉDECINE OCCDLTE
Constitution de l’homme.
Si l’on distingue dans le composé humain, le corps physico-chimique, l’aura électrique, le corps fluidique, le corps passionnel, le corps mental, le moi terrestre avec son organe double, l’individualité et la volonté, les corps inconscients, l’esprit immortel, centre des différents « moi » possibles, et enfin l’âme éternelle, il est logique de penser que, bien qu’ils s’interpénétrent et que toute modification survenue chez l’un d’eux, est ressentie par tous les autres, il doit y avoir une thérapeutique particulière à chacun de ces principes.
Le corps physico-chimique appelle les médicaments matériels plus ou moins dy-
namisés, de l’allopathie, de l’homéopathie, de la spagyrie même.
Le corps électrique appelle les agents calorique, lumineux, kinétique, acoustique, électrique.
Le corps fluidique demande les différentes sortes de magnétisme, jusqu’aux pratiques de la magie.
Le corps passionnel se réclame de la psychothérapie ou de la religion, ainsi que le mental. Et enfin, la volonté ne peut se guérir que par la médecine spirituelle.
N oublions pas que tous ces organismes sont en communication intime; toutes ces méthodes curatives agissent, à vrai dire, sur l’ensemble du composé; elles ne diffèrent que par la porte d’entrée. Plus l’agent curatif est sublime, plus son action est certaine et générale. Ainsi, le fer agit sur le sang, puis les os, puis les nerfs, puis sur l’aura thoracique, puis sur les fluides positifs; à peine arrive-t-il au corps passionnel. Tandis qu un esprit, qui entre dans le malade par le mental, par exemple, agit sûrement sur toute la série descendante de ses corps inférieurs.
La Dualité physiologique.
Si la santé est l’équilibre des échanges organiques entre l'individu et le milieu, et des répartitions dans les systèmes de l’individu, on peut voir en elle un énormon neutre qui oscille entre un pôle + , l’hyper- émie et un pôle —, l’anémie.
La vie est du mouvement. Les modes de l’existence sont des modes de mouvement. Quel est le symbole réel du mouvement? c’est le feu. Les anciens ont bien prouvé qu’ils connaissaient cette grande conclusion de notre science positive, et les mythographes ont su merveilleusement assembler les résultats de leurs enquêtes. Toute légende cosmologique est une légende du feu ; non pas comme le disent nos archéologues matérialistes, du seul feu physique, mais du Feu multiforme qui brille dans le caillou, le nuage, l’astre, le fluide, et aussi dans l’intellect, dans le cœur, dans l’invisible. N’oublions pas que les brahmes ont
catalogué quarante-neuf flammes d’Agni, et les rabbins, cinquante portes au foyer de Binah.
Ainsi, le premier-né du mouvement, c’est la chaleur. En pathologie, tout ne sera donc qu’une perturbation thermique, positive, ou négative. Par suite, deux sortes de médicaments, les calorifiques, les frigorifiques.
De l’être humain total, séparez l’être humain terrestre; et, dans ce dernier, laissez également à part sa matière physico-chimique, inerte par elle-même et impassible, mais vivante et sensible à cause de la vie qui l’anime.
Ayant retranché de cet individu, par en haut l’esprit intangible, et, par le bas, le corps tout à fait passif, il nous reste, soumis à l’agent morbide et à l’agent curatif : le corps fluidique, le corps passionnel, le corps mental, qui forment, dans la santé totale, un quadruple système en équilibre : chacun en soi, et tous trois ensemble. Il y aura donc une pharmacopée matérielle, agissant sur le corps fluidique ; une pharmacopée fluidique, agissant sur le corps passionnel; une pharmacopée passionnelle, agissant sur le corps mental. Et enfin, une pharmacopée mentale, à un seul médicament : la puissance volitive qui tonifiera ce ternaire. Car, en soi, la volonté étant toujours identique à elle-même,
ses faiblesses ou ses excès ne proviennent que du mauvais état de ses instruments, les trois organismes précités.
Dans le domaine physiologique, il est facile de trouver les dépuratifs, les calmants, qui combattent l’excès de chaleur, et les congestionnants ou excitants qui combattent le froid. Il faut toutefois faire attention que l’on agit ainsi sur l’œuf fluidique à double polarisation ; que l’excitation ou la somnolence ne sont que des déplacements du contenu, et non pas des apports de l’extérieur; qu’en choisissant le remède, on en prévoie donc les réactions.
Dans le fluidique, le traitement collectionne tous les moyens extraits de l’arsenal des arts occultes.
Dans le passionnel, ce sont les réactifs psychologiques qui interviendront.
Nous parlerons de ces procédés en leur lieu.
Les quelques indications précédentes caractérisent, pour parler comme les vieux hermétistes, la clé binaire. La clé duodé- naire dont se servirent les Rose-Croix pour choisir les douze plantes de leur matière médicale, en dérive comme un développement du zénith et du nadir en levant et en couchant, dans les trois mondes. Qu’il suffise de dire que ces douze magistères por-
tent chacun l’influx d’un signe zodiacal,etque ceux-ci rayonnant sur une partie du corps humain, en réalité sur une fonction, on possède ici un système assez complet de thérapeutique.
Mais il faut arrêter ces spéculations; le nombre 3, le 7, le 9, le 5, le 8, peuvent devenir des points de départ plus ou moins heureux; l’étudiant avide d’apprendre, les trouvera sans trop de peine; qu’il note toutefois l’excellence de la clé de 7.
Les Thérapeutiques.
Selon la théorie qu’il professe de la constitution humaine, le médecin coordonne sa pratique curative.
Pour prendre le plus vaste horizon de conjectures, nous placerons celui qui ne connaît que la vie physico-chimique à l’opposite de celui qui ne croit qu’à la vie spirituelle. Entre eux, se rangent ceux qui admettent l’existence d’un principe intermédiaire, semi-matériel, semi-spirituel.
Voici donc trois grandes classes : les positivistes, les occultistes, les mystiques.
Mais, le positiviste peut ne voir que la matière, ou bien admettre une intervention psychologique possible, ou une intervention dynamique encore mystérieuse.
L’occultiste peut se borner à la matière, ou aux fluides, ou aux agents spirituels.
Le mystique enfin admet toutes les hypothèses en les ramenant à l’unité de sa foi.
Le thérapeute se sert donc de son intelli-
gence (science), de sa volonté (psychurgie) ou de son amour (prière).
La science ne connaît aujourd’hui que la matière et quelques fluides; elle ne peut donc agir que sur l’organisme physico-chimique et sur quelques fluides. Acetteclasse appartiennent :
1° L’allopathie, l'iso-l'opo-, la métallothérapie, la chirurgie, les régimes (Kneipp, climatologie) ;
2° L’homéopathie, l’électro-homéopathie, la spagyrie, la médecine astrologique (D r Duz), et les thérapeutiques par le mouvement (Charles Cros), les couleurs (Chinois), l’électricité, la chaleur, le radium, etc. ;
3° La volonté du médecin peut agir sur le patient, parle massage, le magnétisme, la suggestion, le raisonnement (psychiatrie);
4° Ou sur le milieu psychique : sorts, charmes, transplantations, conjurations magiques, talismans, transferts;
5° Le malade peut agir sur lui-même : auto-suggestion, christian-science, régime respiratoire, hata-yoga, statuvolence ;
6° Le médecin peut demander à l’inconnu la guérison: aux esprits des défunts (spiritisme), à des dieux (sacrifices polythéistes, évocation), à des saints (reliques, pèlerinages, prières rituelles);
7° Et enfin à Dieu Lui-même (Théurgie).
Nous allons examiner en détail chacune de ces méthodes, pour en connaître les avantages et les inconvénients, car toutes sont approximatives; chaque thérapeute sait un certain nombre de vérités, peut un certain nombre de cures ; par suite, son action se renferme dans des limites assez restreintes, de quelque dévouement, de quelque érudition dont il fasse preuve.
Chirurgie.
Le chirurgien n’a qu’un champ limité dans l’exercice de son art. De plus il est fatalement fauteur d’une souffrance, en dehors de celle du patient, qu’il lui est impossible d’éviter, ni d’amoindrir. Le membre, ou l’organe, qu’il enlève et qu’on a le tort de conserver, quand on peut les rendre à la terre, se voient, selon leur aspect spirituel, mis à part dans les réserves des ateliers invisibles de la Nature, d’où sortent les corps animaux. Ils demeurent là, entassés, dans l’inaction, sans progrès, jusqu’à ce que leur substance physique ait subi une complète réabsorption dans le sol. L’heure où l’esprit de ces organes retranchés devient propre à une autre information, n’est pas celle où le corps mutilé auquel ils appartenaient, libère son esprit : cela produit donc des déséquilibres, des infirmités de naissance, des atrophies incurables, des monstruosités.
Cependant, le chirurgien est obligé, en
conscience, de tout tenter; mais au moins qu’il connaisse combien il est responsable, combien il est impuissant, combien s’impose à lui le recours à une puissance suprême. Son office est utile; il est l’encaisseur inconscient de certaines dettes ; s'il ne doit pas faire d’opérations pour le gain, ni à la légère, il est tenu d'agir quand un diagnostic scrupuleux le lui conseille.
Et puis, le malade subira toujours la somme de douleurs dont il est comptable ; l’anesthésique n’est qu’un retard à l’échéance ; voyez ce que souffre au réveil le chloroformé, quel enfer c’est qu’une démorphinisation.
Toutefois, il faut savoir que le chirurgien supprime des effets, mais non les causes ; sans parler des réapparitions connues des maladies, un an, dix ans après l’opération, le mal retranché aujourd’hui, renaîtra peut- être dans l’existence suivante, ou plus tard; l’hérédité n'est pas autre chose.
Médecine officielle
L’allopathie, quel qu’en soit le système, ne traite non plus que les symptômes. Bien plus, elle combat une forme pathologique, en en provoquant une autre ; elle risque de fatiguer l’estomac ; elle n’agit que sur les indications d’un diagnostic incertain, difficile à établir; sa pharmacopée change sans cesse ; toutefois, on remarque sa tendance actuelle à sortir de la physique, de la considération de quantité, pour venir à la chimie, à la notion qualité, ou dynamisme. Telle est la base de l’isopathie, qui emprunte au malade lui-même la substance médicamenteuse ; de l’opothérapie, qui la recherche dans les organes correspondants de l’animal ; de la métallothérapie enfin, (Burq) surtout dans l’usage des états colloïdaux : toutes méthodes qui viennent en droite ligne de l’hermétisme spagyrique, de la tradition populaire, de l’empirisme antique.
Notons tout de suite, bien que l’on comprendra mieux ceci après avoir pris con-
naissance des thérapies indoues, qu’une route inexplorée s’ouvre derrière les broussailles de l’homologie et de l’anatomie philosophique. La place memanque etla science aussi pour développer mapeusée; mais si l’on dressait un catalogue des analogies morphologiques dans l’organisme (os, muscles, liquides, vaisseaux, graisses, nerfs), on trouverait qu’en agissant sur des cellules de telle forme, sises par exemple au pied, toutes les cellules de même forme s’en ressentiraient; l'emploi serait souvent possible de révulsifs et de poisons violents (1).
On remarque actuellement un grand retour aux maximes de la vieille école de Salerne. Depuis Kneipp, les régimes se sont multipliés : la forêt, la mer, la montagne, la nourriture, l’exercice sont prescrits systématiquement. Cette médication naturelle est excellente, lorsque le médecin possède de la conviction et lorsque le malade est scrupuleux. On obtient ainsi une épuration de l’organisme, une stimulation, et une moindre fatigue par le végétarisme. La cure de soleil est tonique ; il y a toujours avan-
(1) Cf. Oken, Adrien Peladan ( L'Homéopathe des familles et des médecins , Paris, 1875), Encausse, etc.
tage, en Europe, à aller nu-tête et nu-pieds. Pour l’hydrothérapie, l’eau courante est la meilleure; il faut en user surtout pour les talons et le périnée, se réchauffer de suite après le bain; si on soigne sa réaction on n’a rien à craindre de la neige, de la pluie, ni du soleil ; à table, la mastication prolongée est excellente; il faut que l’aliment solide devienne liquide, et descende tout seul ; se lever avec le jour; dormir la nuit seulement. Avec cela, on peut réduire bien des diathèses inquiétantes.
Homœopathie.
Jusqu’ici, l’agent curatif s’adresse au corps. Hahnemann a su l’éthériser jusqu’à l’impondérable. L’homœopathie estassurée de réussir quand la force vitale est active, chez l’enfant par exemple; parce que sa dilution ne fait qu’indiquer au pneumo-gastrique ce dont il a besoin, et il va le chercher lui-même dans le bol alimentaire et dans les tissus. Mais il faudrait que les remèdes homœopathiques fussent préparés à la main et non pas industriellement. Des remarques semblables s’appliquent à l’électro-homœopathie de Mattéi.
Il y a une école allemande d’homœopathes qui, revenant à la tradition hermétique, accordent de l’importance aucoursde la Lune ; un français, le D r Duz, qui fit de très belles cures, créa un système de médecine astrologique, renouvelé des Arabes, d’Arnaud de Villeneuve et des Rose-Croix; dans cette hypothèse, on s’attaque franchement au
double fluidique du malade, et même à son corps astral. L’action est plus certaine, mais aussi l’erreur de diagnostic est de conséquences plus graves. Voyons les racines traditionnelles de ce système ; personne ne nous renseignera mieux que Paracelse.
s P a gyrisme.
L’homme est composé de trois parties : une divine, venant de Dieu, comprenant le libre arbitre et la volonté, capable, chez les sages, de gouverner complètement les deux autres : c’est l’Ame.
Une seconde partie, qui est l’Esprit, venant du Firmament, c’est-à-dire des roues astrales.
Une troisième, qui est le Corps, venant de la terre.
N’étant pas mystique, mais physiologiste, naturaliste, médecin et magicien, Paracelse ne s’occupe pas de l’Ame; il étudie l'Esprit surtout dans ses relations avec le Corps, et le Corps dans le jeu de ses dynamismes fonctionnels.
L’esprit vient du chaos aérien et stellaire; il porte en lui le résumé de toutes les forces astrales, on l’appelle Mens; ses facultés embrassent ce que l’École appelle la psychologie en même temps que les opérations de la Vie physiologique.
Lorsqu’une âme est appelée à descendre sur la terre, elle se choisit dans la mer astrale un spiritus approprié à sa propre nature, à celle des parents terrestres et à sa destinée future d’incarnation. Les Esprits des parents se conjuguent comme leurs corps et collaborent à la procréation du germe spirituel de l’enfant.
De cette semence spirituelle vient la vie organique, parce qu’elle contient en puissance un esprit vital qui se développera dans l’atmosphère flaidique de la terre.
Paracelse considère ce développement comme la balance ou la polarisation en équilibre instable d’une dualité qui, à l’état statique, s’appelle esprit et corps; à l’état physiologique, absorption et élimination ; à l’état biologique, vie intellectuelle et vie végétative.
Ainsi l’homme visible et l’homme invisible sont dans une relation de réciprocité.
Le premier agit sur le second par les perceptions, le second agit sur le premier par l’imagination.
Paracelse conçoit donc l’imagination une comme faculté vivante, comme le médiateur plastique d’Eliphas Lévi.
L’homme spirituel descend ainsi dans la matière par les cinq sens ; et le corps de chair monte jusqu’au corps astral par les digestions et les purifications de sa vie.
Quand la conception a eu lieu, l'esprit du fœtus reçoit les impressions des astres à travers l’esprit de la mère : d’où l’importance de la vie psychique pendant la gestation.
Une fois l’enfant né, il agit suivant les inclinations des astres d’abord, ensuite de son atavisme ; le tout est dirigeable et rectifiable par la volonté. La volonté dirige donc la motricité, et son instrument est la foi.
L’humeur radicale de l’esprit dirigé par le concours des esprits des parents produit l’esprit vital; de même que la semence matérielle produit une humeur vitale qui est physiologique. L’esprit vital meurt dès que la vie s’éteint, au moment marqué par Dieu et qu’on peut découvrir astrologiquement. Ainsi le temps exerce sur l’humeur vitale (de la vie organique) une action corruptrice qu’il est possible de ralentir, mais non d’arrêter entièrement. Donc, d’après Paracelse, l’immortalité terrestre est impossible.
A l’esprit vital appartiennent la force, la puissance, la vie et le baume. Ce baume est la force de conservation qui a son siège dans le cœur et qui se spécialise dans les divers organes anatomiques. Notre corps est ainsi le champ de bataille de deux forces : l’une astrale, qui tend à retourner dans sa matrice
cosmique et qui se compose de sel, de soufre et de mercure; et l’autre électromagnétique, dans la chair, le sang et les membranes, qui lutte contre la première au moyen du baume, agent conservateur.
De la liqueur vitale viennent aussi les qualités mentales ou psychiques. L’Esprit, puissance invisible et impalpable, peut dominer le corps par la pensée, en passant par le mens. Il est l’œuvre de la volonté, tout au moins quant à son développement ; il se spécifie pour diriger toutes les fonctions organiques; pour cela, ces spécifications sont au nombre de sept, correspondant aux planètes comme suit :
Le cœur possède un esprit solaire,
Le cerveau — lunaire,
La rate •— saturnien,
Le poumon — mercurien,
Le rein possède un esprit vénusien,
La vésicule biliaire — martien,
Le foie — jupitérien.
La matière du corps représente la Terre. Chacun de ces esprits va du cœur à son lieu et en revient.
Les astres exercent une influence sur le corps; et les organes,astres du corps, exercent à leur tour une influence les uns sur les autres. Les astres, dans leur mouvement, dégagent une exhalaison spirituelle qui,
mêlée à l’atmosphère ignée de la terre, produit une essence qui porte leur influx sur notre esprit.
Ce n’est pas cette essence astrale qui fournit la matière de notre esprit; c’est le milieu même dans lequel se meuvent les astres; et ce milieu, évertué par la force atavique des parents, forme l’essence de la semence. Le milieu astral vit et s’organise sous la direction duM ou Magnale universel, qui est le principe magnétique des mondes; appliqué à l’individu humain, il noue le lien qui attache la vie à notre corps; il lutte contre l’action d’un agent appelé archée destructeur, cause efficiente de la décrépitude, tendant à réduire notre corps à sa dernière matière parla chaleur et les combustions organiques qu’il dirige.
Voilà comment l’enfant naît avec son firmament et ses sept planètes : c’est Y Eus naturale .
On trouve aussi dans l’homme les quatre éléments :
Le Feu sort de lui par les yeux;
L’Eau s’y trouve dans tous les vaisseaux ;
L’Air y est le moyen des mouvements;
La Terre, enfin, y entre par les aliments.
D’autre part, les complexions, qu’il ne faut pas confondre avec les qualités psychiques se déterminent par le goût de l’Ens naturale.
L’amertume produit la complexion colé rique ou bilieuse;
L’acidité produit la complexion mélancolique;
La douceur produit la complexion phlegmatique;
La salinité produit la complexion sanguine.
Tout est dans l’homme : les mouvements des Étoiles, les propriétés des Éléments, les substances des trois règnes, les fluides atmosphériques ; mais ces choses existent en lui virtuellement et non pas substantiellement; il y a de l’or dans le corps, mais qui n’a pas le même aspect que l’or de la Nature.
Les substances de notre corps peuvent se classer en quatre groupes : le sang, la graisse et les muscles, l’eau de la moelle et des os, les résines et les gommes des viscères et des tendons; le corps des animaux peut aussi être séparé de la même façon et fournir ainsi des médicaments précieux. On se rappellera pour leur emploi que :
La vie de l’homme est un baume astral, un feu céleste ;
La vie des os est la mumie ;
La vie du sang est le spiritus salis ;
La vie du bois est la résine;
La vie des plantes est une liqueur de la
Et la vie métallique, une graisse cachée venue du soufre; et aussi que les créatures des trois règnes ont un Sel pour corps, un Mercure pour Esprit et un Soufre pour Ame.
Tout dans la Nature est mêlé de bien et de mal, de pur et d’impur ; tout aliment contient donc un baume et un poison, un conservateur de notre corps et un destructeur ; c’est l’estomac qui est le grand alchimiste ; quand il travaille bien, il chasse les poisons absorbés par les ouvertures du corps.
Le mercure est éliminé par la peau;
Le soufre blanc par les narines;
L’arsenic par les oreilles:
Le soufre par les yeux ;
Le sel dissous par la vessie ;
Et le soufre putréfié par l’anus.
Chacune des fonctions de la vie organique est de plus gouvernée par un esprit qui est l’Archée ; il y a ainsi l’Archée de la digestion, l’Archée de la respiration, etc.
En outre de la corruption intérieure, apportée par l’ingestion des aliments, nous sommes défendus contre la corruption du milieu parla peau comme par un bouclier.
Cependant, quand le baume du corps a été surpris, la maladie entre en nous, ou plutôt elle s’y développe ; car nous portons dans notre Spiritus, corrompu depuis la chute de notre premier père, les germes de
toutes les maladies. Ainsi toute maladie est, en son essence, une expiation.
Les maladies entrent soit par VEas ou être physique, soit par le Mens ou être psychique; dans ce dernier cas, elles viennent, ou d’un influx pernicieux des astres, ou des enchantements d’un magicien noir, ou de l’imagination d’un ennemi, ou de la nôtre propre.
Ainsi, c’est le malade lui-même qui se nuit dans les cas de succubat et d’incubat, en ouvrant une porte à l’action mauvaise des diables.
Les maladies chroniques viennent des étoiles ;
Les maladies aiguës, des éléments;
Les maladies naturelles, de la complexion;
Les maladies colorantes, des humeurs.
Paracelse énumère cinq causes des maladies :
1° Les mauvaises influences astrales;
2° Les mauvaises assimilations;
3° L’hérédité ;
4° Les affections mentales ;
5° Les châtiments divins.
Chacune de ces causes peut produire n’importe quel désordre; de sorte qu’il y a cinq sortes de phtisie, cinq sortes de rhumatismes, etc.
Le diagnostic est donc d’importance primordiale, et la science des signatures lui
offre des cadres très commodes. Ensuite viennent la préparation des médicaments,, et leur administration.
La mort de l’homme consiste dans l’enlèvement de l’air vital, l’évanouissement du baume, l’extinction de la lumière naturelle et la séparation du corps, de l’âme et de l’esprit.
Le corps physique retourne à sa matrice, la terre. Le corps céleste ou spirituel continue quelque temps à vivre ; c’est lui qui apparaît sous la forme de spectres, visions, fantômes, etc., puis il va se dissoudre dansle chaos aérien. Enfin, l’âme retourne à sa source divine.
Il faut noter ici que, quand l’homme est mort, ses parties constituantes matérielles continuent d'agir pendant quelque temps; leurs esprits vitaux particuliers ne les quittent pas de suite ; ces effluves constituent la mumie; ils sont revêtus d’une force magnétique qui, lorsqu’elle est grande, possède un aimant capable de produire des guérisons étonnantes.
Telles sont les grandes lignes de l’enseignément de Paracelse sur le fonctionnement organique de la machine humaine ; nous nous permettrons de conseiller à ceux de nos lecteurs qui voudraient assentir complètement à l’esprit de ce système, de réduire en tableaux les données contenues dans les quel-
ques pages qui précèdent. Pour ceux qui n’ont pas la facilité de lire en latin ou en allemand les œuvres de ce Paracelse, nous leur recommanderons les livres de Bouché, de Franck, d’Éliphas Lévi; celui de Marc Pompée Colonne, qu’a réimprimé la Thérapeutique intégrale et surtout l’excellente étude du D r Louis Durey, publiée sous le titre de : la Médecine occulte de Paracelse .
L’originalité du spagyriste réside dans les points de départ de son diagnostic et dans sa pharmacologie. L’iatrochimie est venue en Europe par les Arabes, par les Israélites et par Byzance; mais les Arabes la tenaient des Perses et des Indous, fort estimés à la cour des princes mahométans vainqueurs.
Aujourd’hui encore, on trouve dans ce pays, comme dans l’Islam, comme en Chine, des initiés hybrides qui ne se bornent pas aux seules manipulations chimiques. Ils croient pouvoir ajouter à la matière en coction un dynamisme supérieur provenant soit de leur volonté propre, soit d’agents spirituels objectifs, soit de fluides devinés astrologiquement.
Toutefois, ce sont les plus hauts parmi ces adeptes de l’alchimie médicale qui, seuls, reconnaissent qu’à leur science, qu’à la force naturelle, il faut pour obtenir un produit parfait, la collaboration demandée, et non exigée, de la Lumière de la Grâce divine. Ce sont les hermétistes chrétiens.
Dynamothérapies.
La gymnastique médicale agit non seulement comme productrice de chaleur, comme aide à l’élimination, comme agent esthétique pour le squelette et pour le muscle; — mais aussi comme productrice d’énergies électro-magnétiques, que M. le Professeur Charles Henry a cataloguées comme suit :
Les sensations agréables, les mouvements de bas en haut, du centre à la circonférence, de gauche à droite, d’arrière en avant, sont dynamogènes.
Les sensations désagréables, et les mouvements inverses sont inhibitoires.
Le génial Charles Cros, le véritable inventeur du téléphone et de la photographie des couleurs, fut aussi le premier qui, en Europe, indiqua cette application. Elle produit des effets plus durables si on peut la compléter par quelque chose de très inconnu aujourd’hui, mais que nous verrons plus loin une école hindoue employer ; le roi David, pour Saül autrefois, et l’athlète San-
dow, pour ses muscles aujourd’hui, s’en sont servis, répétant l’un la légende d’Orphée, l’autre certains emplois des modes musicaux grecs.
Dans cette « musicothérapie », — que l’on me passe ce néologisme, — tout est à établir : le rhythme, la mélodie, le mode, l'harmonie, le timbre des instruments.
Quelque jour pourrai-je, s’il plaît à Dieu, présenter une esquisse de cet art, à moins qu’auparavant, le D r Papus, héritier intellectuel de Saint-Yves d’Alveydre, n’ait extrait des documents de ce maître les adaptations musicales de son Archéomètre.
Quant à la photothérapie, ou chromothérapie, nous verrons plus loin leur emploi par certains occultistes hindous. Les dermatologistes Leredde et Paulrier ont écrit un remarquable compendium de tout ce que la médecine et la biologie moderne ont découvert sur l’influence des couleurs (1). Leur livre est indispensable à connaître avant tout essai pratique ; il est d’ailleurs en germe dans les tableaux des Tattwas que l’on trouvera plus loin, mais pour l’utilisation desquels de nombreuses expériences préalables sont nécessaires. La Chine connaît la photothérapie; notre moyen âge s’en est servi, mais accidentellement.
La lumière solaire influe sur tous les développements organiques; le bleu, le violet et l’ultraviolet sont excito-moteurs ; le rouge développe les cultures de microbes; le soleil les stérilise par les rayons chimiques, le bleu, le violet et l’ultra-violet. Les mêmes rayons favorisent la croissance des plantes, non pas en longueur, mais en volume ; c’est l’obscurité qui produit chez elles une dégénérescence gigantique. L’influence est la même chez les animaux. Le rouge, le jaune et le vert sont, par contre, atténuants, calorifiques, non chimiques.
Les autres thérapies sont assez connues pour que je me dispense d’en parler.
Médecine des Fluides.
Ici se placent les méthodes qui agissent sur les organismes invisibles : le double magnétique, le corps astral, le courage au sens latin du mot et le mental. Etudions-les dans l’ordre.
Le massage exerce une action mécanique, et magnétique. Les masseurs officiels et les médecins ne croient qu'à la première; il est donc logique de leur part d’avoir inventé des appareils automatiques, qui suppriment à l’opérateur la fatigue et prolongent à volonté le temps des séances.
Toutefois, le traitement manuel n’a jamais lieu sans que l’effort musculaire s’accompagne de dégagements électriques et magnétiques dont le patient profite et qu’aucun appareil ne peut remplacer. Le masseur qui sait cela trouve une économie de temps, une efficacité plus grande, à conduire ses doigts non plus sur les masses musculaires ou adipeuses, ou sur les arrêtes osseuses, mais sur les trajets des nerfs de la moelle allon-
gée; il faut donc, en ce cas, qu’il connaisse parfaitement la topographie du système nerveux tout entier. La cellule nerveuse est la plus évoluée de toutes les cellules; en agissant sur elle, les autres recevront nécessairement, et normalement l’influx curatif.
En raison de la qualité des forces qu’il manipule, on recommande au masseur une vie sobre, continente, et une honnêteté morale infaillible.
Magnétisme.
A côté, se place le magnétiseur. II s’en compte plusieurs écoles, et cela n’a rien d’étonnant si l’on songe qu’il ne se trouve peut-être pas sur la terre, trois personnes qui sachent réellement ce que c’est que le magnétisme. — Mais, de même qu’on plie aux usages domestiques la mystérieuse et terrible électricité, on peut faire beaucoup de choses avec le magnétisme sans le connaître.
Ceux qui ne voient dans ce fluide que le rayonnement odique, n’ont pas tort, quoi qu’il soit quelque chose de plus. Il a bien dans l’homme, ses trois pôles, comme le précédent, mais la volonté ou l’amour le dynamisent et peuvent en déculper l’énergie. De sorte que le magnétiseur doit être d’abord un honnête homme et de plus un homme de bien.
Le corps magnétique humain ressemble assez à soncorps odique (1), mais il possède,
(1) Voir les travaux de Reichenbach et de Durville.
en outre des formes, étudiées par M. Leadbeater, tout un système inconnu de triangulations, de caducées et de courants cycliques, qu’il est inutile que j’expose, puisque je n’ai aucun moyen de prouver la véracité de mes dires.
Une reste donc au magnétiseur consciencieux qu’une seule méthode : la compassion active, et qu’une seule ressource, la foi en une Puissance supérieure auxiliatrice. En d’autres termes, il remédie au défaut de données positives sur la force qu’il emploie, en effaçant sa raison, en exaltant cette force par l’appel d’un principe plus haut que l’intelligence, en lui-même et hors de luimême.
On naît magnétiseur; on ne peut pas développer le pouvoir de guérir, si on n’en porte point le germe ; car il est aussi malsain de développer « à force » la faculté magnétique, qu’il est malhonnête d’amasser de l’argent par n’importe quel moyen. Il y a des prescriptions hygiéniques, diététiques, morales et psychiques à observer ; mais ne vous livrez pas à des entraînements plus ou moins orientaux : la phtisie ou la folie sont au bout. Avec le bon vouloir, n’importe qui peut soulager le voisin ; un livre ultérieur donnera de plus amples détails sur ce sujet.
Psychiatrie.
L’hypnotisme et les suggestions constituent des remèdes plus anormaux et moins efficaces que le simple magnétisme. Ils guérissent bien peu, et en tout cas laissent sur le psychisme du sujet une empreinte qui dégénère trop facilement en tare ineffaçable.
Un spiritualiste ne doit les employer sous aucun prétexte ; ce sont des moyens violents, morbides, à réactions fatales.
La psychiâtrie ou la psychothérapie officielle n’est d’ailleurs qu’un genre de suggestion verbale, adressée au mental du malade; à l’intelligence, à la logique, à l’émotion, le médecin ajoute le triple magnétisme du regard, du geste et de la voix. Villiers de l’Isle Adam a donné un merveilleux exemple de cette puissance de la conversation dans Akedysséril. Socrate ne faisait pas autre chose sur la place publique.
Mais là encore, l’important pour que l’opérateur garde toute sa force, c’est de tenir sa distance et de rester impassible. Il faut
qu’il souhaite ardemment améliorer, guérir; que cette ardeur reste dans son plan psychique, qu’aucun autre désir ne la trouble.
Le psychiatre doit donc avoir des principes, un jugement net, une intelligence cultivée, beaucoup de tact, de la mémoire, de l’élocution, du rayonnement, et une originalité qui s’impose à l’attention vacillante de l’aboulique et du neurasthénique.
L’homme est à la fois une machine et une intelligence.
La première est la vie végétative, qui suit son cours, par le grand sympathique, sans intervention de la volonté, et dans laquelle s’exercent les instincts.
La seconde en double. Quand les nerfs moteurs et sensitifs amènent à la moelle les impressions, pour en faire des réflexes, cela s’appelle l’être impulsif, le centre passionnel.
Quand ces impressions parviennent au cerveau, c’est l'être raisonnable, le centre intellectuel qui engendre des idées. Cellesci sont les fleurs delà sensation, et deviennent, avec le temps et le travail, des fruits, des facultés (1).
Par conséquent, le psychiâtre doit pou-
(1) Cf. D r Pàpus. — Magie pratique , 2 e éd.
voir jouer sur le psychique du malade comme sur un clavecin ; il doit pouvoir provoquer l’intérêt, l’étonnement, la crainte, tous les sentiments, en les faisant naître de sensations habilement provoquées ; puis extraire de ces sentiments des idées, des associations, des réflexions, des pensées ; de sorte que le malade se réveille peu à peu et redevienne capable d’être à nouveau son propre médecin.
Taôisme.
C’est ici le lieu de parler d’une méthode curative peu connue qui procède de la psychologie pour agir sur la physiologie ; je n’en dirai d’ailleurs que quelques mots.
Chez les Jaunes, le peuple se sert d’une pharmacopée naturelle très semblable à la nôtre (1). Il se trouve en outre là-bas des docteurs dont la très curieuse science dérive, par une suite originale de syllogismes, des conceptions les plus métaphysiques auxquelles Lao-Tzeu donna voici vingt-six siècles, leur forme définitive. Les grandes lignes de leur système, d’après le premier auteur européen qui ait eu la conscience, avant de parler du Taôisme, d’en subir la discipline se résument ainsi (2).
En bas du composé humain se trouvent :
1° Le corps solide ;
2° Le sang, véhicule de la vie animale.
(1) Thérapeutique intégrale , 1899.
(2) MA.TGIOI. — Les sept éléments de Vhomme, in-8, 1895
En haut :
7° La volonté, l’étincelle divine, l’âme, le soi ;
6° L’entendement, l’intellect, l’association des idées.
Au milieu, comme intermédiaire, un organisme astral, doué de chaleur, de mouvement, de lumière, qui se dépolarise suivant qu’il s'occupe du corps ou de l’esprit; cet astral se divise en :
3° Chaleur, au pohion ;
4° Souffle vital, mouvement, dans le cœur;
5° Lumière, dans le cerveau.
De sorte que les éléments 1 et 7 sont en dehors de l’organisme vivant ; le n° 1, passif, écorce, caput mortuum, le n° 7, libre, maître, impassible.
Les éléments 5 et 6 ne peuvent être affectés essentiellement, puisqu’ils proviennent du 7 ; les éléments 1 et 2 ne peuvent être attaqués directement par des agents morbides extérieurs ; toutes les maladies autres que l’accident matériel, l’anémie, ou la corruption, entrent par le 3, le 4 ou le 5.
Si le malade est pris à temps, s’il a une santé physique normale, le docteur taoïste peut établir un diagnostic psychique et en déduire un traitement psychique. Sa méthode est donc le raisonnement sur des données psycho-physiologiques. Et comme
il a en vue d’agir sur un élément subtil : le souffle vital, ses médicaments seront très énergiques : des poisons et des révulsifs.
Les viellards, les anémiés, les dégénérés, ne trouvent donc point de salut dans cette méthode. Les savants jaunes ont pour eux une longue éducation, car leur charge est souvent héréditaire; une logique subtile et hardie ; la confiance dans leur savoir traditionnel, et par suite la foi populaire.
Les Essences subtiles.
Tout ce que nous venons de dire de la kinésithérapie, de la chromothérapie, du magnétisme et de la psychothérapie, se trouve dans un système hindou, formé d’éléments védiques, védantiques, tantriques, sankhyas, yogatcharyas et hâta-yogas. Je vais essayer de le présenter le plus clairement.
Les Yédas, surtout leurs Upanishads, assignent à la Nature, une cause première, Brahman ou Parabrahm, qui ne peut être définie que par : « Ni ceci, ni cela ». Cette unique, infinie, éternelle et absolue Réalité <€st sans aucune qualification. Lorsqu’il crée, il devient Brahman avec attribut, et se manifeste aussi bien dans l’Univers que dans l’homme dans la trinité :
Atma, soi, âme suprême, immuable, atomique.
Pourousha, esprit, principe vital, miroir, •énergie.
Prakriti, matière-racine, muable, transformable.
Le quatrième système philosophique, le Sankhya, est l’étude rationnelle du, ou plutôt des Pouroushas créaturels, capables d’évolution au moyen de l’univers matériel ou Prakriti. L’esprit est la vie ; et la matière primordiale est identifiée à l’espace. Spécialisons-nous vers le sujet qui nous occupe.
Le corps humain est formé de mélanges, à doses différentes, de force et de matière. Quand la maladie survient, c’est en somme toujours une rupture d’équilibre; ce dernier peut être rétabli soit en agissant sur le côté matière, soit sur le côté force.
D’autre part, un aspect de Prakriti joue le rôle de Pourousha quant aux modes plus matériels que lui-même. Le corps magnétique est donc la vie du corps charnel ; le corps astral la vie du magnétique et ainsi de suite. Or, considérant la substance primordiale, le Sankhya y voit l’espace peuplé d’atomes, qui reçoivent de l’Esprit le mouvement selon cinq modes (1); ces cinq types simples sont les Tattwas ou essences ; ce sont:
1° Le vide, atome indépendant, l’espace cosmique;
2° L’étendue définie, mouvement centrifuge, circulaire, l’atmosphère;
(1) Les occultistes hindous énumèrent sept modes et non cinq. Mais, pour rester clair, tenons-nous en aux cinq exotériques.
3° Le feu, le nodus vital, mouvement, alternatif ; lumières, forces électro-magnétiques ;
4° L’étendue en équilibre, l’eau, les fluides passifs, principes nourriciers de la vie organique ;
5° L’étendue pleine, le solide, le fixe, la forme arrêtée.
Ces éléments, auxquels les Gourous ajoutent deux innommés, se looalisent dans le non-moi, d’une part, et dans l’être humain d’autre part, sous cinq combinaisons (ou 7) dont voici les titres.
Les facultés spirituelles^); mentales (B) et vitales (C) ; les sens (D) ; les organes d’action (B); correspondant dans l’ordre aux cinq essences ci-dessus.
Ce qui permet d'inscrire l’analyse de l’être humain dans un tableau (5 X5) • 25 cases, pour le philosophe et de (7X7) 49 cases pour l’occultiste hindou.
(A) Les facultés spirituelles, formant le corps permanent de l'âme, qui plane sur l’océan des réincarnations, se nomment des Saktis (forces); elles sont les produits de la combinaison de la force sur-terrestre avec la substance de l’esprit humain. Je les indique dans l’ordre du premier quinaire des Tattwas:
1° Le verbe, le soi, donc la dualité; le
rhythme, le nombre, la période: la conscience (1) : larynx ;
2° La volonté réalisante: création, mouvements physiques, mentaux et magnétiques, action sur le milieu : plexus solaire ;
3 Ü La connaissance: idéation, mémoire, réflexion, méditation ; perceptions clairvoyantes ; suite des états de conscience : front ;
4° L’adaptation, l’organisme, la sélection, l’attraction des semblables,la force d’espèce : moelle épinière;
5° La grande force: la corrélation, l’équilibre dynamique, la vie physique centrale ; la causalité (le Karma) : organes de reproduction.
Ces facultés générales se spécialisent dans l’individu, en facultés psychiques, suivant le même ordre :
( B ) 1° La conscience ou le moi comme sphère contenant toutes ses possibilités; le sens intime en dehors de tout objectif ;
2° La sagesse, la sapience, la science infuse, la volonté sereine ; le moi dans sa perfection ; état de la conscience qui a fini tout ce qu’elle est capable d’expérimenter ;
3° Le mental, percevant, concevant, raisonnant, imaginant, pensant. Transforme les matériaux de la connaissance sensible
^1) Résultat des deux Saktis ésotériques : YAdiet la Tchit,
en flammes intuitives de la connaissance abstraite ;
4° Le désir volatil; le doute, la comparaison, le sentiment, la passion toujours renaissante ;
5° Le moi central, l’égoïsme, l’individualisme.
{€) Les cinq souffles vitaux [Vayous) sont indiqués plus loin.
( D ) Les organes sensoriels sont :
1° L’oreille, sens du son, de l’espace, de l’intellect;
2° La peau, sens du mouvement, du tact ;
3° L’œil, la forme, la couleur; reçoit et rayonne ;
4° La langue, le goût, passif ; sens de l’adaptation ;
5° Le nez, l’odorat (aliments et rut animaux) ; passif.
(. E ) Les organes d’expression sont:
1° La voix, le verbe, créateur; les nerfs ;
2° Les mains : geste, façonnement extérieur ; les muscles ;
3° Les pieds, déplacement ; développent la chaleur et le feu vital ; le squelette ;
4° Anus, urèthre; les secrétions, sueur, etc. ; les vaisseaux ;
5° Organes génitaux ; d’abord involontaire, leur activité peut être contrôlée ; la moëlle.
Il y a, dit la Tcharaka Samhita , quatre
liquides nécessaires au fonctionnement physiologique :
2° L’air vital (le fluide nerveux) qui circule* dans les canaux des nerfs (Nadis); il est léger, froid, mobile, quintuple ;
3° La bile (Pitta), chaude, amère, huileuse, au goût de viande crue ; son action est tempérante; elle est quintuple ;
4° Le phlegme (Sleshma), froid, humide et doux; inerte; c’est le superflu du chyle - r également quintuple.
Cette physiologie spéciale se développe comme suit :
Les cinq souffles vitaux humains sont :
1° Oudanciy dans la gorge, les jointures,, mains, pieds; blanc; produit le cri et le langage ; tient le corps droit ;
2° Vyana , dans la poitrine, chevilles, fesses, oreilles ; jaune ; produit la croissance, la transpiration;
3° Prana , au cœur, nez, gorge, gros orteil, vortex; rouge; chaleur animale, inspiration, toux ;
4° Apana , cuisses, genoux, reins, sacrum, anus ; rose; appétit, digestions, excrétions ; expiration ;
5° Samana, ombilic et partout ; organes génitaux et leurs fonctions ; laiteux ; équilibre, santé.
Ces souffles du feu vital influent sur l’ac-
tivité mentale, sur la température du corps ; ils peuvent être troublés par la nourriture ou la fatigue physique et cérébrale.
Cinq souffles de second rang nourrissent les os et la peau (1).
Les cinq sortes de bile sont :
1° Celle du cœur (?) soutenant la mémoire, la sensibilité ;
2° Bile proprement dite ;
3° Le suc gastrique ; igné ;
4° Dans les yeux, produisant la vue (?) ;
5° Sécrétions sébacées, nourricières du pigment.
Les cinq sortes de phlegmes sont:
1° Synovie ;
2° Dans la gorge et les épaules (?) ;
3° Mucosités intestinales ;
4° Salive ;
5° Liquides céphaliques et oculaires.
Ceci posé pour mémoire, revenons à nos Tattwas.
Ces cinq séries de cinq essences sont dans un mélange intime; la plus matérielle étant la combinaison des quatre qui la précèdent approximativement de la façon suivante (2) :
( 1 ) Sandilly UpAtharva Véda.
(2) Cf. Sankaratcbarya : Panchiharanam , Tatwa-Bodh, Atmabodh, et pour tout ce qui précède, les trad. de Colebrooke, Davies et Wilson, de la Sankhya Karika ; de M. N. Dvivedi, de la Yoga de Patandjali ; Vishou Pourana, I, 10 ; Mandata Brahmana , etc., etc.
VIDE
Vide
VV
Esprit
verbe
Volonté
Connaissance
Organisation
Equilibre
Mental
conscience
Sapience
Mental
Désir
Vital
Sueur
Toux
Digestion
Reproduction
Sens
ouïe
Tact
Goût
Odorat
Membres
oreille
Mains
Pieds
Langue
Génitoires
Pour l’occultiste Yogatcharya, tout est dans tout; le pied, par exemple, dont la vie éthérique est un feu terrestrisé à la cinquième puissance, transmettra les influx dynamiques, qui peuvent lui être appliqués, à l’œil, au poumon, à l’association des idées, à la connaissance abstraite.
Il suit de là une kinésithérapie, une photothérapie, une aérothérapie, une psychothérapie, une hygiène dont les règles semblent parfaitement certaines.
Voici quelques correspondances de ces Tattwas qui peuvent servir d’exemple :
ETHER
Vide
Circonférence
Triangle
Surface
Cube
Incolore
Bleu, vert
Rouge
Vert, lune
Doré
Chaos
Centrifuge
Ascendant
Horizontal
Fixe
Crises
Course
Marche
Le lit
Posture Yôgi
Amer
Acide
Poivre
Astringent
Sucré, amylacé
Pénétrant
Mobile
Chaud
Froid
Inerte
Act. religieuse
Malchance
Energie, effort
Hâte facile
Lenteur
Respir. suspendue
Irrégulier
A droite
A gauche
2 narines
Trachée
Cœur
Ombilic
Prostate
Sacrum
Sons : om, ham
Kna-nga-dja
Dha, tha, pa
Ba, ma, la, ia, ra, na
Va, ca, sa, sha
U
I
E
A
Le thérapeute n’a donc qu’à se préoccuper du symptôme physique, en déduire le pôle qui rompt l’organisme, et entourer le patient de toutes les vibrations complémentaires : couleurs des tentures, lignes des meubles, sons, mouvements, température, aliments, respiration, etc.
Tel est dans ses grandes lignes, celle des thérapies hindoues qui est la plus originale ; les autres se retrouvent chez les peuples de l’antiquité (1).
Il est bien entendu que cette thérapeutique n’atteint et ne vise que le corps subtil ; le corps grossier la ressent beaucoup parce qu’il est inférieur; le mental la ressent aussi mais moins, puisqu’il est plus sublime.
(1) Notons, en passant, l’antique théorie suivante, particulière à l’Inde. L’albumine est le premier liquide organique, sa lymphe devient le sang, lequel produit la fibrine musculaire; celle-ci se transforme en graisse, puis en ce liquide du périoste dont se forme le squelette. La moelle est un produit de décomposition, et elle génère le sperme, synthèse, reproducteur ou vitalisateur. Telles sont les sept Dhatous.
Médecine magique.
Voici maintenant la médecine magique et tout son cortège d’opérations occultes.
Elle se compose essentiellement ;
D’un opérateur, pourvu d’un pouvoir;
D’une puissance objective invisible;
D’un support matériel : pierre, bague, parchemin, momie;
D’une formule ou d’un rit.
Paracelse enseigne cela, et avant lui, toute l’antiquité, et de nos jours encore certains paysans quand ils veulent bien causer; cette méthode acquiert son développement dans le sacrifice rituel, dont nous allons parler tout à l’heure. C’est la formule qui en est l’éclair miraculeux. Toutes les traditions populaires contiennent des formules thérapeutiques qui, récitées avec certains rites, procurent la guérison. Il y a dans cette croyance une série d’éléments dont la Goupta-Vidya (connaissance cachée) hindoue peut nous indiquer la genèse.
Le mantram (nom sanskrit de l’incanta-
tion magique) est, à l’origine, l’expression spontanée, en langue commune, d’une prière quel qu’en soit l’objet. Les quatre Védas contiennent chacun une Samhita, ou collection de Mantras. C’est le quatrième Véda, VAtharvan, qui se compose uniquement de formules magiques sacrificielles et incantatoires. Un mantram ( est l’extrait d’un hymjae sacré, comprenant un ou plusieurs vers, présentant par soi-même un sens complet, tout en étant formé de sons, voyelles et consonnes, choisis systématiquement pour déterminer par leur prononciation, à haute voix, à voix basse ou inaudible, des vibrations spéciales dans l’atmosphère seconde (. Akashà ).
A l’origine, dans la période pré-védique, ces formules n’étaient qu’un simple cri d’appel, du malade, de l’opprimé, du pauvre vers une puissance secourable. Lorsque les cardinaux brahmaniques de Ram-Tchandra, inventèrent l’idiome sanskrit, pour rédiger, en quatre Vedas, contenant la révélation, les quatre Dharma-Shastras, contenant la tradition, les Pouranas primitifs, contenant l’ésotérisme mythologique, et les deux Iti - hâsas historiques, ils combinèrent les formes phonétiques et prosodiques des hymnes révélés, de façon à ce qu’ils contiennent, pour l’initié :
1° Un sens littéral de dévotion ;
2° Un sens intellectuel, une algèbre mnémotechnique, pour la philosophie, la psychologie, l’alchimie, la cosmologie, la théologie, la sociologie, et la mystique;
3° Un sens de pratique occulte, comprenant tous les arts ésotériques : divination, thaumaturgie, magie naturelle, météorologique et religieuse, psychurgie, et médecine.
Telles sont, du moins, quelques-unes des applications les moins secrètes de l’hiéroglyphisme sanscrit.
Plus près de nous, on voit la même méthode employée par les professeurs chaldéens de Babylone(l), et les rabbins postérieurs à Salomon. Ce roi-mage et son père furenttous deux des inspirés ; ce qu’ils écrivirent, souvent, ce ne fut pas d’eux, mais de Tange qui les enseignait. Et comme tout langage, l’hébreu possède son herméneutique spéciale ; de sorte que les cris de vengeance, les supplications passionnées, les dithyrambes ardents qui sont dans les Psaumes ou dans le Cantique , le rabbin en a scruté les accents, compté les lettres, réglementé la prosodie, fixé la récitation, d’après ce qu’il savait des rapports secrets qui unissent chaque caractère hébraïque à un
(1) Cf. V. Henry. — La Magie dans l’Inde ; F. Lenormant. — Le Magie chez les Chaldéens , à consulter pour les documents, et non pour la doctrine.
ange de Jéhovah, à un esprit de la Nature. Et ensuite, de nos jours encore, l’Israëlite fidèle, répète avec foi, ces mêmes sons, ces mêmes rhythmes, qui vont atteindre les mêmes agents spirituels, malgré leur probable éloignement actuel.
De même le Soufi, récite sans se lasser les mille versets du Coran que lui ordonne sa confrérie.
De même enfin le paysan d’Europe, qui a hérité de quelque vieux pâtre, un grimoire crasseux, répète sans le savoir telles formules rituelles de l’Église romaine ou de la grecque, que des siècles de générations ignorantes ont rendues méconnaissables. Et l’esprit que l’eggrégore religieux catholique ou orthodoxe attacha sur tel nom divin, sur telle invocation, obéit encore à la foi du sorcier ignare.
Ainsi donc, il se trouve à l’origine de chaque religion, une période printanière de croyance fervente où rayonne à nu la puissance divine du fondateur; l’une ou l’autre de ses paroles, le cri spontané des naïfs égoïsmes, des besoins impérieux les imprègne de la vitalité terrestre et humaine, et les dévots remarquent expérimentalement que telle formule guérit telle maladie ou préserve de tel accident. Ainsi cette formule s’invigore par l’usage; puis les théologiens interviennent, codifient, systématisent, et
s’ils ont de la subtilité, bâtissent, comme firent les Brahmes, une synthèse complète, avec les pierres de l’alphabet.
Mais ce qui eut lieu pour la construction du zend, du chinois primitif, de l’hébreu et du thébaïque, se vérifie pour tous les idiomes; car l’homme ne peut pasinventer seul un langage; il lui faut la collaboration invisible d’un agent du Verbe universel.
Ainsi s’est formée dans l’Inde la « science des cryptes », sur l’étude du son; ainsi les cercles de Kabbalistes fixèrent par les règles des accents et des « couronnes » leurs découvertes de magie acoustique déterminant les sens législatif, philosophique et ésotérique de la thorah; ainsi, sur la trame décousue des restes de psalmodies hébraïques et bouddhistes échouées dans le chaos de Byzance, la ferveur du moyen âge broda le sublime plain-chant, mantram et souara de catholicisme; aujourd’hui les archéologues exhument, dissèquent ces modulations, espérant y découvrir à force de calculs, une acoustique inconnue (1).
En somme, le magicien opère d’après des règles traditionnelles expresses. Sa volonté peut émouvoir un cercle d’invisibles plus
(1) Je me propose de consacrer à cette étude un volume d'une série en préparation sur VEsotérisme catholique.
ou moins hauts; ses pouvoirs peuvent se borner à la guérison d’une seule maladie, ou de quelques-unes, ou à la production de tel ou tel phénomène ; il peut agir à distance, ou illui faut être présent auprès du malade ; il peut ne soulager que des malaises, que changer la maladie, ou quelquefois la détruire ; enfin, son action est subordonnée à une foule de conditions : heure, lieu, aspect céleste, objets, substances, consécrations, formules, état personnel, etc. On va voir tout à l’heure, que la magie ainsi comprise est une science exacte, une mécanique hyperphysique, avecses méthodes, ses équations, ses épreuves et ses instruments.
La Volonté.
A part l’observance d’un régime, il y a des cas où le malade peut se guérir luimême; cela revient souvent à de l’autosuggestion, même si, comme le font les Christian-Scientists, il s’appuie sur des théories métaphysiques tout à fait subjectives.
La psychothérapie exercée par le malade lui-même s’appelle statuvolence, l’étude que cela comporte se trouvera mieux dans le cadre d’un volume prochain : la Culture de la Volonté.
Enfin, parmi les régimes observables par un malade livré à lui-même, il y en a un, très inconnu, très curieux, mais extrêmement difficile et où l’on cotoie sans cesse les dangers les plus divers, c’est le système hindou appelé Hata-Yoga, c’est-à-dire union par l’équilibre du soleil et de la lune; ces luminaires signifient en l’espèce les courants —fet — de notre corps, à l’alternance desquels obéit notre souffle : car nous respirons toujours par l’une ou l’autre des narines, et non par les deux à la fois. Ce qui
gouverne le mouvement de l’air, c’est les poumons; ceux-ci obéissent au pneumogastrique lequel suit l’oscillation du fluide invisible; et ce dernier est une vague sur laquelle le moi, le mental, le cœur, se balance sans contrôle. Si donc on régularise cette alternance, on régularise par en haut, les mouvements psychiques, par en bas, les fonctions physiques : circulation, digestion, élimination, etc. Tout ceci paraît extrêmement simple, mais à la pratique, cela devient tout à fait délicat.
Il faut avant tout un régime moral.
Puis une dépuration physique complète.
En troisième lieu, un endroit propice (convenance des courantstelluriques).
Ensuite, des postures spéciales, au nombre de 8, ou de 64, ou de 108; qui sont presque toutes des acrobaties.
En cinquième lieu, un régime végétarien très sévère.
Un régime respiratoire, avec concentration mentale.
Enfin, et surtout, un maître expérimenté. Inutile de dire que tout cela est impraticable dans la vie européenne; dans l’Inde même, où les meilleures conditions sont réunies, il nyapas un sujet sur deux cents étudiants qui parvienne sans encombre à la maîtrise du système.
Toutefois, on peut y trouver des choses précieuses, mais pour examiner cela, un livre entier serait nécessaire.
Médecine des Invisibles.
Si le malade et le médecin échouent, ils vont chercher un secours ailleurs que sur terre ; ils s’adresseront à l’invisible.
La méthode la plus simple pour cela est celle du spirite ; et font du spiritisme non seulement les hommes et lesfemmes de race blanche assis autour d’une table, ou entrancés, mais les humains de toute couleurs, qui dans la forêt, dans la prairie, sur la montagne, dans les ruines, dans le désert, dans la caverne, appellent les âmes de leurs morts, avec ou sans cris, avec ou sans victimes.
Tout le monde sait ce que cette méthode a de défectueux au point de vue critique du message reçu, et de fatiguant pour les opérateurs; l’homme est à la fois le prêtre et l’holocauste et le parfum ; il est bien naturel que cela l’épuise; c’est ce que les anciens sages savaient éviter, nous allons voir comment.
Nous cherchons toujours dans l’immense trésor des traditions brahmaniques.
Il faut ici rappeler rapidement la place de l’Inde dant l’art de guérir. Ce sont le Tan - dhyama-brahmana du Sama-Veda et la Samliita de Y Atharva Veda qui contiennent les plus anciens mantrams médicaux (1). Les auteurs de ces livres savaient que chaque maladie est l’acte d’un dieu, et chaque remède également. C'est donc sur ce dieu (devata ) qu’il est logique d’agir : une fois la cause disparue, les effets disparaîtront. Il faut ajouter ici que ces vieux théosophes savaient que ces devatas ne sont à leur tour que les ouvriers du destin ; ils ne peuvent venir que là où les Seigneurs du Karma leur ordonnent d’aller; par conséquent, une thérapeutique encore plus efficace serait de décharger le Karma , ce qui a lieu communément par la résignation, par la purification du désir, et exceptionnellement, par l’intervention d’un dieu ou d’un homme compatissant.
Cette Samliita de YAtharva Veda contient donc une portion médicale appelée Ayour - Veda , dont voici les auteurs légendaires.
La richesse de la mythologie brahmanique est telle que les attributs de chacun de ses
(1) Brahmana : portion d’un Veda contenant des instructions et des rituels religieux.
Samhita : texte même d’un Veda, Hymnes adressées aux dieux, dont les vers sont les Mantrams.
L\ MEDECINE OCCULTE
personnages ne sont pas nettement définis. Plusieurs dieux, par exemple, se célèbrent comme guérisseurs. Agni , le Feu un et multiple, d’abord; puis Soma, l’Eau primordiale, dont le nom s’applique à tous les fluides passifs invisibles et visibles, objectifs et subjectifs. Au point de vue religieux. Agni est la flamme du sacrifice ; Soma, la libation qui désaltère les dieux, donneuse d’immortalité. Roudra, le rouge, le hurleur, est le dieu de tous les orages, terrestres et cosmiques, destructeur et vivificateur; il punit les transgressions par les maladies, et enlève ces dernières par le soma etl 'amrita (ambroisie). Les quarante-neuf Marouts sont les fils qu’il a eu de Priçni , la vache, c'est-à-dire une substance plastique, nourricière, le nuage terrestre, la vapeur aqueuse cosmique engendrée par l’action du feu principe sur la matière première. Ces Marouts sont aussi guérisseurs; ils travaillent avec Indra , l’ardent, le guerrier, le triomphateur des démons.
Mais les dieux médecins par excellence, sont les jumeaux Açwins ; ils sont fils du soleil visible, Sourya , et de Saranyou 9 fille elle-même du primordial Agni, ou de son frère Tvashtri , le forgeron. Saranyou, ne pouvant supporter Sourya, met son ombre à sa place, et se réfugie sur cette terre,
sous la forme d’une jument ; son époux la rejoint sous la forme d’un étalon; de sorte que les jumeaux sont les produits de l’élec tricité solaire et de la substance intrazodiacale. Ce sont, pour parler net, les deux courants magnétiques, actif ou passif, qui prennent naissance ou plutôt qui précèdent l’aurore et qui suivent le crépuscule, ces courants sont doués d’une très grande vitesse de mouvement atomiques, ainsi que le double serpent du caducée hermétique nous le redira beaucoup de siècles plus
Pour le brahmane donc, l’agent thérapeutique est une force hyperphysique, alternativement positive et négative, possédant tous les caractères du feu, comme purificateur, transformateur et résoluteur. Cet agent résulte des combinaisons de ce feu solaire, avec le magnétisme terrestre; il possède toute son intensité aux instants où la vie physique change de stase; et il doit être appliqué par suite, avant le matin, quand le malade sort de la nuit, ou après le soir, quand le malade s’endort. Ce sont les heures, en effet, où la fièvre, c’est-à-dire, la bataille organique redouble d’intensité.
Ces jumeaux initièrent Indra, lequel fit à
(1) Cf Brihataranyakop., le Brahmana^ 1; et les hymnes de Koutsa et d’Hiranya Stoupa.
son tour la même chose pour Bharatvaja; et la science se transmit successivement à Pounarvasou, puis aux rishis Agnivesa, Bhîla, Djâtoukarna, Parasara, Harita et Kharpara. Agnivesa écrivit la Tcharaka Samhita , la meilleure et la plus ancienne encyclopédie médicale connue (1).
L’agent occulte curatif une fois connu, il s’agit de trouver des moyens pour l’avoir à sa disposition.
Une loi générale gouverne l’évocation magique, le sacrifice des anciens polythéismes, et la prière que le peuple chrétien adresse à ses saints. Ceux-ci, qu’ils aient existé physiquement sur cette terre, ou non, peu importe, ceux-ci remplissent, dans l’eggrégore du christianisme, un rôle analogue, mais non semblable, à celui que jouèrent les héros, les demi-dieux, et les dieux des
(1) On peut encore trouver des mss. des Harita, Soushrouta, Bharatwadja et Atri Sanhita, en plus d'œuvres modernes comme la Sarougadana S., et l’Ashtangaridaya S.
En outre des travaux commandés par les empereurs mogols à des médecins hindous, il faut consulter en anglais :
D rs Heyne, Ainslie, Wilson et Royle. — lndian Pharmaco - poeia.
D r Wyse. — Commentary on Hindu Medecine , 1846.
D r M. Sircar. — Charaka Samhita, 1870 (traduction explicative.
D* A. M. Kunt. — Soushrouta Samhita.
Pandit Avinasch Tchandra Kaviratna. — Tcharaka Samhita, version littérale, avec notes. Madras, 1892.
antiques mythologies. Une telle opinion, n’a rien d’irrévérencieux pour l’aspect du Verbe universel que nous adorons : Jésus et Sa mère ont une position tout à fait exception nelle, en dehors de tout panthéon connu.
Quand donc l’homme a la faiblesse de s’adresser à un intermédiaire entre lui et le Dieu suprême, voici, à grands traits ce qui se passe :
Cet agent est quelque part dans les terres invisibles; mais l’idée que le dévot a de son existence et l’espoir qu’il fonde sur lui, sont l’indispensable fil télégraphique, sans quoi rien ne peut réussir.
Il faut alors, soit que l’homme aille vers le dieu, soit que le dieu descende vers l’homme. Une route est donc nécessaire, d’autant plus que c’est toujours au demandeur à se déranger. Or, tout influe sur tout ; tout a des rapports avec tout. Ce démon, ce dieu, ou ce saint possèdent nécessairement sur cette terre une correspondance avec certaines formes, certains lieux, certains moments.
De là, nécessité de la science des sacrifices, des correspondances et de la liturgie. Le désir du dévot, doit s’habiller avec l’aura invisible, de tels sons, de telles couleurs, de telles offrandes (animaux, plantes, objets, etc.), matérielles ou morales, de tels
parfums, de telles formes (signes, pentacles, yantrams), de tels nombres, heures et lieux, que les polythéismes déterminent par l’astrologie, et que le christianisme, plus dégagé des formes, connaît au moyen de son herméneutique, fondée sur la vie de J.-C., et complétée, pour le populaire, par l’empirisme traditionnel.
Dans cette cérémonie magique (je veux dire simplement dans cette création d’une « image » astrale), l’idée du fidèle est le point central, sa volonté est le rayon, sa science rituelle ou sa ferveur sont la vie spirituelle de cette image, et les exhalaisons odiques des objets, des matières, et des efforts consacrés à son but, seront le corps de son désir, corps réel, objectif, vivant dans la mesure de la science et du vouloir de l’opérateur (1), corps plus ou moins lumineux selon la dose d’égoïsme qui fait agir notre homme.
Ce petit messager, qu’un cordon fluidique relie constamment à son géniteur, part donc dans l’invisible portant sur soi les cou-
(1) Quand tel Pourâna nous raconte qu’un rishi ou un démon a entrepris un sacrifice qui dura des siècles, rien ne s’oppose à ce qu’on prenne ceci à la lettre : un homme qui poursuit un unique but toute son existence, ne fait pas autre chose qu un seul sacrifice à son idéal, pendant trenta ou cinquante années. Et il y a des humains qui peuvent continuer à vouloir par delà et malgré la mort.
IA MÉDECINE OCCULTE
leurs et les insignes du dieu auqjuel il est délégué.
Il peut perdre sa route ; alors l’opérateur s’épuise à le soutenir inconsciemment, le dieu se dépite, et la demande n’est pas exaucée ; quelquefois même la souffrance augmente.
Il peut être arrêté par un obstacle, une barrière, un abîme ; l’opérateur s’épuise alors aussi sans plus de succès, par choc en retour.
Il peut enfin être pris par un tiers ; celuici, bon ou mauvais, peut alors se voir attaquer et par l’homme et par le dieu, l’un et l’autre frustrés. D’où commotions, souffrances inexplicables, et ajournement du succès.
Si rien de tout cela ne se produit, le dieu ou le saint exauce la demande, quand il a de quoi le faire, et garde en échange une créance sur le quémandeur; celui-ci, ne connaissant pas son avenir, accepte l’échéance fixée par son créancier; car il faut bien le savoir, aucune créature, serait-ce même le dieu de la voie lactée, serait-ce saint Antoine de Padoue, ne peut faire de dons gratuits ; ils ne peuvent que prêter ; il faut qu’ils rentrent dans leurs débours à un moment donné, dans dix ans ou dans dix siècles.
Telle est la marche que doivent suivre de force les sectateurs de toutes les religions à cérémonies.
Dans cette sorte d’assimilation que je fais entre les anciens dieux et les saints catholiques, il n’y a pas d’intention irrévérencieuse, ni agressive. Le Panthéon égyptien, le druidique, l’étrusqùe, le grec, le latin sont partis de cette terre; ils gouvernent quelque autre coin du monde, ou bien ils obéissent à de plus forts qu’eux. Il viendra un jour où le Panthéon catholique — à l’exception du Christ et de la Vierge, s’en ira aussi vers « les ailleurs » comme dit le poète.
Les reliques, les pèlerinages, les lieux saints, les ex-votos existaient bien des dizaines de siècles avant l’église de Rome.
Presque tout le monde prie avec égoïsme, et offre un sou, pour recevoir cent francs; presque tout le monde donc fait de la Magie sans le savoir.
Médecine divine.
Arrivons à la dernière méthode curative, la plus ancienne, la plus haute, la plus sûre, mais aussi la plus occulte, la plus rare et la plus difficile : la théurgie.
Ici, nous entrons dans un pays nouveau; oubliez tout ce que vous venez de lire ; voyez les manifestations infinies de l’existence sous leur aspect hégémonique ; sur la terre, dans les corps des animaux, dans les pierres, dans les cieux, dans les roues des générations, dans les fleuves fluidiques, dans les serpents planétaires, dans les orbes éthérées, dans les royaumes objectifs, des Arts et des Sciences, parmi les dieux, les génies, les enfants de Lumière, les hordes des Ténèbres, — partout, c’est la vie. Partout cette vie est une, réelle ; partout, chacun de ses modes constitue un ens complet, existant par soi-même, libre et responsable; recevant quelque chose de tous les autres modes, et rayonnant aussi sur tout le reste du monde.
IA MÉDECINE OCCULTE
Dès lors, aucun symptôme pathologique, ne peut plus être envisagé en soi-même; il doit être aperçu avec tous les mouvements extérieurs et antérieurs qui le déterminent avec toutes les ramifications ultérieures qui en découlent. Une telle connaissance n’est pas autre chose que le sentiment du vrai; elle nécessite, chez le médecin, une liberté intérieure totale, indépendante de tous systèmes, de toutes opinions, de toutes particularités personnelles : C’est un des aspects de l’évangélique pauvreté d’esprit.
L’Evangile ignore les puissances intermédiaires. Jésus a tracé des routes directes entre chaque homme et Dieu; puisque le roi dont on veut se concilier les faveurs, trône hors du temps et de l’espace, il n’est plus besoin de rites, de lieux, d’heures, d’objets, de correspondances, en un mot. Ce roi, étant hors du monde, se trouve présent partout et toujours. La seule observance nécessaire, c'est l’obéissance, soit la conformité pratique de notre vie avec la sienne. Donc les cérémonies religieuses et magiques, les rites, les lieux sacrés, les objets bénits deviennent inutiles, dans ce cas, inutiles aussi les médicaments, les régimes, les gestes, et les efforts de volonté.
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Lacunes médicales.
La thérapeutique matérielle n’agit que sur le symptôme organique; le médicament alchimique, n’atteint que l’électricité cellulaire; les thérapies dynamiques n’influent que sur l’énormon fluidique; la volonté, le raisonnement, le magnétisme, la statuvolence n’ouvrent que la porte des corps invisiblescorrespondants ; —n’ont d’influence sur les autres corps que par propagation ; ne possèdent d’activité durable que jusqu’à ce qu’une force semblable et contraire les arrête. Donc aucune méthode, matérielle, occulte ou religieuse ou psychologique, ne guérit essentiellement.
Résumons.
On distingue, en somme :
Des altérations du corps matériel, sur qui agissent les médicaments matériels et la chirurgie.
Des altérations de la force vitale, sur qui le médicament peut agir par réflexion, mais
qui sont surtout traitables par les dynamismes naturels, humains et extra-humains.
Enfin, des ligatures de l’esprit, par clichés fatidiques : là, rien n’agit réellement que l’intervention théurgique; la volonté d’un adepte peut même échouer dans ces cas? la descente de la grâce divine est seule utile ; il est superflu d’ajouter qu’elle peut aussi faire disparaître les deux précédentes classes de symptômes.
Le Péché.
Or, c’est cette troisième cause des maladies qui est l’unique et la vraie. Rien n’arrive au corps, ni une migraine, ni un accident, si un cliché invisible n’est déjà descendu sur l’ens spirituel du sujet ; et ce cliché, cet agent de la comptabilité biologique ne vient pas à nous; c’est nous-mêmes, par notre modus vivendi antérieur qui marchons à sa rencontre sur la trajectoire qu il suit par l’ordre divin.
Tout acte engendre une forme dans l’invisible; les vrais voyants constatent cela; cette forme est perceptible comme une aura dans le plan des fluides, comme un être dans le plan cardiaque du monde. Or, comme tout acte ne peut qu’être bon ou mauvais, il ramènera sur son progéniteur le bien ou le mal semés sur la première partie de son cycle : en destin, en intelligence, en santé. Ce riche qui a reçu un pauvre à coups de bâton, paiera non seulement dans son cœur coléreux, dans son intelli-
gence déraisonnable, mais aussi dans son bras qui a frappé. Si, à une prochaine incarnation, cet homme renaît avec une main inerte, l’alchimiste, le magiste, le magnétiseur pourront peut-être enlever le signe physique du mal spirituel; en réalité, ils ne feront que construire un mur entre ces deux organismes : soit provoquer de nouveaux désordres intérieurs, soit sortir le mal du bras où il était à sa juste place pour le mettre dans un autre endroit, où il sera la cause de souffrances plus violentes.
Celui-là seul qui peut voir le cliché de cette paralysie, est capable d’en modifier la route ou la nature, et de rendre ce malade invulnérable à son attaque, en enlevant de son esprit, la cause primitive du mal, le péché; en le lui pardonnant, en le lavant avec un peu de l’eau éternelle dont parle Jésus.
Telle est, en raccourci, le diagnostic et la médication du théurge, de celui qui opère avec Dieu.
CONCLUSION
Mais de tels hommes sont extrêmement rares. A peine en pourrait-on trouver un par siècle. Que peuvent donc faire les médecins consciencieux, philanthropes, qui veulent, malgré toute l’incertitude de la science, soulager les misérables qui appellent à l’aide? Ils peuvent tout de même beaucoup. Quel que soit le système qu’ils appliquent, ils n’ont, puisqu’ils sentent leur faiblesse, qu’à invoquer ou à évoquer la force toute puissante de l’Esprit. Cet invisible auxiliaire est à l’affût de toutes les bonnes volontés, je vous l’affirme. Sachez qu’il se tient à votre service; que votre élan de compassion est le charme infaillible auquel il obéit; il peut donner à n’importe quel médicament, à n’importe quelle parole, une vertu extraordinaire. Oubliez-vous un peu seulement, vous, le souci de votre fortune et Tinquiétude de votre réputation; le plus savant ne sait rien, le plus puissant ne peut rien sans Lui : appelez-le ; et toutes
les fois que la demande sera juste, elle sera exaucée.
Le malade paie une dette ; si vous lui évitez la souffrance corporelle, il paiera par sa richesse, par sa réussite, par ses affections, par sa célébrité ; il y a donc des cas où même un envoyé du Ciel laisse les choses suivre leur cours, malgré la licence qu’il a de puiser dans le trésor divin. Quand une épreuve arrive, son destinataire reçoit aussi l’aide pour la supporter. NeVeuillez donc pas guérir à toute force; savez-vous si vous ne donnerez pas au malade le malheur en échange de la santé ? Il faut obéir à la volonté du Ciel, tout en mettant en œuvre nos ressources les plus complètes pour alléger le prochain. Et là encore, l’observance de la loi morale est le critérium infaillible, la médication certaine, le dynamisme énergique, la sagesse suprême. C'est pourquoi il est également vrai, en thérapeutique, que si Ton cherche d'abord la justice de Dieu, c’est-à-dire la plus belle vérité et la meilleure bonté, le reste, soit les guérisons improbables, sera donné par ticien croyant.
TABLE DES MATIÈRES
Ouvrages du même auteur,
Constitution de l’Homme.. La Dualité physiologique..
Les Thérapeutiques.
Chirurgie.
Médecine officielle.
Homœopathie.
Spagynsme..
Dynamothérapies.
Médecine des Fluides.
Magnétisme.
Psychiatrie.
Taôisme.
Les Essences subtiles.
Médecine magique.
La Volonté.
Médecine des Invisibles....
Médecine divine.
Lacunes médicales.
Le Péché..
Conclusion.
pages .. III
.. VII
Bibliothèque Universelle Beauctelot, 36, Hue du Bae, Paris
ARNULPHY (D' V) et J.-G. BOURGEAT. Respiration transcendante. Méthode de Culture psychique. Art de
dévelopver en soi des Pouvoirs merveilleux et cachés et de prolonger la Vie bien au delà des limites ordinaires. 1 vol. in-12. édit, soignée, rel. souple. F<> 10 fr. 50
ARNULPHY (D r V ). La Santé par la Science de la
Respiration. Cours complet de gymnastique respiratoire suivi d’un manuel de Thérapeutique. 2 édit, augmentée d’un important chapitre sur la Respiration dans les Sports et l’Athlétisme. Br., in-8. Nomb. Illustrations . F 0 2fr. 25 DELAVILLE (S .) VEternelle Comédie. Aimez-vous. 1 vol.
FAREMONT (D r H. de). La Force d’Amour. Brochure in-12. Sa nature et ses effets; les moyens d’acquérir sa puissance sont à la disposition de tous. F e i tr. 23
GAUTHIER (Louis) ; La Vie d’une Ame, 3 e édit, revue et augmentée. Préface de François Ooppée, de l’Académie
LA BEAUGIE (Albert). Les nouveaux Horizons scientifiques delà Vie. Théorie et pratique du psychisme expérimental. Nouv. édit., in-18 Jésus. F° 2 fr.
PETIT (J.-A.). La Renovation religieuse. Doctrine et pra« tiques ac Haute Initiation. Dieu et son œuvre; l’Humanité et ses aptitudes spirituelles. (2 e édit.) I vol. gr. in-8: 5 fr. F° 5 fr. 50 PETIT (Abbé J.-A.V Le Christianisme. Son Universalité.
Ses Déviations. Son Avenir . Br. in-12. F 0 1 fr. 75
PHANEG. Méthode de Clairvoyance psychométrique. Préface du D r Papus. Br. in-18.. F° \ fr. 75
SÉDIR. Essai sur le Cantique des Cantiques. Br., in-8,
tiré à petit nombre, ex. numéroté.. F° 2 fr. 25
SÉDIR. Conférences sur l'Évangile. I. De la Naissance à la Vie publique de N.-S. Jésus-Christ, in-8. br., belle édit. F° 4fr.50 SÉDIR. Conférences sur l’Evangile. II. La Vie publique
SÉDIR. Les Rêves. Théorie. Pratique. Interprétation. Brochure in-12. F 0 1 fr. 75
SEDIR. Initiations. La Rencontre. Les Tentations. L’Adepte.
TEDER. L Irrégularité du G. . O. . de France. Origines
réelles delà Franc-Maçonnerie. Br. in-12. F° 1 fr. 75
TOLA DO RI AN. Ames Slaves, Paris , 3* édition, l vol
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TOLA DORIAN. Poèmes Lyriques. Vespérales, Roses remontantes. Cendres des anciens jours. 2 tomes,
in-18 Jésus, chaque tome. F 0 2 fr. 25
TROMELIN (Comte de). Les Mystères de l’Univers, Réponse aux « Enigmes de TUnivers », de Haeckel. i tort
La médecine occulte. Paris, 1910. Hermetic Cloud, https://hermeticcloud.com/library/sedir-la-medecine-occulte/. Public-domain text reproduced in full; markup only.
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