Laissez-moi i>ons présenter ce petit essai, à, (’oiis, qui le premier, éveillâtes mon esprit aux choses de V Occulte ; depuis douze ans que vous m’avez admis au spectacle de votre lahtur, bien des faces de la science ont passé devant moi dont vous m’avez fait voiries beautés et aussi les défauts. Aujourd’hui que fai enfin compris la Voie que vous suivez, je suis heureux de dire en public la grande dette que J'ai contractée envers vous; fasse le Ciel, qu’à votre exemple, beaucoup de travailleurs du grand Fermier, défrichent le sol où passera dans la gloire le Maître du Troupeau.
Skdih
Epiphanie, i goi
LES PLANTES MAGIQUES
INTRODUCTION'
Tout l’Univers estime grande Magie, et le règne végétal en entier est animé d'une vertu magique ; aussi un titre tel que celui de ca petit livre comporterait-il, pris à la lettre, l’exposé complet de la Botanologie. Notre ambition n’est pas si haute et pour cause.
Comme en toute étude, il ja deux points de vue dans celle-ci : un inférieur, naturaliste et analj'-tique, un supérieur, spiritualiste et synthétique. La science moderne s’occupe du pre mier , nous avons choisi le second parce qu’il es peu connu ou très oublié de nos jours. Il viendra certainement quelqu’un déplus autorisé pour présenter le troisième point de vue, le central, le véritable.
In somme, iljy a moins d’enseignements dans
cet essai que d'indications d'étude ; le désir de ceux qui liront cela complétera vite et bien toutes nos imperfections.
PREMIÈRE PARTIE
LE RÈGNE VÉGÉTAL
LE RÈGNE VÉGÉTAL.
l’our prendre de ce règne une idée générale aussi juste que possible, il nous faut l’étudier en lui-même, puis dans ses relations avec l’Univers et avec rHomme. Nous aurons ainsi les éléments d’une Botanogénie, d’une Physiologie et d’une Physionomie (signatures) végétales.
La Botanogénie s’occupera des principes cosmogoniques dont le jeu produit le règne en question.
La Idiysiologie végétale étudiera les forces vivantes en action dans les plantes.
La Physionomie végétale, science des Signatures,ou science des Correspondances, nous apprendra à l’cconnaître, à son aspect extérieur, quelle estlaqualitédes forces agissant dans telle ou telle plante.
% I. — Bolanogénie.
Comme nous avons décidé de ne remettre au jour, dans ce petit livre, que les notions tradiionnellcs sur le sujet qui nous occupe, nous coin-
mencerons par présenter au lecteur les enseignements les plus authentiques.
Tout d’abord l’un des monuments les plus anciens que nous possédions, le Sepher de Moïse, nous instruira des théories des initiés de la race rouge et de la race noire. Le verset II du premier chapitre de la Genèse s’énonce ainsi :
« Continuant à déclarer sa volonté, il avait dit, Lui-Les-Dieux: la Terre fera végéter une herbe végétante et germant d’un germe inné, une substance fructueuse, portant son fruit propre, selon sonespèce,et possédant en soi sa puissance sémentielle ; et cela s’était fait ainsi. »
Ceci se place au troisième jour selon la correspondance ci-après ;
Feu : i®'’ jour. Création de la Lumière.
Eau et Air : jour : Fermentation des eaux ;
leur division.
Terre : 3® jour ; Formation de la terre, sa vé- gétabilité.
Feu : 4° jour : Formation du soleil
Eau, Air : 5® jour ; Fermentation des eaux et de l’air ; oiseaux et poissons.
Terre : 6® jour : Fermentation de la Terre. — Animaux et homme (i).
(i)D’après A. F. Dclaiilnayc.
Si l'on considère la Genèse dans son ensemble, le rabbin initie nous apprendra cj[ue,sous le point de vue cosmog^onique, la figure d’Isaac représente le règne végétal.Son sacrifice presque consommé, sa filiation, le nom de scs parents et de ses fils, les actes de sa vie symbolique oflrent là dessus toutes les preuves nécessaires. Pour ne pas fatiguer nos lecteurs avec un symbolisme trop ardu, nous ne nous attarderons pas à cette étude que tout étudiant consciencieux peut mener à bien.
Théories hermétiques. — Les philosophes hermétiques concevaijent, à l’origine primordiale des choses, un chaos où les formes de tout Funivers étaient préfigurées, une matrice ou matière cosmique et d’autre part un feu générateur, sémentiel, dont l’action réciproque constituait la monade, pierre de vie, ou Mercure, moyen et terme de toutes les forces.
Ce feu est chaud, sec, mâle, pur ; c’est l’Espritde Dieu porté sur les Eaux, la Tête du Dragon, le Soufre.
Ce chaos, est une eau spermatique, femelle, chaude, humide, impure; le Mercure des Alchimistes.
L action de ces deux principes dans le Ciel, constitue le bon principe, la lumière, la chaleur, la génération des choses.
L’action de ces deux principes sur la Terre, constitue le mauvais principe, l’oliscurité, le froid la putréfaction on mort.
Sur la Terre, le feu pur devient le grand limlnis, l’yliaster, le mysterium magnum de Paracelse, c’est une terre vaine et confuse, humide, une lune, une eau mercurielle, le Tohiiv’hohoii de Moïse. Enfin l’eau pure et céleste devient une matrice, terrestre, froide et sèche, passive ; le sel des Alchimistes.
Ainsi toutes choses dans la Nature passent par trois âges. Leur commencement consiste dans la mise en présence de leurs principes créateurs. Ce double contact produit une lumière, puis des .ténèbres, et. une matière confuse et mixte : c est la fermentation.
Cette fermentation aboutit à une décomposition générale ou putréfaction, après laquelle les molé- cules de la matière en travail commencent à se coordonner selon leur subtilité ; c’est la sublimation, c’est la vie de la chose.
Enfin, vient le moment où cesse ce dernier travail ; c’est le 3'= âge; la séparation s’établit entre le subtil et l’épais, le premier va au ciel, le dernier dans la terre, le reste dans les régions aériennes. C’est le terme, la mort.
On a pu remarquer le passage des quati-e moda-
litésdela siibtance universelle apj^elces Eléments: le leu, l’air, la terre et l’eau sont ici facilement reconuaissaI)les ; et nous pouvons coordonner
. toutes ces notions en établissant un tableau d’analogie que l’on pourra lire au moyen du triangle pythagoricien, (i) Ce procédé se retrouve dans linde (système Sankhya) et dans la Kalibale (Tarot et Sepliirotli).
^ oici quels sont les principes en action dans les trois mondes, selon la terminologie Iiermétique:
Dans le premier monde, l’Esprit de Dieu, le Feu incréé féconde l’eau subtile, chaotique qui est la lumière créée ou l’âme des corps.
Dans le deuxième monde, cette eau chaotique qui est ignée et contient le soufre de vie, féconde 1 eau moyenne, cette vape ur visqueuse, humide et onctueuse qui est l’esprit des corps.
Dans le troisième monde, cet esprit qui est le
feu élémentaire, féconde l’éther ^ Un appelle encore eau épaisse, limon, terre androgyne premier solide et mixte fécondé.
Ainsi chaque créature terrestre est formée par
1 action de trois grandes séries de forces : les unes venant du ciel empyréc, les autres venant du ciel zodiacal et les dernières de la planète à la({uelle appartient ladite créature.
(I) ce. Papus. Traité éléni. de Sc. occ.
Du ciel empyi'ée viennent lAnina Mundi, le Spiritus Mundi etla Materia inuruli, vapeur visqueuse, semence universelle et increee.
Du ciel zodiacal viennent lé soufre de vie, le mercure intellectuel ou éther de vie et le sel de vie ou eau principe, semence créée et matière
seconde dés corps. _
De la planète viennent le feu élémentaire, 1 air élémentaire, véhicule de vie et l’eau élémentaire, réceptacle des semences et semence innée des corps.
VENUE DU RÈGNE VÉGÉTAL. - Pour qUC le règne végétal puisse se manifesteisur une planète, il fautque celle-ei soit assez évoluée pour, après avoir cristallisé ses atomes de façon a lornier une terre solide, produise des eaux et une atmosphère, ainsi que l’indique le récit deMoyse. Alors une vague de vie nouvelle descend, qui est le véhicule de la première animation sur la planète ; elle est donc le symbole de la beauté, et voilà pourquoi le règne végétal correspond a Vénus (I) ; elle a donc comme signe reprcsentalil
0) La verdure des végétaux, e est la mer verte d'on est sortie Aphrodite, fixée a la surface de la
la Spirale, et voilà pourquoi la phyllotaxie peut
servir à mesurer le degré de force vitale de chaque plante.
Cette vie végétale résulte de l’action réciproque de la lumière solaire et de la convoitise du soufre intérieur ; aucune plante ne peut croître sans a force du soleil qu’elle attire par son principe essentiel.
Yoici comment l’auteur anonyme de la Lumière d’Ég-j'pfe explique l’évolution du minéral au végétal ;
L’hydrogène et l’oxygène cond>inésen eau sont polarisés et forment une substance qui est le pôle opposé de leur état inflammable primitif.
La chaleur du soleil redécompose une portion infiniment petite des eaux ; les atomes de ladite molécule d’eau prennent alors un mouvement différentiel qui est celui de la spirale. Dans cette ascension, ils attirent les atomes d’acide carbonique et sont attirés par eux, d’on un troisième mouvement; une rotation précipitée. Là se forme dans de nouvelles combinaisons, un germe de vie {)liysi(jue. Sous l’impulsion d’un atome central de feu, les forces prédominantes étant l’oxygène et le carl)one, cette union produit un autre changement de la polaiûté par le(juel ces atomes sont à nouveau attirés vers la terre. L’eau
les reçoit et ainsi se forme la pi’eniièrc lourijc végétative. Quand ces premières formes végétales meurent, ses atomes reprennent leur mai-elie spirale ascendante, elles sont attirées j)ar les atomes d’air, et par le même procédé de polarisation, arrivent à former successivement les lichens et des plantes de plus en plus parfaites.
« L’essence spiritueusedu soleil étant devenue, dans le centre de la terre par attraction de chaque Mixte et par coagulation, un feu aqueux, et voulant revenir vers sa source elle fut retenue en remontant dans les matrices d'espèces diverses. Et parce que ces matrices avarent une vertu particulière en leur espèce, dans l'une il se détermina aune chose, et dans l’autre à une autre, engendrant toujours leur semhlahle... Que si cette essence spiritueuse est encore plus subtile, elle passe jusqu’à la sifiîerticie de la terre, et fait pousser les semences selon leur germe. » (i)
On trouve la même tliéorie exposée d'une façon plus concise dans le traité kal)l)alistiquc des Cinquante Portes de Vintellig'cnce. L’énumération dos portes delà Décade des mixtes est ainsi conçue :
(i) Texte d'Alchymie, Préf'aeo, p. iS. Paris, Lanreul- (l’IIoury, MDGXGV. iii-12.
I" Apparition des minéraux par la disjonc lion de la terre.
a’ Fleurs et sucs ordonnés pour la génération lies métaux.
3'’ Mers, lacs, Heurs, secrétés entres les alvéoles.
4" Production des herbes et des arl)res.
5" Forces et semences données à chacun d’eux: etc.
Donnons enfin, pour terminer ce rapide exposé la théorie de Jacol) üodime, dont on dé- couvrira sans peine l’identité avec les deux pré- eéilentes.
Créésautroisièmejours, par la Fiat àeMars cpii est l’amertume, source du mouvement, les végé- taux sont nés de l’éclair du feu dans cette amertume. : Lorsque Dieu eut séparé la matrice universelle et sa forme ignée, et qu’il voulut se manifester par ce monde extérieur et sensible, le Fiat qui sortit du Père avec sa volonté évertua la propriété aipieuse du soufre de la matière première ; on sait que l’Eau, en tant qu’élément, est une matrice attractive ,■ nous retombons donc d’accord avec les précédentes théories.
-Vvant la chute, les végétaux étaient unis à l élément intérieur paradisaque ; avec la chute la sainteté s’est enfuie de la racine, qui est restée
dans les éléments terrestres ; les fleurs représentent seules, comme on le verra plus loin, le paradis.
Constitution statique de la plante. — Avant d’entreprendre une esc[uisse de la pliysiologie végétale, cherchons les principes en action dans le règne de façon à en saisir mieux tout-à- l’heure le fonctionnement.
Si on étudie le végétal au point de vue de sa constitution, on lui reconnaîtra cinq principes :
1“ Une matière, formée d’Eau végétative.
2° Une âme, formée à! Air sensitij .
3° Une forme, de Feu concupiscible.
4° Une matrice, .ou Terre injiellective.
5° Une essence universelle et primitive, ou mixte mémorable, formé des quatre éléments, déterminent les quatre phases du mouvement: la fermentation, la putréfaction, la formation et l’accroissement.
Si on l’étudie au point de vue de sa génération on y trouve sept forces en action ;
i» Une matière, du patient, formée de lumières et de ténèbres, eau cliaotique et végétative : c est ici que sont les Derses de Paracelse, exhalaison occulte de la terre, par qui la plante cioît.
2“ l'ne forme, principe actif ou feu.
3“ Un lien entre les deux précédents.
4" Un inouvcment, résultat de l’action do l'agent sur le patient. Ce mouvement, ([ui se propage par les quatre éléments, détermine les quatre phases que nous avons énumérées plus haut, à propos du mixte mémorable.
lout ce travail préparatoire et occulte en queU <pie sorte va donner comme résultats visiblas :
5“ Lame du végétalj ou semence corporifiée, clissus de Paracelse, pouvoir spécifiquè et force vitale. \ '
N
6-^ L’esprit ou mixte organisé, le l(^Jfas de Paracelse, ou corps astral de la plante.
7" Le corps de la plante.
Pour avoir une idée j^lus étendue de ces deux classifications on pourra en rechercher les analogies dans le symbolisme de la mythologie grec- (jue qui est très expressif ce qui prête simplement matière à la méditation.
• — Physiologie végétale.
Ax.vtomie. — Rien de si simple que la structure de la plante. Les parties anatomiques se ré- duisent à trois, et ce sont ces partibs qui vont former, en s individualisant, tous les organes.
1“ La masse générale de la plante est formée par le tissu cellulaire cpii peut, être regardé comme l’organe digestif de la plante {Racine : individualisation des tissus cellulaires ; intestin de la plante ; semence. (Embyron).
2° Les intervalles entre les cellules ordinairement hexagonales forment dos tuyanx qui s é- tendent dons toute la planète et (jui conduisent la sève par laquelle la plante est nourrie. Ces tuyaux ou conduits intercellulaires sont donc pour les plantes ce que^sont pour les animaux les vaisseaux sanguins et les veines. {Tige: individualisation des veines; système sanguin de la plante ; capsule (organe femelle.)
30 On remarque dans le tissu cellulaire de la plupart des plantes, d’autres tuyaux qui sont formés par une fibre contournée en spirale et qui conduisent l’air par toutela plante. Ces tuyaux ou vaisseaux sont pour les plantes ce que les
trachées sont pour les animaux. On les nomme aussi trachées des plantes (feuilles : individualisation des trachées, poumons de la plante.) (i)
De cette première esquisse nous allons passer à celle du rapport fonctionnel de ces organes entr'eux.
(i) Okeu cité par le D' Encaussc. Anatomie philos.
Le développement embryologique de la plante comprend les phases suivantes ;
1° Localisation de la graine dans une matrice convenable; terre humide.
2” Les trois parties du gei’ine commencent à végéter en se nourrissant des cotylédons.
3= La racine commence à absorber les substances nutritives de la terre. — La plante s’invidualise par ses fonctions respiratoires et digestives. Elle est née.
Voici en substance, commenl Papus résume la physiologie végétale (i).
I® Zfl Racine'. plongeantdansla J’e/v'e; CiS^omac delà plante; elle va chercher la matière alimentaire.
2® Les Feuilles : plongeant dans l’ AfV' libre
ou dissous dansT^'au: Pou. nions de la plante.
Elles cherchent la lumière et les gaz nécessaires au renouvellement de la force ({ui doit évertuer la matière dans rint(‘rieur des tissus.
Cette force s’exprime par la chlorophylle {sang vert) canaux de médiation ;
3° La tige ; Appareil circulatoire, dont
les vaisseaux contiennent : lo la sève ascendante analogue du chyle.
2» Vair absorbé par les feuilles.
3“ le résultat de l’action de
l’air sur la sève nourricière,
soit la sève descendante.
4° Les Fleurs: Superfludelaforceilieudes
appareils de reproduction.
Nous allons étudier ces fonctions avec un peu
plus de détail ; de leur connaissance dépend en effet
tout l’art de la pharmacopée hennétique, comme
on le verra dans la seconde partie de notre étude.
1” La radicelle (futurs organes abdominaux).
2“ Lageminule (futurs organes respiratoires).
3’ La tigelle (futurs organes circulatoires, centre gi!-- néral d'évolution).
Analogues aux trois enveloppes de l'embryon liumain.
2‘ des cotylédons : Matériaux destinés \ à la nourriture du germe.
La graine s» compose
formé à son tour par
Cha([uo graine, contenant l’arbre en puissance, enlerme un Mysteriiwi Magniini ; par suite, on retrouvera dans le (lévelopj)einent de la graine l’iinage renversée de la création du monde.
I/arln-e commence à se manil'ester dès ([ue la graine est placée dans sa matrice naturelle, la
Cependant la terre seule n’est qu’une matrice passive; elle ne peut donc pas développer l’étincelle vitale, ou allumer VEns de la graine alin (pie les trois principes Sel, Soufre et Mercure s’y manifestent.
La lumière et la chaleur du Soleil sont nécessaires pour cela, parce ([u’elles émeuvent le l'eu Iroid souterrain. — Alors la graine, entraînée dans ce développement, passe par son évolution ultérieure.
Nous e.vaminerons dans le chapitre suivant, au § CuUiire, ce qui arrive lorsque la matrice n’est pas correspondante! au grain qu’on lui confie.
ClîOISSAXCE DE LA GUAINE. — Ailisi, llOUS
voyons déjà tl'ois /in.s, trois dynamismes en ré- action mutuelle, chacun comprend sa trinité de jirincipes. Sel, Soufre et Mercure : VEns de la terre, VEns de la graine, VEns du soleil. Le premier et le dernier Eus sollicitent donc.
parune attraction magnétique, le développement du germe dans deux sens opposés ; d’ofi la racine et la tige, qui rempliront., on le sait, dans la vie de la plante, des rôles analogiquement contraires.
De l’harmonie qui résulte entre ces trois Ens dépend le bon état delà tige (lisse, verdoyante, ou noueuse et noire) et des racines (multiples et grasses ou sèches et maigres).
Croissance de la racine. — On sait que. au point de vue des trois principes, la vie et la sensibilité (magnétique) résident dans le Mercure. Le Mercure souterrain des minéraux est presque toujours vénéneux et charge dimpmetés. i est littéralem.ent dans l’cnler, cest-a-diie qui ne trouve pas à son activité d’autre aliment ni
d’autre objet que lui-même.
Dès, par suite, qu’une vibration solaire parvient jusqu’à lui, il l’engloutit dans son corps e Sel et dans sa mère, le Soufre, tous deux intimement unis à son essence. ^
Alors la terre s’ouvre; ses atomes obUennen
une liberté relative; et le corps plastique.
Sel qui était dans une torpeur saturnienne devient susceptible d’attraction, et est en elk attiré, dans ses éléments homogènes par cms
du germe.
Croissance de la tige. — D’ordinaire, le bas de la tige est blanc, le milieu est brun, le sommet est vert.
Le blanc, indique la tendance vers l’expansion subitement délivrée des puissances constrictives de la racine; le brun indique une impression satnrnienne résultat de la malédiction divine ; l’écorce est la partie du végétal qui est dans les limbes.
Car si le Grand Mystère est représenté dans les arbres, le règne végétal a été atteint comme toute la Création par la cliule d’Adam ; mais dans la beauté des (leurs et dans la douceur des fruits, on y voit encore plus qu’aux autres créatures, les splendeurs du Paradis.
Enfin, le vert est le signe de la vie mercurielle serpentant dans le Jupiter et le Vénus des frondaisons.
L’arhre. — C’est à coup sûr le type le plus parfait de tous les êtres végétaux ; on y retrouve les induences des étoiles, des éléments, du Spiritus mundi et du Mjyslerium Magnum, qui est luimême Feu et Lumière, Colère et Amour, comme Verbe prononcé du Père éternel.
Production des .nœuds. — L’arbrisseau croît, par l’émulation mutuelle des deux Ens, du so
leil extérieur et du soleil intérieur pour 1 aecomplissement de sa ün, qui est la production d'une eau douce qui va fournir à la üeur les éléments de sa forme' élégante et de scs belles couleui-s.
On sait que les sept formes de la Nature exté- rieure agissent ainsi dans la plante ; Jupiter, 1 é- niis etla Liine_ coopèrent tout naturellemcnta l action expansive de son soleil intérieur ; mais. Mars exagère cette expans-ion, car il n’est autre que 1 esprit igné dit SoiifreMxie Mercurielle tourbillonne devant lui et Saturne congèle ci corporise cette frayeur : ainsi se produisent les nœuds.
Produgtiox DES BRAX GUES. — Lcs braiiclies soiit
le résultat du combat que livrent les forces naturelles en plein mouvement (juand elles veulent conserver la communication avec le soleil exté- rieur ; ce sont, si l’on veut, comme les gesticulations de la plante qui se sent oppressée, et qui veut jouir dans la liberté de son vouloir propre. De même que la force vitale, dans l’homme, lait sortir les venins intérieurs sous forme de furoncles, de même la chaleur vitale de l’arbre le lait l)Ourgconucr, surtout lorsque l’appel de 1 Lus extérieur est le plus pressant.comme au printemps.
En d’autres termes, pour reprendre la suite .lu Paragraphe la frayeur de la vie mercurielle, ou
lo Sel enserri' par r, , luUe désespérément, s’é- chauffe, devint un Soufre ; ce Soufre donne une nouvelle impulsion à son Mercure \ celui-ci
tend à rayonner; et 9 lui la donne substance plastitfuedes bourgeons et des rameaux.
L.v ifLEUR. — Le Soleil surmonte peu à peu les excès ded/rt/’.s; la plante diminue son amertune ; Jupiter et Vénus épuisent leur activité et se fondent dans la matrice de la Lune-, lesdeux Ens s’unissent de sorte que le Soleil intérieur, la force vitale de la plante ressaisit son principe, passe à 1 état de Soufre, et réintègre le régime de la liberté divine. (i)
Le PARAins DE LA PLANTE.— Les sept formes s’intervertissent, en dedans et en haut, dans ce même régime, et entrent alors dans un jeu de complète harmonie. L’imagede l’éternité se forme dans le temps ; le Soufre àç. la. plante repasse dans le latent, le Sel se transmue ; le règ'ue du Fils s’inaugure par une joie paradisiaque, qui s’exliale avec le parfum : ainsi le corps des
(i) Kemarffuons ici deux modes d’inflorescence : l’indclemiinc dans lequel la croissance part du centre : tels le Us et la rose, symbolisant le développement spirituel ;
El le déterminé : la croissance se fait, la circonférence •symbolisant le développement matériel.
saints dégage une odeur exquise ; c’est ce que Paracelse appelle la Teinture.
La graine. paradis cesse de la graine, culter.
Mais comme Adam a péché, ce
bientôt et rentre dans ' l’obscurité où les deux soleils viennent s’oc-
Ln FREiT.— C’est l’esprit caché des éléments qui opère dans la fructification.
Les fruits ont une qualité bonne et une mauvaise, qu’ils tiennent de Lneifer. Us ne sont toc pas entièrement sous le régime de la Colci , parce que le Verbe unique qui est 1>“‘<>“' mortel et imputrescible jusque dons la pu , faction souterraine de la semence, rete.d. en eux; car c’est le Verbe qui tient la terre, et la terre n’a pas saisi le Verbe.
Nous en sommes restés au triomphe du rcg.m de l’Amour dans la plante, c'est-à-dire a sa llo-
rorTe”en'^onfeùe"ï agglomère par suite une “■l^nnslainsilaimlpedu^
autourd’unooiitreqiiiost 1 . le fruit cl en
vienne le faire retomber surlaterre cl ou il s était levé.
Maturation. — La cjualilication donnée aux fruits de mûrs pour désigner leur point de perfection, la période ou leur jus devient sucré est mal désignée par ce mot qui' indic[ue, au contraire leur état d’agonie. L’anglais 7'ipe, 1 allemand reif, le morinien 7yp, (i) ce dernier mot étant la luétathèse de pur, sont bien plus expressifs.
La maturation est le résultat d’une sorte de vertige que le Soleil, ou Vens fait éprouver au principe paternel du Soufre et qui le précipite de la vie éternelle dans la vie temporelle. Nous tirerons de là, tout à l’heure, des indicatious sur le sens des saveurs des fruits.
Résumé. — Nous avons fait cette rapide es- (fuisse en nous servant à dessein de toutes les nomenclatures. Nous allons la reprendre en quelc[ues ligues, en employant la théorie bouddhicjue naturaliste ou ionienne suivante.
Ou peut considérer le monde créé comme ré- sultant des interactions de trois forces : l’expansion, ou lumière, ou douceur (l’Abel de Moïse),
(i) Remarquons que si ce mot désigne quekjuecliosc de sain, il désigne une Sanie, du purin.
la contraction, obscnritc ou rudesse (Caïn) et la rotation, ou angoisse, ou amertume (Setln. ^■ous allons retrouver ces forces en jeu dans le règne vésrctal.
Supposons le germe placé dans la tei’re. La douceur fuit l’obscurité et l’angoisse, qui la poursuivent ; d’où croissance de la plante.
A la chaleur du soleil, la lutte des trois forces devient plus ardente ; la contraction et la rotation s’exaltent, accablent l’expansion, d où l’écorce, les nœuds.
Mais l’expansion, dès le plus petit répit que lui laissent ses adversaires, s’étend de tous côtés et pousse des rameaux, s’inscrit par la couleur verte et se livre aux forces vivilicatricesdu soleil qui le portent, dans les Heurs, à sa perfection.
La contraction fait un tout homogène des divers organes et l’angoisse les divise en parties ; elles coopèrent ensemble, parce que, a enues d en bas, elles doivent obéir à la force solaire qui vient d’en haut ; ainsi se forme le fruit, qui se dé- veloppe jusqu’à ce que l’énergie expansive soit dé- pensée; moment auquel il est prêt à tomber pour donner naissance à un nouveau circulus \ital.
L’on DE LA. PLANTE. — Dcpuis hi dccouvortc de Reichenbach, on sait que toute chose dans
la Nature dégage une sorte d’exhalaison invisible dans les conditions ordinaii’cs, mais visible poulies sensitifs. Cotte radiation, varie en couleui, en intensité, en cpialité.
Le sommet des plantes est toujours positif, et le bas toujours négatif, quelque soit le fragment de la plante présenté à l’examen du sensitif.
Les fruits sont positifs et les tubercules négatifs.
Dans un fruit le côté de la Heur est positif,et le côté du pédoncule négatif.
Ces remarques sont utilisées actuellement par les successeurs du comte Mattéi, dans la prati que de rKlectro-homéopatliic ; mais je ne crois pas. personnellement, que cette polarité soit profonde.
L’Ame de l.\ plante. — Nous empruntons à un livre très bien fait de jM. E. Boscowitz, les té" moignages des savants qui attribuent à la plante une vicetunesensiliilité depersonne. — Sanspar- /
lcr des doctrines bralimaniqucs, bouddhiques, taoïstes, égyptiennes, platoniciennes ou pythagoriciennes, toutes plus ou moins profondément pé- néti-écs de l’esprit iniliati(|uc, rappelons <pie des philosophes coinmeDémocritc, Anaxagore et Empédocle, ont soutenu cette thèse. Dans des temps
plus modernes, Percival prétend que les niouvements des racines sont volontaires ; Yrolik, llcdwig Bonnet, Ludwig, F.Ed. Smith aüirmcntque
la plantepeutcprouverdessensations, qu'ellepeut
connaître le bonheur; Erasme Darwin dans son Botanical Garden dit qu elle est animée : les ouvrages de Yon Martius (i) prouvent la meme chose • Théodore Fechner en afin écrit un livre intitulé: Nanna oder Uber das Sellenleben der
Pflanzen. ,
Yoici les caractères d’analogie que présentent
les plantes avec les êtres doués de personnalité : La respiration s’y effectue par les trachées de Malpighi, formées d’un ruban cellulaire roule en spirale et douées de contraction et d’expansion.
L’air est indispensable à leur vie (expériences
de Galandrini, Duhamel, Papin) ; et il a sur a sève une action analogue à elle qu’il a sur le
sang. (Bcrtholon). _
La face inférieure des feuilles est percee de
stomates, organes de cette
genhons, de Haies, dhcodoro de Saus uic,
mm. Molli et Garreau).
Ellesgardent l’oxygène de 1 air. exhalent 1 acide carbonique (Garreau, Hugo Yon Mohl. .ac is).
(I) Cf.Reiseiu Bvasilicn ; Pllanzcu und TI.um-c dcslropisien América; Die Unste.-bhcliUcit des Pdanzen.
Biles se nouri’issent du carbone, qu elles extraient de l’acide cai’boniquc et pai’ conséquent exhalent pendant le jour une grande quantité d’ Oxygène-
Leurs racines leur servent d estomac, ainsi que leurs feuilles; la sève est analogue au chyle.
La nutrition des plantes est une fonction si active que Bradley a calculé qu un chêne, en centans, absorbé 280 000 kilos d aliments.
Les excrétions de la plante sont presque toutes pour l’homme des substances vivifiantes, comme à leur tour, les exci’étions des animaux le sont pour elles-mêmes.
Si la circulation de la sève n’est pas encore un fait prouvé d’une façon éclatante, on sait du moins c[ue les plantes transpirent très fortement.
Comment expliquer les mouvements des plantes, à la recherche de la lumière, du soleil, de leur nourriture, c. à d. d’un terrain propice?
Comment expliquer leur puissance amoureuse, la chaleur, l’électricité quelles dégagent au moment de leur fécondation ?
D’où viennent enfin les propriétés merveilleuses de la llcur de résurrection et de la Rose de J cricho?
L’initié constate tous ces phénomènes et il admirç une fois de plus l’ingénieuse sagesse de
ses prédécesseurs comme la pénétrante intuition du peuple qui a donné à chaque arbre son Hamadryade, à chaque fleur, sa lee, a chacjue herbe, son génie. Les observations scientilHpies dont on vient de lire le résumé ne peignentelles pas avec vérité les mouvements obeurs de
l’âme des élémentaux qui s’elTorce vers la conscience?
n-ANTEs El AXIMACX. - UingÉnicux Bonucl. de Genève, consacre tonte la dixième partie c c 1-nn de ses onvrages (i) au parallèle des plantes et des animaux; et il exprime de la façon sm vante le résultat de ses nombreuses conqmrai-
« La nature descend par degrés de 1 homme au polype, du polype à la sensitive, de la sensitn e à la truffe. Les espèces supérieures tiennent toujours par quelque caractère aux especes m- (érieures; celles-ci aux espèces plus inferieures
encore... La matière orfffln/sèe a reçu un 1101.1- brepresqu’infini de modir, cations diverses, c toutes sont nnaneces comme les conlciirs du prisme. Nous faisons des points sur limage. Lus y traçons des lignes, et nous appelons cela
de la Rature, t. Il-
H) Contemplation
faire des genres et des classes. Nous n’apercevons que les teintes dominantes, et les nuances délicates nous échappent.
« Les plantes et les animaux ne sont donc que des modifications de la matière organisée. Ils participent tous à une même essence, et l’attribut distinctif nous en est inconnu. » (2)
La plante végète, se nourrit, croît et mul tiplie ; mais les graines végétales sont de beaucoup plus nombreuses que les œufs ou les ovules fécondés chez les animaux, sauf pour les espèces infé- rieures.
De même, un individu produit beaucoup plus de bourgeons dans le premier règne, que de fœ- tus dans le second.
La nourriture est absorbée chez les uns par des surfaces poreuses, chez les autres, par une seule bouche ; l’alimentalion, parles racines extérieures est incessante ; chez les animaux développés, elle se fait par intervalles, et par des l’acines intérieures, (vaisseaux chylifères)
La majorité des plantes est liermaphrodite.
Les plantes enfin sont immobiles, sauf le mouvement des feuilles et de quelques Heurs vers le soleil; les animaux sont mobiles.
CONXLTJSION générale. — llrcsullc de celle rapide étude, que le mouvement général de la vie terrestre, dans ces trois règnes inléricurs, apparaît comme l’elTort gigantesque d’une Puissance
organisée (la Nature physique) atteignant le libre arbitre, caractéristique du règne hommal, en passantde l’infini du règne minéral a 1 individualisation (végétaux) puis au mouvement spontané (animaux).
Minéraux
Animaux
Male
I
Femelle
Petits
V égétaux Racine
3 Arbre n
ce b leur
Fruit
Hoininaux
Adam
Rut Femme Ter
rœ Sœur
Entants
C’est ce qu’expriment d’une façon frappante les quatre schémas si dessus complétés d’après jNIadatlianus et qui permettent de considérer chaque règne comme un milieu dont les atomes sont à une phase particulière du mouvement; au repos, puis à l’état d’équilibre, puis à celui de tourbillon, puis à l’état de résolution.
Le cinquième, le sixième et le septième états représentent les règnes ^spirituels pour nous) supérieurs à l’évolution actuelle du gem-e humain.
III. Les Signatures
(Physionomie végétale)
Chaque plante est une étoile terrestre. Scs propriétés célestes sont inscrites sur les couleurs des pétales, et ses propriétés terrestres sur la forme des feuilles ; toute la Magic y est contenue puisque les plantes représentent tout l’ensemble des puissances astrales.
Il y a trois clés ditférentes que l’on peut employer pour reconnaître uses propriétés extérieures les vertus intérieures d’une plante; la clé binaire, la clé quaternaire ou des éléments, ou zodiacale ; et la clé septénaire ou planétaire.
Clé binaire. —Ea voici, d’après Saint-Martin, la théorie avec deux exemples d application pratique.
« Il ya dans chaque chose, soit matérielle, soit immatérielle, une force impulsive, qui est le principe d’où cette chose reçoit son existence...
« Mais cette force impulsive universelle que nous observons dans la nature n’aurait pas lieu, si une force compressive et comme opposée, ne la resserrait, pour en augmenter l’intensité ; c’est elle qui, en lui donnant du ressort, opère, en même temps le développement et l’apparence de toutes les propriétés et de toutes les formés engendiées par l’élan de la force impulsive.
«La végétation, surtout, nous offre cesdeuxlois distinctement, dans toutes leurs différentes professions. Dans le noyau d’un fruit, la résistance l’emporte sur la force, aussi reste-t-il dans 1 inaction ; lorsqu’on l’a planté, et que la végétation s’établit, elle n’a lieu que parce que la force combat la résistance, et se met en équilibre avec elle. Lorsque le fruit paraît, c’est la force qui 1 a emporté sur la résistance, et qui est parvenue a vaincre tous les obstacles, quoique néanmoins ce fruit ne s’olfre à nous que comme étant 1 union d une force et d’une résistance, en ce qu’il est composé et de ses propriétés subslantialisées, et de son
enveloppe qui les contient, les rassemble, les conserve et les cori'obore, selon celte loi universelle des choses.
« D’après ce tableau, on voit quelles plaies a souffert la nature primitive et éternelle, que nous avons l’econnue comme devant avoir été l’apanage de l’homme.
Saïnt-Marïin. (i)
« L’objet de la végétation, continue cet adepte, dans la suite du même ouvrage, est de nous transmettre les rayons de beauté, de couleur et de perfection qui ont leur source dans la région supé- rieure, et qui ne tendent qu’à s’introduire dans notre région inférieure.
« Chaque grain de semence est un petit chaos.
« Tout dans la nature est composé d’une action divisante : la force, et d’une action divisible, la résistance.
« Quand la seconde est privée de la première, elle produit l’eau ; quand elle ne subit pas cette privation, elle produit le feu.
« De même que l’union du feu et de l’eau sc manifeste par la couleur verte des feuilles, la putrélaclion est localisée dans les l'îicines et la sublimation dans les couleurs vives des fleurs et des fruits.
(i) Esprit des choses, loma i, ]). i^n.
« Les graines, étant la prison des puissances
supérieures, retracent analogiquement llnstoire
de la chute et le mythe de Saturne dévorant scs
Ainsi la génération est un combat dont les phases s’expriment parla signature, et dnj a aucun être qui ne retrace, par sa forme extérieure,
l’histoire de sa propre naissance ^ ^
«... Dans le chêne, l’amande, d’un goût âpre et austère, renfermée dans sou. gland, que cet arbre a subi un violent errm tde la p. de la résistance, effort qui ne tendait a rien mm qu’à l’anéantir...
« Si avec ce même coup d’œil, nous coi s rons la feuille de la vigne, le pépin <lu imsin et les propriétés du vin, nous reconnaition bientôt que dons l e pépin, l’eau a ete “ ment coneentrée par la résistance, ce qui t qu’elle se développe avec tant d abondance dans
‘li'QreC; cette expansion de l’eau, la
de vigne indique par sa forme, qn t c n
abondante quepour avoir été séparée -1“
et que ses facteurs ont été binaires comme dans
une infinité d'autres plantes;
, Que par conséquent, le leu y a etc «u» exlrémemeiit séparé de l’eau, ce qui se lait cou-
naître à la branche du cep, où ies feuilles et le pédicule de la grappe, alternent ensemble, mais toujours du côté opposé ;
« Que, selon sa loi, ce feu monte toujours plus haut que l’eau, ce qui se fait connaître au pédicule de la grappe, qui s’élève toujours audessus de sa feuille correspondante ;
« Qu’aussi ce feu est très voisin de la vie primitive, qui ne fait pour ainsi dire qu’un avec lui, ce qui est cause que le grain de raisin prend une forme sphérique si régulière, comme ayant pompé par ses étamines et son pistil le cercle complet des virtualités astrales, dont le nombre embrasse toute la circonférence, et établit l’équilibre entre la résistance et la force ;
« Que, par cette raison, il est si sain et salutaire lorsqu’il est pris avec mesure et modération ;
« Mais que, vu la source divisée ou binaire, d’où il dérive, il doit opérer les plus grands ravages <[uand il est pris avec excès ;
« (,)u’en outre, ces excès sont d’un genre reniai'quable : En ce (ju’ils portent à la dispute,
à l’absence de la raison, aux combats et aux meurtres ; 2“ En ce cpi’ils portent à la luxure cpd est écrite de tant de manières sur la forme 'lu ])épin ; 3'’ En ce que l’ivresse, en excitant à
la luxure est cependant bien loin d’ôtre funeste
à la génération, (i)
PLANTES
ODEUR DES FLEURS
SAVEUR DES FRUITS
FORME
GÉNÉRALE
VOLUME
de Terre
Grasse
Sucrée
Ramassée
Jaune
Petit
d'Eau
Nulle
Acidulée
Rampante
Verdâtre
Petite Tige Feuiiles & Fruits Grands
de Feu
Pénétrante
Piquante
Tourmentée
Rouge
Moyenne
Rayonnante
d'Air
Mauvaise
Astringente
Élancée
Bleuâtre
Très haut
Tableau N" i
Classification Élémentaire. — On sait que chacun des quatre éléments avec la quintessence correspond à chacun de nos cinq sens ; c esl-a-
(lire que chacune de ces cinq foi’mes de mouvement nous révèleles qualités des objets par une vibration de l’un de nos centre nerveux sensoriels.
La Terre correspond à l’odorat (l’odeur.)
L’Eau — au goût (la saveur.)
Le Feu — à la vue (la forme.)
L’Air — au toucher (le volume.)
La Quintessence — à l’ouïe (l’esprit.)
D’où le tableau N° i
Ceci ne comprend que les types simples, qui sont purement théoriques ; en réalité, il faut combiner les uns avec les autres ces quatre éléments et on obtiendra le tableau N° 2 des signes du zodiaque, qui poui'ra indiquer le caractère général d’une plante.
Si maintenant, on veut connaître à priori, les qualités d’une plante signée, par ex., du Bélier, en se reportant à ce dernier tableau, on voit que le Bélier est un feu (col. verticale) de ten'e (col. horizontale.^ ; les qualités de cette plante seront donc, d’après le premier tableau, une odeur pé- nétrante et grasse, une saveur piquante sans rien de désagréable ; les Heurs seront rougeorangé ; et la plante sei-a de petite taille quoique robuste.
Nous pensons que cet exemple suffira à l’intel
ligence de cette méthode ; voici d’ailleurs, compilés d’après un grand nombre d’auteurs, les signatures de chacun des signes zodiacaux ; on pourra ainsi se perfectionner dans la pratique.
TAUREAU
GÉMEAUX
CANCER
BELIER
BALANCE
SCORPION
LION
VIERGE
POISSONS
SAGITTAIRE
CAPRICORNE
II
VERSEAU
Tal)lcau X' 2
Signai URES Zodiacales Les plantes signées par le Bélier seront chau-
des et sèches ; réléiiieTit Feu y douiinera ; enûn. leur conformation oü’rira des ressemblances plus ou moins éloignées avec la tête et ses subdivisions ; les yeux, le nez, la langue, les dents, la barbe ; elles sont à fleurs jaunes, de saveur âcre, la tige et les feuilles minces, diphylles ou bipé- tales; parfum, la myrrhe.
Les plantes signées par le Taurau sont froides et sèches ; l’élément Terre y domine ; leur goût est par conséquent aigre, d’une odeur suave, elles sont de haute taille, dégagent des effluves aromatiques, gèlent facilement, portent beaucoup de fruits. Il en est dont la forme est celle d’une gorge ; plantes à fleurs audrogynes.
Parfum : le coq aromatique.
Les plantes signées'par les Gémeaiia: sont chaudes et humides modérément, leur élément estl’ Air; ce sont des herbes à fleurs blanches ou pâles, très vertes, de saveur douce, souvent lactescentes; elles présentent quelque conformité de ligure avec les épaules, les bras, les mains, les mamelles ; elles sont souvent heptaphylles. Pai’fum ; le mastic.
Les pPTiites signée^ par le Cancer sont froides, et liumides; l’eau domine ; elles sont insipides, marécageuses, à fleurs blanches ou cendrées ; elles croissent souvent souvent sur le bord des eaux ; leurs feuilles prennent la forme des pou-
mons, du foie ou de la rate ; elles sont tachetées, boursouflées, à cinq pétales. Parfum; lecamjjlire, Les plantes signées par le Lion sont cliaudes et sèches, dominées par l’élément Feu ; elles ont des fleurs rouges, ou une saveur poignante, ou amère, ou celles qui bn'dent très vite ; leur fruit alafîgurede l’estomac ou du cœur ; les crucifères. Parfum ; l’encens.
Les plantes signées parla Vierge sont froides, sèches et renferment beaucoup de terre. Ce sont des végétaux rampants, aux tissus durs et cassants ; dont les feuilles et les racines prennent la semblance de l’abdomen, ou des intestins. Dans la très grande majorité des cas, leurs fleurs ont cinq pétales. Parfum : le santal blanc.
Les plantes signées par la Balance sont' chaudes, humides et aériennes ; leurs fleurs sont fauves, leurs tiges hautes, molles et flexibles , leurs fruits ou leurs feuilles rappellent la forme des reins, de l’ombilic, de la vessie, leur saveui est douce ; elles croissent de préférence dans les terrains pierreux. Parfum : le galbanuuu
Les plantes signées par le Scorpion sont chaudes, humides. Elles peuvent être insipides, aqueuses, gluantes, laiteuses ou fétides, et avoir la forme des organes sexuels de l'homme. Parfum ; le corail rouge.
Les plantes signées par le Sagittaire chaudes et sèches ; dominées par l’élément feu ; elles sont amères, et empruntent les formes de la ré- gion anale. Parfum d’aloès.
Les plantes signées par le Capricorne sont froides et sèches ; l’élément terre domine en elles; leurs fleurs sont verdâtres, leur suc coagule et est toxique. Parfum ; le nard.
Les plantes signées par le Verseau sont modé- rément chaudes et humides ; elles sont également aériennes; et très souvent aromatiques : elles prennent la forme des jambes. Parfum ; l’euphorbe.
Les plantes signées par les Poissons sont froides et humides ; l’eau semble y dominer ; leur saveur est fade, leur forme est celle des dois ts ; elles croissent dans les lieux frais et sombres, au bord de l’eau. Parfum: le thymiane.
Cr.ASSIFICATION SEPÏENAIUE OU PLANÉTAIRE.
Voici en quch[ues mots, les bases de classification :
Saturne : astringent, concentrant.
Jupiter : rayonnant, majestueux.
Mars ; colère, épines.
Soleil : beauté et noblesse, harmonie.
Vénus : suavité.
Mci’curc ; indéterminée.
Lune ; étrangeté.
En développant cos caractères, on a
Saturne G
rand et triste
leurs noires, grises
’uant
ruits acres, vénéneux
Jupiter
îrand, touffu
Bleuesou blanches, gaies
Inodore
Sucrés, acidu-
Mars
Petit, épinea
Rouges, petites
Piquante etdé- sagréable
Chauds, poivrés, véné- neux
Soleil
Moyen
Jaunes
Aromatique
Acidulés, bons
Vénus
Petit, fleuri
Roses, belles, grandes
Èxquise,lourde
Pas de fruits ou sucrés
Mercure
Moyen, sinueux
Petites, variée
Pénétrante ou mauvaise
Saveur mixte
Lune
Bizarre
Blanches
Inodoreoufad
Insipides,
écœurant
La saveur est donnée par le sel de la terre ou croula plante-, elle indique l’idéal de la plante
et la voie qu’il faut suivre pour en extraire le baume.
Les feuilles et la tige indiquent la planète dominante.
Dans un végétal: La racine est de Saturne ;
— La semence et l’écorce, de Mer-
— Le bois fort, de Mars ;
— Les feuilles, de la Lune ;
— Les fleurs, de Vénus ;
— Le fruit, de Jupiter. »
Signatures planétaires. — Les plantes signées par Saturne sont pesantes, glutineuses, astringentes, de saveur amère, âcre ou acéteuse ; les racines, les végétaux qui produisent des fruits sans fleurs, qui produisent sans semence, qui sont aspores, à baies noires; dont l’odeur est pénétrante, la forme effrayante, l’ombrage sinistre, qui sont résineux, narcotiques, consacrés aux choses funèbres, et qui croissent lentement.
Les plantes régies Jupiter ont une saveur
douce, suave, subtile, styptique et même acidulée ; tous les végétaux portant fruits, même sans fleurs ; ceux qui ont beaucoup de fruits et d’aspect fortuné. j
Les plantes régies par Mars sont acides,
amères, âcres et piquantes ; elles sont vénéneuses
par excès de chaleur ; elles sont épineuses, cuisent au toucher ou piquent les yeux. ^
Les plantes solaires sont aromatiques, dune saveur acidulée ; elles chassent la foudre et sont des contre-poisons ; il en est aussi qui restent toujours vertes; elles, sont bonnes pour a divination et contre les mauvais esprits ; elles se tournent vers le soleil ou en .portent la ügui sur leurs feuilles, leursd eurs ou leurs fruits.
Les plantes gouvernées par Fenus sont de sa veur douce, agréable et onctueuse ; elles produisent des fleurs sans porter de fruits , e es beaucoup de graines et sont aphrodisiaques ; leur
odeur est presque toujours suave.
Les plaLs correspondant à Mercure ont nne savent mixte ; elles produisent des "eurs et des feuilles sans fruit ; les feuilles sont petites les couleurs variées. . . •
Les plantes régies par la
rivent à côté de l'eau ou dans 1 eau : des sc^nt
froides, laiteuses, nareotiques. anti-apln-odis.. -
ques. leurs feuilles sont souvent grandes.
AMITIÉS Él iNiuiTiÉs des plantes selon leui si guature ;
Signes amis : Taureau : Cancer et Sagittaire.
— Gémeaux ; Balance et Verseau.
— Cancer et Balance.
— Vierge: Taureau.
— Scorpion ; Cancer.
Signés ennemis : Taureau: Balance, Scorpion.
— Gémeaux : Capricorne.
— Cancer : Sagittaire.
— Vierge: Bélier et Lion.
Planètesennemis: Saturne, Mars, Soleil.
Planètes amies : Vénus avec toutes, surtout
avec Mars.
— Mercure avec toutes surtout
avec Jupiter.
CoMBixAisoNS d’influences. — Voici quelques exemples, pour aider l’étudiant, des résultats que produisent les influences combinées de plusieurs planètes :
Saturne dominant, p. ex., donne une plante de couleur noire ou gris sale, de tige dure et rude, de saveur acerbe, sûre ou salée; grand et grêle, à fleurs sombres ; il appelle pres([ue toujours J/ar.s, et alors, la plante devient bosselée, noueuse, branebue, d’aspect sauvage et tourmenté.
Saturne et Vénus donnent un grand arbre.
fort parce que la douceur véuusiciiue donne de la matière pour se développer au soulre de Saturne.
Si Jupiter, est pi’ès de Vénus, la plante est pleine de force et de vertu.
Si Mercure influe une plante entre T énus et Jupiter, elle est en encore plus parfaite : c est un beau végétal, de corps moyen, à fleurs blanches ou bleues.
Si le Soleil s’approche des précédentes, la fleur ^ jaunit.
Si Mars ne leur est pas contraire, la plante est cEipable de résister à toutes les mauvaises influences, et elle donne d’excellents remèdes. Mais une telle combinaison est très rare, parce qu elle est proche du Paradis.
Si Mars et Saturne se contredisent, avec Mercure, Vénus et Jupiter, c’est un arbre vénéneux, à fleurs rougeâtres et tirant sur le blanc (à cause de Vénus), rude au toucher et d'un goût exe-
cralilc •
Si, bien que Mars et Saturne se contredisent. Jupiter et Vénus y sont puissants, et Mercure très faible, la plante est chaude et curative: la tige est fine, un peu rude et épineuse; les fleurs sont lilanchàtrcs.
Si, Vénus est proche de Saturne, si la Lune
n’est pas contrariée par Mars et Jupiter libre, cela donne nne jolie plante, tendre, délicate, à Heurs blanches, inollensive mais jjeu utile.
I
ytSîPv^' J.
DEUXIÈME PARTIE
L'HOMME ET LA PLANTE
V.
il-'
L’HOMME ET LA PLANTE
Le règne végétal étantsoumisà Fénus n’a qu'une seule fonction vis à vis de l’homme: celle de le nourrir.
La plante peut nourrir l’homme, c’est à dire en réparer les pertes organiques.
!<= Dans son corps physique, soit l’alimentation.
2' Dans son corps électro-magnétique, soit la cure des maladies.
3® Dans son corps astral : somnambulisme, extases, cérémonies magiques, divination.
L’homme à son tour peut trois choses pour la plante ;
La cultiver (agriculture magique).
La rédimer (croissance magique).
La ressusciter (palingénésie).
Nous allons étudier séparément chacun de ces six articles.
I. — Alimenlalion.
Je ne veux pas refaire ici un plaidoyer en faveur du végétarisme; de plus savants que moi en ont fait avec autorité ressortir les avantages. Je me permettrai seulement d indiquer quelques règles pour les débutants végétariens.
I'' Passer lentement de la créopliagie au végé- tarisme, et ne changer les boissons fei’mentées, contre le lait ou l’eau que lorsque le changement de régime est accompli pour les aliments solides . on doit aider ce changement par une consommation plus grande de fruits charnus ou aqueux.
26 Effectuer ce changement de régime à la campagne.
3^ Ne rester végétarien dans les villes, et suitout à Paris, que si l’on ne prend pas ses repas au restaurant, et s’il n’y a pas de faiblesse géné' rale.
4e Ne pas craindre de manger une quantité •d’aliments végétaux plus grande que celle d aliments animaux que l’on consommait aupara’s aiit.
5= Conserver longtemps le poisson, dans ses menus ; les œufs, le lait et le beurre ne doivent jamais être exclus sauf dans des cas exceptionnels d’ascétisme.
6« Enfin, apprendre en nicnic temps à gouver
nei' peu à peu son organisme physique et à devenir maître par la volonté des petites irré- gularités fonctionnelles qui peuvent se produire.
Comment il faut prendre ses repas. — D’une façon générale, plus on dépense de forces pour accomplir un acte, plus cet acte nous devient profitable. — Ainsi, en poussant les choses à l’extrême, il faudrait cultiver nous-mêmes nos plantes alimentaires, les récolter et les préparer nousmêmes, dans des ustensiles qui ne servent qu’à ces seuls usages. Pour les initiations naturalistes etpauthéistes, qui développent l’étudiant de bas en haut, ou de dehors au dedans, on commence par purifier et perfectionner son corps astral et enfin son intelligence. C’est ainsi qu’il est ordonné aux Brahmes et aux ascètes hindous, de préparer eux-mêmes leur nourriture, et de ne jamais laisser toucher par d’autres que par l’épouse les ustensiles de cuivre.
De là viennent aussi les prescriptions relatives à la position du corps pendant le repas ; il existe des relations entre les courants électro-magné- tiques d’üne planète et ceux des individus qui vivent à sa surface; il serait trop long d’exposer ici cette théorie ; bornons-nous à dire que le mieux.
pour nos contrées est de manger en regardant le Nord.
Une autre prescription est celle des ablutions; les prêtres hindous se lavent les mains, les pieds, la bouche, le nez, les yeux et les oreilles, en répé- tant une invocation sacrée. A celacorrespond,cbez nous le Bénédicité qui, prononcé magiquement, possède une réelle valeur de dynamisation.
Enfin, une dernière prescription est celle du silence; elle est observée chez les religieux du monde entier ; elle a pour but, en concentrant l’attention sur l’acte du repas, de réduire dans de sensibles proportions, la quantité de matièies nécessaires à la réfection ; la digestion demande ainsi une moins grande activité du plexus solaire, d’où économie de force nerveuse que les exercices de contemplation emploient avec fruit. — Mais, pour ceux qui vivent dans le monde et avec le monde, dans l’atmosphère alourdie des grandes villes, la gaieté est le meilleur digestif et vaut tous les alcools du monde, pour stimuler la paresse de l’estomac.
II. — Thérapeutique
Les vertus curatives du règne végétal ont été de tous temps les plus célèbres ; il y avait là une
intuition générale très remarquable ; hellénique le nom du dieu meme de la médecine Æsciilape signifiant ; le bois, espoir du salut, ou selon Poi'- phyre,la faculté solaire de régénérer les corps, ou celui qui répare les solutions de continuité dans les tissus.
Les plantes peuvent être employées en mé- decine dans leurs trois états : vivantes, mortes ou ressuscitées.
La filante vivante sert comme modillcatrice du milieu, mais surtout quand elle est aromatique. Son odeur tonifie alors toutes les inflammations des muqueuses respiratoires. Ainsi les phtisiques se trouveront bien de respirer l’odeur du pin, de la lavande, du romarin, du basilic, de la menthe, etc.
Ceci est l’emploi exotéi’ique des plantes \ivantes ; leur emploi ésotérique est indiqué par Paracelse sous le nom de :
TRANSPLANTATION DES MALADIES. — Les maladies peuvent êtres transportées de la personne souffrante à n’importe quel autre être vivant.
Pour cela on prend une mumia quelconque du malade, du sang, etc., on en arrose la terre contenue dans un pot et on y plante une graine de même signature que la maladie ; lorsque la plante
a crû, on la jette dans une eau courante,.s’il s’agit de fièvres ou d’inflammations ; mais s’il s’agit d’affections humides, il faut la réduire en fumées.
Pour les ulcères et les blessures, on emploie Polygoniim persicaria, Sj'-mphj'tiwi officinal, Botaniis europeiis, etc. — on doit mettre quelque temps la plante en contact avec 1 ulcère, avant de la brûler.
Pour les maux de dents, frotter les gencives jusqu’au sang avec la racine de Senecio vulgaris, puis la replanter.
Pour la menorrbée utérine, prendre la mumie des groins ; la planter avec Polj-goniun persicaria.
Pour la menorrbœa diflicilis, Mentha pulegiuin.
Pour la phtisie pulmonaire, le chêne ou le cerisier.
De nos jours, on a expérimenté l’action à distance sur des sujets hypnotiques, des substances médicamenteuses : voir à ce sujettes travaux des Bourru, Burot, Luys, du professeur Durville et des magnétiseurs de la première moitié de ce siècle.
Je donne ici que des exemples isolés, l’étudiant pourra les multiplièr à loisir selon les lois des signatures.
La plante cueillie peut-être utilisée exotcriquenient :
En suc.
En poudre.
En décoction.
En infusion (bouillie dans de l’eau) ; plus actif que la décoction.
En magistère.
En teinture (dans l’alcool.)
En quintessence.
Voici des indications pratiques sur cette pharmacopée extérieure, extraite des livres de quelques vieux médecins ; on pourra retrouver dans ces livres les manipulations du codex moderne que chacun peut reproduire chez soi.
Car un médicament végétal est toujours plus actif s’il est préparé par une personne robuste et animée du désir de guérir. C’est là un des secrets de la réussite des globules et des dilutions homœpathiques.
J’ai connu dans le quartier Saint-Georges un vieil officier de santé qui guérissait les dyspepsies les plus opiniâtres avec des boulettes de mie de pain; seulement il passait tous les jours deux ou trois heures à les pétrir lui-même dans le laboratoire de son pharmacien.
TEIXTUKES, DÉCOCTIONS, POUDRES, etc. — Pre-
nous pour exemple, l’ellébore, le goudron et la ciguë.
« L’erreur populaire a beaucoup prévalu d’estimer que l’ellébore soit seulement destiné pour la folie, bien qu’il soit aussi pour guérir et pré- venir nôbre de maux, voir pour conserver et prolonger la vie, si on considère de près son eflicace et sa vertu, qu’on tient trop assurées pour renouveler la Nature, rectifier le sang, purger les impuretés dont l’excès, retard et supression causent plusieurs ennuis au courant de nos jours. L’antiquité l’a heureusement pratiqué, à laquelle nos siècles ont trop dérogé au préjudice du public pour le soulagement duquel l’ellébore doit être rétabli en sa première dignité.
« Pour le choix il faut prendre l’ellébore
noir de Théophraste, le plus singulier et assuré parmi les espèces conformément à l’opinion de ceux qui par longues années ont fait le métier de la Médecine ; eu égard à ses effets plus doux et favorables que de plusieurs, comme de l’ellébore de Dioscoride, ellébore blanc, elléborine, ou faux ellébore, et autres, nonobstant l’essai qu’on en peut avoir fait, voir même du blanc.
«... on pourra prêdre la racine de l’ellebore noir, la couper et en farcine une pôme, qu'on l’airra la nuict, matin on fera cuire la pomme Ine-
tement, on tirera la racine, on la mettra en poudre, le poix est de demy escu, trois heures avant que manger trois a quatre fois l’année, principalement en l’automne et printemps.
« Gela est une manifeste précaution par l’euacuation des immondices du corps, d’ont naissêt les plus fâcheuses indispositions, on augmentera la dose si on veut.
« On peut cuire les feuilles et la racine d’ellebore dans du pain de seigle pour correctif, mis en poudre, la prise est de trente et quarâte grains, et plus pour les robustes, soit en pilule, avec des oublies, pomme cuite, ou autre façon, deux heures avant le bouillon.
« Toute la plante se peut prendre aussi en poudre, le poix comme dessus, sans aucune préparation, comme on faisait à Rome.
« On peut couper la racine et la cuire avec de la chair, en forme de bouillon, consumé, gelée ou teinture, dont on en baille cjuelque temps pour purger doucement, aquoy il est licite d’adjouster quelque ingrédient si on veut, selon qu’on trouvera bon estre.
« Les uns, pour mieux obtenir la fui de renouation et espurement du sang s’accoutumerôt peu à peu, et insensiblement à l’usage des feuilles d’elleborc noir ceüillies en bonne saison, sé-
chées à l’ôbre ineslees aucc égale portion de sucre c’est un moyen pour vivre un grand âge exempt de plusieurs maladies, tant internes qu’externes, iusques au dernier souspir de la vie.
« La prise du comancement est de lo à i5 plus à 20 grains; de façon que de degré en degré on vient iusques à 3o pour tous les jours 1 espaee de quelque temps, par après on passe à une dragme. Mais ce n’est plus que de six iours en six iours, de ceste manière l’ellébore se rend ordinaire et familier,' ainsi perdant sa force purgative n’est plus que renouuellant et rectifiant.
« Il se réduit en baume par l’industrie de 1 artisan ; la dose de ceste vertu balsamique est de dix grains.
a On en tire une quintessence très excellente qui surpasse tous les precedens préparatifs d ellébore en artifice et bonté de renouvellant, dont la prise est de cinq à six gouttes avec quelque liqueur propre, côme eau de melisse agrinoinie,
ou quinte-essence de chair.
« De toute la plante bien lauée et arrousée de vin-aigre scyllitie, on fait un syrop pour purgei l’humeur noir et terrestre, ou pour bien parler, en séparer le pur et l’impur, et le nuisible, et pour desraciner les maux qui sont de son train et de -sa suite, ce syrop opéré avec plus d’assurance et plus
benignement qu’un autre purgatif ; 11 préféré ce syrop àl’extraict: mais sesdeux, sçavoir syrop et extraict, n'ayan vn autre effet que la purgation parle tas ne sont pas assez puissans pour rectifier le sang et tenir la santé en un esta ferme et stable.
« l'attribue au long vsage de ce simple, principalement à sa racine, vne action merueilleuse pour détacher et delier les cordes des maladies capitales, outi’C et par dessus la faculté insigne de renouation du corps, rectification du sang, ou purgation de la pourriture, laquelle fait souvent desclioir ou périr la santé, c’est pouquoy on le pourrait qualifier en cjuelque façon vne seconde Medecine vniverselle, moyennant les conditions cy dessus deligemment obseruées »
Gouorox. — «Versez quatre pintes d’eau froide sur une de Goudron, puis remuez-les et les mê- lez intimement avec une cueiller de bois ou un bâton plat, durant l’espace de cimj à six minutes, après quoi laissez reposer le vaisseau bien exactement fermé, pendant au moins deux fois vingtquatre licures, afin ([ue le Goudi’on ait le temsde SC précipiter. Ensuite vous verserez tout ce qu’il y a de clair, l’ayant auparavant écumé avec soinsans remuer le vaisseau, et en remplii’cz pour
votre vsage des bouteilles que vous Ijouclierez exactement, le Goudron qui reste n’étant [)lus d’aucune vertu, quoiqu’il puisse encore serviiaux vsages ordinaires. » (i)
La bonne eau de Goudron tient le milieu comme couleur entre le vin blanc de France et celui d’Espagne ; et elle est tout aussi claire. (2)
Eau de Goudron pour l’usage externe. — (( Versez deux quarts d’eau bouillante, sur un quart de Goudron, remuez et battez bien fort le tout ensemble avec un bâton ou cuiller, durant un bon quart-d’heure ; laissez-le reposer pendant dix heures, et puis versez-le et le gardez exactement couvert pour l’usage. On peut faire celte eau plus faible ou plus forte suivant
S’emploie en lotion contre la gravelle, la gale les ulcères, les écrouelles, la lèpre.
Cette eau est bonne contre les maladies suivantes : petite vérole, éruption du sang, ulcération des
(1) Monginot. — Consevvalion de la santé, Paris, i635,
(2) Beukelky. — Recherches sur les errtus de Veau de
entrailles, inllammations, gangrène, scorbut, érésipèle, asthme, indigestion, graA^ellc, liydi-opisie, hystérie.
Le meilleur goudron vient du pitch-pin.
Il faut aux sapins un terrain sec et élevé et le vent du nord.
Prkpar.vtion del’extrait de Gigue. — Prenez de la ciguë récente (tiges et feuilles) autant que vous voudrez ; exprimez-en le suc, faites le évaporer à un feutrés doux, dans un vase de teri’e, en le remuant de temps en temps pour l’empêcher de » brûler ; faites-le cuire jusqu’à consistance d’extrait épais, ajoutez-y une sullisantc quantité de poudre de ciguë pour en faire une masse, dont vous formerez des pilules de deux graines...
« Si au défaut de la ciguë verte, on fait un extrait avec la décoction de la plante sèche, cette préparation a bien moins de vertu que la précé- dente. » (i)
On doit commencer la médicamentation par très petites doses, que l’on peut augmenter jusqu’à un gros et demi. Aussitôt après l’ingestion faire prendre du thé, ou du bouillon de veau, ou de l’infusion de ^^eurs de sureau.
Akt. SloiicK, — Observations nouvelles sur l’usage de l(t
On peut employer les feuilles de ciguë, sèches et coupées, dans un sachet que l'on trempe quelques minutés dans l’eau bouillante; on presse légèrement et on applique le sachet encore chaud.
Toutes ces préparations sont fondantes, résolutives et calmantes.
On emploie pour cela la plante appelée cicuia officinarum, ciciita major ou cicuta mlgaris, ou ciciita major mlgaris, ou cicutaria major mlgaris, ou cicuta vera, ou coniiim maculatum, seu coniiim steminibiis sriatis,Ko>')tio'i et Koveiov.
Théophraste dit que la meilleure ciguë croit à l’ombre dans les terrains froids ; celles de Vienne (Autriche) et des environs de Soissoiis est plus active que celles de Paris et d’Italie.
Hippocrate, (i) Galien, (2) Mercurialis, (3) Astruc (4) et beaucoup d’autres médecins tant de l’antiquité, que du moyen âge et de la renais-
(4) Traité des maladies des femmes, l. a.p. 3gi.
sauce, employaient la ciguë à l’usage interne comme résolutive des tumeurs, des coliques, des ardeurs de la matrice.
Nos pères enqîloyaient beaucoup aussi une quintessence de chclidoine, de mélisse, de valé- riane, de béloine, de safran et d’aloès, comme tonique général.
Dkve.nses canoxiquI':s, — Nous savons que, selon l’ancienne médecine, les conditions astrologiques au moment de la cueillette inlluaicnt beaucoup sur la vertu des simples ; ces conditions seront indiquées dans notre Dictionnaire. Mais à fin que nul n’en ignore, les lecteurs doivent être avertis que de telles pratiques sont défendues par l’Eglise.
On trouve dans les canons tirés des livres pénitentiaux de Théodore, archevêque de Cantorbéry, du vénérable Bcde, de Ruban, arclievê- que de iMayence, d’IIalitgarius, évêque de Cambrai, de la collection publiée par Luc d’AcIieiy, de celle d’isaac, évêque de Langres, d’Eybcrt, archevêipie d’York, du ig'^ livre du Décret de Burchard,de la i5' partie du Décret d’ives, évêque de Chartres, sont unanimes à condamner celui qui a observé des signes superstitieux pour planter des arbres, etc., à faire pénitence pendant
aura
deux ans aux fêtes légitimes ; celui qui cueilli des herbes médicinales avec des paroles d’enchantements, fera pénitence vingt jours.
J. F. Bonhomme, visiteur apostolique sous Grégoire Xlll, défend, dans ses Décrets (imprimés à Verceil en 1079) que l’on cueille de fougère ou de graine de fougère, d’autres herbes ni d autres plantes à certain jour ou à certaine nuit, particulière dans la pensée qu il serait inutile de les cueillir en un autre temps. « Si quelqu un se rend coupable de telles superstitions qu'il soit sévèrement puni selon qu’il plaira à 1 ordinaire des lieux. »
Cueillette. — Le jour ou la veille de la St- Jean est bon pour cueillir toutes sortes d'herbes. — En outre chaque plante a quelques jours dans l’année, où sa force est exaltée ; les heures de la nuit sont plus favorables ; on cueille les plantes après les avoir rapidement consao-ées par des signes et des paroles appropriés à leur signature ; puis on les arrache du sol, ou on coupe la partie utile avec un couteau spécial, on désignant le but auquel on veut la laire servir.
Les défenses de l’Église, à propos de ces céré- monies, ont leur raison d’^dre, qui est très
seci'ètc et que très peu connaissent; qu’il nous sullise lie dire, à ce propos, qu’au point de vue véritablement mystique, dans le plan divin, tout acte de magie est un acte de révolte, et que l’on doit, par suite, s'en abstenir avec soin.
Le TRAITEMENT HERMÉTIQUE dCS plailtCS UIIC
fois cueillies est tout dill'érent. 11 a pour but, non plus de disposer les qualités physiques, les sucs de la plante de la façon la plus profitable, mais de libérer la force vive, l’essence, l’âme ou le baume de la plante, comme disaient les anciens liermétistes.
Le baume est l’huile essentielle des végétaux ; ce n’est ni l’huil^ vulgaire, ni le sel, ni la terre, ni l’eau, mais quelque chose de très subtil, le vé- hicule du corps astral. Il s’olitient par le leu et non par la fermentation (Bœrhave).
Ce baume est ce que Paracelse appelle un arcane, c. à d. une substance üxe, immortelle et en quelque sorte incorporelle, qui change, restaure et conserve les corps ; cette force est enveloppée dans un ciel, ou teinture, que l’on obtient en ré- duisant le végétal de sa matière seconde à sa matière première, ou, comme dit Paracelse du cagaslrum à l'iliastruni.
A proprement parler, le pouvoir curatif d’un
V('gclal l'éside dans son esprit; oi-, dans l'étal naturel, l’activité de l’esprit est entravée et sa lumière obscurcie par le vêtement de matière: il faut donc détruire ces enveloppes ou, tout an moins les transmuer en quelque chose de pur et de fixe; cette transmutation s'opère p>ar une coction pendant laquelle on ajoute une substance cap^able d’absorber les impuretés. Le choix de ce fondant doit être dicté par cette considération que la saveur d’un végétal indique la faim qui le dévore, c. à d. le typ3e idéal vers lequel il tend : on observera de quelle p^lanète est signée celle saveur, et on commencera la coction avec un sel minéral de même planétarisme.
On obtient par cette coction ti’ois choses : un sel, une première matière et un mercure, c. à d. une eau fixe.
« Nous brûlons des plantes, dit saint Thomas dans son opiusculc de Lapide Philosophico, dans le fourneau de calcination, ensuite nous convei’* tissons cette chaux en eau, nous la distillons et coagulons ; elle se transforme alors en une pierre douée de vertus pilus ou moins grandes suivant les vertus des plantes enqjloyées et leur diver.
Il y a trois sels ou puissances végétales particulièreihent utiles pour là théi’apeulique.
Le premier est jupitérien, de l)onue odeur et de bon i^oiit ; il est produit inlérieurcmeut par une Ibree d’expansion, divine, et extérieurement par le Soleil et Vénus. Mais il n’est pas assez fort pour guéi’ir seul ; il est ennemi de la vie venimeuse ignée, il y détermine l’harmonie ou un acheminement vers la douceur.
Le sel de Mars est amer, igné et astringent.
Le sel de Mercure est dynainisateur et doter- ' mine des réactions salutaires.
Jupiter et Vénus sont les antidotes de ces deux derniers.
La première matière qu’on extrait ensuite des végétaux est nutritive; c’est presque toujours une huile où le tempérament du malade puise de la force.
Enfin le mercure de vicest régénérateur et revivifiant ; il ne peut être extrait que des végétaux presque parfaits, à saveurdouce, signés duSoleil, de Vénus cl de Jupiter. Les végétaux rudes n’attaquent pas la racine de ce mercure ; c’est pourquoi ils n’agissent que dans les 4 éléments tandis que ce mercure arrive jusqu’au corps astral.
CLUE. — En général, il vaut mieux employer les sels de Mars cl de Mercure, comme plus actifs en les unissant par Vénus et Jupiter, de sorte qu’ils trouvent de quoi éteindre le feu de leur
colère ; lorsque cela est accompli la cure est laite, c. à d. l’harmonie est rétablie; et il n’y a plus qu’à donner un peu de soleil pour remettre le tout en mouvement.
Le médecin doit sqvoir que les bonnes plantes peuvent être gâtées par un mauvais regard, en particulier par Saturne et Mars, et que les plantes vénéneuses peuvent devenir bénéfiques par le soleil, Vénus ou Jupiter.
Il doit guérir le semblable par le semblable : ne pas donner une plante pour une maladie de ; mais administrer une herbe où il ait bonifié artistement l’ire de Mars par Jupiter et Vénus ; plus une plante est chaude, meilleure elle est a condition qtte sa colère ait été transmuée en amour, car si le venin tombe dans la propriété du Mercure la mort arrive bientôt.
Primiim Ens Mélissœ, d’après Paracelse.
Prenez un demi litre de carbonate de potasse pur,exposcz-le à l’air jusqu’à ce qu'il soit dissous; filtrez le liquide et mettez-y autant de feuilles de mélisse que vous pourrez, de sorte qu'elles soient toutes plongées dans le liquide. Tenez dans un endroitfermé, chaleur douco'pendanta4h.; décantez : versez sur le liquide pur une couche d’alcool de ■ un ou deux pouces, laisscz-l’y pendant deux jours
oujiisqu’à ce que l’alcool devienne d’un beau vert; cet alcool doit être recueilli, car il est bon pour l'usage, et remplacé par de l’autre alcool jusqu à ce que toute la matière colorante ait été absorbée ; l’alcool sera alors distillé, et évaporé jusqu à consistance sirupeuse.
Il faut que l’alcool et l’alcali soient très concentrés.
Contrepoison.— Vxmàes contrepoisons les plus actifs contre les venins végétaux est la composition suivante:
On chauffe ensemble du tartre et de l’alcool, à une température modérée, mais constante ; il distilledans la cornue une huile rouge, douée de propriétés particulières. Cette huile remise a la digestion quatre fois de suite donne le contrepoison indiqué.
III — Magie
La Magie étant d’abord un art de pratique, (juand on étudie une créature a ce point de vue, c’est de l’individualité, de la pei sonne (pi’ü faut s’occuper. Toute la magie du règne végétal réside donc dans la connaissance des esprits des plantes. Ce sont eux que l’antiquité a connus sous le nom do
I
(hj-ades, A' hamadrj'adeHAc Hj-lçaimAo faunes ; CO sont les Diisü de Saiiil-Augustiri, les leos du Moyen-Age, les Boire Oigh des Gallois, les Grore Maidens dos Irlandais. Paracelse appelle ccu.x qui ha])itent les forets, sj'h’estres, et njunpiieæ ceux des plantes aquatiques.
Pour voir les Sylv.vixs. — Après les purifications d’usage, allez de grand matinau bois, et cherchez un endroit où les arbres soient assez touffus pour vous cacher complètement le ciel. Asseyez vous alor.s, tenez vo.s paupières mi-close.s, mais le regard fixe et invoipiez mentalement les sylvains, c'est-à-dire les esprits de la forci, de quelque nom que vous les ajipeliez ; vous les verrez sûrement apparaître, surtout si vous leur offrez de l’eau, ou du blé, et si vous continuez pendant plusieursjours.fi/. /. Bjerregard)
Ces êtres appartienent à la classe de ceux que l’occultisme appelle élémentals ; ce sont des habitants de l’astral qui aspirent à s’élever jusqu’à la condition humaine ; ils sont doués d’une certaine intelligence instinctive, et ils changent de forme en même temps que l’être matéiùel auquel ils sont attachés. Ce sont eux que les anciens Rose-Croix utilisaient dans leurs cures miraculeuses, car ce sont des serviteurs et ils ol)é-
issent tout naturellement aux ordres de riiomme spirituel.
Leur pouvoir est assez grand sur le plan matériel parce qu’ils habitent la limite de ce plan et du plan astral ; ils peuvent produire des guérisons ou des visions étonnantes ; de même que les élémentals du règne minéral produisentjorsqu’ils sont bien dirigés, tous les phénomènes alchimiques,et ceux du règne animal, la très grande majorité des manifestations s.pirites.
Magie religieuse. — I^e symbolisme végétal est très développé dans les livres sacrés des anciennes religions ; qu’il nous suffise de rappeler ici l’arbre de la science du bien et du mal et l’arbre de vie de l’Eden : symboles des
deux méthodes que pouvait suivre Adam pour accomplir sa mission ; l’arbre des Séphiroth de la Kabbale ; l’Aswatta ou figuier sacré symbole de la totale connaissance ; le Haoina des Mazdéens,
Îpar lequel Zoroastre a représenté le système sanguin et le système nerveux de l’iiomme et ; ^ de l’Univers ; le Zampoun duThibet ;l’Yggradsil, .* le Chêne de Phcrécydes et des anciens Celtes.
Tous ces symboles ont plusieurs scnsdilïérents ;
: t nous ne mentionnerons, pour ne pas nous éloigner ^ trop de notre sujet que celui qui se rapporte au
développement mental. Toutes les légendes religieuses nous représentent les adeptes, acquérant l’ommiscience sous un arbre ; seul le Christ, qui est, entr autres choses, la science même, n'est pas figurée sous ce symbolisme ; la raison en est assez cachée ; elle tient à la définition même de la créature oü( si l’on préfère, au double usage qu’elle peut faire de son libre arbitre ; ainsi le symbolisme religieux complet comporte deux ai'bres : la tradition Kabbalietique ou égyptienne seule les indique parce qu’elle devait être couronnée par la descente du Fils de Dieu; les autres traditions étant l’héritage de races envoie de désagrégation, ne donnent au dehors quel’A.rbre de la science.
Ce dernier, dans les initiations naturalistes, n’est autre que l’image de l’homme intérieur; son tronc c’estlamoelle cpinière,ses branches sont les 72000 nerfs connus des Yoguis hindous, il a sept fleurs, qui donc sont les 7 centres du corps astral; ses feuilles sont le double appareil respiratoire que cachent les poumons ; ses racines le pôle génital et les jambes ; sa sève cstrélectricité cosmique qui court dans les nerfs et qui se spécifie depuis l’éther cérébral jusqu’à la terre spermatique.
Le mot Yoga est le synonyme sanscrit du mot religion ; tous les deux signifient le lien qui unit
l’homme à rUnivei'S et à Dieu ; son processus est le même que celui par lequel une graine emprunte à un terreau noir et informe les molécules dont elle và former une fleur odoriférante. Selon l’idéal de celui qui la pratique, la J oga transmue les molécules impures du corps physique en molécules fixes et inaltérables, les passions basses en pur enthousiasme, l’ignorance intellectuelle en lumière de vérité. Telle est la raison pour laquelle les maîtres de la Yoga sont représentés assis sous un arbre sacré.
M.vgie naturelle. — Les diverses traditions enseignent plusieurs utilisations des forces vé- gétales occultes. La plante peut être employée selon son individualité entière ou dans 1 une de ses parties.
A la première métliode se rapporte cette sorte de pacte très en usage parmi les indigènes de l’A- mérique Centrale, de la Nouvelle-Guinée, de la Nouvelle-Zélande, de l’Inde et de l’Allemagne, par lequel on lie le sort d’un enfant qui vient de naître à celui de tel ou telarl)rc. Entre ces deux ci'éatures se développe ainsi un rapport très étroit ; l’enfant profite de la vigueur de l’arbre mais si ce dernier reçoit des blessures, l’enfan souffre et dépérit
AiiuiiES HANTÉS. — Il ii’y ii pas de village aux Indes qui n’ait son arbre liante au génie duquel un culte est rendu par les individus des basses classes..
Les traditions hellènes disaient de inêine que chaque Ibrèt a son génie, et chaque arbre sa nymphe.
Il n’est pas rare de voir, sur les Nilgiris, un gros arbre historié de figures tracées avec du vermillon, et ayant à sa liase trois pierres peintes en rouge, de tels arbres sont des lieux de sacrifice et d’adoration, des restes d’animaux, des nattes de cheveux offertes par des malades ou des possé- dés, (i) Les esprits gardiens de tels arbres sont appelés Moiinispourains par les indigènes ; ils sont en général bénéfiques ; mais leur pouA’oir est restreint à un seul objet.
Les indigènes consacrent souvent un de leurs enfants à de tels génies, pour une période de sept ans ou plus, à l’expiration de laquelle un grand sacrifice est offert, et les cheveux de l'enfant suspendus à l’arbre.
De tels arbres appartiennent surtout à la famille des Ilex ; quelquefois le Cinname sau-
(i) La plique polonaise se guérit en particulier de cette façon.
vage aiV Eiigénia sont dans le même cas. l^Théosophist, Noveml). 1894)
Philthes. — On peut désigner sous le nom de philtres toutes sortes de breuvages dans la composition desquels entrent des substances pré- parées magiquement en vue de l’obtention occulte d’un résultat déterminé. Les trois règnes de la nature fournissent de nombreux matériaux pour ces préparations ; nous ne nous occuperons que des substances fournies par le règne végé- tal.
Les pommades, électuaires, onguents, collyres ou breuvages magiques ressortent presque tous du domaine de la magie noire. Leur nombre est très grand et peut-être augmenté indéfiniment par un esprit ingénieux. C’est ainsi que les prê- tres taoïstes chinois n’emploient pour tous les usages de la médecine, de la psychologie et de la magie que treize substances végétales, animales cl minérales ; mais ils savent en extraire une grande quantité de combinaisons.
Ces préparations peuvent être employées sur soi-même ou sur les autres: elles agissent toutes sur le - corps astral, sur l’un de ses trois grands foyers, l’instinctif, le passionnel et le mental. Dans le premier cas, ellesproduisentla santé, la
maladie et tous les phénomènes pliysiologi([ues possibles. Dans le second, elles produisent 1 amour, la haine et les autres passions. Dans le troisième, elles produisent des phénomènes de somnainljulisme, de clairvoyance, de claii audience ou d’ordre même encore plus rele^ é.
Le Folk-Lore, les histoires de sabbats les racontars que chacun a pu entendre de récits d’empoisonnements et d’assassinats à distance, de bêtes ou de gens, par l’action de ces substances magiques agissant sur le centre instinctif; il en est de même pour les récits de philtres d’amour ; mais l’emploi des plantes pour pro^oquer des phénomènes psychiques est moins connu ; cet art est pratiqué actuellement encore en Orient, dans la plupart des couvents bouddhistes, chez les
taoïstes chinois, les lanlas thibétains, les tanlriks du Bhoutan, les shamanes du Turkestan, et certaines conféries de derviches musulmans ; sans compter l’emploi macliinal qu’en font presque toutes les tribussauvages des divers continents.
Le haschich et l’opium sont deux des plus connues parmi les plantes à action mentale ; mais personne, en Occident, n’en connaît le maniement scientifique, à moins d’avoir été s y taire initier dans l’extrême-Orient. Les récits de Quincey ou de Baudelaire, quelque soit d’ailleurs leur
mérite d’art et de sincérité, ne donnent aucune ouverture sur les possibilités de tels adjuvants. Tout ce que nouspouvons dire c’est que l’emploi de telles drogues ne peut amener à l’extase intellectuelle que si le sujet a pu, au préalable, sans excitant et par la seule force de la volonté, maîtriser ses forces mentales et devenir capable de gouverner l’association des idées ; et ce n’est pas là une besogne facile. — Sinon, si un liascliichéen ne s’est pas fixé l’entendement, il part à l’aventure, dans une barque sans gouvernail, sur un océan autrement terrible que la mer des Indes avec ses cyclones ; et il peut en revenir, avec la folie comme compagnon, ou même n’en pas revenir du tout.
Ragon, le grand interprète moderne de la Maçonnerie, a donné dans un de ses ouvrasses, l’exposé d’expériences nouvelles : Il prenait des disques de différentes couleurs ; il les enduisait •du suc de diverses plantes et illes faisait contempler à des sujets magnétiques ; voici les résultats de ces expériences.
I. Violet. Ilyclrociamus Moiiv' continuel des bras
et desjanibes, désir de tou- Atrop-bellad. cher à quelque cli. ou de
Datura Stramonium marcher sur des objets. Haschich cris, aijoiements Envie de
Slryclinine coluhr.
!2. Indigo. Piper nigr. Veratr. Sabad.
3. Bleu. Pip. ciib. Laur, campli Ass. fœtida. Con. inaciil.
4. vert. Pseu. angust. Lact. Vir.
Air. mand.
5. Jaune Slryclin. n. \ oiu. Opium.
Slryclin. Igna
mordre ou de donner des coups de couteau, Ivre.sse, apparitions de boniieurs, réalisation de tous les dé- sirs.
Le souvenir persiste.
Excitation fébrile ; laiblessedes jambes. Le sujet se met à genoux et veut faire sa prière, dont il ne se raiipelle pas un mot. Perle de la vue. Tremblement des paupières, occlusion des yeux ; sommeil profond. Eveil : en versant de l’eau.
Excitation générale; mouvements convulsifs, en^ ie do dormir, perle du raisonnement, somnolence, abattement.
Larmes abondantes ; il joue avec ses mains; envie de courir; il prétend le faire plus vile qu'un elioval. Tressaillement géné- ral des museles. 11 fait ses adieux comme à la mort :
engourdissement, léthargie.
Balaneemenl de la tète,
engourdissement, sommeil ,
en lui ouvrant les yeux, le
disque le mel en lureur. Rêves voIupLucux, frissons^ pâleur extrême, abattemciit. nouveau souimeil, état zoomaf'uêtiijue. Aucun souvenir.
Grandes joies, engourdissement des membres, sommeil; en lui ouvrant, lesy eux, le disque lui donne envie de rire, interronq^ue par una soud'rance. morale. iiicxplical)le. — Pleurs, lucidité.
'%• Peur,craiu te de personnes-
cachées. Cris aigus — ah.
Rétablissement long.
Mais nous ne conseillerons à personne de les répéter; leur résultat le plus clair est de détra- ([iier le système nerveux des malheureux sujets, sous le fallacieux préte.xte d’une utilité scientiü- qiie immédiate. Nous réprouvons égale ment toutes les pratiques de la magie naturelle et psychique, saul^dans les cas de thérapeutique. La satisfaction d un amour ou d’une haine, l’acuisition vaine d une connaissance intellectuelle ne sont pas des choses assez importantes pour empêcher le lihrearldtre de s’exercer et les lois de l’Univers de se développer normalement. Une seule chose est
Yeralr.alb.
.Vspcr-ollic.
(). Orangé. Sel d’op. A'’aler. olV. Xicot. lal). Cons ul, jal.
Rouge. Pruucl. Y Lavand. Sltru Lavand. ver. Digit. purj).
nécessaire; aimer Dieu et son prochain ; tout le reste est vain et périssal^lc.
OnCxUENïs des sorciers. — Voici quelques renseignements que nous extrayons, à titre de curiosité d’un livre très, peu connu que nous avons eu la bonne fortune de consulter dams la bibliothèque de notre cher et regrette maître, Stanistas de Guaita.
a Kntretous les simples desquels leDiablese sert pour troubler les sens de ses esclaves, les suivans semble^ tenir le premier rang, desquels aulcuns ont
vertu d'èdormirprofondémèt,lesaultreslegeremct
ou point, mais qui troublêt et tropêt les sens, par diverses ügures et représentations, tàt en veiUant qu’endormant, comme pourroit faire racmede Belladonne, Morelle furieuse^ sang de chaiwesoiiris,d' Happe, V Aconit, la Devle, la More e endormâte, VAche, la Snye, le Pêtaphjdlon,l A. corn vulgaire, le Persil, feuilles de Peupher V Opium, l'Hjmsciame, Cygne Mes Especes (U
Pavot, Vllyiiroye, leSynochytides, qui fût n ou les Vmbres des Enfers, c.-à-d. les Jslauvais Espris ; comme an contraire V Anachitides lait apparcoir les ymages des Saincts Anges. i> (i) Nynauld reconnaît, dans la pharmacopc i i es
(0 nvis-auli). - Lycanthropie, ch. H.
diaboliques trois sortes d’onguent. La première, qui donne seulement des songes, se compose de graisse, d’Aclie, d’ Aconit, de Pentapliyllon, de Morelle et de Suie.
Par la vertu des onguent.? la seconde espèce, « le Diable jjersuade aux sorcières, aprez s’enestre oiiigtes, pouvoir, en mettant un balai ou bâton entre les jambes, chevaulcher en 1 Air, et aller en leurs Synagogues d’une vitesse incrediiile, en passât par la cheminée... Il faut remarquer qu’en la compositio de cest onguent, il n’entre point de sinqjles narcotiques : mais seulemêt qui üt vertu de troubler les sens en les aliénant, comme par exemple le çin pris demesiiremêt, la cervelle de chat, la Rella-dône, e,t autres choses ie tairay, de peur de donner occasion aux meschans de faire mal. » fi)
Le troisième onguent est donné par le diable aux sorcières, « leur persuadant qu’aprez qu’elles s’en seront oinctes, elles-seront vraiment transformées en bestes, et ainsy pourrôt courir les champs. Il entre dans cette composition des parties du corps d’un crapaud, d’un serpent, d’un hérisson, d ün renard, du sang humain, cer-
(i) .l'iiuilcrui la réserve prudente duD'- dcNynauld, en ne disant point les quantitésdescomposition inaléliqile, ni la cuisine de leur iiréparation.
taines lici'bcs et racines, donlNynauld n'indique point la dosé, (i)
Le conseiller d’Eckartshausen, qui ^i\•lit à la fin du XVllL siècle, (a) donne la formule suivante pour avoir des apparitions : boulettes composées de cigüe, de jiisquiame, de safran, d aloes. d’opium, de Mandragore, de pavot, d’Assaœ- tida et de persil ; desséchées et brûlées.
Contre les mauvais esprits, il indique le soufre, l’Assafœtida, le Gastoreum, l’Hypericum et le
Vinaigre.
Nynauld, déjà cité, indique au chap. VII de son livre les formules de parfums suivantes ;
Pour voir des choses étranges, racine de bruyère suc de ciguë, de jusquiame et semence de pavot
noir.
Pour voir des choses futures : semences de lin et de psellium, racines de violette et d ache.
Pour chasser des mauvais esprits : calament, pivoine, menthe et palma christi.
’ Si on brûle fiel de sèche, thymiame. rose, bois ^ 'd’aloès, et que l’omy jette de l’eau, la maison semblera pleine d'eau; ou de sang si l’on y jette du sang ; si on y met de la terre, le sol tremblera.
(i) Bill. Ch. III
(a)- Aufschliisse zur Magie.
IV. — Agronomie
Culture des plantes. — H y a une agriculture magique dont les préceptes et le modiis operandi sont également perdus. Le fondement de cet art consiste à semer la graine dans la matrice exacte qui lui est complémentaire. De mémo que, dans le régime de la mystique, l’homme qui a retrouvé son àme-sœur, devient par le fait puissant en œuvres et en paroles, la semence jetée dans sa terre propre, atteint sa perfection géné- rique.
Les semailles se font sous les auspices de Saturne-, les Gaulois appelaient sni, la semence, et satiir le semeur ; semer c’est mettre quelque chose dans l'obscurité; dans la profondeur et dans l’isosolement.
Les ténèbres provoquent la lumière, et la masse informe des cotylédons putréfiés appelle la fleur radieuse ou l’arbre majestueux.
Voyons ce qui arrive pour la grande majorité des ensemencements, je veux dire lorsque la terre n’est pas correspondante en tout au germe c£u’on lui confie. Nous avons vu que le développement souterrain de ce dernier s’opère aux dépens du Sel, du Soufre et du Mercure de la terre; le soleil est là comme dispensateur universel de la
vie; mais scs l'ayous vitaux invisibles ne sont assimilables pour une graine que s’ils lui apparaissent qualifiés en correspondance conplémentaire avec elle-même. Si donc la terre où gît la graine ne satisfait pas à ces conditions, VEnu du germe étend des radicelles, épuise scs forces à chercher autour de lui ce dont il a besoin : alors la racine croit. sèche et noueuse, de même que la tige: le Sel, le Soufre et le Mercure se consument eux-mêmes et consument sans ré- sultat la vie solaire qui leur parvient sous une qualité non assimilable pour eux.
L’art peut remédier à cet inconvénient fondamental, de deux façons : en choisissant avec soin la terre propre au germe qui va la féconder, ou, si la plante a déjà germé, en lui donnant un stimulant vital.
Dans le premier cas, il faut connaître à fond soit la proportion dans laquelle le Sel le Soufre et Mercure participent à la composition de la terre et de la graine, ou la composition chimique de l’un et de l’autre.
Dans le second cas, il se produit, au cours de la préparation de la pierre, en particulier par la voie sèche, diverses liqueurs de dépôt qui remplissent très convenablement l’olUce de médecine pour les plantes chétives.
Nous en parlerons tout à l’heure, (t)
En outre des relations de la plante avec le sol qui la nourrit physiquement, il faut lui choisir sa société ; certaines plantes prospèrent, vivant à côté de certaines autres, et dépérissent si leurs voisines leur déplaisent; c’est ici une question de signature comme on pourra s’en convaincre par la lecture de l’extrait suivant et bien plus encore, par l’expérience journalière.
L’olivieé est ami de la vigne et s’éloigne du chou.
La renoncule est amie du nénufar
La rue est amie du figuier etc.
Enfin les agents extérieurs, et en particulier la lumière ont aussi leur influence sur la vie vé- gétale. Le rayon bleu du spectre active la végé- tation, et le rayon jaune la retarde. Camille Flammarion a fait sur ce point des expériences concluentes.
Cueillette des plantes. — La doctrine astrologique enseigne que les plantes doivent se cueillir à certaines heures planétaires, ou mieux au moment des conjonctions des planètes favorables dont elles sont signées, et lorsque les astres ma-
(i) \ oyez an paragru[)lic suivant, l’alinéa consaci'é à V Accroissement des plantes.
Icliqucs sont en exil. Le Vocabulaire imlicinera les dillerenls cas ejni peuvent se présenter.
— Croissance Mag'iqiie des Plantes.
Le Di" Cari du Prel (i) cite le passage suivant où Simon le Mage s’exprime ainsi : (2) « A'inon geste, la terre se couvre de végétations, et des arbres s’en élèvent... Je puis taire pousser de la barbeaux éphèlics... Plus d’une fois,^j ai, en un instant, fait sortir des arbustes de terre. — »
Christophe Langhans raconte dans la relation de ses voyages (3) le fait suivant : un takir demanda une pomme de Sina : il 1 ouvrit, en retira un pépin et l’enfouit dans la terre en ayant humecté un peu celle-ci au préalable ; il recou^ 1 it l’endroit d’un petit panier, mit dans sa bouche une poignée de tahac et collant un fil ciré sous sa lèvre il ellila le laliac visqueux de sa bouche sur ce fil, en recommençant lorsipie le fil fut euduit une première fois. 11 leva ensuite le panier et
nous montra qu’uue plante était sortie de teiie pendant l’espace d’une i/a heure. 11 recouvrit bientôt la plante, fit quelques cabrioles, puis il
(1) Forciertes P/Inmcna'achslum. Spliinx, Mars Sp.
(2) Goures. La mvsiiqiie clirctiennc, lU. 1'. l^>^.
(3) Ncue ostindische Reisc. i;o5.
enleva le panier au fond duquel la plante touchait alors, elle portait des fleurs odorantes ; ses cainal'ades firent encore quelques contorsions la suite desquelles on aperçut des fruits sur l’arbre. Pour les faire mûrir, il recommença à enduire son ül de taliac, etun quart d’iieure après il nous pré- sentait cinq pommes très belles et mûres ; j’en goûtai, je les trouvai semblables aux fruits naturels? le commissaire garda l’une d’elles; mais le jongleur déracina l’arbre lui-même et le mit dans l’eau. U
^"oici encore un témoignage d’un voyageur moderne :
« Sur la vérandab de l’un des premiers bétels delà grande rue, inon regard fut attiré par les mouvements d’un groupe de jongleurs qui se concertaient, accroupis sur le sol. Tout leur habillement consistait dans l’habituelle bande de calicot passée autour des reins, de sorte qu’ils ne pouvaient en retirer aucun secours pour leurs exercices. Ces gens étaient les plus adroits que j’ai jamais vus...
« L’un d’entr’eux posa une noix sur la pierre, la recouvrit de deux morceaux d’étoile, qudl souleva plusieurs fois, pour éloigner de notre espi’it l’idée de supercherie.
« La noix s’ouvrit d’abord, se développa peu à
G
peu, jusqu’à cc que, dans l’espace d’envii-on lo minutes elle devint un véritable petit arbuste, avec des feuilles et des racines. » (i)
Des faits semblables ont été observés en Europe. En 1715, un médecin nommé Agricola accomplit les expériences suivantes à Ratisbonne en pré- sence du comte Wratislaus :
1“ Il lit sortir de citrons 12 citronniers avecracines, branches, fruits.
2“ En même temps, il fit la même cliose pour des pommes, des pêches et des abricots, qu’il fit ci'oître jusqu’à la hauteur de quatre à cinq pieds.
3° Pour écouler le reste de l’heure consacrée à ces expériences, il porta i5 nelkènpeltzer à l’état de nagel stoken, cjui continuèrent par la suite leur développement normal. (2)
Enfin terminons ces récits merveilleux par un dernier plus merveilleux encore, où le phénomène est produit par un fantôme ; (3) c’est toujours au travail du D‘‘ du Prel que nous empruntons ces détails ; le célèbre savant les a entendus confirmer par un témoin oculaire.
(1) J. HixGSTOx.r/ie AiistvalianAhvoad. Londoa 1880.
(2) FnANCUS DK Fhankkx.vu: De Palingencsia. p. 140
gie der Zahlen. p i55.
Dans un cercle spirite anglais, un médium nommé miss d’Espérance, obtenait la matérialisation d’un esprit qui se faisait appeler Yolande. — ^ Pendant une de ses matérialisations, le fantôme demanda une bouteille, de l’eau et du sable ; et unit le tout dans la bouteille qu’il déposa sur le sol, en décrivant autour d’elle quelques passes circulaires ; des graines d’Z.vo/’fl c/’ocnffl eid' Anthurium Schezerianum il recouvrit l’appareil d’un morceau d’étoffe blanche, et seretira dans le cabinet noir d’où il apparaissait. Instantanément nous aperçûmes le linge se soulever dans la bouteille; et Yolande-nous montra une plante avec des feuilles vertes, des racines, et des bourgeons ; la bouteille fut remise par terre, et le fantôme rentra dans le cabinet noir ; quatre ou cinq minutes s’écoulèrent au bout desquelles toute l’assistance, qui ne comprenait pas moins de 20 personnes, put examiner à son aise les deux petites plantes hautes de 6 pouces et garnies de fleurs fraîches et brillantes. On verra des récits semblables dans les écrits de Tavernier (Voj'age en Turquie) de du Potet (Journal du Magnétisme) XVI, i4fl), de üougiienot des Mousseaux {Les Hauts phénomènes de la ma(jie,\). 2'3o^, de Gorres(lII,
Les expéi-iences bien connues de Louis Jacol-
TO(J
liot (i), dont les œuvres son répandues partout eonlirment encore ces récits plus anciens.
^ Les philosophes avancés ne sont pas, en tliéorie, adversaires de telles expériences.
« Nous savons, dit Edouard von Hartmann, que les fonctions pliysiologiques de la vie végétale peuvent être puissamment excitéespar des rayons lumineux vifs, soit par l’électricité ou des adjuvants chimiques ; que même chez l'homme, un enfant de quatre ans, peut atteindre le développement d'un sujet de trente ans, et que certaines graines qui croissent naturellement vite, peuvent être artificiellement accélérées dans leur maturation. D’après cela il est jiermis de penser que la force médiumistique peut oj>érer d'une façon analogue. » (2)
. Le D'' du Prel, à qui nous avons emprunté toutes ces citations, construit de la façon suivante une théorie fort intéressante.
La vie organique de l’homme de même que sa vie intellectuelle offrent l’exemple de l’action d’une puissance accélérante analogue à celje que nous voyons agir sur les plantes. Notre auteur rappelle la mention qu’il a faite dans un autre
(1) Le Spiritisme dan.'i le Monde, pp- 3o<) à 3iP
(2) Der Sjiirilismiis. r>3, Noie.
oiivraa-c (i) de raltéralion du temps dans certains phénoinènesde rêve, pendant lesquels des taljleaux passent devant nosyeuxdont le délilé dure, semble-t-il, des heures, et qui en réalité durent au plus quelques secondes.
L'homme, dans le sein maternel, parcourt en neuf mois un procèshiologiqucqui.dans la nature * extérieure, dure des millions d’années. (2) Pourquoi serait-il impossible à une volonté exercée de construire autourd’un ens végétal ouanimalou même minéral, une matière invisible qui fournirait à cet ens des aliments de beaucoup plus dynamiques, c’est à-dire plus spirituels ? c’est ce que fait le fakir; ainsi que le dit le D>' Papus, dans son traité de Magie pratique c’est avec sa vie qu’il développe la graine sur laquelle il impose les mains. Son âme est concentrée en un certain foyer de son corps astral appelé en sans krit, le Swadishtana Tchakra al cg sont les forces de vie végétative qui nourrissent et développent le pliénomènc.
Au lieu d’emprunter les matériaux de ses ali-
(/; La P liilosojihie de la Mystique. Voir aussi à ce suj les Hêees et le.s moyens de les diriger-,' à signaler aussi la réiuiiiisceiicc de loule la vie pour le noyé au momenl où il incurl.
(/) Cl Anihropogenie. 11-acckel
nienls invisibles à un organisme liumain, on peut les emprunter à la Nature et c’est cequi constitue le procédé alchimique dont voici deux formules :
— Prenez une once deJ/ars et une once de VénuH ouverte; faites digérer à ’jô degrés dans unballon de veiTe épais ; il se dépose un caput mortuum vert ou rouge et une liqueur dissolvante verdâtre. Distillez jusqu’à siccité, coliobez cinq ou six fois de façon que rien ne reste dans la cornue; l’évaporation donne un sel fixe et rouge. Si l’on fait infuser des graines dans une eau où ’on a mis un peu de ce sel, ces graines croissent ])lus rapidement; les feuille qu’elles poussent ont les reflets dorés et les fruits en sont meilleurs.
OR POTABLE. — Voici l’une des nombreuse formules propres à composer cette liqueur :
Chauflez à 4oo degrés du magistère de soufre ; d’abord gélatineuse, la masse fond à nouveau, distille et laisse un résidu. On recueille ce résidu et on le mélange intimement à un sel qui puisse le fixer ; on distille le mélange à un fort feu; on tamise le caput niortuum et ainsi de suite jusqu'à ce que la distillation ne donne plus qu’une eau insipide.
Ti'aitéc avec l'alcool pur (comme le sel de tartre, A oyez Contrepoison) on obtient une huile et une eau qu’il faut décanter. Cette eau dissout le sel d’or; lorqu’elle est saturée de métal, elle est bonne pour arroser les ceps malades, les arbres fruitiers rabougris, etc.
VI — La Paling'énesie
On s’occupe un peu, actuellement, des problèmes mystéi’ieux de la biologie des trois règnes inférieurs de la Nature; les plus intuitifs de nos contemporains sentent qu’il y a autre chose derrière la chimie, derrière la botanique et derrière la zoologie oOicielles. Ce quelque chose, lesgrands initiés de tous temps l’ont connu, et ils en ont même laissé transpirer quelques reflets dans le monde. Si l’Achimie est célèbre dans l’iiistoirc du développement scientifique de notre Occident, la Botanique occulte est beaucoup moins connue et la Zoologie occulte ne l’est pas du tout. Elles existent pourtant toutes trois, comme les développements successifs d’une seule notion : la vie terresti’e.
Pour chacun des trois règnes de cette Vie, on peut reconstituer l’Art et la Science qui lui étaient
consacres dans les anciens Temples de la Sagesse ; mais ce n’est pas ici le lieu de construire des hypothèses séduisantes, nous ne rechercherons de ces synthèses disparues que les stricts niaté- riaux nécessaires à construire la théorie de notre sujet.
Entre le monde matéiûel et le monde spirituel il y a quelque chose d’intermédiaire qui est le monde astral ; ce monde astral, qui se re[>ète à travers les trois règnes de la Nature, s’appelle selon Paracelse, le Leffas pour les végétaux, et combiné avec leur force vitale, il en constitue l'Ens pi’imiini, qui possède les plus hautes vertus curatives ; c’est lui qui est le sujet de la Palingénésie.
On le voit, cet art est triple , il consiste à faire revivre l’ame, c’est à dire simplement le fantôme de la plante ; — ou bien a faire revivre le corps et* Tàme de la plante ; ou enfin, à la créer a^ ec des matériaux empruntés au règne minéral. Nous allons donner quelques recettes palingenétiquesiqui se réfèrent toutes au premier traA ait ; jamais rien n’a été écrit sur la résurrection et la création physiques des plantes.
« Un certain Polonois, sçauoit renfermer les phantosmes des plantes dedans des phioles : de sorte que, toutes les fois que bon lu} sembloit.
il faisoit paroistre une plante dans une pliiole vide. Chaque vaisseau contenoit sa plante : au fond, pavoissoit un peu de terre, comme cendres, Il étoit scellé du sceau d’Hcrmcz. Quand il vouloit l’exposer en vue, il cliauflbit doucement le bas du vaisseau. La chaleur pcnclrant faisoit sortir du sein de la matière, une tige, des branches ; puis des feuilles et des Heurs, selon la nature de la plante dont il auoit enfermé l’ànie. Le tout paroissoit aussy long temps aux yeux des regardans que la chaleur excitante du-
«C’est invariablement sur le patron moyphique delà plante, sur son corps sidéral ou potentiel, — substratum de la matière visible (réduite ellemême à l’état de capiit morlmiin ), — que lu fantôme végétal se dessine, en objectvation éphémère dans le premier cas ; .et que, dans l’autre, il pré-, side, en mode végétatif, au groupement moléculaire de la glace naissante.
« On trouve dans le Gr^nd Livre de la nature publié au dernier siècle par les soins d’un chapitre de Rosc-|-Croix, toutes les phases de l’opération spagyrique, requise pour obtenir le phé-
(i) Guy (le la Grosse De-' la naliu-c cpvia cl nlililc des plantes etc. IGG.'i-in f“ ; cit. j). Guaila. — Clé de la il/rtgie nairu.
nix végétal. C’est le vase préparé pour l’épreuve de la palingéiiésie, que l’auteur désig’ne par celle métaphore. Quant auxmanipulations essentielles, c’est sous réserves c{ue nous en relèverons l’ordonnance, en tâchant à résumer le détail d(;s minutieuses prescriptions formulées de la page i5
1° Il faut piler avec soin quatre livres des graines bien mûres de la plante dont ont veut dégager Yâme ; puis conserver cette pâte au fond d’un vaisseau bien transparent et bien net.
2° Un soir que l’atmosphère sera pure et le ciel serein, on exposera le produit à riiumidilé nocturne, aün q’il s’imprègne de la vertu vivifiante qui est dans la rosée.
3° et 4“ L’on aura soin de recueillir et de filtrer huit pintes de cette rosée, mais avant le lever du soleil, qui en aspirerait la partie la plus précieuse, laquelle est extrêmement volatile ;
5° Puis on distillera la liqueur filtrée ; du ré- sidu ou des fèces, il faut savoir extraire un sel «bien ciuieux et fort agréable à voir ».
6" On arrosera les graines avec le produit de la distillation que l’on aura saturé du sel en question. Ensuite on enterrera, dans le fumier de cheval, le vaisseau hermétiquement scellé au préalable avec du borax et du verre pilé.
7“ Au bout d’un mois^ « la graine sera devenue comme de la gelée ; l’esprit sera comme une peau de diverses couleurs qui surnagera au-dessus de toute la matière. Entre la peau et la substance limoneuse du fond, on remarque une espèce de rosée verdâtre qui représente une moisson (i). » 8" A ce point de fermentation, le mélange doit être exposé, dans son bocal exactement clos, de jour a 1 ardeur du soleil, de nuit à l’irradiation lunaire. Par les périodes pluvieuses, on remet le vaisseau en lieu sec et tempéré jusqu’au retour du beau temps. — Il faut plusieurs mois, souvent une année, pour que l’opération soit parfaite. \ oit-on, d’une, part, la matière se boursoufler et doubler de volume ; de l’autre, la pellicule disparaître ? C’est signe certain de réussite.
9“ La matière, à son dernier stade d’élaboration, doit apparaître pulvérulente et de couleur bleue.
«... C’est de celte poussière, que s’élèvent le tronc, les branches et les feuilles de la plante, lorsqu’on exposelevaisseauàunedouce chaleur. Voilàcomment SC fait le Phœnix végétal.
(i) Le Grand Livre de la NaLure ou V Apoealypae philosophique el herniélique, eUi.,\\i par une Société de Ph... Inc..., et publié par D... — Au Midi, et de rimprimerie
« La paRn^énésic des végélaux ne seroil (jii un ohjeL d’ainusenient, si celle opération n’en (aisoil entrevoir de plus grandes cl de plus utiles. La Cliyniic peul, par son arl, iairc revivre d antres corps ; elle en détruit par le (eu, cl leur rend ensuite leur première forme. La transmutation des métaux, la pierre philosophale sont une suite de la ]jalingé- nésie métallique.
« On fait sur les animaux ce qu’on fait sur les plantes ; mais telle est la force de mes engagements, que je ne peux pas m’expliquer ouvertement (i)..
« Le degré le plus merveilleux de'^ la palingénésie, est l’art de pratiquer sur les restes des animaux.
Quel enchantement de jouir du plaisir de perpétuer l’ombre d’un ami, lorsqu’il n’est plus. Artémise avala les cendres de Mausole : elle ignorait, hélas, le secret de tromper sa douleur (2). »
Conçoit-on la valeur de cette indication rapide? L'homogénéité de la Nature universelle autorise l’homme à inférer par analogie : et s il a raisonné juste, l’expéi-ience confirme toujours ses inductions. Or, ce qui a lieu dans le règne vé- gétal doit parallèllement se produire dans les
(1) « Cette élude (dit plus loin l'auteur est celle des Pli... Inc... Philosophes iueonnus). C’est d eux que je tiens les vérités que je consigne en eet ouvrage » (Page
règnes inlerieur et supérieur à lui : e’est justifier, dans l'un, la transmutation des métaux ; dans l'autre, lareviviscenee posthume des formes abolies. »
LA PALINGÉNÉSIE
HISTORIQUE ET PRATIQUE
Par Kai'l Kiesewtter
Nous inspirant de l'exemple que nous donne M. le D‘‘ Du Prel dans ses articles sur l’accélération de la végétation des plantes et le Phénix des plantes (21, nous croyons qu’il ne sera pas sans intérêt pour nos lecteurs d’avoir un aperçu aussi bien de fhistorique des théories et des expériences faites en palingénésic, que des pratiques mi. ses en œuvre. Ils seront alors à même, par des exjiériences personnelles, assez grosses de détails, il est vrai, mais nullement coûteuses, ils seront à même, disons-nous, de pouvoir se rendre compte de la valeur ou de la non-valeur de l’objet qui nous occupe. Je suis d’autant plus en état de les renseigner à cet égard que, depuis nombre d’années déjà, il m’a été donné de pouvoir recueillir
(i) Extrait de l’Inilialion, Avril 189G.
I lO
sur celle (|uesliou des instruclions la plu-
part d’ailleurs dilliciles à découvrir et inédites, cl que d’autre part, j’ai pris soin d’éliminer tout ce que l’époque antérieure confondait avec la palingénésie, par exemple les phénomènes de lu generatio alqiiiçoqua, des précipités métalliques arborescents et de la cristallisation, toutes choses au nombre desquelles on peut ranger la palingénésie des orties dans la lessive congelée de leur sel, dont fait mention Joseph Duchesne (de son nom latin Quercetaniiü. i540-i(3o6). mé- decin de Henri lY de France (i).
Nous distinguerons deux sorlcsde palingénésie. 1“ La palingénésie des ombres, qui a pour objet la production du corps astral, v égétal ou animal : et a® la palingénésie des corps, ipii inq)Ii(|ue l’accélération de la végétation des plantes (végé- tation forcée) et en même lonqis vise à reconstituer les corps organisés détruits. Dans scs dernières conséquences, celle-ci pénètre dans le domaine de VHomuncuhis, celte évocation chimique de l’étrc humain, point où viennent en contact les extrêmes de la vuyslique et du matérialisme.
(i) Voyez le voluiiic Vit du Sijihinx. parlieulièromenl le fascicule d’avril 1889.
Ovide paide déjà par avance en termes exacts de la végétation forcée lorqn’il dit de sa Mcdéc.(i)
« De toutes ces substances et de mille antres qu'il est impossible de nommer, elle compose le philtre destiné au vieillard moribond ; puis, avec une branche d’olivier depuis longtemps dcssécliée et sans feuillage, elle les mêle et les remue du fond à la surface. Mais voici que la vieille l)ranche agitée dans l’airain l)ouillant cüininence à l'cverdir , bientôt elle se oouvre de suc. Partout même où le feu fait jaillir l’écume hors du vase et tomber sur la terre des gouttes brûlantes, on voit naître le gazon printanier et les fleurs écloses au milieu de gras pâturages. »
Les alchimistes instituèrent à plusieurs reprises des expériences palingénésiques. Abou Pekre al Rhali (surnommé Rbascs, mort en q.^ja)
allait jus(|ii‘â ^■oiI‘ dans les crislaux de glace des vilres couv<‘rles <le givre la palingénésie des plantes (ine l’on avait l)rûlécs pour en extraire la potasse. Comparez r.ckartshansen, Kcluircissemenls sur la magie, II, p. 399. Celui ((ni veut sc faire une idée de tout ee que i’on entendait sous le nom de palingéiicsie et du rôle de l’imaginatioji dans ee tpie l'on avait vu, n’a (pi’à lire et relire la Plij'sica curiosa de Jean Otto von Hell)ig (Sondersliausen. 1700, in-8). La feuille de mélisse d’Oettinger pourrait, elle aussi, être rangée au nombre des produit.s de l'imagination.
cl Albertus Magiius notaimnenl ont dû s’occujjerl de noire sujet (i). Bien plus : de ce dei-nier on va^ jusqu’à allirnier qu’il déciûvitdes Iloinunculi O2), et dans VGiiwve végétal d’Isaac Hollandus (3) fig-urent des remarques sur la palingénésie.
C’est seulement chez Paracelse que nous ren- . controns des indications plus détaillées sur les , deux espèces des palingénésies. Sur la palingé- ; nésie des omljres, il s’exprime en ces termes (4) : «De là ressort qu’une force primi entis (d'entité première) est enfermée dans un flacon et amenée à ce point, de pouvoir donner naissance dans ce même flacon à une forme de la même plante et ce sans le secours d’une terre ; et, quand celle plante est arrivée au terme de sa croissance, ce qu’elle a engendré n’est point un corpus (coi'ps) car pour cause première elle n'a point eu un liqiildum terræ, et sa couche est une chose n'ayant d’existence que pour l’œil, une chose que le doigt ramène à l’état de suc ; ce n’est qu'une fumée affectant la' forme d’une substance, mais
(1) Campanelle. De sensu reriim et magia. Francof
(2) Plusieurs fois imprimé.
(3) Archidoxovum libri X I. I.
n’olTrant toutefois nulle prise, c'est-à<lire quelque chose d’immatériel, non susceptible d impressionner le sens du toucliei . »
Paracelse ne donne point d’instruction sur la palingénésie des ombres, mais bien sur celle des corps, lorsipi’il dit (i) : « Ib-enez un oiseau qui vient d’éclore enfermezde liermétiqnemcnt (^i) dans un matras et réduisez-le en cendres sur un feu convenable. Plongez ensuite le récipient tout entier avec les cendres de l’oiseau incinere dans du fumier de cheval et laissez-le là jusqu’à ce que se soit formée une suslitance visqueuse (produit de la cendre et des huiles empyreumatii[ues; ; mettez cette subtance dans une coquille d’œuf, fermez le tout avec le plus grand soin et faites couver selon le mode usité ; vous verrez alors reparaître l’oiseau précédemment incinéré. »
Le comte Kenelm Digby (i6o3-i665) assure avoir reconstitué de la même façon des écrevisses
(i) Eckarlsliausen, Eclaircissements sur lu magie, II P Je u’ai eu, à la vériLé, aiicuno occasion d’examiner avec .soin la grande édilion, de Jaimuy, des œuvres d’.VIherlns Magniis ; loulel'ois je communiquerai plus loin une instruction manuscrite qu’on lui attribue, relative à la palingenésie.
(a) Dé naluvà rertim.
J)rûlécs (i). VI Pai-acoific vaul âlaixlra à toutas les ospèwîs d’animaux aa mode de palinfrânésia. Son contemporain, Agrippa de Adllasiiaiin. semble avoir connu ce prueAlc, car il diUu) : I]
existe un artifice par lequcL dans iin o.-uf placé sous une poule couveuse, s'engendra une ligure humaine, ainsi que je l’ai vu et suis en état de 1 exécuter moi-jnème. Les magiciens allrilment cà une figure de ce genre des forces merveilleuses et l’appellent la véritable mandragore (3). Nous ceviendrons là-dessus plus foin.
A 1 exemple de leur maître, les paracelsistes s occupèrent de palingenésie et écrivirent beaucoup sur ce sujet. Citons parmi eux Gaston de
Claves (Clapœus) (4), Qiisreeianiis (.5). Pierre Borrelli(G)Nicolas Béguin (;) Otto Taclienius(8),
(i)C esl-a-(lireàral)i'i de l’air el du contact dircci dufi'ii. (y) î\Iaurcr_, -imphilïicftfruiii luftpicv luiii'ersct*,
(3) De Occulta Pliilos'nphin, 1. t. cli. XXX'N'I.
G) Phiinsophia chemi., Gcnr. cl Lngd. Bal. Kuain-S*. (à) Defeusio contra aiwuynniu}.
(0) lUnlnrinriun mpdicô-physicarum centiir.. IV Fran-
Tj'rociiriuin chyjyiciiim, Paris, ifioo, in-S.
(8) Ilippocralcs chymicivt, Yancl. 1666, in-12.
Daniel Sennoet (x), A. F. Pezold (^) Kcnelm Digl)V (3), David Van der Bccke (4) et lUiam
Maxwell (5), L’onveago du vecleue de Hindelber«- Franek von Fi-ankenan, est loin d’épuiser la matière et, an point de vue expérimental, se haseprineipalemcnt sur les instruelions, eoncordantes d’ailleurs, de Borelli, Taehenuis et Van der Beeke. Autant que je saelie, le dernier témoignage de pratique palingenosi{[ue Aient d’Kckartshausen qui dit((i): Deux de nos amis ont vu de réelles expériences, instituées de façon didérente; il assistèrent aux manipulations et les exécutèrent eux-mêmes. L un (it revivre une renoncule et l’autre une rose; ils firent aussi avec des animaux des expériences ipii lurent couronnées de succès. Kt c’est d apres leurs principes et leur méthode que je veux aussi travailler.
(i) O/irra omnifi I.itf*il. ifi.io. iii-lolio; I. lU- P- 7^1’
(•j) /•-■/i/ie/a. mitiir.curiofi. conliir., VU obs. 12.
(t) Disscrifilin dt' idaitlfiriim ye^elalione.
('{) Kxiirriiiu’iita cL mcditalioiics circa jifilaraUiim rrruni principid, ITainbonr};; 168Î in-8.
(.■>) McdiciiKi inaffiKdica
(()) Echiicissemcnis mir l(imoi>u‘ U. j). 380.
AVilliam Maxwell, le Gustave Jœger du x siecIe, parie de la palingénésie en plusieurs endroits de ses ouvrages. Mallieureusernent, touteois, il le fait à la façon de son maître Fludd c est-à-dire d’une façon confuse et sottement nysterieuse. Sur la palingénésie des omhres tout d abord, il s’exprime en ces termes (i) : « Prenez une quantité suffisante de feuilles de i-oses. iaites-les sécher au feu et enfin avivez celui-ci avec le soufflet jusqu’à ce qu’elles soient réduites en une cendre très blanche (ce résultat peut être
obtenu par simple combustion, dans un creuset porté au rouge, de feuilles de roses desséchées). hiXtrayez alors le sel au moyen de l’eau ordinaire et introduisez ce sel dans un kolatorium (un de ses appareils inutiles de l’ancienne chimie; n importe quel flacon bouché à l'émeri rendra les mêmes services) dont vous aurez obturé
le mieux possible les. ouvertures; laissez ce koiatorium sur le feu pendant trois mois (il s'agit évidemment ici de la chaleur douce de la digestion), enterrez-le ensuite dans le fumier (connue il a été indiqué plus haut) .et laissez-l'y trois mois. (C’est en vue de la putréfaction qu’on plon-
(i)A/ed/cma magnriica I. II. eli. v. - Ce qui est enlre
parcntlièses conslit
lie mes remarques.
geail les préparations dans le fninier de cheval qu'on renouvelait lorsque s’abaissait la chaleur engendrée par la pourriturej. Au bout de ce temps, retirez le récipient et replacez-le sur le feu jusqu'à ce que les figures commencent à apparaître dans le flacon.
C'est de cette façon que Maxwell est d avis de pratiquer la palingénésie de toutes les plantes et même de l’homme, et ailleurs il dit (i) : « Kt de même que de cette manière les sels des plantes sont contraints de laisser apparaître dans un flacon les figures des plantes qui ont préparé ces sels, de même, et c’est un fait hors de doute, le sel de sang (c’est-à-dire le sel provenant de la cendre du sang) est en état de reproduire, sous l’influence d’une très faible chaleur, une figure humaine. Et il faut voir là-dedans le véritable homiincule de Paracelse. » Comme pendant a cette palingénésie des ombres, Maxwell connaît aussi une palingénésie des corps, et décrit ainsi qu’il suit la «véritable mandragore » d’Agrippa! Mêlez dans un récipient non artificiel, bien clos (une coquille d’œuf vidée par l’aspiration) du sang avec les particules les plus nobles du corps aussi bien que possible et dans les
(i) Voyez l’ouvrage cité: I. II; Ch. xx.
pi'opoiaioas eonvonahl(!s, <!l faiies couver par une poule. Au Jjout d uu Iciiips dét(*riiiiné vouji Irouverez, rappelant la forme Iiumaine. une niasse avec la(|uellc vous poiin^cz accomplir des choses merveilleuses ; vous verrez aussi une liuile ou un liquide baignant cette masse tout autour. En mélangeant cette huile ou ce liquide avec votre propre sueur, vous réaliserez, par un simple contact, des modifications dans les perceptions de vos sens. »
David A an der Hecke appelle le corps astral Idea seminalis et donne, relativement à la palingénésie des plantes, les instructions sui vantes (i): Cf Par une journée sereine, recueillez la semence mûre d’une plante, hroyez-la dans un mortier (une écuelle a pulvériser rendra les memes services) (2), et mcttez-la dans un malras de lu taille de la plante, à peu près, matras présentant un orifice étroit afin de pouvoir cire fermé herméticfuement. Conservez le matras fermé juscju’à cecju’il se présente une soirée permettant d’espérer une ahondaiile rosée dans la nuit. Introduisez ensuite la semence dans un vase en verre et, après avoir placé sous ce vase un plateau
(a) Medirina mugnelica. 1. II. Cli. xx.
(1) Lii roiiiai'(|ue (’.sl do Ma.xwoll.
afin quo rioii ne soit perdu, exposcz-la sur un pré ou dans un jardin afin quelle se pénètre liiende rosée, reincttez-la dans le inatras avant le lever du soleil. Vous filtrerez ensuite la rosée recueillie et distillerez jusqu’àdisparition complète de tout dépôt. Pour ce qui est du dépôt luiinèiue, vous le calcinerez et oljtiendrez après une série de lavages un sel que vous dissoudrez dans la rosée distillée après quoi vous verserez de cette rosée distillée la liauteiir de trois doigts sur la semence imprégnée de rosée et luterez l’orifice du matras de telle sorte qu’aucune évaporisation ne se puisse produire. Puis, vous conserverez le matras en un endroit où règne une clialeur modérée. Au Ijout de quelques jours, la semence commencera à se transformer peu à peu en une sorte de terre mucilagineuse ; l’alcool llottant au-dessus se zébrera de stries et à sa surface se formera une menbrane et la terre mucilagineuse est de couleur verte. Exposez le matras fermé aux rayons du soleil et de la lune et, en temps de pluie, tcnez-le dans une chambre cliaude jusqu’à ce que tous ces indices soient l)icn achevés. Si vous soumettez alors le matras à une douce chaleur, vous vcr/’cz apparaître l’image de la plante correspondant à la semence employée, et vous la verrez disparaître par le
rdVoidissemenl. Coite niélhode do l'opivsentation de Vldea seminalis est employée avec peu de variantes par tous ceux qui pratiquent la palingénésie. »
Van der Becke cite aussi la palingénésie par le moyen de la cendre sans toutefois donner les instructions relatives à ce sujet et estime que 1 on peut, de cette façon, pratiquer vis-à-vis de ses ancêtres une nécromancie licite, pourvu toutefois que l’on ait conservé de leurs cendres (i).
Nous trouvons l’avis de Van der Becke très complété dans ce qu’il y a d’essentiel dans un ouvragé (3) de la fin du siècle dernier où il est dit: « Prenez la semence d'une plante. La plante peut être quelconque pourvu qu’elle soit dans sa maturation et recueillie par un beau temps et un ciel serein. Broyez-en 4 livres (3) dans un mortier en verre et mettez-Ia dans un flacon convenable, delà taille de la plante tout entière.
(i) Expérimenta p. 3io.
(a) Dissertation sur la résurrection arliliciclle des animaux, plantes et êtres humains au rjioren de leurs cendres. Francl'oi’l et Leipzig', i'78.5, in-i52.
(3) La (juanlilé est indilTérciile. Néaiiiiioins il faudra oljservcr, ainsi qu’il ressort de ce qui suit, qu'il faut compter deux litres de rosée pour une livre de seinencc.
Fermez ensuite ce (lacon de telle sorte que rien ne s’évente; mettez-le avec la semence broyée en un endroit chaud et attendez un soir où le ciel soit bien clair : c’est en cllet, comme on peut l’observer, en de tels moments que la _ rosée s’amasse en plus grande abondance. Portez alors la semence pour la mettre dans une jatte et exposez-la en plein air dans un jardin ou sur un pré. Il faudra avoir soin de placer la jatte sur un large plateau, afin que rien ne se perde par l'écoulement; la rosée viendra tomber sur la semence et lui communiquera sa nature. En outre de cela on devra au préalable avoir étendu sur des pieux des draps bien propres sur lesquels la rosée se déposera en grande quantité et qu'elle imbibera de façon que, par torsion du linge, on puisse recueillir de cette rosée la valeur de huit mesures qu’on mettra dans un récipient en verre, dans un seul ! Quant à la semence ainsi imprégnée de rosée, on devra la mettre dans le flacon avant le lever du soleil afin que rien n'eu soit pompé ou réduit en vapeur par cet astre. Après cola il faudra lilti-er et distiller à plusieurs reprises, tandis qu’on calcinera les restes de la rosée pour en extraire le sel. (Jn dissoudra ce sel dans la rosée distillée, et on le joindra à la semence bi'oyée du (lacon jusqu’à cequ'il
le dôpas5ede deii's; fois la largeur du doif'l.jjuis on cachettera hcrinéüqucmcut à la cire. On enterrera ensuite le flacnn à 2 pieds de profondeur on un lieu hninide ou dans du fumier de clieval pendant un mois tout entier. Si alors 011 le sort, on verra la semence transformée et on trouvera au-dessus d’elle une membrane diversement colorée et, sous cette membrane, une tei-re mucilagineuse, tandis que la rosée apparaîtra, de par la nature de la semence, d'une coloration vert-pré. On suspendra alors pendant tout l'été le llacon ainsi fermé en un endroit tel qu'il puisse, le jour, recevoir les royons du soleil, la nuit ceux de la lune et des étoiles. En cas de pluie ou de temps variable, on le tiendra en un lieu sec jusqu’à ce que le temps se remette au beau : à ce moment on pourra le suspendre de nouveau. La réussite de l’œuvre peut exiger deux mois comme elle peut exiger deux ans. selon que le temps aura été ou non beau et chaud. Voici quels sont les indices de la croissance. La matière mucilagineuse se soulève notablement : l’alcool et la membrane commencent à diminuer de jour en jour, et le tout se prend_ presc[ue en masse. On voit aussi dans le verre, par suite durellet du soleil, une vapeur subtile dont la fornu' ou figure, qui est celle de la plante, (lotte à ce
nioiiieul t'iK'oro isoh'o cl incolore ainsi c[n'unc simple toile d’acaignce(i). Cette ligure monte et descend frequennnent suivant l’énergie avec laquelle le soleil agit et suivant que la lune brille San plein éclat dans le ciel. ICnlin le dépôt et l’alcool se transforment en une cendre blanche qui, avec le temps, donne naissance cà la tige, à la plante et aux fleurs, avec leur couleur et leué ligure. Si on éloigne la chaleur, tout cela disparaît et se relransforme en sa terre pour reparaître quand on replace le flacon sur le leu ou quand on le lient à une chaleur douce. Exposées de nouveau au froid, les ligures disparaissent. Si le flacon est bien fermé l’apparition de ces figures pourra être réalisée indéüniment. (i)
Telles seraient, d’après la source ci-dessus, les instructions mises en pratique par Kircher, à l’occasion de quoi je fei-ai remarquer que Kircher, en avançant que l’empereur Ferdinand III en aurait reçu le secret de l’empereur Maximilien,» émet une allégation forcément erronée, étant donné <[ue Ferdinand III naquit en 1608 alors que la mort de Maximilien II remonte à l’année lo^G.
(i) llappclons ici l’aspect de toile d iii'aijJiu'c (|u’ollVcnt, a ce ipi’on siippo.se, les « spectres », ta « Dame Idaiiclic» connue 011 l’a[)cllc, et tant d'autres apiiaritions.
Nous trouvons les iiislmclions (rOetlinf^er li) très essentiellement complétées cliez le chimiste J. -J. Becher (2), fort célèbre en son temps, et voici quels en sont les termes dans la traduction allemande ; « Prenez en temps convenable une plante quelconque ou plutôt chaque partie de cette plante, la racine en novcndore, après égrè- nejiient de la semence ;^la fleur en son plein épanouissement, la plante avant la floraison. 1 renez de tout cela une fraction notable et faites sécher en un lieu ombreux où ne pénètre ni le soleil ni aucune autre chaleur. Calcinez ensuite dans un pot de terre dont les joints auront été bien obturés et extrayez le sel avec l’eau chaude. Prenez ensuite le suc de la l'acine, de la plante et de la fleur : mettez-la dans un vase de terre et faites dissoudre dans ce suc le sel. Après cela prenez une terre vierge, c’est-à-dire n ayant été encoie ni labourée ni ensemencée, telle ([u’on la rencontre sur les montagnes. Cette terre devra être rouge, pure et sans mélange : pulvérisez-lA et passez-la au tamis. Vous la mettez alors dans un
(2) Cliyiuischer GUickshafrn. franciorl. 1682, in-4. p. 849. Chymischer GUicksahafe est le titre allemand
de l'ouvrage et peut se traduire par; Port heureux ou
mène ta chimie
récipient fn verre ou en terre et l’arroserez avec le suc ci-dessus jusqu’à ce qu’elle l’ait absorbé et commence a devenir verte. Vous poserez ensuite sur ce récipient un autre de hauteur telle • qu’il corresponde à la taille naturelle de la plante. Les joints devront être bien obturés afin qu il n arrive sur l’image de la plante aucun courant d aii’. Toutefois le récipient devra être muni d’une ouverture à sa partie la plus inférieure. afin que l’air puisse pénétrer dans la tei're. Lxposez alors au soleil ou à une douce chaleur et au bout d’une demi-heure vous verrez apparaître en couleurgris-pcrlel’imagede la plante.»
Dans le même passag'e, Becker communique encore les instructions suivantes : « Dans un mortier brbyez une plante avec ses racines et ses Heurs, mettez-la dans un matras ou auti^ ré- cipient jusqu’à ce ([u’elle entre d’elle-mcme en fermentation et dégage de la chaleur. Kxprimez-en ensuite le suc, purillez-le par le filtrageet reversez sur le ré.sidu ce que vous aurez filtrédans le but de produire la putréfaction comme tout à 1 heure, jusqu’à ce que le suc revête la couleur naturelle de la plante. Ensuite exprimez de nouveau ce suc et liltrez-le, puis mettez-le dans un alambic et laites digérer jusqu’à ce que toutes les impuretés se soient déposées et cpie le suc jq>pa-
l'aisso clair, pur ot de la couleur de la piaule. Versez alors ce suc dans un autre alaiid)ic el dislillrz par uuc douce chaleur h> llef'iue et les esprits volatils au-dessus du chapiteau. Il restera le sulfure, c’est-à-dire la masse solide de l’extrait. • Meltcz-le de côté. Du llegme retirez, ensuite [lar distillation au moyen d’nn feu doux les produits volatils ammoniacaux plus légers ipie l'eau, provenant de la fermentation ; mettez-les de côté. Prenez ensuite le résidu, calcinez-le par un leu doux, et au moyen du llegme extrayez-en le sel volatil (c’est-à-dire les sels ammoniacaux unis aux produits acides de la combustion). De nouveau distillez au bain-marie le llegme pour en extraire le sel volatil et calcinez le résidu jusqu’à ce cpi’il devienne blanc comme la cendre. Sur ce résidu versez le flegme et extrayez-en par lavage le sel fixe. Filtrez à plusieurs reprises la lessive et séparez par évaporation le negme ou sel purifié. Prenez après cela deux sels, le sel volatil et le sel fixe, versez-y les esprits volatils avec le soufre et les esprits de feu (pu. pendant la distillation, se présentent les premiers, et laissez-le tout s’unir. Vous pouvez, au heu de llegme, prendre de beau de pluie distillée el y dissoudre, au lieu du sel f.xe (carbonate de potasse), un sel de plante (pielconque, puis ajouter
le soufre, coaguler (dessécher) au moyen d’un l'eu doux et amener ainsi la réunion et la combinaison des trois principes. Mettez ces trois principes dans un vaste matras et ajoutez à l’eau distillée par la plante elle-même ou à l'alcool de la rosée de mai ou de l’eau do pluie. Un seul de ces deux liquides peufsuflire. Soumettez à une douce chaleur le vase lierméliquement chts et vous verrez la plante immatérielle croître avec ses Heurs dans cette eau et apparaître visil.lement aussi longtemps que durera la chaleur ; elle disparaî- tra par le refroidissement pour réapparaître si vous réchauffez, et c’est là un grand miracle de la nature et de l’art. »
Deux instructions analogues sur la paliugéné- sie des corps et sur celle des ombres se trouvent <lans les manuscrits de la llose-Croix de mon arriere-grand-père (i). La première est attribuée
àAlbert le Grand et figure dans /’M. B. Q. d'or
(/(•s p/,énomènps de la Nahirc d'Albert le Grand, opuscule manuscrit, la traduction évidemment <1 un ancien original latin. Je ne saurais dire si cot opuscule se trouve dans la grande édition Jannny des œuvres <PAlbert le Grand, cette coloelion n’étant point àma disposition. Toutefois
l’authenticité d’origine de ropuseulc in-ecilc me paraît vraisemblable pour deux raisons.
Tout d’abord il ressort juscpi’à l'évidence des œuvres imprimées d’Albert le Grand (i), que ce orand savant avait connaissance de la palingcnésie, et, en second lieu, il est fort possib e. comme cela se produit fréquemment, que des manuscrits réellement existants n’ aient point etc admis dans la collection parce que le collectionneur en ignorait rexistencc. Voici quelle est la première de ces instructions ; ^
« De même que se trouve dans ([uelques nuntraux'le SpirUus Unipersi, de même que des
minéraux on peut tirer un Sp/nïmn unwersalem :
de même parmi tous les minéraux deux se rencontrent qui d’eux-mêmes fournissent ce Spiritnrn. L’un est une Minera hisniutJn venant des montagnes, l’autre est une terre mmerale brune qui se trouve parmi les minerais d argen et qui renferme un semblable esprit merveilleux donnant la vie. Les cailloux que 1 on rencontre dans les cours d’eau donnent aussi un tel Uquorem ; mais propre seulement à faire croître les
(1) Eckai-lsliauson Eclaircissemrnls siu la ma^^ie.
(2) Du liismuth oxydé apparemment.
métaux, car, tîloiigés dans cette liqueur, ceux-ci croissent en hauteur.
« Voici comment s’obtient le Spiritum prove-' liant du bismuth. Prenez une Minei‘a hismiithi telle qu’on la tire des montagnes ; réduisez-la par le bi'oicment en poudre impalpable et mettez cette poudre dans une cornue bien lutée. Plongez cette cornue dans une coupelle pleine de limaille de lerde façon qu’elle en soit entièrement recouverte et adaptez-lui un serpentin ; vous en ferez sortir alors un Spiritum per gradiis ignis en quarantehuit heures, lequel Spiritiis débordera comme les larmes coulent des yeux. On ne préconise point ici l’eau ; mais comme la rosée (i) fournit le Spiritum Uniçersi que dans mes écrits j’ai appelé roris qu’on en ajoute une
demi-livre, car ce n’est nullement contraire à l’œuvre. Qu’on y introduise ensuite le Spiritum bismiithi. Quand tout y sera, laissez éteindre le feu. Lorsque tout sera refroidi, vous verserez la liquorem qui a débordé lors de la distillation, dans un grand alambic et vous placerez cet alambic dans un Balneum maris (bain-marie) après l’avoir recouvert 'd’une Alambicum (chapiteau);^ puis, celui-ci étant luté, distillez : vous obtien-
(i) Comparez l’inslruclion suivauto.
di'c'.z im spirilani pur comme du cristal. dou.\ comme le miel ; c('. spiritiun est uu cspidt vivant et appartient à la Ma'^ia.
« Cet esprit a fait de mai uu magicien : il est l’unique esprit actif doué de propriétés magiques qui ait reçu de Dieu le Très-Haut les foices qu’il possède, car il peut revêtir toutes sortes de formes. Il est aniinnl , car il créa des Aniinalia ; il est végétal, car il créa des Vegetnbilia. Par lui croissent arbres, feuillage, herbes, Heurs, oui, tous les Vegelabilia ; il est minéral, car il est le principe de tous les minéraux et de tous les métaux ; il est asli-al. car il vient de haut en bas, des astres dont if'cst par conséquent imprégné ; il est universel, vu cpi’il est créé dès le principe ; il est le Verbe, étant issu de Dieu ; il est par conséquent intelligible et le Primuin mobile de toutes choses ; il est la pure nature, sortie de la lumière et du feu, puis transportée et insuHlée dans les choses inférieures. Hermès (i) dit de ces choses que l’esprit est apporté en elles dans le sein des vents. Cet esprit ôte et donne la vie et on peut avec lui accomplir des merveilles inouïes. Voici comment :
« Prenez une plante, une fleur ou un trait
(i) Dans la Tabula Smarag lina.
avant que la naluro les ait amenés à maturité complète, grappes de raisins, poires, pommes, cerises, prunes, amandes par exemple. Après avoir opéré le triage de ces choses, suspendezles ensemble à l’ombre et, de meme que les Heurs, laissez-lcs se dessécher. Vous les amènerez ensuite à relleurir et à rex erdir en plein hiver, au point même <£u’elles mûriront et produii-ont leurs l'ruits du goût le plus ’ succulent. ^’oici comment il faudra procéder. On prendra un récipient à emljouchure étroite et à large ventre dans lequel on versera de l’esprit universel la valeur d'une livre ; puis on mettra dans ce récipient les branches avec les Heurs et les fruits, et on bouchera à la cire aiin que l’esprit reste bien dans le i-écipient. xVbandonnez ensuite l’opération à elle-même. En vingt- (piatre heures tout commencera à verdir et à croître en hauteur : les fruits mûriront, les Heurs revêtiront leur parfum et tout aura Ijonne odeur et bon goût. On reconnaîtra en ceci la puissance de Dieu là où l’évêque de Passau (i) ne voit qu’une œuvre diabolique, parce qu’il ignore la puissance divine. Cet esprit est capable de réa-
(i) Rüdiger de Radeck ou Ollo de Loiusdorî : tous deu.x ctaiciil contemporains d’Albert.
User sur lucu daviuilajfe eiicorr d'aulres dioscs. comme le Sainl-Père lui-meme le [)ourra coiistalcr. Il faut louer et prier Dieu pour tous les bienfaits et miracles dont il nous gratitic, j)auvres êtres humains ([ue nous sommes. En vérité, et qui le nierait, c’est chose surnaturelle que de revivre ainsi par cet esprit des choses mortes, ce qui sert d’ailleurs à donner la preuve que cet esprit a la puissance de ramener à l'existence tout ce qui est mort. C’est ainsi qu ayant pris un oiseau et l’avant incinéré dans un vase, j’ai mis ses cendres dans un ]>areil récipient (dans le manuscrit est reproduit, surmonté d'un faux chapiteau un alaqibic dans lequel on peut voir un liquide et dans celui-ci le visage d’un enfant). Dans un autre récipient j’ai mis la cendre du cadavre en décomposition dun petit enfant, après avoir au préalable porté au rouge la terre de ce récipient dans un autre encore la cendre d une plante bridée avec ses Heurs. Cés dilVérents récipients, je les ai ensuite entièrement remplis de spiritiis, puis j'ai abandonné 1 opération à elle-même. L’esprit (corps astral) de l’enfant et de la plante, développé en vingt-quatre heures, s’est montré à moi dans le spù'ilus avec toutes les apparences de la réalité. Cela n est-il point une ■véritable résuri’cclion de ces êtres ? L esprit (ici le spii itus)
éveille à ce point la forme que, par là, on peut se faire idée de l’aspect que nous l'evêtirons lorsque nous serons nous-mêmes esprits avec des corps purs, c’est-à-dire transparents et dilférènts de ligure.
« De même que recevra une vie nouvelle le corps avec Tâme et l’esprit qui lui appartiennenl, de même nous serons alors dans cette transfiguration en état de comtempler Dieu, car il est force lumineuse. J’ai voulu dire qu’ici je possède un esprit avec lequel je pourrais m’entretenir quelques heures par jour, mais cet esprit n'est que la représentation non matérielle de la façon dont nous ressusciterons d’entre les morts.
« En outre, on a trouvé chez moi lors de l’cn- ([uête un récipient dans lequel le liqiior seul est conservé avec une goutte de sang de Thomas (Tliomas d’Aquin élève d’Albert) qui lui aussi porte sur lui une goutte de mon sang ; lorsqu’on désire savoir comment se porte nn ami qui vous est cher, on est à même, par ce moyen, d’être renseigné jour et nuit. Cet ami est-il tombé malade, la petite lueur au milieu de ce récipient, au lieu d’être brillante, ne jettera qu’un très faible éclat ; est-il très malade, elle devient terne ; s’il est en colère, le flacon s’échaulTe; s’il
agit, la lueur s’agite ; <|uanil il nieurl, elle s é- teiiit et le flacon éclale. Bien j>lus, on peut, puisque tout provient de cet esprit unique, on peut utiliser ces signes pour adresser la pai'f>le à son ami, car cet esprit a tout pouvoir. »
Les paracelsistes et les Rose-Croix s’oeeupé- rcnt énormément de ces lanq3es vitales et U7i certain Burggraf publia (i) même sur ce sujet un livre spécial dont Van Helmont fait mention (q), mais que je n’ai encore pu trouver nulle part.
Pour terminer, je veux encore donner communication d'une expérience de palingénésic qui Ilugre dans le Testanientiini Fratriim llosœ Aiireæ Criicis. On peut la rapprocher de la pré- cédente, et pour un chimiste disposant d’un laboratoire, elle est facile à exécuter :
« Manière de préparer l’ Unwersel à l’aide de la rosée, de la pluie et de la gelée blanche (gi-
« ]\Ies chers enfants ! Que le zèle du travail vous anime dès le début de 1 année. Recueillez dans un grand tonneau de la gelée blanche, de la neige, du brouillard, de la rosée et de
(1) Biirggravis, De lainpade i'itœ, Francf. i6ir.
(2) V, Heliiuonl: De magnelica eulnerum curalionc 20
l’oau de pluie auUuit que vous poiuTCz vous en
procurer, ahandoiincz toutes ces choses a elles-
mêmes et laissez-les entrer en décomposition et SC pulréfier juscpi’au mois de juillet. Vous aurez des signes véritables lorsiiue la masse terreuse cessera d’être lioinogène, lorsque à la partie supérieure se formera une sorte de membrane verte, tandis que la force verdoyante de la végétation se révélera par l’apparition de (piebiues vermisseaux. Mes enfants ! Quand les choses en seront là mettez-vous à l’œuvre, remuez et mêlez le tout Versez ensuite dans un serpentin (alambic avec son serpentin) et distillez par un feu doux les loo livres par lo livres à la fois, , pas plus, jusqu’à épuisement de votre eau putréliée. Vous remettrez alors dans un serpentin et distillerez de nouveau par dix livres ce produit de la première distillation. Puis, jetant le résidu, vous le distillerez encore par lo livres; quand vous n’aurez plus en tout que lo livres, (i) prenez une forte cornue, capable de bien supporter le leu et \cisez-y ces lo livres ; puis, dans la cendre, sur un feu doux, réduisez par distillation ces lo livres à six, remettez encore le spirituin dans une cor-
(i) Ainsi que ceta a lien ilans la reclilieation des alcools l’ensemble de ees produits de tlislillalnm csl ramené par distillation successive à dix livres.
nun, plongez celle-ci dans un bain-marie et ramenez encore par distillation à 3 livres. A ce point, septième distillation, montera un esprit très volatil qui est un air pur; bien i)lus, un esprit donnant la vie, car,, si vous en absorbez la valeur d’une pleine petite cuillerée, vous ressentirez dans tous les membres les efïels de sa puissance : il ragaillardit le cœur et traverse le corps ainsi qu’un souffle et un e.sprit. ^ ous devrez donc avoir rectifié cet esprit sept fois et l’avoir ainsi poussé dans ses derniers retranchements. Vous pouvez alois le faire servir a différents usages, accomplir des miracles avec, car cet esprit éveille toutes choses et les appelle à la vie.
« Maintenant, prenez la cendre d une jilante. d une fleur et d’une racine ou bien la cendre d’un animal, oiseau ou lézard, ou bien encore la cendre du cadavre en décomposition d’un petit enfant, portez-la au rouge, mettez-la dans un large et haut matras ou tout autre grand verre : puis, de cet esprit merveilleux qui vivifie, veesez pardessus la hauteur d’une main et bouchez avec soin votre récipient, que vous placerez alors sans 1 agiter en un endroit chaud. Au bout de trois fois vingt-quatre heures la plante apparaîtra avec sa fleur, l’animal ou l’enfant avec tous ses membres, résultat que quelques-uns utilisent pour de vastes
jonglprios. (]('s tHirs toiitelbis sont des créatures purement spirituelles, car, si on agite un peu. ils ne tardent pas à disparaître. Si on laisse le récipient en repos, ils reparaissent, ce qui est un spectacle merveilleux à voir, un spectacle qui nous fait assister à la résurrection des morts et nous montre comment toutes choses dans la nature reprendront figure lors de la résurrection universelle.
« Mon ami ! C’est ensuite une fleur desséchée, fanée ou tout autre feuillage, brin d’herbe ou grappe de raisin que j’ai coupée avec son cep et ses feuilles pour les laisser se desséchera l’ombre ; c’est encore un bouquet que j’ai fait de toutes sortes de fruits non mûrs aussi bien que d’autres à la phase de développement. Et bien ! quand j’ai voulu que mes élèves voient, j’ai mis dans un récipient de ces ramilles, de ces fleurs, puis j ai versé dessus la quantité d’esprit nécessaire. Il faut que le récipient soit large en bas, étroit en haut. Ce récipient je l’ai fermé à sa partie supé- rieure avec de la cire et laissé en repos vingtquatre heures. Au bout de ce temps tout a recommence a verdir et à fleurir, à ce point que les fruits desséchés ont repris vie mémo au milieu de l’hiver et ont même, après ti-ois à quatre jours et autant de nuits, mûri et acifuis un goût exquis. .l’ai dit
alors que jü h's avais rc'riis d(; Ici ou Ici jjays a ceux principalciuciit (jui élaiciil dans rigiioraiict; absolue de ces -choses.
« Mon ami, j’ai mis aussi un peu de cet esprit dans un lieau petit llacon Ijlanc et j’y ai ajouté tui outre, quelques gouttes de mon sang ou du sang d un ami qui m est cher. J ai ensuite solidement bouché le llacon. J’ai pu de cette façon constamment observer comment allait mon ami, s il était en bonne santé, malheureux ou lieurcux. car sa personnalité se présente d une façon tout a fait caractérisée. Adt-il heureux, la clarté règne dans le llacon et tout est vivant autour de lui ( i ) ; coui1- il un danger, tout est terne autour de lui ; s il vient à être malade, l’obscurité et l’agitation se font dans le flacon: vient-il à mourir, naturellement ou de mort violente, le llacon éclate. C'est ainsi qu’avec cet esprit qui donne la a ie on peut accomplir nomlire de merveilles. »
(Traduit par L. Desvignes.)
(i) C’esl-à-dirc aulom-de la lueur ([ui reiiréseule I ami {Xoir du traducteur.)
TROISIÈME PARTIR PETIT DICTIONNAIRE
BOTANIQUE .
l^ETI T DICTIONNAIRE DE ROïANIQUE
C^p iliplionnaii'c contient outre les noms île la plante, l’indication de sa correspondance élémentaire qualitative, planétaire et. zodiacale, de ses usages, de sa préparation spéciale, s’il y a lieu et de son 'mode d’emploi.
L’époque de sa cueillette est toujours indiquée par la planète et le signe zodiacal : c’est-à-dire que cette récolte doit être faite lorsque la planète se trouve dans le signe indiqué.
Bien entendu nous n’avons cité qu’une infime minori té de végétaux; ce peti t vocaljulaire n’ayant pour but que de donner des exemples aux théories précédemment exposées.
ciieitleaucommencr-
iicnt (t.\\nl ou .SOU.S te ii],. Bon pour la parlurilion.
Absinthe. — o' et % llécciitacle d’astral inferieurest en à' e -'.îl-finn ‘L'l««chicl> de l’Occident; elle peutservir som OP -, expériences lorsque ses soiumités (Icurics sont préparées avec pureté.
Acacia. — — Arlu-c sacré des Egyptiens et des F. M
Acanthe (acanthus mollis). — o’ Emollient.
Si- Wante sacrée et funèbre esf.rccs, les graines .sonl digestives et carminatives.
— iV-î
Grande Arlie Olies airmii. — M.-mi-s pmiu-i.-lrs.
Aronil ou Capuelnnde moine ou l'ninl<duu>ehe^, <Amque disaiciil celti' lilanle ht, de réciuiie de Cerlxu-e loi-.-.«lue llereide le leaina hors des Kiilers. i ■ .
1 es l'euilles "iiérisseul '.es l)iilions et les vieux ideen s ainsi (|iie. saraeiuc eueillie en eonjoind. de h el<ln ■_ minsêe dans du vin ; vhnénenx. sudonhq.n- : fO" ';; ;!
naralvsie, la nierrc. la {?ravelle. la jaiini.-.st , 1 .isllinn , arrèlc l'épistaxis, fait repousser les elieveiix ; antidote des luor.sures venimeuses. . . . ,
\,yaric. — Cliaud, sec, un peu hniniile. c.» . Cueillir a la lui "le Juillet et au comincneeinenl d’Aoul.
\,n,us Casliis, Vile.x, Peiil Poiere. GaüUier. - “
es oraines, inrusées, servent dans les maladies ^^é-n^ri^mies. l-liraeelse ai.pelle “
<-aecar ou ziiceainr. Leurs propriétés lalmaiil s étaient déjà eonnues des Atlienieiines qui eette plante ilaiis leurs lits pendant les letes de (.<ns pour eouscrvc‘1’ leur conliurucc.
sr:ÆîSis.'î::;i"Sei::‘;s;;T=
Tl rt l'en 1 éehe de s’éveiller. En fuimption. elle eliassC
pr;diuvm^ esprits; en lotions, lionne contre les taies (Dioscoride), les luxations et les ioiilurcs, i eiidifuo'e ; bonne contre la morsure des serpents, 1. toux"des brebis etc. (O. de Serres)
es maléliees ; diurétique et menstruel. ^««1’^'“'.''^ " f
lUe ’aulx II unarbl.e.oule nettoyer avee im nst. - de 7.‘. La'décoetiondu bois est boum poui .
concc|)lion. Dos lotions de suc d’aloès, cl de vinaisi'c cmpôelicnl la chtilo dos clicvcilx.
Alysson inarilinr. — Q Littoral niôditorranéon, antiscornuliffuo.
Ainnntliei’. — O et Z-".Ciiu| ou six ainamlcs amoi-os iirisos àjouii lu-oviouuoul IcsoU'oIs de l’ivi-csso. Cos l'ruits st)ul oiiooro bojTs i)oiir les pIilisi(|iios, los nourrices et les lioniiues [>en puissants.
Aniaranifi ou Amnranl lie, (Jrêlede for/. — Z'. Sa Ilourest le svndiolo do rininiorl alilô ; dos oouroimos laites de cotte llour conoilionl à ceux (pii les iK)rtenl la t■a^■eur des g:rands et la }<loiro.
Andromède. — (Allies) Ij , àoro, narcotiipie pour licstiaux.
Anffélifjne,(ingèlica nrrhangelica .— Chiuide ri sèche, G ou ", O ;se cueille lorsque y est dans 3 etdans ÎJ, ou à la liu d’août.
Bonne contre les l'aseinatious ; iwirlco au cou des petits enfants elle les jirioservc des inalêlices. Pour ces derniers usages, respèce sain age, signée de »• est moins active ; mêmes vertus (juc la l erwine conli'c la rage ; stimulant, slomachi(|ue.
Les fcuillc.s, dominées par Ij , cueillies lorsiju’il est dans sa maison, sont bonnes eonlre la goutte. La racine, dominée par © et a', cueillie .(piand ces astres sont olans le Q,, guérit la gangrène, les morsures en- ^•euimées. Le suc des feuilles mis dans les dents creu- •ses, en apaise les douleurs. La décoction de la racine bue le matin à Jeun guérit la toux invétérée. L’infusion dans le vin guérit les lüeérations intérieures.
1/ii.s. — Chaud et humide; y, ou iip. . Lesbainssont vermituges. L huile et l’eau en sont bonnes pour les tranchées des petits enfants. Carminalif, digestif, purgatif; en lotions, améliore la vue; infusé dans du vin avec ‘lu safran, guérit les o|ihlalmies; des fragments de celle plante. ma::u-és dans l’eau et introduits dans les narines, guérissent les ulcères du nez.
l/u’.s' saurage, chaud cl humide, Memes propriétés un peu moins toniipies.
\risloloche, ou Sarrasinè. —Froide et sèche, i; ii]), surtout par .scs feuilles cl ses racines; ou K. Toutes les espè'ces en sont délersivcs et vulnéi'aires.
Paracelse l’emploie avec rcsscnce de térébenthine et les vers de terre : encan distillée , ou en cataplasme
avec la grande consolide cl l’alocs. — Klle csl aussi détcrsLve, pulmonaire, diuréli<|ue et inenstriielle. Kn lotion dans du vin elle dessèclic la gale et lave les plaies. La fiimce deses graines soulage les éiiileptiaues, les possédés et ceux à qui on a noué raiguillette (Apulée).
Armoise (V. Herbe de la S. Jean.)
Armoise ronge:— Chande. et sèche. se cueille apres la iileine 3 qui termine les jours caniculaires. Consacrée à S'-Jean-Baptisle, bonne contre les charmes, la foudre, les mauvais esprits, l’épilepsie et la danse de S'-Guy.
Arnica Montana. — O Une des douze plantes des Rose- Croix.
Arrète-hœuJ\ rémora aratri. — cf et Guérit de la pleurésie; cueillie sous la conjonction de ces deux planètes en maison X, elle peut servir de talisman contre les hasards de la guerre, les voleurs et les que-
relles.
ArLichaul,Scolymus.— o’ in m. Aphrodisiaque. La racine ou la graine'cueillie quand Qr est au 5' degré de gué- rit les Ilux de ventre ou de sang.
Arum. üou ii],. Humide et un peu chaud; <J Emollient.
•Lsnerge.— Chaude sèche, et humide.— eueillirle ©cl la 3 étant dans 's. Diurétique et aphrodisiaque.
Asphodèle, hàloii bleu, bàlon de Jacob . — f, ■'Employée dans les évocations.
\iüne Vergue, Uer/ie. — 3. Sert à faire des baguettes magiques ; le charbon fait avec son bois, est employé dans les évocations.
\çoine. — 0, 3'. Pour se guérirdc la gale, il faut scrouler tout nu dans un champ d’avoine, en arracher une poio-née s’en frotter le corps avec de 1 eau de fontaine, puis faire sécher sur un arbre ou sur une haie ; la gale séchera à mesure.
Azedarach, azevarac, cetarneh. —Froid et sec; W.
Baguenaiidier.—he^ feuilles sont signées de la
Balsamier, B aumier. — Q. Employé pour les parfums.
Bambou noir des Antilles utiUséà la place de la verveine par les nègres (Temple de Satan).
Banian. — U dans la iTÿ. Arbre sacré des hindous.
Barbe-de-boiic. Ipcacidos^ Ipoacidos. — Chaud et humide.-^
N
Bardane, Petite ou Grande. — Froide et sèche, itous». h- Les fumigations de ses semences ont les mêmes propriétcs trtie la décoction du pollen des Heurs de lis (Porta, Wecker).
Basilic. — Chand cl sec; SI ; <3 ; sc cueille lorsque le ©dans X, et 3 dans Q. Emlilème de la colère. — Dans cette plante, ô" s’oppose à Ij et leur combat est active par ; 9 et 2" viennent en dernier lieu. — Les sorciers s’en servaient parce qu'elle donue uue inenstrue lunaire pestilentielle ; mais on peut le travailler de telle sorte que $ conduise le venin sous le régime de 9 i alors Cf se transforme en 0 et le feu colérique de la plante devient im feu d’amour.
Basilic saurage. — Chaud et sec, <ü*. Si on met sous uu j)lat de viaude un plant entier, aucune femme ne touchera à ce mets. Porté sur soi, il empêche toute vision infernale (Apulée).
Baumier (V. Balsainier).
Belladone oiiBelledame, Bouton noir. — Froide ethumide m ; stupéliant; utile dans les contractions spasmodiques.
Bétoine. — Chaude et sèche, X in Zf* Cueillette après la pleine lune qui teiunine les joues caniculaires. Sternu- îatoire ; ses feuilles purilient le sang ; bonne contre la jaunisse et l’hydropisie, ainsi que contre l’envoûtement.
Belle. — Froide et modérément sèche, nj ; cueillie avec 0 dans G, elle passe nj,.
Betterave. — Humîde et froide, n), ou mieux .
Blé. — O in 15. — Les grains de blés, rôtis dans leurs épis, aux feux de la Saint-Jean qu’on allume dans nos campagnes le 24 juin, guérissent des maux de dents, X>réservent des furoncles, etc, etc.
Bleuet. — Froid et humide X
Bouillon blanc, verbascum ou ploma. — Froid el sec, ug surtout la feuille ou ; 7/: .
Bouleau. — V in Les Kamchaldales Pemjjloient dans une de leurs cérémonies sacrées, la fête des balais; les sorcières du moyen-âge s’en servaient aussi g^our aller au sabbat, pour faire venir la gélule, etc... L’odeur de cet arbre est bonne aux mélancoliques et aux victimes de sorcêllerie. Le jus de ses feuilles empêche les vers de sc mettre dans le fromage.
Bourrache. — Chaude cl Jmniidc, .Ji ou ’C dans ; puriüe le sang.
Bourse de Pasteur, Tabouret, Onngollis. — I). .Sert aux sortilèges; arrête les liéiiiorriiagies et la diarrhée. Pilée dans du vijiaigre et seri-ée dans les paumes des mains, elle est bonne contre la l)lennorrliagie. Tenue dans la main par un homme, on suspendue au cou pour une femme, -elle arrête les llux de sang.
Bruyère. — ç. Bonne pour la divination.
Bryone ou Coulevrêe , Psilothron. — o" in % . — Employée en magie noire.
Bryone blanche. — <5 in £2.. Plante grimpante; a la vertu de garantir de la foudre. (Columelle).
Buglosse, Langne-de-Bœuf. — Sec çt froide, y f ■ Purifie • le sang, la racine est diurétique.
Buis. — Chaud et sec, £2. ou =. Se cueille avec 0 dans K et 3 dans Consacré à Cerès, ou à Cybèle parce qu’on en faisait des dûtes.
Camélia. — iij). La plante distillée donne une huile que l'on peut conserver pour alimenter des lampes d’adoration.
Camomille. — Chaude modérément, et Iminide, ü ou=^; ç Cueillie sous tf conjonctionde 3 et O, bonne contre les engorgements des liumem-s dans les organes thoraciques.
Camphrier. — 3 La résine (camphre) Ijrùlée donne un parfum lunaire.
Cannelle. — O Le cinname ou cannelle est l’écoree du milieu des branches de l’arbre; il ^ert conune parfum solaire ; on en lire par distillation une huile ou ouintefsence rougeâtre, d’un goût très»piquanl, excellent tonique. ^
Capillaire. — b - C’élaiJ, la couronne de Pluton.
Capuchon de moine (Aconitum napellurn.) — Une des (louze plantes des Rose-Croix.
Cardamome ou Paradisi grana ; — ou Maniguelte ou graine de Paradis la moyenne ou la petite, sont du 0 dans ; les graines sont aromatiques, stomachiques, etc.
Carci, Caruin (Lat'.)ou Caron (Gr.) — 0 dans JJ. La graine sert comme stomachique; se met dans les aliments. La fumée en est^très bonne comûie parfum magique.
Casse. — Froide et sêclie, y ou ug. Purgative.
Cataire Bieith. — 5 . (iueillie sous un aspect favorable, elle peut si l’on sait en extraire l’arcane, donner un regain de vitalité.
Catapiülia. — (lliaude et sèche, . Se cueille sous JJ.
Cèdre. — %. Einblèine de l’orgueil.
Centaurée, Sipliiloii. — Gliandc et sèche, . Se ^cueille lorsque © est dans y et 3 dans îi ou à la lin août on lorsijnc B est dans »* avec b et o.
La légende prétend qu’elle fût découverte parleccntaure Ghiron.C outre lajannisse, lacolique. les liè^res bileuses, la gontle, le scorbut, les vers. les menstrnes. Anlidénionia([ue (Pline). Au point de vue raagi<iue. c'est une]dante dont la vertu s’exalte lorsqn’avant de la cueillir on dit sur elle des paroles incantatoires. INlisc dans l’huile d’une lanqie avec un peu de sang de huppe reinellc, elle procure des hallucinations aux assistants. Si on la Jette dans le .l'eu, et ipic l’on regarde ensuite le ciel, les étoiles sembleront se mouvoir; si on la fait respirer à quelqu'un il aura peur.
Cerisier.— t: in K. Les fruits sont imriliants et rafraîchissants, bons [)our combattre les suites de Pivresse.
Chanvre. — b • hc chanvre indien donne un extrait gras ipii est le fameux hasehicli. Getonguent fumé ou avalé procure des extases mal connues en Occident, mais que certaines sectes musulmanes, Imuhdistes et taoïstes de l'Asie utilisent en dosages savants, dans l’étude de la iisychurgic. "Voyez h^s livres de llaudehiire, de Ouaita, de Bosc, et unc'élnde (]ue Matgioi prépare sur le même sujet.
Chardon bénit.— Cf dans SJ. Se cueille en juin aiant 1 epaiionissement des Heurs jaunes. Fébrifuge plus ])uissant (jue la quinine; se prend macéré dans un petit verre de vin blanc. Diurétiiiiie, sudorilique, dépuratif, détersif. La rosée recueillie dans ses capsules estbonne pour les ophtalmies scrofuleuses et catarrhales. Son infusion guérit les ulcères des poumons.
Chardon car liné, I.xia. — Sionlecueille à la tin d’octobre, il est alors soumis <au m et à cf. A|)hrodisiaque.
Charme. — 0, V • Bon pour tailler des baguettes magiques, pour la divination et la thérapeutique.
Cheluloine f Petite), Aquila ris. — Ghaude et modérément sèche ; »• ; O : la racine est chaude et sèclie, signée du
H?,elle est bonneconlrc les fîangrcnes. Cueillie à l’époque convenable, elle sert avec cflicacilé dans toutes les opérations magiques qui ont j)our but d’assurer le succès des entreprises, en particulier des procès. Mise sur la tête d'un malade, il chantera s’il doit mourir, il pleurera s’il doit vivre.
Clielidoine (Grande). — Froide et sèche, 9, ou i.
Chêne. — Froid et sec; 9 ou peut-être bj, t; . Emblème de la force, considéré comme l’arbre de la science par les Druides. Le chêne est magnetioue et attractif, coriace et dur, d’où noir et sombre. Il porte les idolâtries et les péchés antérieurs dans la faim infernale de la Colère, au sein de la Turba magna.
Cheveu-de-Vémis. — Froid et sec, 9.
Chèvrefeuille ou Lilium inter spinas pu Maiersjrlva ou Périclymeniim. — ^ , Dédié à Saint Pierre.
Chicorée. — Chaude et sèche; ^», ou 15. Cueillette après la pleine lune qui termine les jours caniculaires. La racine, touchée à genoux, avec de l'or et de l’argent, le jour de la nativité de Sf-Jean-Baptiste, avant le soleil, et ensuite. arrachée de terre avec serment, cérémonies et exorcismes au moyen de l’épée de Judas Macchabee (Thiron d’ap. Pistor'ius. Epitome de Magia, c. 26, 2;) est un remède puissant contre les maléfices.
Cueillie lorsque % est dans »*, le 0 dans SJ, et à l’heure de Ç elle acquiert propriétés vulnéraires et cicati'isantes.
— G A la fin d’octobre il est signé du m,. Bon pour les inflammations d’estomac.
Chou rouge. — 3 et C’est la meilleure espèce. Mangé avant un festin, retarde les effets du vin pris en trop grande quantité; vulnéraire, bon contre la jaunisse et la bile. Son essence est une médecine uiiiverseUe. Chrysanthème. — Bonne contre les sorciers.
Ciboule. — Cf dans n),. En décoction, bonne contre l’épilepsie des petits enfants et contre tous les phlegiues
épais et gluants.
Cigiie. — Froide, sèche et assez humide ; ; on ; b ; il
• faut la cueillir quand b est joint au O, alor.s elle est antiaphrodisiaque, son ean guérit les rhumatismes et empêehela trop grande croissance des sems.\cncncux.
Le suc mélé à de la lie de vin plonge les oiseaux en léthargie.
Citronnier. — V: . Le citron est signe des ÎJ et du ©. Le suc de la seconde écorce de ce bois constitue un emnlâtre très propre à guérir l’inflammation des yeux. Le fruit et un remède contre les suites de l’ivresse.
Cire, Civette. — V. Ciboulette.
Coca (Erathro.xylon coca) I) et ©. — Plante du Pérou dont les feuilles sont puissamment toniques et excitantes. Les injections hypodermiques de leur sel, la cocaïne peuvent devenir, à ce qu’enseigne le savant .S. de Guaita, un véritable pacte avec les êti'es de l’astral. {Temple de Satan, p. 346.)
Cognassier. — Zf.Jiuion était couronnée de ses feuilles.
Colchique d’ automne, Diacentauréon de. cœlius, Tue-chien, Dame-nue, Hermodactyle, Veilleuse. Ti: in X Excellent remède contre la goutte ; Aurelianus formait la base de la. célèbre poudre du Duc de Portland eide l’eau médicinale du Husson. Le Bulbe est très diurétique^
Coloquinte, Handal, Ha/idel. — Chaude et sèche ; <(? . Se cueille sous le Q, ; c’est une sorte de concombre.
Concombre, Sicjyos, Sicys. — 3 ; =>* ou O. Les semences brûlées servent pour appeler les puissances de la 3 j un concombre en forme de serpent, conUt, trempe dans l’eau, fait partir toutes les punaises d’un lit.
Consiligo. — Espèce. d’Ellebore sauvage. Sa racine est vénéneuse, elle peut servir d’appât pour prendre les loups et les renards.
Consolide royale. Pied d’alouette, Aqiiilina (Paracelse). — Clîaude et sèche, tp. «e ou Cueillette après la pleine lune qui termine les jours caniculaires. Consacrée à Junon ou à Lucine; sa poudre est vulnéraire, an tihé- moroïdale; Paracelse l’emploie beaucoup avec l’Aristoloche et l’Aloès, l’Hypéricon, l’huile de laurier, etc. Pour prendre les punaises en vie et sans les toucher, on met sous le chevet du lit des feuilles de celte plante, toutes les punaises s’y assembleront. La décoction en compresse est bonne contre les taies.
Petite consolide. — 7j: <3 el 5 • Elle guérit toutes sortes de plaies, principalement eelles de labouclie; si l’on frotte les dents malades de sa racine sèche, cueillie en août, jusqu’à ce qu’il vienne un peu de sang, la douleur cesse; il faut ensuite bouclier la dent creuse avec un [leii fie saule.
Coquelicot, lihœas. — 3 in X-Elanl tropphlegmaliqueil
est l)on (le le coi'i'iffer par des li(pii(les <iii ou de ; alors il osl rarraîcliissanl. aneslliési(pie, (riKu-it la ])leur(’sic par son sue ou sa (leur en poudre, et l’érisyl>(‘lc de là tête par son eau distilU’e.
Coriandre. — Ç. Aroinalif(iie ; s'einploi<( donner
bon goût à la bière. Cordial.
Cormier, Sorbier. — Cliaud et liuinide. m ; 7: . Le javelot de Ronmlus était en bois de cormier.
Corne de cerf , Sangiiinalis o\\ Sangiiinaria. — (J. Pulvérisée et infusée provoque les béinorrliagies.
Cornouiller. — ir|, ou it' ou C. Consacré a .\rès.
Coudrier, Coudre, NoLselier. — G oui ;Z-'- pu y .L’esprit de bois de coudrier, fabriqué sous une conjonction de 3 et de, cstexccllent pour lavue.Les baguettes cueillies en aspect convenable neuvent servir pour la magie céré- monialc et la rhabuomancie.
Cresson Alenois. — Chaud el sec ; « ou ; se cueille au coiumencement d'avril ou sous u],. Aphrodisiaque.
Cresson de fontaine. — Froid et sec; y Saure.
Crête-de-coq. Voir d' Amarante, ^
Cuminsauvage, llypecoon. — Sec, et modérément chaud, aj ou b- Les baies sont vermifuges; l'imile des graines est antirhumatismale, prise en très petite <[uantitc; les pigeons en sont très friands surtout arrose(*s de Sciuiniu’c. Le jus des leuilles lue les luüuclies (Alexis Piémontois)
Crclamen,Pain-de-Pourceau,Sufro,Umbilicus terra-. —Lu
racine est signée de la la leiiille es! signée du ^ ; la plante était consacrée à Apollon. L’eau de cette plante avec foiis serpentinœ et sophiu- Sana, donne un bon onguent pour les fistules. Pour philtres.
Cynoqlosse, Algeil, Laïujue-de-chien. — Chaud et sec. «? : portée sur soi, elle rompt les préventions et les iiumitieset concilie les sympathies.
Crprè.s.— Chaud et SCC. SI . h • Se cueille, lorsque © est dans X et 3 dans O ; image de la mort; on en couronnait la tète de Pluton. — Sa d^-coction noircit et conserve les cheveux.
Dnlura, Stramoinê, Endormie, Herbe du diable. Pommes épineuses. — b et 3>. Soporilique ; stupéliant ; employée par les Sorciers ; éponge à Iluides mauvais.
Dictame. — Son nom vient d’une montagne de Crète
où elle croissait en abondance; c’est une plante balsainicjiie, sédative, toujours verte ; les feuilles en compresse sont lionnes pour les feinines enceintes; les {fiiirlandes qu’on en t'ait, ou sa fuinée, développent la clairvoyance soiniianibulique ; elle était consacrée à Lueine.
Difiilale. — cf in — Soumise à une distillation prolongée, elle donne une liqueur bonne à l’usage externe en lotions astringentes contre les plaies ; et à l’usage interne, à dose lioméopathique,- contre les battements de cœur, l’oppression, leSjVomissements incoercibles.
Kdclu^eifts (Gnaphalium Leonlopodiam). — Une des douze plantes des Rose-Croix.
Eglantier. — Froid et sec, ni».
Ellébore, Hellébore. Rosea; Noël, Offoditias. — Le noir dont la semence se nomme Monàella, et signé du ou deb- La racine pulvérisée sert de parfum dans les opérations niagiques correspondantes. Macérée dans de l’csprit-de-vin, puis distillée à feu lent, donne une liqueur à laquelle on ajoute dusucre candi; prise dans l’eau pure où a trempé de l’iiippoglosse, c’est un spécilique contre l’épilepsie et le mal caduc (Paracelse), L’huile de Iq. racine est également bonne.
Le l)lanc, a Heurs rouges, ou Ilelebria, est chaud el sec; <[» ; se cueille au co'umcnecment d’avril ou sous D), ; c’est un sternutaloire ; on le donne aux chevaux et aux brebis galeuses.
La meilleure csi)èce est celle cà Heurs rouges tirant sur le blanc, elle doit-cire cueillie sous un regard favorable de V et de J. Bon lopi(jue pour les vieillards, les hydropiques, les lunatiques, on l’emploie en poudre sèche; les mclancoli([ues obtiennent soulagement en en portant la racine sur eux.
Ellébore ou Hellébore Jaune, Eranthis hyemalis. — Caustique. dangereuse, — emblème f de la calomnie.
Encens. — Engendré par le soleil du corps de Leucothoé, son amante enterrée vive. — C’est une résine qui donne un parfum solaire, agissant sur le centre animique.
Eidne-Vinelte. — E et O'. Cnérit la diarrhée, la dysenterie, res(juinancie, la jaunisse, les Hux de sang ; les baies font disparailre les suites de l’ivresse.
Eiipaloire. — A'. Aigremoine.
Euphl'aise. — Chaude et sèche. Les (leurs sont du
Euphorbe, Réveille-inalin, OmbleUc. Lait de couleuvre.
TiUiymale. — Froide cl liuniide ; Cf, m. La tif'c réduite en poudre, sert de parfum pour l’appel des inllueiiccs saturniennes ; il est sig-nc du œ.
Earfara. — Chaude, sècheet humide, «? ouü ; se cueille, sous le S2..
Fenouil ou Maralhriim. Cliaud et humide, ü ou Les ombelles conlites purilient l’haleine ; la plante verte distillée donne une eau bonne pour les indaminalions des yeux; en infusion la plante fait venir les règles.
Fèves. — Q, b , et . Cueillies à la fin d’octobre elles sont soumises au it),, avec JJ. Le fruit est ï> et 3. La dé- coction de fèves grillées est bonne contre la gravelle et la pierre ; l’emplàtre de leur farine résout les tumeurs des parties sexuelles et fait passer le liâlc du visage. Les (leurs portent la marque de l’enfer d’après l’école de Pythagore.
Figuier. — Modérément chaud et humide ; ^.Le noir est de b ; le blanc de Zf et Ç.
Consacré à Mercure ou à Bacchus par .Sparte; dans l’Inde il est consacré à Vishnou; on couronnait Saturne de ses feuilles. Un rameau de figuier cueilli sous un aspect convenable calme les taureaux furieux. Le fruit est bon contre les cors aux pieds ; il suffit d’en enduire le cor ])endant plusieurs jours. La Sycoinantie était une dhnnation par les feuilles de figuier. On écrivait la question sur une feuille, et si la feuille ne séchait pas de suite c’était mauvais présage.
racine en poudre est bonne contre le x-er solitaire à ce remède, indiqué par Galien, fut vendu très cher ; Louis XV par Mme Noullleur : elle sert aussi aux sortilèges, cuite dans le xûn, ouvre les obstructions de la rate, guérit la mélancolie, provoque les règles, empê- che la génération, symbole de riiumililé, met en fuite les cauchemars, éloigne la foudre, la grêle, les diables, les charmes. — Un brin de fougère cueilli la veille de la St-Jean, à midi, fait gagner au jeu. (J.-B. Thiers.)
Fraisier. — 7/ÿ in Le fruit est adoucissant et bon pour la jaunisse. .Si on prend les feuilles et qu’on s’en (asse, une ceinture, les serpents ne x’ous feront pas de mal.
Frêne ou melia. — Froid et sec, y ou m ; les fleurs sont siffnées du % ou ©. Les leuilles, lUcichées, sont bonnes contre les morsures des animaux venimeux ; l’écorce est fébrifuge. — Selon Paracelse, si on en lait cueillir une branche par un garçonnet vierge, lorsque b est dans np, cette branche guérit les douleurs, la goutte et desséche les plaies.
Fuchsia. — Ç in £2,. Une des douze plantes des Rose- Croix.
Fumeterre. — ZT, b et cf. Purgatif, desséchant ; bon contre la gale et la syphilis.
Garance. — H: et G. Guérit tes hernies; bonne contre l’hydropisie, la jaunisse, la suppression des mois; se cueille en mai et juin.
Genêt. — Chaud et sec, £2, . Se cueille G ‘lans X et 3 dans ^ ; les liaies sont soumises à np et, par suite, vermifuges.
Genièvre, Hara. — — Un rameau de cet arbre fait
fuir les serpents parce qu’il porte en plusieurs manières le signe de la Trinité. Ses graines triangulaires ainsi que ses baies, appelées Ebel par Rullandus, ou Harmat, sont bonnes contre l’hydropisie, la peste, le venin, la colique, la toux, rasthine, la gale, la goutte.
Sa décoction avec celle des fleurs de sureau est bonne contre les hémorroïdes.
Son extrait, ou miel, inel, excellent contre l’asthme. Sa graine guérit les possédés. Les baies, brûlées dans une chambre, la purifient.
Le grand Gonevrier donne une résine appelée Sandaraque.
Genouillère, ou Polyenemon. — ? . Les feuilles broyées et infusées dans du vin blanc constituent un tonique contre les hallucinations. (Dioscoride).
Gentiane. — Chaude et sèche; V ou £2, ©. Se cueille sous le £2, ou sous le y avec 3 dans iî. L’espèce qui croît dans les montagnes servait aux Rose-Croix. Dédiée à Saint Pierre.
Germaudrée. — Froide etsèche y, cf et ?£. Purgative, ré- solutive, diurétique, sudorifique; appliquée extérieurement, fait cesser les douleurs des hémorroïdes et ides fluxions.
Giroflée, Violier, Keiri, Chéri, keirim, 9-
Giroflier. — Cliaud et sec £2, O- Se cueille lorsque Q est dans X et 3 dans «3. L’essence de Girofle ordinaire
set'l comme snpp'ort dans ccrlains travaux de ma}jii- |)rali(nie ; associée avec du pliosiiliorc. elle nourrit les larves ; nn don de f'ii'ollc conservé dans la lionclie est un puissant adjnvanl. pour l'hypnotiseur ; nianf^er des dons de j'irolle ladlitr la conception. L’Iiuile est bonne pour les maux de dents.
Glaïeul, Xip/iidinrn oa Xipliiuin.
Glaïeul de rivière. — o' dans s. Aphrodisiaque.
Glonl.eron,F kiLadelphns ou Apparine. — ï> dans la nj;'..Sa racine, cueillie en nouvelle lune, le soleil étant darisla DJ, gnéril les maux de dents ; cueillie en jileine lune, bon remède contre les inllamiuations, sesreuilles pulvérisées contre les vieux ulcères.
Goiiet (arum maciilalum.) — Bois cl haies, âcre, co.itrc asthme.
Grenadier. — Zï dans K - b!> grenade est soumise au Son suc puriiie le sang.
Gui de chêne, Liipera.x, Dabat, Helle, Hele, Guylama.
Barsome. — Froid et sec ; y. Son infusion prise à la fin de l’époque menstruelle facilite la conception (Plines). Les baies desséchées, pulvérisées, et dissoutes dans un vin généreux sont bonnes contre l’épilepsie. — Les Druides le recueillaient en grande pompe, au temps de Noël, à une heure astronomique précise;les baies saturées alors du triple magnétisme de l’arbre, des astres et de la foule pieuse, devenaient de puissants condensateurs magnétiques et servaient àopérer des cures merveilleuses dans les cas désespérés. Une branche pendue à un arbre avec une aile d’iih'ondelle y attire tous les ois eaux. Les baies du gui d’aubépine fournissent une teinture bonne contre les maladies de poitrine.
Guimauve, Wymauffe des Flamands. — .Son étymologie indique une action f[ui écarte, le mal en monditiant. En elfet toutes les parties de la plante sont émolientes. employées en tisanes, en cataplasmes, en bains contre les inllainmations. Chaude et humide ; ü ou == . La graine pulvérisée et pétrie en onguent, préserve de la piqûre des insectes, si on s’en frotte le visage gl les mains. La Heur, pétrie avec de la graisse deporc et de la térébenthine et appliquée sur le ventre dissout les inllammations de matrice. La racine infusée dans le vin guérit les rétentions d'urine.
Haschich. V. Chanvre.
Iléliotrone, Ileos, Herbe aux verrues, Herbe de St-Fiacr- TluZù‘. lournesol. - 0 i>\Sl . Consacre a AP<.>llpn j nne des .lou;x‘ plantes magiques des llose-Lioix, si l’on nnufnélisc une somnainbnle avec nne tige de. celle iilanle 'cueillie an temps convenable, la somnmnbule donnera des rév élations véridiques ; elle peut (lonner des indications en songe sur les -voleurs. Su on la met dans une église on il y a des iemmes, celles qm ont été inlidèles à leurs maris ne pourront sortir (trd. Albert).
Herbe-an-lait. V. Tithrinale.
Herhe-au.\-chals. V. Valériane.
Herbe-aiix-ponx. — b . Voinilif, pilée avec de l’huile e employée en lotions, fait mourir le.s poux.
Herbe de la Saint-.lean, Armoise, Hypericon, Millepertuis, a porros. — tdiande, sèche et un peu hninnle ,0,*t? ou e} cueillie le O et la 'A étant dans Q on O in p, et en 1)011 aspect de V. C’était nne des don/.c plantes des Kose-Croix. Si on la cueille le lendemain de la Saint- Jean-BaïUiste, (luantl ce jour tombe dans la nouvelle Lune, on la suspend avant le lever du soleil a des iiienx de chêne dans un champ: ildevient alors tertile. Ou lient se eontenter de cueillir l’hertie un vendredi avant le lever du soleil. On en fumige les chambres contre la ligalilrc. En Allemagne hostilcanx sorcières lorsqu'il est cueilli la nuit ; le malin de la Sl-Jcan on en tresse des couronnes que l’on porte en diuisantautour du feu et on les garde comme jiréservatil.
Dans le Bocage normand, cueillie la vieille de la Saint- .leaii elle détruit les maléllces ipii empêchent les vaches lie donner du lieurre. En Allemagne ni diable ni sorcières n’ont de pouvoir sur ceux qui en’ portent. Une brandie pendue à la porte d’une maison ou enfouie sous le seuil empêche une sorcière d’entrer.
En .Vlleniagne méridionale cl en Bohème on s'eu fait une ceinture ipie l'on jette dans le feu allunié pour k saint et ainsi on est préserve pour toute l’année.
(Mélusine).
Jetée ç;'i et là, au moment des>emailles, elle préserve le, ehuinp de la grêle.
Son sue est souverain pour guérir les plaies ; son eau est siidoritique, vermifuge ; on en fait des parfums contre lies esi>rits (jui gardent les trésors ; et contre les iléinous obsesseiirs (Baym. Inille). Un brin mis Tdans la chatissiire préserve des mauvais esjirits ; portée à la
main ou en e,cinlure, juiisen inriision pour se laver les pieds, elle eiiij)êclie toute fatigue de la luarclie; <*11 l'uinigations, elle délivre les femmes du fruit mort de leur sein ; cuite dans du via et bue à doses petites et répétées, elle em[)èclie l'avortement.
Herbes. — Pour arrêter les saif>:nements de nez : Cueillez de la main gauche et sans regarder une poignée d’herbes au hasard, en disant :« Je suis de la Noé, herbe qui n’a été ni plantée ni semée, fais ce que Dieu t’a commandé. » 11 faut placer cette herbe sous les narines et le sang s’arrête aussitôt. Pour plus d'eflicacitc il faut cueillir l’herbe au clair de lune. (Vosges.)
Ilièble. — Chaude et sèche. <î?. Cueillette après la pleine lune qui termine les jours caniculaires.
Hoii.x. — h Cf. Si un fiévreux se frotte au premier buisson de houx qu’il rencontre, il sera guéri presque surle-champ.
Jacinthe. — © et 9- ProcurePamitié desgrandes dames. — Le suc de sa racine empêche le développement du système pileux et recule la puberté. — La racine ciiite guérit les tumeurs des testicules.
Jonc odorant. Acorus Calamus-. — Dans la Prusse orientale, le soir de la St-Jean, on en donne aux vaches.
En Chine on en dépose près du lit des feuilles liées en paquets ; lecinquiemejour de la cinquième lune pour repousser le mal qui pourrait pénétrer dans la maison, on en place des branches et (les morceaux de chaque coté de la porte et des fenêtres. {Métusine.)
Joubarbe. — 9 in ijf. Il faut en manger pour rompre le nouement de Paigiiillette (J.-B.Thiers). Broyée avec de la farine d’orge et de l’huile, fait disparaître les dartres et autres irruptions de la peau.
Jasqiiiame, Mansera on Octharan. — Chaude et sèche, décoction de son écorce guérit les maux de dents, sa racine ou sa graine, sur les bubons, les des.sèche. Elle les prévient même ainsi que les colifjues si on la porte sur soi. A l’intérieur, à l’état naturel, elle provoque des crises nerveuses ; on peut la travailler (le telle façon qu’elle donne la mort, même à distance. La plante entière, portée sur soi, rend aimable, la racine est bonne aussi contre la goutte, le suc est bon contre les
douleurs de foie, mêlé avec le sang d’un jeune lievre et mis dans sa peau, tous les lièvres d’alentour se -rassembleront. Les cataplasmes decette plante sonttrès bons pour toutes les maladies du sein. La fumée de ses graines porte à la colère.
Koiisa. — 0. Herbe sacrée des Hindous. — Elle leur sert de siège dans tous les actes de la vie rnligieuse et ascéti([ue. Elle a des propriétés magnétiques puissantes, c’est un véhicule universel.
Laitue. — iî et 3. Soporilique, augmente le lait des nourrices.
Langue-de-chien. V. Cynoglosse.
Langue-de-cerf. — Chaude et sèche, «0>.
Laurier. — Chaud et sec, Q, Q. Se cueille avec Q dans X et J dans Les baies sont ng comme vermifuges. Les feuilles mâchées sont lionnes contre les morsures des bêtes venimeuses. — Tontes les parties de l’arbre sont antiinicrobiennes. Les devins antiques se couronnaient de ses feuilles etlesmàcliaient; c’est pourquoi on les appelait-Dap/mép/tages. Il est l’instrument de l'art appelé Daphnomantie, par lequel on tire des présages des craquements, des étincelles et de la fumée produits par la consnmation de ses rameaux. L’arbuste entier a la A'ertu d’éloigner la foudre. tudier à ce propos le mythe de Dapliné. Le suc des feuilles pris à la dose de 3 ou 4 gouttes dans de l’eau, fait venir les mois, corrige les crudités d’estomac, améliore la surdité et les douleurs d’oreilles, ell’ace les taches du visage. Porté sur soi, les feuilles empêchent les visions infernales. Les baies, cueillies à l’heure de cf et de ^ , pulvérisées, mises dans du vin, sont bonnes contre les coliques.
Lavande. — Chaude et sèche. £2,. Se cueille lorsque Q est dans îî et 3 dans Q. En fumigation, chasse les mauvais esprits.
Lichen. — b - Emblème de la Solitude.
Lierre. — Froidetsec; y ou »*;consacré à Mcreure, ilservait àtresserla couronne de Bacciius;empêc,he l’ivresse Contre le.s maux de gorge et la mauvaise haleine : Prendre vingt feuilles de lierre et les mettre dans un petit pot avec du vin vieux et un peu de sel. Laisser bouillir le tout, à loisir, puis s’cn gargariser avec une gorgée aussi chaude que possible. {Le Bâtiment des Préceptes, 12) ; les feuilles guérissent aussi les suites de /ivresse. La fumigation de lierre tue les chauves-souris.
Au Monlénégi'o on eu ffarnit sa por te le soir de Noël et l’ou est pI■oté^^é pour toute ranriée. Dans l’ Allemagne, la première fois f{uel’on trait une vacliean i)rin- Icmps ropératioii se [M'atique au travers dmne eouronne de cette plante.
Lin. — Zf. Amollissant; l)on |)our la pleurésie ; mûrit les ulcères, ramollit les squirrcs.
Lis. Augoeides on CJirynoslate.s. — Froid et sec, y : Z," ou Ç, mieux 3. L’oignon est chaud et sec, signé du «.Cette llcur est l’image de la création universelle, de la pré- Jorination, de l'action, du feu primitif sur l’Eau mcrc; Gabriel la porte dans son message à Marie ; il est reiublcme de la chasteté ; au moyen âge 0:1 croyait son pollen diuréti(iue pour les femmes (fui ne gardaient pas leur chasteté. Bon contre les brûlures; blanchit le teint ; l’extrémité de la racine, écrasée dans la graisse rance, guérit la lcprc(Ste-lIildegarde). La racine.cueillie eu conjoiiclion de 9 et 3 dans y ou — . et suspendue au cou concilie l’amour ; son eau distillée diminue les douleurs de '’accoucheuient, les maux d’yeux et d’estomac; les oignons, pilés c t bouillis avec de la mie de pain font mûrir et crever les abcès en peu de temps.-— (Jn i)eut couiposeravec cette plante des parfums rjui rendent 1a salle où ils sont brûlés, convenable aux manifestations astrales. Si une femme en travail inange deux morceaux de la racine, elle sera délivrée de l’arricre-faix et du fa'lus mort.
Liseron. — ç . Dédié à saint Pierre.
Laios, Lotus. — ©. Au point de vue religieux il a le meme sens que le lis ; Bhodisàt le présenté a Maya.
Mandrao'ore, Pomme d’amour. Diidnïm ou Jahora (en hébr.f' — Froid et modérément sec ; N> ; ï> Çl.- dos douze pUintos dos Itosos-Croix.Ejlle est uiUKiu(Ui. , peut provo(|Ucr la folie à moins qu’elle ne soit corriger par du O ; c’est alors un bon narcotique. Servait aux Germains à faire les statues des Dieux du loyer ([uils appelaient Abriines. Les sorcières remployaient pour aller au sablial. Cette racine est un condensateur (l’astral des plus puissants ; et la forme humaine qu cite all'ecte toujours indii[ue des propriétés toutes, partieulières et d’une énergie spéciale. Notre ami Sisera en possède une (fui représente exactement un pere.une iiu;re et un enfant au milieu d’eux. Elle a servi aux théories iusanes de certains magiciens qui voulaient y trmn er
l'élixir de longue vie ou en faire de faux Lérapliims.
MnrguevUc. — i» et Ç . La décoction de la plante tout entière résout les inllainniations de la bouche. — Le sel résout les engorgements de la l)ilc ou de ia liierrc. iManger une pà([uerettc guérit de la lièvre.
Marjolaine. — Clniule et sèche <P, G ou Se cueille au coninieucenicnt d’avril ou sous ii|,. L’huile que l’on en extrait est Inmne pour leslcthargies et les apoplexies.
Marjolaine bàlarde. — Pelée et réduite en poudre, elle chasse les fourmisde l’endroit où on la met.
Marrubiiim. — Chaudetscc ; V. Se cueille' au commencement d’avril ou sous ii],.
Maure. — Froide et sèche, y ou Nos a'ieux, amateurs de gauloiseries, se servaient de la fumée cbtenue en brûlant cette plante, pour s’assurer delà virginité des plies.
Mélilot, sertula eainpana. — Modérément chaud et humide ;
3Iélisse, Celeiros ou Meliphylluni ou Melissophyllum. — O et ?; : Les femmes inspirées des temples antiques s’en servaient comme breuvage dynamisant : L’eau de mélisse mélangée avec l’abrola'num et l’émeraude préparée estljonne pour les douleurs de couelie (Paracelse),elle aide à l’expulsion de l’arrière-faix. Les (leurs sont antispasmodicpies ; cordiales, hépatiques, oplitalmiqiies. Portée sur soi elle rend aimaljlei attachée au cou d’un bœuf elle le fait vous suivre partout.
Menllie. — Chaude et sèche, s? ou SI Ij: ou cT. Cueillette après la ])lpinelune qui termine les jours caniculaires; ou O dans SJ, avec 3 dans mi ; ou eiilin © dans y avec 3 dans ÿi. Offrande aux morts; Hédyosmos des Grecs; tille du Cocyte aimée de Pluton, changée par Proserpine. '
Menlhe noire. — Chaude et liumide ; =^.
Mereuriale pu phylluni. — Froide et humide; n),. Le jus, pris en décoction par une femme pendant quatre jours facilite la conception d’un enfant mâle, si on a employé un plant mâle, d’une fille, si on a employé un plant femelle.
Mescnl. — Feuilles desséchées d’un caclu.s.lc Anhaloniam Lewinii ; les Indiens du Texas cl du Nouveau-Mexique
se procurant en maslicanl cette sul)Stance des Iiallnciiiations visuelles.
MiUe-f (milieu. — Chaude sèclie (d un i)cti liuiiiide.«. Cueillir le G et la 3 dans Q. üiile noimuc aussi joubarbe a([iialirjiie onMililaris ou Slratiolea. Arrêlele sang.
Mille-perluLs. — Herbe de la Saiiil-Jean.
Molène. Herbe de Saint-Fiacre. î. Les feuilles émollientes apaisent les coliques ainsi que les prières à ce saint.
Mouron. — îi; ou, s ; si on le cueille à la lin d’octobre TU ; ÿ".
Mousse, Serpigo, ï> • — Sa décoction fait croître les cheveux, affermit les dents, arrête les saignements ; celle qui est récoltée suiles arbres lunaires, cuite dans du vin, est diurétique et somnifère.
Moulurée. cT. La graine symbolise le Christ et l’omnisscience.
Mûrier. — Froid et sec. consacré à Merciire. Les mûres sont signées de ; les rouges sont apéritives et purgatives ; les vertes sont bonnes aux Iluxions, aux dysenteries, crachements de sang, inQammations de la bouche.
Myosotis, Oreille-de-souris, oreille-de-rat. — nv oubliez pas. — Froid et sec. y
Myrrhe. — Cette résine, dit la mythologie, fut produite par les larmes de Myrra.mère incestueuse d’ Adonis. La myrrhe absorbée dans le corps par l’alcool prolonge la vie (Van Helmonl) par l’alcool.
Myrte. — Froid et sec ; y , 9 . Consacré à Vénqs et aux dieux lares. Imagede la Compassion. Feuilles tressées en couronne, guérissent les tumeurs. Les vapeurs de son infusion. aspirées par la l)ouche chassent la migraine. Le fruit desséché, pulvérisé et conlit avec du blanc d œuf, puis appliqué entonne d’emplâtre sur la bouche et sur l’estomac arrête les vomissements.
Narcisse, Keiri.— Froid et sec ; y ou m ; 9 de Narké: Engourdissant ; on l’offrait aux furies: à Pluton. — L’eau distillée de sa racine augmente la sécrétion du sperme ; en lotion elle affermit les seins ; portée sur soi, elle attire l’amitié des vierges.
Nénuphar nymphéa. — Froid et humide ; S 3 et 9 blèmé de la charité; cueilli en Juin et enJuillet.il
guérit les migraines, les vertiges ; mêlé avec une plante ïj, guérilla blennorliagie; arrête les mouvements cle la chair.Sa racine arrête les Ilueurs blanches etrou- «■es. Cueilli sous des iniluences favorables de 3 et de b ; on peut en faire des breuvages antiaphrodisiaques d'un ellet très sîir.
Nerprun ou Rhammiis. — Chaud et sec ; consacré à Saturne. — Servit à tresser la couronne d’épines du Christ, symbolise la virginité, le péché, le diable, l'humilité ; ses branches suspendues aux portes et aux fenêtres d’une maison; paralyse les efforts des sorciers et des démons.
Noisetier. — ^ Les noisettes peuvent guérir les dislocations des membres par .sympathie, si la volonté de l’opérateur est assez forte, en faisant joindre 2 amandes et en les portant sur soi.
Noi.v muscade. — Chaude et sèche. La fleur est fortement signée du <(?. Facilite la conceittion.La noix ellemême, prise à jeun, retarde l’ivresse du vin.
Noyer ou Ligni-Ilaracléi. — 3 dans b*. La noix est signée du B-. L’écorce delà racine est un contre poison et un vomitif; guérit les inllammations de la bouche La décoction de ses feuilles prise à la dose d’une lasse matin et soir, est excellente contre les scrofules, les éruptions cutanées, les tuméfactions. 11 faut continuer le régime pendant longtemps. Cette décoction est également la hase d’une méthode pour guérir la syphilis ; mais il faut un malade doué d'une vitalité très énergique.
Oignon. — s-, cf. Aphrodisiaque, diurétique et menstruel quand on en mange avec un sympathique. Son correctif est le vinaigre (I;i). Contre le mal d’oreille : on fait cuire un petit oignon sous la cendre on le met dans un linge fin avec un peu de beurre frais sans sel et on applique le tout dans l'oreille, le plus chaud yiossible, pendant une minute.
Olivelle. — Chaude et sèche ; «P se cueille sous le Q,. Olivier. — Zf. ©. Consacré à Minerve; emblème de la Paix. L’huile est un condensateur puissant de lumière astrale; elle sert beaucoup dans la médecine magique. Deux doigts d’huile d’olive, pris à jeun, empê- chent fivresse.Si on écrit le mol Athéna sur une feuille d’olivier et qu’on se l'attache à la tête, la migraine disparaîtra.
Uratiffer. — 0. Eiul)l('me de l.i cliaslelé. Les oraiiffcs f'uéi'issenl les oJlcLs des l’eslins trop prolo/iffés. /'ouiftuérip la luélhrorrlias'ie, prenez sept oraiiî'cs. (ailes en cuire l'écorcc dans trois eliopincs d’eau jiisipi’à réduction d’un tiers, sucrez doiizcs cuillérces (rois ou quatre Cois par jour.
Oreille d’âne, z; iii iJ. Elle arrête le sangdans les Idessures et les voniisseinenls ; lionne ])our les ulcères des poumons, les fractures, les rliuiualisines.
Oreille d’ours. — Se cueille quand cf est en lion aspect avec Z. Cicatrisante.
Orge. — 0 Les épis, Yava (sanskrit) sont olTcrts par les Brahines, en sacrifice, aux dieux et aux sept princes spirituels.
Ortie 71o0fo/'a. -^Chaude cl sèche, Q., o', emblème de la luxure.
Se cueille avec Q dans J2, et 3 dans iç ou 0 dans y et 3 dans Ü. L’espèce qui n’a pas de mauvaise odeur ramollit les tumeurs, ifuéril la goutte, l'a.sthme. 11 faut la cueillir quand C est à l'orient, dans
Portée sur soi, donne du courage ; une ortie mise dans l’iirinc fraîche d’un malade et laissée pendant 24 heures indiquera, si elle est desséchée, i[ue le malade mourra, si elle est encore verte. qu’il vivra. Le sue mêlé à celui de la serpentaire, si on s’en frotte les mains et qu’on jette lereste à le rivière. on prendra beaucoup de poissons à la .nain. La semence cuite dans du vin gué- rit la pleurésie et l’inllammation des poumons: lesfèuil- Ics broyées .arrêtent la gangrène : la décoction de la semence guérit rempoisonuement par les champignons.
Oseille. — Chaude et humide JJ ou iiç. — La racine coupée en petites rondelles, trempées pendant 4*^ heures dans du fort vinaigre blanc, s’emploie en lotions contre les dartres. La graine, recueillie par un garçon vierge, empêche les pollutions nocturnes.
Pain de pourceau. V. Cyclamen.
Palma-Chrisli. V. Ricin.
Palmier, Pourkss Tadmor ou Tamar (Hebr). — 0, consacré à Jupiter, emblème de la victoire, en particulier du triomphe mystique; il se développe comme ce dernier du tledans au dehors.
Pariétaire, Perce-Mur ai lie. Herbe de Saint c-.\nne.F.pinard de muraille. — b ou — dédié à St-Pierre, emblème de
la pauvreLé. lîoniu' pour les maladies inllammaloires, les hyilropisies, la j^ravelle ; ou emploie sou suc a la dose de 3o à (io ffr. i>ar jour. Eu cataplasme sur les tumeurs douloureuses et pour les coliques inl'anlilcs.
l^ns (l'Ane, Tassilago on jjopnlago, Peuplier feuillu. — ('.ucilleltc a[)rès la pleine, lune qui termine les jours caniculaires. Une des douze piaule des llosc-Croix.
Paroi ; ou mecon. — ï;> cl 3 ; emblèjiie de la paresse. Les Heurs sont signées de b dans le <p. Le suède* ta piaule lue les mouches (Alexis Piémoulois).
Paroi cornu. — Froid el humide ; g.
Pêcher. — Z,'. Consacré à Ilar])Ocrates.
Quehjues amandes, prises à jeun préviennent les clléls de l’iv resse ; un verre de jus de feuilles de pê- cher produit le môme effet. Les feuilles confites dans le vinaigre avec de la menthe et de l’alun puis appli- <[uées sur le noml)rilsont un vermifuge infailliblepour les enfants.
Perce-mur aille. V. Pariélaire.
Persicaire. V. lienouée.
Persil. — S ; b . el ©. La graine est soumise au G ; cueilli avec Q dans y elbuen 3 décroissante, dansde la limonade est cicatrisant, anti-goutteux, inirgalif; si on en tire de l’huile pour s’en frotter le nombril,
- les douleurs de la pierre sont soulagées ; lorsque b est dans ^2. et 3 sous l'horizon, guérit l'hydropisie. llé- tal)lil le Cours menstruel s’il est pris en infusion ; également bon contre les pâles couleurs.
Pervenche, llerisi. — Froide et sèche, y. L’eau distillée magnétisée d’une certaine manière prouve aux époux la fidélité de leur conjoint. Réduite en poudre avec des vers de terre, donne de l’amour à ceux qui en mangent avec de la viande. Mêlée à du souffre et jetée dans un étang, en fait mourir tous les poissons. Jetée dans le feu, le rend bleuâtre : donnée à un bullle, le fait crever de .suite.
Peuplier. — V ; consacré â Hercule. L’espèce blanche croissait sur les bords de l’Achéron, elle était selon Homère, consacrée aux dieux infernaux.
Pimprenelle. — Cuêril les malélices lorsqu’on se rattache au col. Le jus tue les mouches. En mâcher en lemi)S de peste.
Pin, Pencéou Pilas. Pinus(la.i.)Beann(ccll.J. — b dans le
© ; consacré à Cyl)cleelà Pan. C’est une des essences arl)orescenles les plus anti<jues de la terre.
La poimne de pin est sifînée du : elle sert à révé- ler le nombre mystif(ue d’une personne. Pour cela, il faut, de grand matin, après s’étre purifié, assister au lever du soleil dans un bois de pins ; dès que le disfjue a paru à l'horizon il faut commencer à marcher en faisant un cercle aussi grand que possible de façon à être revenu au point de départ quand le soleil est visible tout entier ; le nombre de pommes de pin que l’on a aperçu sur le sol pendant cette marche sera votre nombre mystique, ou le nombre gouvernant telle question ou tel événement en vue de qui l’opé- ration a été faite.
Pivoine, ou Pœonia (de Paeon). — Chaude, sèche et un peu humide, ou o ; ou ©, cueillir, O et a étant dans G. La Heur est surtout le calice sont signés du «? L’eau distillée prisequand 3>, cf, ^ dans © bonne pour épilepsie et crises menstruelles ; pour l’épilepsie des petits enfants, il sullit de recueillir les premières graines portées par un jeune plant, de les suspendre à leur cou, de leur en administrer la décoction; soulage aussi tous les maux de tète, et dans l’accouchement. — Empêche les sorts et les frayeurs subites.
Plantain ou polyneiiron. — Chaud, sec et un peu humide ; <ff,ou a ; ©. Cueillir avec © et 3 dans le G ou lorsque © est dans îî et 3 dans G . Les racines . sont bonnes contre migraines et ulcères, et les flux nienstruels trop abondants ; la plante entière guérit les maléfices ; les feuilles broyées et appliquées en cataplasmes guérissent les ulcères ; la semence broyee dans du vin ou les feuilles confites dans du vinaigre arrêtent la dyssenterie. Mangée crue après du pam sec et sans boire, elle arrête l’hydropisie ; la racine infusée dans du vin, contrepoison de l’opium.
Platane ou Plane. — V . Consacré au génie de celui qui l’a planté. _
Poireau, Porreau, Scorodoprasam. — Î5 ou m. o et 3. Mêlé avec un aliment sympathi(]ue, il est diurétique et provoque les règles. Sa graine lait revenir le vinaigre gâté.
Poimer. — Chaud et sec, a. cT ou©. Sert comme parlum.
Polrpodinm. — h ; 9 et 3. La poudre de sa racine est bonne eontreles polypes du nez, la lievre quarte, en fumigation, elle chasse les cauchemars.
gnc de la chute d Adam.
Pouliot aquatique. — Chaud et sec ; <(? „niiUot
la^^ale ; le jour de saint Roch on en bénissait destoulles
one l’on accrochait dans les ctables.
,, ■ rnn -- ou Einnèche les suites de il-
î5onne contre Fastlune. Si on met cette plante dans son lit, on n’aura pas de visions.
Primevère ou Paralysis herba ou
vère officinale. Coucou, Himmelsosel. — (Sl-Ilildeç,ar p Pierre^ in ^ chasse la mélancolie ; ^n sel est\m purgatif doux ; guérit en même temps les inllammations de la bouche et de la langue. Prunellier. — Le fruit est soumis aux ü ; l'arbre a ïï[ il fait disparaître les suites de 1 ivresse.
Prunier. — Sec ef modérément, froid nj) ; le bois de cet
Pulmonaire. — $ et b • La fleur rafraîchit et desseche ;
pour l’usage externe, elle est utile aux plaies. Ouinte-feuille, Polenlilla reptans, Pedactiliiis, Penta- ^ nhrllon — ij. La racine guérit les plaies et les dartres •en emplfitre ; elle enlève les écrouelles, orsqu on boit son suc dissous dans l’eau ; e,le apaise les maux de dents. Portée sur soi elle donne de la chance, permet de se faire écouter des grands cl ouvée 1 entendement ( Gd Albert).
Raiponce. — O ; et n], si on la cueille à la lin d octobre. Raiün de Chine. - b • La poudre est spéciüque, poulies liémorrliagies, les dysenteries.
Rave.— ai ou 3 in ül. La graine est aphrodisiaque ; churétiqu'^ contre-poison, et bon contre la petite veiole^
Ronoiiçe ou Dfolj-bdcnn, l^ernicairn, trainasne, liprbo a <‘oclwns, Proserpinnco, Spminalis CorriLdolp. — t ou O. Si ou eu appliiiue les reuilles sur une plaie eonluse, si on les met ensuite dans un lieu liiiiiiide, |a ffuerison s opéré niagnéliquenienl. Oiién it les donleurs do coMir el d estomac. Sou iiii'usion est i>oiiiie pour 1 aiuour, contre les cnf>-orf,'eiiients de poumon cl la mélancolie : la racine portée sur soi Luiéril le mal d yeux. ®
Réséda. Herbn dp Sauü-Luc. — Ç) cl 9. La voyante Callierine Lmmerieli allirme que cet cvaiif'èliste s'en servait trcnipée dans l’iiuile pour faire des onctions ou dessecliee.ep infusion. A, en mystique, un rapi.ort tout particulier avec la vierg-c Marie (Catlierine Emmericli) symbole de la douceur.
Rhubarbe, Rained Raced. — iÿ, 7J cl ï) . Purgative, guérit la jaunisse. '
Rida, 1 alnia C lu'i.sli , J^ea iadactj"loa. — Chaud humide pv ou ü. Se cueille sous le C- Empéclie la fascination. 1 envoîilcment elles frayeurs siihites.
Rognon-de-préLre. T Satjrioii.
Romarin ou Libanolis. — Chaud et sec : <? ; O ou V se cueille au commenecment d’ Avril ou sous lî], : consacré aux dieux lares. Paracelse appelle sa Heur Àtilhos. L’huile des Heurs est blanche, transparente ; aromatique et vulnéraire.
L’eau des mêmes Heurs est la fameuse eau de la reine de. Hongrie. Ses Heurs bouillies dans du vin blanc, en lotions, rafraîchissent le visage et en gargarismes, parlumenl l’haleine. Bonne comme détersif contre la lèpre, la syphilis, les plaies.
Ronce. - u: -. Consacré à .Saturne ; eniiilème de l’envie.
Roseau, Kanech. — 3'- Pour guérir les dislocations de membres, prendre deux roseaux, les faire emboîter run dans l’autre et les porter sur soi : il faut seulement une volonté ferme.
Roseau aromatique. — Un pen froid et sec, 15), ©
Rosier lifflerisa. — Froid et sec ; y ; 9 et Z,'. La Kose est une Heur iniliali((ue, rune des douze employées
par les Rose-Croix, eiublèiiic de l'iiiiiour, de la patience, du martyre, de la Vierge.
En sirop ou eu infusion on l'iippelle Mucaruiu ou Mueljarum; facilite la conception si les Heurs eiuployées sont rouges. L’eau distillée des fleurs est bonne pour tous les écoulements vénériens ; on peut en composer un parfum et une liqueur qui prépare ràme intcllective aux révélations d’eii haut. Une graine avec une graine de moutarde et le pied d’une belette, pendus à un arbre le rendent stérile ; la même composition fait reverdir en un jour les choux morts ; dans une hinq)e, donne des hallucinations.
Rose de Jéricho. — Mêmes signatures avec une action particulière de ïj dans Q.Si nne femme enceinte la met dans l’eau et qu’elle s’y rouvre parfaitement, le. femme aura un lieureux accouchement. (Trad. proven- çales, J. -B. Thiers).
Rüe saurage on Pegamim. — Chaude et un peu sèche ; Ijl ou ou encore ; h cf et O- Eüée avec de la sauge dans du vinaigre, elle guérit la lièvre quarte ; vermifuge. contre la chlorose. Ses graines se nomment Jlarmel; on croit qu’elle était le moly dont Mercure, lit prendre à Ulysse contre les l)reuvages de Cireé. Si on la cueille lorsque ï> est faible et le © en maison X, elle préserve des sorts. — Un brin de rüe attaché sous l’aile d’une poule la préserve du chat et du renard. Lorsque on arrose une chambre de sa décoction mêlée à de l'urine de Jument, les ])uces eu disparaissent aussitôt, (bline).
Sabline rouge, .Arenariaruhra. — PI. grise, petites toulfes, Heurs rouges, âsépales, 5 pétales, 10 étamines, 3 styles; capsulaire Henri d’a^•l■il à septeml)re. E71 infusion à 4o gi'.par litre évacue les graviers, calmant des coliques néphrétiques.
Safran. — Chaud et sec, SJ ou 0. Se cueille lorsque ïe 0 est dans K et la J) dans G.
Salsepareille. — La racine ^ dans G. Son infusion est tlépuralive, sert contre les maladies de Vénus et l'obésité.
Sanlal, Santal blanc. — 3. Parfum lunaire; l’huile purifie les virus toxiques du sang.
Santal rouge. — Chaud et sec, Q,. Bon contre les hémorrhagies.
Saponaire. — ï> IJédiée àSuinl-PiciTe.
Sarrnsine. V. Aristoloche.
Sarriette. — ç in . L’eau des feuilles tue les inoiiclies- (Alexis Piémontois)
Salyrion,Rogiion-de-prclre. — Froid et humide, m ou 9 in Aphrodisiaque; Kircher raconte dans son Ars magna, loinell, 2 ch. 5, l'Iiisloire d’uii jeune homme atteint de satyriasis en se promenant dans un jardin rempli de cette plante.
Sauge ojficinale Coloricon. — Chaude et sèche, 9, Q.'. Son nom vient des deux mots tudesques Sol-heit. Les feuilles sont vulnéraires. L’arcane qu’on en peut extraire est revivifiant et régénérateur. Sa semence, nommée Ehel, en infusion, facilite la conception.
Sauge des Bois. — Froide et sèche, 15 ou ü:.
Saule, Filea, pour Fitegœ en grec éoljen; Wida en tudesque. — h in O ; les feuilles sont signées du s-. Les graines et l’huile qu’on en extrait sont antiaphrodisiaques ; servait aux anciens Germains pour la Rhabdomancie ; et aux sorciers comme baguette divinatoire pour découvrir les trésors ; empêche, si on en porte sm' soi, les visions infernales.
Saxifrage. — «5 b • Les semences servent, prises
dans le jus de la plante, à dissoudre les calculs de la vessie.
Scabieuse. — Froide et sèche ; y ou ; '9 . Les fleurs sont signées du 9 •
Sceau-de-Salomon, Secacul. — Froid et sec, y ou ou encore
Scolopendre, Phillytis. — Froide et sèche; y, G ou b
Scrofulaire. — Froide et sèche; y, Q ou Si on la cueille à m lin d’octobre elle est alors signée du n;.
Séné. — O, 3 et b ; la Décoction en est purgative.
Serpentaire, — Froide et sèche 15; ou b ï ;ou la mâchant ou en mettant le jus sur la blessure elle guérit la mort sure des serpents. L’odeur de la racine est la plus ellicace pour charmer les serpents. Bonne en gargarisme pour les accidentsdesorganes respiratoires. C’est une des plus qualiliées pour devenir un accumulateur de fluides astraux, sous Ihme quelconque de ses formes.
Serpentine. — Ç- Consacrée à Saturne. Bonne contre
l’asthme ; mise sur la tête empêche de dormir ; voyez ortie.
Serpolet. — ç. Contre morsures de Serpent.
Sesame. — Tila en sanscrit. Ti: . — Les graines sont employées par les Hindous dans leurs sacritîces domesticpies aux mânes des ancêtres, ou Pilris.
Soleil. V, Tournesol.
Stramoine. V. Morelle furieuse, Datel, Tatel.
Sureau. — Chaud et sec, «p ç . Se cueille sous S2.. C’est 1 emblème du Zèle. ÏJ . L’huile tirée de ses graines, ou dans laquelle on les fait infuser est bonne contre la goutte : le gui de sureau, qui croît auprès de saules est spécifique contre réj)ilepsie ; les Heurs gué- rissent^ l’érisypèle et les brûlures ; la graine est sudorifique ; son écorce est bonne pour l’hydropisie. Un petit scion cueilli un peu avant la nouvelle lune, d octobre et mis en neuf morceaux est excellent pour l’hydropisie de même que sa racine, cueillie en tirant en bas, le jour de saint-Jean-Baptiste à midi.
L’eau des feuilles tue les mouches (Alexis Piéinontois).
Tabac. 3- La distillation donne un vomitif puissant, et une liqueur astringente bonne pour les dartres! hume, dans une pipe, il prédispose au calme et peut devenir un support pour la contemplation.
Tabouret. Y. Bourse du Pasteur.
Tamarinier. — ï) 3- Le fruit en est ©. Le vin dans lequel ou a infusé du bois de cet arbre, guérit lès maux de rate, ainsi que la lèpre, les douleurs de dents. L espece dont les Iruits sont aigres et noirs tirant sur le rouge, est la meilleure, ces fruits peuvent servir à la divination.
Tanaisie. — Herbe de Saint-Marc. ©. Amère, aromatique et antispasmodique; bonne contre les maladies ner-
Tci^ne. ïj et Z;. Guérit les obstructions et les maladies vcneriennes.
T ^ Son infusion était autrefois employée par les Poudliistes japonais comme breuvage a iniluencc magique pour resserrer leur communauté.
Thym. — Chaud et sec, SJ.
© : se cueille lorsque le © est emblème de l’activité.
TiUciil. -►ModéréiiKMil cliau<i el iiiiiiiidc. :> dans-i: . la Heur est sif^n('■c• du »*. L'inrusion cs( caliiiaiitc (iiicnslrucs,cj)iU’lisic, coli(j|ue) ; elle doit alors cire laileqtiand
TUhymalc, rhubarbe des j/aiirres, herbe au lait. — m 0,'. Purgalir violonl. La racine infusée pendanl trois jours dans du vinaigre, guérit l’iiydropisie.
7'oiuiie/ilille. — Vroidc cl sèelie, H ou iç : a'; contre-
poison.
Tournesol. Y. Héliolrope.
Trèlic on alléluia ou pain de coeii. ou o.xiis — J. Cueilli avec ses llcurs, l’cssenee est bonne, a 1 usage interne, contre le liant mal. rempoisonnenient i est aussi diurctifrue. C’est, en mystique, 1 enibleinc de la
'Trinité. Letrelle à quatre feuilles rend heureux au jeu. Ilprésage le mauvais temps en se courbant vers la terre, avec une meilleure odeur qu’a 1 ordinaire.
Troëne. —Chaud et sec. <î». Se cueille sous le fl.
r/o„,v _ h. T). Sorte de champignon ou de moisissure qui croît sur les os des cadavres aliandonnes Paracelse recueillait celle qu’il trouvait sur le crâne des pendus
etil en composait des onguents puissants.
Valériane, Herbe do St-Georges TTi-nirle cl sèche Vî , ij . La grande espece 'est la iiieit Icure par la racine, (h ) contre l’asthme Ihydropisic. les inl^ti.^^^^^ On sait que présentée à un sujet hypnotique, elle le fait se traîner a quatre pattes iniauler et ‘vriller ! la plante estutilisee en meme temps ■c irla pri^^^^^ ce^saintdans lacure des maladies nerveuseV En infusion, facilite la conception.
' Valériane Sauvage, ou Leiicophogiim, phu ou phy.
Vclar. Herbe de Sainle-Barbe. — ©. Crucilcre anliscoibulique.
contre la liil)erculosc et pour dissoudre les caillots de saiifr dans les veines. — Voir Van llclinont, de Mairneiica Viiliieniin carat. Cli. XXVIII et Guaïta, rcm/j/c' de .'<atan. p. 371. — La racine guérit les éeroiielles, les ulcères, les ceorcluires. Flalitéc avec certains rites dans un champ on près d’une maison, elle en augmente la prospérité. Si on en metfiuatre feuilles dans du vin. et (ju’on aspcT'ge de ce vin une salle de festin, tous les convives seront joyeux. Si on en tient à la main en demandant à un malade des nouvelles de sa santé, il ré[)ond qn’il va mieux, il guérira, si non il mourra ; contre la mge, feuilles, en infusion et en cataplasmes. La graine mêlée avec de la graine de pivoine d’un an. guérit le mal caduc.
Vesce. — pe/.iov, rica. (lat.) wikke (litlianien) vitse (llam.) du radical cclti<tuc.
Vésicedre V. Alkékcnge.
Mgne. Wyngard (flam.)vilis (latin). Le suc des feuilles guérit là dysenterie, riiémorrhagie et le vomissement. Les pépins'des raisins, rôtis, pulvérises et appliqués sur le ventre en cataplasmes, guérissent de la dysenterie. Les feuilles et les lilaments, broyés en cataplasmes et appliqués sur l’estomac guérissent les femmes f|ui récemuient enceintes seraient tourmentés d’une faim désordonnée.
Violette, matronalis flos. (Blanchard) froide et sèche, Ç, Z; ou H Pectorale , et, cordiale.
Viorne. — 5. Les feuilles en dé'coction dans du vin guérissent l’é[)ilcpsie.
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Traduil en ijGi, sous le litre de Disserlation sur l'U- sage de la Ciguë. — Paris, in-i8.
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Traduits en français sous le litre de : Observations nouvelles sur l’usage de la Ciguë... ou seconde partie et supplément nécessaire ;... au.xqiiels on a joints V histoire de l’usage interne de la ciguë, la figure de celle plante et les cures opérées et publiées en France Jusqu’à ce
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X. — Livre xénodocal, c’est-à-dire hospitalie r ov liev de
pavvreséjovr, utile et nécessaire à tovschirvrgiens, par T.
(’inllaumcA. Lyon, 1‘, Higniid, i6m, i)ciil in-iu. Ur i’crlti des plantes médicales, rliiriirf'icales, vulnérai-
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